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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews en direct jusqu'à minuit, édition spéciale encore une fois largement consacrée aux
00:00:07suites de l'affaire Liana, aux conséquences, aux dernières informations, dernières révélations autour de ce meurtre de cette petite fille.
00:00:17On est ce soir avec Florence Rau qui est avocate pénaliste, Jean-Christophe Galien, Karim Abric, Kevin Bossuet et Yohann
00:00:24Uzaï.
00:00:24Bonsoir à tous les soirs.
00:00:26La justice n'a pas fait son travail, la gendarmerie n'a pas fait son travail, les mots de la
00:00:30maman de Rosa, cette petite fille de 11 ans qui a été violée par Jérôme Barrella en août 2025, une
00:00:36petite fille dont la parole s'est perdue dans l'indifférence de la justice française.
00:00:41Certains parlent de dysfonctionnement, ce qui est sûr c'est que si cette maman et sa fille avaient été correctement
00:00:47entendues, la petite Liana serait certainement encore en vie aujourd'hui.
00:00:51Je vous propose d'écouter cette maman.
00:00:55Pourquoi il faut attendre autant longtemps ? Avoir des réponses, j'ai appelé tous les lundis matin, tous les lundis
00:01:02matin, le temps que ma fille était chez le psychologue.
00:01:05J'ai eu des réponses, l'affaire il est en cours, mais je suis la maman de victime.
00:01:12Je ne peux pas entendre ça, qu'il est en cours, il n'était pas entendu, il n'était pas
00:01:16convoqué.
00:01:17Moi j'ai été entendue deux fois.
00:01:20La dernière fois que j'ai appelé, ils m'ont dit si je continue à harceler, ils m'ont fait
00:01:24porte-pleinte.
00:01:26J'ai eu la culpabilité que je n'ai pas assez fait, que je n'étais pas à la hauteur
00:01:31en tant que maman.
00:01:32Aujourd'hui, je vois que la justice ne m'a pas suivie.
00:01:37En tant que maman, en tant que victime, en tant que...
00:01:41Ma fille, elle est une victime.
00:01:43Elle souffre tous les jours.
00:01:47Elle souffre parce qu'elle a vu Liana mourir.
00:01:50Elle a entendu dans le journal.
00:01:52Et c'est la même personne.
00:01:54Pourquoi elle n'était pas arrêtée ?
00:01:56Pourquoi ?
00:01:57Hier, on a beaucoup parlé de colère.
00:01:59On a parlé de journée de colère hier.
00:02:01Aujourd'hui, Yohann Utaï, la nausée et le dégoût ont pris le dessus, en fait.
00:02:06Sur tous les sentiments qu'on peut avoir autour de ce drame.
00:02:10Oui, c'est vrai, parce que les témoignages s'accumulent.
00:02:12On a de plus en plus d'informations.
00:02:14Donc il y a une colère, il y a un dégoût, il y a la nausée.
00:02:17Et nous insistons à quelque chose que nous n'avions pas connu depuis longtemps dans le pays.
00:02:22Il est en train de se passer quelque chose.
00:02:23Sur quoi est-ce que ça va déboucher ?
00:02:25Impossible à dire, naturellement.
00:02:26Ça dépend beaucoup de la volonté politique qu'il y a ou qu'il n'y aura pas, en l
00:02:30'occurrence.
00:02:30Je n'en sais rien.
00:02:31Mais nous assistons à quelque chose qui est assez rare, en réalité, me semble-t-il.
00:02:36Je crois que les responsables politiques, à commencer par Gérald Darmanin, le Premier ministre,
00:02:39l'ont bien senti dans leur réaction, qui a été une réaction quasi immédiate depuis vendredi.
00:02:46Gérald Darmanin, aujourd'hui, c'est vrai, est quelqu'un de marqué.
00:02:49Il montre d'abord qu'il est probablement extrêmement touché par ce qui est arrivé, très sensible, comme beaucoup de
00:02:53Français.
00:02:54C'est un moment politique qui est difficile pour lui, puisqu'il est la cible d'une partie de l
00:02:59'opposition, de l'extrême-gauche, notamment.
00:03:01Donc, il s'est passé beaucoup de choses en quelques jours seulement.
00:03:05Si rien ne se passe après tout cela, il ne se passera jamais rien.
00:03:10Parce qu'encore une fois, ce que nous vivons n'est pas complètement inédit, mais c'est quand même rarissime.
00:03:15Et c'est l'occasion, véritablement, de faire bouger les choses, puisqu'il y a non pas une unanimité,
00:03:21mais en tout cas une très grande partie des Français qui veut que ça change, une grande partie de la
00:03:25classe politique qui veut que ça change.
00:03:27Donc oui, c'est l'occasion, ou jamais, de faire bouger les lignes.
00:03:31Gérald Darmanin a montré qu'il avait envie de faire bouger les choses.
00:03:34Il va essayer, c'est ce qu'il nous a dit ce soir chez Pascal Praud.
00:03:37Il faudra qu'il soit pour cela soutenu.
00:03:40On l'écoutera, évidemment, le garde des Sceaux, invité de Pascal Praud, ce soir invité exceptionnel de CNews.
00:03:47Lorsque cette maman dit que les gendarmes l'ont menacée de porter plainte pour harcèlement
00:03:51parce qu'elle les appelait trop souvent pour prendre des nouvelles de l'enquête.
00:03:54Florence Rau, ces déclarations de cette maman sont particulièrement graves ?
00:03:59Alors, cette maman a commencé par dire qu'effectivement, elle appelait tous les lundis matin
00:04:04et que comme on ne lui donnait pas de nouvelles, elle a rappelé le lundi suivant,
00:04:07ce qui me semble tout à fait logique et légitime.
00:04:09Et qu'au bout d'un moment excédé, un gendarme lui aurait répondu
00:04:14« Si vous continuez comme ça, on va faire une main courante ».
00:04:17Alors déjà, moi, les bras m'en tombent parce que, pardon,
00:04:18mais un gendarme qui va faire une main courante parce qu'une victime vient lui demander
00:04:23des nouvelles de l'avancement du dossier, c'est quand même très...
00:04:25C'est invraisemblable. C'est-à-dire qu'on n'a jamais entendu une chose pareille.
00:04:28Et c'est totalement idiot en plus parce que c'est pas...
00:04:30Le gendarme, il prend une main courante de quelqu'un qui vient déclarer quelque chose
00:04:34puisque c'est une déclaration, mais il ne prend pas une main courante.
00:04:38Ça veut dire quoi ?
00:04:38Ça veut dire qu'on a affaire à un gendarme qui ne connaît même pas le droit.
00:04:42Donc là, ça devient encore plus grave.
00:04:44Mais cela étant, que ce soit une main courante,
00:04:46et c'est ce qu'elle a dit plusieurs jours d'affilée quand elle a été entendue,
00:04:50que ce soit une main courante ou que ce soit « je vais finir par me plaindre de harcèlement, madame
00:04:54»,
00:04:54c'est inadmissible.
00:04:56Mais inadmissible parce que je veux bien qu'un gendarme soit excédé
00:05:01si un individu vient lui dire « je suis embêtée par ma voisine qui fait du bruit toute la journée,
00:05:08qui taille ça et quand ça ne me plaît pas ».
00:05:11Oui, d'accord.
00:05:13Mais on a une mère qui vient dire que sa fille vient de lui annoncer qu'elle avait été victime
00:05:18d'un viol.
00:05:18Elle a 10 ans la gamine.
00:05:20Avec des témoignages extrêmement clairs.
00:05:22Alors même s'il y a eu un moment...
00:05:25Il y a des preuves médico-légales.
00:05:28Il y a en tout cas des preuves médico-légales, ça ne veut pas dire des preuves d'une culpabilité.
00:05:33Bien sûr.
00:05:34Mais on a quand même des éléments probants.
00:05:37Donc la Gauss ne raconte pas n'importe quoi.
00:05:39Elle a été violée et il y a quand même de quoi se préoccuper urgentement de la situation.
00:05:45Alors concernant les accusations de la maman qui vise effectivement certains gendarmes de la gendarmerie de Toulouse,
00:05:55écoutez ce que disait ce soir le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Hubert Bonneau.
00:06:00En réponse donc à ces propos de la maman de Rosa, qui vise donc la gendarmerie de Toulouse,
00:06:05il était l'invité de TF ce soir.
00:06:08Moi ce que je peux vous dire en l'état, c'est que j'ai fait quelques vérifications,
00:06:12notamment sur les centres d'appel de la gendarmerie.
00:06:15Il y a eu effectivement des conversations qui se sont bien déroulées.
00:06:19Mais je ne peux pas affirmer que sur des conversations directes entre cette maman et des gendarmes,
00:06:25cela n'est pas dérapé.
00:06:26Et je ferai la lumière sur ce sujet.
00:06:29Je ferai la lumière sur ce sujet.
00:06:32Karima Brick, je disais que si cette maman et sa fille avaient été correctement entendues par les gendarmes,
00:06:39Liana serait certainement encore en vie aujourd'hui.
00:06:40Ce constat, il est clair, mais il est absolument terrible.
00:06:44Oui, absolument.
00:06:45En fait, c'est un naufrage total, c'est une faillite totale.
00:06:48Il y a un véritable problème dans l'accueil de la parole des victimes.
00:06:54En fait, c'est pour ça aussi que parfois on parle de ces tribunaux spécialisés.
00:06:58Ça va plus loin.
00:06:59Vous savez, il y a eu des projets pilotes, notamment au Canada, au Québec, sur des tribunaux spécialisés,
00:07:05mais qui englobent même le début.
00:07:07En fait, quand des victimes vont porter plainte au poste de police,
00:07:12donc ils vont à la gendarmerie, comment on accueille le témoignage,
00:07:15comment ils vont être accompagnés pour le premier témoignage.
00:07:18Parce que des fois, en fait, ça vous suit jusqu'au procès.
00:07:21Donc, si vous êtes mal préparé, si l'accueil déjà au départ se passe mal,
00:07:26ça peut avoir des conséquences sur la suite des choses jusqu'au procès.
00:07:29Donc, je pense que ça nous fait réfléchir aussi pour la suite des choses.
00:07:33Est-ce qu'on n'est pas aussi dans une logique, il faudrait mieux accueillir la parole des victimes?
00:07:38Parce que dans ce cas-ci, quand on écoute la mère, c'est bouleversant.
00:07:42On se dit qu'il y a une revictimisation, c'est-à-dire que non seulement il y a une
00:07:46victime
00:07:47qui arrive avec un témoignage, et en plus, on la culpabilise à nouveau.
00:07:51On ne prend pas véritablement en compte son témoignage, presque même on le met en doute.
00:07:55Et il y a une forme d'intimidation, de violence morale et psychologique,
00:07:59parce qu'on fait sentir que c'est, elle, le problème.
00:08:02Alors qu'on parle d'un enfant de 10 ans qui a été violé.
00:08:06Il y a des expertises médico-légales.
00:08:08Donc, bref, toute la chaîne pénale, mais jusqu'au début, en fait, du dépôt de la plainte,
00:08:12jusqu'à la suite des choses, manifestement, c'est soit le redressement, soit le déclin total.
00:08:18Alors, si les dires, évidemment, de cette maman sont avérés en ce qui concerne les mots de ces gendarmes,
00:08:23vous avez entendu, Jean-Christophe Gallien, en tous les cas,
00:08:25les mots du directeur général de la Gendarmerie nationale,
00:08:27qui lui dit, pour le moment, on n'a pas trouvé,
00:08:31on a quelques enregistrements qui montrent que ça se passe bien,
00:08:34mais, effectivement, je n'exclus pas que des gendarmes aient pu tenir ce type de propos.
00:08:40Quelque part, je veux dire, les propos, oui, bien sûr, c'est terrible.
00:08:42Vous avez raison de le souligner.
00:08:44Moi, ce qui m'inquiète et qui me met en colère,
00:08:47je n'ai pas la nausée, je suis très en colère encore ce soir,
00:08:48je serai encore plus en colère après-demain, je pense, et ainsi de suite,
00:08:51c'est quand je vois que des gendarmes ne font pas leur travail.
00:08:55Ce n'est pas qu'ils répondent mal à cette personne.
00:08:56Ça va avec Jean-Christophe.
00:08:57D'abord, la première base, ce n'est pas ce qu'ils m'ont dit,
00:09:00on va vous inquiéter parce que vous nous harcelez.
00:09:03C'est presque un détail terriblement factuel par rapport à ce que vous dites,
00:09:08c'est-à-dire, en gros, qu'il y a quelque chose qui fait que cette petite fille
00:09:10pourrait être encore vivante, c'est-à-dire qu'elle pourrait dire,
00:09:12mais voilà, j'ai échappé à cette affaire, malgré votre mauvais comportement.
00:09:17Oui, mais ce que dit Jean-Christophe, c'est que si les gendarmes avaient fait leur travail,
00:09:22donc en fait, on dit en gros la même chose,
00:09:24si les gendarmes avaient pris leur travail et pris finalement la mesure de la gravité
00:09:28de l'affaire, ils ne lui auraient pas répondu comme ça.
00:09:30C'est là où je veux en venir et on s'en fiche que le directeur de la gendarme,
00:09:33enfin, on s'en fiche quoi, ça n'a aucun intérêt.
00:09:36C'est comme hier soir quand le patron de la justice vient nous dire,
00:09:38on s'excuse, on s'en fout qu'ils s'excusent,
00:09:40on s'en fout qu'ils disent qu'il y a eu un échec.
00:09:41Ce n'est pas le sujet.
00:09:42Le sujet, c'est comment des êtres humains, gendarmes, magistrats,
00:09:46des êtres humains ne comprennent pas dans leur métier.
00:09:50Deuxième point, c'est des êtres humains et c'est leur métier des professionnels
00:09:53sur lequel ils sont payés toute l'année pour une vie entière,
00:09:56parce qu'ils sont fonctionnaires.
00:09:57Ils ont donc une responsabilité supplémentaire dans l'action publique
00:10:00qui est éminente.
00:10:02La justice, il faut mériter de s'appeler justice.
00:10:05Un magistrat, il doit tous les jours se dire
00:10:07comment je vais faire en sorte que mon métier soit juste
00:10:10et pas une supercherie ou n'importe quoi.
00:10:13Là, le gendarme, lorsqu'il est être humain, lorsqu'il entend viol
00:10:20et jeune fille, il ne doit pas se dire
00:10:23que ce n'est même pas une semaine, ce n'est pas 15 jours.
00:10:25C'est immédiatement qu'il doit prendre en compte cette affaire.
00:10:28Immédiatement, son rôle, sa responsabilité, son devoir
00:10:30de fonctionnaire, militaire qui plus est, puisqu'il est gendarme,
00:10:35de le faire.
00:10:35Il faut qu'il se secoue.
00:10:36On a affaire à cette affaire-là.
00:10:38On s'en fiche, mais la parole politique, aujourd'hui,
00:10:40elle est presque subalterne.
00:10:42Ce que je veux, c'est que les fonctionnaires...
00:10:44On entend beaucoup, la parole politique, depuis quelques heures.
00:10:46C'est à la fois facile dans l'opposition
00:10:47et un peu facile aussi de se dédouaner quelque part
00:10:50lorsqu'on est au pouvoir.
00:10:51Excusez-moi de le dire comme ça.
00:10:52C'est très facile de venir parler.
00:10:53Après, on s'en fout.
00:10:54Là, ce qu'on veut, c'est comment le système fonctionnaire
00:10:58de la justice, fonctionnaire de la police
00:11:00ou de la gendarme, ils font face à leur travail,
00:11:03à leur obligation, à leur responsabilité.
