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  • il y a 12 heures
Ce vendredi 12 juin, Frédéric Simottel a reçu Manuel Davy, président de la Cité de l'IA, Robin Rivaton, CEO de Stonal, Emmanuel Durand, président du Directoire d'EuraTechnologies, et Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:06Débat et controverse sur BFM Business, les experts de l'IA, Frédéric Simotel.
00:13Bonjour et bienvenue dans ces experts de l'IA, voilà un plateau un peu particulier, nous sommes où ? Nous
00:18sommes à Lille, Lille à Eurotechnologie, on va en reparler dans un instant,
00:21c'est un grand centre qui regroupe des start-up, des entrepreneurs, autour évidemment des technologies, un sujet qui va
00:28nous intéresser et plus particulièrement l'intelligence artificielle.
00:32Ici a lieu à Lille aujourd'hui le grand sommet de l'IA, acte 2, on va dire, puisque l
00:36'acte 1 c'était février 2025 à Paris, et bien là l'acte 2 c'est ici, il y a
00:41des politiques,
00:42vous voyez derrière moi, Anne-Lénauf, la ministre numérique a lancé ce sommet ce matin et on aura tout au
00:49long de la journée, on a Bruno Baudel qui est passé,
00:50on aura les entrepreneurs, on aura justement nos invités qui défileront aussi sur cette scène et puis à 18h en
00:57vidéoconférence,
00:57Emmanuel Macron qui sera en présent, je crois qu'il sera avec le Premier ministre canadien, Marc Carnet, voilà, pour
01:04continuer à parler de tous ces enjeux autour de l'IA
01:06et on va aborder tous ces sujets bien entendu, on va parler souveraineté, on va parler de l'usage, on
01:11va parler justement d'emploi,
01:13parce que ça aussi on est dans le bassin des Hauts-de-France et comme tout le monde on s
01:17'inquiète de l'emploi, de l'IA, voilà, qu'elle peut être l'impact,
01:21et que vous savez, on voit peu à peu cette souveraineté qui a migré, on pensait qu'il fallait être
01:25fort dans les algorithmes, dans les modèles de langage,
01:28oui il faut l'être, mais on voit que peut-être nous notre carte à jouer, elle peut être aussi
01:32dans les réseaux d'infrastructures,
01:34les centres de calcul IA, les réseaux énergétiques et on a vu cette annonce il y a quelques jours,
01:41un softbank qui annonçait un investissement de 75 milliards en France, dont une première tranche qui pourrait bénéficier autour de
01:48France.
01:49Alors on aura Xavier Bertrand qui passera au cours de cette émission, mais déjà on va démarrer notre débat,
01:53avec Manuel, et bien c'est tout de suite, je voulais vous présenterer juste après le petit jingle.
02:01Et c'est parti, alors avec moi sur ces experts de l'IA, Manuel Davy, bonjour.
02:08Bonjour Frédéric.
02:09Merci d'être avec nous, vous êtes président de la cité de l'IA, vous êtes un peu à l
02:12'origine de tout ça.
02:14Il n'y a pas pour rien.
02:14De tout ce ramdam, mais très bénéfique pour l'IA et pour la région de France.
02:19Avec nous également Emmanuel Durand, bonjour Emmanuel.
02:21Bonjour Frédéric.
02:21Président du directoire d'Eura Technologies et Robin Rivaton, bonjour Robin.
02:25Bonjour.
02:25Que vous connaissez bien sur les antennes de BFM, la CEO de Stonehall.
02:29Manuel, justement, alors juste un mot sur la cité de l'IA et nous dire pourquoi vous êtes un peu
02:33le, voilà,
02:34l'usuel suspect, voilà, de ce grand rassemblement aujourd'hui à Lille.
02:39Oui, alors d'abord la cité de l'IA, c'est un réseau d'entreprises qui compte aujourd'hui à
02:42peu près 150 entreprises adhérentes,
02:45principalement de Haute-France, qui à elles toutes font à peu près 90 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
02:49Donc vous voyez, il y a des très grands groupes.
02:50Il y a aussi des ETI et des PME et on a souhaité également qu'il y ait les incubateurs,
02:54qu'il y ait les académiques, les écoles,
02:55parce que notre rôle, en fait, c'est d'agiter cet écosystème de l'IA dans la région pour permettre
03:01à nos entreprises d'être plus en pointe
03:03sur cette technologie qui est absolument fondamentale pour elles dans le futur.
03:06Alors, et le fait de ce salon-là, c'est parti d'où, d'avoir ce sommet ?
03:11Alors, on le rappelle, c'est un peu le point de départ parce que toute la semaine, il va y
03:14avoir plein d'événements.
03:15Je crois que demain, il y a un événement à Amiens.
03:17Enfin, dans les Hauts-France, il y a plein d'événements autour de l'IA.
03:19Il y a un festival de l'IA.
03:20Ça démarre demain jusqu'au 19.
03:22Mais voilà, pourquoi ce sommet aujourd'hui ?
03:24Alors, l'an dernier, on a organisé notre grand sommet de l'IA de la cité de l'IA,
03:28donc avec une échelle peut-être un peu plus modeste en termes de grande personnalité internationale,
03:33mais très orientée business et ce qui a été un grand succès.
03:36Et les équipes de l'Elysée qui étaient présentes ont décidé à ce moment-là
03:40de positionner ce sommet que le président souhaitait faire dans la région de Hauts-de-France
03:45parce qu'ils ont compris qu'il y avait ici une énergie exceptionnelle autour de l'IA,
03:49qui avait un savoir-faire, une volonté aussi de la région de se booster sur ce sujet.
03:53Donc, c'était tout à fait normal par rapport à tout cet écosystème de venir ici aujourd'hui.
03:57Et donc, de lancer cette grande journée.
03:59Et puis, ça se joue à guichet fermé.
04:01Je crois qu'il y a...
04:01C'était 1200 personnes prévues, mais je crois qu'on est beaucoup plus déjà ce matin.
04:05Tout à fait, tout à fait.
04:06Oui, il y a beaucoup de monde.
04:07Et pas mal de conférences.
04:09Alors, avec nous également Emmanuel Durand,
04:11président du directoire d'Eura Technologies,
04:13qui nous accueille ici.
04:15Alors, pour ceux qui ne connaissent pas Eura Technologies,
04:17c'est une ancienne usine industrielle qui a été totalement rénovée.
04:20Ça fait pas mal d'années déjà.
04:21Ça fait 17 ans, effectivement.
04:23C'est né d'une ambition politique portée par Pierre de Saint-Ignon,
04:28qui, de cette friche industrielle,
04:30où on m'a dit que les gens n'osaient pas aller tellement c'était dangereux,
04:33a fait naître un écosystème qui, aujourd'hui, compte à peu près 600 entreprises,
04:37une dizaine de milliers d'emplois, etc.
04:39Donc, il y a un impact sur le territoire absolument incroyable.
04:41Et de gros événements.
04:42Je crois que vous organisez presque 500 événements par an.
04:44Absolument, oui.
04:46Et avec vous, on va parler justement de l'attractivité de l'île.
04:49Et puis, IA et emploi, parce que c'est un des thèmes aussi dont on va beaucoup débattre aujourd'hui.
04:54Robin, parlons justement, donc merci d'être avec nous,
04:59parlons justement de ce qui se passe en ce moment.
05:02Alors, aujourd'hui, c'est une journée un peu particulière.
05:05On est tous un peu focus sur la grande entrée en bourse de SpaceX et de tout l'environnement.
05:11À SpaceX, il y a Starlink, il y a XAI, il y a quand même une partie intelligence artificielle.
05:15Ça va donner un peu le ton sur les autres entrées en bourse.
05:19On attend celle d'Entropy, on attend celle d'OpenAI.
05:25Pourquoi, malgré tout cela, on ne se sent pas totalement décroché ici,
05:28quand on est en France et plus particulièrement ici, dans les Hauts-de-France ?
05:31Je pense qu'il faut totalement décorréler la spéculation boursière
05:35autour de ces grandes entreprises de l'intelligence artificielle,
05:38que ce soit des fabricants de modèles ou qu'elles soient des fabricants de mémoire ultra rapide,
05:43type les Sud-Coréens, Samsung, SKNX.
05:45Il faut décorréler cette spéculation boursière de l'impact concret de cette technologie sur nos entreprises.
05:52Et aujourd'hui, on n'a pas besoin de la dernière génération de modèles de langage étendu
05:57pour déjà faire des gains de productivité au sein de nos entreprises.
06:01On n'a pas besoin d'avoir forcément...
06:03On peut avoir une IA qui peut être open source, on peut avoir une IA qui est propriétaire.
06:07Mais le vrai enjeu pour moi, c'est de faire en sorte...
06:10Et on avait fait, lors du Tour de France de l'IA, organisé par le Medef et le Numéum,
06:13dont j'étais l'ambassadeur, on avait fait une excellente étape à la cité de l'IA
06:16avec beaucoup, beaucoup de monde en fin d'année 2024.
06:20L'idée, c'est de faire en sorte que toutes les entreprises puissent utiliser ces modèles.
06:23Et la vraie révolution, elle ne sera pas d'avoir une méga-entreprise géniale.
06:28La vraie révolution, c'est que chacune de nos entreprises permette de faire 0,5% de gains de productivité
06:33supplémentaire.
06:330,5% de gains de productivité supplémentaire par an, ça paraît anecdotique.
06:37Mais en France, on stagne depuis 2014 en termes de productivité horaire.
06:41Donc 0,5%, c'est un changement radical.
06:43Sur 15 ans, ça fait 20% de productivité supplémentaire.
06:46Ça change complètement la face d'un pays.
06:48Donc l'enjeu, c'est bien d'avoir des géants, c'est bien d'avoir des vitrines.
06:51Mais même si on n'en avait pas, je pense qu'il faut vraiment s'intéresser à la question du
06:55déploiement
06:55au sein du tissu économique, industriel, serviciel, commercial de ce pays.
07:00Oui, puis c'est bien d'avoir quelques portes-drapeaux aussi.
07:02Voilà, on a un Mistral, mais on en a d'autres qui sont en train de monter autour de tout
07:06ça.
07:07Manuel Davy, les entrepreneurs, les patrons de PME, de TI qui font partie de la cité de l'IA,
07:12aujourd'hui, comment ils perçoivent justement l'IA ?
07:17Parce qu'évidemment, nous, on voit un peu le côté bénéfique, davantage de productivité,
07:22on apprend plein de choses, vraiment un accompagnement au quotidien.
07:25Il y a quand même quelques côtés, on a des craintes sur l'emploi.
07:28Enfin voilà, comment ils perçoivent et quelle est leur maturité sur ce sujet ?
07:31Alors, dans les membres de la cité de l'IA, la maturité est, je dirais, exceptionnellement haute
07:36par rapport évidemment à l'intérêt que portent les entreprises.
