Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Jeudi 11 juin 2026, retrouvez Alexandra Iteanu (avocate, Iteanu avocats), Alain Staron (Président cofondateur, Artifeel) et Stéphane Villard (Associé responsable des Technologies, Médias et Télécommunication, Deloitte) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech. Aujourd'hui c'est le jour du grand débrief de l'actu.
00:13On est en direct sur la chaîne Bsmart, il est 10h45.
00:20C'est parti, 10h45, vous êtes en direct sur la chaîne Bsmart, vous regardez le grand débrief de l'actu
00:25tech.
00:26Et aujourd'hui les débriefeurs sont, j'ai nommé, maître Itéanu, Alexandra Itéanu du cabinet Itéanu, avocat.
00:34Bienvenue Alexandra. Alain Staron est également avec nous, le disrupteur Alain Staron évidemment, CEO d'Artifil.
00:41Et Stéphane Villard fait partie de la bande aujourd'hui. Bonjour Stéphane.
00:45Deloitte, associée, responsable vous sur évidemment les sujets de technologie mais aussi de télécommunication
00:51parce qu'on va en parler des télécoms, on va faire notre revue de presse, on va sortir nos cartons
00:56rouges et verts
00:57pour dire ce qu'on pense de l'entrée en bourse de SpaceX, attention ça se rapproche,
01:02de la loi Résilience qui n'est toujours pas au programme, au gouvernement, et puis de Siri AI bloquée en
01:09Europe.
01:09On va s'intéresser également au rachat de SFR pour 20,35 milliards d'euros.
01:15Qu'est-ce que ça veut dire pour notre écosystème, pour nos factures et tout ça.
01:19Mais d'abord, sachez qu'un certain nombre de lycéens aujourd'hui planchent sur les preuves écrites de français.
01:26Et oui, c'est le bac français là, ça y est.
01:28Aïe, aïe, aïe, oui ça remonte pour nous un petit peu.
01:30Mais alors pour eux, il va se passer des choses, peut-être pas cette année,
01:34mais des IA vont-elles corriger leur copie bientôt, peut-être en 2027 ?
01:38C'est la question qu'on se pose parce que ça accélère énormément dans ce domaine.
01:42Et pour lancer cette discussion, on est connecté avec Jonathan Bannon.
01:45Bonjour Jonathan.
01:46Oui, bonjour Delphine.
01:47Vous êtes le CEO de Aide.ai, qui est un assistant pédagogique,
01:51qui fait notamment de l'aide à la correction de copies papiers,
01:55une société qui est déployée dans plus de 200 établissements déjà en France,
01:58et puis vous exportez aux Etats-Unis.
02:01Vous travaillez aujourd'hui donc avec l'éducation nationale,
02:05vous avez des expérimentations en cours.
02:08En revanche, vous ne travaillez pas sur le baccalauréat, on est d'accord.
02:12Les IA ne vont pas corriger les copies du bac cette année.
02:15Oui, on est d'accord, on est d'accord.
02:17Les copies du bac et du brevet sont des copies vraiment très spécifiques,
02:21parce que reliées à des examens nationaux.
02:23Et donc nous, si on travaille avec l'éducation nationale
02:25et on est habilité à traiter des copies d'élèves tout au long de l'année,
02:28on n'est pas habilité aujourd'hui à traiter des copies de bac ou du brevet.
02:32Par contre, on est largement utilisé pour des copies de bac blanc,
02:35pour s'entraîner au bac et au brevet.
02:37Ok, expliquez-nous pourquoi justement on n'avait pas cette habilitation ?
02:41Qu'est-ce qui freine ?
02:42Est-ce que, voilà, aujourd'hui on parle d'expérimentation,
02:45est-ce qu'il y a des freins techniques peut-être déjà ?
02:49Je pense qu'il y a deux choses principales.
02:51La première, c'est un principe de précaution,
02:53qui est de dire que quand on touche aux copies et à l'évaluation,
02:56on touche quand même au cœur de l'évaluation,
02:58et l'impact d'une erreur sur le bac et le brevet,
03:00ça peut quand même être assez structurant pour un élève.
03:03Donc, il y a aussi ce côté où d'abord travailler avec des établissements
03:07sur plusieurs cycles scolaires complets
03:09pour vérifier la qualité et la fiabilité des corrections qu'on propose.
03:14Donc ça, c'est la première raison.
03:15Et la deuxième raison, c'est aussi un peu plus fondamental,
03:18qui est que l'intérêt principal de notre outil,
03:21autre le fait de faire gagner un peu de temps aux enseignants,
03:23c'est le fait qu'on va, à partir de l'analyse des copies qu'on fait,
03:27proposer des parcours de remédiation qui vont être adaptés à chaque élève
03:30en partant de leurs erreurs explicites.
03:33Et donc ça, c'est très efficace quand on travaille sur les évaluations du quotidien.
03:37C'est un peu moins utile quand on travaille sur les copies
03:40des preuves terminales comme le bac.
03:42C'est drôle, vous parlez de parcours de remédiation,
03:44c'est tellement pas dans le vocabulaire, je pense, des lycéens
03:47qui sont en train de plancher sur les preuves de français.
03:50C'est compliqué, justement, de s'adresser quand on est une boîte de la tech,
03:54de s'adresser à l'éducation nationale,
03:56de parler comme les enseignants.
03:59Je pense que ça s'apprend.
04:01Donc, je pense qu'il y a plusieurs choses qu'il faut avoir en tête.
04:04C'est qu'enseignant, moi, je pense que c'est un métier magnifique,
04:08qui n'est pas assez valorisé.