00:11:05Et c'est ça dont il s'agit.
00:11:06Quand, Julien disait tout à l'heure,
00:11:07il est en train de se passer quelque chose.
00:11:09Où se sont déroulées les manifestations hier ?
00:11:11Devant le ministère de la Justice, devant les tribunaux,
00:11:14on parle aux fonctionnaires de la justice,
00:11:16on parle aux fonctionnaires de la police et de la sécurité.
00:11:19Un peu au politique, bien sûr, ça va venir après.
00:11:21Et j'espère qu'effectivement,
00:11:22un certain nombre de choix se feront ensuite
00:11:24dans la conscience de chacun d'entre nous.
00:11:25Mais pour l'instant, il s'agit de ça.
00:11:27Il s'agit de ça.
00:11:27Alors moi, je voudrais entendre, Johan,
00:11:28sur ce que vous avez dit justement, juste avant.
00:11:31Le fait de se dire, c'est trop facile de réagir après.
00:11:34C'est trop facile, en tant que politique,
00:11:36de venir à la télévision parler après ce qui s'est passé.
00:11:39Toujours est-il que s'ils ne le faisaient pas,
00:11:41on pourrait leur reprocher également.
00:11:43Et à un moment donné, on attend aussi une réponse.
00:11:44D'abord, évidemment, verbale.
00:11:47Et il faut que les actes suivent derrière.
00:11:49D'abord, avant de savoir si c'est facile de parler
00:11:52après que ça ait eu lieu,
00:11:54on va attendre les rapports de l'inspection
00:11:56qui nous dira à quel moment il y a eu des failles.
00:11:59Où est-ce qu'il y a eu des failles ?
00:12:00Et qui est responsable ?
00:12:01Le 19 juin, l'enquête administrative.
00:12:04Donc, on va d'abord attendre cette enquête-là
00:12:06avant d'en tirer quand même trop de conclusions
00:12:08sur la responsabilité ou non des personnes qui nous dirigent.
00:12:12En l'occurrence, je sens bien que c'est le garde des Sceaux
00:12:14qui est visé.
00:12:15Mais pour l'instant, je ne vois pas ce qui permettrait
00:12:18d'incriminer directement le garde des Sceaux
00:12:21dans cette affaire-là.
00:12:22Je ne vois pas pour l'instant
00:12:24à quel moment il aurait pu y avoir une faille
00:12:26à la chancellerie.
00:12:28Mais, encore une fois, attendons le rapport.
00:12:29Mais je crois que ça n'en prend pas la direction.
00:12:31Donc, ensuite, quand des responsabilités
00:12:33auront été établies,
00:12:35peut-être à l'échelle locale,
00:12:36peut-être dans une gendarmerie,
00:12:38peut-être auprès du parquet de Hoche,
00:12:40là, le garde des Sceaux
00:12:41prendra ses responsabilités
00:12:43et prononcera des sanctions.
00:12:44Il l'a redit ce soir
00:12:45chez Pascal Praud.
00:12:47Mais moi, je ne ferai pas le procès
00:12:48à Gérald Darmanin
00:12:49de se démultiplier depuis vendredi,
00:12:51d'être présent à l'Assemblée nationale,
00:12:53dans les commissions,
00:12:54la commission des lois au Sénat,
00:12:55sur les plateaux de télévision,
00:12:56pour expliquer précisément
00:12:58ce qui s'est passé,
00:12:59tenter de le faire
00:13:00dans l'attente de ce rapport
00:13:01d'enquête administratif.
00:13:03Et je crois qu'il essaie
00:13:04de faire la transparence,
00:13:06en tout cas le plus possible,
00:13:07avec les éléments
00:13:08qui sont à sa disposition
00:13:09et qu'il vienne s'exprimer.
00:13:10Je trouve cela même plutôt sain,
00:13:12compte tenu de l'attente
00:13:13des Français,
00:13:14qui est une attente immense.
00:13:15Donc, voilà,
00:13:16moi, je ne ferai pas ce procès-là.
00:13:17Kevin Bossier,
00:13:17on ne vous a pas encore entendu
00:13:18sur ce sujet,
00:13:19je vais vous donner la parole
00:13:19dans une seconde.
00:13:20Juste avant,
00:13:21je voudrais qu'on entende
00:13:22une nouvelle fois
00:13:22la maman de Rosa
00:13:23et notamment sur le sentiment
00:13:24de culpabilité.
00:13:25Parce qu'on en parlait également
00:13:27autour de cette table,
00:13:27on faisait ce constat
00:13:29de se dire qu'évidemment
00:13:30que si cette maman
00:13:31et sa fille avaient été
00:13:32correctement entendues,
00:13:33aujourd'hui,
00:13:34la petite Liana serait là.
00:13:35Et en ça,
00:13:36il y a un sentiment
00:13:37de culpabilité
00:13:38qui est très fort aujourd'hui
00:13:39chez cette maman
00:13:40et chez sa fille.
00:13:41Je vous propose de l'écouter.
00:13:43Comme elle l'a dit,
00:13:45je souris devant
00:13:47mais derrière,
00:13:48je vais essayer de survivre.
00:13:50C'est la double peine
00:13:51pour elle.
00:13:54Malheureusement,
00:13:54elle a la culpabilité
00:13:57par rapport à Liana
00:13:58comme moi.
00:14:00Je ne dors pas,
00:14:02je ne mange pas,
00:14:03je ne suis pas capable
00:14:05de travailler.
00:14:06C'est compliqué.
00:14:07Très, très compliqué.
00:14:09Cette maman,
00:14:09évidemment,
00:14:10elle ne doit pas
00:14:10se sentir coupable.
00:14:11Vous ne pouvez pas suivre
00:14:12parce qu'elle a fait
00:14:12ce qu'elle devait faire.
00:14:14Elle a d'ailleurs décidé
00:14:15de porter plainte.
00:14:16On va en parler
00:14:17dans un instant
00:14:18contre l'État
00:14:19pour faute lourde.
00:14:21Cette maman,
00:14:21elle est maman d'une victime.
00:14:24Elle est donc victime également.
00:14:26Oui,
00:14:26elle n'a pas à porter
00:14:27sur ses épaules
00:14:28les carences d'un État
00:14:29qui n'a pas agi.
00:14:31Les carences d'un État
00:14:32qui n'a vraisemblablement
00:14:34pas fonctionné correctement.
00:14:36Et moi,
00:14:36il y a une chose
00:14:37qui m'a profondément choqué,
00:14:38Mickaël,
00:14:39au cours de ces derniers jours,
00:14:40c'est le corporatisme
00:14:42des magistrats.
00:14:43J'ai vu sur les plateaux
00:14:44de télévision
00:14:45des magistrats
00:14:46nous raconter
00:14:47que c'était un problème
00:14:49de moyens
00:14:49de la justice.
00:14:50Il y a sans doute
00:14:51des problèmes de moyens
00:14:52dans la justice française,
00:14:53mais ce n'est pas ça
00:14:54qui explique
00:14:55ce qu'on a connu
00:14:57ces derniers jours.
00:14:58Je vous coupe,
00:14:59mais on entendra
00:14:59tout à l'heure,
00:15:00mais il y a un vrai sujet
00:15:01et c'est une vraie question.
00:15:03Il y a un problème
00:15:03de moyens dans la justice,
00:15:04c'est indéniable.
00:15:05On entendra l'avocat
00:15:07tout à l'heure
00:15:07de la famille
00:15:08de Liana
00:15:09qui justement
00:15:12évoque,
00:15:12invoque
00:15:13la question des moyens
00:15:14au sein de la justice.
00:15:15Mais pour moi,
00:15:15c'est quelque chose
00:15:16de secondaire.
00:15:17Quand vous voyez
00:15:17qu'on en est encore
00:15:18au courrier papier
00:15:19qu'il a fallu 13 jours
00:15:21pour qu'une lettre
00:15:22passe de Toulouse
00:15:24à Hoche,
00:15:25encore du temps
00:15:26supplémentaire
00:15:27pour que cette lettre
00:15:28soit traitée,
00:15:29pour que cette lettre
00:15:29soit instruite,
00:15:30mais vous vous dites
00:15:31qu'on est dans quel monde ?
00:15:32On est quand même
00:15:32dans le monde
00:15:33de l'intelligence artificielle.
00:15:35Quand vous voyez
00:15:35qu'il y a eu des problèmes
00:15:36de signalement
00:15:37parce que cet individu
00:15:40notamment
00:15:40a été révoqué
00:15:42parce qu'il y a eu
00:15:43dans le lycée
00:15:45notamment des problèmes
00:15:46de comportement
00:15:47vis-à-vis de jeunes filles.
00:15:48Quand je vois
00:15:49qu'on n'a même pas
00:15:50suivi l'affaire,
00:15:51qu'on n'a même pas
00:15:54interrogé davantage
00:15:54les victimes,
00:15:55les parents,
00:15:56on ne les a pas
00:15:57tenus informés.
00:15:58Ce n'est pas une question
00:15:58de moyens,
00:15:59c'est une question
00:16:00de comportement.
00:16:01Et encore là,
00:16:02on est à Hoche,
00:16:03on est quand même
00:16:03autour d'un parquet
00:16:05où il n'y a pas
00:16:05tous les problèmes
00:16:06que l'on connaît
00:16:07dans certaines grandes métropoles.
00:16:08Donc à un moment donné,
00:16:09moi ça je ne peux plus.
00:16:10Et je pense que les Français
00:16:11vont se lever
00:16:12contre ce corporatisme
00:16:13qui est inacceptable.
00:16:14Les juges doivent
00:16:15rendre des comptes.
00:16:16Alors il y a des juges
00:16:17qui sont très bien...
00:16:18La réponse des gendarmes,
00:16:19même si vous trouvez
00:16:20Jean-Christophe
00:16:20qu'elle n'a pas d'importance,
00:16:21cette réponse des gendarmes,
00:16:22moi je trouve qu'elle dit
00:16:23beaucoup quand même
00:16:24justement du travail
00:16:25qui a été fait.
00:16:25Elle dit beaucoup justement
00:16:26finalement de l'état d'esprit
00:16:28dans lequel cette enquête
00:16:30et ces enquêtes
00:16:31d'ailleurs ont été données.
00:16:33Mais en tous les cas,
00:16:34les mots de ces gendarmes,
00:16:35pardon,
00:16:36mais ils n'ont absolument
00:16:36rien à voir
00:16:37avec la question des moyens.
00:16:38Ah bien sûr.
00:16:39Et puis vous savez,
00:16:40dans la même circonscription
00:16:42judiciaire,
00:16:43il y a eu des affaires
00:16:44concernant des agriculteurs.
00:16:47Johan, je crois,
00:16:47la semaine dernière,
00:16:50racontait avec précision
00:16:51cette affaire.
00:16:52Il faisait la comparaison.
00:16:54Là, il n'y avait pas
00:16:54eu de problème de délai,
00:16:56il n'y avait pas de problème
00:16:56de diligence.
00:16:57Au 19e siècle,
00:16:58les papiers sont promenés
00:16:59et puis il y a quelqu'un
00:17:00quand il travaille trois heures
00:17:01parce que c'est à peu près ça,
00:17:03il va les trier
00:17:03puis ensuite il va les donner.
00:17:05On caricature à peine.
00:17:07Et bien là,
00:17:08il y avait eu de problème.
00:17:09On a été très vite,
00:17:10les agriculteurs en question,
00:17:10ils ont été vite poursuivis,
00:17:12ils ont très vite été aussi
00:17:14embarqués dans un procédure
00:17:15judiciaire.
00:17:15Ils ont été convoqués
00:17:16quatre fois d'affilée.
00:17:17Non, non, non, exact.
00:17:18Là, ils avaient du temps
00:17:19et ils avaient les moyens
00:17:20de les convoquer.
00:17:21Donc on est dans le même
00:17:23contexte de métier.
00:17:24Je ne sais pas
00:17:24si c'est le même juge,
00:17:25mais en tout cas...
00:17:26Comment ça s'explique ça,
00:17:27Florence ?
00:17:28Ça veut dire qu'on ne travaille
00:17:28pas de la même manière,
00:17:29qu'on a une idéologie différente.
00:17:30Ça veut dire que quand on veut,
00:17:31on peut.
00:17:31Voilà.
00:17:32Et donc on priorise
00:17:33ce que l'on veut.
00:17:34Bien sûr.
00:17:34C'est tout.
00:17:36Pour revenir sur la plainte
00:17:37qui a été déposée
00:17:38par la maman de Rosa,
00:17:39plainte qui vise l'État
00:17:41pour faute lourde,
00:17:42écoutez son avocat
00:17:43interrogé ce soir
00:17:44par Laurence Ferrari.
00:17:46Il y a une faute lourde
00:17:47au niveau des services de police,
00:17:49au niveau de l'institution judiciaire.
00:17:51Donc cette faute lourde
00:17:54doit donner lieu
00:17:54à une plainte contre l'État.
00:17:56On ne peut pas,
00:17:56à proprement parler,
00:17:57attaquer directement
00:17:58le ministère de la Justice,
00:17:59même si c'est le ministère
00:18:00de la Justice
00:18:00qu'il faudrait attaquer
00:18:01parce que c'est un mastodonte
00:18:04administratif
00:18:04qui est aujourd'hui défaillant.
00:18:05Donc on attaque l'État
00:18:07d'un point de vue juridique.
00:18:08Le ministère de la Justice
00:18:08et l'État sont rattachés.
00:18:09Donc on attaque l'État
00:18:10pour faute lourde
00:18:11parce qu'il y a un service public
00:18:12totalement défaillant.
00:18:13Ça, c'est le premier point.
00:18:14Ensuite, on attaque au pénal
00:18:15les enquêteurs
00:18:16qui n'ont pas fait leur travail,
00:18:17les procureurs
00:18:18qui n'ont pas fait leur travail
00:18:19et enfin,
00:18:20celui qui est le capitaine du navire
00:18:21qui prend l'eau
00:18:22depuis des années,
00:18:23qui est alerté depuis des années
00:18:24et qui aujourd'hui
00:18:25prétend découvrir la situation,
00:18:26l'ampleur des dégâts
00:18:27dans une hypocrisie
00:18:28qui est très pénible
00:18:29pour tous les auxiliaires
00:18:30de justice,
00:18:31les avocats,
00:18:31les magistrats
00:18:32qui font remonter
00:18:33ces informations,
00:18:34qui alertent la chancellerie
00:18:35depuis des années.
00:18:36Mais il y a aussi
00:18:36une autre réalité,
00:18:37des magistrats et des enquêteurs
00:18:39qui travaillent quatre fois moins
00:18:40que leurs collègues,
00:18:40qui sont des paresseux,
00:18:42qui ne travaillent pas,
00:18:43qui sont désinvestis
00:18:44et qui portent
00:18:45une responsabilité très lourde
00:18:46dans cette affaire
00:18:46mais dans plein d'autres aussi.
00:18:48Dans l'affaire Liana,
00:18:49je parle de ces enquêteurs
00:18:50et de ces magistrats
00:18:51qui ont failli,
00:18:52qui ont une responsabilité lourde
00:18:53dans la mort de Liana
00:18:54et qui ont une responsabilité lourde
00:18:56dans le dysfonctionnement
00:18:56de la justice
00:18:57et dans des dizaines,
00:18:58dans des centaines d'affaires,
00:18:59de drames extrêmement lourds
00:19:00qui peuvent frapper le pays
00:19:01depuis des années
00:19:02et qui vont continuer malheureusement
00:19:03si rien ne change.
00:19:05Alors Florence Rau,
00:19:06quelles conséquences
00:19:07peut avoir cette plainte ?