07:39Je vous donne quelques chiffres.
07:39On a 70% quasiment de nos membres et de notre écosystème,
07:43des entreprises qui disent qu'elles sont avancées sur l'IA.
07:46Il y en a quasiment les trois quarts aujourd'hui qui ont lancé des plans de formation généralisés.
07:50Et il y en a à peu près 20% qui anticipent des évolutions des postes.
07:53Donc ça, ça traduit à la fois l'enthousiasme des entreprises
07:55et aussi la prise de conscience qu'il y a des vrais changements internes
07:58qui peuvent être difficiles, notamment autour de l'évolution des emplois.
08:01Les entrepreneurs, globalement, ne craignent pas de la destruction massive d'emplois.
08:05Ils voient vraiment l'opportunité.
08:06Mais par contre, ils se disent, oui, il y a quelques risques qu'on doit piloter
08:09sur la transformation des métiers, sur la souveraineté,
08:12notre capacité à rester autonome et indépendant, la sécurité des données.
08:15Donc c'est des préoccupations très opérationnelles en réalité.
08:18Et sur la volonté d'y aller sur l'IA, aujourd'hui, il n'y a plus vraiment de questionnement
08:22de la part des entreprises.
08:23Oui, ils savent qu'il faut y aller.
08:25Emmanuel Durand, IA et emploi, comment on l'aborde d'un point de vue entrepreneurial, selon vous ?
08:31C'est vrai que c'est une vraie question, parce que l'objet, en fait, de la technologie,
08:34c'est de créer de l'emploi dans la région.
08:36Nous, on a un rapport à l'IA qui est peut-être une problématique différente
08:40de celle que tu adresses, Manuel, au sein de la cité de l'IA,
08:42puisque ton problématique, c'est d'intégrer l'IA dans les entreprises.
08:47Et pour nous, c'est de créer des entreprises autour de l'IA.
08:50Autour de l'IA, en bénéficiant de l'IA, avec deux typologies,
08:54ceux qui l'utilisent et ceux qui construisent des solutions.
08:58On le voit de manière presque plus générale.
09:03Chaque rupture majeure comme ça a amené, en fait, son lot de questionnements
09:08sur les emplois qui allaient disparaître, etc.
09:12Il y a un économiste qui a établi un paradoxe de Jevons,
09:16où chaque rupture technologique majeure crée autant d'emplois, finalement,
09:21que d'anciens qui disparaissaient.
09:25Et je vais faire une punchline.
09:27Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse.
09:30Donc on regarde beaucoup plus, effectivement, les entreprises qui souffrent
09:33et les emplois qui risquent de disparaître
09:34que ceux qui sont en train actuellement de naître.
09:37On le voit dans l'entrepreneuriat.
09:39Il n'a jamais été aussi facile de créer une entreprise qu'aujourd'hui.
09:43Ce n'est pas une question d'accès au capital, etc.
09:46C'est simplement que la barrière à l'entrée d'arriver à produire quelque chose
09:50devient beaucoup plus accessible.
09:53Après, c'est la partie passage à l'échelle.
09:55Absolument.
09:56Et notamment, on sait qu'on va avoir une explosion du nombre de produits,
10:03notamment logiciels, qui vont arriver.
10:05Et c'est leur distribution qui va devenir le boulot d'étranglement.
10:08Et c'est là où, de nouveau, la concurrence va s'exprimer.
10:11C'est quoi les besoins des start-up IA que vous hébergez ici ?
10:15Alors nous, et c'est reconnu par nos start-up comme étant extrêmement utile,
10:20des partenariats technologiques avec des acteurs un peu majeurs,
10:23que ce soit dans le quantique avec Pascal ou dans le cloud avec Microsoft, Azure, etc.
10:27Il y a des problématiques qui reviennent extrêmement souvent,
10:30qui sont la souveraineté, le cyber,
10:32parce que l'IA vient avec son lot de problématiques de failles de sécurité.
10:37Et donc, on voit bien qu'en fait, ce sont des sujets qui étaient toujours un peu dans le fond
10:41et qui, avec l'IA, se retrouvent un peu propulsés quand même un peu plus sur le devant de la
10:44scène.
10:45Donc, ces notions de se dire, effectivement, on ne veut pas être dépendant d'un modèle
10:49qui peut être demain unplugged par un allié qui devient un adversaire,
10:54ne suivez mon regard.
10:55Donc, ces notions de continuité économique deviennent cruciales.
11:00Ça, c'est un sujet souveraineté.
11:02Robert Rivaton, qui est vraiment monté.
11:04C'était une petite musique dans la tech.
11:07On dit, oui, il faudrait qu'on soit davantage souverain.
11:10Là, Donald Trump, mais l'élan était donné.
11:15Un Obama, un Biden, étaient déjà très américains.
11:18Ce n'était pas un mec américain, mais c'était quand même priorité aux Américains.
11:22Bon, Donald Trump l'a fait de façon beaucoup plus brutale et beaucoup plus visible.
11:27Mais on a senti, du coup, on sent vraiment que ce côté souverain fait partie,
11:33alors avec plein de choses, tout ce qu'on peut mettre sous la souveraineté,
11:35la dépendance, l'indépendance technologique, l'autonomie stratégique, l'autonomie économique.
11:40Mais on sent que, voilà, c'est parti sur ce sujet-là.
11:43Déjà, première remarque, effectivement, la pensée stratégique américaine
11:46ne changera pas avec le départ de Donald Trump.
11:49C'est un mouvement beaucoup plus profond.
11:50Oui, on ne va pas en arrière.
11:51Donc, ça, c'est un point très important.
11:52Aujourd'hui, la question de la souveraineté, elle se confonde beaucoup avec la question des coûts.
11:56Elle redevient avec une question microéconomique,
11:58tout simplement parce qu'on se rend compte que les modèles dernière génération,
12:01les modèles à la frontière, ont des coûts qui sont aujourd'hui déraisonnables
12:06par rapport à ce qu'est l'activité économique
12:07et par rapport aux gains de productivité qui sont réellement générés.
12:10Et donc, vous avez beaucoup de papiers ces temps-ci
12:12qui ont signé la fin du token maxing,
12:15donc la consommation excessive de tokens.
12:17Et c'est un mouvement qu'on voit dans les entreprises,
12:19même des entreprises qui sont très avancées, qui sont très innovantes,
12:22commencent à se dire, effectivement, pour tel cas d'usage extrêmement précis,
12:26j'ai besoin du dernier modèle frontière.
12:28Mais en fait, le modèle à 80% de capabilité
12:32et qui vaut seulement 1% du coût du modèle frontière,
12:36il est peut-être très bien pour plein de cas d'usage.
12:37Et donc, on arrive dans une phase où la question de la souveraineté
12:40va se reconjuguer avec des questions économiques, microéconomiques,
12:44et les modèles open source ou des modèles beaucoup moins chers
12:48vont regagner en importance parce que les gens vont se dire,
12:50en fait, c'était bien d'avoir testé, j'ai testé plein de cas d'usage,
12:54je vois que j'ai des retours et des coûts,
12:56et parfois le ROI est faible.
12:58Et donc, le meilleur moyen de re-augmenter le ROI,
13:01c'est de baisser le coût de ces solutions.
13:03On ne regarde plus seulement la performance,
13:05mais on regarde vraiment, parce qu'en plus,
13:07parfois, la performance, l'écart n'est pas aussi important.
13:12Oui, aujourd'hui, l'écart entre un modèle open source
13:16va être de 20% par rapport à un modèle frontière,
13:19pour le meilleur modèle open source,
13:20et l'écart de prix va de 1 à 100.
13:22Donc, objectivement, vous pouvez vous poser des questions légitimes.
13:26Et donc, ça va rejoindre la question de la souveraineté
13:28parce qu'en fait, les gens qui peuvent utiliser des modèles open source
13:32en local, ou qui peuvent fournir des solutions domestiques,
13:35je pense à Mistral ou à d'autres acteurs européens,
13:38on peut penser aussi aux Canadiens de Coher,
13:40enfin, bref, à des acteurs qui sont hors du champ des Etats-Unis ou de la Chine,
13:44ces solutions-là vont gagner en importance,
13:46et donc, elles vont faire regagner en souveraineté de manière incidente.
13:50Justement, sur cette partie souveraineté,
13:52Manuel Lévy, je le disais tout à l'heure,
13:54de belles annonces à l'ordre de Choose France,
13:57notamment Sauvebank,
13:57et c'est vrai que la région, ici, on en parle avec Emmanuel Léon,
14:01va pas mal en bénéficier.
14:03Alors, effectivement, elle a des très beaux atouts à faire valoir.
14:06Il y a effectivement du terrain situé suffisamment près
14:09des sources d'énergie et puis des réseaux informatiques
14:11pour pouvoir avoir une implantation qui a du sens.
14:14Donc, il y a effectivement plusieurs grandes vagues d'investissements
14:17qui sont annoncées pour notre région,
14:18et c'est une énorme chance.
14:19Donc, on accueille évidemment tout cela avec plaisir,
14:22avec l'idée que ce soit aussi un nœud névralgique,
14:25peut-être de l'IA, non seulement en France,
14:26mais également en Europe,
14:27puisqu'on est connecté près des frontières, ici.
14:29Donc, c'est effectivement une très belle annonce.
14:31Après, sur les data centers,
14:32je pense qu'il y a une vague actuellement d'équipements
14:34qui est tout à fait nécessaire.
14:35Il ne faut pas perdre de vue qu'aujourd'hui,
14:37les microprocesseurs des PC évoluent
14:39et que très bientôt, on aura chacun notre modèle
14:41sur notre PC.
14:42Et donc, le rôle des data centers,
14:45qui reste un élément fondamental,
14:46va aussi évoluer dans le temps.
14:47Donc, il faudra rester vigilant aussi
14:49à cette évolution technique.
14:50Oui, sur ces investissements, justement,
14:52qui ont été annoncés,
14:53Emmanuel Durand, votre regard ?
14:55En fait, c'est aussi la conséquence
14:58d'une surcapacité d'électricité décarbonée.
15:01Enfin, on en parle peu,
15:03mais on est quand même un pays
15:04qui en pointe sur ces sujets.
15:06Et ça représente un atout.
15:08Et les Hauts-de-France sont évidemment
15:09en première position.
15:11Les 75 milliards, à priori,
15:1345 milliards sont fléchés vers les Hauts-de-France.
15:15Oui, c'est ce qui est annoncé, en tout cas.
15:17Absolument.
15:18On verra sur le déploiement.
15:20Mais en tout cas...
15:21La promesse est là.
15:22L'envie est là.
15:24Je suis un nouvel arrivant, moi, dans le Nord.
15:27J'étais parisien jusqu'à il y a six mois
15:28et j'ai pris mes fonctions en janvier.
15:31Et donc, je suis très sensible
15:32à des signaux que les gens de l'écosystème
15:35qui sont là depuis longtemps,
15:35peut-être, voient moins.
