- il y a 2 jours
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:11Bonsoir, bonsoir à tous. Bienvenue dans 60 Minutes.
00:00:14Le gouvernement sous pression ce soir après la mort de Liana.
00:00:17Des ministres sur le grill, une réunion d'urgence à Matignon, des manifestations.
00:00:21Ce soir encore, on sera sur place évidemment dans quelques instants.
00:00:24On écoutera aussi la charge, le réquisitoire même de l'avocat de la famille de Liana.
00:00:29Il dénonce le manque de moyens partout aujourd'hui dans la justice.
00:00:33Témoignage très fort, vous l'entendrez.
00:00:35On sera aussi avec l'avocat de la mère de Rosa.
00:00:37Rosa, vous vous souvenez peut-être, c'est de cette petite fille de 11 ans
00:00:40dont la plainte pour viol contre Jérôme Barrella est restée quasiment lettre morte pendant 9 mois.
00:00:45Aujourd'hui, cette famille porte plainte contre l'État et contre le garde des Sceaux, le garde des Sceaux, pardon,
00:00:52Gérald Darmanin.
00:00:52Et puis, justement, les premières réponses du gouvernement, la perpétuité pour les violeurs d'enfants récidivistes.
00:00:58Des délais plus courts également pour traiter ces affaires.
00:01:00Mais comment faire sans moyens supplémentaires ?
00:01:02On posera la question à la ministre qui, justement, porte ce projet de loi, Aurore Berger.
00:01:0660 minutes, soyez tous les bienvenus, c'est parti.
00:01:113 000 personnes étaient hier, place Vendôme, devant la chancellerie,
00:01:15pour dénoncer le fiasco judiciaire dans l'affaire Liana.
00:01:20La pression qui ne retombe pas, les deux ministres qui vont être auditionnés dans quelques minutes
00:01:24par les membres de la commission des lois ici du Sénat.
00:01:29Je crains que dans l'affaire Liana, il y ait eu une défaillance des services déparqués.
00:01:36Il y a eu des dysfonctionnements dans l'affaire Liana, mais aussi dans le traitement de la plainte de la
00:01:40petite Rosa.
00:01:41Il a 11 ans, sa mère porte plainte contre l'État pour fautes lourdes.
00:01:46La justice, il n'a pas fait son travail.
00:01:49Il y a des fautes humaines derrière ce drame.
00:01:51Des enquêteurs et des magistrats qui sont totalement désinvestis, partisans du moindre effort.
00:01:56Matignon annonce donc des mesures.
00:01:59Allez, s'il vous plaît.
00:02:00Il vous sera proposé de débattre, s'il vous plaît, et de porter de 20 ans à la perpétuité
00:02:07pour les crimes sexuels commis contre les mineurs.
00:02:10Est-ce que Sébastien Lecarnu, dans le peu de temps qu'il lui est imparti, va enclencher
00:02:14cette révolution qu'attendaient les féministes depuis des années ?
00:02:19Je signé Jérémy Paire, Manuela Braune.
00:02:22Un petit aperçu de cette journée où le gouvernement a passé la journée sur le grill.
00:02:26Il, réunion de crise à Matignon, audition à l'Assemblée, au Sénat.
00:02:30L'affaire Liana, est-elle en train de devenir une affaire d'État ?
00:02:33C'est la question qu'on va se poser ce soir avec vous, Alain Dehamel.
00:02:36Bonsoir.
00:02:36Bonsoir.
00:02:37Éditorialiste politique à BFM TV.
00:02:38À vos côtés, notre consultant police-justice, Dominique Rizet.
00:02:42Bonsoir.
00:02:42Bonsoir, Manu.
00:02:42Soyez le bienvenu également.
00:02:44Frédéric Péchenard, bonsoir.
00:02:45Vous êtes l'ancien patron de la police, ancien directeur général de la police.
00:02:48Aujourd'hui, vice-président de la région Île-de-France en charge de la sécurité et de l'aide aux
00:02:52victimes.
00:02:53À vos côtés, Violaine de Philippi-Sabbat, bonsoir.
00:02:55Bonsoir.
00:02:56Avocate au barreau de Paris et auteure de Classé sans suite, publié chez Payot.
00:03:01On va d'abord aller sur le terrain après les manifestations importantes d'hier.
00:03:0460 000 personnes dans toute la France.
00:03:05Nouvelle marche blanche aujourd'hui.
00:03:07Cette fois-ci, en Charente-Maritime, sur la commune de Saint-Jean-d'Angeli.
00:03:11Vous êtes sur place, Suzy Bernard-Mengus.
00:03:14Cette fois, ce sont les grands-parents de Liana qui appellent à lui rendre hommage.
00:03:20Tout à fait, car les grands-parents habitent juste à côté de Saint-Jean-d'Angeli.
00:03:24C'est donc eux qui ont organisé cette marche blanche.
00:03:27Ils sont présents à l'avant du cortège avec également la tante de Liana qui a tenu à être ici.
00:03:32Alors là, nous déambulons devant le centre-ville depuis les alentours de 18 heures puisque la marche est partie de
00:03:37la mairie.
00:03:37Nous allons ensuite rejoindre un collège devant lequel se tiendra un discours de la part de la tante de Liana.
00:03:43Puis une minute de silence et enfin, nous finirons le parcours pour rejoindre le plan d'eau car c'est
00:03:47ici que Liana apprécie passer ses vacances.
00:03:50Je suis avec Jean-François. Bonjour.
00:03:52Pourquoi est-ce que c'était important de venir ici aujourd'hui ?
00:03:55Je me sentais obligé de venir pour soutenir la famille et la petite fille, Liana, qui n'aurait jamais dû
00:04:03disparaître.
00:04:05C'était... Qu'est-ce que ça vous a fait quand vous avez appris cette nouvelle de...
00:04:10C'est l'erreur de justice, voilà, et de l'État.
00:04:14Moi, j'espère qu'ils vont tous... qu'ils seront tous sanctionnés.
00:04:17C'est la question, c'est qu'est-ce qu'on attend de cette marche blanche ?
00:04:20On a l'impression qu'aujourd'hui, les gens qui sont là ne sont pas seulement là pour rendre hommage,
00:04:23mais aussi exprimer peut-être un ras-le-bol. Est-ce que c'est votre cas ?
00:04:26Oui. La justice.
00:04:28Qu'est-ce que vous lui reprochez peut-être à la justice ?
00:04:30Que ce monsieur-là, il y avait cinq plaintes derrière lui et qu'on l'ait laissé faire ce qu
00:04:35'il voulait.
00:04:36Ben voilà, la petite fille, aujourd'hui, elle sera encore en vie.
00:04:40Voilà, c'est un discours qu'on a attendu de la part de plusieurs personnes.
00:04:43C'est ce sentiment d'injustice qui est présent ici dans cette marche blanche.
00:04:47Merci, Suzy, avec Corentin Guistot, donc en Charente-Maritime.
00:04:51Journée marquée également, je vous disais il y a quelques instants, par les mots d'un avocat.
00:04:55Le réquisitoire d'un avocat, c'est l'avocat de la famille de Liana.
00:05:00Il prend la parole pour la première fois depuis que le corps de Liana a été retrouvé il y a
00:05:04quelques jours.
00:05:04C'était aujourd'hui à Florence, dans le Gers.
00:05:06Vous êtes sur place, Mathéo Rivière.
00:05:08Un réquisitoire contre les moyens accordés à la justice.
00:05:14Oui, c'est un avocat ému qui s'est exprimé aux côtés du maire de Florence.
00:05:18Une déclaration officielle au nom des parents de Liana.
00:05:21En portant leur voix, il a d'abord remercié citoyens forceux de l'ordre pour leur mobilisation
00:05:26dans le but de retrouver le corps de Liana lors de sa disparition.
00:05:30Remercier la mairie qui les a accompagnés depuis le début de ce drame
00:05:33et puis saluer le travail d'enquête effectué par le Parquet d'Auches.
