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Orange, Bouygues Telecom et Free ont racheté SFR pour 20,35 milliards d'euros dans une opération annoncée le 6 juin 2026. C'est un démantèlement inédit : l'opérateur est découpé en trois, ramenant la France à trois grands acteurs des télécoms.

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00:03C'est parti 10h45, vous êtes en direct sur la chaîne Bismarck, vous regardez le grand débrief de l'ActuTech
00:09et aujourd'hui les débriefeurs sont, j'ai nommé, maître Itéanu, Alexandra Itéanu du cabinet Itéanu, avocat, bienvenue Alexandra, Alain
00:19Staron est également avec nous, le disrupteur Alain Staron évidemment, CEO d'Artifil et Stéphane Villard fait partie de la
00:27bande aujourd'hui.
00:27Bonjour Stéphane, Deloitte associée, responsable vous sur évidemment les sujets de technologie mais aussi de télécommunication parce qu'on va
00:35en parler des télécoms, on va faire notre revue de presse, on va sortir nos cartons rouges et verts pour
00:41dire ce qu'on pense de l'entrée en bourse de SpaceX, attention ça se rapproche, de la loi Résilience
00:47qui n'est toujours pas au programme, au gouvernement et puis de Siri AI bloquée en Europe.
00:53On va s'intéresser également au rachat de SFR pour 20,35 milliards d'euros, qu'est-ce que ça
00:59veut dire pour notre écosystème, pour nos factures et tout ça.
01:02Mais d'abord, sachez qu'un certain nombre de lycéens aujourd'hui planchent sur les preuves écrites de français.
01:09Et oui, c'est le bac français là, ça y est.
01:12Aïe aïe aïe, oui ça remonte pour nous un petit peu.
01:14Mais alors pour eux, il va se passer des choses, peut-être pas cette année, mais des IA vont-elles
01:19corriger leur copie bientôt, peut-être en 2027 ?
01:22C'est la question qu'on se pose parce que ça accélère énormément dans ce domaine et pour lancer cette
01:26discussion, on est connecté avec Jonathan Banon.
01:28Bonjour Jonathan.
01:30Oui, bonjour Delphine.
01:31Vous êtes le CEO de Aide.ai qui est un assistant pédagogique qui fait notamment de l'aide à la
01:36correction de copies papiers, une société qui est déployée dans plus de 200 établissements déjà en France, et puis vous
01:43exportez aux Etats-Unis.
01:45Vous travaillez aujourd'hui donc avec l'éducation nationale, vous avez des expérimentations en cours, en revanche vous ne travaillez
01:53pas sur le baccalauréat, on est d'accord.
01:56Les IA ne vont pas corriger les copies du bac cette année.
01:59Oui, on est d'accord, on est d'accord. Les copies du bac et du brevet sont des copies vraiment
02:03très spécifiques parce que reliées à des examens nationaux.
02:06Et donc nous, si on travaille avec l'éducation nationale et on est habilité à traiter des copies d'élèves
02:11tout au long de l'année, on n'est pas habilité aujourd'hui à traiter des copies de bac ou
02:15du brevet.
02:16Par contre, on est largement utilisé pour des copies de bac blanc pour s'entraîner au bac et au brevet.
02:21Ok, expliquez-nous pourquoi justement on n'avait pas cette habilitation, qu'est-ce qui freine ?
02:25Est-ce que, voilà, aujourd'hui on parle d'expérimentation, est-ce qu'il y a des freins techniques peut
02:30-être déjà ?
02:32Je pense qu'il y a deux choses principales.
02:34La première, c'est un principe de précaution qui est de dire que quand on touche aux copies et à
02:38l'évaluation, on touche quand même au cœur de l'évaluation.
02:41Et l'impact d'une erreur sur le bac et le brevet, ça peut quand même être assez structurant pour
02:46un élève.
02:47Donc, il y a aussi ce côté où d'abord travailler avec des établissements sur plusieurs cycles scolaires complets pour
02:53vérifier la qualité et la fiabilité des corrections qu'on propose.
02:57Ça, c'est la première raison.
02:58Et la deuxième raison, c'est aussi un peu plus fondamental, qui est que l'intérêt principal de notre outil,
03:04autre le fait de faire gagner un peu de temps aux enseignants,
03:07c'est le fait qu'on va, à partir de l'analyse des copies qu'on fait, proposer des parcours
03:12de remédiation qui vont être adaptés à chaque élève en partant de leurs erreurs explicites.
03:16Et donc ça, c'est très efficace quand on travaille sur les évaluations du quotidien.
03:20C'est un peu moins utile quand on travaille sur les copies des preuves terminales comme le bac.
03:25C'est drôle, vous parlez de parcours de remédiation, c'est tellement pas dans le vocabulaire, je pense, des lycéens
03:31qui sont en train de plancher sur les preuves de français.
03:34C'est compliqué, justement, de s'adresser, quand on est une boîte de la tech, de s'adresser à l
03:38'éducation nationale, de parler comme les enseignants.
03:43Je pense que ça s'apprend.
03:45Donc, je pense qu'il y a plusieurs choses qu'il faut avoir en tête.
03:48C'est qu'enseignant, moi, je pense que c'est un métier magnifique, qui n'est pas assez valorisé.
03:52Ça fait 15 ans que je fais des produits pour les enseignants.