15:38Et j'ai été surpris...
15:39Comme cet événement, par exemple.
15:40Là, on voit, c'est quand même...
15:41Enfin, pas étonnant, non,
15:42mais de voir autant de monde.
15:44Sur un événement, il y a trois semaines,
15:45il n'existait pas.
15:46Presque, c'était...
15:47Mais réellement, en fait,
15:48la question que je me posais
15:49en venant ici,
15:51c'était est-ce qu'on peut
15:52faire de l'innovation,
15:53faire de l'entreprenariat
15:54en dehors de Paris ?
15:55Est-ce que la France,
15:56qui est très centralisée,
15:58aspire les projets vers la capitale ?
16:01Ça peut être vrai
16:01d'une certaine mesure,
16:03mais on le voit
16:03qu'ici, il y a des atouts
16:04que Paris n'a pas
16:06en termes d'infrastructures,
16:07en termes de prix du foncier,
16:08en termes d'accès aux talents.
16:09Il y a un pool d'écoles
16:11de très haute qualité.
16:13On voit une boîte
16:13comme Exotec, par exemple,
16:15qui choisit
16:15de s'installer dans le Nord,
16:16qui fait des robots...
16:19Robots pour les entrepôts ?
16:21De logistique, absolument.
16:22Et qui choisit
16:23de s'installer dans le Nord
16:24parce que prix du foncier
16:25plus capacité
16:27à attirer des talents, en fait.
16:29Donc on a, en fait,
16:30une conjonction
16:31d'éléments favorables
16:34qui en font un lieu idéal
16:35pour nourrir les projets.
16:39Et Eurotechnologie
16:40est destinée
16:42à être le vaisseau amiral
16:44de ce type de choses
16:45en étant, finalement,
16:47un catalyseur
16:47de ces différents éléments,
16:49comme aujourd'hui,
16:50en les ramenant
16:51dans un lieu
16:52qui permette
16:53d'être un accélérateur
16:54de particules, on va dire.
16:56Robin, c'est important,
16:57cette décentralisation,
16:59parce que c'est vrai
16:59que faire vivre les régions...
17:02Alors nous, BFM Business,
17:02notre actionnaire
17:03est basé à Marseille,
17:04donc lui aussi,
17:04c'est de faire rayonner
17:05sur la région sud.
17:07La région lyonnaise
17:08est assez importante.
17:09Enfin, voilà,
17:09on voit toutes ces régions
17:10qui essaient de...
17:10Et l'IA peut être un moyen
17:12d'attirer davantage
17:14de talents,
17:14d'entreprises
17:15et créer
17:16création d'emplois.
17:17Encore une fois,
17:18la révolution de l'IA,
17:19ce sera la révolution
17:20des usages
17:20et le fait que
17:21toutes les entreprises
17:22de tous les secteurs,
17:23de tous les territoires
17:23utilisent l'IA.
17:25Si la révolution de l'IA,
17:26c'est la création
17:26de quelques champions
17:27dans les zones métropolitaines
17:28les plus dynamiques,
17:30ça sera une révolution
17:31qui sera un feu de paille.
17:32Ça ne sera pas non plus
17:33que des data centers.
17:35Les data centers,
17:36c'est des infrastructures
17:36qui sont essentielles,
17:38mais sur les territoires
17:39où elles sont installées,
17:40c'est pas ça
17:40qui les fait gagner en richesse.
17:42Ce qui les fait gagner en richesse,
17:43c'est quand, encore une fois,
17:44vous avez une entreprise,
17:45qu'elle soit dans le commerce,
17:47qu'elle soit dans l'industrie,
17:48qu'elle soit dans le transport,
17:50qui réussit à faire
17:50des gains de productivité
17:51pas magiques,
17:52mais juste un petit peu plus,
17:53à faire mieux.
17:54Et le gros enjeu,
17:55et ça je pense que
17:56c'est très important
17:56dans les prochains mois,
17:58ça va être le passage
17:59des gains de productivité
18:00de l'échelle individuelle
18:01à l'entreprise.
18:02Aujourd'hui,
18:02on voit des gains
18:03de productivité individuelle
18:04qui sont très marqués.
18:05On le sent tous,
18:05tous les gens qui utilisent l'IA
18:07font des gains
18:07de 10, 15, 20, 30 %.
18:10Aujourd'hui,
18:10à l'échelle des entreprises,
18:11ces gains ne sont pas encore évidents.
18:13Pour une simple et bonne raison,
18:14pour que les gains individuels
18:15se transforment en gains collectifs,
18:16il faut réorganiser les process.
18:18On l'a vécu
18:18lors de l'introduction
18:19du remplacement
18:20de la machine à vapeur
18:21par la dynamo,
18:22lors de l'électricité,
18:23les gens avaient des usines,
18:25ils ont changé le moteur,
18:26rien n'a changé,
18:27la productivité restait la même.
18:28Et donc,
18:28qu'est-ce qu'ils ont dû passer ?
18:29Il s'est passé,
18:29ils ont reformaté
18:30les processus de production
18:31au sein de l'usine
18:32et tout d'un coup,
18:33la productivité,
18:34grâce à l'électricité,
18:35a explosé.
18:36C'est exactement la même chose
18:37dans les métiers de service,
18:37on ne produit pas du service
18:38tout seul dans son coin,
18:39on produit du service
18:40en étant une chaîne d'acteurs
18:42qui discute les uns
18:43avec les autres,
18:43qui se coordonne.
18:44Et si on ne fait pas
18:46ce travail de modification
18:47des processus de production,
18:49en fait,
18:49la coordination remange
18:51les gains de productivité
18:52qu'on peut faire.
18:52Donc,
18:53je pense que la prochaine étape,
18:54et c'est pour ça
18:54que ces événements
18:55sont très importants,
18:56parce qu'ils permettent
18:57d'acculturer
18:57les chefs d'entreprise,
18:59mais aussi les salariés,
19:00les syndicats,
19:00parce que ce n'est pas quelque chose
19:04au besoin de reformater,
19:06de changer les process.
19:07Dans ce changement de process,
19:08il peut y avoir
19:09des disparitions d'emplois,
19:10il ne faut pas dire
19:10qu'il n'y en aura pas,
19:11ce ne serait pas vrai.
19:12Mais aussi d'emplois,
19:14mais aussi d'emplois,
19:15je pense qu'il faut être
19:15à un moment,
19:16il faut avoir
19:17un discrète de vérité.
19:19Au global, au net,
19:20ce sera une révolution
19:21qui sera positive,
19:22il y aura plus d'emplois
19:23qui seront créés,
19:23ça ne veut pas dire
19:24qu'il n'y aura pas d'emplois
19:25qui seront détruits,
19:26mais il faut être conscient de ça,
19:27ça veut dire qu'il y a des tâches
19:28qui vont être modifiées.
19:30Et ça, ce discours
19:34est important parce que
19:34la tentation de beaucoup de gens,
19:35c'est de se rigidifier
19:37par rapport au changement.
19:38Et donc, on a une techno,
19:39on paye cette techno,
19:40on a des effets
19:41à l'échelle individuelle,
19:42mais on n'arrive pas
19:42à les traduire
19:43à l'échelle collective.
19:44D'ailleurs, c'est ce que...
19:45Je vous conseille d'ailleurs
19:46si vous en avez l'occasion
19:48d'écouter l'audience parlementaire
19:50de Arthur Mench,
19:50le patron de Mistral.
19:52Voilà, ça dure une heure,
19:53une heure et quart,
19:53c'est très intéressant.
19:54Et il le dit lui-même,
19:55même chez Mistral,
19:56les taux de productivité individuelle
19:58sont très importants,
19:59mais dès qu'on met ça,
20:00et pourtant,
20:01Dieu sait s'ils doivent aller vite,
20:02s'ils doivent calculer
20:03la productivité des équipes,
20:05et bien dès qu'on met ça
20:05au niveau des équipes,
20:06là, ça chute considérablement.
20:09Ce changement des process,
20:11c'est ça.
20:11C'est ce qu'il faut voir aussi,
20:13Manuel Davis et l'IA,
20:14c'est pas juste un outil,
20:15une plateforme,
20:15on se forme et puis après,
20:16voilà, on l'utilise
20:17comme utiliser nos logiciels
20:18un peu classiques.
20:19C'est une vraie transformation,
20:20je rebondis sur ce que dit Robin,
20:22c'est une transformation
20:23des processus.
20:25Il faut que des gens
20:26dans le métier disparaissent,
20:27rebasculent vers d'autres métiers.
20:30on travaille différemment.
20:31Absolument,
20:32et souvent d'ailleurs,
20:33l'angle que prennent
20:33les entreprises autour de l'IA,
20:35c'est de l'aborder
20:35par un angle technologique,
20:36c'est-à-dire les datas,
20:37les algorithmes,
20:38les agents,
20:38et assez vite,
20:39elles se rendent compte
20:40que finalement,
20:41elles ont négligé l'essentiel,
20:42et l'essentiel,
20:42c'est d'embarquer les personnes,
20:43d'embarquer chaque opérateur,
20:45chaque équipe
20:46dans cette transformation,
20:47et comme l'a très bien dit Robin,
20:48c'est d'avant tout
20:49des sujets
20:50de transformation de process.
20:51Et donc cette phase-là,
20:52on voit que les plus avancés
20:54ont commencé à l'aborder.
20:55Ça reste une transformation difficile,
20:57parce que l'IA suscite
20:58beaucoup de questions,
20:59parfois aussi de la peur,
21:00mais c'est vraiment cet enjeu-là
21:02qu'il faut qu'on réussisse
21:03à adresser aujourd'hui.
21:05Et puis je vous interromps,
21:06et puis en plus,
21:06ce qui se passe aujourd'hui
21:07avec cette technologie,
21:08c'est qu'elle avance au galop.
21:11Donc on a l'impression toujours,
21:13on installe une version
21:14que déjà la nouvelle version
21:15ou celle du concurrent
21:15est arrivée,
21:16donc ça perturbe aussi.
21:17Il y a un sentiment de submersion,
21:19et il est essentiel d'ailleurs
21:20que les responsables des entreprises,
21:22les dirigeants, les cadres,
21:22sachent prendre aussi
21:23un pas de recul par rapport à ça.
21:25Parce qu'il y a aussi
21:25un cœur technologique
21:26qui lui est relativement stable.
21:28En fait, c'est la façon
21:29dont il se décline dans les usages
21:31qui donne le sentiment de vitesse.
21:32Mais à un moment donné,
21:33si on veut construire long terme,
21:34il faut aussi savoir
21:35prendre ce pas de recul
21:36et se projeter de manière raisonnable
21:38sur ce qui va arriver technologiquement,
21:39qui sera peu ou prou
21:40assez proche de ce qu'on a aujourd'hui
21:41avec une spécialisation
21:42peut-être plus avancée.