00:05:36Et c'est peut-être là le plus important.
00:05:38Sur un ton ferme, il a affirmé qu'en étant le seul à avoir accès au dossier,
00:05:42c'était un non-sens de renvoyer la faute sur la justice.
00:05:45Il déplore le manque de moyens accordés par l'État.
00:05:47Écoutez.
00:05:49Comment cela a pu arriver ?
00:05:50Par ma voix, cette famille endeuillée souhaite envisager les véritables responsabilités.
00:05:55Celles des moyens qu'on accorde à la justice et à leur efficacité.
00:05:59Car oui, monsieur le président, c'est le vrai cœur du problème.
00:06:02J'ai vu des gendarmes, des policiers, des magistrats et des greffiers
00:06:06crouler sous les piles de dossiers à traiter.
00:06:08J'ai vu les mêmes se battre pour des post-it ou des ramettes de papiers.
00:06:12On en est là.
00:06:13J'ai vu des décisions de justice qui n'étaient pas appliquées,
00:06:16faute d'avoir du personnel pour pouvoir le faire.
00:06:19J'ai vu des experts refuser leur mission car ils avaient trop de travail.
00:06:23J'ai vu des rapports d'expertise être rendus six mois après qu'on les avait demandés.
00:06:28J'ai vu des instructions judiciaires pour viol durer des années
00:06:31car il n'y a pas assez de juges, pas de place en audience.
00:06:34Je le dis en toute franchise, si la vie de justice avait eu plus de moyens,
00:06:38ce drame et tous les autres auraient pu être évités.
00:06:41Que chacun prenne ses responsabilités, y compris au plus haut sommet de l'État
00:06:45et qu'on ne s'y trompe pas.
00:06:47Combien faudrait-il de l'IANA pour que nous soyons enfin entendus ?
00:06:51L'avocat de la famille qui a conclu ses propos en rappelant une date importante,
00:06:56les obsèques de l'IANA qui auront lieu vendredi à 14h30 au cimetière de Florence.
00:07:01Merci Mathéo.
00:07:02L'avocat de la famille qui dit donc oui, c'est bien une question de moyens,
00:07:04contrairement à ce qu'a pu dire il y a quelques jours Emmanuel Macron
00:07:07qui avait dit je ne veux pas entendre parler de moyens dans cette affaire.
00:07:11On posera la question tout à l'heure à Aurore Berger, ministre chargée de porter cette loi
00:07:15qui est censée tirer les leçons de l'affaire Liana, au vu des réactions Alain de Vamel,
00:07:20des appels à la démission de Gérald Darmanin, du fait que cette affaire aujourd'hui
00:07:23est en train de prendre le pas sur tout le reste dans la classe politique.
00:07:25Est-ce que vous considérez que c'est une affaire d'État ou un scandale d'État ou rien de
00:07:30tout ça ?
00:07:30Un scandale d'État, ce n'est pas l'expression que j'utiliserais.
00:07:35En revanche, une affaire d'État, dans la mesure où tous les Français se sentent concernés,
00:07:40dans la mesure où chacun a son avis sur ce qui vient de se passer,
00:07:45sur les réactions qu'on a pu entendre, sur le comportement de la famille
00:07:50qui est d'ailleurs un comportement très honorable.
00:07:55Oui, de ce point de vue, ça concerne bien sûr l'État.
00:08:01Quand il y a tant de temps qui a été perdu, par exemple,
00:08:05bien sûr que ça concerne l'État, mais ça concerne aussi l'ensemble des Français.
00:08:10Donc c'est une affaire, ça n'est pas un fait divers.
00:08:15C'est plus que ça.
00:08:15C'est beaucoup plus que ça.
00:08:17C'est à la fois un symbole et un sujet de préoccupation quand même.
00:08:23Parce que derrière ça, première question à se poser,
00:08:26c'est qu'est-ce qu'on peut faire pour essayer d'éviter ce genre de choses ?
00:08:30Et on va en parler dans quelques instants, parce qu'il y a eu deux mesures
00:08:33qui ont été annoncées déjà aujourd'hui.
00:08:35Est-ce que Frédéric Péchenard, vous faites partie des gens qui disent aujourd'hui
00:08:38« moi aussi je suis en colère » ?
00:08:41Je ne suis pas en colère, je suis comme finalement l'ensemble des Français.
00:08:45Je suis abattu, je suis triste.
00:08:48Vous savez, on a tous des enfants, des petits-enfants,
00:08:50et on se met tellement facilement à la place de la famille.
00:08:53Moi, j'ai passé plus de 10 ans à la brigade criminelle,
00:08:57j'ai enquêté sur à peu près 400 homicides.
00:09:00Les homicides qui vous marquent, ce sont les homicides sur les enfants.
00:09:03Parce qu'un enfant, il ne doit pas mourir.
00:09:05Donc, je ne veux pas dire que je sois en colère, je suis triste.
00:09:09Et je vois bien que dans la colère qu'on peut ressentir aujourd'hui en France,
00:09:13dans les difficultés qu'on est en train de traverser,
00:09:15et je partage votre avis, c'est vraiment une affaire très importante,
00:09:18une affaire d'État,
00:09:20finalement, on se sent tous concernés,
00:09:22concernés au plus profond de nous-mêmes.
00:09:26Parce que le meurtre d'un de ses enfants,
00:09:28quand vous avez des enfants, vous savez que tout est supportable,
00:09:30sauf ça.
00:09:31Voilà, ça c'est vraiment la première chose qu'il y a à dire.
00:09:36Pardon, Violaine de Philippi-Sabbat,
00:09:38vous avez entendu les mots de Gérald Darmanin
00:09:40depuis le début de cette affaire qui dit
00:09:42ce n'est pas une question de moyens,
00:09:43ce que dit Emmanuel Macron aussi,
00:09:44c'est une question de dysfonctionnement des circulaires
00:09:47qui n'ont pas été appliquées,
00:09:49comme elle aurait peut-être dû l'être,
00:09:51des défaillances,
00:09:52peut-être la procureure Doche qui n'a pas montré assez de rapidité,
00:09:55les gendarmes qui n'ont pas entendu assez vite les victimes précédentes,
00:09:59vous vous en dites quoi ?
00:10:00Je pense que c'est une forme de rattrapage politique,
00:10:02ou en tout cas de tentative de rattrapage,
00:10:05plutôt que d'accuser l'institution,
00:10:07dont ils sont en partie responsables,
00:10:08ils vont aller pointer des responsabilités individuelles,
00:10:11notamment potentiellement celles de la procureure Doche,
00:10:13alors qu'en réalité,
00:10:14M. Darmanin savait très bien,
00:10:16notamment à l'aune de différents rapports,
00:10:19que ce qu'il appelle des dysfonctionnements
00:10:21sont en réalité des graves défaillances du système,
00:10:24notamment en termes budgétaires,
00:10:25de moyens humains mais aussi matériels,
00:10:27pour conduire les enquêtes.
00:10:28Vous avez la certitude que si on mettait
00:10:322 milliards, 3 milliards en plus,
00:10:33c'est ce que réclament par exemple
00:10:34les associations aujourd'hui féministes,
00:10:37cette affaire ne serait pas arrivée ?
00:10:38En tout cas, j'ai la certitude
00:10:39que ce qui s'est passé pour l'IANA
00:10:41n'est malheureusement pas un cas
00:10:44qui peut être isolé,
00:10:46c'est-à-dire que ça peut se reproduire demain,
00:10:48puisque aujourd'hui, moi,
00:10:49ce que je vois quand je vais en audition,
00:10:51quand je parle à des parquets,
00:10:53c'est qu'ils et elles sont débordés,
00:10:54qu'en France,
00:10:56on n'a que 11 procureurs
00:10:57pour 100 000 habitants,
00:10:58alors que la médiane européenne
00:11:00est bien plus élevée,
00:11:01ça donne à peu près 2 000 dossiers
00:11:03à superviser par procureur,
00:11:05est-ce qu'un humain ou une humaine
00:11:07peut vraiment faire tout ça ?