04:09Ça fait 15 ans que je fais des produits pour les enseignants.
04:11Avant de créer cette entreprise, j'ai créé un éditeur scolaire,
04:15papier et numérique, pendant plus de 10 ans.
04:19Oui, il y a de la complexité, oui, il y a du challenge,
04:21mais il y a quand même aussi une reconnaissance très forte à travailler
04:24et à ensuite voir ces produits dans les mains d'enseignants et d'élèves.
04:29Donc, oui, c'est challengeant, mais si on écoute les enseignants,
04:32ça peut aussi bien se passer.
04:33Et pour donner juste un élément, 25 % de nos effectifs sont composés
04:38d'anciens enseignants.
04:39Ça nous aide aussi à garder la réalité du terrain en tête.
04:41Combien de copies ont déjà été corrigées par votre outil d'intelligence artificielle ?
04:47Alors, on a dépassé les 100 000 copies et c'est en accélération forte,
04:52pour vous donner une idée.
04:53Sur ces dernières semaines, on est autour de 2000-2500 copies par jour qu'on corrige.
04:59Donc, voilà, ça donne une idée de l'échelle.
05:01Là, évidemment, ça commence à baisser puisque les grandes vacances arrivent
05:04et ça reprendra en septembre.
05:06Oui, petite pause pour les IA aussi.
05:08C'est peut-être le bon moment pour former les profs,
05:10parce qu'en fait, le sujet, c'est quoi ?
05:12C'est la fiabilité, vous l'avez dit, ça c'est super important,
05:15mais c'est aussi que les profs sachent bien s'en emparer,
05:19soient à l'aise avec cet outil.
05:20Ils trouvent un intérêt.
05:22Qu'est-ce que vous avez comme premier retour de leur part ?
05:25En fait, ce qui va intéresser les enseignants dans l'outil,
05:29souvent on parle de la charge de travail des enseignants,
05:31qui est un élément réel.
05:32Mais il faut savoir que la première angoisse des enseignants en France,
05:36devant la charge de travail,
05:38c'est l'impression de ne pas suffisamment aider leurs élèves.
05:41Parce que quand vous avez 100, 150, 200 élèves à gérer sur un an,
05:45c'est impossible humainement d'aider tout le monde.
05:48Et donc en fait, l'intérêt qu'ils trouvent à l'outil,
05:50et ce qui nous permet d'avoir de l'adoption,
05:52c'est qu'ils se rendent compte qu'avec cet outil,
05:54avec de l'IA à l'utiliser de cette manière,
05:56au lieu d'aider 5 à 8 élèves par classe,
06:00ils peuvent en aider 10, 12, 13,
06:02parce qu'en fait, avec l'IA,
06:04ils peuvent faire plus de travail sur plus d'élèves en parallèle.
06:07Et c'est vraiment là où on arrive à les convaincre.
06:11La correction de copie, c'est un peu un appel qui va les rendre curieux.
06:15Ils vont tester, voir la qualité des corrections,
06:17qui est aujourd'hui réelle,
06:18et c'est pour ça qu'on est dans des centaines d'établissements.
06:21Mais ce qui va vraiment les faire accrocher,
06:23c'est ce côté de dire,
06:24en fait, j'ai un outil qui va m'aider à aider plus d'élèves pendant mon année.
06:28Génial.
06:29Enfin, je dis génial, je ne sais pas,
06:30on va faire un petit tour de carton rouge,
06:32carton vert pour l'utilisation de l'IA,
06:34pour corriger les copies.
06:35Vous dites quoi ?
06:35Carton rouge, oui, c'est top.
06:38Carton vert, oui, c'est top.
06:42Et carton rouge, non, non, attention, on va trop loin.
06:45Alors, mettez bien vos cartons devant vos micros,
06:46qu'on voit exactement pourquoi vous votez.
06:49OK, un carton rouge du côté d'Alexandra.
06:52Moi, il y a quelque chose qui me dérange.
06:54Alors, c'est le côté peut-être juridique,
06:55mais la correction, quand on parle d'éducation,
06:57avec l'IA, c'est des systèmes d'IA qu'on considère à haut risque,
07:00comme l'a dit justement Jonathan.
07:01Quand on commence à corriger des copies,
07:04on va atteindre les droits et les libertés,
07:05on peut potentiellement exclure des élèves sur ces corrections-là.
07:09Donc, donner ce pouvoir-là à l'IA, moi, ça me gêne un peu.
07:13Il a parlé d'accompagnement personnalisé, etc.
07:15Moi, je trouve que c'est très intéressant sur ce point-là.
07:17La correction en elle-même, laisser l'IA corriger des copies
07:20et donc sanctionner.
07:22Je ne suis pas très à l'aise.
07:24Alors, je ne sais pas ce qu'ils ont mis en place, etc.,
07:26les algorithmes, la transparence, etc.
07:28Mais est-ce qu'il y a quand même un humain qui va vérifier cette correction ?
07:31Enfin, je ne suis pas encore très à l'aise avec la notion de correction,
07:33en tout cas de copie, pour les IA.
07:35Alors, pour défendre, Alain ?
07:37Moi, je trouve que tant que ça ne touche pas les épreuves nationales
07:41et que c'est du contrôle continu,
07:43il y a une boucle de contre-réaction possible,
07:45le prof et ses élèves.
07:47Les copies sont rendues, corrigées par un IA,
07:49et on peut en parler.
07:50Il y a des corrections injustes de la part des profs ?
07:52Oui, en fait, il y a une notion d'objectivité que permet l'IA
07:55qui est quand même aussi intéressante.