21:44Et Emmanuel ?
21:44Oui, Emmanuel ?
21:45Je voulais rebondir
21:46parce qu'il faut effectivement
21:49être capable de séparer
21:50la vague de l'écume.
21:52Les entreprises américaines
21:53sont très très fortes
21:55en annonces fracassantes.
21:56Ils ont compris comment ça marche.
21:58Ils sont à la veille
22:00de découvrir ce qu'ils appellent
22:02l'AGI,
22:03l'intelligence artificielle générale.
22:05De plus en plus de voix discordantes
22:07commencent à dire
22:07que ça ne va pas être le cas
22:08avec les monnaies de l'actuel
22:09qui vont déplafonner.
22:10Il y a la vague agentique maintenant.
22:11Absolument.
22:12Et effectivement,
22:13ces annonces fracassantes
22:15créent un sentiment
22:16d'obsolescence
22:17chez tout le monde,
22:18y compris chez des gens
22:19qui sont très très très forts,
22:20d'être toujours en train
22:21de courir derrière
22:22et de ne pas maximiser
22:24l'impact qui pourrait en avoir.
22:25Et je pense qu'il faut
22:26se mettre en mouvement
22:29avec beaucoup de sérénité
22:30par rapport à ça
22:31et effectivement se dire
22:33l'important c'est d'être
22:34dans cette dynamique,
22:36d'être dans ce mouvement.
22:37Et il y a une dimension
22:38au-delà des process psychologiques
22:42de se dire
22:42comment effectivement
22:43on arrive à faire travailler
22:45les gens individuellement
22:46et collectivement
22:46avec ces nouveaux outils.
22:48Oui, c'est ça.
22:49C'est pouvoir garder
22:51le rythme d'innovation
22:52et puis en même temps
22:53ne pas se laisser éblouir
22:55un peu par ce qui se passe
22:56aux Etats-Unis
22:57ou en Chine.
22:57On ne parle pas du chinois.
22:59Et ne pas se tétaniser
23:00parce qu'on avait vu beaucoup
23:00avec des patrons de PME
23:01qui disaient
23:02mais en fait,
23:03je vais attendre
23:03que la poussière retombe
23:04et que les choses soient
23:06stabilisées, solidifiées
23:06pour me lancer
23:07dans cette démarche-là.
23:08Et c'est la pire des choses.
23:09En fait,
23:10il faut prendre le mouvement.
23:11Le mouvement a débuté.
23:12Encore une fois,
23:13il y a les incréments
23:14ou les progrès marginaux
23:15des modèles aujourd'hui
23:17concernent des fonctions
23:18très très spécifiques.
23:19La réalité,
23:20c'est que la plupart
23:21des cas d'usage
23:22des métiers du tertiaire
23:23et du service
23:24peuvent être adressés
23:25avec des modèles
23:26déjà existants.
23:27Et donc,
23:27le coût de ces modèles
23:29les rend de toute façon
23:30destinés
23:31à vraiment des cas d'usage
23:32extrêmement spécifiques.
23:34Donc, je pense qu'il est temps
23:36de prendre la balle au bon
23:37si je puis dire.
23:39Et surtout,
23:40il ne faut surtout pas avoir peur
23:41de ce sentiment
23:42d'obsolescence,
23:43d'agitation permanente
23:45et encore moins
23:45de ces prophéties
23:46qui, effectivement,
23:47sont essentiellement,
23:49je pense qu'on peut le dire,
23:50à viser marketing.
23:51Les servent à tenir
23:52un discours
23:52qui justifie
23:53les valorisations
23:54complètement dingues
23:55de ces sociétés-là.
23:57J'allais le dire,
23:58aujourd'hui,
23:58alors même si ce n'est pas
23:59de l'IA pur,
24:00mais il y en a beaucoup
24:01chez SpaceX,
24:02voilà, c'est complètement
24:02ce qu'on vit aujourd'hui.
24:04Enfin, on va voir
24:05quels sont les résultats
24:05au final,
24:06mais la valorisation
24:08d'un SpaceX aujourd'hui,
24:09c'est complètement fou.
24:101 800 milliards
24:11pour une entreprise
24:12qui réalise,
24:14je ne sais quoi,
24:14c'est 18 milliards
24:15de chiffres à faire,
24:16enfin, qui a des pertes.
24:17Elle a 90 fois
24:19le revenu en termes de...
24:20Et c'est tout ça
24:21complètement dingue.
24:22Pour l'anecdote,
24:23dans les premiers documents
24:24d'investissement
24:25de OpenAI,
24:26il y avait une clause
24:27qui disait
24:28que les investissements
24:29devenaient caduques
24:30à l'arrivée
24:30de la fameuse AGI,
24:32puisque de toute façon,
24:33on serait dans une société
24:34post-argent.
24:35Donc, en fait,
24:36voilà le type de promesse
24:37de dire, voilà,
24:38on va complètement
24:39révolutionner le travail,
24:40on va révolutionner
24:41le rapport au fait
24:42de l'argent, etc.
24:44On s'aperçoit,
24:45aujourd'hui,
24:46c'est incantatoire.
24:47On va avoir un outil
24:49qui va être aussi important
24:49que peut être l'Internet
24:50ou l'email
24:51ou ce qu'on utilise aujourd'hui.
24:52Il ne viendrait pas
24:53à l'idée d'une entreprise
24:54de ne pas utiliser
24:55les emails aujourd'hui.
24:56Bon, ben Valilia,
24:56c'est pareil.
24:57Il faut l'inclure
24:58dans le stack
25:00des outils qu'on utilise
25:01et voilà.
25:02Et y compris
25:03au point de vue
25:03du citoyen
25:04puisque le but
25:05de ce sommet aussi,
25:06c'est de parler
25:06beaucoup des usages,
25:07des usages pour les entreprises,
25:08des usages pour nous tous.
25:09Mais si on va marquer
25:10une courte pause,
25:11on va revenir ensuite
25:11parler,
25:12j'aimerais bien
25:12qu'on parle aussi
25:13d'éducation,
25:14tout ce qui se transforme
25:15dans l'enseignement.
25:17Reparlez,
25:17bien entendu,
25:18on est dans la région
25:18des Hauts-de-France
25:19donc voir tout ce qui peut être
25:20fait aussi dans les régions.
25:23Voilà,
25:23les experts de l'IA
25:24depuis Lille,
25:25le grand sommet de l'IA
25:27c'est à Lille,
25:27c'est en direct.
25:28On se retrouve dans un instant
25:29sur BFM Business.
25:36Débat et controverse
25:37sur BFM Business.
25:39Les experts de l'IA
25:41Frédéric Simotel.
25:44Allez,
25:44les experts de l'IA
25:45c'est reparti
25:45depuis le sommet
25:46IA de Lille.
25:48Un grand sommet,
25:49c'est l'acte 2 finalement.
25:50Vous avez tous en mémoire
25:52le sommet de Paris
25:53en février 2025
25:54où il y a eu aussi
25:55beaucoup de monde.
25:56Eh bien là,
25:56on est dans cet acte 2
25:57mais ça se déroule
25:58ici à Lille
25:59dans les Hauts-de-France.
26:00Alors pourquoi
26:00les Hauts-de-France ?
26:01Parce qu'il y a
26:02beaucoup de choses
26:02à montrer ici.
26:03On est au sein
26:04de RAT Technologie
26:05qui est un pôle d'entreprise,
26:06des start-up,
26:07des entrepreneurs,
26:08des écoles d'ingénieurs.
26:09C'est vraiment
26:10tout le dynamisme
26:11autour de la technologie,
26:12de l'innovation
26:13mais aussi
26:13de l'intelligence artificielle.
26:16Et puis on parle
26:16beaucoup des Hauts-de-France
26:17depuis quelques jours
26:18parce qu'à Chaux-de-France,
26:19Sauvebank a annoncé
26:20cet investissement majeur
26:22à 75 milliards
26:23dont une première tranche
26:24de 40-45 milliards
26:25qui serait dédiée
26:26à la construction
26:27de data centers,
26:28de grands centres de calcul
26:29IA ici même
26:30au sein des Hauts-de-France.
26:31On continue notre débat.
26:33Nous aurons Xavier Bertrand,
26:34le président de la région
26:34qui sera là dans un instant
26:35mais nous continuons le débat
26:37avec Emmanuel Davy,
26:37président de la Cité de l'IA,
26:38Romain Rivaton, CEO de Stonehall
26:40et Emmanuel Durand,
26:41président du directoire
26:42d'Eurotechnologie.
26:44On a parlé
26:45un peu emploi,
26:46on a parlé souveraineté
26:48avec vous.
26:50J'aurais aimé,
26:51Romain,
26:51qu'on revienne un peu
26:52sur les coûts
26:53parce que là,
26:54il y a vraiment,
26:54on parlait de token maxing
26:55tout à l'heure
26:56mais on sent
26:57qu'il y a quelque chose
26:58qui est en train de se passer.
26:59Dans le grand public,
27:00on a entendu Google
27:01qui disait
27:02je baisse mes abonnements
27:03pour essayer d'attirer
27:04davantage de gens
27:05vers des solutions d'IA.
27:06Là, OpenAI qui pour les entreprises
27:08a baissé ses coûts,
27:10qu'est-ce qui se passe à son groupe ?
27:12Et Sal Maltman qui a dix jours
27:14a reconnu que la question,
27:15la préoccupation des coûts
27:16devenait un sujet
27:17chez les clients d'OpenAI
27:19alors que ça ne l'était pas
27:20chez les clients entreprises,
27:21les grands clients,
27:22les gens qui dépensent
27:23plusieurs millions par an
27:24auprès d'OpenAI
27:25et que ça commençait
27:26à devenir un sujet.
27:27Donc on voit ce sentiment monter,
27:30c'est un peu la question
27:30que j'évoquais,
27:31c'est-à-dire que les gens
27:32ont beaucoup testé,
27:33ont vu des outils magnifiques
27:35et puis à un moment,
27:36on fait le rapport
27:37après le test,
27:38on regarde ce que ça rapporte
27:40et ce que ça coûte.
27:41Ça s'appelle le ROI,
27:41le retour sur investissement
27:43quand on est un chef d'entreprise.
27:45Et force est de constater
27:46qu'aujourd'hui,
27:47encore une fois,
27:47les modèles à la frontière,
27:49les modèles les plus avancés,
27:50ont des coûts très importants
27:52pour des usages
27:53qui sont parfois
27:54un peu pas limités
27:56parce que les usages sont réels
27:57mais pas suffisamment générateurs
28:00de retours.
28:01Et donc c'est un mouvement
28:02qui, c'est une petite musique
28:04qui monte de plus en plus
28:06aux Etats-Unis.
28:07Alors elle monte au mauvais moment
28:08pour Open Air Anthropique
28:09puisqu'elle monte à quelques mois
28:11avant l'IPO.