03:54Avant de créer cette entreprise, j'ai créé un éditeur scolaire, papier et numérique, pendant plus de 10 ans.
04:02Et oui, il y a de la complexité, oui, il y a du challenge, mais il y a quand même
04:05aussi une reconnaissance très forte à travailler et à ensuite voir ces produits dans les mains d'enseignants et d
04:11'élèves.
04:12Donc, oui, c'est challengeant, mais si on écoute les enseignants, ça peut aussi bien se passer.
04:17Et pour donner juste un élément, 25% de nos effectifs sont composés d'anciens enseignants.
04:22Ça nous aide aussi à garder la réalité du terrain en tête.
04:25Combien de copies ont déjà été corrigées par votre outil d'intelligence artificielle ?
04:30Alors, on a dépassé les 100 000 copies et c'est en accélération forte, pour vous donner une idée.
04:37Sur ces dernières semaines, on est autour de 2000-2500 copies par jour qu'on corrige.
04:43Donc, voilà, ça donne une idée de l'échelle.
04:44Là, évidemment, ça commence à baisser puisque les grandes vacances arrivent et ça reprendra en septembre.
04:49Oui, petite pause pour les IA aussi.
04:51C'est peut-être le bon moment pour former les profs parce qu'en fait, le sujet, c'est quoi
04:55?
04:56C'est la fiabilité.
04:58Vous l'avez dit, ça, c'est super important.
04:59Mais c'est aussi que les profs sachent bien s'en emparer, soient à l'aise avec cet outil.
05:04Ils trouvent un intérêt.
05:05Qu'est-ce que vous avez comme premier retour de leur part ?
05:09En fait, ce qui va intéresser les enseignants dans l'outil, souvent, on parle de la charge de travail des
05:14enseignants qui est un élément réel.
05:16Mais il faut savoir que la première angoisse des enseignants en France, devant la charge de travail, c'est l
05:22'impression de ne pas suffisamment aider leurs élèves.
05:25Parce que quand vous avez 100, 150, 200 élèves à gérer sur un an, c'est impossible humainement d'aider
05:30tout le monde.
05:31Et donc, en fait, l'intérêt qu'ils trouvent à l'outil et ce qui nous permet d'avoir de
05:35l'adoption, c'est qu'ils se rendent compte qu'avec cet outil, avec de l'IA à l'utiliser
05:39de cette manière,
05:40au lieu d'aider 5 à 8 élèves par classe, ils peuvent en aider 10, 12, 13.
05:45Parce qu'en fait, avec l'IA, ils peuvent faire plus de travail sur plus d'élèves en parallèle.
05:51Et c'est vraiment là où on arrive à les convaincre.
05:54La correction de copie, c'est un peu un appel qui va les rendre curieux.
05:58Ils vont tester, voir la qualité des corrections qui est aujourd'hui réelle.
06:02Et c'est pour ça qu'on est dans des centaines d'établissements.
06:04Mais ce qui va vraiment les faire accrocher, c'est ce côté de dire, en fait, j'ai un outil
06:09qui va m'aider à aider plus d'élèves pendant mon année.
06:12Génial. Enfin, je dis génial. Je ne sais pas, on va faire un petit tour de carton rouge, carton vert
06:16pour l'utilisation de l'IA, pour corriger les copies.
06:18Vous dites quoi ? Carton rouge, bah oui, c'est top.
06:21Carton vert, par l'inverse, pardon. Carton vert, oui, c'est top.
06:25Et carton rouge, non, non, attention, on va trop loin.
06:28Alors, mettez bien vos cartons devant vos micros, qu'on voit exactement pourquoi vous votez.
06:32Ok, un carton rouge du côté d'Alexandra.
06:35Moi, il y a quelque chose qui me dérange.
06:37Alors, c'est le côté peut-être juridique, mais la correction, quand on parle d'éducation avec l'IA,
06:41c'est des systèmes d'IA qu'on considère à haut risque, comme l'a dit justement Jonathan.
06:45Quand on commence à corriger des copies, on va atteindre les droits et les libertés.
06:49On peut potentiellement exclure des élèves sur ces corrections-là.
06:52Donc, donner ce pouvoir-là à l'IA, moi, ça me gêne un peu.
06:56Il a parlé d'accompagnement personnalisé, etc.
06:58Moi, je trouve que c'est très intéressant sur ce point-là.
07:00La correction en elle-même, laisser l'IA corriger des copies et donc sanctionner.
07:05Je ne suis pas très à l'aise.
07:07Alors, je ne sais pas ce qu'ils ont mis en place, etc.
07:10Les algorithmes, la transparence, etc.
07:11Mais est-ce qu'il y a quand même un humain qui va vérifier cette correction ?
07:15Je ne suis pas encore très à l'aise avec la notion de correction, en tout cas de copie, pour
07:18les IA.
07:18Alors, pour défendre, Alain ?
07:21Moi, je trouve que tant que ça ne touche pas les épreuves nationales et que c'est du contrôle continu,
07:26il y a une boucle de contre-réaction possible, le prof et ses élèves.
07:30Les copies sont rendues, corrigées par une IA et on peut en parler.
07:34Il y a des corrections injustes de la part des profs ?
07:36En fait, il y a une notion d'objectivité que permet l'IA qui est quand même aussi intéressante.
07:41Sauf qu'il y a aussi une notion de biais imposée par l'IA qui est très dangereuse.