00:11:09Je veux dire, c'est impossible.
00:11:10Dominique Rizet,
00:11:11je sais que vous êtes consultant
00:11:12et vous êtes soumis
00:11:13à une forme d'obligation de neutralité,
00:11:14mais je sais qu'aussi,
00:11:16vous n'hésitez pas quand il le faut
00:11:18à pousser des coups de gueule.
00:11:18Est-ce que vous êtes un journaliste
00:11:21en colère dans cette affaire ou pas ?
00:11:22Oui, moi, je suis en colère.
00:11:24Je suis en colère parce qu'on a
00:11:25deux affaires différentes,
00:11:27avec des avocats qui ont des positions
00:11:29différentes, mais c'est normal
00:11:30parce que l'avocat de l'IANA,
00:11:32c'est quelqu'un qui a pris ce dossier
00:11:34il y a 10 jours,
00:11:35au moment de la disparition de l'IANA
00:11:36et de la découverte de son corps
00:11:38et qui, quand il parle,
00:11:40dit des enquêteurs
00:11:41qu'ils ont fait un boulot magnifique
00:11:43parce qu'ils ont réussi,
00:11:44en trois ou quatre jours,
00:11:46à retrouver l'IANA,
00:11:48à confondre celui qui est l'auteur présumé
00:11:50et à le faire placer en détention.
00:11:52Et de l'autre côté,
00:11:54on a l'avocat de Rosa
00:11:55qui lui parle d'une autre histoire,
00:11:58d'une histoire qui remonte
00:12:00dans le temps un an et demi en avant
00:12:01où on n'a pas détecté
00:12:04un violeur d'enfant
00:12:06qu'on ne l'a pas convoqué,
00:12:08que la justice a mis un peu de temps
00:12:10à traîner,
00:12:11que les enquêteurs ne l'ont pas questionné.
00:12:13Donc on a deux dossiers différents.
00:12:15Mais finalement,
00:12:17l'affaire Liana
00:12:18est peut-être la conséquence
00:12:20de l'affaire de la petite Rosa
00:12:21parce que si cet homme
00:12:22avait été mis hors de nuire,
00:12:25et quand je dis hors de nuire,
00:12:26c'est soit placé en détention provisoire,
00:12:28soit même entendu par les enquêteurs
00:12:30et qu'il ait eu froid dans le dos
00:12:32en se disant
00:12:33« je ne vais pas me faire remarquer,
00:12:34je vais rester chez moi,
00:12:35je ne vais plus bouger »,
00:12:35eh bien il n'y aurait peut-être pas
00:12:37une affaire Liana aujourd'hui.
00:12:38Je dis peut-être,
00:12:39je n'en suis pas sûr.
00:12:40Mais oui,
00:12:40moi je suis en colère
00:12:41parce que je trouve
00:12:42qu'il y a des dysfonctionnements
00:12:44et qu'il faut absolument
00:12:47que la commission d'enquête parlementaire
00:12:50dénoue toute cette affaire.
00:12:52L'enquête administrative,
00:12:53pour l'instant.
00:12:53L'enquête administrative,
00:12:54résultat le 19 juin.
00:12:56Je voulais l'enquête administrative.
00:12:57Vous êtes en train de demander
00:12:58une commission d'enquête parlementaire.
00:12:59Et pourquoi pas ?
00:13:00Et pourquoi pas ?
00:13:01Ça arrivera peut-être.
00:13:02Et que derrière,
00:13:03des avocats,
00:13:04des avocates comme Violaine,
00:13:06fassent des propositions,
00:13:07disent « nous on a des dossiers,
00:13:08on a ça, on a ça »
00:13:10et on propose telle et telle chose.
00:13:11Et surtout,
00:13:12qu'on trouve des solutions
00:13:13pour éviter que ça ne se reproduise.
00:13:14Et on en parlera
00:13:15des premières solutions
00:13:16dans quelques instants.
00:13:17Avec Aurore Berger,
00:13:18ces deux solutions
00:13:19mises sur la table
00:13:20par le gouvernement
00:13:20qui dit qu'il y en aura d'autres
00:13:22dans les jours qui viennent.
00:13:23Alain Dehamel,
00:13:23est-ce que la responsabilité
00:13:24de Gérald Darmanin,
00:13:25ancien ministre de l'Intérieur
00:13:26aujourd'hui,
00:13:27garde des Sceaux,
00:13:28est pour vous engagé
00:13:30dans cette affaire ?
00:13:31Il s'est défendu
00:13:32hier soir sur ce plateau
00:13:33face aux Français
00:13:34avec Maxime Switek
00:13:36en disant
00:13:36« je suis le premier,
00:13:38désolé par cette situation,
00:13:39j'ai des enfants,
00:13:39je me fais engueuler
00:13:40sur les marchés
00:13:41dans ma ville,
00:13:42mais je n'aurais pas pu
00:13:44changer ça
00:13:44parce que ce sont
00:13:45des dysfonctionnements
00:13:46et pas une défaillance
00:13:48générale du système judiciaire. »
00:13:50Écoutez,
00:13:50j'ai trouvé que
00:13:52sa réaction
00:13:53était quand même
00:13:54très minimaliste
00:13:56face à une affaire
00:13:57qui touche tout le monde.
00:14:00Il ne s'agit pas de dire
00:14:02« c'est de la faute
00:14:03de Gérald Darmanin »
00:14:04si ça s'est passé.
00:14:05Évidemment,
00:14:06ce n'est pas de sa faute.
00:14:07Mais il se trouve
00:14:08qu'il est
00:14:10le garde des Sceaux,
00:14:11qu'il est à la tête
00:14:12de l'administration judiciaire,
00:14:15que c'est à lui
00:14:16de réagir.
00:14:17et j'ai trouvé
00:14:19que sa réaction,
00:14:20enfin bon,
00:14:21je l'ai déjà dit,
00:14:22mais c'est vraiment
00:14:23ce que je pense
00:14:25instinctivement.
00:14:26Quand il y a une affaire
00:14:27qui est tellement choquante
00:14:29et tellement choquante
00:14:30justement parce qu'effectivement
00:14:31elle concerne un enfant,
00:14:33quand il y a une affaire
00:14:34tellement choquante,
00:14:35je trouve que
00:14:37on propose sa démission.
00:14:39Ça ne veut pas dire
00:14:39qu'elle sera forcément acceptée.
00:14:41Il devrait dire
00:14:42« j'ai proposé ma démission
00:14:43à Emmanuel Macron ».
00:14:43Je suis persuadé
00:14:44que dans un régime parlementaire,
00:14:46c'est-à-dire tout le reste
00:14:47de l'Europe,
00:14:47sauf nous,
00:14:48qui avons un régime présidentiel,
00:14:50dans un régime parlementaire,
00:14:51le ministre aurait proposé
00:14:53cette démission.
00:14:53Mais vous l'avez entendu,
00:14:54Gérard Labrador,
00:14:55parce que la question
00:14:55lui est posée.
00:14:56On l'a lui aurait demandé.
00:14:56Voilà,
00:14:57mais la question,
00:14:57elle lui est posée,
00:14:58et c'est vrai qu'on l'a beaucoup
00:14:59vu ces derniers jours,
00:15:00et il dit « je suis le premier ministre
00:15:02à m'excuser pour une affaire.
00:15:04Ça n'était pas arrivé
00:15:05depuis Outreau. »
00:15:07S'excuser,
00:15:08c'est insuffisant.
00:15:09Et je voudrais d'ailleurs
00:15:09préciser le chiffre
00:15:10que je vous ai donné tout à l'heure.
00:15:11C'est 3,18 procureurs
00:15:13pour 100 000 habitants en France.
00:15:14Donc c'est vraiment très peu.
00:15:15Là où la moyenne
00:15:16chez nos voisins est à 11.
00:15:17C'est 11,2 pour 100 000.
00:15:19J'ai arrondi, pardon,
00:15:20pour les 11,2 procureurs.