28:12Donc c'est sûr que ça fait
28:14un peu frémir.
28:15Et puis il y a une blague
28:16que je vais juste compter
28:17mais qui est de dire
28:18en fait les fabricants de modèles,
28:19ça va devenir des compagnies aériennes.
28:21Les compagnies aériennes,
28:22c'est des investissements énormes,
28:25c'est vital pour l'économie mondiale.
28:26Personne ne penserait
28:27à se séparer d'une compagnie aérienne
28:28et en même temps
28:28ça fait faillite tous les 5 ans
28:29et ça sort 3% de rendement
28:30sur longue période.
28:31Donc il y a cette blague
28:33qui est de dire
28:33voilà, en fait c'est ça
28:34et je pense qu'on arrive
28:36à ce moment
28:37où effectivement
28:38on va se rendre compte
28:38qu'on a une révolution
28:40mais que c'est pas le modèle
28:42de langage étendu
28:43qui en est la révolution
28:44encore une fois.
28:45C'est la façon
28:45dont on utilise ça
28:47dans toutes nos organisations.
28:49Et tout à l'heure
28:49je mentionnais les entreprises
28:50mais je pense qu'une des organisations
28:52qui aurait le plus besoin
28:54et le plus grand usage de l'IA
28:55c'est les administrations.
28:56On a quand même
28:57les administrations
28:57qui pèsent aujourd'hui
28:58quasiment 25% de l'emploi en France
29:00qui représentent quand même
29:01une grande partie
29:02de la valeur ajoutée aussi
29:03et c'est là aussi
29:05où l'IA pourrait faire
29:05des gains absolument gigantesques.
29:07On aura l'occasion
29:08d'en parler avec Xavier Bertrand
29:09le président de la région
29:10de Nouvelle-France
29:10qui nous rejoindra
29:11dans quelques minutes.
29:12La course à l'IA
29:13justement Manuel Davies
29:14c'est...
29:17il y a beaucoup de place
29:18à prendre.
29:19On est un peu focus
29:20sur les grands acteurs
29:21ou même en France
29:22sur des mistrales
29:23on a plusieurs pépites.
29:25Mais non
29:25il y a plein de petits domaines
29:27dans la santé
29:27dans l'industrie
29:28où il y a une façon à prendre.
29:30Cette expression de course à l'IA
29:31elle est un peu trompeuse
29:32en réalité
29:32puisqu'elle donne l'impression
29:33qu'il n'y a qu'une seule compétition
29:34il n'y a que la finale du 100 mètres
29:35pour dire les choses très simplement
29:36alors que si on regarde l'analogie
29:38avec les Jeux Olympiques
29:38il y a des centaines de disciplines
29:39et l'IA c'est la même chose
29:41il y a à la fois
29:41des millions de cas d'usage
29:43il y a des centaines
29:44de technologies possibles
29:45différentes
29:46et donc se laisser enfermer
29:47dans cette expression
29:48la course à l'IA
29:48c'est déjà admettre
29:50une forme de défaite
29:51alors qu'ici à Lille
29:52ici en France
29:53on a des pépites incroyables
29:55dans plein de domaines
29:56qui sont chacune
29:57dans leur domaine
29:57des leaders.
29:58Mais pour vous
29:58qu'est-ce qui manque
29:59pour que justement
30:00on ait ce passage à l'échelle
30:01vraiment
30:02parce que qui dit passage à l'échelle
30:04dit création de valeur
30:05derrière
30:05et voilà
30:06comment on fait
30:07et je poserai la même question
30:08à Emmanuel tout à l'heure
30:09enfin là juste après
30:10comment on fait
30:11pour aller franchir cette étape
30:13et qu'un Mistral
30:14qui n'existait pas il y a 3 ans
30:15commence ça y est
30:16à être une entreprise
30:17de 1000 personnes
30:17et on espère
30:18un plus grand groupe plus tard
30:19c'est la grande question
30:21elle est difficile
30:22mais globalement
30:23c'est la maturation
30:24de l'écosystème
30:24qui va avec la technologie
30:26qui va avec les systèmes
30:27de données
30:27qui va avec la culture
30:28individuelle des personnes
30:29dans les entreprises
30:29qui va avec la culture
30:30des dirigeants
30:31qui va être la refonte
30:32des process
30:32donc c'est vraiment
30:33cette grande transformation
30:34sur laquelle il faut
30:35mettre beaucoup d'énergie
30:36et beaucoup de vision aussi
30:37qui est l'enjeu
30:38qui permettra ce passage
30:39à l'échelle
30:40Emmanuel Durand
30:41sur ce passage à l'échelle
30:42vous avez connu ça en plus
30:43dans vos vies précédentes
30:45d'entrepreneurs
30:46et on rappelle
30:48vous aviez lancé
30:48le bureau de Snapchat
30:49en France
30:50en 2016 absolument
30:52oui donc
30:53ces notions d'hypercroissance
30:54on les voit
30:55elles prennent beaucoup de place
30:57effectivement dans les médias
30:58effectivement
30:59comme le dit Emmanuel
31:00une grande partie
31:03du bruit médiatique
31:04se concentre
31:05sur les modèles eux-mêmes
31:06sur la guerre
31:08effectivement
31:08entre Mistral
31:09Open AI
31:09et puis ils savent
31:10parfaitement communiquer
31:11ce que disait Robin
31:12très très fort
31:13tous pour occuper
31:14le terrain médiatique
31:15il y a
31:18effectivement
31:18comme tu le dis Robin
31:19pour moi
31:21un risque de commoditisation
31:22de ces actifs
31:23qui fera qu'en fait
31:24le vrai enjeu
31:26c'est
31:26comment s'en saisir
31:27quel que soit le modèle
31:28finalement
31:29de manière à créer
31:31un maximum
31:31d'impact
31:32et
31:34d'aider à faire
31:36construire
31:36des nouvelles entreprises
31:37on le voit
31:38chez Euratechnologie
31:39une grande partie
31:40des nouvelles entreprises
31:41aujourd'hui
31:41nativement
31:42vont utiliser ces outils
31:44de manière à gagner
31:4510-20%
31:46mais parfois aussi
31:47c'est des multiples
31:48en termes de productivité
31:49notamment sur la création
31:50de code par exemple
31:51on le voit aujourd'hui
31:52un seul chef de projet
31:53peut avoir en parallèle
31:55beaucoup plus
31:56de projets
31:57de
31:57de
31:58de
31:59de développement
31:59qu'auparavant
32:01donc là
32:01il y a
32:03un réel
32:03atout
32:04en fait
32:05de l'IA
32:05sur
32:06ce qui nous concerne
32:07nous ici
32:07qui est l'innovation
32:08et qui peut être perçu
32:09parfois comme une menace
32:10par les entreprises installées
32:11parce qu'effectivement
32:12l'enjeu d'implémenter ça
32:14dans des structures existantes
32:15est beaucoup plus complexe
32:16que de créer
32:18ex nihilo
32:19il faut changer l'organisation
32:20absolument
32:21et donc quand vous n'avez pas
32:21d'organisation
32:22finalement
32:22c'est plus facile
32:23et les investissements
32:24voilà
32:25ce que j'imagine
32:26parce que c'est aussi
32:27l'un des moteurs
32:29l'un des carburants
32:30pour cette innovation
32:31ici
32:33Ratechnogy
32:34on arrive à attirer
32:35des fonds d'investissement
32:36alors j'imagine peut-être
32:38allemand
32:38enfin nordique
32:39on est effectivement
32:40à un baril centre
32:42du corridor
32:43de l'Europe du Nord
32:44on le sait
32:45une heure et demie
32:46de Londres
32:47une heure de Paris
32:4730 minutes de Bruxelles
32:48on sait que
32:49la caractéristique
32:51de beaucoup de ces écosystèmes
32:52sur cette côte
32:53c'est d'être
32:54des écosystèmes
32:55qui sont relativement petits
32:57et entourés
32:57par des grands voisins
32:58qui sont très
32:59semblables
33:00un peu
33:00à ce que peut vivre
33:01la métropole liloise
33:03et la région
33:03et qui
33:04donc sont très sensibles
33:06aussi à ce qu'on peut
33:06mettre ensemble
33:07et en commun
33:07et nous on voit
33:09qu'effectivement
33:10il y a une capacité
33:11à attirer
33:12et à être identifié
33:14comme un nœud
33:15de réseau
33:16sur ces éléments là
33:19Xavier Bertrand
33:19bonjour
33:20merci d'être avec nous
33:21je rappelle
33:21vous êtes président
33:22de la région
33:23des Hauts-de-France
33:25donc magnifique événement
33:26et ici
33:27aujourd'hui à Lille
33:29data center
33:29énergie
33:30une géographie
33:31on dit
33:31un barycentre
33:32au centre de l'Europe
33:34les talents
33:35ils sont là
33:36tous les atouts
33:36de votre région
33:38et comment faire
33:39justement pour
33:39j'allais dire
33:40passer à l'échelle
33:41et aller encore plus vite
33:42dans cet univers
33:43là où l'innovation
33:44est galopante
33:45et où les autres
33:46ne nous attendent pas
33:47comment réussir ?
