- il y a 12 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans l'heure interne de 100% politique comme tout.
00:04Les mercredis soirs, passé 21h sur CNews avec Xenia Federova.
00:08Bonsoir Xenia et Arnaud Klarsfeld.
00:09Bonsoir à tous les deux, comme chaque mercredi c'est un plaisir d'être avec vous.
00:13Et c'est nos invités de la semaine, Régis Le Saumier, patron de la rédaction d'Omerta.
00:17Bonsoir Régis.
00:18Et puis le colonel Alain Corvez qui était engagé notamment aux côtés de la finule.
00:22Bonsoir mon colonel.
00:24Et on parlera avec vous notamment du Liban et du soldat français qui est tombé aujourd'hui au Liban par
00:30un tir accidentel.
00:31Mais on va commencer par l'actualité entre les Etats-Unis et l'Iran et ça repart.
00:36C'est-à-dire qu'il y a une légère escalade, du moins verbale pour le moment, entre Washington et
00:41Téhéran.
00:42Même plus que verbale puisque un hélicoptère a été abattu par l'Iran, un hélicoptère américain.
00:47Et Donald Trump dit vouloir une riposte très puissante.
00:50L'armée américaine dit avoir accompli une série de frappes contre l'Iran.
00:54Je vous propose donc d'écouter le président des Etats-Unis.
00:58Vous avez dit que l'Iran a pris trop son temps avant de répondre et qu'ils devront payer le
01:03prix.
01:04Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
01:06On va les attaquer.
01:07On va les attaquer fort.
01:09Oui.
01:12Sur la base de ce qu'ils ont fait à notre hélicoptère, oui.
01:15Ça fait déjà quelques mois que je travaille avec l'Iran.
01:20Et ils devraient signer cet accord.
01:23C'est un bon accord.
01:25Qu'on repart vers une escalade, Régis Le Solier ?
01:28Moi, j'ai toujours tendance à être optimiste dans ces moments-là.
01:34Le fait que Trump a déclaré 38 fois depuis le début du conflit, que ça a été compté, qu'il
01:41y avait un deal qui allait être conclu pour finalement s'écarter du deal, parler de frappe, apaiser.
01:49En fait, il souffle chaud et le froid en permanence.
01:51Ce qu'il faut constater, c'est que les engagements entre militaires, entre Américains et Iraniens ont lieu en ce
02:00moment.
02:00Ils ont eu lieu ce week-end contre des stations radar.
02:05L'Iran a riposté sur des bases américaines, notamment au Koweït et au Bahreïn hier soir.
02:10Donc, si vous voulez, ce n'est pas comme si, tout à coup, on brisait un cessez-le-feu.
02:15Le cessez-le-feu, globalement, tacitement, on va dire, tiens.
02:19Mais tant le cessez-le-feu entre Iran et Américains que celui entre Hezbollah et Israël sont des cessez-le
02:26-feu très virtuels, on dira, depuis le début.
02:28Maintenant, la vraie question, c'est est-ce que Trump est déterminé quand il dit frapper fort ?
02:34Ça veut dire, est-ce qu'il va recommencer avec la même intensité qu'au début de la guerre, dans
02:39les 40 premiers jours,
02:40en sachant que les Iraniens, dans ce cas, ont des mesures de rétorsion et pourraient détruire les économies de l
02:46'ensemble des pays du Golfe.
02:48Et ça serait une catastrophe supplémentaire.
02:50On sait aussi que l'Iran a activé ses proxys, notamment les outils qui se sont mis maintenant à tirer
02:55du balistique contre Israël,
02:57et que les outils ont fermé le détroit de Bab al-Mandab à tout navire lié à Israël.
03:03Donc, si vous voulez, il y a une montée en puissance.
03:06Maintenant, la vraie question, c'est est-ce que ça va déboucher sur le retour des hostilités tous azimuts, comme
03:11on a vu pendant les 40 jours ?
03:13Je cite le président américain, Xenia, qu'on a entendu.
03:15Nous allons les attaquer et les attaquer très durement.
03:17Nous allons reprendre les bombardements.
03:19Nous en avons le droit.
03:20Ils ont abattu notre hélicoptère.
03:22Est-ce que c'est reparti ?
03:23Je pense que ça, à ce moment-là, Donald Trump essaie peut-être une dernière coupe de pression sur Iran
03:29pour qu'il accepte les conditions qu'il veut.
03:33Sauf qu'Iran, aujourd'hui, est prêt à continuer de négociation.
03:36Mais en même temps, Iran a dit que si les frappes se reprennent, dans ces cas, Iran va continuer de
03:44résister.
03:45Et comme Régis Lissomé a dit, il a les moyens pour Iran de résister et de, en fait, même frapper
03:50fort sur les bases, etc.
03:52Je trouve que le discours de Donald Trump ne change pas vraiment parce qu'il a déjà menacé de reprendre
04:00les frappes.
04:00Sauf que s'il fait ça et les frappes massives, comme il annonce, est-ce qu'il est prêt d
04:05'aller plus loin et de mener une opération terrestre ?
04:09C'est ça la question parce que dans ces cas, il engage les États-Unis dans une guerre de grande
04:13échelle de longue durée.
04:15Pour vous, si ça reprend, ça débouche sur une opération terrestre ?
04:18Je pense que pour avoir un vrai résultat, Donald Trump est obligé d'y aller.
04:22Mais il ne veut pas. Il ne veut pas parce que dans ces cas, ça va les coûter très cher
04:26politiquement et financièrement.
04:28Donc je pense que les frappes sont tout à fait possibles.
04:30Après une grande guerre de longue durée, je m'en doute.
04:34Il y a une chose qu'il a dit, parce que j'ai regardé sa conférence des presses, qui m
04:38'a un peu étonnée.
04:39Il a dit que jusqu'à maintenant, personne n'était pas à courant, mais que les États-Unis ont pris
04:44des millions de barres de pétrole iranien.
04:47Ça, c'est quelque chose qu'on n'a pas encore entendu.
04:49Comment ils sont faits ? Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que tout ça a tourné ça,
04:54en fait, pour gagner le temps, pour retirer, pour avoir le pétrole iranien ?
04:58Comment ils sont faits ça ? Je ne sais pas.
05:00Il faut qu'on regarde ce qui dit l'Iran, finalement, mais je trouve qu'on revient un peu dans
05:06la même logique,
05:07que chaque guerre est commencée par les États-Unis à tour de pétrole, comme en Venezuela et comme avant en
05:14Irak, etc.
05:15Mais là, vous dites que c'est de la faute des États-Unis plus que de l'Iran, alors que
05:17c'est l'Iran, et les Trump disent que c'est l'Iran qui a visé notre hélicoptère.
05:21Oui, pour les hélicoptères, ce n'est pas très clair, mais c'est quelque chose qui peut arriver quand laisser
05:27cesser le feu n'est pas à respecter de deux côtés.
05:29Et au début, si vous vous souvenez, Donald Trump a essayé un peu de downplay, comment dire, de jouer ça
05:35un peu moins fort.
05:36Il a dit que ce n'est pas grave, les pilotes sont en vie.
05:39Sauf que là, à ses moments, peut-être avec les conseillers, il voit une ouverture pour mettre la pression sur
05:44Iran et justifier les frappes aussi aux yeux des Américains.
05:50Alors, Arnaud Klarsfeld, le président américain, a multiplié les prises de parole également sur ses réseaux sociaux.
05:55L'armée iranienne est un chaos complet et total.