00:15:22Je ne sais pas ce que c'est
00:15:22qu'un 0,2 procureur.
00:15:24on découvre peut-être.
00:15:25Mais une circulaire,
00:15:26ça ne suffit pas,
00:15:27puisqu'aujourd'hui,
00:15:27dans notre dispositif légal,
00:15:29il n'y a pas d'obligation
00:15:30d'ouvrir des enquêtes rapides
00:15:31avec un minimum
00:15:32d'actes d'investigation
00:15:33après une plainte.
00:15:33Je vous interromps
00:15:34puisqu'on voit là
00:15:35les images de Saint-Jean d'Angélie,
00:15:37Charente-Maritime.
00:15:38Une partie de la famille de Liana
00:15:39est réunie ce soir,
00:15:40ses grands-parents,
00:15:41sa tante,
00:15:42tante qu'on avait déjà vue
00:15:43lors de la marche blanche
00:15:45le week-end dernier,
00:15:47à Florence.
00:15:48Il s'apprête à prendre la parole
00:15:49ce soir et on va l'écouter.
00:15:51Pour rendre hommage
00:15:52à notre petite Liana,
00:15:54son départ nous a profondément
00:15:56bouleversés
00:15:56et elle nous manque terriblement.
00:15:59son sourire,
00:16:00sa présence,
00:16:01sa douceur
00:16:02et tous les sourires
00:16:03qu'elle nous laisse
00:16:04resteront à jamais gravés
00:16:05dans nos cœurs.
00:16:07Nous ne l'oublierons jamais.
00:16:09Son amour
00:16:10et la joie
00:16:11qu'elle nous a apportée
00:16:12dans nos vies
00:16:13continueront de vivre
00:16:15à travers de chacun
00:16:16de nous.
00:16:18Nous voulons également
00:16:19remercier sincèrement
00:16:21toutes les personnes
00:16:22présentes,
00:16:23votre soutien,
00:16:24votre affection,
00:16:26votre présence.
00:16:27À nos côtés,
00:16:27nous apporte
00:16:28beaucoup de réconfort.
00:16:30Merci d'être ici
00:16:31aujourd'hui
00:16:32pour honorer sa mémoire.
00:16:34Liana,
00:16:36tu resteras
00:16:36pour toujours
00:16:37dans nos pensées
00:16:39et dans notre cœur.
00:16:41Nous t'aimons
00:16:42énormément
00:16:43et nous ne t'oublierons
00:16:44jamais.
00:17:12et une image
00:17:13Dominique Criset
00:17:14qui rappelle une autre
00:17:15qui rappelle
00:17:16l'image
00:17:17de la marche blanche
00:17:18au moment
00:17:19où la tante,
00:17:20l'autre tante
00:17:22de Liana
00:17:22prend la parole
00:17:24et qu'elle a du mal
00:17:25à trouver ses mots
00:17:25et qu'elle aussi
00:17:26a besoin
00:17:27du contact
00:17:28du reste de la famille
00:17:29pour tenir debout.
00:17:32nous te demandons
00:17:33pardon
00:17:33pour ce que tu as
00:17:34vécu.
00:17:35C'était dimanche,
00:17:36une marche
00:17:37qui a rassemblé
00:17:376 000 personnes
00:17:39à Florence
00:17:40avec une émotion
00:17:42comme ici,
00:17:43les mêmes larmes
00:17:45à l'issue
00:17:45des personnes
00:17:47qui s'étreignent
00:17:48et des personnes
00:17:48qui ne comprennent pas,
00:17:49qui sont encore
00:17:50dans le chagrin.
00:17:51Il est trop tôt pour eux
00:17:52pour s'exprimer.
00:17:53Je vous rappelle
00:17:54que vendredi
00:17:55à 14h30,
00:17:56ce sont les obsèques
00:17:57de Liana
00:17:59qu'on n'a pas encore
00:18:01le résultat
00:18:02de l'autopsie
00:18:03et pour l'instant,
00:18:04cette famille,
00:18:05elle est dans le chagrin,
00:18:07dans la tristesse.
00:18:08Les avocats
00:18:09ont déjà commencé
00:18:10leur combat
00:18:10en désignant
00:18:14des personnes
00:18:16qui ont une responsabilité
00:18:17et qui devront
00:18:18répondre aux questions
00:18:19qu'on leur posera
00:18:20dans ce dossier.
00:18:21Ensuite,
00:18:21il va commencer
00:18:22un combat judiciaire
00:18:23et là,
00:18:24ça va être différent.
00:18:26Les obsèques
00:18:27vendredi,
00:18:28elles seront
00:18:29fermées,
00:18:30elles seront réservées
00:18:31à la famille,
00:18:32on sait déjà ?
00:18:33On n'a pas encore
00:18:34ces éléments.
00:18:35Nous,
00:18:36on suivra,
00:18:36les journalistes
00:18:37se suivront à distance
00:18:38comme on le fait
00:18:39toujours maintenant,
00:18:40mais on n'a pas encore
00:18:41ces éléments.
00:18:42Ce qui est certain,
00:18:43c'est que ça va être
00:18:44un moment d'émotion
00:18:45terrible
00:18:46parce que vous avez vu
00:18:46quand même
00:18:47que toute la France,
00:18:48il y a eu des manifestations
00:18:50dans toute la France
00:18:51en faveur de Liana
00:18:53ce n'est pas simplement
00:18:54la petite fille de Florence,
00:18:55c'est devenu la petite fille
00:18:56de toutes les Françaises
00:18:58et tous les Français.
00:18:58Alain Demel,
00:18:59comment on répond
00:18:59à ces images,
00:19:02à ces manifestations
00:19:03de tristesse
00:19:04et de colère ?
00:19:05Il y a 60 000 personnes
00:19:06en France,
00:19:06on pourrait dire
00:19:06que ce n'est pas beaucoup,
00:19:08mais pour des manifestations
00:19:09lancées presque au dernier moment
00:19:11sur les réseaux sociaux,
00:19:13il n'y a pas de syndicat derrière,
00:19:14il n'y a pas de parti politique derrière,
00:19:16c'est important.
00:19:17Ce qui est assez frappant,
00:19:19c'est quand même
00:19:19le sentiment
00:19:20qu'on ressent
00:19:21d'unanimité,
00:19:23d'unité
00:19:24et les réactions unitaires
00:19:26en France
00:19:26sont plutôt rares
00:19:27et c'est dans ces cas-là
00:19:29qu'on peut
00:19:30effectivement
00:19:31les mesurer.
00:19:32Alors ensuite,
00:19:33il faudra bien
00:19:35prendre des décisions
00:19:36d'ordre pratique,
00:19:38il y a des choses
00:19:38qui se sont
00:19:39évidemment
00:19:40très mal passées,
00:19:43y compris ce sentiment
00:19:44qu'on a eu
00:19:45d'assoupissement
00:19:46à un moment
00:19:47de la procédure
00:19:50qui a joué son rôle
00:19:51sur ces produits après.
00:19:53C'est le moins qu'on puisse dire,
00:19:54dit Frédéric Péchner,
00:19:55quand on dit
00:19:56assoupissement de la procédure.
00:19:57C'est le moins qu'on puisse dire.
00:19:57Je m'étonne
00:19:58de plusieurs choses
00:19:59au lieu du fait
00:19:59que je partage
00:20:00les problèmes
00:20:00de moyens de la justice,
00:20:02mais voilà une affaire
00:20:04qui est une affaire criminelle.
00:20:05On est sur un viol
00:20:06d'enfant mineur.
00:20:08On a une plainte,
00:20:10ce qui n'est pas toujours...
00:20:10Là, on parle de l'affaire Rosa.
00:20:12Oui.
00:20:12La plainte déposée
00:20:139 mois avant la mort de Liana.
00:20:14On a une plainte,
00:20:15ce qui n'est pas toujours le cas.
00:20:17On a un certificat médical
00:20:19qui dit oui,
00:20:21il y a bien eu viol.