07:57Sauf qu'il y a aussi une notion de biais imposée par l'IA
08:00qui est très dangereuse.
08:01Donc, c'est vraiment la limite de l'exercice.
08:03C'est l'humain dans la loupe qui permet, effectivement,
08:05derrière, de rebalancer les choses
08:07et probablement une solution, comme dans toutes les solutions IA.
08:10En fait, l'IA doit devenir un adjoint du prof
08:12et ne pas remplacer le prof.
08:14Mais c'est ce que vous faites.
08:15Il n'y a pas de débat, quoi.
08:17C'est juste quand on en sera à l'IA corrige les copies,
08:20c'est-à-dire que les humains seront évalués par les machines.
08:23Là, on aura changé d'époque.
08:26On laisse répondre Jonathan ?
08:28Oui, je pense qu'il y a deux éléments
08:30qui pourraient peut-être vous rassurer.
08:32Le premier élément, c'est...
08:33L'outil a été conçu en lien avec l'Académie de Lyon.
08:36Et au centre de la plateforme,
08:38il y a ce qu'on appelle l'agentivité de l'enseignant.
08:40Donc ça, ce que ça veut dire,
08:41c'est qu'on ne s'adresse jamais à un élève directement.
08:45Et en fait, l'enseignant est dans toutes les boucles de validation.
08:49Donc en fait, on ne peut pas rendre une copie corrigée
08:51directement de la plateforme à l'élève.
08:53Ça, ça n'existe pas.
08:54Il y a forcément un contrôle enseignant à un moment,
08:58à tous les niveaux de la plateforme.
08:59Donc ça, c'est hyper important, effectivement.
09:01Et le deuxième élément, c'est l'effet qu'on a vu
09:05lié à la transparence que ça permet.
09:07Puisqu'en fait, pour donner une idée,
09:10un prof corrige en moyenne une copie toutes les huit minutes.
09:13On a demandé à des profs de corriger les copies
09:15avec le niveau de détail qu'on fournit.
09:17Ça prend entre une heure et une heure et quart
09:18par copie, par copie.
09:20Donc c'est énorme.
09:22Et en fait, avec ce niveau de détail,
09:24on s'est rendu compte que ça avait plein d'effets
09:25d'externalité positifs.
09:26Par exemple, la pacification des relations
09:28entre les parents et les enseignants.
09:30Parce qu'il n'y a plus le côté
09:32pourquoi est-ce que mon enfant a une œuvre sur 20 ?
09:34Est-ce que ça ne revient pas ?
09:36Alors là, d'accord, comment je me dépose ?
09:39Et en fait, ce n'est pas se défausser,
09:42c'est qu'en fait, tout est extrêmement détaillé.
09:45Et donc un parent qui veut comprendre
09:46la note de son enfant,
09:48il a le compte-rendu et l'analyse sous les yeux.
09:51Et donc il voit précisément
09:52pourquoi son enfant a une certaine note.
09:54Et donc ça a objectif d'une certaine façon.
09:56D'accord, d'accord, d'accord.
09:57Moi, j'ai mis un carton vert,
10:00mais en fait, je me dis,
10:01ça va très vite être dépassé.
10:02Parce que le problème aujourd'hui
10:03de l'intelligence artificielle,
10:05enfin le problème en tout cas,
10:06la question qu'elle pose,
10:07c'est que va-t-on apprendre aux élèves ?
10:10Et comment est-ce qu'on doit les évaluer demain ?
10:13Et peut-être que votre outil,
10:15il est génial et tout ça,
10:16mais comment est-ce qu'il va faire
10:17pour s'adapter à ce nouveau défi
10:19qui est cette quête d'une recherche,
10:22de la bonne évaluation,
10:23de l'intelligence qu'on crée
10:25dans les cerveaux des enfants ?
10:27Voilà, je vous quitte là-dessus,
10:29Jonathan Bannon,
10:29parce qu'on a plein d'autres sujets
10:31à aborder dans notre débrief.
10:32Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
10:34Je rappelle que vous êtes le CEO de Aide AI.
10:37Allez, on s'intéresse désormais
10:39au rachat de SFR,
10:41donc par Orange, Bouygues et Iliad,
10:42pour 20,35 milliards d'euros.
10:45Une opération qui doit encore être validée
10:47par l'autorité de la concurrence
10:49ou la Commission européenne,
10:50puisqu'on a le groupe Iliad
10:51qui a des activités
10:54au-delà des frontières françaises
10:56et suffisamment importantes, peut-être,
10:57pour que la Commission européenne
10:58se remêle, c'est ça, Alexandra ?
11:00Il y a des taux de sommes à dépasser.
11:03Alors, ça n'a pas encore été défini,
11:04mais ça peut être la Commission
11:06et ça peut être aussi renvoyé en France
11:07vers l'autorité de la concurrence
11:09si on apprend que c'est strictement français,
11:11que les enjeux sont strictement français.
11:12Donc, ça va dépendre...
11:13Ce qui semble être le cas, quand même.
11:14Bah, plutôt.
11:15Après, peut-être que Stéphane
11:17sera mieux à répondre que moi
11:18sur cette question-là.
11:19A priori, on n'est quand même
11:20que sur le périmètre de France.
11:21Donc, la Commission,
11:22compte tenu de la taille de l'opération,
11:24peut s'en saisir.
11:25Mais l'impact marché,
11:28en termes de risque de distorsion de concurrence,
11:30est principalement sur le marché français.
11:32Sauf si la Commission considère
11:34que les positions...
11:36La modification des positions
11:38sur le marché français
11:38donnerait un avantage concurrentiel fort
11:41à l'un ou l'autre des trois acteurs
11:44sur ces autres marchés.