00:19:09Alors il y a deux choses
00:19:10parce que si je comprends bien
00:19:12la stratégie de mon confrère,
00:19:13il y a d'abord
00:19:15une action à responsabilité
00:19:17contre l'État
00:19:17parce qu'en effet
00:19:18on ne peut pas engager
00:19:19la responsabilité d'un magistrat
00:19:20ou d'un policier.
00:19:22On est obligé d'engager
00:19:22la responsabilité de l'État
00:19:24qui est donc son employeur.
00:19:25Il n'y a que l'État
00:19:25qui peut être responsable.
00:19:27Ça c'est une procédure
00:19:28qui n'est pas,
00:19:29on dit plainte
00:19:29mais c'est un peu inapproprié
00:19:31parce que c'est une procédure civile en fait.
00:19:32On fait condamner l'État
00:19:33à des dommages d'intérêt,
00:19:34ce n'est pas tout à fait pareil.
00:19:36Et puis si je comprends bien...
00:19:38C'est-à-dire pour qu'on comprenne bien,
00:19:40on fait désigner l'État
00:19:41comme responsable...
00:19:42En fait on assigne l'État.
00:19:43On assigne l'État
00:19:44mais finalement...
00:19:45Pour le dysfonctionnement
00:19:46de l'un de ses services
00:19:48ou de plusieurs de ses services.
00:19:50Mais on ne désigne pas de responsable finalement.
00:19:52On peut toujours les désigner
00:19:53dans sa requête,
00:19:54dans son assignation si on veut.
00:19:56Mais en tout cas,
00:19:57ça n'est pas un individu personnellement
00:19:59qui va être visé
00:19:59mais l'État lui-même.
00:20:02Donc cet État
00:20:02va être du coup
00:20:05déclaré ou pas responsable.
00:20:07Et s'il est déclaré responsable,
00:20:09il sera condamné
00:20:10à des dommages d'intérêts.
00:20:11Donc c'est l'État
00:20:11qui va payer.
00:20:12Ce sont les finances de l'État.
00:20:14Autant dire les vôtres,
00:20:15les miennes,
00:20:15les vôtres,
00:20:16messieurs, madame.
00:20:17Voilà.
00:20:18Donc c'est toujours
00:20:18la même histoire.
00:20:19Et puis à côté de ça...
00:20:21Mais ça veut dire que derrière
00:20:22il n'y aura pas de vraie
00:20:24prise de conscience
00:20:26des responsables
00:20:27s'il y a des responsables.
00:20:28Il y a deux choses
00:20:28dans le propos de mon confrère
00:20:29puisqu'il parle
00:20:30de la responsabilité de l'État.
00:20:31Il parle aussi
00:20:32de déposer une plainte.
00:20:34Donc là,
00:20:34je l'entends
00:20:35comme étant une plainte pénale
00:20:36à l'égard de gens
00:20:38qui ont peut-être mis en danger
00:20:39et je pense que ça se tient
00:20:41très largement
00:20:42qui ont mis en danger
00:20:43un certain nombre de victimes
00:20:44dans cette affaire.
00:20:45Et là,
00:20:46ce sont des plaintes nominatives
00:20:47qui vont donc viser...
00:20:48qui visent le garde des Sceaux notamment.
00:20:50Le garde des Sceaux,
00:20:51il peut être visé évidemment
00:20:53et bien sûr,
00:20:54oui, oui, oui.
00:20:54Et donc ça,
00:20:55ce sont des plaintes
00:20:56qui sont nominatives,
00:20:56qui visent des individus
00:20:58et plus une entité
00:20:59qu'est l'État.
00:21:01Et par conséquent,
00:21:02il peut y avoir
00:21:03des condamnations,
00:21:04oui,
00:21:05et des conséquences graves.
00:21:07En plus,
00:21:07je pense que sur le plan
00:21:08de la responsabilité,
00:21:09puisque tout le monde
00:21:10l'a clamé,
00:21:11que l'État était responsable,
00:21:13que ce soit
00:21:13le président de la République,
00:21:15que ce soit le garde des Sceaux,
00:21:16que ce soit à peu près
00:21:17tout le panel...
00:21:20Ils se sont excusés,
00:21:21ils ont reconnu
00:21:21qu'il y avait des dysfonctionnements.
00:21:23Donc justement,
00:21:24la responsabilité de l'État,
00:21:26c'est en raison
00:21:27des dysfonctionnements.
00:21:29Or,
00:21:29ces dysfonctionnements
00:21:30sont avérés.
00:21:30Là,
00:21:30c'est la mère
00:21:31et l'avocat
00:21:32de la petite Rosa
00:21:33qui assigne l'État
00:21:34et qui accuse Gérald Darmanin.
00:21:36Le garde des Sceaux répond,
00:21:37ce soir,
00:21:38sur le plateau de Pascal Roo,
00:21:38puisque je lui ai posé la question.
00:21:40Et il dit effectivement
00:21:41que si effectivement
00:21:43la maman de Rosa
00:21:44attaque l'État
00:21:45pour faute lourde,
00:21:46l'État reconnaîtra
00:21:47vraisemblablement
00:21:48qu'il y a eu une faute
00:21:49et ne mènera pas
00:21:50de combat judiciaire
00:21:51face à la maman
00:21:52de la petite Rosa
00:21:53et proposera effectivement
00:21:55une indemnisation,
00:21:55mais il n'y aura pas
00:21:56de bataille judiciaire
00:21:57si l'État est effectivement
00:21:58attaqué.
00:21:59C'est ce que dit
00:21:59Gérald Darmanin
00:22:00ce soir sur CNews.
00:22:01Et s'il est lui
00:22:02personnellement attaqué ?
00:22:03Ça, c'est encore
00:22:04une autre chose.
00:22:06Ça semble quand même
00:22:07plus difficilement prouvable.
00:22:08Il y a eu des dossiers
00:22:09comme ça
00:22:09dans lesquels l'État
00:22:10a transigé
00:22:11avec la victime.
00:22:13Deals, par exemple,
00:22:14il y a eu un protocole d'accord
00:22:15qui a été conclu,
00:22:16il y en a eu d'autres
00:22:17où on paye
00:22:18et on dit taisez-vous
00:22:19parce qu'il y a aussi
00:22:20une clause de confidentialité.
00:22:21Autant on a déjà vu
00:22:22l'État attaquer,
00:22:23c'est assez courant.
00:22:23Enfin courant, ça arrive.
00:22:24Mais que le garde des Sceaux
00:22:26soit lui-même
00:22:27nominativement
00:22:28victime d'une plainte,
00:22:30ça c'est quelque chose
00:22:30de rarissime.
00:22:31Et si j'en crois
00:22:32les spécialistes,
00:22:32notamment Gilles-William-Golnadel,
00:22:34ça a quand même
00:22:34très peu de chances
00:22:35d'arriver dans la mesure
00:22:36où pour l'instant
00:22:36il est nu responsable
00:22:37de rien
00:22:38et qu'il ne peut surtout
00:22:39donner aucune instruction
00:22:42particulière
00:22:42sur une affaire particulière.
00:22:44Donc ça paraît difficilement
00:22:45Au plus haut sommet de l'État
00:22:46il y a le président de la République
00:22:47qui s'est exprimé aussi ce soir.
00:22:48Je vous propose de l'écouter.
00:22:51Nul ici n'ignore
00:22:53je dirais qu'à quelques kilomètres
00:22:55du pic
00:22:56un drame aussi
00:22:58est advenu
00:22:58qui bouleverse
00:22:59le pays tout entier.
00:23:01Et donc
00:23:02évidemment
00:23:02je ne peux pas
00:23:03commencer cette cérémonie
00:23:04sans avoir une pensée
00:23:06pour une de nos familles
00:23:09et pour tant de familles
00:23:10qui sont touchées
00:23:10par les drames
00:23:13les horreurs
00:23:14dire toute la détermination
00:23:16du gouvernement
00:23:16des pouvoirs publics
00:23:18mais aussi dire
00:23:19toute l'affection
00:23:19que nous avons
00:23:21à l'égard
00:23:22de la famille
00:23:23de la petite Lyenne.
00:23:23Voilà.
00:23:24Voilà.
00:23:25Il n'a pas dit grand chose
00:23:25pour ne pas dire
00:23:26rien du tout.
00:23:27Les mots
00:23:28d'Emmanuel Macron.
00:23:30C'est l'art de ne rien dire
00:23:31et ne rien dire
00:23:32il l'avait déjà dit
00:23:33en 2017
00:23:33en 2018
00:23:34en 2019
00:23:35en 2020
00:23:36enfin chaque année
00:23:37on peut retrouver
00:23:37une déclaration équivalente
00:23:38du président de la République
00:23:39donc ces mots n'ont aucun sens
00:23:40et aucune valeur.
00:23:41Merci à nous et à demain.
00:23:43A demain.
00:23:43Bonne soirée évidemment
00:23:44la soirée qui continue
00:23:45le meilleur de l'info continue
00:23:46toujours en compagnie
00:23:47de Florence Rau
00:23:48Jean-Christophe Gallien
00:23:49Karim Abric
00:23:49et Kevin Bossuet
00:23:51et on va évidemment
00:23:51continuer de parler
00:23:52de ce drame terrible
00:23:54qui est le meurtre
00:23:55de la petite Lilliana.
00:23:56Restez avec nous sur CNews.
00:24:01Le meilleur de l'info
00:24:02sur CNews
00:24:03le point sur l'actualité
00:24:04avec Margot Siffer
00:24:05et on poursuit nos discussions
00:24:06dans un instant.
00:24:07Bonsoir Margot.
00:24:11Bonsoir Mickaël.
00:24:12Bonsoir à tous.
00:24:13Plus d'un millier
00:24:13de personnes réunies
00:24:14ce soir à Saint-Jean
00:24:16d'Angélie
00:24:16en Charente-Maritime
00:24:17pour une marche blanche
00:24:18en hommage à Lilliana
00:24:20une marche à l'appel
00:24:20de ses grands-parents
00:24:21durant laquelle
00:24:22sa tante a pris la parole.
00:24:24Elle nous manque énormément
00:24:25ce sont ses mots.
00:24:27Une plainte contre l'État
00:24:28et le garde des Sceaux
00:24:29déposée ce mardi
00:24:30par la mère d'une jeune fille.
00:24:31Elle avait saisi la justice
00:24:32l'an dernier
00:24:33pour viol sur mineur
00:24:35à l'encontre de Jérôme Barrella
00:24:36une plainte qui n'avait débouché
00:24:38sur aucune convocation.
00:24:39Elle dénonce aujourd'hui
00:24:40l'inaction de la justice.
00:24:43La ville de Paris
00:24:44n'est aussi secouée
00:24:45par le scandale
00:24:45des violences sexuelles
00:24:47dans le périscolaire.
00:24:48132 animateurs
00:24:49suspendus depuis le 1er janvier
00:24:51dont 52 pour suspicion
00:24:52de violences sexuelles
00:24:54ou sexistes.
00:24:55Emmanuel Grégoire annonce
00:24:56le lancement
00:24:57d'une commission
00:24:57d'enquête indépendante.
00:25:00A l'international
00:25:01le pape Léon XIV
00:25:02à Barcelone
00:25:03il a lancé cet après-midi
00:25:04un appel à l'unité
00:25:05avant d'aborder ce soir
00:25:06les questions
00:25:07de santé mentale
00:25:08et de féminicide.
00:25:09Il célébrera demain soir
00:25:11une messe
00:25:11à la Sagrada Familia
00:25:13jour du centenaire
00:25:14de la mort de Gaudi.
00:25:16Et puis ces images
00:25:17la patrouille de France
00:25:18qui a survolé New York
00:25:208 alpha jets
00:25:21sont passés
00:25:22au-dessus de la célèbre
00:25:23statue de la liberté
00:25:24en déployant
00:25:25vous le voyez
00:25:25leur fumigène
00:25:26aux couleurs
00:25:27du drapeau tricolore
00:25:28une opération exceptionnelle
00:25:30organisée pour le 250e anniversaire
00:25:32de la déclaration
00:25:33d'indépendance
00:25:34des Etats-Unis.