07:45Donc, c'est vraiment la limite de l'exercice.
07:47L'humain dans la loupe qui permet effectivement derrière de rebalancer les choses
07:50est probablement une solution comme dans toutes les solutions IA.
07:53En fait, l'IA doit devenir un adjoint du prof et ne pas remplacer le prof.
07:57Et c'est ce que vous faites.
07:59Enfin, il n'y a pas de débat, quoi.
08:01C'est juste quand on en sera à l'IA corriger les copies,
08:04c'est-à-dire que les humains seront évalués par les machines.
08:07Là, on aura changé d'époque.
08:09On laisse répondre Jonathan ?
08:12Oui, je pense qu'il y a deux éléments qui pourraient peut-être vous rassurer.
08:16Le premier élément, c'est que l'outil a été conçu en lien avec l'Académie de Lyon.
08:20Et au centre de la plateforme, il y a ce qu'on appelle l'agentivité de l'enseignant.
08:24Donc ça, ce que ça veut dire, c'est qu'on ne s'adresse jamais à un élève directement.
08:29Et en fait, l'enseignant est dans toutes les boucles de validation.
08:32Donc en fait, on ne peut pas rendre une copie corrigée directement de la plateforme à l'élève.
08:37Ça, ça n'existe pas.
08:38Il y a forcément un contrôle enseignant à un moment, à tous les niveaux de la plateforme.
08:43Donc ça, c'est hyper important, effectivement.
08:44Et le deuxième élément, c'est l'effet qu'on a vu lié à la transparence que ça permet.
08:51Puisqu'en fait, pour donner une idée, un prof corrige en moyenne une copie toutes les huit minutes.
08:56On a demandé à des profs de corriger les copies avec le niveau de détail qu'on fournit.
09:00Ça prend entre une heure et une heure et quart par copie, par copie.
09:04Donc c'est énorme.
09:05Et en fait, avec ce niveau de détail, on s'est rendu compte que ça avait plein d'effets d
09:09'externalité positifs.
09:10Par exemple, la pacification des relations entre les parents et les enseignants.
09:14Parce qu'il n'y a plus le côté, pourquoi est-ce que mon enfant a une œuvre sur 20
09:17?
09:17C'est pas moi qui ne revient pas.
09:19Alors là, d'accord.
09:21Comment je me dépausse ?
09:23Et en fait, ce n'est pas se défausser.
09:25C'est qu'en fait, tout est extrêmement détaillé.
09:28Et donc un parent qui veut comprendre la note de son enfant, il a le compte-rendu et l'analyse
09:34sous les yeux.
09:34Et donc il voit précisément pourquoi son enfant a une certaine note.
09:38Et donc sa objectif d'une certaine façon.
09:40D'accord, d'accord, d'accord.
09:41Moi, j'ai mis un carton vert.
09:43Mais en fait, je me dis, ça va très vite être dépassé.
09:45Est-ce que le problème aujourd'hui de l'intelligence artificielle,
09:49enfin le problème en tout cas, la question qu'elle pose, c'est
09:51que va-t-on apprendre aux élèves ?
09:54Et comment est-ce qu'on doit les évaluer demain ?
09:57Et peut-être que votre outil, il est génial et tout ça,
10:00mais comment est-ce qu'il va faire pour s'adapter à ce nouveau défi
10:03qui est cette quête d'une recherche, de la bonne évaluation de l'intelligence
10:07qu'on crée dans les cerveaux des enfants ?
10:10Voilà, je vous quitte là-dessus, Jonathan Banon,
10:13parce qu'on a plein d'autres sujets à aborder dans notre débrief.
10:15Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
10:18Je rappelle que vous êtes le CEO de Aide AI.
10:20Allez, on s'intéresse désormais au rachat de SFR,
10:24donc par Orange, Bouygues et Iliade, pour 20,35 milliards d'euros.
10:29Une opération qui doit encore être validée par l'autorité de la concurrence
10:32ou la Commission européenne, puisqu'on a le groupe Iliade
10:35qui a des activités au-delà des frontières françaises
10:39et suffisamment importantes peut-être pour que la Commission européenne s'en mêle.
10:42C'est ça, Alexandra ?
10:43Il y a des taux de sommes à dépasser.
10:46Alors, ça n'a pas encore été défini, mais ça peut être la Commission.
10:50Et ça peut être aussi renvoyé en France vers l'autorité de la concurrence
10:52si on apprend que c'est strictement français,
10:54que les enjeux sont strictement français.
10:56Donc, ça va dépendre...
10:56Ce qui semble être le cas, quand même.
10:58Bah, plutôt.
10:58Après, peut-être que Stéphane sera mieux à répondre que moi sur cette question-là.
11:02A priori, on n'est quand même que sur le périmètre de France.
11:05Donc, la Commission, compte tenu de la taille de l'opération, peut s'en saisir.
11:09Mais l'impact marché, en termes de risque de distorsion de concurrence,
11:14est principalement sur le marché français.
11:16Sauf si la Commission considère que la modification des positions sur le marché français
11:22donnerait un avantage concurrentiel fort à l'un ou l'autre des trois acteurs
11:27sur ces autres marchés.
11:30Avec l'Iliade, en fait, qui est régulée par Bruxelles.
11:33En fait, c'est ça, le sujet.