11:46Avec l'Iliade, en fait,
11:47qui est régulée par Bruxelles.
11:49En fait, c'est ça, le sujet.
11:51Alors, il y a la question, donc,
11:53de la répartition des clients,
11:55qui est plutôt explicite désormais.
11:5825 millions de clients, quand même,
11:59qui vont changer d'opérateur.
12:00Donc, ça pose plein de questions.
12:02Mais enfin, je crois qu'on a encore
12:03un petit peu de temps
12:03pour regarder ça dans le détail.
12:05Et ça pose la question
12:06de ce que ça va changer
12:07sur le marché français.
12:08Je voulais savoir, déjà,
12:09si vous mettiez un carton rouge
12:10ou un carton vert à cette opération,
12:12où vous dites que c'est bien
12:14ce retour, cette consolidation,
12:16ce retour à trois opérateurs,
12:17ou non ?
12:18Vous êtes pour ou contre ?
12:20Allez.
12:21Ah ben, on a encore Alexandra.
12:22Je n'ai pas contente aujourd'hui.
12:24C'est pas beau.
12:24C'est mal réveillé, ça.
12:27Non, mais c'est intéressant.
12:28Je pense que je suis peut-être
12:29la moins bien placée pour en parler.
12:30Moi, ça me fait un peu peur, juste.
12:31Mais peut-être juste
12:31d'un point de vue consommateur.
12:32Pour les tarifs,
12:34potentiellement, les augmentations de tarifs,
12:35il y a moins de concurrence.
12:36Donc, potentiellement, voilà.
12:38C'est tout ce que j'ai ajouté sur ça.
12:39Je vais laisser peut-être...
12:40D'accord. Allez, Stéphane.
12:42Je connais ce que vous en parlez.
12:43Alors, c'est de toute façon
12:45une logique européenne
12:46de se dire que
12:49l'analyse qui a été menée par Draghi
12:51dans le rapport
12:52était de dire qu'au-dessus
12:54de trois opérateurs,
12:56l'impact concurrence
12:58est quasiment nul.
13:00Donc, du numéro 4 et du numéro 5
13:02n'apportent rien
13:03d'un point de vue concurrentiel.
13:04Et donc, à l'inverse,
13:07le gain pour les consommateurs...
13:09Attendez, parce qu'avec l'arrivée
13:10de FreeMobile,
13:11ce n'est pas ce qu'on a constaté, quand même.
13:13Oui, c'est ça.
13:13Parce qu'en fait, on avait
13:14un trublion
13:15qui est arrivé
13:16et qui a disrupté le marché.
13:18Mais une fois que le marché
13:19s'est stabilisé,
13:20c'est ce qui s'est passé
13:20dans tous les pays européens.
13:22Le passage de 3 à 4,
13:24puis 5,
13:25et dans certains pays,
13:26le passage de 5 à 4
13:28ou 4 à 3,
13:30ne modifie plus
13:32la tension concurrentielle.
13:33Quand on a des positions
13:34qui sont très établies,
13:35en fait, il devient difficile
13:37d'avoir
13:39un vrai changement
13:41de panorama concurrentiel.
13:43D'accord.
13:43Et donc, de ce point de vue-là,
13:46et à contrario,
13:47il y a des investissements
13:48colossaux à faire
13:48dans les réseaux,
13:50dans les technos,
13:52dans les infras,
13:53notamment avec les data centers,
13:54et le développement de l'IA,
13:56le développement des usages
13:58implique pour les opérateurs
13:59une continuité d'investissement
14:01qui est significative.
14:02et dans ce cadre-là,
14:04quand on est sur un marché
14:05qui est trop découpé,
14:07alors,
14:08on n'a pas d'impact négatif
14:10sur les prix,
14:11mais en revanche,
14:12on a un impact négatif
14:14sur la capacité d'investissement
14:15des opérateurs
14:16dans le renouvellement
14:18de ces réseaux,
14:19dans l'innovation.
14:20Même s'ils peuvent aller chercher,
14:22on dit que c'est vrai
14:22qu'aujourd'hui,
14:22c'est compliqué d'aller chercher
14:23de la croissance
14:24pour les opérateurs
14:25sur le marché français
14:25parce qu'il est stabilisé,
14:28on ne va pas inventer
14:29des nouveaux abonnés
14:30aux mobiles et aux fixes
14:31aujourd'hui en France.
14:33En revanche,
14:34ils peuvent aller chercher
14:34la croissance
14:35à l'international,
14:36y compris dans les pays européens.
14:38C'est ce qu'ils font.
14:39C'est ce qu'ils font.
14:40Oui, mais c'est un autre sujet.
14:42Effectivement,
14:43le 3,
14:44ça s'avère être un équilibre
14:46dans tous les pays,
14:46ce qu'on constate.
14:48Je te rejoins tout à fait
14:49sur le fait
14:49qu'un quatrième disrupteur,
14:51ce serait toujours bien.
14:52Quand même.
14:53Il faudra lui laisser le temps,
14:54mais on a laissé le temps à Free
14:55et on a même donné les moyens.
14:57Orange lui filait
14:57une partie de son réseau.
14:59Ça, c'est quand même bien fait.
15:01Après,
15:02je te rejoins tout à fait
15:03sur le fait
15:03qu'il y a trop d'argent
15:05à investir par opérateur.
15:07Quand ils sont quatre,
15:08chacun a moins de clients.
15:10À un moment,
15:10ça rejaillit
15:11sur chacun des clients
15:12parce qu'ils sont moins
15:13à supporter la charge
15:14d'investissement.