00:25:36Merci beaucoup
00:25:37Margot Siffer
00:25:38on vous retrouvera
00:25:38bien sûr à minuit
00:25:39pour l'édition de la nuit
00:25:41Le Meilleur de l'Info
00:25:42avec Florence Rau
00:25:43ce soir
00:25:44Jean-Christophe Gallien
00:25:45Karima Brick
00:25:46et Kevin Bossuet
00:25:47et puis bonsoir
00:25:48à Anne
00:25:48qui nous a rejoint
00:25:50cofondatrice
00:25:50du collectif SOS
00:25:52Périscolaire
00:25:53on va bien sûr
00:25:54parler encore une fois
00:25:55de cette affaire
00:25:56Liana
00:25:57avec les dernières informations
00:25:58les dernières révélations
00:26:00encore d'autres témoignages
00:26:01qu'on écoutera également
00:26:02tout à l'heure
00:26:02et puis les mots aussi
00:26:03ce soir du garde des Sceaux
00:26:05Gérald Darmanin
00:26:06qui était l'invité exceptionnel
00:26:07de CNews
00:26:08dans l'heure des pros
00:26:10Liana aurait-elle pu
00:26:11être sauvée
00:26:12et c'est précisément
00:26:13parce que
00:26:14tous les français
00:26:15ont la réponse
00:26:16à cette question
00:26:16que cette affaire
00:26:17est en train
00:26:18de se transformer
00:26:19en un véritable
00:26:20scandale d'Etat
00:26:20on entendait avant la pause
00:26:22le témoignage
00:26:22de la maman de Rosa
00:26:23petite fille
00:26:25violée par Jérôme Barrella
00:26:26en août 2025
00:26:27qui avait 10 ans
00:26:28au moment des faits
00:26:29et dont les preuves
00:26:30médico-légales
00:26:31de viol
00:26:33en tous les cas
00:26:33sont irréfutables
00:26:34une enquête était en cours
00:26:35et même toujours en cours
00:26:36au moment de la mort
00:26:37de Liana
00:26:38cette maman disait
00:26:39aujourd'hui
00:26:39que parce qu'elle appelait
00:26:40toutes les semaines
00:26:41pour connaître
00:26:42l'état d'avancement
00:26:43de l'enquête
00:26:44un comportement
00:26:46somme toute
00:26:47normal
00:26:47pour une maman
00:26:48il me semble
00:26:50elle disait
00:26:51que les gendarmes
00:26:51l'auraient menacée
00:26:52de porter plainte
00:26:53pour harcèlement
00:26:54ce qui semble
00:26:56invraisemblable
00:26:56invité de Laurence Ferrari
00:26:58dans Punchline
00:26:59son avocat
00:26:59s'exprimait ce soir
00:27:00sur ces enquêteurs
00:27:01qui selon lui
00:27:02n'ont pas fait
00:27:03leur travail
00:27:05personne n'a fait son travail
00:27:06et encore une fois
00:27:07si chacun
00:27:07avait fait son travail
00:27:09Liana aurait été sauvé
00:27:10et donc
00:27:10la défaillance
00:27:11humaine
00:27:13de ces enquêteurs
00:27:14qui n'ont rien fait
00:27:15pardon
00:27:16mais il faut le dire clairement
00:27:17qui n'ont rien foutu
00:27:17alors même que
00:27:18tous les éléments
00:27:19convergents vers la réalité
00:27:20d'une infraction
00:27:21et qui plus est d'un crime
00:27:22d'un viol répété
00:27:23au moins une dizaine
00:27:24de reprises
00:27:25sur cette petite
00:27:26qui a encore une fois
00:27:27été vue par des psychologues
00:27:28qui ont pu constater
00:27:30évidemment
00:27:30que celle-ci
00:27:31présentait un syndrome
00:27:32de stress post-traumatique
00:27:34lié à des agressions
00:27:35sexuelles répétées
00:27:35malgré le fait
00:27:36que le médecin légiste
00:27:37a bien constaté
00:27:39qu'il y avait eu
00:27:39une pénétration
00:27:40pénienne
00:27:41et donc un viol
00:27:41les enquêteurs
00:27:42et les magistrats
00:27:43puisque les enquêteurs
00:27:45travaillent sous l'autorité
00:27:46des magistrats
00:27:46et des procureurs
00:27:47ont cru bon
00:27:47de voir
00:27:48laisser barrer là
00:27:48en toute liberté
00:27:49et lui laisser bénéficier
00:27:51de son impunité
00:27:51pour commettre
00:27:52ce crime odieux
00:27:54Anne, je le disais
00:27:55vous êtes cofondatrice
00:27:56de l'association SOS
00:27:57du collectif
00:27:58SOS Périscolaire
00:27:59le scandale
00:28:00du périscolaire parisien
00:28:01est une toute autre affaire
00:28:03qu'on ne va pas
00:28:04évidemment directement
00:28:05lier à l'affaire
00:28:06Liana
00:28:07mais qui met en lumière
00:28:08également un dysfonctionnement
00:28:09de certaines institutions
00:28:11et qui interroge
00:28:12également sur
00:28:13nos capacités
00:28:14sur les capacités
00:28:15de l'Etat
00:28:16finalement
00:28:17à entendre
00:28:17réellement
00:28:18la parole des enfants
00:28:19Alors oui
00:28:20on peut en fait
00:28:21moi je trouve
00:28:22complètement lié
00:28:23ces deux scandales
00:28:25puisque en fait
00:28:26les mêmes causes
00:28:26produisent les mêmes effets
00:28:28c'est-à-dire
00:28:28des enfants qui parlent
00:28:29des parents
00:28:30qui font des signalements
00:28:31qui portent plainte
00:28:32des individus
00:28:34mis en cause
00:28:34qui ne sont eux
00:28:35pas finalement
00:28:37entendus
00:28:38ou mis en cause
00:28:39au sens propre
00:28:40du terme
00:28:40on a des enquêtes
00:28:42où les enfants
00:28:42subissent
00:28:43comme Liana
00:28:43plus de doutes
00:28:46que les présumés coupables
00:28:47Quand je disais
00:28:48pas lié directement
00:28:48c'est que là
00:28:49évidemment
00:28:49ça ne se passe pas
00:28:50dans le milieu scolaire
00:28:51Bien sûr
00:28:51mais en gros
00:28:52c'est tous
00:28:53les dysfonctionnements
00:28:54que l'on constate
00:28:54nous aussi
00:28:55au périscolaire
00:28:56et donc c'est valable
00:28:57pour tous les faits
00:28:58d'agression
00:28:59ou de viol
00:28:59sur mineurs
00:29:00en France
00:29:01je pense qu'on ne peut
00:29:02plus continuer à dire
00:29:03que les services
00:29:04sont débordés
00:29:05là on a bien vu
00:29:06qu'en fait
00:29:06il y a eu
00:29:07plusieurs chances
00:29:07pour Liana
00:29:08pour que
00:29:09le présumé coupable
00:29:10soit entendu
00:29:11il y a eu quand même
00:29:12plusieurs signalements
00:29:12plusieurs plaintes
00:29:13qu'il n'ait jamais
00:29:14été auditionné
00:29:16paraît
00:29:16enfin c'est inacceptable
00:29:18Et concernant
00:29:19l'affaire de la petite Rosa
00:29:21puisqu'on entendait
00:29:22son avocat
00:29:23à l'instant
00:29:24la petite Rosa
00:29:25dont les témoignages
00:29:26sont édifiants
00:29:27dont les indices
00:29:28aussi médicaux légaux
00:29:30sont également
00:29:31édifiants
00:29:32et qui confirment
00:29:33on va le redire
00:29:34des pénétrations
00:29:37anales et vaginales
00:29:38c'est ce qu'on dit
00:29:38les examens médicaux
00:29:40de cette petite fille
00:29:41qui avait 10 ans
00:29:42au moment des faits
00:29:43qui auraient été violés
00:29:44à plusieurs reprises
00:29:45comment expliquez-vous
00:29:46la lenteur
00:29:48des investigations ?
00:29:49En fait
00:29:50ça s'explique
00:29:51par plusieurs choses
00:29:52il y a à la fois
00:29:53une espèce de culture
00:29:54du doute
00:29:54je trouve
00:29:55sur la parole
00:29:56des enfants
00:29:56on se rend bien compte
00:29:58que parfois
00:29:59même quand il y a
00:30:00des trentaines
00:30:01d'enfants
00:30:01qui parlent
00:30:02je pense
00:30:03par exemple
00:30:03à l'affaire
00:30:04Paul Dubois
00:30:04ou à l'affaire
00:30:05Emmerio à Paris
00:30:06où ce sont
00:30:07des dizaines d'enfants
00:30:08qui ont mis en cause
00:30:08le même animateur
00:30:09et bien
00:30:11ça ne suffit pas
00:30:12c'est-à-dire
00:30:12que la parole
00:30:13de dizaines d'enfants
00:30:14ne vaut toujours pas autant
00:30:15que celle
00:30:16d'un adulte
00:30:17et ça
00:30:17c'est valable
00:30:18dans toutes les affaires
00:30:20donc en fait
00:30:21la lenteur
00:30:22évidemment
00:30:22que les magistrats
00:30:24et que les policiers
00:30:25et que tout le monde
00:30:26est un petit peu débordé
00:30:27on sait que la brigade
00:30:27des mineurs
00:30:28à Paris
00:30:28notamment à cause
00:30:29du scandale
00:30:29du périscolaire
00:30:30est débordé
00:30:31mais il y en a
00:30:32c'est pas Paris
00:30:33on peut pas toujours
00:30:34avoir les mêmes excuses
00:30:35là clairement
00:30:36il y a un manque
00:30:37d'intérêt
00:30:38tout simplement
00:30:39pour ces affaires
00:30:40on voit bien
00:30:41dans des affaires
00:30:42quand il s'agit
00:30:43de ficher
00:30:43quelqu'un S
00:30:44quand il s'agit
00:30:45de terrorisme
00:30:46quand il s'agit
00:30:46de narcotrafic
00:30:47alors là
00:30:48ça va beaucoup plus vite
00:30:49quand il s'agit
00:30:49on a vu hier
00:30:50quand même
00:30:50à la marche
00:30:51pour Liana à Paris
00:30:52Andréa Bescon
00:30:53qui est quand même
00:30:53une fervente militante
00:30:55qui clamait au effort
00:30:56pour les enfants
00:30:57justice pour les enfants
00:30:58et elle finit en garde à vue
00:30:59combien de pédocriminels
00:31:01présumés n'ont jamais fait
00:31:02une seconde
00:31:03en garde à vue
00:31:03ne serait-ce que garde à vue
00:31:04donc on voit bien
00:31:05qu'en fait
00:31:05il y a un traitement
00:31:06très différent
00:31:07des affaires
00:31:08desquelles concernent
00:31:09les enfants
00:31:09et de celles
00:31:10qui concernent
00:31:11tous les autres
00:31:11sujets de la justice
00:31:12c'est donc une question
00:31:13de choix politique
00:31:14peut-être plus
00:31:15que de moyens
00:31:16Florence Rowe
00:31:17on entendait tout à l'heure
00:31:18l'avocat
00:31:18donc de la maman
00:31:20de Rosa
00:31:20qui disait
00:31:22qu'il portait plainte
00:31:23contre l'Etat
00:31:23pour faute grave
00:31:25il pointe effectivement
00:31:25de nombreux dysfonctionnements
00:31:26il pointe
00:31:27de nombreuses responsabilités
00:31:29la question des avocats aussi
00:31:30parce qu'effectivement
00:31:31on parle de la lenteur
00:31:33de ces investigations
00:31:34de la lenteur
00:31:35de l'enquête
00:31:35de ces nombreux appels
00:31:36de la maman
00:31:38à la gendarmerie de Toulouse
00:31:39pour effectivement
00:31:40essayer d'en savoir plus
00:31:41sur cette enquête
00:31:43les avocats
00:31:44ont aussi la possibilité
00:31:45de chercher
00:31:49auprès des informations
00:31:50auprès des enquêteurs
00:31:51bien sûr
00:31:52mais faut-il encore
00:31:53que la personne
00:31:54qui appelle
00:31:55tous les lundis matins
00:31:56le communissariat
00:31:57enfin la gendarmerie
00:31:58en l'occurrence
00:31:58est un avocat
00:31:59aujourd'hui
00:32:00on la voit avec un avocat
00:32:01mais les jours d'avant
00:32:03aujourd'hui
00:32:04je n'ai pas vu d'avocat
00:32:05elle n'a pas invoqué
00:32:07avoir été assistée
00:32:09par un avocat
00:32:09donc oui
00:32:10quand vous êtes victime
00:32:11oui vous avez besoin
00:32:12d'un avocat
00:32:12bien sûr
00:32:13parce que l'avocat
00:32:14peut téléphoner
00:32:16et
00:32:17jamais on ne répond
00:32:18comme ça
00:32:18à un avocat
00:32:20ça change tout
00:32:21ça change tout
00:32:22et c'est là où c'est terrible
00:32:23pourquoi elle ne prend pas
00:32:24d'avocat
00:32:24la maman de Rosa
00:32:26pourquoi ?
00:32:27elle connaît peut-être
00:32:28certains gendarmes
00:32:30elle les a croisés
00:32:31c'est un univers
00:32:33non pas de village
00:32:34mais de petite ville
00:32:35ça peut être le cas
00:32:36dans Paris
00:32:36ça peut être comme ça
00:32:37donc on a confiance
00:32:38on a confiance
00:32:39dans les personnes
00:32:39on a confiance
00:32:40dans l'état
00:32:41on a confiance
00:32:42dans la police
00:32:43on a confiance
00:32:44dans la gendarmerie
00:32:45on a confiance
00:32:46jusqu'à présent
00:32:46dans la justice
00:32:47quelque part
00:32:48donc on ne se dit pas
00:32:48quand on est victime
00:32:49de quelque chose
00:32:50je vais avoir besoin
00:32:51d'un avocat
00:32:52l'avocat
00:32:53on se pose la question
00:32:54si jamais vous êtes
00:32:54poursuivi par quelqu'un
00:32:56ou par l'état lui-même
00:32:57or c'est une erreur
00:32:58parce que pour être
00:32:59entendu aujourd'hui
00:33:00mais quel que soit
00:33:00le type d'affaires
00:33:01et c'est terrifiant
00:33:02de dire ça
00:33:02vous êtes cambriolé
00:33:04ça n'a rien à voir
00:33:05avec une affaire de viol
00:33:06ça n'a rien à voir
00:33:07c'est le béabat
00:33:07vous avez un petit problème
00:33:09sur la route
00:33:10ça n'a rien à voir
00:33:11encore moins
00:33:11et là
00:33:12lorsqu'il s'agit d'une enfant
00:33:13le malheur
00:33:14c'est ce qui a été dit
00:33:15c'est pour ça
00:33:15que ça se relie les deux
00:33:16ça se relie au coeur
00:33:18de l'aide sociale à l'enfant
00:33:19ça se relie au coeur
00:33:20de toutes les affaires
00:33:21lorsque les enfants
00:33:22sont victimes
00:33:22mais c'est normal
00:33:23il est normal
00:33:24qu'un citoyen
00:33:25qui est un citoyen français
00:33:27qui paye ses impôts
00:33:28ait confiance
00:33:29on a un pacte
00:33:31on a tous un pacte
00:33:32le pacte républicain
00:33:33qui est au coeur
00:33:34de cette affaire
00:33:35et c'est pour ça
00:33:35que la plainte
00:33:36est intéressante
00:33:36non pas celle vers l'état
00:33:38parce que celle-là
00:33:38vous l'aviez très bien dit
00:33:40elle va être civile
00:33:41moi ce qui m'intéresse
00:33:42c'est ce précédent
00:33:43qui est en train
00:33:44d'être vécu
00:33:45de plaintes
00:33:46qui sont ad personnal
00:33:48c'est-à-dire en gros
00:33:48directement concernant
00:33:49des personnes
00:33:50et là vous vous rendez compte
00:33:51on vient à l'intérieur
00:33:53du système
00:33:53de la gendarmerie
00:33:55d'où la prise de parole
00:33:56du grand chef
00:33:57des gendarmes
00:33:57puis au coeur
00:33:58de la justice
00:33:59d'où la prise de parole
00:34:00hier aussi
00:34:01du grand chef
00:34:02de la justice
00:34:02je dis ça comme ça
00:34:03parce que c'est plus simple
00:34:04et bien vous avez
00:34:05là pour le coup
00:34:06quelque chose
00:34:06qui est en train de muter
00:34:07effectivement vous avez raison
00:34:08hier
00:34:09quand la personne
00:34:10se fait mettre
00:34:11en garde à vue
00:34:12non mais où en est-on
00:34:13on inverse tout
00:34:14on inverse tout
00:34:15si vous voulez
00:34:16on inverse tout
00:34:16et les gens sont en train
00:34:17de se mettre
00:34:18face à cette réalité
00:34:20un garçon
00:34:21qui poignarde
00:34:22un autre garçon
00:34:23bah lui
00:34:23il va avoir un avocat
00:34:24commis d'office
00:34:25et c'est une bonne chose
00:34:26dans un pays démocratique
00:34:28où la justice
00:34:29doit exister de cette manière là
00:34:30mais la victime elle-même
00:34:31la victime n'aime pas
00:34:32non
00:34:33vous interrompt
00:34:34vous pouvez très bien
00:34:34demander à un avocat
00:34:35mais elle n'a pas la culture
00:34:36de ça
00:34:37parce que les victimes
00:34:37non mais parce que
00:34:38les avocats d'office
00:34:40il y en a
00:34:40immédiatement
00:34:41et en fait sur le cas
00:34:43des violences sexuelles
00:34:44et un peu partout
00:34:44c'est pas juste en France
00:34:45mais il y a aussi
00:34:46une autre question
00:34:46qui doit se poser
00:34:47c'est qu'on a choisi
00:34:48et qui a choisi
00:34:50de donner le suivi
00:34:52de cette affaire
00:34:53à une petite brigade
00:34:54de proximité
00:34:55de la gendarmerie
00:34:56qui a zéro dossier criminel
00:34:57qui ne sait pas faire
00:34:58et qui
00:34:59est pris
00:35:00on ne peut pas dire ça
00:35:02c'est des généralistes
00:35:03de la sécurité
00:35:03oui d'accord
00:35:04et alors ils peuvent
00:35:05commencer à le faire
00:35:06vous ne croyez pas
00:35:06qui connaissent les gens
00:35:07ils les connaissent
00:35:08vous dites des généralistes
00:35:09ok d'accord
00:35:09mais en face
00:35:10ce sont des gens
00:35:12qui sont habitués
00:35:13à aller sur le terrain
00:35:14et qui ne sont peut-être
00:35:15pas outillés
00:35:15pour faire ça
00:35:16ils ne peuvent pas faire
00:35:17que des radars
00:35:17sinon ça ne sert pas
00:35:18à grand chose
00:35:19excusez-moi de le dire
00:35:19beaucoup trop
00:35:21par rapport à ceux
00:35:22qui devraient y avoir
00:35:23des gens
00:35:24qui ne peuvent pas
00:35:24de la sécurité
00:35:25pardonnez-moi
00:35:26je ne suis pas du tout
00:35:26d'accord
00:35:26parce qu'on n'a pas
00:35:28les affaires
00:35:28quand les brigadiers
00:35:30ne sont pas formés
00:35:31par exemple
00:35:31on constate des gros défauts
00:35:33notamment par exemple
00:35:34dans les modes
00:35:35d'audition des enfants
00:35:36parfois il faut se battre
00:35:37pour qu'un enfant
00:35:37soit auditionné
00:35:39avec un protocole Mélanie
00:35:40qui devrait être obligatoire
00:35:41et les avocats
00:35:42doivent se battre
00:35:43pour l'obtenir
00:35:43mais là
00:35:43ce dont vous parlez
00:35:44on parle simplement
00:35:45de convoquer quelqu'un
00:35:47qui est mis en cause
00:35:47avec son nom
00:35:49et donc on n'est pas du tout
00:35:50sous une plainte contre X
00:35:51qui demanderait
00:35:52une investigation
00:35:53que peut-être
00:35:53une petite brigade
00:35:54ne pourrait pas faire
00:35:54ils n'ont pas d'excuse
00:35:55quelle est la difficulté
00:35:56madame maître
00:35:57quelle est la difficulté
00:35:58pour un gendarme
00:35:59qui a une expérience
00:36:01qui n'est pas quelqu'un
00:36:02qui vient de rentrer
00:36:03dans ce corps militaire
00:36:04en plus
00:36:05quelle est la difficulté
00:36:06d'aller chercher quelqu'un
00:36:08d'aller chercher quelqu'un
00:36:09c'est le métier
00:36:10je peux le faire moi
00:36:10je ne suis pas gendarme
00:36:11je peux le faire moi
00:36:12et je vous ai sûr
00:36:13que ça ne prendrait pas 24 heures
00:36:15ça aurait été fait dans l'heure
00:36:16ça aurait été fait dans l'heure
00:36:17même si c'est quelque chose
00:36:18qu'on doit exclure
00:36:19non non non
00:36:20évidemment
00:36:21si j'étais gendarme
00:36:22si j'étais policier
00:36:23j'aurais besoin d'être formé
00:36:24pour le faire
00:36:25on ne peut pas accepter ça
00:36:27si on en croit
00:36:27ce qui nous est dit
00:36:28par les différents intervenants
00:36:29liés à cette affaire
00:36:31il y aurait eu
00:36:31une garde à vue
00:36:32qui aurait été demandée
00:36:33pour le 14 février
00:36:35non mais le 14 février
00:36:36c'est combien de temps
00:36:36c'est combien de temps après
00:36:38viol et enfant
00:36:39c'est des clignotants
00:36:41qui doivent vous dire
00:36:41c'est dans l'heure
00:36:42elle est demandée
00:36:43c'est dans l'heure
00:36:43on ne peut pas accepter ça
00:36:44on ne peut pas accepter ça
00:36:46mais non mais non
00:36:46je pense qu'il y a des choses
00:36:48que vous ne comprenez pas
00:36:50très bien
00:36:51dans le déroulement
00:36:51d'une affaire
00:36:53comme celle-là
00:36:53c'est à dire que
00:36:54vous faites une garde à vue
00:36:55on vous désigne quelqu'un
00:36:56attendez on laisse terminer
00:36:58Florence Pau s'il vous plaît
00:36:58vous mettez en garde à vue
00:36:59quelqu'un
00:37:00et vous n'avez absolument
00:37:01rien du dossier
00:37:02vous n'avez fait aucun environnement
00:37:04je crois que la procureure
00:37:05Doche l'a dit
00:37:06et elle a raison sur ce sujet
00:37:07on ne commence pas
00:37:08par la garde à vue
00:37:09du quelqu'un en question
00:37:10on commence déjà
00:37:11par faire les investigations
00:37:12très vite
00:37:12je suis d'accord
00:37:13et à ce moment-là
00:37:15quand on a
00:37:16la possibilité
00:37:18de confronter
00:37:19celui que l'on désigne
00:37:20là on le fait
00:37:21non mais attendez
00:37:21combien de temps ?