11:35Alors, il y a la question de la répartition des clients,
11:39qui est plutôt explicite désormais.
11:4125 millions de clients, quand même, qui vont changer d'opérateur.
11:44Donc, ça pose plein de questions.
11:45Mais enfin, je crois qu'on a encore un petit peu de temps pour regarder ça dans le détail.
11:49Et ça pose la question de ce que ça va changer sur le marché français.
11:52Je voulais savoir, déjà, si vous mettiez un carton rouge ou un carton vert à cette opération,
11:55vous vous dites que c'est bien, ce retour, cette consolidation,
11:59ce retour à trois opérateurs, ou non ?
12:01Vous êtes pour ou contre ?
12:04Allez.
12:04Ah ben, on a encore Alexandra.
12:06Je ne suis pas contente aujourd'hui.
12:07C'est mal réveillé, ça.
12:10Non, mais c'est intéressant.
12:11Je pense que je suis peut-être la moins bien placée pour en parler.
12:13Moi, ça me fait un peu peur, juste.
12:14Mais peut-être juste d'un point de vue consommateur.
12:16Pour les tarifs, potentiellement, les augmentations de tarifs, il y a moins de concurrence.
12:19Donc, potentiellement, voilà.
12:21C'est tout ce que j'ai ajouté sur ça.
12:22Je vais laisser peut-être ceux qui connaissent mieux comment en parler.
12:27Alors, c'est de toute façon une logique européenne de se dire que l'analyse qui a été menée par
12:34Draghi,
12:35dans le rapport, était de dire qu'au-dessus de trois opérateurs,
12:39l'impact concurrence est quasiment nul.
12:43Donc, du numéro 4 et du numéro 5 n'apportent rien, d'un point de vue concurrentiel.
12:48Et donc, à l'inverse, le gain pour les consommateurs de la...
12:52Attendez, parce qu'avec l'arrivée de Free Mobile, ce n'est pas ce qu'on a constaté, quand même.
12:56Oui, c'est ça.
12:56Mais en fait, on avait un trublion qui est arrivé et qui a disrupté le marché.
13:01Mais une fois que le marché s'est stabilisé, c'est ce qui s'est passé dans tous les pays
13:05européens.
13:05Le passage de 3 à 4, puis 5, et dans certains pays, le passage de 5 à 4, ou 4
13:12à 3,
13:13ne modifie plus la tension concurrentielle.
13:17Quand on a des positions qui sont très établies,
13:19en fait, il devient difficile d'avoir un vrai changement de panorama concurrentiel.
13:26Et donc, de ce point de vue-là, et à contrario, il y a des investissements.
13:31Il y a des colossaux affaires dans les réseaux, dans les technos, dans les infras,
13:36notamment avec les data centers, et le développement de l'IA,
13:39le développement des usages implique pour les opérateurs
13:43une continuité d'investissement qui est significative.
13:46Et dans ce cadre-là, quand on est sur un marché qui est trop découpé,
13:51alors, on n'a pas d'impact négatif sur les prix,
13:55mais en revanche, on a un impact négatif sur la capacité d'investissement des opérateurs
14:00dans le renouvellement de ces réseaux, dans l'innovation.
14:03Même s'ils peuvent aller chercher, on dit que c'est vrai qu'aujourd'hui,
14:06c'est compliqué d'aller chercher de la croissance pour les opérateurs sur le marché français,
14:09parce que, bon, voilà, il est stabilisé.
14:11On ne va pas inventer des nouveaux abonnés au mobile et au fixe aujourd'hui, en France.
14:17En revanche, ils peuvent aller chercher la croissance à l'international,
14:20y compris dans les pays européens, c'est ce qui se fait.
14:22C'est ce qu'ils font.
14:23Bon.
14:24Alors ?
14:24Oui, mais c'est un autre sujet.
14:27Effectivement, le 3, ça s'avère être un équilibre dans tous les pays,
14:30enfin, ce qu'on constate.
14:31Je te rejoins tout à fait sur le fait qu'un quatrième disrupteur,
14:34ce serait toujours bien.
14:35Quand même.
14:36Il faudra lui laisser le temps, mais on a laissé le temps à frit,
14:38et on lui a même donné les moyens, Orange, de lui filer une partie de son réseau.
14:42Ça, c'est quand même bien fait.
14:44Après, je te rejoins tout à fait sur le fait qu'il y a trop d'argent à investir par
14:50opérateur.
14:51Quand ils sont quatre, chacun a moins de clients.
14:53À un moment, ça rejaillit sur chacun des clients,
14:56parce qu'ils sont moins à supporter la charge d'investissement.
14:58Et c'est soit plus cher, soit plus tard.
15:00La 5G n'arrive pas, tatata.
15:02Non, non, non.
15:04Moi, ce qui m'intéresse aussi, c'est que c'est une consolidation.
15:08Ça veut dire qu'on se donne quand même aussi les moyens,
15:10c'est pour ça que j'ai mis un vert,
15:13de renforcer nos géants dans les télécoms.
15:16Voilà.
15:17Et comme on cherche des champions européens,
15:19c'est toujours bien de se dire,
15:20bon, ok, on ne leur tire pas une balle dans le pied,
15:22on ne va pas les empêcher de se consolider.
15:24Ils sont tous d'accord,
15:25ils se répartissent le gâteau de plus ou moins de manière égalitaire,
15:28pour ne pas qu'il y ait de nouveaux monopoles qui se recréent.