05:57Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existent même plus.
06:01Elles ont été totalement vaincues.
06:02L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action.
06:04Depuis, il y a donc eu effectivement ce tir sur l'hélicoptère.
06:07Le tyran du Moyen-Orient est mort.
06:09Ils ont mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux.
06:12Maintenant, ils vont devoir en payer le prix.
06:15C'est-à-dire que Trump ou les États-Unis sont les plus forts, mais ceux qui mènent le jeu
06:20pour l'instant, ce sont les Iraniens.
06:24Trump veut un deal, mais les Iraniens ne veulent pas lui donner le bon deal qu'il veut.
06:28Donc, il a le choix entre signer un mauvais deal, et il aura l'air ridicule et il ne pourra
06:33pas le cacher, même s'il l'essayera.
06:36Et il a le choix entre bombarder ce qu'il va faire, mais bombarder sans peut-être obtenir les résultats
06:43qu'il veut et sans que le régime iranien cède.
06:46Ou alors, comme a dit Xenia, envoyer des troupes au sol, mais envoyer des troupes au sol, ça va coûter
06:53un certain nombre de vies américaines.
06:56Donc, c'est une situation qui est une situation difficile pour lui.
06:59Mais jusqu'à maintenant, même s'il montre qu'il est désespéré pour faire un deal, il refuse pour l
07:11'instant de partir avec un mauvais deal.
07:14Donc, la situation, on verra ce qu'elle sera, mais en tous les cas, il n'est pas parti, comme
07:19je l'ai dit depuis le début.
07:20Il reste. Après, ce qui arrivera, arrivera. Je ne suis pas devin.
07:26Colonel, comment vous jugez la situation ? Est-ce qu'on va vers une reprise intense du conflit entre l
07:33'Iran et Washington ?
07:35Alors, comme Arnaud Classé, je ne suis pas devin non plus, mais je pense que concernant cet hélicoptère à Pâche,
07:43les Iraniens, que je sache, n'ont pas reconnu que c'était eux qui l'avaient fait.
07:49Habituellement, quand ils atteignent une cible américaine, ils le disent. Là, ils ne l'ont pas reconnu.
07:56Alors, est-ce que c'est une attaque sous faux drapeau ou quoi, ou qu'est-ce ? On ne
08:03sait rien.
08:03Ça peut aussi être les Iraniens, puisqu'il a été abattu dans la zone que les Iraniens prétendent contrôler du
08:11détroit d'Hormuz.
08:13Donc, c'est très difficile de le prévoir, mais je pense, comme mes trois prédécesseurs l'ont dit,
08:19que Trump ne peut pas se lancer dans une nouvelle guerre à grande échelle contre l'Iran,
08:27si ce n'est de bombarder un peu plus fort encore.
08:30Mais il sait quand même les capacités de rétorsion des missiles iraniens,
08:39et donc, ça doit le retenir.
08:42Je pense qu'il veut sortir de cette guerre.
08:47Et les contacts que j'ai aux Etats-Unis me disent tous qu'il raconte des mensonges uniquement
08:52parce qu'il veut sortir de la guerre pour sauver sa popularité,
08:57qui est en descente aux Etats-Unis, pour sauver ses élections.
09:03Mais c'est difficile de savoir.
09:05Je ne pense pas qu'il puisse lancer une opération terrestre.
09:07Ça, il ne le fera certainement pas.
09:10Bien qu'il paraît que ce soit ses conseillers militaires qui lui aient conseillé
09:15de rétorsquer à l'attaque de la pâche, le général Cain, le chef d'état-major,
09:22et puis Pete Exet, qui lui aurait dit, on y va, il ne faut pas laisser passer ça.
09:27C'est ce que j'ai lu maintenant, vous savez, dans les médias,
09:30on a tellement d'informations fausses.
09:32Est-ce qu'il est coincé, Donald Trump ?
09:34En fait, est-ce qu'il est coincé ?
09:35On a le sentiment qu'il est coincé.
09:37Il veut effectivement, sans doute, sortir de cette guerre.
09:39Il a un hélicoptère qui a été visé, coincé entre la volonté de sortir,
09:42la volonté de répondre, la volonté de ne pas perdre la face.
09:45Surtout ça, c'est sortir avec un deal qui lui permettrait de dire,
09:50voilà, j'ai eu une victoire.
09:51C'est pour ça qu'il ne cesse de répéter que l'Iran n'a plus d'armée,
09:55n'a plus de marine, ni d'aviation.
09:57Ce qui n'est pas le problème important.
10:00Il le répète, Pete Exet aussi, Radot aussi là-dessus à longueur de temps.
10:05Le problème, il n'est pas là.
10:06Le problème, c'est la réalité du balistique iranien aujourd'hui,
10:10sa capacité à s'être remplumée, on va dire, depuis le cessez-le-feu,
10:14et surtout le fait que l'Iran est tout à fait capable de continuer à projeter des drones.
10:20Et apparemment, pour cette histoire d'hélicoptère,
10:22ce serait un drone chahide qui l'aurait percuté.
10:25Maintenant, les deux pilotes ont été sauvés.
10:28Est-ce que Trump va utiliser cet incident pour monter en gamme et à nouveau faire des frappes ?
10:35Je pense que s'il fait une action, ça restera des frappes.
10:39Maintenant, il a aussi menacé plusieurs fois de s'attaquer aux structures civiles en Iran,
10:45notamment aux ponts, aux centrales électriques.
10:48Est-ce qu'il va mettre cette menace-là à exécution ?
10:51Parce que dans ce cas, l'Iran se retrouvera libéré pour cibler précisément les infrastructures civiles des pays du Golfe.
10:59Et on sait que les pays du Golfe ont une peur bleue que ça recommence,
11:03en particulier l'Arabie saoudite,
11:05parce qu'ils savent que leur économie ne tient qu'à un fil
11:07et que l'Iran a encore des capacités de leur nuire et des capacités de les frapper.
11:12Et quant aux bases américaines qui sont présentes en nombre dans la région,
11:16c'est aussi le talon d'Achille des États-Unis.
11:18C'était un temps la marque de leur splendeur.
11:21Aujourd'hui, on est passé à l'époque des drones.
11:24Et à l'époque des drones, tout ce qui est grand, ce qui est porte-avions,
11:27ce qui est base américaine, devient extrêmement vulnérable
11:31parce que ces drones-là, on n'arrive pas vraiment à les arrêter tout le temps.
11:36Écoutez le président iranien qui a dit qu'on devait sortir de cet état
11:40qui n'est ni la guerre ni la paix de cet entre-deux.
11:43Écoutez-le.
11:45Nous devons sortir de cet état qui n'est ni la guerre ni la paix.
11:50La guerre n'est certainement pas dans l'intérêt du pays.
11:53Mais cela ne signifie pas que s'ils cherchent à porter atteinte à notre dignité
11:57ou à empiéter sur notre terre et notre territoire,
12:00nous nous rendrons ou reculerons.
12:03Ils peuvent toujours rêver.
12:04Là-dessus, nous ne transigerons jamais.
12:08Et puis les diplomaties russes et chinoises ont également réagi pour s'inquiéter de l'escalade.
12:15Nous sommes extrêmement préoccupés par la nouvelle vague de confrontations armées
12:19entre les Etats-Unis et l'Iran,
12:20qui a commencé avec l'agression non provoquée des Etats-Unis et d'Israël
12:23contre la République islamique d'Iran.