33:48en faisant maintenant
33:49l'IA pour tous
33:51là on est avec l'IA
33:52elle est avec nous
33:53elle est là avec nous
33:55l'enjeu
33:56à partir de ce sommet
33:57international
33:58c'est que ce soit
33:58vraiment l'IA
33:59pour tous
34:00pour toutes les entreprises
34:02quelle que soit
34:03la taille
34:03et le secteur d'activité
34:05et pour tout le monde
34:06on a vu avec le sondage
34:07pour les jeunes
34:08comme pour les toujours jeunes
34:09que ce soit pour
34:11les lycéens
34:12les collégiens
34:13les étudiants
34:14les chercheurs
34:15soit pour les agents
34:16publics
34:17comme les salariés
34:17et les privés
34:17mon obsession
34:18c'est que ce soit
34:20une IA
34:20qui soit sûre
34:21et qui nous permette
34:23aussi
34:23qu'il n'y ait pas
34:24de différence
34:25de creusement
34:26des inégalités
34:27sur ces sujets là
34:28c'est mon enjeu
34:29c'est mon défi
34:30c'est ma responsabilité
34:32responsable politique
34:32c'est que ce soit
34:33vraiment une IA
34:34pour tous
34:34mais vous l'avez dit
34:35tout à l'heure
34:35ça correspond aussi
34:36à une autre volonté
34:37j'ai un principe
34:38jamais tous mes oeufs
34:40dans le même bannier
34:41il y a bien évidemment
34:42la réussite
34:43on le sait bien
34:43des batteries électriques
34:44dans la région
34:45mais ce que j'ai vu
34:46avec le sommet mondial
34:47c'est qu'il y avait
34:47une résonance assez populaire
34:49où les gens se disaient
34:50ça a l'air compliqué
34:51mais c'est déjà là
34:53et on a le sentiment
34:54qu'il ne faut pas passer
34:55à côté
34:55et d'où l'idée
34:56d'avoir justement
34:57tout cet enjeu
34:58avec ce sommet international
34:59mais vous savez qu'au-delà
35:01de ce sommet aujourd'hui
35:02il y aura dans la semaine
35:04qui vient
35:04plus de 340 opérations
35:08dans tous les départements
35:10dans le monde de la culture
35:11dans le monde associatif
35:12dans le monde
35:13le festival de l'IA
35:13exactement
35:14340 opérations
35:15et c'est là tout l'enjeu
35:17mais je n'oublie pas
35:17aussi une chose
35:18c'est qu'on a un effort
35:20pardon
35:20un devoir de pédagogie
35:22sur la question
35:24des data centers
35:24de montrer que
35:26les data centers
35:27c'est mille fois mieux
35:28pour ne pas dire incontournable
35:29de les avoir chez nous
35:31plutôt que dans d'autres pays
35:32que les data centers
35:33ne sont pas
35:34des grandes boîtes vides
35:35qui consomment de l'énergie
35:36et du terrain
35:37avec personne à l'intérieur
35:38où il y aurait une personne seulement
35:40qui allume le matin
35:41et qui éteint le soir
35:41c'est à dire
35:42qu'il y a des centaines
35:43et des centaines de personnes
35:44que l'énergie fatale
35:46qui est produite
35:46est réinjectée
35:47dans les réseaux de chaleur
35:48et que derrière
35:49c'est de la création de richesses
35:51et c'est un potentiel
35:52pour nos entreprises
35:53à nous
35:54on a ce devoir
35:55de transparence
35:55et de pédagogie
35:56tout à l'heure
35:57Robin Rivaton
35:58on disait aussi
35:58aux administrations
35:59de prendre le pli
36:00aussi de l'IA
36:02et on le voit tous les jours
36:05personnellement
36:05on ne va pas rentrer
36:06évidemment dans ce débat
36:07autour de la justice
36:08mais quand j'entends
36:10la justice
36:10on est débordé
36:11j'ai entendu personne dire
36:13mais pourquoi on n'utilise pas
36:14des outils
36:14d'intelligence artificielle
36:15j'ai pas du tout entendu ça
36:16mais voilà
36:17je prends cet exemple là
36:18mais il y en aurait beaucoup d'autres
36:19je le fais à la région
36:20je le fais à la région
36:21parce que vous savez
36:22quand on prend des délibérations
36:23c'est aperçu
36:24qu'on avait plus d'un millier de personnes
36:25qui à la région
36:27étaient d'une façon ou d'une autre
36:28impliquées dans ce processus
36:29je peux vous dire
36:30qu'avec l'intelligence artificielle
36:31ça change les choses
36:32d'autre part
36:33j'ai des agents
36:33qui sont chargés de vérifier
36:35comme on dit
36:35la complétude des dossiers
36:36est-ce que les dossiers
36:37sont bien remplis
36:38par les communes
36:39pour faire les dossiers
36:39et là on s'aperçoit
36:41avec l'intelligence artificielle
36:42que mes agents
36:43non seulement
36:43n'ont plus les tâches
36:44les plus fastidieuses
36:45mais en plus
36:46ont du temps
36:46pour apporter un regard
36:48humain
36:49apporter un conseil
36:50notamment aux maires
36:50ça change tout
36:51et je vous cache pas
36:52qu'au début
36:53je m'étais dit
36:53on va mettre le paquet
36:54sur l'IA
36:55quelle va être la réaction
36:56la réaction était géniale
36:57alors en revanche
36:58c'est vrai que j'y accorde
37:00beaucoup d'importance
37:01c'est le dialogue social
37:02le dialogue social technologique
37:04d'expliquer les choses
37:05aux agents
37:06mais aussi
37:07aux managers
37:08mais aussi
37:09aux organisations syndicales
37:10de façon à leur montrer
37:12qu'on fait pas ça
37:12dans leur dos
37:13et que c'est transparent
37:14et c'est vrai que chez nous
37:16on va avoir une modification
37:17des métiers
37:18mais avec des agents
37:20qui se disent
37:20ce qui était le moins emballant
37:22j'ai moins à le faire
37:23et par contre
37:23le contact
37:24ça je veux peut-être
37:25avoir plus de temps pour ça
37:26ça
37:27c'est important
37:29de faire comprendre
37:31parce que cette IA
37:32elle frappe
37:33elle frappe
37:33tout le monde
37:34y est confronté
37:35ça va être
37:37moi je dis même
37:37que des plombiers
37:38pourront être confrontés
37:39un jour
37:39avec des petits robots
37:40manipulateurs
37:41qui vont venir
37:41et qui auront
37:42une certaine intelligence
37:43jusqu'à
37:44même des dirigeants
37:45parce que certains dirigeants
37:46disent mais oui
37:46je conseille une IA
37:47même à Marc Zuckerberg
37:49en a parlé
37:50et ça c'est quelque chose
37:51parfois on a du mal
37:53à le saisir
37:54c'est un peu comme
37:55le téléphone portable
37:55sur une autre technologie
37:57on en a tous un
37:57dans notre poche
37:58l'IA elle va arriver
37:59dans tous les métiers
38:00vous l'avez dit très justement
38:01le plombier pourra faire
38:02des devis
38:03il pourra gérer ses factures
38:04avec l'IA
38:04donc ça concerne tout le monde
38:06je voulais rebondir
38:07aussi sur un élément
38:08c'est une citation
38:09de Jean Fourastier
38:10qui est un économiste
38:11qui avait étudié
38:12la transformation industrielle
38:13il a dit quelque chose
38:14qui est vrai aussi pour l'IA
38:15qui est que
38:16la technologie
38:18amène l'homme
38:19à se spécialiser dans l'humain
38:20et je pense qu'il ne faut pas
38:21perdre de vue
38:21cet élément fondamental
38:23qui est vrai aussi
38:23pour l'intelligence artificielle
38:25pardon
38:26Robin
38:27sur justement ce sujet
38:29que l'IA doit être
38:30dans notre quotidien
38:31qu'on soit dirigeant
38:32qu'on soit patron
38:33d'une start-up
38:34qu'on soit
38:35voilà
38:36ou employé
38:37dans une administration
38:38l'une des particularités
38:40de la révolution
38:40de l'intérieur artificiel
38:41c'est qu'elle a débuté
38:42par les ménages
38:43plutôt que par les entreprises
38:43et ça c'est assez inédit
38:44la micro-informatique
38:46les téléphones portables
38:47internet
38:48ont commencé par les entreprises
38:49parce que c'était
38:50des objets
38:50qui coûtaient très cher
38:51et sont arrivés
38:52chez les ménages ensuite
38:53la mise en ligne
38:54de ChatGPT
38:55le 30 novembre 2022
38:56a commencé par les ménages
38:58avant les entreprises
38:58et donc c'est une révolution
39:00qui en elle-même
39:01est déjà beaucoup plus
39:03individuelle
39:03que les précédentes
39:06la question
39:07on l'a déjà dit
39:07c'est maintenant
39:08comment faire en sorte
39:08que le déploiement
39:09soit dans les entreprises
39:11c'est pas pour rien
39:12que Open Air et Anthropik
39:13ont créé
39:14leurs deployment companies
39:15récemment
39:16c'est pas pour rien
39:16que Mistral
39:17met des forward deployment engineers
39:19à disposition
39:20des grands groupes
39:20qui conseillent
39:21et demain en fait
39:22il faudrait avoir
39:22une dizaine
39:23ou une quinzaine
39:24d'entreprises
39:24qui ne font que ça
39:26que du déploiement
39:27au sein des organisations
39:27et je pense que
39:28ce que disait Xavier Bertrand
39:29va aussi jouer
39:30c'est pas seulement
39:31aujourd'hui
39:31les forward deployment engineers
39:33ils ont une vision
39:34très mathématique
39:36des choses
39:36ils vont créer
39:37une ontologie
39:37donc un modèle
39:38de relation
39:38entre les données
39:39et ils vont faire
39:40en sorte que ça marche
39:40mais en fait
39:41ce que capture pas
39:42l'ontologie
39:42ce que capture pas
39:43la matrice de relations
39:44c'est qu'il y a des humains
39:45et les humains
39:46les relations entre les humains
39:47ça on les capture pas
39:48dans le modèle
39:49les humains
39:49ils ont besoin d'être cajolés
39:50ils ont besoin d'être rassurés
39:52ils ont besoin de
39:52parfois ils s'aiment pas
39:53entre eux
39:53parfois ils sont fatigués
39:55parfois ils sont stressés
39:56et donc pour moi
39:57le complément
39:58qui va arriver assez vite
39:59dans ces modèles
40:00de forward deployment engineers
40:01c'est des gens
40:02qui vont avoir
40:02un côté extrêmement humain
40:04en droit social évidemment
40:05parce que c'est des enjeux
40:06qui sont importants
40:06mais aussi vraiment
40:07quasiment psychologie
40:08c'est à dire
40:09je comprends un individu
40:10et je comprends
40:11comment l'individu
40:12interagit avec les autres
40:13et donc très rapidement
40:14en fait
40:14on va avoir cette couche
40:15de gens extrêmement
40:17on dit souvent
40:18les études de psycho
40:19savent pas à grand chose
40:19aujourd'hui
40:20mais je pense qu'au final
40:21il y a un débouché
40:22absolument énorme
40:23parce que pour qu'une organisation
40:25puisse se transformer durablement
40:26ça sera évidemment
40:27la compréhension
40:28des flux de données
40:28à l'intérieur de l'organisation
40:29mais ça sera la compréhension
40:31des relations humaines
40:32entre les individus
40:33au sein de l'organisation
40:34Emmanuel, oui ?