15:30Donc voilà, si ça permet de faire émerger des champions,
15:32moi, je dis carton vert.
15:33Mais c'est vrai que sur la question d'augmentation des prix,
15:36je pense que c'est inévitable,
15:36même sans la consolidation d'ailleurs.
15:39C'est ce que je disais à La Montagne,
15:41qui m'interrogeait là-dessus,
15:43c'est qu'il y a un tel contexte aujourd'hui,
15:44et la possibilité avec la 5G d'offrir des offres premium,
15:49différenciées, tout ça,
15:50que je pense de toute façon,
15:51les prix vont augmenter, Alexandra.
15:53Et quand même, en ayant en tête
15:54que le marché français est l'un des plus compétitifs en Europe,
15:58que le prix payé par les consommateurs
16:00est un des plus bas en Europe,
16:02et qu'on a effectivement eu le meilleur
16:07de la concurrence en termes de prix,
16:09on a aussi eu beaucoup d'innovation sur le marché français,
16:12ce qui permet à au moins deux des trois opérateurs
16:16qui vont rester,
16:17de s'être développés à l'international,
16:19avec des offres innovantes,
16:21mais sans oublier que quand on compare
16:23le marché européen,
16:24où on a globalement une soixantaine d'opérateurs,
16:28pour un marché de 350 millions de consommateurs,
16:31quant aux US,
16:32on en a trois,
16:33pour un marché,
16:35et la Chine,
16:36un milliard et demi de trois opérateurs.
16:39Donc on ne joue pas dans la même cour,
16:40et il y a un moment où effectivement,
16:42si on veut que les opérateurs européens...
16:44Oui, mais je vais vous dire,
16:45aux Etats-Unis,
16:46ok, il n'y a que trois opérateurs,
16:47mais il y a des géants de la tech
16:49qui les aident largement quand même
16:51à financer leur réseau,
16:52et leur montée en gamme technologique.
16:55Ce qu'on n'a pas ici,
16:55on n'a pas le faire cher qui impose aux Big Tech
16:58de nous aider.
16:58Mais c'est pour dire ce que tu disais juste avant,
17:01pour une fois,
17:02le régulateur arrête de mettre le consommateur au centre.
17:05Pardon Alexandra,
17:06mais on met tellement le consommateur au centre
17:08qu'on s'interdit d'avoir des champions.
17:10Pour une fois,
17:10on est en train de changer,
17:11donc moi je mets un deuxième carton vert.
17:13Bon,
17:14enfin attends,
17:14parce que ce n'est pas encore validé.
17:15Oui.
17:16En fait,
17:16le partage était équitable.
17:18Ça a l'air bien parti.
17:18Ils ont été malins, quoi.
17:20Allez,
17:20on passe à la revue de presse.
17:22On commence avec l'usine digitale
17:23qui titre 920 millions de dollars par mois.
17:26Après,
17:27Anthropique,
17:28Google accède également aux infrastructures IA de SpaceX.
17:31On est évidemment à la veille de l'introduction en bourse de SpaceX.
17:36Je vous demande un pari,
17:38le carton rouge,
17:38le carton vert,
17:39c'est un pari.
17:39Est-ce que ça va être une belle IPO pour SpaceX ?
17:42Oui.
17:42Ou est-ce que ça va être un peu raté ?
17:45Alors là,
17:45vous mettez un carton rouge
17:46si vous ne croyez pas
17:47à cette introduction en bourse
17:48pour SpaceX ?
17:50C'est des paris
17:51qui ne valent que ce qui est un,
17:53d'accord ?
17:53Qui y croient parce que,
17:55bon,
17:55on n'est pas des experts,
17:56il faut regarder Smart Bourse
17:57pour avoir plus d'informations
17:58sur ce sujet.
18:00Bon,
18:00pourquoi on y croit ?
18:01On croit à cette belle story
18:04de SpaceX ?
18:05D'abord parce qu'il est agile.
18:06Ah non ?
18:07D'abord parce qu'il est agile.
18:08Il a commencé par faire des lanceurs
18:09pour se dire
18:09je vais faire des constellations de satellites.
18:11Alors des gens comme Ariane
18:12n'ont juste pas vu le coup.
18:14Quand on a lancé Ariane 6,
18:15on n'avait pas vu
18:16que les constellations de satellites
18:17c'était des lanceurs réutilisables.
18:19Donc voilà.
18:20Sa constellation,
18:21il est le premier à tirer le plus vite.
18:23Je rappelle que les ressources sont rares.
18:25Donc là,
18:25je crois que plus de la moitié
18:26des ressources fréquentielles
18:28des constellations
18:29des satellites de basse altitude
18:30sont chez SpaceX.
18:32Donc ça,
18:32c'est une rente
18:33qui vaut énormément d'argent.
18:35Maintenant...
18:36Et puis c'est assez,
18:36il est tout intégré,
18:37il a toute la chape parfaite
18:38dans la connexion satellitaire.
18:40Et quant à l'histoire
18:42de proposer en location
18:44ces ressources,
18:45il fait du AWS.
18:46C'est rien d'extraordinaire.
18:48Avec un truc qu'on ne...
18:49Un, AWS,
18:50quand il prête ses machines...
18:51Amazon, oui.
18:52Oui, pardon.
