Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans 100% Politique consacrée évidemment aux suites de l'affaire Liana
00:00:04et à la grande interview que Gérald Darmanin vient d'accorder à Pascal Praud.
00:00:08Johan Uzaï, bonsoir. Vous étiez évidemment dans cet entretien avec le ministre de la Justice,
00:00:12Eric Tegner, maître Najwa El Haïté et Jules Torres.
00:00:15Qu'est-ce qu'on retient de cet entretien, Johan, du garde des Sceaux ?
00:00:19Alors évidemment, vous l'avez vu, il est apparu avec une voix fatiguée.
00:00:22Il a fait, il faut le dire, c'était souligné par Pascal Praud,
00:00:25fait de nombreux entretiens dans les heures qui viennent de s'écouler sur toutes les chaînes d'info.
00:00:29Il a fait un vinteur, il s'est exprimé au Sénat en commission d'enquête,
00:00:32il s'est exprimé évidemment à l'Assemblée nationale.
00:00:35Donc on a un ministre de la Justice qui est omniprésent pour serrer la vis autour de la magistrature.
00:00:41Et qui, disons-le, est très marqué.
00:00:43Il est marqué parce qu'il est sans doute affecté comme le sont des millions de Français, naturellement,
00:00:47et on peut bien le comprendre.
00:00:48Et c'est un Premier ministre qui est au front depuis jeudi soir, depuis vendredi en réalité,
00:00:54qui est la cible d'une partie de l'opposition, notamment de l'extrême gauche.
00:00:58Donc oui, effectivement, il est marqué parce que ce qu'il vit est une véritable épreuve politique.
00:01:03Que retenir maintenant de ce qu'il a dit ?
00:01:04Le principal, c'est qu'il souhaite que les magistrats puissent rendre des comptes,
00:01:08rendre davantage de comptes et être davantage sanctionné si besoin.
00:01:13Ce qui est rarement le cas aujourd'hui.
00:01:15Donc on a un garde des Sceaux, un ministre de la Justice,
00:01:17qui aimerait s'engager pour aller plus loin, effectivement, dans la responsabilité des magistrats,
00:01:22ce en quoi il épouse la volonté des Français,
00:01:23puisque une très grande majorité des Français souhaitent aller dans ce sens,
00:01:27ayant le sens que les magistrats sont absolument intouchables.
00:01:34Donc Gérald Darmanin veut aller contre ça.
00:01:37Et c'est ça qui restera sans doute de cet entretien.
00:01:39Et des dernières heures qui viennent de s'écouler,
00:01:41c'est-à-dire que les magistrats se sont sentis intouchables pendant des années,
00:01:46ne devant jamais rendre des comptes.
00:01:47Je ne sais combien de fois ça a été dit sur cette antenne par Georges Fenech,
00:01:51en disant que c'est la seule profession qui ne doit jamais rendre de compte.
00:01:53Les policiers, ils peuvent se retrouver en garde à vue, en détention provisoire.
00:01:57Ça a été dit par le ministre de la Justice,
00:01:59quand il y a une erreur médicale, le chirurgien peut être poursuivi.
00:02:02Et les magistrats, jamais rien.
00:02:03Alors que là, on a une affaire,
00:02:05et l'affaire qui a mené à la mort de la petite Lola,
00:02:08c'est à la mort de la petite Liana,
00:02:09c'est ce qui s'est passé autour de la petite Rosa.
00:02:11Vous avez une petite fille qui est violée à l'âge de 10 ans,
00:02:14qui a des séquelles vaginales et anales,
00:02:17et on n'entend pas, ça a été constaté par un médecin,
00:02:20elle a été constatée aussi psychologiquement par des psychiatres
00:02:24qui ont dit qu'elle a complètement été violée, cette petite fille.
00:02:28Et le principal suspect n'est jamais entendu, pas une garde à vue.
00:02:31Par contre, Andréa Bescon, alors ça, ça m'a rendu fou,
00:02:35la réalisatrice qui a fait un spectacle,
00:02:37parce qu'elle-même a été victime d'abus sexuels,
00:02:40elle, qui s'appelait Gilets chatouille, ce spectacle,
00:02:41elle, elle a passé la nuit dernière en garde à vue
00:02:43parce qu'elle a manifesté après ce qui s'est passé autour de la petite Liana.
00:02:47C'est le sujet politique de l'année, évidemment,
00:02:50parce qu'évidemment, il y a ce drame qui est là,
00:02:52il y a les défaillances de la justice, il y a les défaillances de l'État,
00:02:55et c'est pour ça que Gérald Darmanin, j'ai envie de vous dire,
00:02:58il met même toute sa chair dans cette actualité,
00:03:01puisqu'évidemment, il est au centre de la tension,
00:03:03et je peux vous dire, pour en connaître beaucoup,
00:03:05il y a beaucoup de ministres qui, ce soir,
00:03:07eh bien, auraient décliné avec cette excitation de voix.
00:03:10Ça, c'est évidemment à mettre de côté.
00:03:12Mais politiquement, évidemment que Gérald Darmanin joue une sorte de survie politique
00:03:17avec cette actualité, évidemment que ce soir, il le dit,
00:03:21il fait d'ailleurs quasiment une promesse,
00:03:23si le rapport d'inspection nous montre qu'il y a des manquements
00:03:27et des erreurs qui sont caractérisées, je prendrai des sanctions.
00:03:31Toute la question, et c'est celle qui va nous occuper dans les prochaines semaines,
00:03:33c'est est-ce que le ministre de la Justice peut, en France, prendre des sanctions ?
00:03:38Est-ce qu'il a encore le pouvoir de sanctionner des magistrats
00:03:41qui, en effet, ces dernières années, ont été complètement intouchables ?
00:03:46Les réactions de la magistrature ces dernières heures et ces derniers jours
00:03:49m'indiquent à penser que ce ne sera pas le cas
00:03:52quand on entend le Conseil supérieur de la magistrature
00:03:54et même les syndicats, que ce soit l'USM ou le syndicat de la magistrature,
00:03:58qui sont des syndicats extrêmement bruyants,
00:04:00qui ne représentent pas forcément tous les magistrats,
00:04:02eh bien, on a le sentiment que ce corporatisme,
00:04:04il va continuer à exister malgré les menaces de Gérald Darmanin.
00:04:08Et d'ailleurs, il était très sévère suite à votre question,
00:04:10Johan, quand vous lui avez demandé comment il juge la volonté de manifester de magistrats.
00:04:15Il y a vraiment, nous, on ne l'est plus du tout et c'est très bien,
00:04:17il n'y a aucun corporatisme chez les journalistes, moi je trouve ça parfait.
00:04:20Les pires attaques contre nous viennent des journalistes
00:04:22et on leur rend bien et ça me va parfaitement, je déteste, je vomis le corporatisme.
00:04:27Le corporatisme des magistrats, c'est juste hallucinant.
00:04:30Comme le corporatisme des agents du périscolaire,
00:04:33qui avaient fait une manifestation dans les rues de Paris
00:04:35pour dénoncer, et d'ailleurs le nombre de suspensions a augmenté aujourd'hui,
00:04:39on est à plus de 130 dans le périscolaire parisien,
00:04:42pour dénoncer ce qu'ils appelaient des suspensions abusives,
00:04:46non pas pour dénoncer les viols sur les enfants dans le périscolaire parisien.
00:04:49Et là, c'est pareil, on a une petite fille qui a été violée,
00:04:52on a une petite fille qui a été tuée,
00:04:53on en a une autre, Rosa, qui a été violée plusieurs fois à l'âge de 10 ans,
00:04:57et les magistrats, certains d'entre eux,
00:05:00ce qui les préoccupe, c'est leur petite corporation,
00:05:03et le fait de ne pas être sali,
00:05:05alors mais ils le sont déjà quelque part,
00:05:07par évidemment toutes les défaillances qui ont été constatées
00:05:09et qui ont mené au drame de Liana.
00:05:11Mais si j'ai posé la question en garde des Sceaux,
00:05:13c'est parce que le simple fait que certains magistrats
00:05:15puissent dans le contexte envisager de faire grève
00:05:18ou de manifester pour protester contre le lynchage
00:05:21quand ils se disent victimes,
00:05:23le simple fait de l'envisager me paraît déjà d'une indécence mais inouïe.
00:05:28Et le garde des Sceaux a répondu de manière assez claire d'ailleurs,
00:05:31il n'a évidemment pas prononcé le mot parce qu'il ne peut pas le dire,
00:05:34mais il n'est pas loin de penser comme moi
00:05:36et il considère que ces manifestations en réalité
00:05:38n'ont absolument pas lieu d'être et qu'elles seraient indignes.
00:05:41Il a dit qu'il espérait qu'elles n'auraient pas lieu.
00:05:43Alors écoutez-le sur les sanctions parce que c'est évidemment le plus important,
00:05:46il y aura des sanctions si les défaillances sont avérées,
00:05:50si nous avons les noms des magistrats, des enquêteurs qui ont failli
00:05:53et Dieu sait que certains ont failli quand,
00:05:55parce qu'on parle du manque des moyens,
00:05:56ce n'est pas un manque de moyens de dire à la maman de Rosa,
00:05:59si vous continuez à nous appeler tous les lundis,
00:06:00on va mettre une main courante contre vous.
00:06:02C'est ce qu'ont dit les gendarmes à la maman de Rosa.
00:06:04Donc il y a plein de défaillances,
00:06:06j'entends le manque de moyens,
00:06:07personne sur ce plateau dans ce pays ne va vous dire
00:06:09il y a assez de gendarmes, il y a assez de policiers.
00:06:11Et encore sur le parquet de Hoche, c'est assez discutable
00:06:12et d'ailleurs le ministre a dit qu'il n'y avait pas vraiment beaucoup de problèmes au parquet de
00:06:16Hoche.
00:06:16Le parquet de Hoche, quand il s'agit d'aller entendre les agriculteurs,
00:06:23on les entend. Alors écoutez Gérald Darmanin sur les sanctions.
00:06:26Moi j'ai dit en un, le narcotrafic,
00:06:28en deux, les violences, les viols sur les femmes et les enfants.
00:06:31Mes deux priorités sont celles-là.
00:06:33Il n'y en a pas 558.
00:06:34Il y a des milliers de délits dans le code pénal.
00:06:37Moi j'ai dit il n'y a que deux endroits
00:06:40où vous devez particulièrement appuyer les choses.
00:06:42Si vous n'êtes pas suivi, et manifestement là je n'ai pas été suivi,
00:06:45et qu'en plus je n'ai pas le droit de sanctionner
00:06:47les magistrats qui ne suivent pas mes directions,
00:06:50en effet, se pose la question du pouvoir de la justice.
00:06:52C'est ce qui se passe, c'est très important.
00:06:54Après on peut tout se dire aussi,
00:06:56il y a des milliers de magistrats,
00:06:58comme il y a des milliers d'enquêteurs de la police et de la gendarmerie,
00:07:01qui font très bien leur travail,
00:07:02dans des conditions très difficiles,
00:07:04qui sauvent la vie de plein d'enfants.
00:07:05Mais il faut savoir connaître aussi
00:07:07la défaillance de la séduction judiciaire.
00:07:09Même si ils ne sont sans doute pas les seuls qui ont fait des erreurs,
00:07:11ils en ont fait.
00:07:12On verra à l'inspection,
00:07:14s'il y en a caractérisé,
00:07:15sur sa rendue publique,
00:07:17je prendrai des sanctions.
00:07:18Eric Tegner,
00:07:19comment vous avez trouvé le garde des Sceaux,
00:07:20et sur les sanctions,
00:07:21comment vous analysez sa position ?
00:07:23Moi je veux vous dire,
00:07:24déjà, bien sûr qu'il est sincère,
00:07:25c'est-à-dire que ce n'est pas uniquement le fait
00:07:27qu'il a passé 48 heures à être sur les plateaux de télévision,
00:07:29je pense, et il l'a dit,
00:07:30qu'il n'endort pas la nuit.
00:07:31Oui, il est marqué par cette affaire.
00:07:32Il est marqué psychologiquement,
00:07:33d'une certaine façon,
00:07:34il me fait penser à Bruno Retailleau,
00:07:35qui avait été marqué d'abord par la mort de la jeune Philippine,
00:07:38il l'avait expliqué,
00:07:39ça l'avait guidé durant tout son mandat,
00:07:41j'ai envie de dire,
00:07:42au ministère de l'Intérieur.
00:07:43Et si je ne dis pas de bêtises,
00:07:44c'était Gérald Darmanin,
00:07:45le ministre de l'Intérieur,
00:07:45quand Lola a été massacrée par Dabiabé.
00:07:48Exactement.
00:07:49Et donc,
00:07:49ce qui compte derrière,
00:07:50c'est qu'est-ce qu'il va faire
00:07:51de cette souffrance qu'il vit ?
00:07:53C'est-à-dire qu'il est directement pris à partie,
00:07:56il se retrouve quand même,
00:07:56c'est la première fois depuis des années,
00:07:58avec des familles de victimes
00:08:00qui portent plainte au pénal
00:08:01contre un ministre de la Justice.
00:08:02Vraiment,
00:08:03c'est quelque chose
00:08:04qui est absolument historique.
00:08:06C'est la maman de la petite Rosa.
00:08:07Tout à fait.
00:08:07Autre victime de Jérôme Barrella.
00:08:09Le problème qu'on a,
00:08:10c'est qu'il ne faut pas
00:08:10que Gérald Darmanin adopte
00:08:12d'une certaine façon
00:08:13la même stratégie
00:08:13que le Quai d'Orsay
00:08:14vis-à-vis d'Alger.
00:08:15C'est-à-dire,
00:08:16conseillé par son entourage
00:08:18qui lui dirait,
00:08:18vous savez,
00:08:19la magistrature,
00:08:19vous avez vu ce qu'ils ont fait
00:08:20à Nicolas Sarkozy,
00:08:21il avait essayé de la réformer,
00:08:22ils ont fait des manifestations.
00:08:24Au final,
00:08:24il va aller en prison
00:08:25et finalement,
00:08:26son mandat,
00:08:26il n'a rien pu réformer.
00:08:27Et donc,
00:08:28il peut être tenté
00:08:29par cette stratégie du Quai d'Orsay
00:08:30de se dire,
00:08:31on va faire de la diplomatie.
00:08:32La vérité,
00:08:33c'est qu'il faut
00:08:33qu'il s'y attaque
00:08:34de façon extrêmement frontale.
00:08:35Là, ce soir,
00:08:36il n'a pas fait de la diplomatie
00:08:37avec les magistrats.
00:08:38Oui, mais je pense
00:08:38qu'il doit aller bien plus loin.
00:08:39C'est-à-dire qu'à un moment,
00:08:40ce qu'il va falloir compter,
00:08:41c'est de connaître,
00:08:42il faut qu'il fasse
00:08:43quelque chose d'historique.
00:08:44C'est connaître le nom
00:08:45des magistrats
00:08:46qui ont fait
00:08:47et qui ont commis des erreurs.
00:08:48Parce que vous savez,
00:08:49en permanence,
00:08:50les magistrats ont organisé
00:08:51un système judiciaire
00:08:52qui tend à ne pas les critiquer.
00:08:53Je le vis personnellement
00:08:55parce que je suis traîné
00:08:56également au tribunal
00:08:57par un magistrat
00:08:58qui avait, lui,
00:08:59choisi, par exemple,
00:09:00de casser une décision
00:09:01non-renouvellement
00:09:02d'un titre de séjour
00:09:03de quelqu'un
00:09:03qui avait été condamné
00:09:04pour des faits de délinquance.
00:09:06Et ce magistrat,
00:09:07parce que sur deux lignes,
00:09:08parmi 160 pages,
00:09:10avait osé être critiqué
00:09:11par un journaliste,
00:09:12eh bien,
00:09:13il me traite notre tribunal.
00:09:14C'est-à-dire que les magistrats
00:09:15considèrent
00:09:16qu'on ne peut même pas
00:09:17les critiquer.
00:09:18Jean-Yves Le Gallou
00:09:18l'avait vécu de la même façon.
00:09:20Oui, mais moi,
00:09:21ce que j'aimerais,
00:09:22c'est voir plus de colère.
00:09:23Non, mais je suis d'accord.
00:09:24C'est-à-dire,
00:09:24d'aller beaucoup plus loin.
00:09:25C'est même pas...
00:09:26Le but, c'est pas
00:09:27de connaître les noms
00:09:27pour les lyncher médiatiquement.
00:09:29Le but, c'est que
00:09:29s'il y a eu dysfonctionnement,
00:09:31qu'il soit révoqué
00:09:32et qu'il ne soit plus
00:09:34capable de commettre
00:09:35de tels dysfonctionnements.
00:09:36Mais vous savez,
00:09:36les noms, à la limite,
00:09:37on s'en fout.
00:09:38Si je vous dis
00:09:38qu'Éric Dupond-Moretti,
00:09:39depuis qu'il était
00:09:40ministre de la Justice,
00:09:41il a augmenté par 400%
00:09:43le nombre de traitements
00:09:45de plaintes vis-à-vis de juges.
00:09:46C'est la vérité.
00:09:47Il a mis des moyens là-dessus.
00:09:48Mais derrière,
00:09:49il y a eu une seule sanction.
00:09:50C'est-à-dire que derrière,
00:09:51moi, ce qui me démoralise
00:09:53d'avance,
00:09:53c'est potentiellement
00:09:54voir cette souffrance
00:09:55et cette colère
00:09:56chez Gérald Darmanin
00:09:57et que d'ici quelques semaines,
00:09:58il n'y a rien.
00:09:59Il ne se passe rien.
00:10:00Parce qu'ils vont chercher
00:10:01à...
00:10:02Mais les commissions en enquête,
00:10:03ça ne sert à rien.
00:10:04À un moment,
00:10:05ce qui compte,
00:10:05c'est qu'il y a un ministre
00:10:07de la Justice.
00:10:08Vraiment, encore une fois,
00:10:09je crois dans sa sincérité
00:10:10ce soir.
00:10:10Mais qu'il soit capable de dire
00:10:12qu'on est prêt à aller
00:10:12jusqu'à la rupture.
00:10:13C'est ça qui est important.
00:10:15On est prêt à aller
00:10:15jusqu'à la rupture
00:10:16vis-à-vis d'une administration
00:10:17qui peut-être va se mettre
00:10:18en grève.
00:10:19Peut-être que ça va durer
00:10:20des mois pendant
00:10:21une élection présidentielle
00:10:22mais on ne cèdera rien.
00:10:23C'est ça qui est important.
00:10:24Mais s'il a les moyens politiques
00:10:25parce que Gérald Darmanin,
00:10:26vous savez quoi ?
00:10:27C'est la seule personnalité politique
00:10:29du Bloc central
00:10:30qui n'est pas candidat
00:10:30à l'élection présidentielle.
00:10:32Et donc s'il veut
00:10:32marquer quelque chose,
00:10:33il faut aller jusqu'au bout.
00:10:34Depuis le week-end dernier,
00:10:36c'est le retour du politique
00:10:37au milieu du monde judiciaire.
00:10:39Et c'est déjà fait.
00:10:40Après, il y a des qui tiennent.
00:10:41Comme vous.
00:10:42Je dis comme vous,
00:10:43C'est comme Bruno Rottwey
00:10:43qui n'est pas démissionné
00:10:44sur la question de l'Algérie.
00:10:45C'est-à-dire qu'à un moment,
00:10:47ce qui compte,
00:10:47ce qui m'intéresse
00:10:48quand je le vois ce soir,
00:10:49c'est de ne le trouver
00:10:49absolument pas diplomate
00:10:50avec les magistrats.
00:10:52Non, il ne l'a pas été
00:10:52du tout diplomate.
00:10:53Pas du tout diplomate.
00:10:54Encore faut-il aller jusqu'au bout,
00:10:55ça bien sûr,
00:10:56et on le suivra.
00:10:57Najwa et Laïté.
00:10:58Alors, on demande
00:11:00de l'autorité
00:11:01et que les gens
00:11:02prennent des responsabilités,
00:11:04en tous les cas,
00:11:04ceux qui sont en fonction.
00:11:05Vous avez un ministre
00:11:07de la justice
00:11:07qui prend ses responsabilités
00:11:10et qui fait preuve
00:11:11d'autorité.
00:11:12Et moi,
00:11:13ce que j'ai pu constater
00:11:14ces derniers temps,
00:11:15ces dernières heures,
00:11:17c'est que vous avez
00:11:18chez les procureurs
00:11:19de la République
00:11:19deux salles,
00:11:20deux ambiances.
00:11:21Je vais vous citer
00:11:22deux exemples concrets.
00:11:23Frédéric Chevalier,
00:11:24qui est procureur de chartes
00:11:26et président de la conférence
00:11:27des procureurs de la République.
00:11:28Quand il est interviewé,
00:11:29qu'est-ce qu'il vous dit ?
00:11:30Il vous dit
00:11:31mais c'est une question
00:11:32de moyens.
00:11:34On est conscients,
00:11:36on est tous conscients
00:11:37de la charge de travail
00:11:38des magistrats.
00:11:39On est tous conscients
00:11:41du manque de moyens
00:11:42de la justice
00:11:43même si,
00:11:44dernièrement,
00:11:44il y a eu
00:11:45une augmentation historique
00:11:47des moyens
00:11:47de la justice.
00:11:49Mais le souci,
00:11:51c'est qu'il y a
00:11:51un tel retard à rattraper
00:11:53qu'il va falloir
00:11:53plusieurs années.
00:11:54Une fois que j'ai dit ça,
00:11:55donc ce procureur,
00:11:56il vous dit
00:11:57la réponse
00:11:57au meurtre
00:11:59de l'IANA,
00:12:01c'est le manque
00:12:02de moyens.
00:12:03Ça,
00:12:04ce n'est pas un argument.
00:12:05Ce n'est pas entendable
00:12:07pour la famille.
00:12:08Moi,
00:12:08quand j'ai entendu ça,
00:12:09je peux vous dire
00:12:09que j'ai été prise
00:12:12d'une
00:12:14certaine
00:12:15exaspération.
00:12:15Une certaine
00:12:16exaspération
00:12:17parce que,
00:12:17vous le disiez,
00:12:18dans le Gers,
00:12:20on est factuel.
00:12:21Dans le Gers,
00:12:22ils ne sont pas
00:12:23débordés
00:12:24par des affaires
00:12:25criminelles.
00:12:26Ils ne sont pas
00:12:26débordés.
00:12:27J'ai entendu une avocate
00:12:27nous dire
00:12:28s'ils n'ont pas priorisé
00:12:29le dossier de la petite Rosa,
00:12:31c'est qu'ils avaient
00:12:31sans doute
00:12:31d'autres dossiers
00:12:32plus graves.
00:12:32Alors moi,
00:12:33je veux bien
00:12:33qu'on ait d'autres dossiers
00:12:34plus graves
00:12:34qu'une petite fille
00:12:35qui a été violée
00:12:36plusieurs fois
00:12:36à l'âge de 10 ans
00:12:37et sur laquelle
00:12:37on a laissé
00:12:38des séquelles
00:12:39vaginales et anales.
00:12:40J'aimerais bien
00:12:40qu'ils nous montent
00:12:41les dossiers
00:12:41plus graves.
00:12:42Exactement.
00:12:43Donc à un moment,
00:12:43il faut prendre
00:12:44ses responsabilités.
00:12:45La justice,
00:12:46elle n'est pas
00:12:48infaillible,
00:12:48elle est humaine.
00:12:49Mais je terminerai
00:12:50aussi sur un deuxième
00:12:52exemple puisque je vous ai
00:12:53dit deux salles,
00:12:53deux ambiances au niveau
00:12:54des procureurs de la République
00:12:55et à côté de ça,
00:12:56vous avez le procureur
00:12:58de la République
00:12:59près de la cour de cassation
00:13:00qui a un autre discours.
00:13:02Qu'est-ce qu'il vous dit ?
00:13:02Oui, il a parlé hier soir
00:13:03aux 20h.
00:13:03Exactement.
00:13:04Et il dit,
00:13:04il faut tout remettre à plat.
00:13:06Je préfère le discours
00:13:08du procureur de la République
00:13:09qui dit oui.
00:13:10Il était peut-être un peu
00:13:11dans le service commandé.
00:13:13Oui, mais bon,
00:13:14il n'est pas là à dire,
00:13:16à se cacher derrière
00:13:16le manque de moyens
00:13:17ou le fond de ma pensée.
00:13:21Et donc,
00:13:21je trouve que le discours
00:13:22de ce procureur de la République
00:13:24près de la cour d'accueillation
00:13:25est plus entendable
00:13:26que celui du procureur.
00:13:28Il y avait une nouvelle
00:13:29marche blanche aujourd'hui
00:13:29qui réunissait la famille
00:13:30de Liana
00:13:31avec ses grands-parents
00:13:32et avec sa tante.
00:13:33Je vous propose juste
00:13:34d'écouter la tante de Liana
00:13:36qui était en larmes
00:13:36parce que,
00:13:37évidemment,
00:13:38Liana,
00:13:38c'est devenu
00:13:39l'enfant
00:13:40de tous les Français,
00:13:41en tout cas,
00:13:42d'un certain nombre
00:13:42de Français,
00:13:43de tous ceux
00:13:43qui étaient dans la rue hier,
00:13:45peu importe la ville,
00:13:46peu importe l'endroit.
00:13:47Et chacun se transpose,
00:13:48chaque parent se transpose
00:13:49en se disant
00:13:50ça pourrait être ma fille,
00:13:51ça pourrait être mon enfant.
00:13:52Et évidemment,
00:13:53le nombre de Français
00:13:54qui ont désormais peur
00:13:55de déposer leur enfant
00:13:56à l'école,
00:13:56qu'il y ait un pédocriminel
00:13:58qui l'attend à la sortie
00:13:59dans sa voiture
00:13:59ou qu'il y ait des pédocriminels
00:14:01à l'intérieur même
00:14:02de l'école
00:14:02avec le scandale
00:14:03du périscolaire.
00:14:04On a peur désormais
00:14:05de confier son enfant.
00:14:06Évidemment,
00:14:06que ce soit à l'école,
00:14:08à des crèches,
00:14:10etc.
00:14:11On a peur.
00:14:12Il y avait une célèbre phrase
00:14:13d'un journaliste
00:14:14il y a plusieurs décennies,
00:14:16la France a peur.
00:14:17Bah oui,
00:14:17les parents aujourd'hui
00:14:18de France ont peur.
00:14:19Effectivement.
00:14:20Écoutez l'attente de Liana.
00:14:23Son départ nous a profondément
00:14:25bouleversés
00:14:26et elle nous manque terriblement.
00:14:29Son sourire,
00:14:29sa présence,
00:14:30sa douceur
00:14:31et tous les sourires
00:14:32qu'elle nous laisse
00:14:33resteront à jamais gravés
00:14:34dans nos cœurs.
00:14:36Nous ne l'oublierons jamais.
00:14:39Son amour
00:14:39et la joie qu'elle nous a apportées
00:14:41dans nos vies
00:14:42continueront de vivre
00:14:44à travers de chacun de nous.
00:14:47Nous voulons également
00:14:48remercier sincèrement
00:14:50toutes les personnes présentes.
00:14:52Votre soutien,
00:14:54votre affection,
00:14:55votre présence
00:14:56à nos côtés
00:14:56nous apporte
00:14:57beaucoup de réconfort.
00:15:00Merci d'être ici aujourd'hui
00:15:01pour honorer sa mémoire.
00:15:04Liana,
00:15:05tu resteras pour toujours
00:15:06dans nos pensées
00:15:08et dans notre cœur.
00:15:10Nous t'aimons énormément
00:15:12et nous ne t'oublierons jamais.
00:15:24Je le disais,
00:15:27les parents de France
00:15:28ont peur aujourd'hui.
00:15:29Les parents de France
00:15:30ont peur de déposer
00:15:31leur enfant à l'école,
00:15:32de le laisser rentrer
00:15:32tout seul de l'école,
00:15:34qu'il tombe sur un pédocriminel,
00:15:36qu'il fasse une mauvaise rencontre.
00:15:37Quand on voit le nombre
00:15:38de plaintes
00:15:39qui concernent les enfants,
00:15:4070 000,
00:15:41quand on voit le nombre
00:15:41de suspensions
00:15:42pour la seule ville de Paris
00:15:43dans le périscolaire,
00:15:44plus de 130,
00:15:45on se dit qu'il n'y a pas
00:15:46que quelques pédocriminels
00:15:48dans ce pays,
00:15:48mais qu'il y en a énormément.
00:15:50Énormément.
00:15:51Oui, énormément.
00:15:53Et c'est vrai qu'il y a une colère
00:15:56qui s'exprime maintenant
00:15:58parce que, je vous l'ai indiqué,
00:16:01je suis mère de famille
00:16:02donc je ne peux être
00:16:03que profondément touchée.
00:16:05Même les mots ne suffisent pas
00:16:06à consoler cette famille
00:16:09qui perd une fillette
00:16:13de l'âge de 11 ans
00:16:15qui avait tout l'avenir devant elle.
00:16:18Et là où c'est terrible,
00:16:19c'est que quand vous parlez
00:16:20aux parents,
00:16:21ils ne sont pas rassurés
00:16:23en effet de confier leur enfant.
00:16:24Ce n'est pas qu'ils ne sont pas rassurés,
00:16:25c'est qu'ils ont la peur au ventre.
00:16:26Mais bien sûr.
00:16:27Il n'y a pas un parent parrainien
00:16:29qui n'a pas la peur au ventre.
00:16:30Il y a la peur au ventre,
00:16:31bien sûr.
00:16:32Il y a un déchirement,
00:16:33non pas parce que,
00:16:34déchirement par rapport
00:16:35à la crainte de confier son enfant
00:16:37là où on ne sait même pas.
00:16:38C'est-à-dire que vous avez peur
00:16:38de le confier
00:16:39et s'il lui arrive quoi que ce soit,
00:16:41vous avez peur
00:16:41qu'il n'y ait aucune sanction.
00:16:42Et puis de vous en vouloir.
00:16:43C'est-à-dire que dans le périscolaire...
00:16:45Et d'ailleurs,
00:16:45j'ai hâte de voir
00:16:46si la volonté
00:16:48du ministre de la Justice
00:16:49va être suivie ensuite.
00:16:49Parce qu'on a eu des réquisitions
00:16:51la semaine dernière
00:16:51et il y a 15 jours
00:16:52contre les pédocriminels
00:16:53du périscolaire parisien.
00:16:54Deux réquisitions.
00:16:5618 mois de prison
00:16:57avec sursis pour l'un,
00:16:58un an aménageable
00:16:59sous bracelet électronique
00:16:59pour l'autre.
00:17:00Donc aucun ne passe
00:17:01par la case prison.
00:17:02Vous violez des enfants
00:17:04ou du moins
00:17:04vous les agressez sexuellement
00:17:05puisqu'on parle d'enfants
00:17:07de 3 à 5 ans
00:17:07pour l'un des deux
00:17:08qui leur a fait des attouchements
00:17:10sous les sous-vêtements
00:17:11et ils ne passeraient même pas
00:17:12par la case prison.
00:17:13Ils n'aient même pas
00:17:14allé en détention provisoire.
00:17:16Mais c'est là où on se dit
00:17:17qu'il y a une inversion
00:17:17des principes.
00:17:19Parce que là...
00:17:19Et là, c'est pas un manque de moyens.
00:17:20Les réquisitions,
00:17:21c'est pas un manque de moyens.
00:17:22C'est un manque de fermeté.
00:17:24Ça, on est d'accord.
00:17:25Mais je vais vous citer
00:17:26vraiment un exemple concret
00:17:29sur cette inversion des principes.
00:17:30Parce que là,
00:17:31on parle en effet
00:17:31d'agression sexuelle
00:17:32qui est extrêmement grave.
00:17:34On peut parler aussi
00:17:35du harcèlement scolaire
00:17:36où là,
00:17:37je vais vous citer un exemple.
00:17:38Vous avez une cliente
00:17:41dont la fille a été
00:17:44gravement harcelée
00:17:45au sein de son établissement scolaire.
00:17:47Vous savez qu'elle n'a pas
00:17:49arrêté pendant trois ans.
00:17:51C'est pas un mois, six mois.
00:17:52Pendant trois ans,
00:17:53elle n'a eu de cesse
00:17:54de dire au principal
00:17:55« Ma fille est victime
00:17:57de harcèlement scolaire.
00:17:57Faites quelque chose. »
00:17:59Elle aussi.
00:17:59Vous savez ce qu'a fait l'école ?
00:18:01L'école,
00:18:02la cité a comparait
00:18:04devant le tribunal correctionnel
00:18:06pour harcèlement moral
00:18:09contre l'école.
00:18:10Contre l'école !
00:18:11Vous imaginez !
00:18:12Donc j'ai été saisie
00:18:14de cette affaire.
00:18:14Il a fallu que je prouve
00:18:16que ma cliente,
00:18:17elle avait des raisons
00:18:19d'être inquiète
00:18:19par rapport à sa fille
00:18:20qui a failli faire
00:18:22une tentative de suicide.
00:18:24On a obtenu,
00:18:25Dieu merci,
00:18:26la relax.
00:18:27Mais vous imaginez
00:18:28l'inversion des rôles ?
00:18:29C'est-à-dire,
00:18:29vous avez l'école
00:18:30qui dépose plainte
00:18:31contre ma cliente
00:18:32pour harcèlement moral
00:18:34contre la cliente
00:18:34qui se plaint
00:18:35de dire « Attention ! »
00:18:37C'est comme la maman de Rosa.
00:18:38C'est-à-dire que si vous continuez
00:18:40à nous appeler
00:18:40pour vous dire
00:18:41que votre fille a été violée,
00:18:42main courante contre vous.
00:18:44Éric Tegner,
00:18:45je le disais,
00:18:46les parents de France
00:18:47ont peur.
00:18:48Oui, de France,
00:18:49ils sont terrorisés.
00:18:50Ils sont terrorisés.
00:18:51Je vais vous dire,
00:18:52ce n'est pas uniquement
00:18:52d'amener leurs enfants
00:18:54parfois à l'école.
00:18:55Parfois,
00:18:56il y a aussi des familles,
00:18:57des couples
00:18:57où ils se retrouvent
00:18:58avec un abus sexuel
00:18:59qui est au sein de la famille.
00:19:00Et dans ce genre de cas,
00:19:01c'est la catastrophe.
00:19:02Vous le verrez demain
00:19:03dans 100% Frontières
00:19:04parce que cet après-midi,
00:19:05on a enregistré
00:19:06le témoignage d'un avocat
00:19:08qui a plusieurs de ses clients
00:19:10dont les femmes
00:19:11ont porté plainte
00:19:11contre leur mari
00:19:13parce qu'il y a eu
00:19:13des agrétions sexuelles
00:19:14et des viols
00:19:15contre leurs enfants.
00:19:16À la fin,
00:19:17qu'est-ce qui s'est passé ?
00:19:18Eh bien,
00:19:18ces enfants ont été
00:19:19finalement enlevés
00:19:20et arrachés
00:19:21de ces mères de famille
00:19:22parce qu'elles ont été accusées
00:19:23finalement
00:19:24d'instrumentaliser leurs enfants.
00:19:26Et placés à l'aide sociale
00:19:28à l'enfance
00:19:28où il y a des scandales
00:19:29hallucinants.
00:19:29Où ces enfants
00:19:30ont été abusés.
00:19:31Et ça fait des années
00:19:32que ces plaintes ont lieu
00:19:33et ça n'a jamais abouti.
00:19:34Donc c'est-à-dire que
00:19:36c'est le deuxième scandale
00:19:37qui va arriver
00:19:37dans les semaines à venir.
00:19:37On n'en parle pas assez
00:19:38de l'aide sociale à l'enfance.
00:19:39Bien entendu,
00:19:39parce que vous savez...
00:19:39Les pédocriminels
00:19:40sont aussi à l'aide sociale
00:19:41à l'enfance.
00:19:42Organisés d'une certaine façon
00:19:43par l'État,
00:19:44pardonnez-moi.
00:19:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:19:46on a un État
00:19:47qui est défaillant
00:19:47et qui est incapable
00:19:49d'empêcher de nouveaux viols.
00:19:50Et en plus,
00:19:51on a parallèlement
00:19:52un État
00:19:53qui prétend sauver vos enfants
00:19:54dans lesquels
00:19:55il y a du proxénitis.
00:19:56C'est-à-dire
00:19:57où il y a même
00:19:57du personnel
00:19:59de l'aide sociale
00:20:00à l'enfance
00:20:01qui va faire appel
00:20:02à des jeunes filles
00:20:03finalement
00:20:04pour être des proxénètes.
00:20:05C'est ça qui est absolument
00:20:07hallucinant.
00:20:07Et on a l'impression
00:20:08depuis des années,
00:20:09pardonnez-moi,
00:20:09qu'à chaque fois
00:20:10qu'on en parle,
00:20:10en fait,
00:20:11on est complotiste.
00:20:12C'est ça.
00:20:12C'est en fait,
00:20:13dès que vous abordez
00:20:14la pédocriminalité,
00:20:15dès que vous abordez
00:20:16le problème
00:20:16de la pédophilie,
00:20:17de l'aide sociale
00:20:18à l'enfance,
00:20:18etc.,
00:20:19on vous dit ça,
00:20:19on n'a pas le droit
00:20:20d'en parler.
00:20:20Alors, je lis,
00:20:22en plus,
00:20:22j'ai sous les yeux
00:20:23un article de Libération,
00:20:24d'ailleurs,
00:20:24qui devrait faire bien
00:20:25de faire son examen
00:20:25sur le sujet
00:20:27avec les pétitions
00:20:28qu'ils ont publiées
00:20:29il y a quelques dizaines
00:20:30d'années.
00:20:30On parle de prostitution
00:20:32d'enfants
00:20:32de l'aide sociale
00:20:33à l'enfance.
00:20:34On a prostitué
00:20:35des enfants
00:20:35de l'aide sociale.
00:20:36Et ça,
00:20:37c'est le prochain scandale.
00:20:37On n'en parle pas assez.
00:20:39Le périscolaire,
00:20:39on a mis du temps
00:20:40à en parler.
00:20:41Et là,
00:20:42l'ASOS,
00:20:43c'est exactement pareil.
00:20:43Les services sociaux,
00:20:44ils ont des moyens
00:20:44pour aller vous prendre
00:20:45votre enfant.
00:20:46En revanche,
00:20:47pour empêcher
00:20:47qu'il se fasse violer,
00:20:48ça, ils sont absents.
00:20:49C'est pour ça que la question
00:20:50des moyens,
00:20:51moi, je trouve ça lunaire,
00:20:52cette question-là,
00:20:53aujourd'hui.
00:20:54On a un problème,
00:20:55et Pascal pourrait expliquer
00:20:55ce matin,
00:20:56c'est la déliquescence
00:20:57du pays.
00:20:57C'est-à-dire que ce n'est pas
00:20:58normal que même des juges
00:20:59ou d'autres qui sont
00:21:00mères ou pères de famille
00:21:01se comportent de la sorte.
00:21:02Et je vois un article
00:21:03d'un site qui s'appelle
00:21:05Droits de l'enfance
00:21:05qui titre
00:21:06« Les établissements
00:21:07de l'aide sociale à l'enfance
00:21:09sont des lieux de recrutement
00:21:10pour les proxénètes ».
00:21:11Mais vous vous rendez compte,
00:21:12on parle de la France.
00:21:13Donc, vous placez
00:21:13votre regard sur le périscolaire,
00:21:15c'est catastrophique.
00:21:16Vous placez votre regard
00:21:17sur l'aide sociale à l'enfance,
00:21:19normalement chargée
00:21:20de protéger les enfants.
00:21:21Et on sait qu'il y a des...
00:21:22Comme vous l'avez très bien dit, Eric,
00:21:23comment il y a des retraits abusifs
00:21:26pour des mamans
00:21:27qui n'ont strictement rien fait
00:21:29et qui, justement,
00:21:29essayent de protéger
00:21:30leurs enfants.
00:21:31Donc, c'est proprement hallucinant.
00:21:33Il y a eu un très bon film là-dessus
00:21:34qui s'appelle
00:21:35« Rien à perdre »
00:21:35avec Virginie Effira
00:21:37sur l'aide sociale à l'enfance
00:21:38et l'état de l'aide sociale à l'enfance.
00:21:40Alors, il y a quand même
00:21:40deux lignes de défense
00:21:42et je vous propose
00:21:42qu'on va les écouter
00:21:43parce qu'il y a l'avocat
00:21:44de la maman de Rosa
00:21:46qui est très offensif
00:21:47et qui dit
00:21:48« Les magistrats,
00:21:49ils ont fait n'importe quoi.
00:21:49Ils sont fainéants
00:21:50et ils n'ont pas assez enquêté
00:21:51et pareil pour les enquêteurs. »
00:21:53Et puis, il y a l'avocat
00:21:54de la famille de Liana
00:21:57qui me...
00:21:58Comment dirais-je ?
00:21:59Qui me provoque
00:22:00de la méfiance.
00:22:01Parce qu'il a dit
00:22:04« Pas de récupération politique. »
00:22:05Moi, je me souviens
00:22:05comme on avait fait dire
00:22:06à la maman de Lola
00:22:07« Pas de récupération politique »
00:22:09et quelques années plus tard,
00:22:10elle est venue
00:22:10sur les plateaux de télévision
00:22:12pour dire
00:22:12« Je n'en ai jamais dit ça. »
00:22:13Si on ne récupère pas
00:22:15politiquement
00:22:16l'affaire Liana,
00:22:17il y en aura d'autres.
00:22:17Bien sûr.
00:22:18Il y en aura d'autres.
00:22:18Donc, c'est le rôle
00:22:19du ministre de la Justice,
00:22:21des opposants,
00:22:22de tout le Parlement
00:22:23et d'ailleurs,
00:22:23je vois bien
00:22:23que c'est très intéressant.
00:22:25Lola et Philippine,
00:22:26il ne fallait pas en parler,
00:22:27c'était de la récupération politique.
00:22:29Liana,
00:22:29et tant mieux,
00:22:30on a le droit d'en parler,
00:22:31on a le droit de dire
00:22:31que la justice est laxiste.
00:22:32Maintenant,
00:22:32il y a une unanimité
00:22:34pour dire que la justice est laxiste.
00:22:36Certains le disent
00:22:36depuis des décennies
00:22:37et se font traiter
00:22:38de tous les noms.
00:22:39Là, visiblement,
00:22:40il y a des gens
00:22:40qui se réveillent
00:22:40avec la gueule de bois
00:22:41en disant effectivement
00:22:42« La justice est laxiste. »
00:22:44Donc, tant mieux.
00:22:45Tant mieux.
00:22:45Il a fallu un certain nombre
00:22:46de morts malheureusement
00:22:47pour pouvoir le dire désormais.
00:22:49Écoutez donc l'avocat
00:22:50de la famille de Liana.
00:22:52Il y a une question.
00:22:53Comment cela a pu arriver ?
00:22:55Alors, je ne suis ni enquêteur
00:22:57ni politicien.
00:22:58Je suis l'avocat de la famille
00:22:59et j'ai eu accès au dossier.
00:23:01Et par ma voix,
00:23:02cette famille endeuillée
00:23:03souhaite envisager
00:23:04les véritables responsabilités,
00:23:06celles des moyens
00:23:07qu'on accorde à la justice
00:23:08et à leur efficacité.
00:23:10Car oui,
00:23:10monsieur le président,
00:23:11c'est le vrai cœur du problème.
00:23:14J'ai vu des gendarmes,
00:23:15des policiers,
00:23:16des magistrats et des greffiers
00:23:17croulés sous les piles
00:23:18de dossiers à traiter.
00:23:20J'ai vu les mêmes
00:23:21se battre pour des post-it
00:23:22ou des ramettes de papiers.
00:23:23On en est là.
00:23:24Alors maintenant,
00:23:24ça suffit.
00:23:25Nous ne voulons pas de loi
00:23:26ou de réforme.
00:23:27Nous ne voulons pas de récupération.
00:23:28Juste des moyens
00:23:29et l'efficacité de ces moyens.
00:23:31La robe que je porte
00:23:32me hurle
00:23:33de vous demander plus de moyens.
00:23:36Donc oui,
00:23:37aujourd'hui est un jour de colère.
00:23:38Je ne peux plus me taire
00:23:39quand on met en cause
00:23:40des institutions judiciaires
00:23:42déjà à bout de souffle,
00:23:43garantes pourtant
00:23:44de l'état de droit.
00:23:45Que chacun prenne
00:23:46ses responsabilités,
00:23:48y compris au plus haut
00:23:49sommet de l'état
00:23:49et qu'on ne s'y trompe pas.
00:23:52Combien faudrait-il
00:23:53de Liana
00:23:53pour que nous soyons
00:23:54enfin entendus ?
00:23:55Alors moi,
00:23:56j'ai été très surpris
00:23:57de cette prise de parole
00:23:57de l'avocat
00:23:58de la famille de Liana
00:24:00qui dit
00:24:00alors c'est le manque de moyens,
00:24:02les magistrats
00:24:02ne sont responsables
00:24:03de rien
00:24:04et tout est de la faute
00:24:05de Gérald Darmanin.
00:24:06J'ai été très surpris
00:24:08et d'ailleurs,
00:24:09il est à rebours complet
00:24:10de l'avocat
00:24:11de la famille de Rosa
00:24:12et il était sur une chaîne
00:24:14concurrente
00:24:14et on lui a posé la question.
00:24:15Il a dit
00:24:16je ne partage pas du tout
00:24:17l'analyse de mon confrère.
00:24:18Donc on voit bien
00:24:18qu'il y a deux lignes
00:24:19de défense
00:24:20et je ne suis pas sûr
00:24:22parce qu'on sait très bien
00:24:23comment ça se passe
00:24:24dans ces cas-là.
00:24:24quand vous venez
00:24:25de perdre votre enfant
00:24:26vous prenez le premier avocat
00:24:27parfois
00:24:27qu'on vous conseille
00:24:28ou que vous trouvez
00:24:30dans...
00:24:30Qui d'ailleurs
00:24:31vous appelle lui-même.
00:24:32Je le prends moins fort
00:24:33que l'avocat
00:24:34de la famille de Rosa.
00:24:35C'est-à-dire que
00:24:36pardonnez-moi
00:24:37je ne sens pas
00:24:37la sincérité
00:24:38de la violence du moment.
00:24:39Il lit son papier
00:24:40visiblement
00:24:41ce n'est pas un expert
00:24:43des prétoires.
00:24:43Je ne veux évidemment
00:24:44pas l'insulter
00:24:45mais je vais vous demander
00:24:47votre avis maître
00:24:48dans un instant
00:24:48mais Jules Torres
00:24:49j'ai été très frappé
00:24:50deux avocats ont pris
00:24:51la parole aujourd'hui
00:24:52et ils n'ont pas du tout
00:24:53les mêmes stratégies.
00:24:54Je vous dirais
00:24:54celui pour lequel
00:24:56j'ai plus d'affinité
00:24:58dans le discours.
00:24:59Vous allez me dire
00:24:59dans un instant.
00:25:00En effet
00:25:00je trouve ça très intéressant
00:25:02parce que
00:25:02personne aujourd'hui
00:25:04ne veut endosser
00:25:04la responsabilité
00:25:05de cette affaire-là
00:25:07et on essaye
00:25:07un petit peu de défendre.
00:25:08Je ne sais pas
00:25:09si ce monsieur
00:25:09veut défendre les magistrats
00:25:10en tout cas
00:25:11son discours
00:25:13s'apparente
00:25:14à du corporatisme
00:25:15et c'est vrai
00:25:17que si j'étais
00:25:18dans une telle situation
00:25:19je n'aimerais pas
00:25:20que mon avocat
00:25:21parle en ces termes-là
00:25:22parce que
00:25:23en mon nom
00:25:24pas de récupération
00:25:25j'attends d'entendre
00:25:26les parents
00:25:26évidemment ils sont
00:25:27en plein deuil
00:25:27mais je sais
00:25:29ce qui s'est passé
00:25:29avec la maman de Lola
00:25:30on l'a fait parler
00:25:31la maman de Lola
00:25:31on a parlé à sa place
00:25:33Il y a deux sujets
00:25:34moi je veux bien
00:25:34qu'on attende 15 jours
00:25:35pour avoir le rapport
00:25:36d'inspection
00:25:36dans cette affaire
00:25:37on sait qu'il y a eu
00:25:38des failles
00:25:39on sait bien
00:25:39où sont les dysfonctionnements
00:25:40on sait qu'il y a
00:25:41notamment le cas
00:25:42à la gendarmerie
00:25:43chez les magistrats
00:25:44instructeurs
00:25:44et au niveau du parquet
00:25:45et du parquet de Hoche
00:25:48donc ça
00:25:48on le sait
00:25:48c'est extrêmement clair
00:25:52et ensuite sur la récupération
00:25:53moi je trouve ça
00:25:54je trouve que ce débat
00:25:55est lunaire
00:25:56mais ça fait des années
00:25:56c'est-à-dire qu'on voit bien
00:25:58qu'il y a là un problème
00:25:59même si moi je fais partie
00:26:00de ceux qui pensent
00:26:00que la loi actuelle
00:26:03permettait
00:26:03d'empêcher ce drame-là
00:26:05je pense juste
00:26:06que ce sont des défaillances humaines
00:26:08que c'est parfois
00:26:09une sorte de paresse
00:26:10parfois aussi
00:26:11une sorte d'idéologie
00:26:12sur le laxisme
00:26:13parfois aussi
00:26:14bon en effet
00:26:15il y a peut-être
00:26:15non pas un manque de moyens
00:26:16mais en tout cas
00:26:17une accumulation de dossiers
00:26:19qui fait que vous n'avez pas
00:26:19le temps de traiter cela
00:26:21mais quand on a
00:26:22une plainte
00:26:22qui date de août 2015
00:26:24et que dix mois plus tard
00:26:25malgré la constatation
00:26:27en effet
00:26:27de lésions vaginales
00:26:28et de lésions anales
00:26:29malgré le fait
00:26:30que le témoignage
00:26:31de la jeune fille
00:26:32qui accusait
00:26:33donc de viol
00:26:34monsieur Barrella
00:26:35a été expertisé
00:26:37et confirmé
00:26:37par deux expertises psychiatriques
00:26:39à un moment donné
00:26:40on sait
00:26:40que là
00:26:41la récupération
00:26:42elle est légitime
00:26:43et heureusement
00:26:44qu'il y en a une
00:26:45moi je
00:26:45c'est vraiment
00:26:46qu'un sentiment
00:26:47je pense qu'il ne parle pas
00:26:48du tout au nom
00:26:48de la famille de Liana
00:26:50la famille de Liana
00:26:51ne lui a jamais dit
00:26:52pas de récupération
00:26:54politique
00:26:56et que la famille de Liana
00:26:57à mon avis
00:26:57n'est pas sur
00:26:57la ligne
00:27:00manque de moyens
00:27:00parce que c'est le seul
00:27:01qui est sur cette ligne là
00:27:02avec les magistrats
00:27:04très étonnant
00:27:05très étonnant
00:27:05qu'est-ce que ça veut dire
00:27:06pas de récupération
00:27:07ça veut dire
00:27:07qu'il ne faut pas en parler
00:27:08qu'il faut passer ça
00:27:09sous silence
00:27:10circuler
00:27:10il n'y a rien à voir
00:27:11mais au nom de quoi
00:27:12pas de récupération
00:27:13d'abord
00:27:13qu'est-ce que ça veut dire
00:27:14récupération
00:27:15récupération
00:27:15c'est le simple fait
00:27:16de parler de ce qui s'est passé
00:27:17et d'essayer éventuellement
00:27:19de faire en sorte
00:27:20que ça ne se reproduise pas
00:27:21si c'est ça la récupération
00:27:23et évidemment
00:27:23qu'il faut de la récupération
00:27:24pour que ça ne se reproduise plus
00:27:26il faut de la récupération
00:27:27parce qu'il y a des millions
00:27:28et peut-être même
00:27:29des dizaines de millions
00:27:30de français
00:27:30qui sont choqués
00:27:32qui sont en colère
00:27:33vis-à-vis de ce qui s'est passé
00:27:34donc franchement
00:27:35la part d'un avocat
00:27:36je ne veux pas être
00:27:37trop sévère avec lui
00:27:38je ne sais pas
00:27:38ce qui s'est passé
00:27:40comment est-ce qu'il a été
00:27:40conseillé aux parents
00:27:41mais de la part d'un avocat
00:27:44qui conseille
00:27:45les parents
00:27:45d'une victime
00:27:47je trouve ça un peu
00:27:49franchement
00:27:49presque indécent
00:27:50vous allez écouter
00:27:51la mère de Rosa
00:27:52et son avocat
00:27:53parce qu'effectivement
00:27:54ce n'est pas du tout
00:27:54la même ligne de défense
00:27:55donc écoutez déjà
00:27:56la maman de Rosa
00:27:57je rappelle que c'est
00:27:57une petite fille
00:27:58qui a été violée
00:27:59à l'âge de 10 ans
00:28:00par Jérôme Barrella
00:28:01qui a eu
00:28:02ces fameuses lésions
00:28:03dont on parle
00:28:04constatées par des médecins
00:28:05deux avis psychiatriques
00:28:06qui disaient
00:28:07elle dit la vérité
00:28:07cette petite fille
00:28:08il faut l'entendre
00:28:09et Jérôme Barrella
00:28:10n'a jamais été entendu
00:28:11par la justice
00:28:12et les enquêteurs
00:28:13et il a ensuite
00:28:13violé et tué Liana
00:28:15c'est ça la réalité
00:28:16de ce dossier
00:28:16et c'est ça le scandale
00:28:18donc écoutez
00:28:18la maman de Rosa
00:28:19qui a annoncé
00:28:20de multiples plaintes
00:28:21contre l'Etat
00:28:22contre les enquêteurs
00:28:23contre les magistrats
00:28:24et même contre Gérald Darman
00:28:27pourquoi
00:28:28pourquoi il faut attendre
00:28:29autant longtemps
00:28:30avoir des réponses
00:28:31je vais appeler
00:28:32tous les lundis matin
00:28:33tous les lundis matin
00:28:35le temps que ma fille
00:28:36elle était chez le psychologue
00:28:38j'ai eu des réponses
00:28:39l'affaire il est en cours
00:28:42mais je suis la maman
00:28:43de victime
00:28:44je ne peux pas entendre ça
00:28:46qu'il est en cours
00:28:47il n'était pas entendu
00:28:48il n'était pas convoqué
00:28:50moi j'ai entendu
00:28:51j'ai été entendu deux fois
00:28:53la dernière fois
00:28:54que j'ai appelé
00:28:55ils m'ont dit
00:28:55si je continue à harceler
00:28:57ils m'ont fait porte-pleinte
00:28:58j'ai la culpabilité
00:29:00que je n'ai pas assez fait
00:29:01que je n'étais pas à la hauteur
00:29:04en tant que maman
00:29:05aujourd'hui je vois
00:29:07que la justice
00:29:07il ne m'a pas suivi
00:29:10en tant que maman
00:29:11en tant que victime
00:29:12en tant que
00:29:13qu'il est ma fille
00:29:15elle est une victime
00:29:15qu'elle souffre
00:29:18tous les jours
00:29:20elle souffre
00:29:21parce qu'elle a vu
00:29:22l'y en a mourir
00:29:22elle a entendu
00:29:23dans le journal
00:29:25et c'est la même personne
00:29:27pourquoi elle n'était pas arrêtée
00:29:28pourquoi
00:29:29et dites-vous bien
00:29:30que cette femme
00:29:31les enquêteurs
00:29:32l'ont menacée
00:29:33de déposer plainte contre elle
00:29:34si elle continuait
00:29:35de les appeler
00:29:36et de leur dire
00:29:37qu'il fallait écouter sa fille
00:29:39il fallait mettre
00:29:40hors d'état de nuire
00:29:41Jérôme Barrella
00:29:42ces enquêteurs
00:29:43excusez-moi
00:29:44évidemment qu'il faut les révoquer
00:29:45évidemment qu'il faut les révoquer
00:29:47ces enquêteurs
00:29:48ils écoutent cette maman
00:29:50Jérôme Barrella
00:29:51est hors d'état de nuire
00:29:52Liana est vivante
00:29:53et en plus
00:29:54je veux bien leur nom
00:29:55et en plus
00:29:56ils ont osé dire
00:29:58à cette femme
00:29:59à cette mère de famille
00:30:00que si elle continuait
00:30:01à les appeler
00:30:02c'est contre elle
00:30:03qui porterait plainte
00:30:04bah oui
00:30:04la personne qui a dit ça
00:30:05elle n'a rien à faire
00:30:06en qualité d'enquêteur
00:30:08elle n'a rien à faire
00:30:09au poste
00:30:10qu'elle occupe aujourd'hui
00:30:11et elle doit être révoquée
00:30:12et elle doit faire
00:30:13totalement autre chose
00:30:14mais alors totalement autre chose
00:30:15Le garde des Sceaux
00:30:16a répondu d'ailleurs
00:30:16je lui ai posé la question également
00:30:18et il dit
00:30:19le garde des Sceaux
00:30:20il dit
00:30:20vous voulez l'écouter
00:30:21allez-y
00:30:22terminez votre phrase
00:30:23le garde des Sceaux
00:30:24dit que si effectivement
00:30:25la mère de cette petite Rosa
00:30:27poursuit l'état
00:30:28pour faute lourde
00:30:29l'état acceptera
00:30:30de reconnaître manifestement
00:30:31sa responsabilité
00:30:32et ne mènera pas
00:30:33de bataille judiciaire
00:30:34face à cette maman
00:30:35donc c'est quelque chose
00:30:37qu'il faut noter
00:30:37parce que ça n'arrive pas
00:30:38tous les jours naturellement
00:30:39quand l'état est attaqué
00:30:40pour faute lourde
00:30:41généralement
00:30:41il se défend
00:30:42et il se défend même
00:30:45parfois violemment
00:30:45face aux familles des victimes
00:30:46là Gérald Darmanin
00:30:47semblait dire ce soir
00:30:49que ça ne serait pas le cas
00:30:50et donc il y aurait forcément
00:30:51une indemnisation
00:30:52c'est ce qu'il a dit
00:30:53au minimum financier
00:30:54effectivement
00:30:54bah écoutez donc
00:30:55Gérald Darmanin
00:30:56qui vous répondait Yoann
00:30:58que fait
00:30:58et je la comprends très bien
00:30:59la famille
00:31:00de la petite
00:31:02Rosa
00:31:02elle porte plainte
00:31:04contre l'état
00:31:04moi je le comprends
00:31:05parfaitement
00:31:06je serai à sa place
00:31:07je ferai exactement
00:31:08et l'état va se défendre
00:31:09est-ce que l'état
00:31:10va se défendre
00:31:10précisément
00:31:11face à la mère
00:31:11de la petite Rosa
00:31:12ou est-ce que vous dites
00:31:13effectivement
00:31:13il y a eu une faute
00:31:14et donc
00:31:15on accepte
00:31:16cette sanction
00:31:17qui est prononcée
00:31:18par la mère elle-même
00:31:19en réalité
00:31:19alors
00:31:21monsieur
00:31:21maître Gonaët
00:31:22vous dirait
00:31:22qu'il y a à la fois
00:31:23une action
00:31:25devant la jurisprudence
00:31:26administrative
00:31:26et d'autres
00:31:27devant le pénal
00:31:28pour ma part
00:31:29je vais vous dire
00:31:30j'ai eu à connaître
00:31:31des cas précédents
00:31:31avant que je regardais Sceau
00:31:32mais c'est moi
00:31:33qui finalise
00:31:34des gens qui ont attaqué
00:31:35l'état
00:31:35parce que nous avons
00:31:36fait des fautes
00:31:37et j'ai accepté
00:31:38j'ai accepté
00:31:39les montants
00:31:40parce que c'est souvent
00:31:41une condamnation
00:31:41pécuniaire
00:31:43demandée par la famille
00:31:43parce qu'on va pas
00:31:44faire vivre
00:31:44une deuxième procédure
00:31:46à ces familles
00:31:47donc il est normal
00:31:48que des médecins
00:31:50ces statistiques
00:31:50fassent des fautes
00:31:51on peut dire
00:31:52que le bloc opératoire
00:31:53n'était pas moderne
00:31:54on peut dire
00:31:55que le médecin
00:31:55n'était pas assez formé
00:31:56on peut penser aussi
00:31:57que parfois
00:31:57c'est le médecin
00:31:57qui a fait une erreur
00:31:59le médecin
00:31:59il rend des comptes
00:32:00on lui a interdit
00:32:01d'exercer
00:32:02ou on lui met une amende
00:32:03mais en tout cas
00:32:04il répond de ses actes
00:32:05voilà donc ça
00:32:06c'est la réponse
00:32:07de Gérald Darmanin
00:32:07effectivement
00:32:08et puis il y a l'avocat
00:32:08donc l'avocat
00:32:09de la maman de Rosa
00:32:11qui est sur une toute autre ligne
00:32:13que l'avocat
00:32:14des parents de Liana
00:32:14lui il va porter plainte
00:32:16contre les enquêteurs
00:32:17contre les magistrats
00:32:17et contre tous ceux
00:32:18qui ont failli
00:32:19voilà
00:32:19et il l'a dit ce matin
00:32:20en conférence
00:32:21et tout le monde est d'accord
00:32:23pour dire qu'il n'y a pas
00:32:23assez de policiers
00:32:23assez de gendarmes
00:32:24assez de magistrats
00:32:24dans ce pays
00:32:25mais il ne fait pas
00:32:26du manque de moyens
00:32:27la cause du meurtre de Liana
00:32:29et la cause du viol
00:32:30des multiples viols
00:32:31à 10 ans
00:32:31de la fille de sa cliente Rosa
00:32:33écoutez cet avocat
00:32:34qui est sur une toute autre ligne
00:32:36que l'avocat
00:32:37donc de la famille de Liana
00:32:38c'est inacceptable
00:32:39c'est inadmissible
00:32:40et c'est la raison pour laquelle
00:32:41nous déposons plainte
00:32:42d'abord une plainte
00:32:44pour faute lourde contre l'Etat
00:32:45par rapport à ce dysfonctionnement
00:32:47majeur des services publics
00:32:48et je le répète
00:32:49c'est malheureusement
00:32:50pas un cas isolé
00:32:50et cette hypocrisie
00:32:51qui consiste à se dédouaner
00:32:52parce que tout le monde
00:32:53se dédouane
00:32:53le garde des se dédouane
00:32:55contre l'Etat
00:32:55le président dit
00:32:56que ce n'est pas un problème
00:32:57de moyens
00:32:57alors qu'il y a aussi
00:32:58un problème de moyens
00:32:59les magistrats disent
00:33:00que ce n'est pas de leur faute
00:33:01que c'est le problème des politiques
00:33:02non c'est un problème collectif
00:33:03et il est grand temps
00:33:04qu'il y a un sursaut
00:33:04c'est la raison pour laquelle
00:33:06donc en plus de la plainte
00:33:07pour les dysfonctionnements
00:33:08du service public
00:33:09contre l'Etat
00:33:09pour faute lourde
00:33:10nous déposons plainte
00:33:11contre les enquêteurs
00:33:12au pénal
00:33:12pour mise en danger
00:33:14de la vie d'autrui
00:33:14non assistance en personne en danger
00:33:16tous les enquêteurs
00:33:17qui étaient sur cette affaire
00:33:18qui n'ont rien fait
00:33:18qui n'ont pas interpellé
00:33:20ce criminel
00:33:20nous déposons plainte
00:33:21contre le procureur de Toulouse
00:33:23et le procureur d'Oche
00:33:24qui n'ont pas cru bon
00:33:25de voir donner l'instruction
00:33:26d'interpeller ce criminel
00:33:27et enfin
00:33:28nous déposons plainte
00:33:29contre la cour de justice
00:33:30de la République
00:33:31devant la cour de justice
00:33:32de la République
00:33:33contre M. Darmanin
00:33:34le garde des Sceaux
00:33:35pour les mêmes infractions
00:33:36de mise en danger
00:33:36de la vie d'autrui
00:33:37et non assistance
00:33:38à personne en danger
00:33:39et il a ajouté
00:33:40les enquêteurs
00:33:41sont paresseux
00:33:42ce sont de vrais fainéants
00:33:43écoutez-le
00:33:45il faut saisir
00:33:45cette occasion
00:33:46unique
00:33:47de pouvoir
00:33:48taper un grand coup
00:33:49dans la fourmilière
00:33:49et faire en sorte
00:33:50que la justice
00:33:50retrouve son éclat
00:33:51et qu'on arrête
00:33:52de la reléguer
00:33:53au dernier rang
00:33:54comme c'est le cas
00:33:54depuis trop longtemps
00:33:55on évoque
00:33:56un problème
00:33:57de moyens financiers
00:33:58c'est une réalité
00:33:59j'aimerais aussi
00:34:00dénoncer une autre réalité
00:34:01que je vois au quotidien
00:34:02celle de magistrats
00:34:03qui travaillent
00:34:04quatre fois moins
00:34:04que leurs collègues
00:34:05celles d'enquêteurs
00:34:06paresseux
00:34:07des vrais fainéants
00:34:09qui sont aussi
00:34:10à l'origine
00:34:11de ce drame humain
00:34:12et qui ont
00:34:13évidemment
00:34:13quand je vous entends
00:34:14ce qui a été dit
00:34:15notamment le fait
00:34:16qu'alors qu'elle appelait
00:34:17chaque semaine
00:34:17les enquêteurs
00:34:18pour savoir quand
00:34:19M. Barrella
00:34:20allait être interpellé
00:34:20qu'on lui dit
00:34:21arrêtez
00:34:21vous nous harcelez
00:34:22on va déposer plainte
00:34:23contre vous
00:34:23et bien il y a
00:34:24des fautes humaines
00:34:25derrière ce drame
00:34:26alors on a le droit
00:34:27d'être paresseux
00:34:28on a le droit
00:34:28d'être fainéant
00:34:29mais dans ce cas
00:34:29il ne faut pas être enquêteur
00:34:30et il ne faut pas
00:34:31menacer une maman
00:34:35il n'avait pas mis
00:34:35hors d'état de nuire
00:34:36le violeur
00:34:37ce n'est pas du tout
00:34:38la même ligne de défense
00:34:39que de l'avocat de Lyanna
00:34:40vous disiez
00:34:40c'est fou le contraste
00:34:42Jules Torres
00:34:42je trouve le contraste fou
00:34:43je trouve en effet
00:34:45que la question
00:34:46sur le manque de moyens
00:34:47est absolument lunaire
00:34:48vous imaginez
00:34:48dans d'autres secteurs
00:34:49si on refusait
00:34:51de faire un certain
00:34:52nombre de tâches
00:34:53par manque de moyens
00:34:54je peux vous dire
00:34:54qu'il y a plein de militaires
00:34:55par manque de moyens
00:34:56qui n'iraient pas
00:34:57sur le front
00:34:58il y a plein de policiers
00:34:59qui lors des Jeux Olympiques
00:35:01ou lors
00:35:02je ne sais pas moi
00:35:03par exemple
00:35:04de finale de Ligue des Champions
00:35:05qui n'iraient pas
00:35:06parce qu'ils n'ont pas
00:35:09de nourriture
00:35:09et pas de boissons
00:35:10comme les disérés d'Abalache
00:35:10ça c'est la première des choses
00:35:12et puis en effet
00:35:12oui
00:35:13des paresseux
00:35:14des personnes
00:35:15qui n'ont pas envie
00:35:15de travailler
00:35:15je pense qu'il y en a
00:35:16dans toutes les professions
00:35:18je pense que tout le monde
00:35:18en connait autour de cette table
00:35:20mais
00:35:21ça ne me dérange pas
00:35:22qu'un journaliste
00:35:23soit paresseux
00:35:23bon à la limite
00:35:24ce n'est pas grave
00:35:24il va se faire réprimander
00:35:26par sa direction
00:35:27tant pis
00:35:28que
00:35:29je ne sais pas moi
00:35:30quelqu'un qui
00:35:31travaille dans d'autres métiers
00:35:32dans la fonction publique
00:35:33ce n'est pas très grave
00:35:34si vous travaillez aux impôts
00:35:35et que vous êtes paresseux
00:35:36bon ça peut arriver
00:35:37là en revanche
00:35:38parfois on a même envie
00:35:39qu'il soit très paresseux
00:35:39par exemple
00:35:40ou soit qu'il soit
00:35:41beaucoup plus rapide
00:35:42mais quand il y a
00:35:43la vie de personne
00:35:44qui est en danger
00:35:45c'est
00:35:47incalifiable
00:35:48et c'est indécent
00:35:49d'être paresseux
00:35:50quand vous avez
00:35:51moi
00:35:52je me suis beaucoup
00:35:53j'ai beaucoup discuté
00:35:54avec des magistrats
00:35:55et j'ai notamment
00:35:56discuté avec un magistrat
00:35:57plutôt à droite
00:35:58et qui disait
00:36:00que quand il partait
00:36:01par exemple
00:36:01chez lui le soir
00:36:02et quand il avait
00:36:03une petite pile
00:36:03qui lui restait
00:36:04il avait un baume au coeur
00:36:05un haut le coeur
00:36:07moi je pense
00:36:08qu'il y a beaucoup
00:36:08de magistrats en France
00:36:09je ne sais pas
00:36:09que c'est forcément
00:36:10des gens du syndicat
00:36:11de magistrature
00:36:12mais je pense
00:36:13qu'il y en a beaucoup
00:36:13ils n'en ont rien à faire
00:36:14une fois qu'il est 18h30
00:36:16la cloche elle sonne
00:36:17et on s'en va
00:36:18et on laisse la pile comme ça
00:36:19je pense qu'il y a
00:36:20beaucoup de gens comme ça
00:36:21et ça me gêne
00:36:22Najouel Aïté
00:36:23vous disiez que
00:36:23vous alliez trancher
00:36:25entre les deux lignes
00:36:26de défense
00:36:26ou plutôt d'attaque
00:36:27des deux avocats
00:36:28famille de Liana
00:36:29famille de Rosa
00:36:29moi je me retrouve plus
00:36:31dans la ligne de défense
00:36:32de mon confrère
00:36:33maître de Buisson
00:36:34pourquoi ?
00:36:35qui est l'avocat
00:36:36de la famille de Rosa
00:36:36qui est la famille
00:36:37de l'avocat de Rosa
00:36:39parce que
00:36:39on le répète sans cesse
00:36:41donc je ne vais pas
00:36:41être redondante
00:36:42oui la justice
00:36:43manque de moyens
00:36:44oui
00:36:44tout a été dit là-dessus
00:36:46personne ne remet en cause
00:36:47cela
00:36:47mais là factuellement
00:36:49il y a eu
00:36:50des failles
00:36:51il y a eu des failles
00:36:52et là où je rejoins
00:36:53mon confrère
00:36:54c'est que
00:36:54il y a des magistrats
00:36:55et j'en connais
00:36:56des enquêteurs
00:36:57qui sont
00:36:57remarquables
00:36:59très investis
00:37:00mais il faut aussi
00:37:01être honnête
00:37:01vous avez
00:37:02des magistrats
00:37:03des enquêteurs
00:37:05qui peuvent faire
00:37:06l'objet d'un manque
00:37:08d'implication
00:37:09dans certaines affaires
00:37:10d'un manque
00:37:11de courtoisie
00:37:12d'un manque
00:37:13d'humanité
00:37:14d'un manque d'humanité
00:37:15vous voyez là
00:37:16il y a l'exemple
00:37:17de Liana
00:37:18qui révèle
00:37:20les choses
00:37:20mais moi je peux aussi
00:37:22vous citer
00:37:22une affaire
00:37:23que j'ai à traiter
00:37:23qui a été médiatisée
00:37:25l'affaire Louis Gret
00:37:26c'est un mineur
00:37:27de 14 ans
00:37:28dont le meurtre
00:37:31a été maquillé
00:37:32en suicide
00:37:33ça fait 13 ans
00:37:34que ma cliente
00:37:35qui est mère
00:37:35de ce jeune mineur
00:37:36donc vous avez
00:37:37un coupable
00:37:38qui est
00:37:38à l'extérieur
00:37:40voilà
00:37:40et ça fait 13 ans
00:37:4213 ans
00:37:42que ma cliente
00:37:43attend une réponse
00:37:45par rapport à ce meurtre
00:37:46c'est un homicide
00:37:47qu'on a voulu maquiller
00:37:49enfin en tous les cas
00:37:50le meurtrier
00:37:51qui court encore
00:37:52dans les rues
00:37:54a voulu maquiller
00:37:57en meurtre
00:37:58donc en suicide
00:37:59excusez-moi
00:38:00en suicide
00:38:00là ma cliente
00:38:02elle demande
00:38:02à être entendue
00:38:03par le procureur
00:38:04moi je n'arrête pas
00:38:06d'harceler
00:38:06avec ma cliente
00:38:07le procureur de la république
00:38:09le juge d'instruction
00:38:09on n'arrête pas
00:38:11je me suis même présentée
00:38:12au tribunal
00:38:13pour dire
00:38:13apportez-nous des réponses
00:38:15s'il vous plaît
00:38:15ça fait 13 ans
00:38:1613 ans
00:38:17que ma cliente
00:38:18elle veut entendre
00:38:19la vérité
00:38:20ce qui s'est passé
00:38:21et il y a un meurtrier
00:38:22qui est dehors
00:38:23et bien
00:38:24on ne me répond pas
00:38:25même pas
00:38:26un accusé
00:38:27de réception
00:38:28donc on en est là
00:38:29vous voyez
00:38:30ce que je veux dire par là
00:38:31le meurtre de Liana
00:38:33est révélateur
00:38:34de ce qu'on vit
00:38:36aussi
00:38:37en tant qu'avocat
00:38:38sur certaines affaires
00:38:40criminelles
00:38:41et pourquoi c'est un fait de société
00:38:41et d'ailleurs c'est le premier ministre
00:38:42qui a repris cette expression
00:38:43qu'on a beaucoup entendu
00:38:45sur ses plateaux
00:38:45pourquoi c'est un fait de société
00:38:46comme Elias
00:38:47comme Lola
00:38:48comme Philippine
00:38:49parce que ça aurait pu être évité
00:38:50pour des raisons différentes
00:38:52Lola et Philippine
00:38:53c'est parce que c'est une personne
00:38:54sous OQTF
00:38:54qui n'avait rien à faire en France
00:38:56Elias
00:38:56c'est parce que c'est des mineurs
00:38:57qui n'avaient rien à faire ensemble
00:38:59ils n'avaient pas à se croiser
00:39:00ils avaient une décision judiciaire
00:39:02où ils n'avaient pas à se croiser
00:39:03puis il y avait la fameuse césure
00:39:04voulue par Nicole Belloubet
00:39:06et Eric Dupond-Moretti
00:39:07on vous condamne dans un premier temps
00:39:08on vous donne votre sanction
00:39:09six mois plus tard
00:39:10et c'est dans ce laps de temps
00:39:11qu'ils ont tué Elias à la machette
00:39:13Eliana
00:39:13c'est parce qu'il y avait
00:39:14une petite fille
00:39:15qui avait été déjà violée
00:39:17et martyrisée
00:39:17et qu'on ne l'a pas crue
00:39:19on ne l'a pas entendue
00:39:20donc c'est pour ça
00:39:21que c'est des faits de société
00:39:21parce que ça aurait pu être évité
00:39:23mais combien de Eliana
00:39:24d'Elias
00:39:25de Lola
00:39:26de Philippines
00:39:27et même de gendarmes communes
00:39:29et d'autres
00:39:30qui ont été sacrifiés
00:39:31sur l'autel du laxisme judiciaire
00:39:33Eric Tegner
00:39:34Vous avez parfaitement raison
00:39:35et j'ajouterai un élément
00:39:36c'est un fait de société également
00:39:37pour une autre raison
00:39:39c'est qu'à chaque fois
00:39:40on a des responsables politiques
00:39:41qui sont irresponsables
00:39:42on a des responsables politiques
00:39:43qui sont ministres
00:39:44ou députés uniquement
00:39:45pour leur petit poste
00:39:46et qui à aucun moment
00:39:48ont conscience
00:39:48vont vous dire
00:39:49c'est de la démagogie
00:39:50monsieur Gauthier Lebret
00:39:51quand vous nous expliquez
00:39:52que telle loi
00:39:52va conduire à des morts
00:39:54que telle inaction de l'Etat
00:39:55va conduire à des morts
00:39:56sauf que c'est ce qui se passe
00:39:57et cet avocat responsable
00:39:59qui est payé par de l'argent privé
00:40:00il va sauver des vies
00:40:02c'est ça la réalité
00:40:02parce que le débat
00:40:03qu'on avait tout à l'heure
00:40:04sur les fainéants etc
00:40:05le problème c'est quoi
00:40:06c'est que les gens
00:40:07dont on parle
00:40:07ce sont des gens
00:40:08qui sont payés par l'Etat
00:40:09c'est-à-dire qu'il y a
00:40:10un contrat social à un moment
00:40:11c'est-à-dire que nous
00:40:12citoyens
00:40:13on a accepté à un moment
00:40:14d'avoir moins de liberté
00:40:15dans le pays
00:40:15d'avoir moins de liberté
00:40:17pourquoi ?
00:40:17pour avoir plus de sécurité
00:40:19sauf que la sécurité
00:40:20on l'a plus
00:40:21et c'est insupportable
00:40:22et je vais vous dire même
00:40:22pour les téléspectateurs
00:40:24battez-vous à chaque fois
00:40:25parce qu'on le sait
00:40:25autour de ce plateau
00:40:26nous on est journaliste
00:40:27on a un peu de réseau etc
00:40:28mais même nous
00:40:29on est obligé de se battre
00:40:30pour n'importe quoi
00:40:31alors quand vous êtes
00:40:32au fin fond de la creuse
00:40:33que vous êtes personne
00:40:34dans les petites classes moyennes
00:40:35etc
00:40:36mais croyez-moi
00:40:36ils se sentent totalement abandonnés
00:40:38et ils l'ont vécu quand ?
00:40:39ils l'ont vécu quand
00:40:40au moment du Covid
00:40:41ils n'avaient pas le droit
00:40:41de voir leur père
00:40:42ou leur grand-père
00:40:43qui était en train de mourir
00:40:44ils l'ont vécu par exemple
00:40:45qui ?
00:40:45qui l'a vécu ?
00:40:46et bien ce sont les familles
00:40:47des victimes du Bataclan
00:40:48qui quand elles sont allées
00:40:49à l'hôpital
00:40:50pour aller reconnaître
00:40:52leur famille
00:40:52qui avait été assassinée
00:40:54par les terroristes
00:40:54ont été maltraitées
00:40:55parce qu'il y a toute
00:40:56une série de témoignages
00:40:57comme ça
00:40:57on voit un état
00:41:00qui en fait
00:41:01est ultra violent
00:41:02avec les victimes
00:41:02et vous savez
00:41:04j'ai cité plusieurs victimes
00:41:05et on dit
00:41:06plus jamais ça
00:41:07Emmanuel Macron
00:41:08il passe sa vie
00:41:08depuis 9 ans
00:41:09à dire plus jamais ça
00:41:09il l'a dit après Samuel Paty
00:41:11il l'a dit après Dominique Bernard
00:41:12il l'a dit après Lola
00:41:13après Philippine
00:41:14etc
00:41:14et ça recommence
00:41:15et je me demande parfois
00:41:17comment ils font
00:41:18pour se regarder dans une glace
00:41:19notamment je pense à Richard Ferrand
00:41:20quand il censure une loi
00:41:22voulue après
00:41:23le meurtre sordide de Philippine
00:41:25la loi qui visait
00:41:26à rallonger
00:41:27la rétention en CRA
00:41:28en centre de rétention
00:41:29c'est son vote
00:41:29qui a fait le vote
00:41:30administrative
00:41:30et le conseil continue
00:41:32à censurer
00:41:32et la maman de Philippine
00:41:34d'ailleurs on l'a dit
00:41:35les mamans qui prennent
00:41:36courageusement la parole
00:41:37on en a eu encore
00:41:38un exemple aujourd'hui
00:41:38avec la maman de Rosa
00:41:39qui l'a fait sur RTL
00:41:41et puis qui l'a fait
00:41:41en conférence de presse
00:41:43ces mamans qui prennent la parole
00:41:44et c'est souvent d'ailleurs
00:41:45les mères qui prennent la parole
00:41:47je me souviens très bien
00:41:47une maman de ces victimes
00:41:49qui avait pris la parole
00:41:50j'avais croisé son mari
00:41:51dans les coulisses
00:41:51qui l'avait accompagné
00:41:53sur cette chaîne
00:41:54mais Emmanuel Macron
00:41:54il ne reconnaissait pas une
00:41:55et il avait dit
00:41:57c'est elle qui est plus forte
00:41:58que moi
00:41:58moi je n'arrive pas à parler
00:41:59c'est les mamans
00:42:00qui prennent la parole
00:42:00ou c'est les veuves
00:42:01la veuve évidemment
00:42:02du gendarme Comine
00:42:03et la maman de Philippine
00:42:05elle a dit
00:42:06quand il y a eu la loi
00:42:07d'Olivier Marlex
00:42:07de feu Olivier Marlex
00:42:09pour prolonger
00:42:09la rétention en CRA
00:42:11qui aurait permis à Philippine
00:42:12d'être protégée
00:42:13plus longtemps
00:42:13en tout cas je ne sais pas
00:42:14si ça aurait évité son meurtre
00:42:15mais elle aurait été protégée
00:42:16plus longtemps
00:42:16je suis allé fleurir sa tombe
00:42:18avec 5 lisses
00:42:19et je lui ai dit
00:42:20c'est les 5 vies que tu as sauvées
00:42:21ma petite fille
00:42:22grâce à cette loi
00:42:23et le conseil constitutionnel
00:42:25a censuré cette loi
00:42:25et elle dit
00:42:26je me suis effondré
00:42:27c'était au milieu de l'été
00:42:28je me suis effondré
00:42:29je suis tombé
00:42:29et je me demande
00:42:30comment ils peuvent encore
00:42:31se regarder dans une glace
00:42:32après ça
00:42:32combien de victimes
00:42:33il leur faut pour qu'ils se réveillent
00:42:34combien de victimes
00:42:35il leur faut pour changer la loi
00:42:36et pour protéger
00:42:37les enfants de ce pays
00:42:38combien il en faut
00:42:39alors écoutez Gérald Darmanin
00:42:40qui a dit encore les choses courageusement
00:42:41il a dit je suis père
00:42:42de 2 petits garçons
00:42:43et s'il arrive une chose pareille
00:42:44à mon petit garçon
00:42:45bah oui
00:42:46j'aurai une réaction animale
00:42:48parce que dans ces cas là
00:42:49c'est la chair de votre chair
00:42:50écoutez le ministre de la justice
00:42:52et si depuis 6 jours
00:42:54je dis des choses
00:42:55extrêmement fortes
00:42:56qui est en effet
00:42:56à me fâcher
00:42:58avec des personnes
00:42:59de mon corps social
00:43:00ce que je ne veux pas
00:43:00parce que
00:43:01moi j'apprécie
00:43:02le travail des magistrats
00:43:03c'est que je leur dis
00:43:04que le problème
00:43:04n'est pas le fonctionnement
00:43:06de la magistrature
00:43:07vis-à-vis des enquêteurs
00:43:08on n'en est plus à
00:43:09le problème c'est
00:43:10la confiance des gens
00:43:11dans l'autorité judiciaire
00:43:12et de manière plus générale
00:43:13de l'autorité de l'état
00:43:15on ne peut pas défendre
00:43:16à la fois l'état de droit
00:43:17et l'impuissance publique
00:43:18ce n'est pas possible
00:43:18donc je comprends très bien
00:43:20les gens
00:43:20moi j'ai deux petits garçons
00:43:21si l'un d'entre eux
00:43:22était violé
00:43:22je portais plainte
00:43:24que 9 mois après
00:43:25je n'ai toujours pas de réponse
00:43:26et que je vois le violeur
00:43:27potentiellement toujours libre
00:43:28bien sûr que
00:43:30l'instinct animal du père
00:43:31ou de la mère de famille
00:43:32mène
00:43:33à des instincts animaux
00:43:35il faut évidemment
00:43:35et c'est la démocratie
00:43:36les empêcher
00:43:37notre civilisation
00:43:38c'est que
00:43:39nous réglons ces conflits
00:43:40autrement
00:43:41à condition que l'état
00:43:42sache répondre
00:43:43rapidement
00:43:44et fermement
00:43:45à cela
00:43:45sinon
00:43:46c'est la loi de tous contre tous
00:43:47donc ce qui se passe aujourd'hui
00:43:49c'est très important
00:43:50pour la concorde civile
00:43:51ça me rappelle ce que disait
00:43:52David Lysnard
00:43:52vous savez quand cette grand-mère
00:43:53a été agressée à Cannes
00:43:54et rouée de coups
00:43:55par des délinquants
00:43:56et il avait dit
00:43:57si ça avait été ma grand-mère
00:43:58je ne sais pas
00:43:58ce que j'aurais fait
00:43:59mais à mon avis
00:44:00j'aurais peut-être passé
00:44:01un peu de temps en prison ensuite
00:44:02quand l'état
00:44:03n'est plus capable
00:44:04de répondre
00:44:05quand la justice
00:44:05n'est plus capable de répondre
00:44:06bah oui il y a un risque
00:44:07c'est que les français
00:44:08se fassent justice eux-mêmes
00:44:09voilà
00:44:10et quand on en est
00:44:11au garde des Sceaux
00:44:12donc le patron de la justice
00:44:13en France
00:44:13qui dit oui j'aurais
00:44:14une réaction animale
00:44:15si c'était mes enfants
00:44:16même s'il faut
00:44:17savoir s'empêcher
00:44:18un homme ça s'empêche
00:44:19comme pour citer Camus
00:44:21et bien
00:44:22quand la justice
00:44:23n'est plus capable de répondre
00:44:24il y a des français
00:44:25qui vont peut-être
00:44:25plus s'empêcher
00:44:26c'est un enjeu
00:44:27qui est un enjeu fondamental
00:44:28parce que
00:44:28ce que vous décrivez là
00:44:29est quelque chose
00:44:30qu'on entend de plus en plus
00:44:32on l'entend de plus en plus
00:44:33dans les discussions
00:44:34parmi nos proches
00:44:35on sent dans les témoignages
00:44:37dans les micro-trottoirs
00:44:38ce qu'on appelle
00:44:38les micro-trottoirs des français
00:44:40des personnes qui vous disent
00:44:40mais oui évidemment
00:44:41si ça m'arrivait
00:44:42dans la mesure
00:44:43où on peut difficilement
00:44:44compter sur la justice
00:44:45aujourd'hui
00:44:45si on s'en prenait
00:44:46à mon enfant
00:44:47et bien j'irais me faire justice
00:44:48moi-même
00:44:48et c'est quelque chose
00:44:49je ne sais pas
00:44:49combien de conversations
00:44:50j'ai eues comme ça
00:44:51depuis une semaine
00:44:52mais naturellement
00:44:53c'est quelque chose
00:44:54qu'on entend tous
00:44:54et qu'on entend tous
00:44:56et qu'on entend surtout
00:44:57de plus en plus souvent
00:44:58donc c'est quelque chose
00:44:59qui devrait alerter
00:45:00les responsables politiques
00:45:02et qui devrait alerter
00:45:02y compris le président de la République
00:45:04vous l'aurez noté
00:45:05est très très absent
00:45:06il a parlé aujourd'hui
00:45:07il a parlé aujourd'hui
00:45:08pour ne rien dire
00:45:08on va l'écouter
00:45:09il a dit quelques mots
00:45:11un peu creux vendredi
00:45:12mais il est absent totalement
00:45:14alors quand même
00:45:15que le bon fonctionnement
00:45:16de la justice
00:45:16il est censé en être le garant
00:45:18l'état du pays
00:45:19il en est responsable
00:45:21il n'a pas dit un mot
00:45:23écoutez
00:45:23quand on a écouté ce son
00:45:25avec les équipes
00:45:27avec qui on prépare
00:45:27100% politique
00:45:28il y a une membre de l'équipe
00:45:29qui a dit
00:45:30comme d'habitude
00:45:30il n'a strictement rien dit
00:45:32on ne savait même pas
00:45:33à quel moment
00:45:33on allait les diffuser
00:45:34parce qu'il n'avait strictement
00:45:35rien dit
00:45:36l'art du vide
00:45:37alors vraiment
00:45:37la parole
00:45:38mais c'est de l'air
00:45:39il a parlé ce soir
00:45:40pour ne rien dire
00:45:41exactement
00:45:41il n'aurait rien dit
00:45:42ça aurait été pareil
00:45:43écoutez Emmanuel Macron
00:45:44une pensée pour une pensée
00:45:46une pensée pour une de nos familles
00:45:48et pour tant de familles
00:45:49qui sont touchées par les drames
00:45:52les horreurs
00:45:53dire toute la détermination
00:45:55du gouvernement
00:45:56des pouvoirs publics
00:45:57mais aussi dire toute l'affection
00:45:59que nous avons
00:46:00à l'égard de
00:46:01famille de la petite Liana
00:46:03en fait je vais vous dire
00:46:04les choses comme je le pense
00:46:06Jules Torres
00:46:06j'ai l'impression
00:46:07qu'il n'est pas concerné
00:46:09j'ai l'impression
00:46:09qu'il n'arrive pas
00:46:10à se projeter
00:46:11je ne vais pas faire
00:46:12de la psychologie
00:46:13de comptoir
00:46:14mais je pense que
00:46:15ça fait des années
00:46:15qu'Emmanuel Macron
00:46:16n'est pas concerné
00:46:17par
00:46:19l'insécurité galopante
00:46:20qu'il y a dans notre pays
00:46:21ce sujet
00:46:22il n'en a rien à faire
00:46:24et qu'on vienne me dire
00:46:25que ce n'est pas le cas
00:46:26et bien
00:46:27bon courage
00:46:27parce que
00:46:29les tentatives d'homicide
00:46:30les violences sexuelles
00:46:31contre les mineurs
00:46:32les violences sexuelles
00:46:32contre les majeurs
00:46:34toutes les agressions
00:46:35et les violences physiques
00:46:36ont augmenté
00:46:37depuis 2017
00:46:38sous Emmanuel Macron
00:46:39qu'a-t-il fait
00:46:40pour empêcher cela
00:46:41la question c'est rien
00:46:42donc moi
00:46:42après je me demande
00:46:44il y a plusieurs explications
00:46:45soit il n'en a rien à faire
00:46:46il n'en a rien à faire
00:46:47de la sécurité des français
00:46:49bon
00:46:49c'est quand même curieux
00:46:50pour un président de la république
00:46:51soit en effet
00:46:53bon ben il n'en a rien à faire
00:46:54de ce qui peut arriver
00:46:55à nos enfants
00:46:55ça s'explique par
00:46:56d'autres choses
00:46:57peut-être que
00:46:58certains diraient
00:46:58par exemple
00:46:59qu'il n'a pas d'enfant
00:47:00et donc
00:47:00c'est compliqué
00:47:02de se sentir concerné
00:47:04quand on n'a pas d'enfant
00:47:04c'est compliqué
00:47:05d'avoir une sorte d'humanité
00:47:07moi je me souviens
00:47:08d'avoir discuté
00:47:09avec Harmonie Comine
00:47:10la veuve du gendarme Comine
00:47:11qui avait discuté
00:47:12avec Emmanuel Macron
00:47:13c'était je crois
00:47:14un 14 juillet
00:47:14et elle lui avait dit
00:47:16elle lui avait manifesté
00:47:17qui elle était
00:47:18il n'en avait quasiment
00:47:19rien à faire
00:47:20donc j'ai envie de vous dire
00:47:21voilà
00:47:21c'est pas noble
00:47:23c'était après le 14 juillet
00:47:24il lui avait dit
00:47:25oui oui
00:47:25il lui avait consacré
00:47:25quelques secondes
00:47:26oui bien sûr
00:47:27elle le gênait
00:47:28elle le gênait
00:47:29qu'est-ce qu'elle fait là ?
00:47:30il faisait comme si
00:47:31il n'était pas au courant
00:47:32de qui elle était
00:47:32alors qu'il le savait très bien
00:47:33donc à la fin des fins
00:47:35oui ça pose la question
00:47:36est-ce que ce président de la République
00:47:38on a quelque chose
00:47:38à faire des français ?
00:47:39bon après sur le terrain
00:47:40il n'a pas d'enfant
00:47:41il y a des gens
00:47:42qui n'ont pas d'enfant
00:47:42autour de ce plateau
00:47:43et qui se sentent
00:47:44complètement concernés
00:47:44je ne suis pas président de la République
00:47:46avec le moyen
00:47:47d'éviter ce genre de choses
00:47:48et d'en avoir rien à faire
00:47:49et de vous expliquer
00:47:50que c'est du brainwashing
00:47:50c'est-à-dire qu'à un moment
00:47:51ça devient insupportable
00:47:52et vous vous posiez une question
00:47:59il y a Mélanie
00:47:59qui se fait tuer
00:48:00à coup de couteau
00:48:01surveillante d'un établissement scolaire
00:48:03et il est à Nice
00:48:04en train de parler des océans
00:48:05avec un fond de carte postale
00:48:06on avait l'impression
00:48:07qu'il était au festival de Cannes
00:48:08il veut une réalité parallèle
00:48:10et sa méthode
00:48:11tout comme celle de Richard Ferrand
00:48:12c'est quoi ?
00:48:12c'est de se dire
00:48:13on va regarder des films différents
00:48:15on va supprimer des médias
00:48:17pour essayer de ne pas voir
00:48:18ce genre de choses
00:48:18parce que vous savez
00:48:19votre question sur Richard Ferrand
00:48:20qu'est-ce qui va se passer etc
00:48:22lui au pire
00:48:22pardonnez-moi de le dire
00:48:23mais il se dit
00:48:24d'inter on l'a bien
00:48:25pronté au nid
00:48:25c'est à dire qu'en fait
00:48:26tous ceux qui ont été laxistes
00:48:28ministres de la justice
00:48:29qui ont pu éviter
00:48:30ce genre de choses
00:48:31à la fin
00:48:32ils finissent au panthéon
00:48:32ils ont la légion d'honneur
00:48:34ils sont commandants
00:48:35de la légion d'honneur
00:48:36ils sont recasés dans un poste
00:48:37etc
00:48:37c'est la république des copains
00:48:39pardonnez-moi
00:48:39c'est ça qui est absolument
00:48:41insupportable à chaque fois
00:48:42il ne faut pas s'étonner
00:48:43Anna Arendt l'avait très bien expliqué
00:48:44c'est à dire qu'à un moment
00:48:45et bien il y a des gens
00:48:46ils ont une capacité
00:48:47en termes d'inhumanité
00:48:48et de cerveau
00:48:49de switcher totalement
00:48:51ça dépend de quoi on parle
00:48:52pardonnez-moi
00:48:52c'est de la complicité indirecte
00:48:54c'est de la complicité indirecte
00:48:55parce qu'ils ont les moyens
00:48:55de le faire
00:48:56je suis désolé
00:48:56on se sur-endette
00:48:57on va avoir 100 milliards
00:48:58de charges de la dette
00:49:00d'ici 3 ou 4 ans
00:49:01à un moment ça fait 40 ans
00:49:02qu'on aurait pu mettre les moyens
00:49:03pour éviter ce genre de choses
00:49:04et on ne le fait pas
00:49:05Eric on parle d'humanité
00:49:07on dit il n'en a rien à faire
00:49:08ça dépend de quoi on parle
00:49:09parce que de l'humanité
00:49:11pour commenter la mort de Naël
00:49:12et accuser le policier
00:49:14qui a ouvert le feu sur Naël
00:49:15là de l'humanité
00:49:16il en avait
00:49:17quand il s'agit de défendre
00:49:18des multidélinquants
00:49:19là le président de la république
00:49:22et il a parlé longuement
00:49:23il n'avait pas d'humanité
00:49:24pour le policier
00:49:24pour éviter des émeutes
00:49:25bon là
00:49:27excusez-moi
00:49:27mais le président de la république
00:49:29il est muet
00:49:29alors que nous traversons
00:49:31une crise
00:49:31il a répondu dès la semaine dernière
00:49:33non attendez
00:49:33il a dit quelques mots
00:49:34quelques mots la semaine dernière
00:49:35mais il n'a pas répondu sur le fond
00:49:36vous faites un tel réquisitoire
00:49:37que je suis obligé
00:49:38non mais
00:49:39on a sans mieux
00:49:40il descend dans la rue
00:49:41pardon excusez-moi
00:49:41mais est-ce que le président de la république
00:49:43a parlé sur le fond
00:49:44à part pour dire
00:49:45qu'il compatissait avec la famille
00:49:46moi je vous ai dit
00:49:46j'ai l'impression
00:49:47qu'il ne se sent pas concerné
00:49:48non mais qu'il compatisse
00:49:49avec la famille
00:49:49c'est le minimum
00:49:50mais sur le fond
00:49:51est-ce qu'il a dit
00:49:51ne serait-ce qu'un mot
00:49:53évidemment non
00:49:53il ne l'a pas fait
00:49:54il n'est même pas aux hommages
00:49:55pour les soldats morts au combat
00:49:56c'est gravissime
00:49:57non mais c'est vrai
00:49:59mais je ne peux dire autre chose
00:50:01ce que vous dites est vrai
00:50:01on a été très choqué
00:50:02parce qu'à chaque fois
00:50:03c'était le matin Eric
00:50:04donc on les commentait
00:50:05pour 100% frontière
00:50:06on a des soldats
00:50:07qui sont morts récemment
00:50:08suite à la guerre en Iran
00:50:09à chaque fois
00:50:10à chaque fois
00:50:11il n'est pas là
00:50:11alors que c'est un soldat
00:50:12qui lui reste
00:50:13d'être chef d'état-major
00:50:18il n'y a pas d'attaque personnelle
00:50:18contre le Président de la République
00:50:19il m'a expliqué
00:50:20on est journaliste
00:50:21on le sait
00:50:21il y a des hommes politiques
00:50:22qui se battent
00:50:23ils sont incompétents parfois
00:50:24et ça ne sert à rien
00:50:25et il y a des hommes politiques
00:50:26parfois qu'on voit
00:50:27et on est vraiment submergé
00:50:29de se dire
00:50:29qu'ils ne pensent qu'à eux
00:50:30et ça il faut le dire en français
00:50:32il y en a
00:50:33le Président de la République
00:50:34il n'a qu'à rester
00:50:35d'avoir de la sympathie
00:50:37pour les gens
00:50:37le Président
00:50:38enfin moi
00:50:38je ne me permettrais pas
00:50:40de dire
00:50:41qu'il ne ressent rien
00:50:43par rapport à cette
00:50:44terrible actualité
00:50:45dramatique
00:50:46parce que
00:50:46ce serait de dire
00:50:47qu'il n'a pas d'humanité
00:50:48non mais attendez
00:50:49je n'ai pas
00:50:51la semaine dernière
00:50:53il a eu des propos
00:50:54qu'est-ce qu'il a dit ?
00:50:55en tous les cas
00:50:56vis-à-vis de la famille
00:50:57je ne vous dis pas
00:50:58je ne vous dis pas
00:50:59que c'est suffisant
00:51:02voilà
00:51:03simplement
00:51:04moi ce que je constate
00:51:06factuellement
00:51:06mais non mais on est d'accord
00:51:07mais ce que je veux dire
00:51:08par là
00:51:09c'est que factuellement
00:51:10il laisse
00:51:11et on le voit
00:51:12monter au créneau
00:51:14son ministre
00:51:15de la justice
00:51:16mais moi je suis factuelle
00:51:18il laisse monter
00:51:20visiblement
00:51:20il lui aurait demandé
00:51:21selon le parisien
00:51:22de le faire
00:51:23parce que sinon
00:51:23ça ferait monter le RN
00:51:24en fait c'est pas
00:51:26parce qu'il a de la compassion
00:51:27c'est parce qu'il a peur
00:51:28du RN en 2027
00:51:29la démarche
00:51:30du ministre de la justice
00:51:31et vous-même
00:51:33vous le disiez
00:51:33elle est
00:51:34elle est sincère
00:51:36et on le voit
00:51:37enfin je veux dire
00:51:38il prend sa responsabilité
00:51:39et je vais vous dire
00:51:40au-delà
00:51:41au-delà de cette affaire
00:51:43enfin je vais pas raconter
00:51:46mais en tous les cas
00:51:48sur des affaires
00:51:49où mon cabinet
00:51:50a eu à interpeller
00:51:52le ministre
00:51:53non pas pour qu'il rende
00:51:54le ministre de la justice
00:51:55non pas pour qu'il rende
00:51:56sur des affaires judiciaires
00:51:59parce que
00:51:59séparation des pouvoirs
00:52:01etc
00:52:01mais il a toujours été sensible
00:52:04en tous les cas
00:52:07Emmanuel Macron
00:52:08je vous l'ai dit
00:52:09il a fait le choix
00:52:10de laisser son
00:52:11témoignage de Lisa
00:52:13la première victime
00:52:14de Jérôme Barrella
00:52:15qui prend la parole
00:52:16témoignage exclusif
00:52:17de Pauline Trevzer
00:52:18Noémie Hardy
00:52:19et le récit
00:52:20de Mathilde Couvillard-Fleurnois
00:52:21voyez cela
00:52:22c'est exclusif
00:52:23pour CNews
00:52:24Il y a deux ans
00:52:25elle croise pour la première fois
00:52:27Jérôme Barrella
00:52:28dans son club de sport
00:52:29à l'époque
00:52:30elle n'a que 15 ans
00:52:31et elle ne se méfie pas encore
00:52:32du père de famille
00:52:33elle a décidé
00:52:34de témoigner anonymement
00:52:36nous l'appellerons Lisa
00:52:37On ne pouvait pas s'imaginer
00:52:38qu'il allait faire
00:52:40de telles choses
00:52:40il avait
00:52:42c'était un papa
00:52:43il avait l'air gentil
00:52:44il avait deux filles
00:52:45Dans ce club de sport
00:52:46où les cours sont donnés
00:52:47à la fois aux adultes
00:52:48et aux enfants
00:52:49Lisa constate que Jérôme Barrella
00:52:51est surtout proche
00:52:51des plus jeunes
00:52:52Très vite
00:52:53il prend contact
00:52:54avec l'adolescente
00:52:55par téléphone
00:52:55Du coup il me dit
00:52:56c'est Jérôme
00:52:57ça va
00:52:57donc moi je lui réponds
00:52:58j'avais 15 ans à l'époque
00:53:00donc je lui réponds
00:53:02gentiment
00:53:02je n'avais pas vu le danger
00:53:03et au fur et à mesure
00:53:04en fait
00:53:05il m'invite
00:53:06tous les week-ends
00:53:07chez lui
00:53:07c'était trop bizarre
00:53:08il me proposait des pizzas
00:53:09il me proposait toujours
00:53:12de manger avec lui
00:53:13savoir ce que j'aimais
00:53:13ce que j'aimais pas
00:53:14Lisa ne répond pas
00:53:16aux avances de Jérôme
00:53:17un jour
00:53:18il la raccompagne
00:53:19chez elle
00:53:19après un cours de sport
00:53:20Lisa n'est pas à l'aise
00:53:22et Jérôme lui envoie
00:53:23un message
00:53:23dans la soirée
00:53:24elle le lit
00:53:25à nos journalistes
00:53:26tu avais l'air mal à l'aise
00:53:27et en panique dans la voiture
00:53:28j'espère que c'est pas moi
00:53:29qui te mets dans cet état
00:53:30et si c'est le cas
00:53:30dis-moi juste par rapport à quoi
00:53:32à ce moment-là
00:53:32il me fait peur
00:53:34il me fait vraiment beaucoup peur
00:53:35parce que je me demande
00:53:36qu'est-ce qu'il me veut finalement
00:53:38depuis l'affaire Liana
00:53:39Lisa sait qu'elle a échappé
00:53:41au pire
00:53:41j'ai eu vraiment beaucoup de chance
00:53:43en fait
00:53:43j'ai eu le courage
00:53:45et la force de lui dire
00:53:46non
00:53:46non j'ai pas envie
00:53:47Lisa a porté plainte
00:53:48contre Jérôme Barrella
00:53:49la semaine dernière
00:53:50elle devrait bientôt
00:53:51être convoquée
00:53:52à la gendarmerie
00:53:53pour raconter son histoire
00:53:54ce qu'il faut avec ce témoignage
00:53:55c'est qu'on voit que Jérôme Barrella
00:53:57il avait un véritable
00:53:57modus operandi
00:53:58un mode opératoire
00:53:59il attirait les toutes jeunes filles
00:54:01avec des soirées pyjamas
00:54:02des soirées pizza
00:54:03il se servait de ses propres enfants
00:54:05comme d'appart
00:54:05pour attirer ses prochaines victimes
00:54:07et il les attendait parfois
00:54:08à la sortie des cours
00:54:09et il les mettait dans sa voiture
00:54:10ce qu'il a fait également
00:54:11avec Liana
00:54:12un vrai modus operandi
00:54:14mode opératoire
00:54:14un vrai pédocriminel
00:54:16qui étudiait les situations
00:54:17et qui était un véritable prédateur
00:54:19qui chassait les proies
00:54:20ces jeunes proies
00:54:21il est allé dans des clubs sportifs
00:54:22il est allé dans des écoles
00:54:24comme agent d'entretien
00:54:24etc etc
00:54:26l'horreur dans l'horreur
00:54:27c'est qu'il se servait effectivement
00:54:29de ses deux jeunes filles
00:54:30ses deux enfants
00:54:30comme d'appart
00:54:32pour attirer chez lui
00:54:33dans des soirées pyjamas
00:54:35dans des goûters
00:54:36des potentielles victimes
00:54:37et on a aujourd'hui
00:54:39un nombre de témoignages
00:54:40qui est absolument inouï
00:54:41on ne compte même plus
00:54:43le nombre de témoignages
00:54:44qu'on diffuse sur notre antenne
00:54:45depuis quelques jours maintenant
00:54:47et on se dit
00:54:48mais en fait
00:54:49mis bout à bout
00:54:50mais tout le monde savait
00:54:51ou en tout cas
00:54:52il y avait de forts soupçons
00:54:53il y a eu beaucoup de signalements
00:54:54les gendarmes étaient au courant
00:54:56le parquet était au courant
00:54:57un certain nombre de voisins
00:54:59de camarades de classe
00:55:00étaient au courant
00:55:01et puis ça n'a jamais abouti
00:55:02ça n'a rien donné
00:55:03et finalement
00:55:04ça débouche sur Soledra
00:55:05donc il y a eu un manquement judiciaire
00:55:07c'est certain
00:55:08mais il y en a peut-être eu d'autres
00:55:10je pense notamment
00:55:11au niveau de l'école
00:55:12puisqu'on a diffusé
00:55:13notamment dans 100% Frontières
00:55:14ce témoignage absolument
00:55:16ahurissant
00:55:17où on a un collègue
00:55:17de monsieur Barrella
00:55:18qui dit
00:55:19je l'ai entendu dire
00:55:20à des élèves
00:55:21que je n'ai plus de relations sexuelles
00:55:22avec ma femme
00:55:23je dors sur le canapé
00:55:24et ça n'a pas alerté
00:55:25la direction
00:55:25qui à aucun moment
00:55:26n'a décidé de faire un signalement
00:55:28à la gendarmerie
00:55:29donc des manquements
00:55:30il y en a peut-être eu plusieurs
00:55:31en réalité
00:55:32et hier dans le long format
00:55:33de Guillaume Janton
00:55:33sur l'affaire Liana
00:55:35on a appris
00:55:36que quand il était
00:55:37dans une autre fonction
00:55:38il appelait sa femme
00:55:40qui était nue
00:55:40sur le téléphone portable
00:55:41et il la montrait
00:55:42à ses collègues
00:55:43donc on va aussi se poser
00:55:44à mon avis rapidement
00:55:45la question
00:55:46de sa relation avec sa femme
00:55:48donc quand on travaille
00:55:48avec des enfants
00:55:49tout ça
00:55:49ça doit nécessiter
00:55:50des signalements
00:55:51c'est inévitable
00:55:52je veux vous faire part
00:55:52d'un véritable coup de gueule
00:55:54parce que
00:55:54nous avons vu des manifestations hier
00:55:56notamment une manifestation
00:55:57place Vendôme
00:55:57qu'ils ont tenté d'interdire
00:55:58et elle s'est quand même faite
00:56:00pour moi l'interdiction
00:56:00place Vendôme
00:56:01quelques minutes avant
00:56:01c'est une faute politique majeure
00:56:03d'ailleurs la preuve
00:56:04c'est qu'elle a été
00:56:04quand même conduite
00:56:05cette manifestation
00:56:06et alors même
00:56:07que Jérôme Barrella
00:56:08n'a jamais fait une garde à vue
00:56:09alors que c'était un violeur
00:56:10multirécidiviste pédocriminel
00:56:11Andréa Bescon
00:56:12qui elle-même a été abusée
00:56:13dans son enfance
00:56:14quand elle a fait une pièce de théâtre
00:56:14un film bouleversant
00:56:16qui s'appelle
00:56:16Les chatouilles
00:56:17elle a passé la nuit
00:56:19en garde à vue
00:56:19je trouve ça hallucinant
00:56:21et donc elle a écrit
00:56:22sur ses réseaux sociaux
00:56:22chers amis
00:56:23chers amis
00:56:24je suis sorti de garde à vue
00:56:25c'était un peu une surprise
00:56:26de se retrouver nez à nez
00:56:27avec ces gros boucliers
00:56:28qui nous poussait
00:56:28alors que nous faisions
00:56:29un rassemblement non violent
00:56:30depuis deux heures
00:56:31quelle étrange réaction
00:56:32de la part des services de police
00:56:33mais tout va bien
00:56:33j'ai passé la nuit en cellule
00:56:35avec deux jeunes filles adorables
00:56:36deux étaient en garde à vue
00:56:37pour le vol de sushi
00:56:38deux autres depuis dimanche
00:56:39car elles avaient volé
00:56:40à la Saint-Maritaine
00:56:41alors moi je veux bien
00:56:41qu'on me dise
00:56:41qu'on est dépassé
00:56:43mais alors pourquoi
00:56:43on met dans ce cas là
00:56:44des filles en garde à vue
00:56:46pour un vol de sushi
00:56:47c'est pas bien de voler des sushi
00:56:48mais enfin si on nous dit
00:56:49qu'on est débordé
00:56:50enfin bref
00:56:52pensée émue
00:56:53pour tous les pédocriminels
00:56:54qui n'ont jamais passé
00:56:55une nuit en garde à vue
00:56:55merci pour votre soutien
00:56:56force et amour
00:56:57Liana l'injustice de trop
00:56:58c'est quand même hallucinant
00:57:00Jérôme Barrella
00:57:00il passe pas une heure en garde à vue
00:57:01André Abescon
00:57:02elle est en garde à vue
00:57:02il y a beaucoup de gens
00:57:04qui passent pas de temps
00:57:05en garde à vue
00:57:05alors qu'ils ont commis
00:57:06des choses inqualifiables
00:57:08des choses indécentes
00:57:09et bien plus qu'un vol de sushi
00:57:11il suffit juste de revenir
00:57:12à la finale de la Ligue des Champions
00:57:13je peux vous dire
00:57:14qu'il y a plein de gens
00:57:15qui n'ont pas dormi en prison
00:57:16d'ailleurs
00:57:16la très très très grande majorité
00:57:19des émeutiers
00:57:19des délinquants
00:57:20et des racailles
00:57:21ils n'ont pas dormi
00:57:22en prison
00:57:22mais c'est tout le sujet
00:57:23de cette justice
00:57:24qui est extrêmement ferme
00:57:25moi je n'encourage pas
00:57:28à comment dire
00:57:29à brimer l'état de droit
00:57:30quand il s'agit
00:57:31de manifestations interdites
00:57:33en l'occurrence
00:57:33elle a fait quelque chose
00:57:34d'illégal
00:57:36ça veut pas dire
00:57:36qu'il fallait
00:57:37c'est un cri de colère légitime
00:57:38c'est exactement ce que je dis
00:57:39c'est pacifiste
00:57:40je partage exactement
00:57:41ce que vous dites
00:57:42mais juste
00:57:43on a un état
00:57:44qui est en effet
00:57:44extrêmement fort
00:57:45qui aurait pu
00:57:46dans ce cas là
00:57:47faire preuve
00:57:48de mansuétude
00:57:49qui n'était pas obligé
00:57:51de la mettre directement
00:57:53en garde à vue
00:57:54de la même manière
00:57:55je pense à
00:57:56ces catholiques
00:57:58qui ont été placés
00:57:58en garde à vue
00:57:59parce qu'ils ont voulu
00:58:00manifester
00:58:02contre Barbara Butch
00:58:03dans une église
00:58:04qui faisait un spectacle
00:58:06complètement woke
00:58:06complètement
00:58:08anti-chrétien
00:58:09on peut le dire
00:58:09dans une église
00:58:10et ils n'ont fait qu'une chose
00:58:11ils n'ont fait qu'une chose
00:58:13et en effet
00:58:14qui leur appartient
00:58:14en tant que catholique
00:58:15prier
00:58:15ils ont été six
00:58:16à être en garde à vue
00:58:17
00:58:18les policiers
00:58:18ça leur pose pas de problème
00:58:19j'attaque pas les policiers
00:58:20j'attaque l'institution
00:58:21encore une fois
00:58:21c'est toujours le même sujet
00:58:22c'est les ordres
00:58:23le problème
00:58:23on peut dire une chose aussi
00:58:24un catholique qui prie
00:58:25une femme qui manifeste
00:58:27c'est plus facile à interpeller
00:58:28qu'un émotivier
00:58:28qui tire sur des policiers
00:58:29ou un mortier d'artifices
00:58:30et c'est plus facile à réprimer
00:58:31et qu'un pédo criminel visiblement
00:58:33et qu'un pédo criminel visiblement
00:58:34vous avez 100% raison
00:58:35autre information du jour
00:58:37périscolaire
00:58:37132 animateurs
00:58:38suspendus à Paris
00:58:39dont 52
00:58:40pour suspicion
00:58:41de violences sexuelles
00:58:42ou sexistes
00:58:43Emmanuel Grégoire
00:58:43a annoncé le lancement
00:58:44d'une commission d'enquête
00:58:45indépendante sur ce sujet
00:58:46confié à un ancien juge
00:58:47des enfants
00:58:48donc Eric Tegner
00:58:49on en est à 132 animateurs
00:58:51suspendus
00:58:5252 à Paris
00:58:52c'est pareil
00:58:53c'est comme le frère
00:58:54de Jérôme Barrella
00:58:55qui est également soupçonné
00:58:56de viol et qui est en garde à vue
00:58:57à l'heure où on se parle
00:58:58c'est-à-dire que sans
00:58:59le meurtre de Liana
00:59:00il n'y aurait peut-être pas
00:59:01aujourd'hui
00:59:02autant d'animateurs
00:59:03qui sont suspendus
00:59:03il y a une nouvelle vague
00:59:04de suspensions
00:59:05et là pareil
00:59:05on a le droit à du corporatisme
00:59:07avec une manifestation
00:59:08qu'on avait couverte
00:59:08pour 100% frontières
00:59:09où les membres du périscolaire
00:59:11manifestaient non pas
00:59:15ils étaient détestables
00:59:17ils étaient détestables
00:59:17mais que vous voulez
00:59:18que je vous dise
00:59:19c'est-à-dire que pendant
00:59:20l'élection municipale
00:59:21on a parlé de ce sujet
00:59:22du scandale du périscolaire
00:59:24et pour autant
00:59:25il y a des gens
00:59:25qui ont élu
00:59:26Emmanuel Grégoire
00:59:27aujourd'hui on se retrouve
00:59:29sur de nouveaux cas
00:59:29moi c'est ce qui me laisse craindre
00:59:31et c'est ce que craignent
00:59:32aujourd'hui tous les parents
00:59:33que finalement
00:59:34il n'y ait rien qui change
00:59:36dans les mois
00:59:36et années à venir
00:59:37c'est ça l'immense problème
00:59:38qu'on a
00:59:39parce que quand un responsable politique
00:59:41je mets Gérald Darmanin
00:59:42de côté sur ce cas-là
00:59:43mais quand un responsable politique
00:59:44et face à ce type de situation
00:59:46la première personne
00:59:47qu'il appelle
00:59:48c'est son conseiller com
00:59:49c'est comment on va gérer ce problème
00:59:51c'est toujours la même chose
00:59:52ils n'en ont rien à faire
00:59:53mais vraiment
00:59:53c'est-à-dire que le scandale
00:59:54du périscolaire
00:59:55c'est la même chose
00:59:55et je vais vous dire
00:59:56Gautier
00:59:57j'ai envie de vous dire
00:59:58parce qu'on est à 135 personnes
00:59:59parce que demain
01:00:00ça va être 200
01:00:00c'est bon
01:00:01c'est déjà devenu une statistique
01:00:02on a déjà oublié les personnes
01:00:04parce que finalement
01:00:05ils vont vous dire
01:00:06ce qu'ils avaient déjà dit
01:00:06la mairie de Paris en 2015
01:00:07ils avaient répondu au LR
01:00:09en leur disant
01:00:10vous savez
01:00:10les cas de viol
01:00:11et d'abus sexuels
01:00:12dans le périscolaire
01:00:13rentrent dans la normale
01:00:15des chiffres
01:00:16donc il n'y a pas lieu
01:00:17de s'inquiéter
01:00:17et je vous rappelle
01:00:18d'Anne Hidalgo
01:00:18qui avait dit
01:00:19de manière insupportable
01:00:20au conseil de Paris
01:00:20oh là là
01:00:21mais qu'est-ce que vous m'emmerdez
01:00:22avec ce sujet
01:00:23laissez-moi
01:00:24je ne sais plus les mots exacts
01:00:25hier soir
01:00:25il s'est passé la même chose
01:00:26il s'est passé la même chose
01:00:29hier soir
01:00:29sur une chaîne concurrente
01:00:30avec une élue de Paris
01:00:31qui a eu la même remarque
01:00:34c'était incroyable
01:00:34alors vous allez nous ressortir
01:00:36l'histoire de
01:00:37merci à tous les quatre
01:00:38je veux qu'on se quitte
01:00:38avec les mots
01:00:39les mots de la maman de Liana
01:00:40sur une page
01:00:41dont elle est
01:00:43l'administratrice
01:00:44ou du moins
01:00:45où elle s'est exprimée
01:00:47et on voit bien
01:00:47qu'elle ne doit pas partager
01:00:48la ligne de défense
01:00:49de son avocat
01:00:49puisque la page s'appelle
01:00:50Liana
01:00:5111 ans n'y oublie ni pardon
01:00:52donc ce n'est pas tout à fait
01:00:53la même ligne de défense
01:00:54que l'avocat qui la représente
01:00:56elle dit
01:00:56bonsoir
01:00:57je souhaiterais remercier
01:00:58toutes les personnes
01:00:58qui sont là
01:01:00depuis le début de cet enfer
01:01:02je souhaiterais aussi
01:01:02remercier toutes les personnes
01:01:03qui se sont déplacées
01:01:04à la marche blanche
01:01:05pour Liana
01:01:06ainsi que les personnes
01:01:07qui n'ont pas pu se déplacer
01:01:08mais dont le coeur était à nos côtés
01:01:09et aussi remercier
01:01:10toutes les personnes
01:01:10qui nous témoignent leur soutien
01:01:12ça nous touche énormément
01:01:13merci encore
01:01:13voilà je voulais qu'on se quitte
01:01:14avec les mots
01:01:15de la maman de Liana
01:01:16ces mères Courage
01:01:17qui prennent la parole
01:01:18après un drame
01:01:19pour la mémoire de leur enfant
01:01:21mais pour aussi en sauver d'autres
01:01:22merci à tous
01:01:23Mickaël Dorian
01:01:23à demain 11h
01:01:24pour 100% Frontier
01:01:25et puis comprens
Commentaires

Recommandations