00:37:22pourquoi il faut autant de temps ?
00:37:23la question qui se pose
00:37:25et la vraie question
00:37:26qui se pose
00:37:26c'est pourquoi
00:37:27on a délocalisé ce dossier
00:37:29dans une brigade
00:37:29qui n'est pas faite pour ça
00:37:30et pourquoi cette brigade
00:37:32n'a pas été surveillée
00:37:33pourquoi on n'a pas demandé
00:37:34des comptes
00:37:35en disant
00:37:35vous en êtes où ?
00:37:37non mais attendez
00:37:38je suis désolé
00:37:39il y a la question également
00:37:42du système judiciaire
00:37:43évidemment qui est pointé
00:37:44la question du politique
00:37:45aussi dans tout ça
00:37:46parce qu'on était évidemment
00:37:49vous avez tous suivi hier
00:37:50les rassemblements
00:37:51un petit peu partout en France
00:37:52rassemblements notamment
00:37:53place Vendôme
00:37:54devant le ministère de la justice
00:37:55et ses appels
00:37:56à la démission
00:37:57du garde des Sceaux
00:37:58à la démission
00:37:59de Gérald Darmanin
00:38:00le ministre de la justice
00:38:02qui était ce soir
00:38:02l'invité justement
00:38:03de Pascal Praud
00:38:04et qui a été interrogé
00:38:06justement sur cette question
00:38:08de la démission
00:38:09et il a expliqué
00:38:10pourquoi justement
00:38:11il ne démissionnerait pas
00:38:14écoutez Gérald Darmanin
00:38:16oui mais moi
00:38:17vous savez je ne suis pas
00:38:17propriétaire de ma charge
00:38:18en effet j'ai déjà proposé
00:38:19ma démission au président
00:38:20de la république
00:38:22je me suis dit que
00:38:23j'étais dans la tempête
00:38:24et que j'étais en train
00:38:26d'essayer de
00:38:28d'appliquer l'état de droit
00:38:29et l'autorité du ministre
00:38:31sur son administration
00:38:33dans un ministère
00:38:34très compliqué
00:38:35et que si je faisais
00:38:36ce que vous me disiez
00:38:37parce que j'y ai évidemment pensé
00:38:38parce que je ne dors pas bien
00:38:40depuis plusieurs jours
00:38:40comme j'imagine
00:38:41les magistrats et les enquêteurs
00:38:42qui sont directement liés
00:38:43à cette affaire
00:38:43on peut avoir fait des fautes
00:38:45et sans vouloir profondément
00:38:46je suis sûr que
00:38:47c'est ce qui se passe
00:38:48et personnellement
00:38:49je me suis posé la question
00:38:50de savoir
00:38:51si j'avais une quelconque responsabilité
00:38:52dans la défaillance
00:38:53totale de ce système
00:38:54même si ça fait qu'un an
00:38:55que je suis là
00:38:56je me pose la question
00:38:57parce que j'étais
00:38:57quatre ans mis en intérieur
00:38:58auparavant
00:38:59et c'est une question
00:39:00démocratique et normale
00:39:01et je me suis dit que
00:39:03ce que j'essayais de faire
00:39:04au ministère de la justice
00:39:05l'autorité que j'essayais
00:39:06d'y remettre
00:39:07le bon sens
00:39:08que j'essayais d'y remettre
00:39:09je l'ai fait sur le narcotrafic
00:39:10j'essayais de le faire
00:39:10sur les enfants
00:39:12c'était pas une bonne chose
00:39:13de déstabiliser
00:39:14le ministère de la justice
00:39:16Voilà
00:39:16il ne vous aura pas échappé
00:39:17que Gérald Darmanin
00:39:18ait été particulièrement pris
00:39:20au niveau de la voix
00:39:22donc c'était assez compliqué
00:39:23surtout sur la fin
00:39:23de l'interview
00:39:24où on avait
00:39:25je ne sais pas comment est-ce
00:39:26qu'il va gérer
00:39:27sa journée de demain
00:39:28mais ça risque d'être
00:39:28particulièrement compliqué
00:39:29pour avoir vécu
00:39:30des extinctions de voix
00:39:31Kevin Bossuet
00:39:32d'abord est-ce que
00:39:33vous comprenez
00:39:35ces appels
00:39:36à la démission
00:39:36du garde des Sceaux
00:39:37ça c'est ma première question
00:39:38et puis
00:39:40finalement
00:39:40est-ce que sa démission
00:39:42servirait aujourd'hui
00:39:43la cause
00:39:44la cause des enfants
00:39:45la cause de la justice
00:39:46aujourd'hui ?
00:39:47Je les comprends
00:39:48mais je ne les cautionne pas
00:39:49évidemment on a envie
00:39:50que quelqu'un
00:39:51endosse toute cette responsabilité
00:39:52il est ministre de la justice
00:39:54donc c'est normal
00:39:55qu'il soit le premier
00:39:56à rendre des comptes
00:39:57mais moi je l'ai trouvé
00:39:58profondément courageux
00:39:59il s'est quand même excusé
00:40:01au nom de l'institution
00:40:03cela n'avait pas eu lieu
00:40:05depuis l'affaire Doutreau
00:40:07quand même
00:40:08on a quand même un ministre
00:40:09qui endosse cela
00:40:09on a un ministre également
00:40:10qui remet en cause
00:40:11les magistrats
00:40:13qui parle quand même
00:40:14qui remet en cause
00:40:14leur corporatis
00:40:15c'est extrêmement courageux
00:40:16parce que quand vous êtes
00:40:17à la tête du ministère
00:40:18de la justice
00:40:19faire ça
00:40:20croyez-moi
00:40:21c'est prendre un risque politique
00:40:22et enfin
00:40:23je pense que monsieur Darmanin
00:40:25on le connaît assez
00:40:25il a toujours été digne
00:40:27et ferme sur ces questions
00:40:28d'ailleurs il a mis en place
00:40:30une circulaire
00:40:31appelant les procureurs
00:40:33à être extrêmement fermes
00:40:34vis-à-vis des violences sexuelles
00:40:36et notamment des violences
00:40:36contre les enfants
00:40:37donc je ne pense pas
00:40:38qu'il faut l'incriminer
00:40:41il faut être un peu juste
00:40:42et arrêter de vouloir
00:40:44ressusciter une lutte des classes
00:40:45qui n'a pas lieu d'être
00:40:46dans ce genre d'affaires
00:40:47Faut-il appeler à la démission
00:40:48du garde des Sceaux
00:40:49et cette démission
00:40:50servirait-elle
00:40:51à quelque chose
00:40:52finalement dans ces affaires ?
00:40:53Sans mauvais jeu de mots
00:40:54son extinction de voix
00:40:55montre bien à quel point
00:40:56il est pris à la gorge
00:40:57si je puis me permettre
00:41:00Vous ne le trouvez pas sincère
00:41:02dans ses propos ?
00:41:03Alors ce n'est pas ce que je veux dire
00:41:03mais on voit bien
00:41:04qu'évidemment
00:41:05il a une certaine pression
00:41:06sur les épaules
00:41:08Démission ou pas démission
00:41:09on voit bien
00:41:09que le système
00:41:10est largement dysfonctionnel
00:41:12nous on aimerait
00:41:13pouvoir dire
00:41:14en tout cas
00:41:14sur les périscolaires
00:41:15que ce qu'il faut aujourd'hui
00:41:16c'est vous savez
00:41:17comme on a dit en écologie
00:41:18le concept du colibri
00:41:19c'est que chacun
00:41:21prenne sa part
00:41:22mais quand je dis
00:41:22chacun prenne sa part
00:41:23c'est que dans
00:41:24chaque maillon de la chaîne
00:41:26entre le signalement
00:41:28la plainte
00:41:29Moi je ne veux pas
00:41:30me prononcer là-dessus
00:41:30en revanche
00:41:31parce qu'en fait
00:41:32je ne suis pas politologue
00:41:33demander ça à quelqu'un
00:41:34dont c'est le métier
00:41:35Moi en revanche
00:41:36Les personnes qui appelaient
00:41:37à sa démission hier
00:41:38pendant les rassemblements
00:41:39n'étaient pas tous
00:41:39politologues non plus
00:41:40Toutes les autres associations
00:41:42tous les autres collectifs
00:41:43on tombe
00:41:44on a les bras
00:41:45qui nous en tombe
00:41:46il semble découvrir
00:41:50en fait
00:41:50les dysfonctionnements
00:41:51alors que nous
00:41:52ça fait des années
00:41:53qu'on les souligne
00:41:54ça fait des années
00:41:55qu'on alerte
00:41:56ça fait des années
00:41:57qu'on croit exactement
00:41:58ce qu'il semble dire
00:41:58Il est le premier
00:41:59à les souligner
00:42:00ses présécesseurs
00:42:01ne l'avaient pas fait
00:42:02Ok
00:42:02un point pour lui
00:42:03mais il n'en a pas
00:42:04beaucoup de points
00:42:05parce que la réalité
00:42:06c'est qu'il semble
00:42:07complètement déconnecté
00:42:09de la réalité
00:42:10de ce que vivent
00:42:10les familles
00:42:11quand elles viennent
00:42:11au commissariat
00:42:12on ne va pas revenir
00:42:13sur toutes les déclarations
00:42:15passées qu'il a pu avoir
00:42:16vous savez les différents
00:42:17il y avait un truc rouge
00:42:18ou vert dans les commissariats
00:42:20il y a eu tout un tas
00:42:21de choses
00:42:21qui nous paraissaient
00:42:23fortement
00:42:24très peu à propos
00:42:25mais vraiment là
00:42:26ce qui choque
00:42:27c'est qu'il a l'air
00:42:28de découvrir
00:42:30et ça
00:42:30je pense que c'est inaudible
00:42:32pour les parents
00:42:32et c'est pour ça
00:42:33que les gens veulent
00:42:33sa démission
00:42:34je pense que simplement
00:42:35au lieu de démissionner
00:42:37il ferait bien peut-être
00:42:38de reprendre le chemin
00:42:40difficile
00:42:41que toutes les familles
00:42:42doivent emprunter
00:42:43entre le moment
00:42:44où elles déposent une plainte
00:42:45et le moment
00:42:46où éventuellement
00:42:46on arrive au procès
00:42:47ça c'est quelque chose
00:42:48quand on ne l'a pas vécu
00:42:49soi-même
00:42:49ou quand on n'accompagne
00:42:50pas des familles
00:42:51au quotidien
00:42:52et clairement
00:42:52il ne le fait pas
00:42:53il n'est pas à ce niveau-là
00:42:55il ne sait pas
00:42:56comment ça se passe
00:42:57Kevin Bossuet
00:42:57qu'il y ait des dysfonctionnements
00:42:59c'est évident
00:43:00et je crois que monsieur Darmanin
00:43:01a mis cela en avant
00:43:03après je ne suis pas d'accord
00:43:04avec vous
00:43:04monsieur Darmanin
00:43:06est très connecté
00:43:07à la société française
00:43:08et je pense que c'est l'un des premiers
00:43:10à avoir compris
00:43:11que cette affaire
00:43:11allait devenir nationale
00:43:13et je pense qu'il faut quand même
00:43:14le mettre en avant
00:43:15enfin
00:43:16on ne peut pas faire porter le chapeau
00:43:18à un ministre
00:43:19qui est là quand même
00:43:20depuis peu
00:43:20je veux dire
00:43:21c'est quelqu'un
00:43:22qui est un discours
00:43:22vous permettait
00:43:23en revanche
00:43:24quand vous prenez
00:43:25certains ministres de la justice
00:43:27comme monsieur Dupond-Moretti
00:43:28qui était extrêmement laxiste
00:43:30qui parfois
00:43:31ont fait preuve quand même
00:43:33de position
00:43:35qui moi avons interloqué
00:43:36en tant que citoyen
00:43:37en effet
00:43:38ça me pose question
00:43:39derrière ça
00:43:40juste une chose
00:43:41moi toute la journée
00:43:42j'ai entendu des gens
00:43:43parler de cette affaire
00:43:44en effet
00:43:44ça a imprégné
00:43:46la société française
00:43:47et ce qui en ressort
00:43:49c'est le sentiment
00:43:50de trahison
00:43:51un sentiment de trahison
00:43:53à deux niveaux
00:43:53tout d'abord
00:43:54enfin
00:43:55on découvre
00:43:56que la justice
00:43:56est laxiste
00:43:57que la justice
00:43:58peut dysfonctionner
00:44:00encore
00:44:01il y a une semaine
00:44:02quand on disait ça
00:44:03on se faisait traiter
00:44:04de populiste
00:44:05les mêmes qui aujourd'hui
00:44:07au centre
00:44:08ou à gauche
00:44:08accusent la justice
00:44:09étaient les premiers
00:44:10à nous traiter
00:44:11d'extrême droite
00:44:12parce qu'on osait
00:44:13mettre en avant
00:44:14les dysfonctionnements
00:44:15et aussi une chose
00:44:16il y a une impression
00:44:17finalement
00:44:18que les petites gens
00:44:19n'ont pas de pouvoir
00:44:20dans cette société
00:44:21que les petites gens
00:44:22se font écraser
00:44:23vous avez des gens
00:44:24qui bossent
00:44:25qui payent des impôts
00:44:26qui jouent le jeu
00:44:27et ils avaient
00:44:28la naïveté de croire
00:44:29que l'état
00:44:30les protégeait
00:44:31là ils se rendent compte
00:44:32que c'est faux
00:44:32et ça rejoint
00:44:33un moment profond
00:44:34dans la société
00:44:35qu'on a connu
00:44:36au moment des gilets jaunes
00:44:37l'impression finalement
00:44:38de ne plus exister
00:44:40il y a eu pendant
00:44:41la présidentielle
00:44:42le grand remplacement
00:44:43c'était un thème
00:44:44qui a été
00:44:45beaucoup mis en avant
00:44:46là je pense que le thème
00:44:46ça va être le grand effacement
00:44:48parce que vous avez
00:44:48des classes populaires
00:44:49qui ont l'impression
00:44:50de ne plus exister
00:44:51face à des élites
00:44:52qui font n'importe quoi
00:44:53Kevin en première partie
00:44:54d'émission
00:44:54vous avez évoqué
00:44:55quelque chose
00:44:55vous avez parlé
00:44:56du corporatisme
00:44:58des magistrats
00:44:59effectivement