00:20:22On a une audition
00:20:23par un psychologue
00:20:24qui dit
00:20:25cette petite fille
00:20:26ne raconte pas n'importe quoi.
00:20:27Tout ça est en normé.
00:20:28Et on a un auteur potentiel
00:20:30puisqu'il est désigné
00:20:31dès le départ.
00:20:32À partir de là,
00:20:33le parquet saisit
00:20:35d'une façon
00:20:36qui peut paraître curieuse
00:20:37une petite brigade
00:20:37territoriale de gendarmerie
00:20:39alors qu'il s'agit
00:20:39d'un fait criminel.
00:20:40Je suis bien persuadé
00:20:41que dans cette brigade
00:20:42territoriale de gendarmerie,
00:20:43ils n'ont pas vu un homicide
00:20:44depuis des années et des années.
00:20:47Donc il y a d'abord
00:20:47une première chose
00:20:48qui m'étonne,
00:20:48c'est pourquoi
00:20:49on ne saisit pas
00:20:50la police judiciaire
00:20:51d'une affaire comme ça.
00:20:52Et ensuite,
00:20:53quand l'affaire arrive
00:20:54à la gendarmerie,
00:20:55la première chose
00:20:56qui est à faire
00:20:57sans,
00:20:58évidemment,
00:20:59c'est de faire
00:20:59les antécédents judiciaires
00:21:01et à ce moment-là,
00:21:01on s'aperçoit que
00:21:03le suspect dans l'affaire,
00:21:04il est déjà connu.
00:21:06Pourquoi ça n'a pas été fait ?
00:21:07Je ne sais pas.
00:21:07Mais je pense
00:21:09que ça sera une part
00:21:10importante
00:21:11des investigations
00:21:12à mener.
00:21:12C'est pourquoi
00:21:13tous les clignotants
00:21:15étant en rouge,
00:21:16c'est à l'officier
00:21:18judiciaire de la gendarmerie
00:21:19qui est en charge
00:21:19du dossier
00:21:20de dire
00:21:20qu'on a quelque chose.
00:21:22Par exemple,
00:21:22quelque chose
00:21:22qu'il fallait faire
00:21:23tout de suite.
00:21:23Ce qu'a fait
00:21:24dans l'affaire Pellico
00:21:25aussi,
00:21:26vous vous souvenez
00:21:26de cette affaire ?
00:21:28Je crois que tout le monde
00:21:28s'en souvient.
00:21:29Il y a donc un vigile
00:21:30qui arrête la personne
00:21:32qui prend des photos.
00:21:33Il l'emmène dans un policier.
00:21:35Que fait ce policier ?
00:21:37Immédiatement,
00:21:37il va faire une perquisition
00:21:38à domicile.
00:21:39Parce que quand vous avez
00:21:40fait affaire à un pédophile,
00:21:41il faut récupérer tout de suite
00:21:42son téléphone portable
00:21:44et son ordinateur.
00:21:46Et dedans,
00:21:46vous apercevez
00:21:47quand vous avez des pédophiles,
00:21:48vous avez toujours des choses.
00:21:50Et c'est comme ça
00:21:51que l'affaire débute.
00:21:52Si le policier,
00:21:52il dit
00:21:53je laisse tomber,
00:21:55je me suis sur le côté,
00:21:55je fais une main courante,
00:21:56cette affaire ne sortira jamais.
00:21:57Alors justement,
00:21:58on était en ligne
00:21:59avec Maître Pierre de Buisson.
00:22:00Bonsoir Maître,
00:22:01vous êtes l'avocat
00:22:02de la mère de Rosa.
00:22:03Rosa,
00:22:04c'est donc cette petite fille
00:22:05de 11 ans,
00:22:06je crois qu'elle en a 12 aujourd'hui,
00:22:07qui a signalé à sa mère
00:22:09en 2025.
00:22:10Elle en avait 10 au moment de la plainte.
00:22:11Elle en avait 10,
00:22:12pardon,
00:22:12merci de cette précision,
00:22:13qui affirme donc
00:22:14avoir été violée
00:22:15par Jérôme Barrella
00:22:16au domicile de cet homme.
00:22:19Une plainte est déposée
00:22:20en août 2025,
00:22:21c'est-à-dire
00:22:22il y a quasiment un an.
00:22:24On vient de rappeler
00:22:25sur ce plateau
00:22:25grâce à Frédéric Pechner
00:22:26ce qui s'est passé ensuite,
00:22:27c'est-à-dire examen médico-légal
00:22:28et puis plus rien.
00:22:30Et puis pendant 9 mois,
00:22:31pas de garde à vue
00:22:32pour Jérôme Barrella.
00:22:33Aujourd'hui,
00:22:34vous portez plainte
00:22:35contre l'État
00:22:35pour faute lourde,
00:22:36vous portez plainte aussi
00:22:37pour Gérald Darmanin.
00:22:39Essayons de ce que vous savez
00:22:41aujourd'hui,
00:22:42est-ce que vous pouvez nous dire
00:22:42qui n'a pas fait son travail
00:22:44dans cette affaire ?
00:22:45Est-ce qu'il y a eu négligence ?
00:22:46Est-ce qu'il y a eu faute ?
00:22:47Est-ce qu'il y a eu plus que ça ?
00:22:51C'est beaucoup plus
00:22:52qu'une négligence
00:22:52ou qu'une faute
00:22:53ou qu'une simple faute
00:22:54ou un dysfonctionnement isolé.
00:22:56D'abord,
00:22:57ce n'est pas un cas isolé.
00:22:58Moi, en tant qu'avocat,
00:22:59je le vois tous les jours.
00:23:00Je le dénonce.
00:23:01De nombreux avocats,
00:23:02de nombreux auxiliaires de justice,
00:23:04de nombreux magistrats
00:23:04dénoncent ces anomalies.
00:23:06C'est quelque chose
00:23:07qui frappe l'institution judiciaire
00:23:09depuis des années.
00:23:10C'est pour ça
00:23:10que la réaction des hommes politiques
00:23:12qui semblent découvrir aujourd'hui
00:23:13avec stupéfaction
00:23:15l'ampleur du désastre,
00:23:17c'est quelque chose
00:23:17qui relève d'une hypocrisie
00:23:18assez inadmissible
00:23:20et assez insupportable.
00:23:21Et aujourd'hui,
00:23:22effectivement,
00:23:23comme vous venez de le dire,
00:23:23il y a eu des fautes humaines
00:23:25extrêmement graves
00:23:26de la part d'enquêteurs
00:23:27plus que négligents,
00:23:28défaillants,
00:23:29totalement désinvestis,
00:23:30plus que paresseux.
00:23:32Ce sont des personnes
00:23:33au sein de l'administration
00:23:34qui existent,
00:23:35que ce soit des magistrats
00:23:36ou des enquêteurs.
00:23:38Et je veux rendre aussi hommage
00:23:39à tous les magistrats
00:23:40et à tous les enquêteurs
00:23:41qui sont passionnés
00:23:41par leur travail,
00:23:42qui font un travail formidable,
00:23:43qui ne comptent pas leurs heures,
00:23:44qui sont submergés
00:23:45par une saturation du système
00:23:47et un manque de moyens
00:23:48parce que c'est une réalité
00:23:50qu'il faut rappeler.
00:23:51Mais l'autre réalité aussi,
00:23:52c'est qu'il y a
00:23:52de nombreux fonctionnaires
00:23:54de police,
00:23:54de nombreux gendarmes
00:23:55et des magistrats
00:23:56qui ne font pas correctement
00:23:58leur travail,
00:23:58qui travaillent quatre fois moins
00:23:59que leurs collègues
00:24:00et qui sont aujourd'hui,
00:24:01clairement dans cette affaire,
00:24:03à l'origine de la mort de Liana.
00:24:05Et je pèse le mot,
00:24:05ils sont totalement responsables
00:24:07de la mort de cette petite.