12:25Nous appelons les deux partis à faire preuve de retenue
12:27et à cesser immédiatement les attaques militaires.
12:30Nous réaffirmons le caractère inacceptable des frappes visant les infrastructures civiles.
12:34Nous restons fermement convaincus qu'il n'existe aucune alternative au règlement du conflit
12:38par des moyens politiques et diplomatiques conformément aux droits internationaux.
12:42La Chine est profondément préoccupée par la situation actuelle en Iran.
12:46Les partis concernés doivent faire preuve de calme et de retenue,
12:50cesser d'intensifier le conflit et stopper l'escalade de la situation,
12:54prendre des mesures concrètes pour apaiser les tensions,
12:57s'en tenir à la résolution des différends par des moyens politiques et diplomatiques
13:02et parvenir au plus vite à un cessez-le-feu global et durable.
13:07Les diplomaties russes et chinoises sont alignées sur cette question
13:10et veulent que ça s'arrête.
13:11Xenia ?
13:12Je pense qu'ils ne sont pas les seuls pays qui veulent que ça s'arrête.
13:16Aujourd'hui, toutes les régions sont déstabilisées
13:18et tous les pays dans le monde sont, on peut dire, en souffrance
13:21à cause du prix de pétrole, à cause du blocage des détruits d'armes.
13:25Après, pour la Russie, l'Iran reste un partenaire.
13:30Pour la Chine aussi, un partenaire, mais encore plus important,
13:34parce que la Chine, comme vous le savez, importe le pétrole iranien,
13:40une grande quantité, donc c'est très important pour la Chine aussi.
13:44Et ils font ce qu'ils peuvent sur le schéma diplomatique,
13:47en tous les cas, condamner les frappes israéliens et américains.
13:50Après, ils sont déjà condamnés à plusieurs reprises,
13:54ça n'a pas arrêté ni Israël ni Donald Trump aujourd'hui.
13:57Donc je ne pense pas que ça va arrêter aujourd'hui.
14:01Mais ce qui est important aussi, c'est comment, moi je pense,
14:05les pays du Golfe voient cette situation aujourd'hui.
14:07Parce que pour eux, je ne pense pas qu'ils reprennent les frappes,
14:11si les États-Unis reprennent les frappes, c'est une bonne nouvelle.
14:14Ils cherchent plutôt en paix, ils cherchent plutôt de revenir
14:19dans les situations où ils peuvent continuer à faire les exportations
14:22du pétrole à ses clients.
14:25Et aujourd'hui, ils ne peuvent pas le faire.
14:27Donc je pense qu'il y a aussi la pression sur Donald Trump
14:30de ces côtés-là, j'imagine.
14:32Parce que c'est quelque chose qui dure depuis 100 jours déjà.
14:37Et si ça continue de durer, il y a des pertes économiques
14:40très importantes aussi pour ces pays du Golfe.
14:42Il est coincé ou pas Donald Trump, Arnaud Klarsfeld ?
14:45Il est coincé s'il n'arrive pas à faire tomber le régime
14:48ou s'il n'arrive pas à influer sur le régime
14:49pour qu'il accepte un bon deal.
14:51Quant au pays du Golfe, ils voudraient bien se débarrasser
14:54du régime islamiste, mais ils ne sont pas sûrs
14:56que Trump ira jusqu'au bout.
14:57Alors si Trump ne va pas jusqu'au bout,
14:59et s'ils soutiennent Trump et que Trump s'en va
15:03et qu'il reste seul face à la République islamique d'Iran,
15:07ils ne passent pas grand-chose.
15:08Les pays du Golfe fassent un pays cinq fois grand
15:12comme la France avec 100 millions d'habitants,
15:14des missiles balistiques, etc.
15:16Donc ils ne savent pas quelle est l'intention de Trump
15:19parce que Trump aura le courage ou la stature
15:23de rester jusqu'au bout et d'imposer un deal sérieux
15:27ou alors de faire tomber le régime.
15:29Et s'il ne le fait pas, alors il préfère avoir
15:32un mauvais deal avec l'Iran et continuer,
15:34comme a dit Xenia, à vendre leur pétrole.
15:39– C'est celui qui cédera, ils sont tous les deux.
15:43J'avais parlé du ratel et du lion.
15:47Le ratel, pour l'instant, il ne cède pas face au lion
15:51et il estime.
15:52D'ailleurs, c'est sans doute aussi pour ça que Trump veut frapper.
15:56L'hélicoptère est dans les eaux internationales
15:59et l'Iran dit, c'est chez nous, c'est chez nous les eaux internationales.
16:04Enfin, le détroit d'Hormuz, c'est chez nous.
16:06Donc Trump doit se dire, mais quel deal je peux obtenir
16:09de ces Iraniens qui ne veulent même pas accepter
16:12que le détroit d'Hormuz soit des eaux internationales.
16:14Donc comment je vais pouvoir faire en sorte
16:17qu'il cède sur le nucléaire et qu'il cède,
16:20et encore, il ne parle même plus des missiles balistiques.
16:22Donc c'est une force des volontés.
16:28Lequel sera le plus volontaire ?
16:29Et à l'instant, on apprend que les Etats-Unis
16:31annoncent avoir mis hors service un pétrolier
16:33qui tentait de violer leur blocus de ports iraniens.
16:35Xenia ?
16:36Je voulais juste ajouter ce que dit Arnold Larsfeld,
16:39mais finalement, le détroit d'Hormuz n'était pas bloqué
16:43avant que l'Israël et les Etats-Unis
16:44se sont décidés de frapper Iran.
16:47Donc aujourd'hui, c'est un peu étonné
16:50qu'Iran pense que c'est chez eux.
16:53C'est quand même regarder les décisions
16:55qui sont prises d'abord pour aller dans cette guerre.
16:58Et on sait très bien que cette décision
17:00était prise, selon les médias américains,
17:02après la conversation avec Benjamin Netanyahou.
17:05Donc il ne faut pas oublier les rôles très importants
17:08dans la continuation de ce conflit d'Israël.
17:10Oui, mais les Etats-Unis ont quand même
17:12leur propre volonté.
17:13Ils ont sans doute un PIB qui doit être,
17:15je ne sais pas,
17:1730 000 milliards de dollars.
17:22Israël a un PIB relativement faible.
17:25Donc ce n'est pas Israël qui peut imposer aux Etats-Unis
17:28quelle est leur politique étrangère.
17:30Et d'ailleurs, quand Israël veut faire quelque chose,
17:33Trump n'est pas content,
17:34il le fait savoir.
17:36Oui, mais il ne faut pas sous-estimer aussi
17:37l'importance, l'influence des lobbies israéliens
17:40aux Etats-Unis.
17:41Oui, pour l'instant,
17:42le lobby israélien est plutôt en perte de vitesse,
17:45puisque Israël est mal vu par une partie importante
17:48de la population américaine,
17:51pas majoritaire.
17:52Mais disons, chez les Républicains,
17:54Israël reste plutôt bien vu
17:56et beaucoup de sénateurs défendent Israël.
17:58Vous avez vu ces images que nous a proposées
18:00Valéry Akhnin à l'instant.
18:01C'est donc les Etats-Unis qui ont mis hors service,
18:04comme ils disent, un pétrolier qui tentait
18:06de violer leur blocus des ports iraniens.
18:08Ce pétrolier qui a donc été bombardé.
18:10Vous savez qu'il y a deux fronts dans cette guerre.
18:12Il y a le front effectivement iranien
18:13et puis il y a le front libanais.