00:44:59qui ressort beaucoup
00:45:00ces dernières heures
00:45:02ces derniers jours
00:45:02puisqu'ils sont
00:45:03pointés du doigt
00:45:04par beaucoup
00:45:05pointés du doigt
00:45:06aussi jusqu'au plus
00:45:08au sommet de l'état
00:45:09j'aimerais qu'on écoute
00:45:10justement Gérald Darmanin
00:45:11ce soir dans l'heure des pros
00:45:12sur les magistrats
00:45:13sur la question des sanctions
00:45:14justement
00:45:15des sanctions
00:45:16et en cas de manquement
00:45:18en cas de faute
00:45:19constatée
00:45:19par des magistrats
00:45:21écoutez Gérald Darmanin
00:45:23moi j'ai dit
00:45:23en un
00:45:24le narcotrafic
00:45:25en deux
00:45:25les violences
00:45:26les viols
00:45:27sur les femmes
00:45:27et les enfants
00:45:28mes deux priorités
00:45:29sont celles-là
00:45:30il n'y en a pas
00:45:30158
00:45:31il y a des milliers
00:45:32de délits
00:45:33dans le code pénal
00:45:34moi j'ai dit
00:45:34il n'y a que deux
00:45:37deux endroits
00:45:37où vous devez
00:45:38particulièrement
00:45:38appuyer les choses
00:45:39si vous n'êtes pas suivi
00:45:40et manifestement
00:45:41là je n'ai pas été suivi
00:45:42et qu'en plus
00:45:43je n'ai pas le droit
00:45:44de sanctionner
00:45:44des magistrats
00:45:45qui ne suivent pas
00:45:46mes directions
00:45:46en effet
00:45:47se pose la question
00:45:48du pouvoir
00:45:49de la justice
00:45:49ce qui se passe
00:45:50c'est très important
00:45:51après on peut tout se dire
00:45:52aussi
00:45:53il y a des milliers
00:45:54de magistrats
00:45:55comme il y a des milliers
00:45:56d'enquêteurs
00:45:56de la police
00:45:57et de la chambre
00:45:57qui font très bien
00:45:58leur travail
00:45:59dans des conditions
00:46:00très difficiles
00:46:00qui sauvent la vie
00:46:01de plein d'enfants
00:46:02mais il faut savoir
00:46:03connaître aussi
00:46:04la défaillance
00:46:05de la séduction judiciaire
00:46:06même si ils ne sont
00:46:07sans doute pas les seuls
00:46:08qui ont fait des erreurs
00:46:08ils en ont fait
00:46:09on verra l'inspection
00:46:11s'il y en a caractérisé
00:46:12ce sont un rendu public
00:46:13je prendrai des sanctions
00:46:15sauf que la question
00:46:16de la transparence
00:46:19dans les décisions de justice
00:46:20vous le savez
00:46:20elle va bien au-delà
00:46:21des éventuelles fautes
00:46:22et des éventuels manquements
00:46:24vous le savez bien
00:46:25elle est aussi
00:46:26parfois idéologique
00:46:28auprès de certains magistrats
00:46:29auprès de certains syndicats
00:46:31également
00:46:31de la magistrature
00:46:33Gérald de Darmanin
00:46:34était aussi interrogé
00:46:36sur cet aspect là
00:46:38moi ça ne me choque pas
00:46:39vraiment
00:46:40qu'il y ait des syndicats
00:46:40dans la magistrature
00:46:41ce qui me choque
00:46:42c'est quand les syndicats
00:46:42font de la politique
00:46:43que les syndicats me disent
00:46:45on a des problèmes
00:46:46les enfants
00:46:47ils en ont fait
00:46:48quand ils ont appelé
00:46:49à voter contre Nicolas Sarkozy
00:46:50ils en faisaient
00:46:51on est d'accord
00:46:52la question n'est pas
00:46:53est-ce qu'il faut des syndicats
00:46:55pas
00:46:55il y en a dans la police
00:46:57dans le gendarmerie
00:46:58il n'y en a pas
00:46:58enfin les gendarmes
00:46:59sont parfois eux-mêmes
00:47:00le syndicaliseur
00:47:01pour vos gendarmes
00:47:01qui parlent
00:47:02des problèmes
00:47:02d'ordinateurs
00:47:04d'application informatique
00:47:05de moyens
00:47:06de RH
00:47:06ça ne me choque pas
00:47:07ce qui me choque en effet
00:47:09vous avez parfaitement raison
00:47:10c'est quand d'ailleurs
00:47:11ils font de la politique
00:47:12et ils assument
00:47:13de faire de la politique
00:47:14Florence Roas
00:47:15qu'est-ce que ça vous évoque
00:47:20aujourd'hui finalement
00:47:21ce procès
00:47:23d'une certaine façon
00:47:24qui est fait aujourd'hui
00:47:25aux magistrats
00:47:27qui sont pointés du doigt
00:47:28évidemment
00:47:28jusqu'au plus haut sommet
00:47:29de l'état
00:47:31il y a cette question
00:47:32évidemment de la responsabilité
00:47:33des décisions
00:47:34qui sont prises aujourd'hui
00:47:35par les juges
00:47:36et ça fait aussi partie
00:47:38de ce débat
00:47:40autour du manque de confiance
00:47:41des français
00:47:41sur la justice
00:47:42aujourd'hui
00:47:42les français ont besoin
00:47:43de davantage de transparence
00:47:45dans beaucoup de sujets
00:47:46et la justice
00:47:47arrive en haut de la pile
00:47:50les français
00:47:51ils ont plus confiance
00:47:52dans leur justice
00:47:52parce qu'ils le constatent
00:47:55et c'est
00:47:55moi-même
00:47:56je le constate
00:47:57depuis quelques années
00:47:59et tous les jours
00:48:00malheureusement
00:48:00les français constatent
00:48:02que la justice
00:48:03elle n'avance plus
00:48:04elle ne fait plus son travail
00:48:06elle est totalement sinistrée
00:48:08et les français
00:48:09n'arrivent pas
00:48:10les justiciables
00:48:10n'arrivent pas
00:48:11à obtenir ce qu'ils demandent
00:48:13quand vous déposez
00:48:14une demande devant
00:48:15un juge
00:48:16quel qu'il soit
00:48:16il faut que vous attendiez
00:48:18au minimum deux ans
00:48:19avant d'avoir un début de réponse
00:48:21c'est pas normal
00:48:22alors qu'on soit au pénal
00:48:23où il y a des choses
00:48:24gravissimes
00:48:25mais qui peuvent être
00:48:26tout aussi gravissimes
00:48:27dans les procédures
00:48:29concernant le droit
00:48:30de la famille
00:48:30la garde des enfants
00:48:31quand vous voulez
00:48:32si vous voulez aujourd'hui
00:48:33qu'on fasse un référé
00:48:35pour une procédure
00:48:36d'extrême urgence
00:48:38on est au mois de juin
00:48:40je l'ai fait cet après-midi
00:48:41alors j'ai cet exemple
00:48:43en tête
00:48:44j'ai une situation
00:48:45vraiment urgente
00:48:46j'ai besoin d'avoir
00:48:48une décision
00:48:48d'un magistrat
00:48:49on me donne
00:48:50pour le mois de juillet
00:48:52donc le problème
00:48:53porte sur le mois de juillet
00:48:54on me donne une date
00:48:55en novembre
00:48:56on se moque de qui
00:48:58donc je peux toujours
00:48:59injurier la pauvre greffière
00:49:00que j'ai au téléphone
00:49:01mais je ne le fais pas
00:49:01parce que la pauvre malheureuse
00:49:03elle ne peut pas faire grand chose
00:49:04parce que ce n'est pas elle
00:49:05qui fixe les audiences
00:49:06et les magistrats
00:49:07ne sont pas suffisamment nombreux
00:49:09on est le pays probablement
00:49:10où il y a le moins de magistrats
00:49:12par tête d'habitant
00:49:14donc comment on fait ?
00:49:15alors comment on fait ?
00:49:16ceux qui sont là
00:49:17et ceux qui font bien leur travail
00:49:19et moi j'en croise aussi
00:49:20tous les jours
00:49:21je ne prends pas leur défense
00:49:22et je ne prends pas la défense
00:49:23de ceux qui ne foutent rien
00:49:24ça c'est clair
00:49:24mais ceux qui travaillent
00:49:26qui font leur métier
00:49:27qui aiment ça
00:49:28qui rendent des décisions
00:49:29et qui se décarcassent
00:49:32et bien ceux-là
00:49:33malheureusement
00:49:34ils sont tellement pressurisés
00:49:35ils ont tellement de décisions
00:49:37à rendre
00:49:37que les pauvres
00:49:38ne peuvent même pas
00:49:39tenir leur délai
00:49:40qu'ils aimeraient tenir
00:49:41sauf qu'aujourd'hui
00:49:42l'inquiétude autour
00:49:43de toutes ces affaires
00:49:44autour de ce drame
00:49:45autour de Liana
00:49:46évidemment
00:49:46l'inquiétude sur ces sujets
00:49:49qui pointent aujourd'hui
00:49:50les magistrats
00:49:50elle est compréhensible
00:49:52d'une certaine façon
00:49:53mais évidemment
00:49:54parce que
00:49:55mais bien sûr
00:49:56et on entend effectivement
00:49:58une forme de corporatisme
00:50:00des magistrats
00:50:01qui se manifestent
00:50:02et justement
00:50:02j'aimerais vous faire entendre
00:50:03et je vous donne la parole
00:50:04juste après
00:50:04plutôt dans la soirée
00:50:05c'est l'avocat de la famille
00:50:06Liana
00:50:07qui s'est également exprimé
00:50:09et qui a justement
00:50:10volé au secours
00:50:11des magistrats ce soir
00:50:12on peut même se demander
00:50:13si finalement
00:50:14c'était bien le moment
00:50:15de le faire
00:50:16on écoute l'avocat
00:50:17de la famille Liana
00:50:19Alors maintenant ça suffit
00:50:20nous ne voulons pas
00:50:21de loi ou de réforme
00:50:22nous ne voulons pas
00:50:23de récupération
00:50:24juste des moyens
00:50:25et l'efficacité
00:50:26de ces moyens
00:50:27la robe que je porte
00:50:28me hurle
00:50:29de vous demander
00:50:30plus de moyens
00:50:32donc oui
00:50:32aujourd'hui est un jour
00:50:33de colère
00:50:34je ne peux plus me taire
00:50:35quand on met en cause
00:50:36des institutions judiciaires
00:50:37déjà à bout de souffle
00:50:39garantes pourtant
00:50:40de l'état de droit
00:50:41que chacun prenne
00:50:42ses responsabilités
00:50:43y compris
00:50:44au plus haut sommet
00:50:45de l'état
00:50:45et qu'on ne s'y trompe pas
00:50:47combien faudrait-il
00:50:48de Liana
00:50:49pour que nous soyons
00:50:50enfin entendus
00:50:51maintenant
00:50:52laissons la justice
00:50:53faire son oeuvre
00:50:54accorder à la justice
00:50:55les moyens
00:50:55de bien faire son travail
00:50:56et pas des miettes
00:50:57du budget
00:50:59Un mot là-dessus
00:51:00Anne
00:51:00alors évidemment
00:51:01il connaît mieux
00:51:01le dossier
00:51:02que nous tous
00:51:03autour de la table
00:51:04ça c'est évidemment
00:51:04indéniable
00:51:05maintenant
00:51:07cette question
00:51:08des moyens
00:51:09on l'a beaucoup
00:51:10entendu ces derniers jours
00:51:13on ne peut pas
00:51:14tout remettre
00:51:14sur la question
00:51:16des moyens
00:51:16aujourd'hui
00:51:17Non non
00:51:17moi je suis
00:51:18tout à fait d'accord
00:51:18je pense qu'on peut
00:51:19très bien faire
00:51:20avec peu de moyens
00:51:21d'ailleurs on le voit
00:51:22il y a des gens
00:51:23qui font beaucoup
00:51:24avec très peu
00:51:25et c'est toujours mieux
00:51:26avec des moyens
00:51:26oui c'est toujours mieux
00:51:27avec des moyens
00:51:28bien évidemment
00:51:28la question c'est aussi
00:51:31cette culture
00:51:31qui encore une fois
00:51:35vient décrédibiliser
00:51:35de manière systématique
00:51:37la parole de l'enfant
00:51:38si je reprends par exemple
00:51:39l'affaire Baudin
00:51:40dans le périscolaire
00:51:41dont on a parlé
00:51:41c'est une affaire
00:51:42dont l'audience s'ouvre
00:51:43en disant
00:51:44que tous les enfants
00:51:45sont oui reconnus victimes
00:51:47mais que six d'entre eux
00:51:48seront sortis de la procédure
00:51:49parce qu'ils n'ont pas
00:51:50réitéré leurs accusations
00:51:53lors des auditions
00:51:54et on sort de là
00:51:55avec
00:51:56avec donc on en avait
00:51:58parlé ensemble
00:51:5818 mois de sursis
00:52:00comme si la justice
00:52:01n'était finalement
00:52:02pas si sûre d'elle
00:52:03alors que
00:52:03on a bien reconnu
00:52:05que les enfants
00:52:05étaient victimes
00:52:06en fait le problème
00:52:07c'est qu'à chaque fois
00:52:08qu'il y a des enfants
00:52:09dans une affaire
00:52:09moyen ou pas moyen
00:52:10c'est comment leur parole
00:52:12est recueillie
00:52:13comment elle est entendue
00:52:14et pourquoi
00:52:15est-ce qu'on croit moins
00:52:16les enfants
00:52:17et les familles
00:52:18pourquoi on les considère moins
00:52:20quand il s'agit
00:52:21de violences sexuelles
00:52:22je peux comprendre
00:52:22l'aspect difficile
00:52:24pour un citoyen lambda
00:52:25à entendre
00:52:26on sait par exemple
00:52:27que dans l'inceste
00:52:27c'est tellement inimaginable
00:52:29qu'il y a des familles
00:52:30qui regardent d'ailleurs
00:52:31parce que c'est insupportable
00:52:32mais les policiers
00:52:33ne sont pas des citoyens lambda
00:52:34les policiers
00:52:35doivent être formés
00:52:37à recueillir cette parole
00:52:39et à apprendre
00:52:40ce que disent les enfants
00:52:41et ils le disent souvent
00:52:42très clairement
00:52:43pour mémoire
00:52:44je pose ici quand même
00:52:45pardon
00:52:45qu'un enfant
00:52:46n'invente jamais
00:52:47quand il dessine
00:52:48ou quand il décrit
00:52:48des faits à caractère sexuel précis