40:35ce déploiement de l'IA
40:37par les ménages
40:37est assez intéressant
40:38parce qu'on parle toujours
40:39de l'enjeu
40:40d'arriver à faire entrer
40:42l'IA dans l'entreprise
40:43on n'a probablement pas mesuré
40:45le nombre de gens
40:46qui utilisaient l'IA
40:47secrètement
40:48dans leur travail
40:49et le shadow AI
40:50comme on l'appelle
40:50en ayant peur
40:51de se faire attraper
40:52et en faisant
40:53leur propre gain
40:53de productivité eux-mêmes
40:55pour pouvoir
40:55je ne sais pas
40:56aller à la plage peut-être
40:56mais en tout cas
40:58il y a peut-être
40:59deux discours en fait
41:00sur les peurs
41:01et les enjeux
41:02liés à l'adoption de l'IA
41:04parce qu'effectivement
41:04c'est un outil
41:05qu'on a tous très rapidement
41:07on l'a compris
41:08à titre individuel
41:09ce que ça pouvait
41:09nous apporter
41:10très rapidement en fait
41:11moi ce que je dis
41:12à mon dirigeant
41:13il me dit
41:14tu fais quoi
41:14de tout ce temps gagné
41:15en fait je fais
41:16ce que je ne faisais pas avant
41:17mais je ne te le disais pas
41:18voilà c'est un peu
41:19une façon de parler
41:21de tout ça
41:21ça veut dire aussi
41:22Xavier Bertrand
41:23il faut aller
41:24on passe le bac
41:25les jeunes passent le bac
41:26ce matin
41:26je crois que c'est des maths
41:27ce matin
41:28des mathématiques
41:31il faut aussi
41:32se plonger aussi
41:32dans l'éducation
41:34dès le primaire
41:35il va falloir intégrer
41:37tout ça
41:38cette transformation
41:39ça c'est l'un des enjeux
41:40principaux
41:41on n'a pas le droit
41:41de prendre de retard
41:42et le sondage des labs
41:43était très intéressant
41:44qui montre que quasiment
41:45deux tiers des français
41:47veulent
41:47que l'IA
41:48rentre à l'école
41:49alors encore une fois
41:50pas n'importe comment
41:51il y a l'enjeu des élèves
41:52il y a l'enjeu des professeurs
41:54et je vous le dis
41:55on lance une opération
41:56dans la région
41:57pour que
41:58les professeurs
41:59qui le souhaitent
42:00puissent passer
42:00un diplôme universitaire
42:02en la matière
42:03et la région
42:04prendre en charge
42:05les frais d'inscription
42:06alors on va commencer
42:07dès la rentrée 26
42:08je souhaite déployer
42:09ça au maximum
42:10en lien avec le ministère
42:11de l'éducation
42:12mais là où ça va être
42:14très important
42:14pour les professeurs
42:15c'est de bien montrer
42:16comment les jeunes
42:17avec l'IA
42:18vont garder leur personnalité
42:19vont garder aussi
42:21cette main mise
42:22sur l'IA
42:22il s'avère que
42:23je suis toujours
42:25enseignant
42:25vous l'utilisez vous-même
42:27l'IA
42:28vous l'utilisez au quotidien
42:29peu
42:30peu
42:30peu
42:31je ne suis pas du tout
42:32à résister
42:32mais je veux vraiment
42:34qu'on développe
42:35cette IA pour tous
42:35mais à titre personnel
42:36peu encore
42:38mais ça va bien évidemment
42:39que ça va arriver
42:39et je le dis
42:40parce que je suis aussi
42:41enseignant
42:41j'adore cette transmission
42:42et j'essaye de montrer
42:44aux étudiants
42:44combien il est important
42:46pour eux
42:46de ne jamais se fier
42:47à une seule source
42:48mais surtout
42:49de continuer à montrer
42:50leur personnalité
42:51pour qu'ils puissent
42:52justement marquer
42:53leur différence
42:54et je pense que
42:55c'est foncièrement possible
42:55là où on a
42:56un véritable enjeu
42:57c'est qu'aujourd'hui
42:59vous le verrez
42:59on a voulu avoir
43:00des gens qui
43:02aiment l'IA
43:03sont pour l'IA
43:04et d'autres
43:05qui se posent des questions
43:06et il y a notamment
43:07ce débat en fin de matinée
43:08auquel participera Robin
43:09et d'autres intervenants
43:11notamment comme Chloé Morin
43:12qui vont donner
43:13un peu différentes palettes
43:14de rapport à l'IA
43:15j'ai pas voulu
43:16que ce soit
43:17monocoleur
43:17sur la question
43:18parce qu'il y a des questions
43:19clés qui se posent
43:19mais c'est vrai aussi
43:20que quand on a
43:21des penseurs
43:22des chercheurs
43:22des gens qui ont un temps
43:23d'avance comme Robin
43:24ça nous permet
43:25de nous poser des questions
43:26et ça c'est quelque chose
43:28d'essentiel aujourd'hui
43:29parce que je crois
43:30que vous devez nous quitter
43:30d'ici 2-3 minutes
43:33on a les présidentielles
43:34qui arrivent
43:35je pense qu'on en parle
43:37beaucoup aussi
43:38malgré toute cette actualité
43:40c'est un sujet
43:41qui doit être important
43:42vous dites
43:42vous êtes très peu utilisateur
43:44je crois qu'on a entendu
43:44Edouard Philippe
43:45qui le disait aussi
43:45mais il faut vraiment
43:46mettre cet IA au cœur
43:47alors évidemment
43:47tout le monde
43:48on a en tête les retraits
43:49enfin voilà
43:50il y a plein de sujets
43:50mais on sent qu'il y a quand même
43:52beaucoup de bouleversements
43:54dans la société
43:54il faut le mettre au cœur
43:55des débats aussi
43:56je suis convaincu
43:57je suis convaincu
43:57c'est la raison pour laquelle
43:58j'ai voulu qu'on ait ce sommet
44:00le festival
44:00et on va engager
44:01une action de longue à l'aide
44:03permanente dans la région
44:05mais je vais même plus loin
44:06je suis convaincu
44:07que le prochain président
44:09devra vraiment
44:10préparer le pays
44:11à cette vague
44:12qu'est l'intelligence artificielle
44:13et pardonnez-moi
44:14parce que le rôle du politique
44:16c'est d'anticiper
44:17c'est aussi de préparer le pays
44:19à la vague de l'IA
44:20et de la robotique
44:21qui ne sera pas
44:22tout à fait
44:23le même calendrier
44:24mais qui va arriver également
44:26parce qu'on est dans une course de vitesse
44:27et si on veut que les français
44:29continuent à croire à l'IA
44:30et à vouloir en quelque sorte
44:32la maîtriser
44:33il va bien falloir leur montrer
44:34que nous devons nous
44:35avoir une obligation
44:36sur la formation
44:37et sur les nouveaux emplois
44:39que nous devons créer
44:40et pour ça il y a de la formation
44:41sur la formation professionnelle
44:43dans la région
44:43sur ce que gère la région
44:44je pense que dès l'an prochain
44:46on sera avec un potentiel
44:47de 25 000 personnes
44:48à former en la matière
44:49et on met en place
44:50un fonds
44:51de 100 millions d'euros
44:53pour justement
44:54les PME
44:55de la région
44:56pour pouvoir les former
44:57moi j'ai cette responsabilité
44:58d'être engagé
44:59dans cette course de vitesse
45:00pour montrer
45:01qu'il y aura des changements
45:02et qu'il y a aussi
45:03des opportunités
45:04Merci Xavier Bertrand
45:05on va vous libérer
45:06merci infiniment
45:07d'avoir été avec nous
45:07président de la région
45:08des Hauts-de-France
45:09on vous laisse déconnecter
45:10tous les câbles autour de vous
45:11merci encore
45:12d'être venu sur ce plateau
45:13et on poursuit justement
45:14avec nos
45:18débriefeurs du jour
45:18nos experts de l'IA
45:20Emmanuel Lévy
45:21donc président de la cité de l'IA
45:22Emmanuel Durand
45:23président du comité
45:25du directoire de la technologie
45:26et Robin Rivaton
45:27CEO de Stonal
45:28Xavier Bertrand
45:29on vient de le citer à l'instant
45:29la robotique
45:31on parle beaucoup
45:31de la physical AI
45:32c'est la prochaine étape
45:34est-ce que
45:34voilà citer de l'IA
45:35on commence à voir
45:36je crois qu'il y aura
45:37des démonstrations
45:37d'un robot humanoïde
45:39ici aujourd'hui
45:40on voit cette révolution arriver
45:42on a vu que Renault
45:43va en intégrer 350
45:46avec une entreprise française
45:47Wondercraft
45:47et d'ailleurs
45:48on aura dans
45:49Tech & Co Business
45:50Eric Marshall
45:50de Renault
45:51qui va en parler de tout ça
45:52c'est important aussi
45:53cette robotique
45:54il ne faut pas la laisser
45:54non plus aux Chinois
45:55qui sont en train
45:56d'avancer très vite
45:57dans le domaine
45:57totalement
45:58les Chinois ont pris
45:59une très forte avance
46:00sur cette robotique
46:01mais on a aussi
46:01fort heureusement
46:02dans les Hauts-de-France
46:03aussi des universitaires
46:04des entreprises
46:05qui sont avancées
46:06on parlait d'ExoTech
46:06tout à l'heure
46:07l'enjeu maintenant
46:08c'est rentrer dans l'usine
46:10alors il y a un premier
46:11il y a une première étape
46:12à franchir
46:12c'est de récupérer les données
46:13et ça ça va être
46:14c'est un vrai sujet
46:15puisque les robots
46:16évidemment ils ont besoin
46:17de savoir dans quel environnement
46:18ils évoluent
46:19et aujourd'hui
46:19il y a vraiment un point
46:20de travail des industriels
46:22sur la capacité
46:23à capter les données
46:23qui sont aujourd'hui
46:24dans les automates
46:24dans les machines
46:25mais dès que cette étape
46:26sera franchie
46:27alors là c'est
46:27d'immenses possibilités
46:29qui leur sont offertes
46:29pour automatiser
46:30pour aller plus vite
46:31pour grandir en productivité
46:32comme le disait Robin
46:33tout à l'heure
46:33donc là on a une nouvelle
46:34révolution qui arrive
46:37Emmanuel Durand
46:37sur les 2000 projets
46:39entrepreneuriaux
46:39qui ont été entrepris
46:40depuis 2009
46:41aujourd'hui je crois
46:42que c'est 600 entreprises
46:43résidentes ici
46:44absolument
46:44on commence à voir arriver
46:45cette robotique
46:47cette robotique IA
46:48non c'est le début
46:50et puis concernant la robotique
46:51on se concentre
46:51sur ce qu'on voit
46:52c'est à dire le hardware
46:54il ne faut pas oublier
46:55la couche importante
46:56du software
46:57c'est à dire
46:57tous les robots
46:59qu'on voit aujourd'hui
46:59ne sont pas autonomes
47:00ils ont des manipulateurs
47:03derrière
47:04des brylonitistes
47:05en fait
47:05qui les font marcher
47:06on le voit aujourd'hui
47:08il y a des créations
47:08d'entreprises en France
47:09comme Ami Labs
47:10de Yann Lequin
47:10qui développent des modèles
47:12qu'on appelle les world models