18:53Quand Amazon prête ses machines,
18:54il prête aussi un peu plus,
18:57mais il fait de l'espionnage.
18:59Il y a plein de boutiques,
19:00de marchands
19:01qui ont fermé
19:02parce qu'Amazon a compris
19:04ce qu'il fallait faire
19:04à la fin de sa place.
19:06Donc,
19:06Grock ne marche pas bien,
19:08on est d'accord.
19:10Evidemment,
19:10tout est ultra protégé,
19:11on peut raconter ce qu'on veut.
19:13Ah,
19:13tu soupçonnes
19:15l'ouverture
19:16de ces ressources de calcul
19:18pour pouvoir améliorer son lien ?
19:19Tu prends,
19:19tu prends GCP,
19:20tu prends un WS,
19:22dans les deux,
19:23et démontrer
19:24que les gens,
19:24les acteurs en question,
19:26utilisent le savoir,
19:27enfin,
19:28apprennent
19:29de ce qui est hébergé chez eux
19:30pour améliorer leur service.
19:32Moi,
19:32je ne peux pas dire
19:33que,
19:33je ne crois pas
19:34qu'Elon Musk
19:34soit un saint là-dessus.
19:35Non,
19:36c'est sûr.
19:39Mais en revanche,
19:40c'est un bon entrepreneur
19:41et ce qu'il a réussi à monter,
19:43enfin,
19:44ce qu'il a créé
19:45avec SpaceX
19:46est juste
19:48impressionnant.
19:49Et aujourd'hui,
19:49on a effectivement
19:51une entreprise
19:51qui n'existait pas
19:53il y a 15 ans
19:54et qui est
19:56en volume de lancement
19:58le numéro un mondial.
19:59Et qui faisait des choses,
20:00donc tout le monde les aignait.
20:01Les experts disaient
20:02que c'est impossible.
20:02C'est impossible,
20:03effectivement.
20:05Le lanceur réutilisable,
20:06c'est impossible.
20:08Il l'a fait,
20:09il l'opère,
20:10il l'opère bien
20:11et derrière,
20:12il le rentabilise.
20:13Donc là,
20:14on est sur des métriques
20:16qui, globalement,
20:17sont plutôt favorables
20:18à une IPO réussie.
20:19Et puis là,
20:19on voit qu'il est capable
20:20de signer des gros contrats.
20:22Et il s'attaque
20:22à un marché
20:23qui est très peu réglementé,
20:24en plus.
20:24Le droit de l'espace,
20:25etc.
20:25Il y a très peu
20:26d'accords internationaux,
20:27etc.
20:27Donc,
20:28il est libre.
20:30Il prend des passes,
20:31et il prend de la place.
20:32Il peut créer aussi
20:33quand même une limite
20:34sur justement
20:35la gestion des fréquences.
20:37Parce que quand on a
20:37une constellation
20:38et en fait que derrière,
20:39on veut opérer
20:40sur des marchés
20:41qui, eux,
20:42sont réglementés,
20:42les marchés télécoms,
20:44il va falloir en fait
20:45être capable
20:46de gérer
20:47l'ensemble
20:48des régulateurs
20:49des marchés locaux.
20:50Quand on est positionné
20:51number one,
20:52on peut imposer
20:52un peu son standard
20:53et ses règles.
20:54Bon,
20:55ça pose une question.
20:56OK,
20:56en tout cas,
20:57il faudra effectivement
20:57comparer les promesses
20:58versus le réel
20:59quand même à un moment.
21:01Politico,
21:01titre,
21:02l'UE va poursuivre
21:03la France et l'Espagne
21:04pour leur retard
21:04dans l'adoption
21:05d'une loi
21:05sur la cybersécurité.
21:07Alors,
21:07on parle de quoi exactement ?
21:09On parle de la directive
21:10REC sur la résilience
21:12des entités critiques.
21:15Et pas de Nice 2.
21:17On parle de REC.
21:19On parle de REC.
21:19C'est ce que j'ai vérifié.
21:21C'est ce que précise...
21:22C'est le même projet de loi,
21:22en fait.
21:23en France.
21:24Effectivement,
21:24on a un projet de loi
21:25résilience
21:26qui en meurt
21:27un petit peu tout ça.
21:29Donc,
21:29on a eu une réaction
21:30du cabinet
21:32de Anne Le Hénan.
21:33Je ne vais pas vous la lire,
21:34mais en gros,
21:34elle dit qu'elle ne commande pas
21:35les procédures éventuelles
21:36engagées par la commission.
21:38Intéressant.
21:39On a eu,
21:40plus intéressant,
21:41un communiqué
21:42du député
21:43Latombe
21:44et d'Olivier Cadic aussi
21:46qui disent
21:46bon là,
21:47il faut vraiment se dépêcher.
21:48Il y a une urgence.
21:49Aujourd'hui,
21:50il y a une faille
21:50de données sans arrêt.
21:51Alexandra,
21:52pourquoi ça n'avance pas ?
21:54Mais en fait,
21:54la France est en avance,
21:55je pense,
21:55parce qu'en octobre 2027,
21:59la commission va devoir revoir
22:00en tout cas Nice 2
22:01et puis il y a des actes
22:02d'exécution
22:03qui vont rentrer,
22:03etc.
22:04Donc peut-être que la France
22:04attend en fait
22:05qu'il y ait une évolution
22:07législative.