15:15C'est soit plus cher,
15:16soit plus tard.
15:17La 5G n'arrive pas.
15:18Non, non.
15:20Moi, ce qui m'intéresse aussi,
15:22c'est que
15:23c'est une consolidation.
15:24Ça veut dire qu'on se donne
15:25quand même aussi les moyens,
15:26c'est pour ça que j'ai mis un vert,
15:29de renforcer nos géants
15:31dans les télécoms.
15:33Voilà.
15:33Et comme on cherche
15:34des champions européens,
15:35c'est toujours bien
15:36de se dire
15:36« Ok, on ne leur tire pas
15:38une balle dans le pied,
15:39on ne va pas les empêcher
15:40de se consolider.
15:41Ils sont tous d'accord,
15:42ils se répartissent le gâteau
15:43de plus ou moins
15:44de manière égalitaire
15:45pour ne pas qu'il y ait
15:45de nouveaux monopoles
15:46qui se recréent. »
15:47Donc voilà,
15:47si ça permet de faire émerger
15:48des champions,
15:49moi, je dis carton vert.
15:50Mais c'est vrai que
15:51sur la question
15:51de l'augmentation des prix,
15:52je pense que c'est inévitable,
15:53même sans la consolidation d'ailleurs.
15:55C'est ce que je disais à La Montagne
15:58qui m'interrogeait là-dessus.
15:59C'est qu'il y a un tel contexte aujourd'hui
16:01et la possibilité avec la 5G
16:02d'offrir des offres premium,
16:05différenciées,
16:06tout ça,
16:06que je pense de toute façon
16:08les prix vont augmenter, Alexandra.
16:09Et quand même,
16:10en ayant en tête
16:11que le marché français
16:12est l'un des plus compétitifs
16:14en Europe,
16:14que le prix payé par les consommateurs
16:17est un des plus bas en Europe
16:19et qu'on a effectivement
16:21eu le meilleur
16:24de la concurrence
16:25en termes de prix,
16:26on a aussi eu
16:27beaucoup d'innovation
16:28sur le marché français,
16:28ce qui permet
16:31à au moins 2
16:32des 3 opérateurs
16:33qui vont rester
16:33de s'être développés
16:34à l'international
16:35avec des offres innovantes,
16:37mais sans oublier
16:38que quand on compare
16:39le marché européen
16:40où on a globalement
16:43une soixantaine d'opérateurs
16:45pour un marché
16:46de 350 millions de consommateurs,
16:48quant aux US,
16:49on en a 3
16:50pour un marché.
16:52Et la Chine,
16:531,5 milliard de 3 opérateurs.
16:55Donc on ne joue pas
16:56dans la même cour.
16:57Et il y a un moment
16:58où effectivement,
16:59si on veut que les opérateurs
17:00européens...
17:00Oui, mais je vais vous dire
17:01aux Etats-Unis,
17:02OK, il n'y a que 3 opérateurs,
17:04mais il y a des géants
17:05de la tech
17:06qui les aident largement
17:07quand même à financer
17:08leur réseau
17:09et leur montée en gamme
17:11technologique.
17:11Ce qu'on n'a pas ici,
17:12on n'a pas le faire cher
17:13qui impose aux big tech
17:14de nous aider.
17:15Oui, mais c'est pour dire
17:16ce que tu disais juste avant.
17:18Pour une fois,
17:19le régulateur
17:20arrête de mettre
17:20le consommateur au centre.
17:22Pardon Alexandra,
17:23mais on met tellement
17:24le consommateur au centre
17:25qu'on s'interdit
17:25d'avoir des champions.
17:26Pour une fois,
17:27on est en train de changer
17:27donc moi je mets
17:28un deuxième carton vert.
17:29Oui.
17:30Bon, enfin attends
17:30parce que ce n'est pas
17:31encore validé.
17:32Oui.
17:32En fait, le partage
17:33est équitable.
17:34Ça a l'air bien parti.
17:35Ils ont été malins quoi.
17:36Allez, on passe
17:37à la revue de presse.
17:38On commence avec
17:39l'usine digitale
17:40qui titre
17:41920 millions de dollars
17:42par mois.
17:43Après,
17:44Anthropie,
17:44Google accède également
17:45aux infrastructures
17:49évidemment à la veille
17:49de l'introduction
17:51en bourse
17:51de SpaceX.
17:53Je vous demande
17:54un pari là.
17:54Le carton rouge,
17:55carton vert,
17:55c'est un pari.
17:56Est-ce que ça va être
17:56une belle IPO
17:57pour SpaceX ?
17:58Oui.
17:59Ou est-ce que ça va être
18:00un peu raté ?
18:01Alors là,
18:02vous mettez un carton rouge
18:03et vous ne croyez pas
18:04à cette introduction
18:04en bourse
18:05pour SpaceX.
18:06C'est des paris
18:07qui ne valent
18:08que ceux qui...
18:09D'accord ?
18:10Qui y croient
18:10parce que bon,
18:11on n'est pas des experts.
18:12Il faut regarder
18:13Smart Bourse
18:13pour avoir plus
18:14d'informations
18:14sur ce sujet.
18:17Pourquoi on y croit ?
18:18On croit
18:19à cette belle story
18:20de SpaceX ?
18:22D'abord parce qu'il est agile.
18:23D'abord parce qu'il est agile.
18:24Il a commencé
18:24par faire des lanceurs
18:25pour se dire
18:26je vais faire
18:26des constellations
18:27de satellites.
18:28Des gens comme Ariane
18:28n'ont juste pas vu le coup.