18:14A l'instant, Benyamin Netanyahou appelle les Libanais
18:16à rejoindre Israël contre le Hezbollah.
18:18Vous étiez justement colonel engagé
18:20aux côtés de la Finule,
18:21qui sont notamment ses soldats français
18:23déployés au Liban.
18:24Et aujourd'hui, nous avons appris
18:25la mort tragique de Florian Gillet,
18:2721 ans, par un tir accidentel.
18:30On va voir sa photo.
18:31Quelle est la situation pour vous
18:32sur place au Liban ?
18:35Elle est dramatique ?
18:36Elle est dramatique, oui, absolument.
18:38Et moi, je regrette énormément.
18:40Comme vous l'avez dit, j'ai été dans les forces
18:42de l'ONU au Liban.
18:44Et quelle que soit notre impuissance,
18:46souvent, à séparer les combattants,
18:49en tant qu'ONU, je veux dire.
18:52Néanmoins, la Finule jouait un rôle important
18:57pour limiter les dégâts, si je puis dire.
19:00Elle ne pouvait pas imposer la paix
19:02quand les deux belligérants
19:04avaient décidé de se faire la guerre.
19:05Mais elle pouvait quand même calmer le jeu.
19:08Elle apportait une aide humanitaire
19:10aux populations de la région.
19:12Et donc, je regrette infiniment
19:15cette décision de New York
19:16de mettre un terme à la présence
19:19de la Finule au Liban.
19:20Je pense qu'il faudra d'ailleurs trouver...
19:21Ce n'est pas l'armée libanaise
19:23qui peut combler le vide
19:25que laissera la Finule en s'en allant.
19:27Donc, il faut trouver...
19:28Alors, on parle d'une coalition
19:31de forces européennes éventuellement
19:34qui pourraient remplacer la Finule.
19:36Mais de toute façon,
19:38la situation est tragique là-bas
19:40et il faudrait qu'il y ait effectivement des...
19:45Le départ de la Finule va créer un vide.
19:48Et comment vous réagissez à l'appel
19:49de Benyamin Netanyahou
19:50qui dit aux Libanais
19:51« Rejoignez-nous contre le Hezbollah ».
19:54Bon, ça, c'est la propagande de Netanyahou.
19:58Mais il y en a d'ailleurs.
20:00Il y en a des Libanais qui le font.
20:02Et il y a une minorité,
20:05mais il y a une minorité agissante de Libanais
20:07qui sont favorables.
20:09Moi, j'en ai rencontré.
20:10Pourquoi vous dites « propagande » de Netanyahou ?
20:14Oui, non, c'est...
20:16Non, c'est... Oui...
20:17Mais comment vous jugez l'action d'Israël au Liban ?
20:19C'est ça qui m'intéresse.
20:21Ah ben, je la trouve inadmissible
20:23parce que les dégâts qui ont été causés au sud,
20:27cette région que je connais très bien,
20:29a été complètement dévastée des maisons.
20:32C'est comme à Gaza.
20:34Il y a des endroits où il n'y a plus pierre sur pierre.
20:38Et donc, il n'y a plus rien.
20:39C'est pour ça que...
20:40Alors, il reste quand même quelques maisons.
20:42Et c'est là où ceux qui savent que leur maison est encore debout
20:45voudraient revenir.
20:46Mais en ce moment, ils ne sont pas encore autorisés à venir.
20:49Mais il est certain que l'attaque israélienne sur le sud Liban,
20:57l'ensemble du sud Liban, a été dévastatrice.
21:01Arnaud, vous voulez répondre là-dessus ?
21:02Oui, mais enfin, il n'y aurait pas les dégâts qui ont été causés au sud Liban
21:05s'il n'y avait pas eu les attaques du Hezbollah sur le nord d'Israël.
21:09Il faut voir d'où vient le conflit.
21:10Le conflit, il ne vient pas d'Israël qui veut attaquer le sud Liban.
21:13Il vient du Hezbollah qui est au sein de la population,
21:17qui a un rôle politique imminent au Liban
21:21et qui a une armée ou des mercenaires
21:23qu'ils payent cher, payés par l'Iran et le pétrole de l'Iran
21:27pour justement attaquer Israël.
21:29Donc, le gouvernement israélien, il est pris dans un dilemme
21:33où il laisse sa population se faire bombarder par le Hezbollah
21:36et préparer des attentats comme le Hamas l'a fait dans le sud d'Israël
21:42et ça par le Hezbollah au nord, où il répond.
21:45Et comme le Hezbollah est au sein de la population,
21:48notamment dans le sud Liban, qu'est-ce qu'il fait ?
21:51Il dit aux populations de s'en aller, ce qui est une tragédie pour les familles
21:57qui sont là-bas.
21:58Et après, il bombarde et il fait une zone plane
22:01où il n'y a pas de danger.
22:04Mais si on se pose la question fondamentale d'où vient le conflit,
22:08le conflit ne vient pas d'Israël, il vient du Hezbollah
22:11qui bombarde le nord du Liban.
22:13Après, on peut dire la réponse est disproportionnée.
22:16Ça, je veux bien admettre que le débat peut être posé.
22:19Mais sur la source du conflit, ça, c'est quand même quelque chose,
22:22un problème quasi mathématique où on accepte qu'Israël est là.
22:26Et donc, Israël a le droit d'être là.
22:28Si on accepte ce premier prémisse, alors Israël a le droit de se défendre
22:33si le Hezbollah bombarde la population du nord d'Israël.
22:36– Oui, mais vous avez l'air de présenter le Hezbollah
22:40comme une entité à part au sein de la population libanaise.
22:45– Non, elle est au sein de la population libanaise.
22:47– Elle est soutenue, le Hezbollah est soutenue
22:50par un certain nombre de Libanais chrétiens.
22:52– Oui, oui, je n'ai pas dit le contraire.
22:52– Je n'ai pas dit le contraire.
22:54– Il y a aussi énormément de Libanais qui le critiquent.
22:56Je me souviens de Lorient Le Jour qui disait
22:59que le Hezbollah suicide le Liban
23:00au moment où le Hezbollah avait suivi les attaques iraniennes
23:04et avait décidé de s'en prendre à Israël.
23:06– Lorient Le Jour est systématiquement en critique du Hezbollah.
23:09Mais donc, ce que je veux dire, c'est que le Hezbollah est né
23:13de l'invasion israélienne en 82 du Liban.
23:17– Oui, mais enfin, l'invasion israélienne en 82 est née des raids
23:20qui ont été menées aussi du sud Liban vers le nord d'Israël.
23:25Parce que sinon, Israël n'a aucun conflit avec le Liban.
23:28Quel est le conflit entre Israël et le Liban ?
23:30– Non, en 92, c'est la question des Palestiniens.
23:32– Oui, c'était les raids qui venaient du nord du sud Liban vers le nord d'Israël.
23:37Mais sinon, quel est le conflit entre Israël et le Liban ?
23:41Il n'y a pas de conflit entre Israël et le Liban.
23:43Les Israéliens seraient très heureux de vivre en paix avec le Liban.
23:47– Oui, mais en fait, ce n'est pas possible qu'il y ait la paix entre Israël et le
23:53Liban.
23:53Je suis d'accord avec vous.
23:55Le Liban, si on le laissait intégralement tel qu'il est et souverain sur son territoire,
24:02il n'y aurait pas de raison qu'il attaque Israël et il pourrait avoir des échanges avec Israël.