00:24:08Je vous interromps
00:24:08parce que c'est assez important
00:24:09ce que vous dites
00:24:10et vous le dites
00:24:10avec des mots relativement forts.
00:24:11des enquêteurs
00:24:12plus que paresseux.
00:24:14Pour être précis,
00:24:15vous parlez des gendarmes
00:24:17qui ont été saisis
00:24:18de cette affaire,
00:24:19vous parlez de la justice
00:24:20et sur quoi vous vous appuyez
00:24:21pour dire
00:24:23ce n'est pas une question
00:24:23de moyens.
00:24:24Ils étaient peut-être débordés
00:24:25mais là, très clairement,
00:24:26ils n'ont pas fait le genre
00:24:27par paresse.
00:24:27Je reprends votre mot.
00:24:28Mais non,
00:24:30c'est plus que des paresseux,
00:24:31c'est une question de bon sens.
00:24:32On a un procureur de Toulouse
00:24:34qui est forcément informé
00:24:35par les enquêteurs
00:24:36de Toulouse,
00:24:37de plaisance du Touche,
00:24:37qu'il y a une jeune fille
00:24:38de 10 ans
00:24:39qui a été longuement auditionnée
00:24:40par des enquêteurs
00:24:41avec une plainte de sa maman,
00:24:43une deuxième plainte de sa maman,
00:24:44des expertises médicales,
00:24:45des expertises psychologiques,
00:24:47une expertise médicale
00:24:48à l'Institut Médico-Légal
00:24:49qui fait état
00:24:50d'une lésion de l'hymen,
00:24:51donc d'une pénétration,
00:24:53donc d'un viol.
00:24:54Et tout cela,
00:24:55aucune réaction
00:24:56de la part du procureur,
00:24:57aucune réaction
00:24:57de la part des enquêteurs
00:24:58avec un homme
00:24:58contre lequel des plaintes
00:24:59ont déjà été déposées.
00:25:00C'est une aberration
00:25:01sur le plan intellectuel
00:25:02qui était totale.
00:25:04La faute,
00:25:04elle est incommensurable
00:25:05et ça ne peut relever
00:25:08et c'est la caractéristique
00:25:09de certains fonctionnaires
00:25:10qui sont totalement désinvestis
00:25:12et c'est ce que je dénonce.
00:25:13C'est ce que nous dénonçons
00:25:14et malheureusement,
00:25:15s'il n'y a pas une réaction
00:25:16aussi à ce niveau-là
00:25:17avec une fluidité,
00:25:19une meilleure organisation
00:25:20au niveau de l'administration judiciaire,
00:25:22plus d'humanité,
00:25:23parce qu'il manque aussi souvent
00:25:24d'humanité
00:25:24et plus d'efficacité,
00:25:26eh bien, je le dis,
00:25:28il y a des cas comme l'IANA,
00:25:29il va encore y en avoir
00:25:30pendant des mois et des années
00:25:31et le véritable scandale aujourd'hui
00:25:33et je suis un peu pessimiste,
00:25:36c'est de considérer
00:25:36que dans quelques semaines
00:25:37ou dans quelques mois,
00:25:38on ne parlera plus de cette affaire
00:25:39et que tout cela n'aura servi à rien
00:25:41et que toutes les paroles
00:25:42que nous entendons
00:25:42de la part des hommes politiques
00:25:43qui, encore une fois,
00:25:44semblent découvrir
00:25:45l'empeur du scandale
00:25:46ne sont que des paroles d'apparat
00:25:47et que les Français
00:25:49ne seront toujours pas protégés
00:25:50et on se bat contre ça.
00:25:51Cette fois-ci,
00:25:52c'est la fois de trop
00:25:52et ça doit être l'occasion
00:25:54de renverser la table,
00:25:55d'organiser une refonte
00:25:56de l'institution judiciaire
00:25:57qui est en plein naufrage
00:25:58et quand on voit
00:25:59le garde des Sceaux
00:26:00qui est capitaine de ce navire
00:26:01qui prend l'eau depuis des années,
00:26:03il a été 4 ans ministre de l'Intérieur
00:26:04donc il sait de quoi il parle,
00:26:05c'était le patron
00:26:06des fonctionnaires de police,
00:26:07des policiers,
00:26:08des enquêteurs,
00:26:08des gendarmes,
00:26:09nous dire aujourd'hui
00:26:10qu'il découvre avec stupeur
00:26:11le fait qu'il y a
00:26:12des milliers de plaintes,
00:26:14d'ailleurs des milliers de personnes
00:26:15qui déposent plainte pour viol
00:26:16et à qui on refuse
00:26:18le dépôt de plainte.
00:26:19Moi, ça m'est arrivé
00:26:19combien de fois
00:26:19des mamans
00:26:20dont les enfants ont été violés
00:26:21qui me disent
00:26:22« on ne peut pas déposer plainte ».
00:26:23J'ai une douzaine
00:26:24de dossiers criminels
00:26:25de mamans
00:26:26qui ont déposé plainte
00:26:26pour le viol
00:26:27de leurs gamines mineures
00:26:28avec des enquêtes
00:26:29qui traînent
00:26:29depuis des mois ou des années.
00:26:31Personne n'a été interpellé,
00:26:32personne n'a été placé
00:26:32en garde à vue.
00:26:33On ne va pas nous dire
00:26:34que c'est un problème
00:26:34de moyens uniquement.
00:26:35C'est un problème
00:26:36de volonté, clairement.
00:26:37Dominique Rizet
00:26:38a une question pour vous, maître.
00:26:39Bonsoir.
00:26:40Vous, vous défendez Rosa,
00:26:41un dossier dans lequel
00:26:42il y a tout un tas de questions
00:26:43auxquelles des enquêtes
00:26:45vont répondre,
00:26:46des enquêtes administratives
00:26:47et peut-être plus.
00:26:48François Roujou de Boubet,
00:26:49lui, défend l'IANA.
00:26:51Vous, vous attaquez l'État,
00:26:53lui aussi,
00:26:53mais vous, vous dénoncez aussi
00:26:55des enquêteurs paresseux,
00:26:56une justice paresseuse,
00:26:58défaillante.
00:26:59Pas lui.
00:27:00Lui rend hommage
00:27:01aux services enquêteurs,
00:27:04rend hommage aux magistrats
00:27:05qui font du travail sur le terrain
00:27:07en expliquant qu'il manque de moyens.
00:27:09Comment est-ce que vous expliquez,
00:27:10vous êtes avocat
00:27:11dans le même endroit,
00:27:12à Toulouse, Hauche,
00:27:14dans le Gers,
00:27:15comment est-ce que vous expliquez
00:27:17cette différence
00:27:18de questionnement
00:27:18de votre part et de la sienne ?
00:27:21Écoutez, moi,
00:27:22je ne vais pas critiquer mon confrère,
00:27:23je participe,
00:27:24je ne partage absolument pas
00:27:25son analyse,
00:27:25qu'il y a un manque de moyens
00:27:27considérable,
00:27:27c'est une évidence.
00:27:29Entendre le président de la République
00:27:30nous dire que
00:27:30ce n'est pas un problème de moyens,
00:27:32c'est une aberration.
00:27:33Il y a des milliers
00:27:34de magistrats formidables
00:27:35qui font un travail exceptionnel,
00:27:36qui sont saturés,
00:27:37qui sont au bord du burn-out
00:27:39parce qu'ils sont submergés,
00:27:40parce qu'il n'y a pas assez
00:27:41de collègues,
00:27:41parce qu'il n'y a pas assez
00:27:42de magistrats,
00:27:42pas assez de greffiers,
00:27:43pas assez d'ordinateurs,
00:27:44pas assez de moyens techniques,
00:27:45c'est une réalité.
00:27:46Mais il serait hypocrite
00:27:47de venir dire aujourd'hui
00:27:48que tous les magistrats
00:27:49et tous les enquêteurs
00:27:50font correctement leur travail.