00:52:50il les a soit vécus
00:52:52soit vus faire
00:52:53soit vus en vidéo
00:52:54donc en fait
00:52:55peut-être que
00:52:55on peut dire que parfois
00:52:57ce n'est pas extrêmement précis
00:52:59mais la parole de l'enfant
00:53:00n'arrive jamais par hasard
00:53:01et donc ça c'est aussi culturel
00:53:03de revaloriser
00:53:04excusez-moi je ne m'arrête pas
00:53:05parce que c'est très important
00:53:06et que enfin aujourd'hui
00:53:08on sort des affaires
00:53:09par le petit bout
00:53:10de la lorgnette
00:53:10on arrive enfin
00:53:11à cette culture
00:53:12de la parole de l'enfant
00:53:14qui a été si malmenée
00:53:16à Outreau
00:53:17et dont on peine toujours
00:53:19à se remettre
00:53:19et il mérite ça
00:53:20et je ne vous coupe pas
00:53:22je ne vous coupe pas
00:53:23par plaisir
00:53:23c'est très intéressant
00:53:24ce que vous êtes en train
00:53:26de nous dire
00:53:26et je vous donnerai la parole
00:53:27également dans un instant
00:53:28Karim Abrik
00:53:29malheureusement
00:53:29on doit partir en pause
00:53:32courte pause
00:53:32très rapide
00:53:33on va bien sûr revenir
00:53:33sur ce débat extrêmement intéressant
00:53:35dans un instant
00:53:35et concernant la parole
00:53:36des enfants
00:53:36les témoignages
00:53:37les signalements
00:53:38visant Jérôme Barrella
00:53:39sont nombreux
00:53:40et révèlent à chaque fois
00:53:42un peu plus
00:53:42de ce comportement
00:53:44particulièrement étrange
00:53:47avec les enfants
00:53:48on écoutera un nouveau témoignage
00:53:49justement dans un instant
00:53:50une jeune fille de 16 ans
00:53:51qui l'an dernier raconte
00:53:52avoir fait du sport
00:53:53avec Jérôme Barrella
00:53:54que son comportement
00:53:54avec elle et les autres enfants
00:53:55étaient très étranges
00:53:57on l'écoutera
00:53:58et puis on écoutera encore
00:53:59à nouveau Gérald Darmanin
00:54:00qui dit
00:54:00comprendre les français
00:54:02vous l'évoquiez un petit peu
00:54:03tout à l'heure
00:54:04Jean-Christophe Gallien
00:54:05qui en arrive à vouloir
00:54:06se faire justice eux-mêmes
00:54:08bien que ce ne soit
00:54:09évidemment pas acceptable
00:54:10que ça n'est évidemment
00:54:11pas possible en démocratie
00:54:12mais vous entendrez
00:54:13sa réponse à ce sujet
00:54:14restez avec nous sur CNews
00:54:19La parole des enfants
00:54:20est-elle correctement entendue
00:54:21dans notre pays
00:54:22depuis la disparition
00:54:23et la découverte
00:54:24du corps de la petite Liana
00:54:25les témoignages
00:54:26et les signalements
00:54:27visant Jérôme Barrella
00:54:28le principal suspect
00:54:30sont nombreux
00:54:30et révèlent à chaque fois
00:54:31un peu plus
00:54:31un comportement
00:54:33particulièrement étrange
00:54:34avec les enfants
00:54:36le dernier est celui
00:54:36d'une jeune fille
00:54:37de 16 ans
00:54:38qui l'an dernier raconte
00:54:39avoir fait du sport
00:54:40avec Jérôme Barrella
00:54:41et que son comportement
00:54:43avec elle
00:54:43et les autres enfants
00:54:45interrogés
00:54:45je vous propose
00:54:46d'écouter ce témoignage
00:54:48j'ai passé deux ans
00:54:49à faire du sport
00:54:50avec Jérôme Barrella
00:54:51toutes les semaines
00:54:51il ne restait qu'avec
00:54:53les enfants
00:54:53mais vraiment qu'avec
00:54:54les enfants
00:54:54donc au début
00:54:55on pensait que
00:54:56ce n'était pas
00:54:56ce qu'il y avait
00:54:56ses filles
00:54:57sauf que ça devenait
00:54:58de plus en plus étrange
00:54:59il était trop avenant
00:55:01avec les filles
00:55:02enfin les enfants
00:55:03surtout
00:55:03il courait partout
00:55:05il était tout le temps
00:55:06à fond en fait
00:55:07il était trop
00:55:08trop justement
00:55:09trop là avec les enfants
00:55:10on ne pouvait pas
00:55:11s'imaginer en fait
00:55:12qu'il allait faire
00:55:13de telles choses
00:55:14en fait
00:55:14il avait
00:55:15enfin c'était un papa
00:55:16il avait l'air gentil
00:55:17il avait deux filles
00:55:18on ne pouvait pas
00:55:19penser ça
00:55:20enfin
00:55:21ce n'était pas possible
00:55:23poli
00:55:23vraiment gentil
00:55:25même des fois
00:55:26il faisait des blagues
00:55:27avec les adultes
00:55:28il n'était pas
00:55:29pas très louche
00:55:30sur le moment
00:55:31en fait on se mélange
00:55:32un peu tous
00:55:33donc des fois
00:55:33je tombais avec lui
00:55:35dans les groupes
00:55:35ou des choses comme ça
00:55:36et en fait
00:55:38on a eu tous
00:55:38nos numéros
00:55:39et un jour
00:55:40il m'a écrit
00:55:40il m'a dit
00:55:41oui ça va
00:55:42du coup
00:55:43il me dit
00:55:43c'est Jérôme
00:55:44ça va
00:55:44donc moi je lui réponds
00:55:45j'avais 15 ans à l'époque
00:55:47donc je lui réponds
00:55:48enfin gentiment
00:55:49je n'avais pas vu le danger
00:55:50donc je lui réponds
00:55:51oui et tout
00:55:51et là on commence à discuter
00:55:53et au fur et à mesure
00:55:55en fait
00:55:55il m'invite
00:55:57tous les week-ends
00:55:57chez lui
00:55:58il me dit
00:55:58ouais
00:55:59viens le week-end
00:55:59en entier
00:56:01il m'envoie des messages
00:56:02enfin c'était trop bizarre
00:56:03il me proposait des pizzas
00:56:04il me proposait toujours
00:56:06de manger avec lui
00:56:07savoir ce que j'aimais
00:56:08ce que j'aimais pas
00:56:10enfin c'était ça
00:56:11tout le temps
00:56:12et même des fois
00:56:13une fois il m'avait écrit
00:56:14vers 23h
00:56:15il m'avait dit
00:56:16oui je vais te laisser
00:56:17te reposer
00:56:18et tout
00:56:19je lui avais dit
00:56:19ben oui ok
00:56:20je vais pas dormir de suite
00:56:21mais enfin laisse moi
00:56:22mais je vais pas dormir encore
00:56:23et du coup il m'avait dit
00:56:24oui ben si t'arrives pas à dormir
00:56:25je vais t'assommer
00:56:26ou je sais pas quoi
00:56:27enfin plein de trucs comme ça
00:56:28c'était assez régulièrement
00:56:30qu'il m'envoie des messages
00:56:30moi je répondais pas en fait
00:56:31je répondais plus
00:56:32ou je répondais non
00:56:33je suis pas dispo
00:56:34non je suis pas envie
00:56:35non enfin voilà
00:56:36moi à ce moment là
00:56:37je me dis
00:56:37c'est pas normal
00:56:38et j'avais un très très
00:56:39mauvais feeling avec lui
00:56:40je le sentais pas du tout
00:56:41donc je m'étais dit
00:56:43non c'est pas normal
00:56:44mais je voulais pas faire
00:56:45d'histoire au club
00:56:46parce que vraiment
00:56:47ce club là je l'adore
00:56:48on était tous soudés
00:56:49donc je voulais pas
00:56:51je voulais pas partir
00:56:52ni rien
00:56:52donc j'ai rien dit
00:56:53et j'ai juste dit non
00:56:54j'ai eu vraiment
00:56:55beaucoup de chance en fait
00:56:56j'ai eu le courage
00:56:57et la force de lui dire
00:56:58non non j'ai pas envie
00:56:59non je veux pas venir
00:57:01non non
00:57:01donc voilà
00:57:03voilà donc pour le témoignage
00:57:05de cette jeune fille
00:57:07Lisa
00:57:07je précise
00:57:09qui n'est pas victime
00:57:10présumée
00:57:11puisqu'elle a simplement
00:57:12fait
00:57:13mais ce qu'il y a déjà
00:57:14beaucoup
00:57:14elle a fait un signalement
00:57:15de ce témoignage
00:57:17évidemment
00:57:18qu'elle raconte
00:57:21elle a réussi à échapper
00:57:22en tous les cas
00:57:22Jérôme Barrella
00:57:23puisqu'elle a refusé
00:57:24toutes les propositions
00:57:26de cet homme
00:57:27et évidemment
00:57:29aujourd'hui
00:57:29lorsqu'elle a entendu
00:57:31l'affaire
00:57:32Liana
00:57:33lorsqu'elle a pris
00:57:34le décès
00:57:34et le meurtre
00:57:35de cette petite Liana
00:57:37ça a évidemment
00:57:37fait écho dans sa tête
00:57:38et elle s'est sentie
00:57:42finalement
00:57:43elle a senti
00:57:44que ce signalement
00:57:44était aujourd'hui nécessaire
00:57:45Anne
00:57:46Oui oui
00:57:47enfin
00:57:47le problème
00:57:48c'est que ça arrive
00:57:49souvent après
00:57:49des signalements
00:57:50comme ça
00:57:50dans les affaires
00:57:51notamment les affaires
00:57:52parisiennes du périscolaire
00:57:53mais partout en France
00:57:54quand on creuse un peu
00:57:55aujourd'hui
00:57:57dans l'écrasante majorité
00:57:58des cas
00:57:58il y a eu des signalements
00:57:59alors signalements
00:58:00comme on le disait tout à l'heure
00:58:01c'est à dire des alertes
00:58:03qui sont des messages
00:58:04envoyés des familles
00:58:05ça peut être au directeur
00:58:06ou à la directrice de l'école
00:58:07ou au responsable
00:58:08du périscolaire
00:58:09ou à la mairie
00:58:10parfois
00:58:11et puis c'est toujours
00:58:13étouffé
00:58:13minimisé
00:58:14on tourne
00:58:15souvent la parole
00:58:16des enfants
00:58:17non pas en dérision
00:58:18mais on va dire
00:58:19vous savez des choses
00:58:20comme il joue à touche pipi
00:58:21ce genre de choses
00:58:22en fait
00:58:23la difficulté
00:58:24c'est que là
00:58:24on a une jeune fille
00:58:25de 15 ans
00:58:26donc on voit
00:58:27qu'elle a un discernement
00:58:28par rapport à
00:58:29le côté inapproprié
00:58:30en fait
00:58:30d'envoyer ce genre
00:58:31de message tard
00:58:32un enfant
00:58:33ce que vous dites
00:58:33c'est important
00:58:34c'est à dire
00:58:34la jeune fille
00:58:36qui s'exprime
00:58:37elle a 16 ans
00:58:38aujourd'hui
00:58:39effectivement
00:58:40elle en avait 15
00:58:41au moment des faits
00:58:42ce qu'elle racontait
00:58:42évidemment
00:58:43très clair
00:58:45il y a effectivement
00:58:45un véritable discernement
00:58:47dans ses actes
00:58:49il y a évident
00:58:50que des fillettes
00:58:51de 10 ou 11 ans
00:58:52qui s'expriment
00:58:53et qui témoignent
00:58:54de faits
00:58:55qui auraient pu
00:58:56leur arriver
00:58:57évidemment que la forme
00:58:58peut être différente
00:58:59et ça aussi
00:58:59j'imagine qu'il faut
00:59:00en tenir compte
00:59:01alors c'est surtout
00:59:02ce que je voulais dire
00:59:04c'est surtout
00:59:04qu'un enfant
00:59:05de 3 à 4 ans
00:59:05un prédateur
00:59:06va agir
00:59:06de la même manière
00:59:07c'est à dire
00:59:09tout doucement
00:59:10une approche
00:59:10comme ça
00:59:11non violente
00:59:12pour faire baisser
00:59:13tous les signaux
00:59:14d'alerte
00:59:14déjà qu'à 3 ou 4 ans
00:59:16ou 5 ans
00:59:16on ne peut pas
00:59:17tellement différencier
00:59:18un comportement normal
00:59:19d'un comportement anormal
00:59:20quand on ne l'a pas
00:59:20déjà rencontré
00:59:21mais en fait
00:59:22à 15 ans
00:59:23ça peut déjà être difficile
00:59:24même pour une femme
00:59:26quand un prédateur
00:59:27veut
00:59:27c'est le phénomène
00:59:28d'emprise en fait
00:59:29c'est la grenouille
00:59:30qu'on plonge
00:59:31dans une casserole
00:59:32et puis on fait monter
00:59:33l'eau à température
00:59:34petit à petit
00:59:35et on s'en aperçoit
00:59:36quand il est trop tard
00:59:36mais nous
00:59:37on est beaucoup
00:59:37sur des enfants
00:59:38de maternelle
00:59:39il faut savoir
00:59:39que les prédateurs
00:59:40qui se sont
00:59:41on peut le dire maintenant
00:59:42infiltrés
00:59:42dans les écoles
00:59:44c'est-à-dire
00:59:44avec la cooptation
00:59:45dont on a parlé
00:59:46on parle parfois
00:59:47de réseau
00:59:48c'est-à-dire
00:59:48en fait
00:59:48moi je dis plutôt
00:59:49qu'ils se refilaient
00:59:50le bon plan
00:59:51avec toutes les failles
00:59:52dans le système
00:59:53qu'on connaît
00:59:53ils procèdent
00:59:55de la même manière
00:59:55plus les enfants
00:59:56sont petits
00:59:57moins ils peuvent
00:59:58avoir
00:59:59ce qu'a fait cette jeune fille
01:00:00c'est-à-dire
01:00:00une méfiance
01:00:01et une distance nécessaire
01:00:02alors autre débat
01:00:03qui est rouvert
01:00:03après ce drame
01:00:04et dans le sillage
01:00:05finalement
01:00:05des violences sexuelles
01:00:06aussi sur le périscolaire
01:00:07c'est celui de la prescription
01:00:09avec cette question
01:00:10faut-il rendre
01:00:12imprescriptible
01:00:12les crimes sexuels
01:00:13sur mineurs
01:00:15vous dites c'est évident
01:00:16c'est évident
01:00:17il y a le temps
01:00:20de la libération
01:00:21de la parole
01:00:21et puis évidemment
01:00:23que les actes
01:00:23sont tellement graves
01:00:24que ça doit être
01:00:25en effet
01:00:26imprescriptible
01:00:27alors quelle est la situation
01:00:28actuellement en France