24:07– Oui, mais donc c'est au Liban de régler son problème interne avec le Hezbollah.
24:13– Ah bah oui.
24:14– Régis, vous étiez au Liban il y a un mois.
24:16– Oui, j'étais au sud Liban précisément, dans la zone de Marjayoun et de Ben Tejbel,
24:23qui effectivement sont des villages aujourd'hui, Riam par exemple, totalement anéantis.
24:29C'est Hiroshima.
24:31Et donc ce qui est très intéressant quand on évolue là-bas,
24:35c'est de comprendre d'abord que le Hezbollah,
24:39pour revenir sur la question de l'importance du Hezbollah aujourd'hui,
24:43il est moins important qu'il ne l'a été à une époque,
24:46il a pris quand même de sérieux coups en 2024 par Israël,
24:51une partie de son état-major a été décapité,
24:54son chef historique Nasrallah a été tué, etc.
24:57Mais le Hezbollah garde aujourd'hui une implantation très importante au Liban
25:03et je dirais que plus l'opération menée par Israël dure,
25:07plus le Hezbollah, on va dire, gagne du soutien qu'il avait perdu avant auprès des Libanais.
25:14Parce que les destructions sont quand même assez conséquentes.
25:18Si vous voulez, quand vous évoluez dans cette zone du Liban Sud,
25:21qui est une zone extrêmement escarpée, qui est faite de beaucoup de collines,
25:25l'imbrication entre civils militants du Hezbollah, elle est totale.
25:31Moi j'ai vu les supermarchés se prendre des missiles israéliens.
25:35Je ne suis pas sûr qu'il y avait dans le supermarché des militants du Hezbollah, vous voyez.
25:39Mais il y a une telle densité de population et une telle, on va dire,
25:45que d'abord tout le monde ne peut pas partir.
25:47La plupart des gens quand Israël dit, il faut évacuer,
25:50mais vous avez des vieux qui ne peuvent pas partir,
25:52qui n'ont pas les moyens de partir, qui se retrouvent sur place.
25:55Moi j'ai fait un documentaire sur le travail des humanitaires
25:58qui vont amener les médicaments.
26:00On a beaucoup interrogé au début de la guerre.
26:02C'est essentiellement un problème, c'est-à-dire que les vieux restent dans les villages
26:05et il faut leur amener leurs médicaments, sinon ils meurent.
26:08Donc si vous voulez, c'est une situation absolument dramatique,
26:11mais plus l'intensification, plus Israël agit sur le Liban,
26:17plus pour les Libanais, ça rappelle des souvenirs anciens,
26:20qui étaient ceux de 2006, ceux des diverses interventions qui ont eu lieu.
26:24C'est toujours la même histoire, comment il s'appelle,
26:27Ehoud Barak, qui a procédé à la retrait d'Israël du Liban Sud en 2000,
26:36disait à propos du Hezbollah, on a laissé le génie hors de la lampe.
26:41Vous voyez, c'est ça.
26:43C'est-à-dire que le Hezbollah, il est là, et du point de vue du Liban...
26:47Il est là aussi parce que les Iraniens payent les mercenaires qui sont payés 5 fois plus...
26:53Ce n'est pas des mercenaires, je vous parle du Hezbollah, 90% du Hezbollah, c'est des Libanais.
26:57D'accord, mais qui sont payés, c'est des mercenaires par rapport à l'armée libanaise,
27:02qui est l'armée officielle, et ils sont payés 5 fois plus que l'armée,
27:05donc ils ont un rôle qui est proéminent au Liban.
27:08Ce n'est pas chez les chiites, la question d'être payés,
27:11plutôt la notion du martyr.
27:13Que ce soit chiites, sunnites, chrétiens ou juifs,
27:16la question d'être payés est quand même importante.
27:17Oui, mais la question du martyr est plus importante que chez les chiites.
27:21Ce que je veux dire, c'est que le Hezbollah a été...
27:24Et ça, c'est le problème de la structure politique du Liban,
27:29qui est confessionnelle, et du fait que le Liban, historiquement,
27:32ait choisi d'avoir une armée faible,
27:34pour ne pas ressembler à la Syrie ou à l'Égypte,
27:37où il y avait des coups d'État en permanence faits par des généraux.
27:40Si vous voulez, l'armée libanaise, elle a toujours été faible.
27:43Donc les politiques libanais ont sous-traité, quelque part,
27:46la défense du Liban au Hezbollah,
27:49qui, après l'an 2000, est apparue comme la résistance à Israël.
27:54Et ça, ça a eu un écho, une réverbération,
27:57tant dans les communautés, même sunnites, chrétiennes.
28:00Alors, il y a une partie des chrétiens qui sont viscéralement hostiles au Hezbollah.
28:04Mais vous en avez aussi, notamment l'ancien président Michel Aoun,
28:08qui, longtemps, a combattu les Syriens, longtemps a combattu les Iraniens,
28:11mais a fini par faire un accord avec le Hezbollah.
28:14Donc, si vous voulez, le problème, c'est qu'avec, quand on parle du Hezbollah,
28:17on a trop souvent l'impression, d'abord, que ce sont des Iraniens, c'est qu'il faut.
28:21Ils sont soutenus par l'Iran, oui,
28:23qui voit une fenêtre d'opportunité pour cibler Israël.
28:26Ça, je suis tout à fait d'accord avec ça.
28:28Mais en attendant...
28:29Là, ils ont quand même montré qu'ils étaient soumis aux Iraniens au début de la guerre
28:32en bombardant le nord d'Israël, avec des méthodes terroristes.
28:34Ils ont... La communauté chiite, c'est 30% de la population.
28:37Et c'est une communauté qui a une dynamique démographique
28:40bien plus importante que celle des chrétiens et même des sunnites.
28:43Donc, si vous voulez, vous ne pouvez pas envisager l'avenir du Liban
28:46sans parler aux chiites.
28:48Et c'est un vrai problème.
28:49Moussénia, un mot là-dessus.
28:50On ouvrait quand même l'émission la semaine dernière
28:52sur le coup de téléphone entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou
28:55au sujet, justement, du Liban.
28:56On voyait le désaccord entre les deux hommes, les deux hommes politiques,
28:59et où Trump aurait dit à Benyamin Netanyahou
29:02« Vous êtes complètement fou au sujet du Liban. »
29:05Parce qu'en fait, le Liban, c'est un point important pour l'Iran.
29:08L'Iran a demandé qu'il la cesse le feu.
29:11Il sera aussi mené, placé au Liban.
29:14Ce qui, en fait, on peut comprendre.
29:17Mais finalement, Israël n'a pas respecté cette cesse-le-feu.
29:22Et on peut se poser la question si Donald Trump a fait ça
29:28comme un point de communication,
29:30plutôt pour montrer aux Américains qu'il est capable de,
29:34comme Arnaud Karsfeld l'a dit, résister à Netanyahou.
29:38Et Netanyahou n'a pas toute cette influence.
29:40Mais en général, je pense qu'il reste toujours,
29:42les alliés sont très proches.
29:44Et finalement, la ligne sera un peu la même.
29:47Donc aujourd'hui, je ne crois pas que c'est dans les intérêts d'Israël
29:55d'arrêter tout de suite, en tous les cas, en Liban.
29:58Et ça, c'est dramatique, mon point de vue.
29:59Ce qui est dramatique pour le peuple libanais,
30:02parce que, comme c'était évoqué, il vit sous les bombes.