18:31Quand on a lancé à Ariane 6,
18:32on n'avait pas vu
18:32que les constellations
18:33de satellites,
18:33il fallait des lanceurs
18:35réutilisables.
18:36Sa constellation,
18:37il est le premier
18:38à tirer le plus vite.
18:39Je rappelle
18:40qu'il y avait
18:40des ressources noires.
18:42Je crois que plus
18:42de la moitié
18:43des ressources fréquentielles
18:44des constellations
18:45des satellites
18:46de basse altitude
18:47sont chez SpaceX.
18:49Donc ça,
18:49c'est une rente
18:50qui vaut énormément d'argent.
18:52Il est tout intégré,
18:54il a toute la chale
18:54pour la connexion satellitaire.
18:57Quant à l'histoire
18:58de proposer
18:59en location
19:00ces ressources,
19:01il fait du AWS.
19:02C'est rien d'extraordinaire.
19:04Avec un truc
19:05qu'on ne...
19:06Un, AWS
19:07quand il prête
19:07ses machines.
19:08Amazon, oui.
19:09Oui, pardon.
19:09Quand Amazon prête
19:10ses machines,
19:11il prête aussi
19:12un peu plus,
19:13mais il fait
19:14de l'espionnage.
19:16Il y a plein
19:16de boutiques,
19:17de marchands
19:18qui ont fermé
19:19parce qu'Amazon
19:20a compris
19:20ce qu'il fallait faire
19:21à la face à place.
19:22Donc,
19:23Grock ne marche pas bien,
19:24on est d'accord.
19:26Évidemment,
19:27tout est ultra protégé,
19:28on peut raconter
19:28ce qu'on veut.
19:30Ah, tu soupçonnes
19:31l'ouverture
19:33des ressources de calcul
19:34pour pouvoir améliorer
19:35son lien ?
19:35Tu prends un WS
19:38dans les deux
19:39et démontrer
19:40que les gens,
19:41les acteurs en question
19:45apprennent
19:45de ce qui est hébergé
19:46chez eux
19:46pour améliorer
19:47leur service.
19:48Moi, je ne peux pas dire
19:49que...
19:50Je ne crois pas
19:50qu'Elon Musk
19:51soit un saint
19:51là-dessus.
19:52C'est sûr.
19:55Mais en revanche,
19:56c'est un bon entrepreneur
19:57et ce qu'il a réussi
19:59à monter,
20:00ce qu'il a créé
20:02avec SpaceX
20:02est juste impressionnant.
20:06Et aujourd'hui,
20:06on a effectivement
20:07une entreprise
20:08qui n'existait pas
20:09il y a 15 ans
20:11et qui est
20:13en volume de lancement
20:14le numéro 1 mondial.
20:16Et qui faisait des choses
20:17dont tout le monde
20:17les espères disait
20:18c'est impossible.
20:19C'est impossible,
20:19effectivement.
20:21Le lanceur réutilisable,
20:23c'est impossible.
20:24Il l'a fait,
20:25il l'opère,
20:26il l'opère bien
20:27et derrière,
20:29il le rentabilise.
20:30Donc là,
20:30on est sur des métriques
20:33qui, globalement,
20:34sont plutôt favorables
20:34à une IPO réussie.
20:35Et puis là,
20:36on voit qu'il est capable
20:37de signer des gros contrats.
20:38Et il s'attaque
20:39à un marché
20:39qui est très peu réglementé
20:40en plus.
20:41Le droit de l'espace,
20:41etc.
20:42Il y a très peu
20:42d'accords internationaux,
20:44etc.
20:44Donc il est libre.
20:46Il prend des places.
20:49Il peut créer aussi
20:50comme une limite
20:51sur justement
20:52la gestion des fréquences.
20:53Parce que quand on a
20:54une constellation
20:55et en fait que derrière,
20:56on veut opérer
20:57sur des marchés
20:57qui, eux,
20:58sont réglementés,
20:59les marchés télécoms,
21:01il va falloir en fait
21:02être capable
21:02de gérer
21:03l'ensemble
21:04des régulateurs
21:06des marchés locaux.
21:06Oui, mais après,
21:06quand on est positionné
21:07number one,
21:08on peut imposer un peu
21:09son standard
21:09et ses règles.
21:11Bon,
21:11ça pose une question.
21:13Ok,
21:13en tout cas,
21:13il faudra effectivement
21:14comparer les promesses
21:15versus le réel quand même
21:16à un moment.
21:17Politico,
21:18titre,
21:18l'UE va poursuivre
21:20la France et l'Espagne
21:20pour leur retard
21:21dans l'adoption
21:22d'une loi
21:22sur la cybersécurité.
21:23Alors,
21:23on parle de quoi exactement ?
21:25On parle de la directive
21:27REC
21:28sur la résilience
21:29des entités critiques
21:31et pas de Nice 2.
21:34On parle de REC,
21:35on parle de REC.
21:36C'est ce que j'ai vérifié,
21:38c'est ce que précise...
21:38C'est un projet de loi,
21:39en fait.
21:39en France,
21:41effectivement,
21:41on a un projet de loi
21:42résilience
21:43qui emmeut un petit peu
21:44tout ça.
21:45Donc,
21:46on a eu une réaction
21:47du cabinet
21:48de Anne Le Hénan,
21:50je ne vais pas vous la lire,
21:50mais en gros,
21:51elle dit qu'elle ne commande pas
21:52les procédures éventuelles
21:53engagées par la commission.
21:55Intéressant.
21:56On a eu,
21:56plus intéressant,
21:57un communiqué
21:59du député
22:00Latombe
22:00et d'Olivier Cadic aussi
22:02qui disent,
22:03bon là,
22:03il faut vraiment se dépêcher,
22:05il y a une urgence.