01:00:29sur ce sujet
01:00:29et chez nos voisins
01:00:30d'ailleurs on va voir ça
01:00:31avec notre journaliste
01:00:32police-justice
01:00:33Célia Barotte
01:00:34actuellement
01:00:35les règles en matière
01:00:36de prescription
01:00:36c'est-à-dire
01:00:37la durée
01:00:38au-delà de laquelle
01:00:38une action en justice
01:00:40n'est plus recevable
01:00:41varie selon
01:00:42le type de violence sexuelle
01:00:43et l'âge de la victime
01:00:44par exemple
01:00:45en justice pénale
01:00:46le délai de prescription
01:00:47pour un viol sur mineur
01:00:48est de 30 ans
01:00:49à compter de la majorité
01:00:51alors les ministres
01:00:52Aurore Berger
01:00:52ou encore Gérald Darmanin
01:00:53se sont prononcés
01:00:54en faveur
01:00:55de l'imprescribilité
01:00:56des crimes sexuels
01:00:57sur mineurs
01:00:58les associations
01:00:59qui défendent
01:01:00cette mesure
01:01:00estiment que
01:01:01les délais actuels
01:01:02sont insuffisants
01:01:03pour saisir la justice
01:01:04elles mettent en avant
01:01:05également
01:01:05je cite
01:01:06l'amnésie dissociative
01:01:08de certaines victimes
01:01:09ou encore
01:01:09une libération
01:01:10de la parole tardive
01:01:11chez les victimes
01:01:12d'inceste
01:01:13souvent par conflit
01:01:14de loyauté
01:01:15ou encore d'emprise
01:01:16en revanche
01:01:17pour ceux qui se disent
01:01:18contre l'imprescribilité
01:01:19et bien
01:01:20ils se disent inquiets
01:01:21concernant le risque
01:01:23de voir
01:01:23de trop nombreuses affaires
01:01:24être classées
01:01:25sans suite
01:01:26faute de preuves disponibles
01:01:28des magistrats
01:01:29mettent également en avant
01:01:30l'engorgement
01:01:30du système judiciaire
01:01:32enfin qu'en est-il
01:01:33chez nos voisins européens
01:01:34et bien la Belgique
01:01:35Chypre ou encore
01:01:36le Danemark
01:01:37et la Hongrie
01:01:37ont rendu imprescriptible
01:01:39la plupart
01:01:40ou la totalité
01:01:41des infractions sexuelles
01:01:42sur les enfants
01:01:43d'autres pays
01:01:43comme l'Autriche
01:01:44la Croatie
01:01:45ou encore la Suède
01:01:46ont seulement rendu
01:01:47imprescriptibles
01:01:48les infractions
01:01:49les plus graves
01:01:50comme le viol
01:01:51sur mineurs
01:01:52et depuis 2021
01:01:53il y a aussi
01:01:54la prescription glissante
01:01:55est-ce qu'on peut expliquer
01:01:56ce que c'est que la prescription
01:01:57glissante
01:01:58Florence Rau
01:01:58oui parce qu'en fait
01:02:00ça se poursuit
01:02:01jusqu'au dernier acte
01:02:03qui est commis
01:02:04donc on part pas
01:02:05du premier fait
01:02:07mais pour des infractions
01:02:10similaires
01:02:11qui se répètent
01:02:12en fait c'est une question
01:02:13de répétition
01:02:15si la première
01:02:17aurait été prescrite
01:02:18elle ne l'est pas
01:02:18parce qu'il y en a
01:02:19plus récemment
01:02:19parce que par la suite
01:02:20il y en a d'autres
01:02:20qui ont été commises
01:02:21ça c'est plus ou moins nouveau
01:02:22c'est en fait
01:02:23ça revient aussi
01:02:25à la question
01:02:26de la sérialité
01:02:26des infractions
01:02:27donc c'est une prescription
01:02:29qui glisse
01:02:30tout au long
01:02:31du temps
01:02:32jusqu'à la dernière
01:02:34infraction
01:02:34ce qui permet
01:02:35de prendre des dossiers
01:02:37qui seraient prescrits
01:02:39et qui pour le coup
01:02:39ne le sont pas
01:02:40alors la question
01:02:41de la prescribilité
01:02:42de la prescription
01:02:43elle est compliquée
01:02:44parce qu'effectivement
01:02:45et là on a eu
01:02:45un petit panel
01:02:46du pour et du contre
01:02:49pour les infractions
01:02:51qui concernent
01:02:51les mineurs
01:02:52on l'a dit
01:02:53c'est 30 ans
01:02:53à compter de la majorité
01:02:54donc en réalité
01:02:55un enfant
01:02:56qui aurait été abusé
01:02:57peut porter plainte
01:02:59jusqu'à 48 ans
01:03:00alors on peut imaginer
01:03:01qu'à 92 ans
01:03:03tout d'un coup
01:03:03sa parole se libère
01:03:04sauf que
01:03:06ça n'a plus aucun sens
01:03:07au bout d'un moment
01:03:08parce qu'on ne peut plus
01:03:09apporter la preuve de rien
01:03:10parce que la justice
01:03:11déjà pédale complètement
01:03:12dans les affaires récentes
01:03:13alors vous imaginez
01:03:15dans des affaires
01:03:16qui vont remonter
01:03:18à la nuit des temps
01:03:19enfin je ne vois pas
01:03:21l'utilité
01:03:21donc pour vous
01:03:21ça n'a pas un sens
01:03:22ça n'a aucun sens
01:03:23il y a l'utilité quand même
01:03:24parce qu'il faut toujours
01:03:25se poser la question
01:03:26on protège qui au final
01:03:28est-ce qu'on protège
01:03:28des agresseurs présumés
01:03:30ou des victimes
01:03:31évidemment sur la question
01:03:32d'aller rechercher
01:03:33la preuve
01:03:34c'est très difficile
01:03:35des années
01:03:35voire des décennies plus tard
01:03:37d'avoir les preuves tangibles
01:03:38s'il y a des expertises
01:03:40médico-légales
01:03:40des choses comme ça
01:03:41ça peut être très difficile
01:03:42mais moi je me mets
01:03:43quand même du côté
01:03:44des victimes
01:03:45je me dis
01:03:45si ça s'est passé
01:03:47dans l'enfance
01:03:48où les personnes
01:03:49étaient très jeunes
01:03:50pour x y raison
01:03:51et on l'a appris
01:03:52beaucoup aussi
01:03:53notamment avec
01:03:54le mouvement MeToo
01:03:55moi aussi
01:03:55la libération de la parole
01:03:57elle peut se faire
01:03:58souvent des années
01:03:59et des années plus tard
01:04:00ça n'empêche pas
01:04:02la difficulté
01:04:03comme je dis
01:04:03d'aller chercher les preuves
01:04:04mais sur le principe
01:04:05on peut quand même
01:04:05se dire que
01:04:06pour les victimes
01:04:07ça reste quand même
01:04:08un outil
01:04:09qui pourrait être disponible
01:04:10ça n'empêche pas
01:04:12quand même
01:04:12de déposer
01:04:13en qualité de témoin
01:04:14ça c'est important
01:04:15parce que beaucoup de gens
01:04:15ne le savent pas
01:04:17et ça m'arrive
01:04:18assez fréquemment
01:04:19on me dit
01:04:19dans cette affaire
01:04:20alors imaginons
01:04:21un individu
01:04:22qui est poursuivi
01:04:23et il y a des victimes
01:04:24avérées
01:04:24et puis il y en a d'autres
01:04:25qui sont prescrites
01:04:27et qui me disent
01:04:27mais on ne peut plus
01:04:28déposer plein de ces prescrits
01:04:30madame vous pouvez quand même
01:04:31parler au juge d'instruction
01:04:32vous pouvez quand même
01:04:33écrire votre histoire
01:04:35et vous pouvez quand même
01:04:36être interrogé
01:04:37et exister dans le procès
01:04:38ça c'est important
01:04:39je crois que l'essentiel
01:04:41du travail
01:04:41si vous voulez
01:04:42qui est à faire
01:04:43dans l'invention
01:04:44la créativité
01:04:45on attend de ça
01:04:46de nos politiques
01:04:46pour le coup
01:04:47pas de l'administration
01:04:48c'est d'inventer un système
01:04:50qui accélère
01:04:51et qui ne soit pas
01:04:52celui qui rattrape
01:04:53moi j'aime bien l'idée
01:04:54peut-être de l'imprescribilité
01:04:55dans le message symbolique
01:04:56dans l'idée
01:04:57que voilà
01:04:57tu ne seras jamais à l'abri
01:04:59maintenant ce que je souhaiterais
01:05:01pour le coup
01:05:01c'est que vous savez
01:05:02il y ait quelque chose
01:05:03qui fasse état
01:05:05de la difficulté
01:05:05qu'il y a de traiter
01:05:06dans cette vitesse là
01:05:07parce que dans le cas présent
01:05:08dont on parle
01:05:09vous vous rendez compte
01:05:09ce garçon
01:05:10il a pu croire
01:05:11qu'il était très puissant
01:05:13puisqu'il n'a jamais été inquiété
01:05:15jamais entendu
01:05:16donc ça renforce
01:05:17encore davantage
01:05:18sa capacité criminelle
01:05:19donc moi je pense
01:05:20si vous voulez
01:05:20qu'il faut inventer
01:05:21un système d'urgence
01:05:22pour ces affaires
01:05:22il y a des urgences sanitaires
01:05:24il faut des urgences
01:05:24pour cette affaire là
01:05:26avec un bon direct
01:05:27je donne les affaires
01:05:28sur les enfants
01:05:28il y a plusieurs circulaires
01:05:29ils font un système d'urgence
01:05:31tout à l'heure
01:05:32on entendait le général
01:05:32Hubert Bonneau
01:05:33qui est le directeur général
01:05:35de la gendarmerie
01:05:37qui était invité de TF1
01:05:38et qui nous disait
01:05:39que finalement
01:05:39toutes les heures
01:05:40aujourd'hui
01:05:414 plaintes liées
01:05:42à des violences sexuelles
01:05:43et sexistes
01:05:43et des viols sur mineurs
01:05:44étaient reçus
01:05:464 plaintes par heure
01:05:47les chiffres sont absolument énormes
01:05:49il est évident
01:05:49qu'il y a aujourd'hui
01:05:50des trous dans la raquette
01:05:51sauf que ces trous dans la raquette
01:05:53ils ne sont absolument pas
01:05:54acceptables
01:05:55et encore plus
01:05:56lorsqu'il s'agit d'enfants
01:05:57et c'est pour ça que les français
01:05:58n'ont ce qu'on disait tout à l'heure
01:06:00n'ont plus confiance
01:06:00et n'ont plus confiance
01:06:01en la justice
01:06:02que certains parents de victimes
01:06:04envisagent parfois le pire
01:06:05c'est ce qu'on disait tout à l'heure
01:06:06cette question
01:06:07elle a été posée ce soir
01:06:08au garde des soies
01:06:09Gérald Darmanin
01:06:10et j'aimerais vous faire écouter
01:06:11sa réponse
01:06:14depuis six jours
01:06:15je lui dis des choses
01:06:16extrêmement fortes
01:06:17quitte en effet
01:06:18à me fâcher
01:06:19avec des personnes
01:06:20de mon corps social
01:06:21ce que je ne veux pas
01:06:22parce que
01:06:22moi j'apprécie
01:06:23le travail des magistrats
01:06:24c'est que je leur dis
01:06:25que le problème
01:06:25n'est pas le fonctionnement
01:06:27de la magistrature
01:06:28vis-à-vis des enquêteurs
01:06:29on n'en est plus à
01:06:30le problème
01:06:31c'est la confiance des gens
01:06:32dans l'autorité judiciaire
01:06:34et de manière plus générale
01:06:35de l'autorité de l'état
01:06:36on ne peut pas défendre
01:06:37à la fois l'état de droit
01:06:38et l'impuissance publique
01:06:39ce n'est pas possible
01:06:40donc je comprends très bien
01:06:41les gens
01:06:41moi j'ai deux petits garçons
01:06:42si l'un d'entre eux
01:06:43était violé
01:06:44que je portais plainte
01:06:45que neuf mois après
01:06:46je n'ai toujours pas de réponse
01:06:47et que je vois le violeur
01:06:48potentiellement toujours libre
01:06:49bien sûr que
01:06:50l'instinct animal du père
01:06:52ou de la mère de famille
01:06:53mène
01:06:54à des instincts animaux
01:06:56il faut évidemment
01:06:56et c'est la démocratie
01:06:58les empêcher
01:06:58notre civilisation
01:06:59c'est que
01:07:00nous réglons ces conflits
01:07:01autrement
01:07:02à condition que l'état
01:07:03sache répondre
01:07:04rapidement
01:07:05et fermement
01:07:06à cela
01:07:06sinon
01:07:07c'est la loi de tous
01:07:08contre tous
01:07:08tout ce qui se passe aujourd'hui
01:07:10c'est très important
01:07:11pour la concorde civile
01:07:12voilà
01:07:13évidemment que ce n'est pas acceptable
01:07:14évidemment qu'il ne faut pas
01:07:15céder à ce genre de choses
01:07:16mais voilà
01:07:17je souhaitais qu'on termine là-dessus
01:07:18c'était les mots
01:07:18donc de Gérald Odarmanin
01:07:19qui était invité
01:07:20de CNews ce soir
01:07:21merci à tous les cinq
01:07:23à Florence Rau
01:07:24merci à Jean-Christophe Gagnin
01:07:25à Karim Abrik
01:07:26à Kévin Bossuet
01:07:27merci à Anne
01:07:28cofondatrice
01:07:29du collectif SOS
01:07:30Périscolaire
01:07:31vous avez co-écrit
01:07:32ce livre
01:07:33qui va s'afficher
01:07:34sur votre écran
01:07:35Les Rois du Silence
01:07:36Périscolaire
01:07:37la préface de ce livre
01:07:38Les Rois du Silence
01:07:39Périscolaire
01:07:40l'enquête choc
01:07:40de Victoire
01:07:41à Franck Moulard
01:07:43c'est aux éditions
01:07:43Robert Laffont
01:07:44merci à vous d'avoir décrypté
01:07:45le meilleur de l'info avec moi
01:07:46l'actualité continue
01:07:48Margot Siffer
01:07:48l'édition de la nuit
01:07:49et on se quitte
01:07:50avec le rendez-vous
01:07:51humour du soir
01:07:52sur CNews
01:07:53c'est avec le sourire
01:07:54très belle nuit à vous
01:07:55et à demain
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