00:27:51Il y en a,
00:27:52heureusement c'est une minorité,
00:27:53qui travaillent
00:27:53quatre fois moins
00:27:54que leurs collègues
00:27:54et qui, dans ce cas-là,
00:27:56sont directement
00:27:56à l'origine du drame.
00:27:57Et si moi je ne le dénonce pas,
00:27:58c'est scandaleux.
00:27:59Moi je dis la vérité,
00:28:00je vois ça jour après jour,
00:28:02depuis des mois,
00:28:02depuis des années,
00:28:03j'ai peut-être des milliers
00:28:05d'affaires au sein
00:28:05de mon cabinet,
00:28:06combien de dossiers
00:28:07dans lesquels je suis désespéré
00:28:08parce que des familles
00:28:09endeuillées déposent plainte,
00:28:10il ne se passe rien,
00:28:11je pense encore
00:28:12à l'affaire Lincey,
00:28:14la maman de Lincey,
00:28:15vous vous souvenez,
00:28:20quand on a été reçu
00:28:21par les juges d'instruction
00:28:22deux mois après
00:28:23le suicide de la petite,
00:28:24écoutez-moi,
00:28:24deux mois après
00:28:25le suicide de la petite,
00:28:26ma cliente à côté de moi
00:28:27a été traitée
00:28:28mais avec une inhumanité,
00:28:30moi qui m'a glacé le sang.
00:28:31Asseyez-vous madame.
00:28:33Nom, prénom, profession.
00:28:34Voilà ce que j'ai vécu.
00:28:35Alors, si je ne suis pas là
00:28:36pour dénoncer
00:28:37les dérives du système,
00:28:38eh bien écoutez,
00:28:39moi je suis là pour ça aujourd'hui.
00:28:40Merci Maître.
00:28:41Peut-être toute dernière question
00:28:42si vous permettez en quelques mots.
00:28:43Rosa, elle va comment aujourd'hui ?
00:28:47Je l'ai vue hier soir.
00:28:48J'ai été...
00:28:51extrêmement surpris
00:28:52d'observer une gamine
00:28:55aussi positive,
00:28:57pleine de vie et combative.
00:28:59Une force de la nature,
00:29:00tant mieux, tant mieux.
00:29:02Elle voit des psychologues,
00:29:03il va falloir qu'elle se batte.
00:29:05La mère est désespérée,
00:29:06elle éprouve un très fort sentiment
00:29:08de culpabilité
00:29:09alors qu'elle a tout fait,
00:29:09encore une fois,
00:29:10auprès des enquêteurs.
00:29:11Elle a harcelé les enquêteurs
00:29:12pour savoir pourquoi
00:29:13Barrella n'était pas interpellé
00:29:14pendant des mois
00:29:15et les enquêteurs lui ont dit
00:29:16si vous continuez madame,
00:29:17on va déposer plainte contre vous.
00:29:18Si ça, c'est pas un problème humain,
00:29:20scandaleux,
00:29:20je vois pas ce que c'est.
00:29:22Et on l'a entendu.
00:29:22J'hésite à ce bas
00:29:23et j'ai beaucoup d'admiration
00:29:24pour sa combativité.
00:29:27Merci beaucoup, Maître.
00:29:28Merci d'avoir pris
00:29:28quelques minutes avec nous.
00:29:30Il est important,
00:29:30ce témoignage, me semble-t-il,
00:29:32parce qu'effectivement,
00:29:33dans la recherche
00:29:34de la responsabilité
00:29:35de ce qui s'est passé
00:29:36dans cette affaire Liana
00:29:37et dans ces affaires
00:29:38qui ont précédé l'affaire Liana,
00:29:39on hésite depuis quelques jours.
00:29:41Un coup, ce sont les gendarmes
00:29:42qui n'ont pas fait leur travail.
00:29:43Un coup, c'est la procureure d'hoge
00:29:44qui n'a pas été assez rapide.
00:29:46Un coup, c'est les moyens
00:29:47de la justice.
00:29:48Est-ce que finalement,
00:29:48ce n'est pas tout ça
00:29:49en même temps ?
00:29:51Oui, si, très probablement.
00:29:52Effectivement.
00:29:53Ce que vous disiez est vrai.
00:29:54On a beaucoup moins
00:29:54de procureurs, par exemple,
00:29:55qu'en Allemagne, en proportion.
00:29:57On n'a pas de place de prison.
00:29:58On a des prisons
00:29:59qui sont surpeuplées.
00:30:00Donc, on a un problème de moyens.
00:30:02D'ailleurs,
00:30:04Gérald Darmanin s'y est employé.
00:30:06On a 1 500 magistrats
00:30:09de plus par rapport
00:30:10à il y a quelques années.
00:30:10Et il a lancé
00:30:11un programme de prison
00:30:13low-cost
00:30:13pour essayer d'avoir
00:30:14des places de prison
00:30:15pour arrêter cette aberration
00:30:17d'avoir trois
00:30:19détenus dans un endroit
00:30:20où ils devraient être
00:30:20tout seuls.
00:30:21Mais ce n'est pas parce que
00:30:22il y a des problèmes
00:30:23de moyens de la justice.
00:30:24Et l'évoquable a très bien dit
00:30:25qu'il n'y a pas un problème
00:30:26sur l'enquête proprement dite.
00:30:28Moi, une fois de plus,
00:30:29je n'arrive pas à comprendre
00:30:30comment, quand arrive
00:30:31sur votre bureau
00:30:32un dossier
00:30:33qui est un dossier criminel
00:30:33qui, par définition,
00:30:35est un dossier prioritaire.
00:30:35Qui doit être tout au-dessus
00:30:36de la pile
00:30:37et même encore au-dessus.
00:30:37Bien sûr.
00:30:38Et en plus de ça,
00:30:39c'est un dossier criminel
00:30:40où il y a,
00:30:41de temps en temps,
00:30:41on ne peut rien faire
00:30:42en enquête
00:30:42ou pas grand-chose.
00:30:43On n'arrive pas.
00:30:44Mais là, il y a un suspect.
00:30:45Donc, je n'arrive pas
00:30:46à comprendre
00:30:47pourquoi il n'y a pas
00:30:48une perquisition immédiatement,
00:30:49pourquoi ça n'avance pas.
00:30:51Et là, il y a...
00:30:51Enfin, je pense que les gendarmes
00:30:53vont être amenés
00:30:53à répondre
00:30:54à des questions
00:30:55qui vont les gêner, oui.
00:30:56– Je vais peut-être
00:30:57me faire l'avocate du diable,
00:30:58j'allais dire,
00:30:59parce que mon confrère,
00:31:00dont je comprends parfaitement
00:31:01la position,
00:31:02mais critique quand même
00:31:03le parquet de Hoche, etc.
00:31:05On peut quand même imaginer
00:31:06que quand bien même
00:31:06la procureure de Hoche
00:31:08se serait dit
00:31:08« Bon, ben là, c'est urgent.
00:31:09Du coup, effectivement,
00:31:10il faut auditionner
00:31:11cet homme rapidement,
00:31:12peut-être inscrit,
00:31:13en tout cas, l'avait en tête. »
00:31:15Si elle a 2000 enquêtes
00:31:16à superviser en même temps,
00:31:18est-ce qu'on ne peut pas
00:31:19imaginer qu'il est possible
00:31:20qu'il y avait aussi
00:31:21tout un tas d'autres urgences
00:31:22tout aussi urgentes
00:31:23et qu'elle est peut-être
00:31:25omis humainement
00:31:26de se souvenir...
00:31:27– Parce qu'elle était débordée.
00:31:28Toutes ces questions,
00:31:29vous avez raison de les poser.
00:31:30On va les poser justement
00:31:31à celle qui nous rejoint
00:31:33à présent.
00:31:34C'est la ministre chargée
00:31:35de l'égalité
00:31:36entre les femmes et les hommes
00:31:37et de la lutte
00:31:37contre la discrimination,
00:31:38mais c'est également
00:31:39celle qui porte en ce moment
00:31:40un projet de loi
00:31:41pour la protection de l'enfance
00:31:42qui va être musclée
00:31:43après l'affaire Liana.