22:06Aujourd'hui,
22:06il y a une faille
22:06de donner sans arrêt.
22:09Pourquoi ça n'avance pas ?
22:10Mais en fait,
22:11la France est en avance,
22:11je pense,
22:12parce qu'en octobre 2027,
22:15la commission va devoir revoir
22:17en tout cas Nice 2
22:17et puis il y a des actes
22:19d'exécution qui vont rentrer,
22:20etc.
22:20Donc peut-être que la France
22:21attend en fait
22:22qu'il y ait une évolution
22:24législative.
22:25Le sujet,
22:26ce n'est pas plutôt
22:26que la France,
22:27pour l'instant,
22:27n'a pas mis ça du tout
22:28dans son agenda de priorité ?
22:30ce n'est pas du tout
22:31la priorité.
22:31Et puis comme dit très bien
22:32Philippe Latombe
22:32dans son communiqué,
22:33c'est que ça nous rend faibles
22:34vis-à-vis des négociations
22:38augmentations,
22:39etc.
22:39Et ça,
22:39c'est un vrai problème aujourd'hui.
22:40Il y a peut-être aussi
22:41le sujet du chiffrement
22:42parce que tout ne plaît pas
22:43dans le texte tel qu'il est
22:44aujourd'hui.
22:45Il y a un article 16
22:46qui impose,
22:47l'État aimerait bien
22:48qu'il y ait une dérogation
22:50et qu'il y ait des portes dérobées,
22:51ce qu'on appelle des backdoors
22:52dans les systèmes
22:54de communication chiffrés
22:55pour l'État,
22:56pour l'enquête,
22:57etc.
22:57Et en face,
22:58on dit,
22:59c'est aussi des failles possibles
23:01et des problèmes de cybersécurité
23:02de laisser ces backdoors ouvertes.
23:04Donc c'est aussi
23:04un point aujourd'hui bloquant.
23:06Et c'est un point sur lequel
23:08on n'a rien au niveau européen ?
23:09On n'a pas de direction là-dessus
23:11sur la protection du chiffrement ?
23:14Alors sur la protection du chiffrement,
23:15on a plein de choses.
23:16Sur les backdoors précisément,
23:18je ne saurais pas vous dire exactement,
23:19mais c'est souvent assez secret,
23:21ce genre de négociations.
23:22En tout cas,
23:23ça doit le rester.
23:24Donc on n'a pas aujourd'hui
23:25de statistiques sur ça.
23:27Il faudrait,
23:28mais c'est ce que cherche
23:29à faire ce texte,
23:30c'est vraiment institutionnaliser
23:32cette protection du chiffrement.
23:34La rendre transparente au final.
23:35Quand on sait qu'on est quand même
23:36le deuxième état le plus touché
23:37en termes de cyberattaque,
23:39la France est le deuxième état
23:41le plus touché,
23:41on devrait quand même mettre en place,
23:43et on sait que Nice 2
23:45en fait partie,
23:46fait partie des réglementations
23:47qui ont aidé à augmenter
23:48la cybersécurité
23:49et les mesures mises en place.
23:50Un mot là-dessus, Alain, Stéphane ?
23:53En retard, il faut avancer.
23:54Voilà, on est d'accord.
23:55Donc on met plutôt un carton rouge
23:57ou un carton vert au gouvernement ?
23:59Un gouvernement rouge !
24:00On va mettre la rouge
24:01parce que là,
24:02il faut vraiment accélérer
24:03sur la résilience
24:04de nos organisations.
24:08On passe à Zéro 1 net
24:09qui titre
24:10« Siri AI bloquée en Europe,
24:12Apple attaque Bruxelles ».
24:13Mais qui a vraiment raison
24:14pour cette question ?
24:15Zéro 1 net
24:16puisque effectivement,
24:17les deux versions
24:18ne sont pas cohérentes.
24:20Apple nous dit que
24:22Bruxelles a refusé
24:23une des propositions
24:24qu'il a faites
24:24pour permettre
24:25d'avoir Siri AI en Europe.
24:27et Bruxelles dit
24:27« Non, pas du tout.
24:28En fait, c'est juste
24:29qu'ils n'arrivent pas
24:29à se mettre en conformité
24:30avec nos règlements. »
24:33Regarde l'avocate
24:34et puis après,
24:34je vous fais réagir, bien sûr.
24:35Oui, alors rapidement,
24:36on a le règlement
24:36qui s'appelle le DMA
24:37qui est entré en application
24:38en 2023,
24:39en mai 2023, je crois,
24:41et qui impose des obligations
24:42à ces très grandes plateformes,
24:44notamment des obligations
24:45d'interopérabilité.
24:46Et en fait,
24:47Bruxelles demandait à Apple
24:49d'ouvrir son IA
24:50et de la rendre interopérable
24:51avec d'autres IA
24:52comme Gemini, par exemple,
24:54OpenAI et compagnie.
24:55Et Apple a dit
24:57« Laissez-moi 18 mois. »
24:58Et la commission a dit
24:59« Non, on ne laisse pas
24:59de temps de... »
25:01On ne négocie pas avec les règles.
25:02Voilà, exactement,
25:02on ne négocie pas.
25:03Et donc Apple a répondu
25:04« Dans ce cas-là,
25:04je ferme le marché
25:05à la France sur mon IA. »
25:07Et je pense que c'est
25:08d'une certaine manière
25:09bien joué d'Apple
25:09parce que c'est un coup de com'
25:10et puis la pression
25:11va venir au final
25:12des consommateurs
25:13envers le législateur.