30:06Et je ne suis pas sûre qu'à ces moments,
30:09ils sont très contentes qu'Israël continue à bombarder.
30:11Parce que ça, c'est quelque chose qui perturbe la vie de tout le monde.
30:15Et il y a des flux migratoires aussi.
30:18Tout ça, ça perturbe.
30:20Et encore une fois, on revient dans le grand sujet.
30:23Les régions sont complètement déstabilisées.
30:25Mais on revient au point de départ.
30:27Il suffirait que le Hezbollah cesse de bombarder le nord d'Israël
30:31pour que le conflit s'arrête.
30:33La guerre en Ukraine.
30:35Vous voulez dire un dernier mot là-dessus ?
30:37Non, mais en fait, dans ces cas, c'est toujours Israël
30:39qui impose leur propre...
30:40qui mène leur propre politique pour sa propre sécurité
30:44en déstabilisant tous les autres pays des régions.
30:46Oui, mais enfin, une fois qu'un pays a sa souveraineté
30:49et sa population, c'est normal qu'il faut se chercher à la protéger.
30:52On ne vous mettra pas d'accord.
30:53La guerre en Ukraine est la une du J.D. News de cette semaine.
30:56Avec Henri Guénaud, Philippe Devilliers et Nicolas Dupont-Gontaignan,
30:59ainsi que l'ancien ministre Luc Ferry, l'ancien ministre de l'Éducation.
31:02L'appel au sursaut.
31:04Pourquoi la France doit renouer avec la Russie
31:06et stopper l'escalade vers la guerre ?
31:07Par Henri Guénaud, Philippe Devilliers, Nicolas Dupont-Aignan
31:10et Luc Ferry.
31:11Je sais que vous avez lu ce numéro.
31:13Xenia, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
31:15Qu'est-ce que vous pensez de cet appel de ces quatre hommes politiques ?
31:18Deux anciens ministres, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy
31:20et l'ancien candidat, notamment à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan.
31:24Oui, j'ai lu et j'ai trouvé les articles très bien
31:29parce qu'ils parlent aussi les racines de conflits.
31:32Ils parlent de la situation aujourd'hui, ils parlent de la future,
31:34la stratégie, ce qui est important pour la France aujourd'hui.
31:37Et surtout, ils parlent de paix et de cette nécessité
31:41d'aller dans les voies diplomatiques pour la paix.
31:44C'est ça.
31:45Aujourd'hui, avoir un point de vue qui ne soutient pas la guerre en Ukraine,
31:51c'est-à-dire qui ne soutient pas vraiment ce financement de cette guerre
31:54par l'Union européenne, c'est déjà un point de vue qui est un peu tabou.
31:58Donc, je trouve que tout ce qui a été dit, c'est très juste et très important.
32:04C'est essentiel aujourd'hui parce qu'il faut regarder, il faut parler.
32:08En fait, comment on peut sortir de cette situation ?
32:11Parce que cette guerre en Ukraine, ça coûte cher aussi à l'Union européenne.
32:15Aujourd'hui, l'Union européenne ne voit pas encore les hommes sur les terrains,
32:19même si on a entendu certains dirigeants dire qu'il faut se préparer pour un grand choc.
32:24Mais économiquement parlant, même les sanctions qui sont imposées à la Russie aujourd'hui
32:29coûtent aussi cher aux producteurs européens et français.
32:34Les prix d'énergie, par exemple.
32:36On s'est privé d'énergie et bon marché russe.
32:38L'Union européenne est payée aujourd'hui deux, trois fois,
32:41je pense que Michel Fayad a même dit, quatre fois plus cher qu'avant.
32:45Donc, il a les coûts de cette guerre.
32:48Il a les coûts aussi en vie humaine.
32:49Et ça, c'est dramatique.
32:50Je trouve, franchement, je conseille à tout le monde de lire ces articles.
32:54C'est très important.
32:55Est-ce que vous partagez cette analyse, Régis Le Saumier ?
32:58Pourquoi la France doit renouer avec la Russie et stopper l'escalade vers la guerre ?
33:01Si ce n'est que je n'ai pas lu ce qu'il y a expressément à l'intérieur.
33:05Je me souviens d'avoir partagé des plateaux au début de la guerre avec Henri Guénaud,
33:11en particulier, qui avait à l'époque écrit une tribune dans le Figaro,
33:15qui s'appelait « Nous marchons à la guerre comme des funambules ».
33:19Et donc, comme des somnambules, pardon, qui reprenaient les propos d'un historien australien
33:25qui expliquait tout l'engrenage qu'il y avait mené à la Première Guerre mondiale
33:29avec ses millions de morts, etc.
33:32Et qu'il y avait dans cette guerre entre Ukraine et Russie
33:36les ferments aussi d'une escalade qui puissent déboucher sur une guerre mondiale.
33:40On sait qu'on est toujours dans ce paradigme.
33:43On peut toujours aboutir à une guerre bien plus large.
33:47Mais qu'au bout de quatre ans de guerre, ce qui est terrifiant,
33:52c'est que j'ai vu les attaques d'un certain Nicolas Tanzère,
33:59qu'on voit sur les plateaux, souvent sur le service public,
34:02des propos remplis de haine, tout simplement parce que
34:06Philippe de Villiers, Henri Guénaud et quelques autres appellent à la paix.
34:11C'est quand même terrifiant.
34:12C'est-à-dire que vous avez aujourd'hui une sorte d'inversion
34:14où envisager autre chose que la guerre et la victoire de l'Ukraine,
34:19parce que c'est ça que souhaitent ces gens,
34:22qui est à mon avis totalement hypothétique et totalement illusoire,
34:30envisager autre chose, c'est forcément être dans le camp de Poutine,
34:34c'est forcément être dans le camp du mal.
34:36Moi, je trouve que cette manière de voir les choses est particulièrement perverse
34:43et qu'il faut aujourd'hui plus de voix qui disent
34:48arrêtons, ou en tout cas essayons de faire les choses.
34:51Aujourd'hui, les Américains sont moins présents.
34:53Il faut quand même noter que Donald Trump a pour le coup été,
34:58tenté plein de fois d'essayer de mettre un terme au conflit.
35:01Aujourd'hui, voyant qu'il n'y arrivait pas,
35:03il a préféré désengager les Etats-Unis.
35:06Et l'Europe, on voit bien ce qui se passe.
35:08L'Europe est en première ligne.
35:09Mais elle n'a ni de stratégie, ni moyen,
35:12à moins de se ruiner intégralement, de continuer cette guerre.
35:16On vient de donner 90 milliards d'euros à l'Ukraine.
35:20Donc vous n'étonnez pas qu'il y ait une campagne de dénigrement de ces points de vue.
35:25Ne vous étonnez pas que vous allez entendre dire que l'Ukraine gagne, etc.
35:29Parce qu'il faut montrer que l'Ukraine est en train de gagner.
35:32Parce qu'on vient de donner 90 milliards.
35:35Et depuis le début de la guerre, on a donné 200 milliards d'euros à l'Ukraine.
35:40Vous connaissez tous les problèmes que traversent notre pays,
35:44que traversent les pays européens.
35:46Il faut quand même regarder les choses en face et se dire
35:48si ce n'est pas à peine perdu qu'on fait ça.
35:51En plus, il y a les affaires de corruption.
35:54Il y a des choses quand même en Ukraine qui ne vont pas.
35:57Arnaud, est-ce qu'il faut renouer avec la Russie ?