47:13qui permettent
47:13de comprendre
47:14d'avoir une compréhension spatiale
47:16beaucoup à partir
47:17de vidéos
47:19et qui est une différence
47:20pas de niveau
47:21mais de nature
47:21par rapport au modèle
47:22de langage actuel
47:23donc en fait
47:23on le voit
47:25concernant la robotique
47:26il n'y a pas que
47:28les joints
47:30ou des robots
47:30ou des robots qui font
47:31des sauts pérus
47:31absolument
47:32donc en fait
47:33sur ces sujets là
47:34je pense que
47:35la France
47:36l'Europe
47:36la région
47:36évidemment
47:37a des choses à jouer
47:38puisque les barrières
47:39à l'entrée
47:39sont moins élevées
47:40que dans la capacité
47:42à créer effectivement
47:42une usine
47:43où les investissements
47:44chinois ont montré
47:45qu'ils étaient
47:45extrêmement efficaces
47:46on a
47:47justement
47:48c'est ça
47:48la prochaine évolution
47:49de l'IA
47:50Robert et Biaton
47:50comment vous percevez
47:52justement
47:52cette robotique
47:53qui
47:54encore une fois
47:55on se concentre
47:56sur les robots
47:56humanoïdes
47:57parce que c'est
47:57toujours impressionnant
47:58mais voilà
47:58c'est des bras articulés
47:59ça peut être
48:00plein de choses
48:00c'est de la computer vision
48:01il y a beaucoup de choses
48:02derrière cette robotique
48:03oui alors
48:04la robotique industrielle
48:05existe depuis 40 ans
48:06et est très très optimisée
48:08déjà
48:09avant les robots humanoïdes
48:10on a des
48:11des grands fabricants
48:13qui font des choses
48:14exceptionnelles
48:15le sujet
48:16je pense ça a été dit
48:16le robot lui-même
48:17va comme le modèle
48:18de langage étendu
48:19se commoditiser demain
48:21c'est à dire que
48:21le fabricant d'actuateurs
48:23qui permet de faire
48:24tourner un bras
48:24ça sera un produit
48:26qui va devenir
48:26de plus en plus
48:27cheap entre guillemets
48:29le sujet
48:30c'est encore une fois
48:30l'intégration
48:31de ces outils
48:33parce que ce ne sont
48:34jamais que des outils
48:35dans des processus réels
48:36et demain
48:37c'est quoi
48:38ça veut dire
48:38un hôtelier
48:39un hôtelier
48:40avec son hôtel
48:41avec les contraintes
48:43des couloirs
48:43des escaliers
48:44comment il fait en sorte
48:46qu'il ait un robot
48:46qui vienne plier
48:47du linge
48:48ou ramasser des serviettes
48:51et les remettre
48:51sur le porte-serviettes
48:52et bien ça
48:53c'est vraiment ce sujet
48:54entre la connexion
48:55entre l'environnement
48:56et le robot
48:57le robot il va l'acheter
48:58chez un fabricant
48:59X, Y, Z
49:00il achètera un prix
49:01qui est un prix industriel
49:02qui va déflatter
49:03au fil du temps
49:04mais la question
49:04de l'intégration
49:05de ce robot
49:07dans son processus
49:08de se dire
49:08ici le robot
49:09il ne sert à rien
49:10et il faut plutôt
49:11que je garde
49:11plutôt un processus humain
49:13parce qu'il ne sait pas
49:15bien faire ce processus là
49:16ou alors moi
49:16j'ai un niveau de qualité
49:17que je veux exceptionnel
49:18et le robot
49:19il ne travaille pas
49:19un niveau de qualité exceptionnel
49:21et donc en fait
49:21je ne vais pas prendre un robot
49:22mais je vais garder un humain
49:23toutes ces réflexions là
49:26pour moi
49:26c'est vraiment là
49:27où se situe la valeur
49:28et il ne faut pas avoir peur
49:30en se disant
49:30oui il y a Unitri
49:31oui il y a Agibot
49:32oui il y a peut-être
49:33demain Tesla
49:34et Optimus
49:35et on est moins
49:36on est plus petit
49:37en Europe
49:38sur ces sujets là
49:38mais encore une fois
49:39le sujet
49:40c'est celui
49:40de l'intégration
49:41la capacité
49:42à recombiner
49:43les processus
49:44de production
49:45en fonction
49:46d'un environnement
49:47qui existe
49:47des besoins de clients
49:48qui existent
49:49et qui ne sont pas les mêmes
49:50de Paris à Shanghai
49:51et de Paris à Boston
49:52ça c'est vraiment
49:53cette anticipation
49:54qu'il faut avoir
49:55Emmanuel Levy
49:55je discutais l'autre jour
49:56avec une entreprise
49:57qui me disait
49:57voilà nous on avait
49:58une dizaine de personnes
49:59qui s'occupaient
50:00des notes de frais
50:01dans un très grand groupe
50:02des notes de frais
50:02dans l'entreprise
50:04qui checkaient
50:04les notes de frais
50:05alors ça c'est peu à peu
50:07automatisé
50:08mais voilà
50:09ils étaient quand même là
50:10parce que le computer vision
50:11ne marchait pas forcément bien
50:12là maintenant
50:14il n'y a plus que deux personnes
50:15ça veut dire que les huit autres
50:16il a fallu le retrouver
50:17et ils disent
50:18on n'a pas assez anticipé
50:20bon ça s'est fait
50:20un peu dans la douleur
50:21il n'y a pas eu
50:22de suppression de poste
50:24mais justement
50:24c'est ça
50:25où on a encore du mal
50:26aussi
50:26alors ça fait partie
50:27des actions qu'on mène
50:28à la Cité d'IA
50:29c'est d'accompagner
50:30la réflexion des ressources humaines
50:31justement sur ces projections
50:32des évolutions
50:33et je pense qu'il est important
50:34de rappeler
50:34qu'il y a au moins
50:36trois compétences
50:36que l'IA n'aura pas
50:37la première
50:38c'est la véritable créativité
50:39et donc si vous avez
50:40une activité créative
50:42vous ne pourrez jamais
50:42mettre de l'IA
50:43pour vous remplacer à 100%
50:44la pensée critique
50:45donc est-ce que c'est bien
50:46c'est pas bien
50:46et puis la pensée
50:47déontologique et éthique
50:48et ça évidemment
50:49la technologie aujourd'hui
50:50ne peut pas se substituer
50:51à l'humain
50:51ce qui fait que
50:52pour vous donner un chiffre
50:53qu'on a observé récemment
50:54sur un cas d'usage
50:55une équipe d'administration
50:56des ventes
50:56qui fait des devis
50:57l'IA permet de gagner
50:5970% sur la réalisation
51:00de chaque devis
51:01or on constate
51:02qu'au niveau de l'équipe
51:03qui ne fait que ça
51:04on gagne seulement 16%
51:05pourquoi ?
51:06parce qu'il y a
51:06toutes ces autres tâches
51:07qui sont invisibles
51:08et qui en fait
51:09font la réalité du métier
51:11c'est pas juste
51:11certaines tâches
51:12un métier
51:12c'est beaucoup plus que ça
51:13c'est plus complexe
51:14et donc l'IA le met en lumière
51:16Xavier Bertrand disait
51:17que toute la semaine
51:18va se dérouler
51:18dans les Hauts-de-France
51:19pas mal de choses
51:19à la Cité de l'IA
51:20lundi il y a pas mal de choses
51:21alors effectivement
51:22lundi on a un grand événement
51:23le Tech & Business Day
51:25de la Cité de l'IA
51:26qui aura lieu toute la journée
51:27à la Cité des Échanges
51:28à Marc-en-Barreul
51:28et qui permettra
51:29d'entendre plus de 60 témoignages
51:30d'entreprises
51:31qui ont fait des choses
51:32dans leurs entreprises
51:33donc c'est vrai
51:34c'est du concret
51:34et c'est du très condensé
51:36donc ce sera une belle journée
51:37très utile
51:38à tous les professionnels
51:39qui s'intéressent au sujet
51:40prochaine étape
51:41pour Euratechnologie
51:43enfin voilà
51:44deux trois grands plans
51:45à mettre en place
51:47à Ewenwen
51:47alors on vient de lancer
51:48un accélérateur
51:49qui s'appelle The Square
51:50dont le jury
51:52se tiendra
51:53le 2 juillet prochain
51:54et qui a vocation
51:55à identifier
51:56accompagner
51:57des entreprises
51:58dans ces domaines
51:59à accélérer demain
52:00principalement sur
52:02des problématiques
52:02comme je le disais tout à l'heure
52:03de distribution
52:04on aperçoit que
52:05aujourd'hui
52:06il est de plus en plus simple
52:07de produire
52:08une offre
52:09la distribuer
52:10va devenir
52:10de plus en plus complexe
52:11et donc
52:12nous avons
52:13comme enjeu
52:14de le faire
52:15je crois que
52:17l'IA
52:19il y a une promesse
52:20fausse de l'IA
52:20c'est que ça va être
52:21un grand niveleur
52:21de l'intelligence
52:23beaucoup de gens pensent
52:24que ça va devenir
52:25une commodification
52:25de l'intelligence
52:26je ne crois pas du tout à ça
52:28il y a
52:29à mon sens
52:30des gens qui vont se dire
52:31chouette
52:32je n'ai plus besoin de penser
52:33l'IA peut penser pour moi
52:34et d'autres qui se disent
52:35chouette
52:36il n'y a plus de limites
52:37à ce que je peux apprendre
52:38et j'ai envie de demander
52:39plein de choses
52:40etc
52:40donc en fait
52:41j'ai envie de paraphraser
52:42ce que disait
52:43François Sagan
52:43à propos de l'argent
52:44mais je trouve que ça s'implique bien
52:45à l'IA
52:45c'est que c'est un bon servant
52:47et un mauvais maître
52:48et bien voilà
52:49ce sera le mot de la fin
52:50merci à tous les trois
52:51Emmanuel Durand
52:51président et du directeur
52:53d'Eura Technologie
52:53merci de nous accueillir
52:54ici pour ce sommet de l'IA
52:56au sein d'Eura Technologie
52:57à Lille
52:57d'où nous enregistrions
52:59d'où nous étions en direct
53:00pardon
53:01sur ces experts
53:02de l'IA
53:03pour BFM Business
53:04merci Romain Rivaton
53:05CEO de Stonehall
53:06qu'on aura l'occasion
53:06de voir sur scène
53:08pour ceux qui
53:08qui sont ici à Lille
53:10dans quelques instants
53:11et puis Emmanuel Davy
53:11président de la cité d'IA
53:12merci
53:13à tous les trois
53:14voilà se terminent
53:15les experts de l'IA
53:16et bien on poursuit
53:17évidemment
53:18tout de suite
53:19on va parler de bourse
53:19on va parler investissement
53:20on va parler immobilier
53:21sur BFM Business
53:21et on va aussi parler
53:22de ce grand événement
53:23que BFM Business suit
53:24tout au long de la journée
53:25c'est cette entrée en bourse
53:26de SpaceX
53:27avec on l'a dit
53:28beaucoup de communication
53:29autour de tout ça
53:30mais aussi beaucoup d'argent
53:31allez excellente journée
53:32sur BFM Business
53:36les experts de l'IA
53:37sur BFM Business
53:42Et on va s'encrocher
53:42et on va s'encrocher
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