22:09Le sujet,
22:09ce n'est pas plutôt
22:10que la France,
22:10pour l'instant,
22:11n'a pas mis ça du tout
22:12dans son agenda de priorité.
22:14Ce n'est pas du tout
22:14la priorité.
22:15Et puis comme dit très bien
22:15Philippe Latombe
22:16dans son communiqué,
22:17c'est que ça nous rend faibles
22:18vis-à-vis des négociations
22:19au niveau européen
22:20sur les prochaines
22:22réglementations,
22:22etc.
22:22Et ça,
22:23c'est un vrai problème
22:23aujourd'hui.
22:24Et il y a peut-être aussi
22:24le sujet du chiffrement
22:25parce que tout ne plaît pas
22:27dans le texte tel qu'il est
22:28aujourd'hui.
22:29Effectivement,
22:29il y a un article 16
22:30qui impose,
22:31enfin que l'État aimerait bien
22:32qu'il y ait une dérogation
22:33et qu'il y ait des portes dérobées,
22:34ce qu'on appelle des backdoors
22:35dans les systèmes
22:37de communication chiffrés
22:38pour l'État,
22:40pour l'enquête,
22:40etc.
22:41Et en face,
22:42on dit,
22:42ben non,
22:42c'est aussi des failles
22:44possibles
22:44et des problèmes
22:45de cybersécurité
22:46de laisser ces backdoors
22:47ouvertes.
22:47Donc c'est aussi
22:48un point aujourd'hui
22:49bloquant.
22:50Et c'est un point
22:50sur lequel on n'a rien
22:52au niveau européen ?
22:53On n'a pas de direction
22:54là-dessus
22:55sur la protection
22:56du chiffrement ?
22:57Alors sur la protection
22:58du chiffrement,
22:59on a plein de choses.
23:00Sur les backdoors précisément,
23:02je ne saurais pas vous dire
23:02exactement,
23:03mais c'est souvent
23:03assez quand même secret
23:04ce genre de négociations.
23:06Enfin,
23:06en tout cas,
23:06ça doit le rester.
23:07Donc on n'a pas
23:08aujourd'hui
23:09de statistiques sur ça.
23:11Il faudrait,
23:12mais c'est ce que cherche
23:13à faire ce texte,
23:13en fait,
23:14c'est vraiment
23:15institutionnaliser
23:15cette protection
23:16du chiffrement.
23:17La rendre transparente
23:18au final.
23:19Quand on sait
23:19qu'on est quand même
23:19le deuxième état
23:20le plus touché
23:21en termes de cyberattaque,
23:23la France est le deuxième état
23:24le plus touché,
23:25on devrait quand même
23:26mettre en place,
23:27et on sait que Nice 2
23:28en fait partie,
23:29fait partie des réglementations
23:31qui ont aidé
23:31à augmenter la cybersécurité
23:33et les mesures mises en place.
23:34Un mot là-dessus,
23:36Alain, Stéphane ?
23:36En retard,
23:37il faut avancer.
23:37Voilà,
23:38on est d'accord.
23:39Donc on met plutôt
23:39un carton rouge
23:40ou un carton vert
23:41au gouvernement ?
23:42Un gouvernement rouge !
23:44On va mettre la rouge
23:45parce que là,
23:45il faut vraiment accélérer
23:46sur la résilience
23:48de nos organisations.
23:51On passe à 01net
23:53qui titre
23:53« Siri AI bloquée en Europe,
23:55Apple attaque Bruxelles ».
23:57Mais qui a vraiment raison
23:58pour cette question ?
23:5901net
23:59puisque effectivement,
24:00les deux versions
24:01ne sont pas cohérentes.
24:04Apple nous dit
24:04que Bruxelles a refusé
24:07une des propositions
24:07qu'il a faites
24:08pour permettre
24:08d'avoir Siri AI
24:09en Europe
24:10et Bruxelles dit
24:11non,
24:11pas du tout.
24:12En fait,
24:12il n'arrive pas
24:13à se mettre
24:13en conformité
24:14avec nos règlements.
24:16Regarde de l'avocate
24:17et puis après,
24:18je vous fais réagir.
24:18Oui,
24:19il y a le règlement
24:20qui s'appelle
24:20le DMA
24:21qui est entré
24:21en application
24:21en 2023,
24:23en mai 2023,
24:23je crois,
24:24et qui impose
24:25des obligations
24:26à ces très grandes plateformes,
24:27notamment des obligations
24:28d'interopérabilité.
24:30Et en fait,
24:30Bruxelles demandait
24:31à Apple
24:32d'ouvrir son IA
24:34et de la rendre
24:35interopérable
24:35avec d'autres IA
24:36comme Gemini,
24:36par exemple,
24:38OpenEye et compagnie.
24:39Et Apple a dit
24:39je ne peux pas le faire
24:40tout de suite,
24:40laissez-moi 18 mois.
24:41Et la commission a dit
24:42non,
24:42on ne laisse pas
24:43de temps de...
24:44On ne négocie pas
24:45avec les règles.
24:45exactement,
24:46on n'yégocie pas
24:46et donc Apple a répondu
24:47dans ce cas-là,
24:48je ferme le marché
24:49à la France
24:50sur mon IA
24:50et je pense que c'est
24:51d'une certaine manière
24:52bien joué d'Apple
24:53parce que c'est un coup de com'
24:54et puis la pression
24:55va venir au final
24:55des consommateurs
24:57envers le législateur.