35:59Moi, je le dis depuis le début, il faut essayer de trouver une solution de compromis avec la Russie.
36:04On a tout à gagner avant d'avoir de bons rapports avec la Russie.
36:08C'est normal de soutenir l'Ukraine.
36:10Mais ce n'est pas normal de soutenir l'Ukraine sans chercher à trouver un compromis avec la Russie
36:15pour éviter que cette guerre puisse éventuellement dégénérer dans une troisième guerre mondiale.
36:20Alors, si on considère que Poutine est Hitler, alors c'est facile.
36:24Autant rentrer en guerre contre la Russie.
36:27Mais moi, je pense, et je l'ai dit depuis le début, que Poutine n'est pas Hitler.
36:31C'est certes un dirigeant autoritaire.
36:32Mais comme les États-Unis qui ont une zone d'influence,
36:35il veut avoir au moins sa zone d'influence sur les régions russophones de l'Ukraine
36:41si l'Ukraine cherche à se séparer de la Russie
36:45en montant son identité nationale contre la Russie,
36:50en déboulonnant tous les statuts qui commémorent la victoire sur le nazisme
36:55et en honorant des personnages qui ont collaboré avec les nazis.
36:59Donc, évidemment, selon le droit international, la Russie a envahi l'Ukraine.
37:05Mais il y a aussi des explications qui sont des explications géopolitiques,
37:09pour être prudent, où l'Ukraine a, pour employer des expressions animalières,
37:17il y a un ours qui est dangereux et qui veut garder aussi son territoire.
37:21Et disons, c'est quelqu'un qui provoque l'ours en allant cracher sur sa tanière.
37:27Bon, ça provoque nécessairement une réaction.
37:31Je reste prudent.
37:33C'est la Russie qui a envahi l'Ukraine.
37:38Mais enfin, l'Ukraine a quand même, ou le gouvernement ukrainien,
37:41a bombardé aussi, il faut s'en souvenir, les populations russes du Donbass.
37:46Colonel, est-ce qu'il faut renouer avec la Russie ?
37:48Je pense qu'il faut renouer avec la Russie.
37:50J'espère que ce...
37:51Je n'ai pas lu ce JD...
37:54News.
37:54News.
37:55Mais j'espère qu'il appelle à ça, parce que on est...
37:59Plus que ça, parce que c'est dans le sous-titre.
38:01Pourquoi la France doit...
38:02Enfin, ce n'est pas le JD News qui appelle à ça.
38:04C'est Henri Guénaud, Philippe Devilliers, Nicolas Dupont-Aignan et Luc Ferry.
38:07Oui, on est dans...
38:10Il n'y a plus de raisonnement stratégique cartésien, cohérent.
38:15On est dans l'idéologie.
38:17Et alors que tout indique que l'Europe de l'Ouest devrait s'entendre
38:22et profiter des richesses énormes de l'Europe de l'Est qui constitue la Russie,
38:27qui offrirait en outre une ouverture vers l'Asie,
38:30on fait absolument l'inverse.
38:32Et ceci délibérément, mais par idéologie,
38:36non pas à la suite d'un raisonnement stratégique disant
38:39« La richesse est dangereuse, donc il faut l'attaquer, il faut la détruire ».
38:44Non, c'est uniquement de l'idéologie.
38:47Et l'idéologie, ça mène à des catastrophes.
38:51Et là, ce serait quand même une catastrophe que l'Europe...
38:57Il y a déjà un conflit qui est catastrophique
39:00parce que le nombre d'Ukrainien et de Russes
39:02qui sont tués tous les jours dans cette guerre,
39:04c'est inadmissible.
39:06Comme vous l'avez dit à l'instant,
39:09cette guerre, elle a commencé en février 2022.
39:14Oui ? 23 ?
39:1522.
39:1522, oui.
39:1722, mais elle s'explique par tout le raisonnement stratégique
39:22qu'avait fait Poutine avant.
39:24Lui, il avait proposé une entente avec l'Europe de l'Ouest,
39:27mais ça lui a été refusé.
39:28Et du coup, il a vu qu'on militarisait l'Ukraine
39:33et qu'on nazifiait l'Ukraine.
39:36C'est l'Europe qui a facilité la nazification de l'Ukraine.
39:40Et donc, il a dit « je ne peux pas continuer ».
39:43L'Europe n'a pas facilité, elle n'a rien dit,
39:45elle n'a pas protesté.
39:46Mais les nationalistes ukrainiens l'ont fait de leur propre initiative.
39:51Oui, oui, mais ils n'avaient pas besoin d'être poussés.
39:53Mais l'Europe n'a pas réagi.
39:55Et d'ailleurs, je l'ai dit en 2022,
39:58et tout le monde m'est tombé dessus.
40:00Et je n'ai jamais vu, pourtant,
40:02même des centristes,
40:03la moindre réflexion sur ce sujet.
40:07Parfois, ils parlent de corruption, c'est vrai.
40:09Mais ça, c'est quand même un sujet fondamental pour l'Europe.
40:12Ils ne peuvent pas laisser rentrer, disons, l'Ukraine dans le monde européen.
40:15Alors justement, vous faites la transition.
40:16Parce que Nicolas Dupont-Aignan, qui fait partie des signataires,
40:19en a parlé ce matin chez Laurence Ferré.
40:20Je vous propose de l'écouter.
40:23Si l'Ukraine adhère,
40:25la France entre en guerre contre la Russie.
40:26C'est une folie.
40:28Si l'Ukraine adhère,
40:29c'est la ruine de nos agriculteurs.
40:31Et c'est une folie.
40:33Si l'Ukraine adhère,
40:34on va encore dépenser des milliards,
40:36on donne 15 milliards net,
40:38c'est-à-dire qu'on donne 30,
40:39on reçoit 15 pour l'Union européenne.
40:41Et on va faire entrer un pays
40:43où le président n'est pas élu,
40:44où il n'y a plus d'élections depuis deux ans,
40:46et où on honore dans des funérailles nationales
40:48des anciens collaborateurs nazis.
40:50Moi, je ne veux pas de ça.
40:51Et je sais qu'on peut faire la paix.
40:53Alors, il y a eu une réunion au Royaume-Uni cette semaine,
40:56à Londres, autour de Kirstarmer.
40:58Emmanuel Macron a aussi tweeté,
41:01en visioconférence avec nos partenaires nordiques et baltes,
41:04le Danemark, l'Estonie, la Finlande, l'Islande,
41:05la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, etc.
41:08J'ai rappelé la solidarité
41:09et l'engagement constant de la France à leurs côtés.
41:12La Russie est en situation d'échec en Ukraine.
41:15Cela montre que ses prétentions territoriales
41:17et stratégiques sont vaines.
41:18Elle s'obstine pourtant à provoquer ses voisins.
41:20Comment on analyse ça, Xenia ?
41:22Je pense que c'est maman ce qui se passe.
41:25Parce qu'il y a cette analyse
41:27qui est la Russie en échec.
41:28On a entendu Jean-Noël Barrault
41:30qui a dit ça économiquement, militairement.
41:32Mais il y a une autre analyse aussi.
41:34Il faut regarder tous les côtés.
41:37Aujourd'hui, Vladimir Zelensky voit très bien
41:39qu'il n'arrive pas à pousser l'avancement de la Russie.
41:45Il y a des frappes qui sont intensifiées.
41:49Il a besoin d'armement.
41:51Il a demandé aux États-Unis les patriotes.