25:14C'est ça qu'ils veulent,
25:15je pense,
25:15d'une certaine manière aussi.
25:16Parce que le DMA
25:17n'interdit rien en soi.
25:18Il faut juste qu'ils se mettent
25:19en conformité avec le DMA.
25:20Mais le DMA
25:21n'interdit pas à Apple
25:22de venir sur le marché européen
25:23à partir du moment
25:24où il se met en conformité.
25:25Mais le résultat est que
25:27on n'aura pas tous accès
25:28à toutes les fonctionnalités
25:30parce qu'il y aura quand même
25:31de l'IA dans le nouvel iOS
25:33qui permettra d'améliorer
25:34vos photos, par exemple.
25:35Mais on n'aura pas accès à tout.
25:36Alain, réaction là-dessus ?
25:37J'ai l'impression...
25:38Alain, est-ce que tu te dis
25:39« Bruxelles,
25:40je lui mets un carton rouge
25:41parce que vraiment,
25:42ça nous met à la traîne ? »
25:44Absolument.
25:45Ah bah tiens,
25:45pourquoi je l'ai senti venir ça ?
25:47Pas seulement pour ça.
25:48Quand on lit les réactions
25:49de tous les politiques,
25:51ils n'ont pas compris.
25:52Il n'y en a pas un
25:53qui cherchait à commenter
25:54la proposition d'Apple.
25:55Et la proposition d'Apple,
25:55je la trouve particulièrement sensée
25:57parce qu'à faire des règles
25:58qui sont forcément en retard,
26:00le job des boîtes techniques,
26:02c'est de dire
26:03« Ok, vous faites cette règle,
26:04moi je pense qu'il y a ça
26:05comme faille supplémentaire. »
26:06En l'occurrence,
26:06c'est exactement ce qui pourrait se passer.
26:08Et moi, Apple, je dis non.
26:09Il y a une faille trop élevée.
26:10Je vous propose une solution.
26:12Et que font les régulateurs ?
26:15Ils disent « Circulaire,
26:15rien à voir, tu dois faire ça
26:16parce que je l'ai écrit. »
26:17On applique le texte.
26:18Eh bien non.
26:18Stéphane.
26:19Pour le coup,
26:21ça vient quand même
26:22contrevenir à la logique
26:26intégrée d'Apple
26:26qui est justement
26:27l'absence d'interopérabilité.
26:29Ils l'ont proposé.
26:30Non, non.
26:31En fait, ce qu'ils proposent,
26:32c'est une interopérabilité
26:34très limitée
26:36qui ne permet pas aux agents
26:37justement l'agentisation
26:40de l'ensemble
26:41et la coordination.
26:42Or, la valeur
26:43de l'IA
26:44pour, en tout cas,
26:45pour les entreprises
26:46sur le marché
26:47des personnes physiques,
26:48c'est différent.
26:49Mais pour les entreprises,
26:51le gisement de valeur,
26:53il est justement
26:54dans l'interopérabilité
26:56complètement ouverte
26:57et dans la coordination
26:59des agents.
26:59En fait,
27:00ils proposent
27:02qu'il y ait un intermédiaire
27:04pour la validation
27:05mais que cet intermédiaire
27:07quand même
27:07embarque
27:08les protections
27:09de sécurité
27:09d'Apple.
27:10Exactement.
27:11Oui, mais ça veut dire
27:12qu'il reste Apple
27:12dans la bouche.
27:13Oui, mais ça veut dire
27:13qu'en fait, derrière,
27:14il y a comme toujours
27:14validation et péage.
27:18Oui.
27:18Oui, surtout.
27:20Il se cache un peu
27:21derrière la sécurité
27:21quand même.
27:22Mais donc aujourd'hui,
27:23c'est pour Apple
27:24le problème
27:25et que les autres
27:28fournisseurs
27:29prennent pied
27:30sur le marché
27:30et qu'il va falloir
27:31qu'ils soient bien
27:32meilleurs que les autres
27:33en termes d'offres
27:34pour récupérer
27:35les clients.
27:36Alors, ça se fait
27:37assez vite
27:37puisque les gens
27:38sont passés
27:40instantanément
27:40d'OpenAI
27:42enfin de
27:42ChatGPT
27:43à Cloud.
27:44Ils bougeront
27:45de Cloud
27:46à Gemini
27:47ou à Apple
27:48dès que
27:49les solutions
27:50seront les meilleures.
27:50C'est ce que j'allais dire.
27:51Est-ce que c'est grave
27:51pour nous,
27:52finalement,
27:53utilisateurs
27:53de ne pas avoir accès
27:54à toutes les fonctionnalités
27:55du CI ?
27:56Moi, je n'utilise pas
27:57Siri pour des questions
27:58de protection de données déjà.
28:00Voilà.
28:00On verra
28:01ce que nous en disent
28:02les Américains
28:02quand ce sera sorti.
28:03C'est pour cet octobre,
28:05ce mois d'octobre.
28:06Allez,
28:06Alexandre Itéanus,
28:07je vous remercie beaucoup
28:08d'être venu avec nous.
28:10Alain Staron,
28:11Stéphane Villard également.
28:12C'est la fin de ce débrief
28:13de l'Actu Tech.
28:15On se retrouve la semaine prochaine
28:16pour un autre direct
28:16à 10h45
28:18et puis on se retrouve aussi lundi
28:19pour de nouvelles discussions
28:20sur la tech
28:20sur la chaîne Bsmart.
28:27Sous-titrage Société Radio-Canada
28:28Sous-titrage Société Radio-Canada
28:32Sous-titrage Société Radio-Canada
28:33Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations