- il y a 14 heures
Avec Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée en charge de l'énergie
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:08Sur Sud Radio, alors qu'il est 8h18, mon invité politique est Maude Bréjon. Bonjour.
00:12Bonjour.
00:12Porte-parole du gouvernement et ministre délégué en charge de l'énergie.
00:16On va revenir aujourd'hui, bien sûr, dans ce contexte pesant, l'affaire Liana,
00:19obsèque aujourd'hui à Florence, dans le Gers, des résultats de l'enquête administrative
00:23qui seront attendus d'ici une semaine et un drame qui se transforme de plus en plus en affaires politiques,
00:28peut-être même en affaires d'État, vous nous le direz, mais Maude Bréjon ce matin,
00:31forcément, il y a un responsable qui concentre toutes les attentions, c'est Gérald Darmanin.
00:35Est-ce que pour faire baisser l'attention, le ministre ne doit pas accepter de donner sa démission au président
00:39de la République ?
00:40D'abord, la nation tout entière est traversée par à la fois beaucoup de colère et beaucoup de tristesse.
00:46Gérald Darmanin, dans les premières heures qui ont suivi la médiatisation de cette affaire,
00:50est allé face aux Français, présenter au nom de son institution ses excuses.
00:55C'est extrêmement rare qu'un responsable politique ait le courage de prononcer ces mots.
01:01Il s'est ensuite engagé à faire toute la transparence sur cette affaire,
01:06alors même qu'il n'a pas le pouvoir, comme garde des Sceaux, d'interférer dans des affaires personnelles.
01:12Et donc je crois qu'il, encore une fois, fait les choses avec beaucoup de courage,
01:17avec beaucoup de transparence, et les responsables politiques dans l'opposition,
01:21qui aujourd'hui réclament la démission de Gérald Darmanin le font par logique politicienne,
01:27et probablement parce qu'ils n'ont pas grand-chose à dire.
01:29Mais j'imagine que vous avez entendu hier le ministre de la Justice qui a été auditionné par le parlementaire,
01:33et une a pris la parole à un moment en lui disant,
01:35mais enfin, monsieur le ministre, vous accusez en réalité ceux qui travaillent pour la justice de ne pas suivre vos
01:40directives.
01:40Mais vous, en tant que chef de l'administration, qu'est-ce que vous avez fait pour suivre les directives
01:44que vous donniez ?
01:45Est-ce que là, il n'y a pas un motif pour que, même si elle n'est pas acceptée
01:47par le président de la République,
01:48le ministre de la Justice pose ou moins sa démission sur la table ?
01:51Il y a plusieurs choses. Il y a l'émotion, elle est légitime.
01:55Il y a les faits, et les faits, nous les connaîtrons en détail avec les rapports d'inspection qui seront
02:00rendus le 19 juin.
02:02Et sur la base de ces faits, parce qu'il faut en revenir à ce qui est réellement passé,
02:07l'ensemble des responsabilités, l'ensemble des responsabilités devront être établies.
02:12S'il y a des responsabilités individuelles, il devra y avoir des sanctions.
02:16S'il y a des responsabilités institutionnelles, nous devrons aussi en tirer des conclusions,
02:21qu'elles soient législatives, budgétaires.
02:24Là encore, il ne s'agit pas de se dédouaner de ces responsabilités.
02:28Personne, personne ne peut se dédouaner de ces responsabilités.
02:30Personne ne peut mettre la poussière sous le tapis.
02:32C'est intéressant ce que vous dites, quand on voit l'onde de choc que cela provoque encore ce matin,
02:37on aura l'occasion d'y revenir, des révélations sur ce profil du fameux Jérôme B, Jérôme Barrella.
02:43Est-ce que ça ne ressemble pas quand même à une affaire d'État ?
02:46Plus on tire le fil, plus on apprend des nouvelles.
02:47Est-ce que vous utiliseriez ce terme ? Il est repris partout dans la presse ce matin.
02:51Vous savez, j'ai vu dans le Figaro, puisqu'on parle de la presse de ce matin,
02:54qu'une majorité de Français ne souhaitaient pas la démission du garde des Sceaux,
02:58ne souhaitaient pas la démission de Gérald Darmanin.
03:00Probablement parce que, malgré la colère et la tristesse à leur fort intérieur,
03:05ils comprennent que la démission d'un responsable politique
03:09qui s'est battu pour le budget de son administration,
03:13qui fait avancer pas à pas les moyens législatifs,
03:17ne résoudra pas le problème.
03:18Mais dans l'idée que, on va dire, dans l'esprit de beaucoup de Français,
03:21ça ressemble à une affaire d'État,
03:22est-ce que vous, porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon,
03:24vous reprenez ce terme, affaire d'État ?
03:26Quand on voit le directeur de la gendarmerie, lui aussi parole rare, qui s'est excusé,
03:30le ministre de la Justice qui s'est excusé,
03:32est-ce que vous dites, oui c'est vrai, c'est une affaire d'État ?
03:34C'est au, encore une fois, au rapport d'inspection de faire toute la lumière sur ce qui s'est
03:38passé.
03:38Je n'utiliserai pas le terme d'affaire d'État,
03:40je pense que c'est beaucoup plus complexe.
03:42Encore une fois, il y a des responsabilités individuelles,
03:44il y a des problèmes systémiques,
03:46il y a la question absolument centrale de la manière dont on écoute les victimes,
03:51de la manière dont on écoute les enfants,
03:53et on entend sur votre radio et d'autres des témoignages de parents
03:57qui ont vécu eux-mêmes des drames,
04:00ou qui s'inquiètent pour leurs enfants.
04:02Et moi je les comprends, et c'est toutes ces questions-là.
04:05Vous êtes une jeune maman, Maude Bréjon,
04:06est-ce que vous aussi, quand vous voyez,
04:07vous faites partie du personnel politique,
04:09mais en tant que citoyenne, en tant que maman,
04:10vous êtes traversée par ce sentiment d'inquiétude
04:12qui est peut-être beaucoup plus important depuis dix jours ?
04:14Évidemment, mais tous les parents sont traversés par ce sentiment d'inquiétude.
04:19Qu'est-ce que vous dites, vous, en tant que maman ?
04:21Tous les parents s'inquiètent du fait de l'affaire Liana,
04:24du fait de ce qui s'est passé dans le péri-scolaire parisien.
04:27On s'est tous posé des questions sur nos modes de garde,
04:30sur la manière dont on confiait nos enfants,
04:32à qui ?
04:33Vous avez changé quelque chose ?
04:34Ce qui se passait.
04:35Moi j'ai confiance dans les gens qui gardent mes enfants,
04:38dans la crèche municipale,
04:40où mon fils est gardé la journée,
04:42mais on s'est tous posé,
04:43on s'est tous posé ces questions-là.
04:45Et donc la responsabilité de l'État,
04:47encore une fois, c'est de faire la lumière,
04:50et c'est d'avancer de manière collective,
04:53avec toutes les parties prenantes,
04:54je pense notamment aux associations,
04:56je pense aux parlementaires,
04:57sur cette question centrale
04:58qui est celle de l'écoute et de la prise en charge des victimes.
05:01Et on va y venir.
05:02Simplement, quand vous parlez encore des parents,
05:04est-ce qu'il n'y a pas la crainte ?
05:06Et le papa qui témoignait en exclusivité avec nous,
05:09sur cette antenne à 7h10,
05:09le disait à un moment que,
05:10de plus en plus, chez des parents,
05:12quand ils sont confrontés face à ce type de brame,
05:15se fassent justice eux-mêmes.
05:16Est-ce qu'il n'y a pas une véritable crainte,
05:17vous, porte-parole du gouvernement ?
05:18Est-ce que vous voyez ce qui traverse la population ?
05:21Est-ce que vous n'avez pas peur d'un dérapage,
05:23vu aux défaillances de la justice ?
05:24C'est un réflexe qui peut être humain,
05:29mais qui n'est évidemment pas la solution.
05:32Mais vous le comprenez ?
05:33Et qui n'est pas la manière
05:35dont on doit régler durablement ce phénomène
05:40dans un état de droit.
05:42Mais vous comprenez ce qui peut traverser les parents
05:44qui traversent ce drame ?
05:45Quand on voit même, par exemple,
05:45regardez sur Internet et autres,
05:47de plus en plus de profils privés,
05:49on va dire, de jeunes internautes
05:50via l'intelligence artificielle,
05:51sont obligés de se transformer
05:52en chasseurs de pédophiles.
05:54Encore une fois, je comprends l'émotion,
05:57je comprends la colère,
05:58je comprends la tristesse
05:59de tous les parents qui ont été confrontés
06:01ou qui ont peur d'être confrontés
06:02à ce type d'affaires.
06:04Et je ne suis pas là pour décerner
06:05les bons et les mauvais points.
06:07Qui suis-je pour leur dire
06:08ce qu'ils sont ou pas en droit de ressentir ?
06:10Un sentiment, ça se respecte.
06:12Un sentiment, ça se respecte.
06:13Même celui-ci.
06:14Un sentiment, ça se respecte.
06:16Mais dans un état de droit,
06:17on règle durablement ces questions-là
06:21en avançant sur, encore une fois,
06:23les questions législatives,
06:24les questions budgétaires,
06:25la prise en charge de la parole des victimes.
06:27Il y a une révolution sociale à opérer.
06:31Lorsqu'on voit l'ampleur du phénomène,
06:35on dit que trois élèves en moyenne par classe
06:37sont victimes de violences sexuelles.
06:41C'est faramineux.
06:42Et donc, ça montre l'ampleur,
06:45encore une fois, du changement de modèle
06:47qu'il faut qu'on arrive à opérer.
06:49Justement, le changement de modèle.
06:50Mettons les mains dans le cambouis de la politique
06:51pour essayer de comprendre ce qu'on peut faire,
06:53ce qu'on peut ne pas faire.
06:54Il y a notamment Emmanuel Macron
06:56qui était hier en déplacement à l'hôpital Robert-Debré
06:58qui a concédé, en effet,
06:59qu'il n'avait peut-être pas fait assez
07:00pour la protection de l'enfance.
07:02Quand on se rappelle, notamment, de ce qui existe,
07:05moi, j'ai été étonné avec Juliette,
07:07avec la personne avec laquelle on prépare
07:09ces émissions politiques,
07:09on s'est aperçu qu'il n'y avait, justement,
07:11plus de secrétariat, par exemple,
07:12d'État à la petite enfance.
07:13Est-ce que ce n'était pas une erreur de le supprimer, ça ?
07:15Alors, d'abord, depuis neuf ans,
07:17nous avons beaucoup avancé.
07:19Nous avons beaucoup avancé en termes de moyens.
07:21Le budget de la justice, par exemple,
07:22a augmenté de plus de 54%.
07:25Mais c'est important,
07:26parce que ça veut dire qu'il n'y a jamais eu
07:27autant de magistrats,
07:28il n'y a jamais eu autant de greffiers.
07:30Aujourd'hui, le budget de la justice
07:31n'a jamais été aussi haut en volume.
07:33Il y a eu un nombre important de lois
07:37qui ont été votées pour renforcer ces protections.
07:40Justement, quand on fait tous ces réformes...
07:42Non, ça n'épuise pas la question.
07:44Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
07:46Probablement.
07:47Est-ce que c'était une erreur ?
07:48Est-ce que c'était dommageable de supprimer ?
07:50On va dire, c'était un secrétariat d'État,
07:52ça permettait d'avoir, on va dire, un point de repère.
07:54Est-ce qu'on a bien fait de la supprimer ?
07:55Il faut bien expliquer à vos auditeurs
08:00que ce n'est pas parce qu'il n'y a pas une personne
08:02qui, dans le titre de son intitulé,
08:05porte une responsabilité,
08:07qu'il n'y a pas de ministre en charge.
08:09Il y a un ministre en charge qui a pour rôle ces questions-là,
08:14notamment la ministre de la Santé, Stéphane Iris,
08:16qui porte d'ailleurs, avec Gérald Darmanin,
08:19un projet de loi sur la protection de l'enfance
08:22qui touche à des sujets qu'on sait très dysfonctionnels aujourd'hui,
08:27comme l'aide sociale à l'enfance.
08:29Et donc, attention,
08:30ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'intitulé ministériel
08:33qu'il n'y a pas de ministre en charge.
08:34C'est une nuance qui mérite d'être précisée.
08:37Donc, ça participe à ce que vous venez de dire,
08:38à l'idée d'aller plus loin sur ces sujets-là.
08:40Concrètement, on fait comment pour aller plus loin sur ces sujets-là,
08:42dans les prochaines semaines, dans les prochains mois ?
08:44Je le dis encore une fois,
08:46prenons le temps de faire la réalité,
08:49de faire toute la lumière sur les faits.
08:51Sur la base de ces faits,
08:53Gérald Darmanin a demandé la réouverture,
08:56l'instruction de 70 000 enquêtes,
08:5970 000 plaintes, pardon,
09:00qui touchent les enfants.
09:02Avant le 14 juillet.
09:03C'est absolument nécessaire.
09:05Et j'entends certains qui disent
09:06ce n'est pas possible, c'est de la démagogie.
09:08Moi, je crois que ce serait,
09:10à l'inverse,
09:12inadmissible de ne pas procéder à ces vérifications,
09:14parce que la question qui se pose derrière,
09:15c'est, il y a-t-il d'autres à faire l'IANA ?
09:17Ou peut-il y avoir d'autres à faire l'IANA ?
09:19Il y a des engagements du gouvernement.
09:21Vous savez qu'on avait un projet de loi,
09:23je viens d'en parler sur la protection de l'enfance.
09:24Ce projet de loi sera amendé.
09:27Et nous continuerons l'année prochaine,
09:29comme nous l'avons fait depuis 9 ans,
09:30à augmenter le budget de la justice.
09:33S'il y a d'autres mesures à prendre,
09:36eu égard à ce qui s'est passé dans le cadre de l'affaire l'IANA...
09:39L'année prochaine, la augmentation du budget de la justice,
09:40encore beaucoup craignent,
09:41nous les prendrons.
09:43Il n'y aura pas de débat,
09:44beaucoup craigné que dans la période budgétaire,
09:46certains, vous notamment,
09:47organisiez des coupes dans les ministères phares.
09:50Vous vous dites, pas d'inquiétude ?
09:51D'abord, nous avons toujours préservé
09:53les ministères régaliens, justice, intérieur, armée.
09:56Et nous proposerons l'année prochaine au Parlement,
09:59enfin, nous proposerons à l'automne,
10:01pour l'année prochaine au Parlement,
10:02une hausse du budget de la justice,
10:04comme nous l'avons fait depuis 9 ans.
10:05Vous parliez de loi,
10:07vous avez vu que de nombreux députés
10:08réclament l'inscription à l'ordre du jour
10:10d'une proposition de loi globale,
10:11je cite,
10:12intégrale sur les violences sexistes et sexuelles.
10:14On parlait de budget, ça tombe bien,
10:15parce que la mise en oeuvre de cette loi,
10:16ça va coûter 2,7 milliards d'euros.
10:18Est-ce que vous faites partie des personnalités politiques
10:21favorables à cela ?
10:22C'est-à-dire à mettre en place assez rapidement
10:23cette proposition de loi globale,
10:25cette loi intégrale ?
10:26Le gouvernement, le Premier ministre,
10:28tout comme la présidente de l'Assemblée nationale d'ailleurs,
10:31ont saisi le Conseil d'État
10:33pour s'assurer de la constitutionnalité
10:35de l'ensemble de ce projet de loi.
10:38C'est bien la preuve que nous sommes évidemment ouverts
10:40à avancer dans toutes les directions qui permettront...
10:42Mais vous, mon brison, porte-parole du gouvernement,
10:43est-ce que vous y êtes favorable ?
10:44Vous dites oui, bien sûr, ça fait partie des solutions.
10:46Moi, je suis favorable à ce qu'on avance
10:47dans toutes les directions qui permettent
10:49d'améliorer la situation.
10:50Je pense qu'il faut, en revanche,
10:52être honnête avec les Français.
10:55Dans le cas présent,
10:56dans le cas de l'affaire Liana,
10:59ce n'est pas des dispositions législatives supplémentaires
11:02qui auraient permis d'éviter des erreurs
11:05de toute évidence, en partie individuelles.
11:08Maud Bréjon, vous êtes porte-parole du gouvernement.
11:09Depuis le début de cet entretien,
11:10vous êtes attaché à rappeler qu'il faut prendre le temps
11:12d'analyser ce qui a fonctionné,
11:14mais aussi dysfonctionné.
11:15Il y a notamment l'association Innocence en danger
11:18qui réclame la création d'une commission d'enquête parlementaire
11:21sur les conditions dans lesquelles
11:22les affaires de criminalité sexuelle organisée
11:24à dimension transnationale ont été conduites
11:26depuis dix ans en France.
11:27Est-ce que dans cette volonté de faire la lumière
11:29sur tout ce qui s'est passé,
11:30la création de cette commission
11:32réclamée par l'association Innocence en danger
11:34est une bonne chose ?
11:36Le droit de contrôle des parlementaires
11:38est constitutionnel et donc moi,
11:40par principe, je n'ai pas à m'y opposer.
11:42Je n'ai pas, pour être très honnête avec vous,
11:44vu le détail de ce qui est demandé
11:45par cette association,
11:46mais je constate qu'au Sénat,
11:48une commission d'enquête
11:49sur la question des violences faites aux enfants
11:52de la protection de l'enfance va démarrer
11:54avec comme rapporteur Agnès Évrenne,
11:56qui est sénatrice de Paris,
11:57qui connaît parfaitement ce sujet.
11:59Je trouve ça très bien qu'encore une fois,
12:01des parlementaires engagés depuis longtemps,
12:03sincères sur ces questions puissent s'en saisir.
12:07C'est une évidence.
12:08Autre proposition qui occupe beaucoup de place
12:10sur l'espace politique et public,
12:12c'est un nouveau fichier pour les agresseurs sexuels,
12:15un peu sur le modèle des fichiers.
12:17C'est notamment la proposition du député LR
12:19Antoine Vermorel-Marquès.
12:20Est-ce qu'il faudrait aller vers là ?
12:22Je crois qu'en tout cas,
12:23il faut, dans le cadre professionnel,
12:25que ceux qui emploient,
12:28notamment des adultes
12:30qui sont face à des enfants,
12:32puissent systématiquement avoir accès
12:34à leurs antécédents.
12:35Est-ce que ça veut dire que,
12:36dans ce cas-là, vous êtes favorable à...
12:38Et c'est notamment un des points
12:40qui sera débattu dans le cadre du projet de loi
12:42que l'on propose, bien sûr.
12:43Mais est-ce que ça veut dire que,
12:45puisqu'il faut qu'il y ait un maximum de gens concernés...
12:47pour les écoles, pour les crèches,
12:48pour le périscolaire,
12:49c'est une évidence ?
12:50Donc, aller vers un fichier public
12:52des pédocriminels comme ceux-là existent aux Etats-Unis,
12:55ça pourrait avoir votre faveur, ça ?
12:57Écoutez, moi, je pense que,
12:58pour tous les emplois
13:00dans lesquels des adultes sont en contact
13:03avec des enfants,
13:04en tout cas, à minima,
13:05toutes les vérifications doivent,
13:07d'une part, pouvoir être faites,
13:08mais systématiquement être faites.
13:11En fait, je reviens à ce qui s'est passé
13:13dans le cadre du périscolaire parisien
13:16qui a choqué énormément de familles,
13:18qui a inquiété énormément de familles.
13:20Il y a des dysfonctionnements
13:23qui ne sont pas acceptables,
13:24qui ne sont pas entendables.
13:26Et donc, il y a des vérifications
13:27qui, de toute évidence,
13:29devront être faites systématiquement à l'avenir.
13:31Et autre proposition qui fleurit,
13:33c'est la fameuse castration chimique
13:35obligatoire pour les pédocriminalités.
13:37Pour les pédocriminels,
13:38comment vous le regardez, vous, Maude Bréjean ?
13:39Cette proposition, est-ce que c'est du n'importe quoi ?
13:41Est-ce que ça fait partie des pistes
13:43qu'on doit, qu'on peut étudier ?
13:44Écoutez, moi, je rejoins Gérald Darmanin,
13:46le garde des Sceaux,
13:47lorsqu'il dit que, de toute évidence,
13:51lorsque vous êtes un homme
13:52et que vous violez des enfants
13:55de 2, 3 ou 4 ans,
13:56vous n'êtes pas curable.
13:58Et donc, votre place dans la durée,
14:00dans la société, se pose.
14:02La perpétuité réelle me semble
14:04la vraie bonne solution.
14:07Ça implique de construire
14:10massivement, massivement,
14:11des nouvelles places de prison
14:13parce qu'il y a
14:14des délinquants et des criminels
14:16qui, probablement,
14:17peuvent être réinsérés.
14:19Mais il y a aussi,
14:20dans certains cas,
14:21et je crois que les cas
14:21de viol d'enfant
14:22en font partie,
14:24des cas pour lesquels
14:25la réinsertion
14:26n'est pas possible.
14:28Sur le sujet de
14:29la castration chimique
14:30qui est proposée par Bruno Rotaillot,
14:31il me semble
14:32que ça ne peut être fait
14:33que sur la base du volontariat
14:35et que donc,
14:36si c'est bien le cas,
14:37mais je ne suis pas spécialiste,
14:38ça ne règle pas,
14:39ça n'épuise pas la question
14:40et notamment
14:41de l'impossibilité
14:43de réinsérer ces gens.
14:44Dans l'actualité également,
14:45et ce sera mes deux dernières
14:47questions au moment de Bréjot,
14:48on a vu l'ARCOM
14:48qui a mis en demeure
14:49Radio France
14:50pour une sous-représentation
14:51du Rassemblement National
14:53en journée.
14:54Je rappelle que la station
14:55a dit que c'était
14:55une erreur technique
14:56et non intentionnelle
14:57alors que plane déjà
14:59quand même de gros soupçons
15:00sur la neutralité
15:01du service public
15:01qui plus est à l'approche
15:02d'une élection présidentielle.
15:03Comment la porte-parole
15:04du gouvernement que vous êtes
15:05regarde ça ?
15:06L'ARCOM est une autorité
15:07indépendante,
15:08elle est pleinement
15:09dans son rôle.
15:10Je note d'ailleurs
15:11que le Rassemblement National
15:13a été le premier parti
15:16à critiquer l'ARCOM
15:17et à demander sa suppression.
15:18C'est bien la preuve
15:19que c'est une autorité
15:20qui est nécessaire
15:21et ensuite,
15:23toutes les radios,
15:24toutes les télés,
15:25tous les médias
15:25se doivent d'assurer
15:27cette pluralité.
15:28C'est dans la loi,
15:29c'est normal,
15:30à fortiori,
15:31à l'approche
15:32d'une élection présidentielle.
15:33Est-ce que c'est un sujet
15:33qui vous inquiète ?
15:34Chacun doit pouvoir
15:35s'exprimer.
15:36Je pense que l'immense
15:37majorité des médias
15:39jouent pleinement le jeu.
15:40Ils sont d'ailleurs
15:41contrôlés pour ça.
15:41Vous êtes contrôlés pour ça.
15:43Vous devez assurer
15:45une représentativité
15:46et c'est bien normal.
15:47Charge à nous ensuite
15:48d'aller dans l'ensemble
15:49des médias
15:50qui nous invitent
15:51et qui écoutent les Français.
15:52Et ce sera ma dernière question.
15:54C'est la Coupe du Monde
15:55lancée il y a quelques heures.
15:56On pourra la suivre
15:57sur Sud Radio
15:58mais je ne rappelle pas
15:58ce rendez-vous
15:59dont on a largement parlé.
16:00On a vu que certaines communes
16:02en réalité
16:03commençaient à instaurer
16:05des couvre-feu
16:05pour éviter des scènes
16:06de liesse
16:07avec des débordements.
16:08C'est un euphémisme
16:08qu'on a pu voir
16:09notamment après la finale
16:10du PSG face à Arsenal.
16:12Est-ce que c'est quelque chose
16:13qui vous interpelle ?
16:14Il y a des maires
16:15qui prennent des dispositions
16:16notamment relatives aux mineurs
16:19parce que la présence
16:22de foules
16:23et notamment très jeunes
16:24les soirs de match
16:25créent des troubles
16:26à l'ordre de public.
16:28Moi je comprends
16:29qu'ils prennent
16:30les dispositions nécessaires.
16:31Et dernier point
16:33quand on parle
16:33des prochaines échéances
16:34on a vu le Premier ministre
16:36hier être extrêmement vigilant
16:37sur les ingérences
16:38qu'il y allait avoir
16:39dans les prochains mois.
16:41Est-ce que ce n'est pas
16:42le fameux prétexte
16:43qu'il y a vraiment
16:44un danger
16:45pour les prochains mois
16:45que l'élection présidentielle
16:46soit perturbée
16:47par des ingérences étrangères ?
16:49Il y a vraiment un danger.
16:50C'est arrivé
16:51durant les élections municipales.
16:53On l'a surveillé
16:54mais c'est arrivé aussi
16:55ailleurs en Europe.
16:56Et donc la responsabilité
16:58de l'État
16:58est évidemment
16:59d'anticiper ces questions-là
17:01avec la plus grande prudence
17:02et le plus grand sérieux.
17:03Merci beaucoup
17:03d'avoir été au micro
17:04de Sud Radio ce matin
17:05porte-parole du gouvernement
17:06et ministre délégué
17:07en charge de l'énergie.
17:08Merci beaucoup
17:09et bon courage
17:09pour les prochaines semaines.
17:10On se doute
17:11que la communication
17:11va être extrêmement
17:14précise et intense
17:15dans les prochains jours.
17:16Je rappelle
17:17que dans une semaine
17:18nous connaîtrons
17:18les fameuses conclusions
17:19de ce rapport
17:20qui a été demandé
17:21par le ministre de la Justice.
17:22Merci et belle journée.
17:23Dans un instant
17:23sur Sud Radio
17:24justement les politiques
17:25est-ce que depuis
17:25l'affaire Liana
17:26depuis les défaillances
17:28qu'il semble s'enchaîner
17:29depuis plusieurs jours
17:29est-ce qu'ils ont été
17:30à la hauteur ?
17:31Beaucoup parlent
17:32et on le voit
17:32on en a parlé
17:33avec la porte-parole
17:34du gouvernement
17:34d'une nécessaire démission
17:36du garde des sceaux.
17:36Est-ce que vous aimez
17:37un chef qui chef
17:38pour reprendre une expression
17:39ou vous trouvez
17:39que le personnel politique
17:40n'a pas encore pris la mesure
17:42des défaillances
17:42que nous constatons ?
17:43Vous venez en parler
17:44avec nous 0826 300 300
17:46à tout de suite.
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