41:54Les patriotes ne sont pas là pour la livraison
41:56parce que la priorité pour Donald Trump aux États-Unis,
41:58c'est la guerre en Orient aujourd'hui.
42:01Donc, il voit très bien qu'il a besoin de temps.
42:04Et qu'est-ce qu'il fait ?
42:05Il commence cette communication.
42:08Il écrit une lettre à Vladimir Poutine,
42:10une lettre ouverte.
42:12Et il y a tous les médias accidentaux aujourd'hui
42:14qui parlent de la situation
42:16comme si la Russie était un échec en Ukraine.
42:19Mais on ne va pas la Russie retirer de Donbass.
42:22La Russie continue chaque jour.
42:24Donc, en fait, rien n'a vraiment changé
42:27sauf la position de la communication
42:30de Vladimir Zelensky, des partenaires européens.
42:35Aujourd'hui, ils sont imposés,
42:36ils sont en train d'essayer d'imposer
42:38certaines conditions à la Russie.
42:39Les conditions que la Russie, a priori,
42:41ne peut pas accepter.
42:43Donc, c'est quoi l'intérêt de commencer les négociations
42:45déjà par les points qui sont les lignes rouges pour la Russie ?
42:49C'est pour ça, en Russie,
42:51tout ça, c'est vu plutôt comme tentative
42:53de, encore une fois, gagner le temps
42:55pour renforcer l'armée ukrainienne.
42:58Parce que ce que cherche la Russie,
42:59ce que Vladimir Poutine a dit à plusieurs reprises,
43:01c'est une paix durable.
43:03Et c'est assurance que l'Ukraine ne va pas essayer
43:07de reprendre les territoires,
43:09de reprendre Donbass, de crimine,
43:10de recommencer les frappes,
43:12ce qui est intéressant aujourd'hui.
43:13Il va y avoir du travail pour les diplomates
43:16parce que l'Ukraine veut peut-être
43:17des garanties de sécurité.
43:19Mais la Russie aussi veut des garanties de sécurité.
43:21Comme le génial a dit,
43:23elle ne voudra pas qu'une fois que l'armée ukrainienne
43:25aura des centaines de millions de drones,
43:27que ça recommence un peu comme la France
43:30avec l'Allemagne pour l'Alsace-Lorraine.
43:32C'est-à-dire, il faut que le diplomate
43:35travaille ardemment pour trouver une paix
43:37qui puisse durer et qui satisfasse
43:39la Russie et les Ukrainiens.
43:41Ça, ça va être très compliqué.
43:43Ça va durer très longtemps.
43:43Alors, Kerstamer, qui a créé cette réunion autour de lui
43:46au Royaume-Uni, a tweeté,
43:47« Notre soutien à l'Ukraine est inébranlable.
43:49Nous resterons aux côtés de l'Ukraine
43:50aussi longtemps qu'il le faudra.
43:52La sécurité de l'Ukraine et la sécurité de l'Europe colonnelle. »
43:55Est-ce qu'on peut imaginer,
43:56un instant en cas de cesser le feu,
43:58le déploiement de troupes françaises
44:00et pourquoi pas anglaises
44:03entre Ukrainiens et Russes ?
44:04Et qu'est-ce qui se passe en cas de reprise du feu ?
44:06Non, moi, je ne pense pas que ce soit une solution.
44:10On peut imaginer tout ce qu'on veut.
44:13C'est la solution proposée par Emmanuel Macron.
44:15Oui, je sais, mais je ne crois pas
44:16qu'elle soit réaliste et qu'elle soit applicable
44:18et que la Russie l'acceptera.
44:21Il faut, effectivement,
44:23il faut mettre un terme à ce conflit.
44:26Mais tant qu'on ne voudra pas reconnaître
44:28les impératifs de sécurité de la Russie,
44:32on n'arrivera pas à trouver une solution.
44:34C'est pour ça qu'il faut que...
44:37Et si vous voulez, moi, je pense que les Européens,
44:39les dirigeants européens,
44:42sont en perte de vitesse à l'intérieur de leur pays,
44:45sont plus soutenus par la population
44:47et donc leur seule façon d'exister,
44:51c'est de pousser à cette guerre contre la Russie.
44:55Mais ça, c'est dramatique,
44:56parce que, je le répète,
44:57ça fait tuer des Ukrainiens et des Russes tous les jours
45:00et il n'y a pas de solution comme ça.
45:05La Russie ne peut pas être défaite sur le terrain
45:08et elle peut augmenter sa pression.
45:12Pour le moment, elle semble ne pas augmenter,
45:16mais je pense qu'elle se prépare
45:17à augmenter sa pression sur les forces ukrainiennes
45:21pour peut-être aller jusqu'à Odessa.
45:23Donc, on n'a pas intérêt à ne pas reconnaître
45:29les intérêts stratégiques de la Russie basiques,
45:36qui est que la Russie veut ne pas être menacée
45:41par des missiles depuis l'Ukraine.
45:43En outre, au sein de l'Ukraine,
45:45je reviens à cette nazification,
45:46c'est vrai que l'Europe ne l'a pas facilité,
45:48mais effectivement, elle n'a rien dit.
45:50Et ça, c'est une crainte également,
45:52parce que ces gens-là sont vraiment fanatiques.
45:58Et donc, les nazis ukrainiens sont fanatiques
46:04et c'est eux qui entretiennent cette hostilité
46:06contre la Russie.
46:08Enfin, c'est eux.
46:09Il y a tout un bloc qui fait ça.
46:11Mais je veux dire, ces nazis ne sont pas raisonnables
46:14et donc, il est difficile de s'entendre avec eux.
46:18Mais je pense, moi, que...
46:20Mais vous parlez de...
46:21Vous parlez de qui, exactement ?
46:22Il parle de nationalistes qui l'appellent nazis.
46:25C'est plutôt des nationalistes qui honorent des personnages
46:28qui ont collaboré avec les nazis, pour être précis.
46:30Oui, avec Bandera et compagnie.
46:32Mais non, moi, je pense que l'Ukraine est à bout.
46:39Si l'Europe...
46:40Parce que maintenant, c'est l'Europe qui soutient...
46:42Les États-Unis se sont retirés, pratiquement.
46:45Actuellement, c'est l'Europe qui soutient l'Ukraine.
46:47Si l'Europe ne soutenait pas l'Ukraine,
46:49l'Ukraine serait complètement écrasée par la Russie.
46:53Donc, il faut trouver une solution raisonnable
46:59qui respecte les intérêts des uns et des autres.
47:01Vous avez 10 secondes pour rappeler ce que vous vouliez rappeler, Régis Lossonnier.
47:04Non, je voulais rappeler qu'aujourd'hui, nous sommes le 10 juin.
47:07Ça fait 1568 jours que la guerre a commencé.
47:12À reprise, si on considère qu'elle a démarré en 2014.
47:16Et que c'est la durée de la Première Guerre mondiale.
47:18Donc, on est en train de dépasser la durée de la Première Guerre mondiale
47:23avec la guerre en Ukraine.
47:24Merci à tous les quatre.
47:25Je rappelle donc la une du JD News cette semaine.
47:27Guerre en Ukraine, l'appel au sursaut.
47:29Avec Henri Guénaud, Philippe Devilliers, Nicolas Dupont-Aignan et Luc Ferry.
47:33On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle heure interne de 100% politique.
47:36Tout de suite, Mickaël Dorian.
47:37Très belle soirée sur CNews.
47:38Sous-titrage Société Radio-Canada
47:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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