24:58C'est ça qu'ils veulent
24:58je pense d'une certaine manière aussi.
25:07européen
25:07à partir du moment
25:08où il se met en comptabilité.
25:08Mais le résultat est que
25:10on n'aura pas tous accès
25:11à toutes les fonctionnalités
25:13parce qu'il y aura quand même
25:14de l'IA
25:15dans le nouvel iOS
25:16qui permettra d'améliorer
25:17vos photos par exemple
25:18mais on n'aura pas accès à tout.
25:19Alain,
25:20réaction là-dessus.
25:21J'ai l'impression...
25:21Alain,
25:21est-ce que tu te dis
25:23Bruxelles,
25:24je lui mets un carton rouge
25:24parce que vraiment
25:26ça nous met à la traîne ?
25:27Absolument.
25:28Ah bah tiens,
25:29pourquoi je l'ai senti venir ça ?
25:30Et pas seulement pour ça.
25:31Quand on lit les réactions
25:32de tous les politiques,
25:35ils n'ont pas compris.
25:36Il n'y en a pas un
25:36qui cherchait à commenter
25:37la proposition d'Apple.
25:38Et la proposition d'Apple,
25:39je la trouve particulièrement sensée
25:41parce qu'à faire des règles
25:42qui sont forcément en retard,
25:44le job des boîtes techniques
25:46c'est de dire
25:47ok,
25:47vous faites cette règle,
25:48moi je pense qu'il y a ça
25:48comme faille supplémentaire.
25:49En l'occurrence,
25:50c'est exactement ce qui pourrait se passer.
25:51Et moi Apple,
25:52je dis non.
25:53Il y a une faille trop élevée,
25:54je vous propose une solution.
25:55Et que font les régulateurs ?
25:58Ils disent
25:58circulaire y en a voir,
25:59tu dois faire ça
26:00parce que je l'ai écrit.
26:00On applique le texte.
26:01Eh ben non.
26:02Stéphane.
26:02Mais alors pour le coup,
26:05ça vient quand même
26:06contrevenir à la logique
26:09intégrée d'Apple
26:10qui est justement
26:11l'absence d'interopérabilité.
26:13Ils l'ont proposé.
26:14Non, non.
26:14En fait,
26:15ce qu'ils proposent
26:15c'est une interopérabilité
26:18très limitée
26:19qui ne permet pas aux agents
26:21en fait justement
26:21l'agentisation
26:23de l'ensemble
26:24et la coordination
26:25hors la valeur
26:26de l'IA
26:27pour en tout cas
26:29pour les entreprises
26:29sur le marché
26:30des personnes physiques
26:32c'est différent.
26:32Mais pour les entreprises
26:35le gisement de valeur
26:36il est justement
26:37dans l'interopérabilité
26:39complètement ouverte
26:40et dans la coordination
26:42des agents.
26:43En fait,
26:43ils proposent
26:46qu'il y ait un intermédiaire
26:47pour la validation
26:49mais que cet intermédiaire
26:50quand même embarque
26:51les protections
26:52de sécurité d'Apple.
26:53Exactement.
26:54Oui mais ça veut dire
26:55qu'il reste Apple
26:56dans la bouche.
26:56Oui mais sauf qu'en fait
26:57derrière il y a comme toujours
26:58validation et péage.
27:02Oui.
27:02Oui, surtout.
27:03Il se cache un peu
27:04derrière la sécurité
27:05quand même.
27:05Mais donc aujourd'hui
27:06en fait c'est pour Apple
27:08le problème
27:09est que les autres
27:11fournisseurs
27:13prennent pied
27:13sur le marché
27:14et qu'il va falloir
27:15qu'ils soient bien meilleurs
27:16que les autres
27:16en termes d'offres
27:18pour récupérer
27:18les clients.
27:20Alors ça se fait assez vite
27:20puisque les gens
27:22sont passés
27:23instantanément
27:24d'OpenAI
27:25enfin de ChatGPT
27:26à Cloud
27:28ils bougeront
27:29de Cloud
27:29à Gemini
27:30ou à Apple
27:31dès que
27:32les solutions
27:33seront les meilleures.
27:34C'est ce que j'allais dire.
27:34Est-ce que c'est grave
27:35pour nous finalement
27:36utilisateurs
27:37de ne pas avoir accès
27:37à toutes les fonctionnalités
27:38du CI ?
27:39Bon.
27:40Moi je n'utilise pas
27:41Siri pour des questions
27:41de protection de données
27:42déjà donc...
27:43Voilà.
27:44On verra
27:44ce que nous en disent
27:45les Américains
27:46quand ce sera sorti
27:47c'est pour cet octobre
27:48ce mois d'octobre.
27:49Allez,
27:50Alexandre Itéanus
27:51vous remercie beaucoup
27:52d'être venu avec nous.
27:53Alain Staron
27:54Stéphane Villard
27:55également.
27:56C'est la fin
27:56de ce débrief
27:57de l'Actu Tech.
27:58On se retrouve
27:58la semaine prochaine
27:59pour un autre direct
28:00à 10h45
28:01et puis on se retrouve
28:02aussi lundi
28:02pour de nouvelles discussions
28:03sur la tech
28:04sur la chaîne Bsmart.
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