00:00Mépris. Mépris, manque d'empathie, voire sadisme.
00:04Je l'ai même écrit sur une plateforme sociale.
00:06Le sadisme, c'est jouir de la souffrance des autres
00:09ou du moins l'écartir d'un revers et la disqualifier.
00:12Non, on a le droit d'être en colère.
00:14Il y a parfois des saintes colères.
00:16Et M. Macron a oublié qu'il est le protecteur de tous les Français,
00:19un peu le père de la nation.
00:20Donc, au moins, qu'il laisse les gens pousser ce cri de colère et de douleur.
00:27Et je me souviens aussi, je me suis tout de suite souvenu de Naël.
00:29Il a été le premier à disqualifier le policier.
00:32Alors là, pour le coup, pas de présence de fond.
00:34Là, pour le coup, il a fait de la démagogie.
00:36Il avait été interrogé en déplacement à Marseille.
00:38Ah oui, alors là, ils ont tous mis le genou à terre.
00:40Ils ont tapé sur la police et ils ont presque donné un blanc-seing pour les émeutes.
00:44Presque.
00:45Et là, on a mis en taule quand même en garde à vue une réalisatrice
00:48qui a eu le malheur de défense des enfants au ministère de la Justice.
00:52André Abescon, qui a manifesté devant le ministère de la Justice,
00:55qui a passé une nuit en garde à vue.
00:58On voit cette mobilisation des Français, mobilisation lors de marche blanche,
01:04mobilisation également devant les tribunaux.
01:07C'est le peuple qui exprime sa colère ?
01:09Oui, sans filtre politique, sans intermédiaire, sans corps constitué.
01:14D'ailleurs, ça pose une question sur le rôle de notre classe politique.
01:17Parce que ce n'est pas une découverte.
01:20On découvre que l'État est corrompu au sens de malade.
01:24Il y a une corruption là-dedans.
01:26Monsieur Macron a parlé de dysfonctionnement.
01:28C'est indécent.
01:29C'est au moins un fiasco.
01:30On est face à une affaire Dreyfus où du sang contaminé 2.0.
01:33C'est quand même un truc énorme.
01:35Et vous avez la population qui sort.
01:37D'ailleurs, beaucoup plus de femmes que d'hommes, ça je n'arrive pas à l'interpréter.
01:40Bon, c'est que le début.
01:41Et j'espère que ce sera utile, enfin, pour qu'on change de route, quand même.
01:47On change de parcours.
01:48Une société comme la société française, mais d'autres, tient parce qu'il y a un contrat.
01:54C'est-à-dire qu'on paye des impôts.
01:57Et avec ces impôts, il y a une justice, il y a une police.
02:00Voilà, c'est le contrat.
02:01Bon, est-ce qu'il y a un risque de rupture du contrat ?
02:04La justice, on a des doutes.
02:06Il ne devrait pas y avoir de doutes.
02:08Mais il y a des doutes, de fait, il y a des doutes sur son efficacité et parfois sur son
02:12impartialité.
02:13La police, on n'a pas des doutes sur ses intentions, mais on a des doutes sur les moyens de
02:18la police.
02:18Je disais à 7h30, il faut se souvenir de ce qui s'est passé en 2023 pendant les émeutes,
02:22quand on appelait le 17, ça ne répondait pas.
02:24Et pour cause, les policiers étaient attaqués.
02:26Donc, ça veut dire que la police ne pouvait plus protéger.
02:30On ne leur donnait pas les moyens de protéger.
02:32Est-ce qu'il y a un risque de rupture de ce contrat, selon vous ?
02:36Et on écoutera Thomas Bonnet sur ce contrat.
02:37Comme un tendon dans un muscle de quelqu'un de plus de 40 ans qui fait du sport de temps
02:41en temps,
02:42il est prêt à exploser.
02:43Il est très distendu.
02:45Il est très distendu.
02:46Parce qu'effectivement, les gens continuent à payer les impôts et continuent à obéir.
02:50Le contrat sera vraiment rompu quand les gens arrêteront de payer l'impôt,
02:54l'assentiment aux impôts et l'obéissance.
02:55Dans l'histoire de France, depuis toujours.
02:57Mais les gens n'y croient plus.
02:58D'ailleurs, ça se voit.
03:00Mais malheureusement, nos non-politiciens ne veulent pas regarder la société telle qu'elle est.
03:04Ils veulent la juger.
03:04Comme le fait M. Macron, là, depuis l'Olympe.
03:07Les gens ne veulent plus travailler.
03:08J'exagère beaucoup.
03:09Vous avez une abstinence au travail.
03:11Vous avez une abstinence à la natalité.
03:14Les gens ne croient plus dans le pays.
03:15Il y a un rapport qui s'est relâché avec le travail.
03:17Effectivement, depuis une quarantaine d'années,
03:18on vous explique qu'il n'y a pas besoin de travailler pour gagner de l'argent, forcément.
03:20Vous avez du départ des meilleurs d'entre nous.
03:22Les forces vives.
03:23Les travailleurs, les gens dynamiques, ils partent en Suisse, à Dubaï, aux Etats-Unis.
03:27Donc, vous avez quand même des signaux faibles.
03:29Bon, il ne faut pas être prix Nobel de sociologie, pour le savoir.
03:32Mais nos chefs ne veulent pas.
03:33Parce qu'ils sont dans une espèce de bulle de confort.
03:38Parce qu'ils aiment tellement juger ce petit peuple qui va vers les...
03:43Là, il a failli dire l'extrême droite.
03:45Parce qu'il a dit la démagogie, ça veut dire quoi ?
03:47Ça veut dire l'extrême droite.
03:48Donc, en gros, si vous vous plaignez, vous faites le jeu de l'extrême droite.
03:52Thomas Bonnet.
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