00:31:44C'est Aurore Berger
00:31:45qui va nous rejoindre
00:31:46le temps de revoir
00:31:48ces images,
00:31:48toujours en direct,
00:31:49de Charente-Maritime,
00:31:50ces images de la commune
00:31:51de Saint-Jean-Dangélie
00:31:52où les grands-parents
00:31:54de Liana, ce soir,
00:31:56appelaient donc
00:31:56à cette nouvelle marche blanche,
00:31:59une de plus,
00:31:59après celle de la famille
00:32:02le week-end dernier
00:32:03à Florence.
00:32:04Il y a plusieurs centaines
00:32:05de personnes qui sont là
00:32:06ce soir.
00:32:06L'une des tantes
00:32:07de la fillette
00:32:09retrouvée morte
00:32:10la semaine dernière
00:32:10et là aussi,
00:32:11elle a pris la parole
00:32:12tout à l'heure.
00:32:12On a entendu son émotion,
00:32:13sa voix qui s'étranglait
00:32:15au moment de dire
00:32:16quelques mots
00:32:17pour Liana
00:32:18et on continue
00:32:19d'accompagner
00:32:19cette marche
00:32:20qui se dirige
00:32:21désormais vers le collège
00:32:23de cette commune
00:32:24de Charente-Maritime.
00:32:25Bonsoir, Aurore Berger.
00:32:27Bonsoir.
00:32:27Merci d'être avec nous,
00:32:28Marie Chantrette,
00:32:29à mes côtés.
00:32:29Bonsoir, Marie,
00:32:30chef du service politique
00:32:31de BFM TV.
00:32:32Est-ce que vous êtes
00:32:33une ministre en colère,
00:32:34vous aussi ?
00:32:35Oui, je partage la colère
00:32:36et je la comprends.
00:32:37Je partage évidemment
00:32:38la douleur
00:32:39qui est celle de la famille
00:32:40en tant que citoyenne,
00:32:41en tant que maire
00:32:41et aussi en tant que ministre.
00:32:43Mais le sujet maintenant,
00:32:44c'est comment on agit
00:32:45et comment aussi
00:32:47on prend en compte
00:32:48justement ce qui s'est passé.
00:32:49Parce qu'il y a sans doute,
00:32:51et en tout cas,
00:32:52toutes les enquêtes administratives
00:32:53le diront,
00:32:54des dysfonctionnements individuels.
00:32:56Mais au-delà
00:32:57des dysfonctionnements individuels,
00:32:58il y a un enjeu systémique.
00:33:00On est face à un contentieux
00:33:01qui est un contentieux de masse.
00:33:03On parle de 160 000 enfants
00:33:04chaque année
00:33:05qui seraient victimes
00:33:06de violences sexuelles
00:33:07et singulièrement d'inceste.
00:33:09On parle de plus de 300 000 femmes
00:33:10qui seraient victimes
00:33:11de violences sexuelles.
00:33:12Ce qui veut dire
00:33:12qu'il y a aussi
00:33:14un problème de moyens
00:33:15aujourd'hui pour la justice.
00:33:16On a Emmanuel Macron
00:33:17un peu fermé le banc
00:33:18au début de cette affaire
00:33:19en disant
00:33:20je ne veux pas entendre parler
00:33:21d'affaires de moyens.
00:33:21Vous avez peut-être entendu
00:33:22il y a quelques instants
00:33:23et si ce n'est pas le cas,
00:33:24je vous propose de le réécouter.
00:33:25Ce que dit l'avocat
00:33:25des parents de Liana aujourd'hui
00:33:27qui dit le problème,
00:33:28c'est peut-être
00:33:28des défaillances individuelles
00:33:29mais c'est aussi
00:33:31qu'il n'y a même pas
00:33:31de stabilo aujourd'hui
00:33:32dans les tribunaux.
00:33:33Voilà ce qu'il dit.
00:33:35J'ai vu des gendarmes,
00:33:36des policiers,
00:33:37des magistrats et des greffiers
00:33:39rouler sous les piles
00:33:39de dossiers à traiter.
00:33:41J'ai vu les mêmes
00:33:42se battre pour des post-it
00:33:43ou des ramettes de papiers
00:33:44on en est là.
00:33:45J'ai vu des décisions
00:33:46de justice
00:33:47qui n'étaient pas appliquées
00:33:48faute d'avoir du personnel
00:33:49pour pouvoir le faire.
00:33:51J'ai vu des experts
00:33:52refuser leur mission
00:33:53car ils avaient
00:33:54trop de travail.
00:33:55J'ai vu des rapports
00:33:56d'expertise
00:33:57être rendus
00:33:58six mois après
00:33:58qu'on les avait demandés.
00:34:00J'ai vu des instructions
00:34:01judiciaires pour viol
00:34:02durer des années
00:34:03car il n'y a pas
00:34:04assez de juges,
00:34:05pas de place en audience.
00:34:07La question des moyens
00:34:08centrales.
00:34:09Juste, vous avez balayé
00:34:10d'un revers de main
00:34:11votre colère.
00:34:12Gérald Darmanin
00:34:13sur ce plateau hier
00:34:14disait
00:34:14si je n'étais pas ministre
00:34:15mais citoyen
00:34:16je serais allée manifester
00:34:18devant les fenêtres
00:34:19de mon ministère.
00:34:21Vous aussi
00:34:21vous seriez
00:34:23descendu dans la rue
00:34:23hier si vous n'aviez
00:34:24pas été ministre.
00:34:25Je pense qu'on a tous
00:34:26réagi d'abord en tant
00:34:27que parents
00:34:27tout simplement
00:34:28et parce que je pense
00:34:28que tous les français
00:34:29aujourd'hui réagissent
00:34:30en tant que parents
00:34:31et s'identifient
00:34:32à la douleur des parents
00:34:33et s'identifient
00:34:34à la perte d'un enfant
00:34:35parce qu'il n'y a rien
00:34:35de plus terrible dans une vie
00:34:36que d'avoir son enfant
00:34:38qui est assassiné
00:34:39et qui en plus
00:34:40peut-être a subi
00:34:41des violences
00:34:43sexuelles.
00:34:43Donc évidemment
00:34:44ce serait même
00:34:45incompréhensible
00:34:46qu'on ne s'identifie pas
00:34:47à eux
00:34:47et qu'on n'ait pas
00:34:48aussi cette colère en nous
00:34:49mais on est ministre
00:34:50donc le sujet
00:34:51c'est comment on transforme
00:34:52cette colère
00:34:52en politique
00:34:53comment on transforme
00:34:54cette colère
00:34:54en action.
00:34:55Il y a ce qu'on a réussi
00:34:56à faire
00:34:57et il y a ce qu'on n'a
00:34:58pas réussi à faire
00:34:59et donc il y a aussi
00:35:00comment aujourd'hui
00:35:01on se dit qu'il y a peut-être
00:35:01un moment qui est en train
00:35:02de s'ouvrir
00:35:03et je l'espère
00:35:03très sincèrement
00:35:04dans la société
00:35:05où chacun se dit
00:35:06c'est pas une affaire privée
00:35:08c'est pas une affaire de famille
00:35:09c'est pas une affaire à part
00:35:11c'est pas un fait divers
00:35:11c'est l'affaire
00:35:13de toutes les sociétés
00:35:14et donc le politique
00:35:15a sa responsabilité
00:35:16aussi dans cette affaire
00:35:17évidemment
00:35:17parce que les violences
00:35:18faites aux enfants
00:35:19les violences faites aux femmes
00:35:20au regard de leur ampleur
00:35:21c'est un fait politique
00:35:22c'est un fait politique
00:35:23et c'est tout sauf
00:35:24un fait divers
00:35:25il ne faut pas le traiter
00:35:25sous l'angle d'ailleurs
00:35:26du fait divers
00:35:27Vous dites au revoir Berger
00:35:27maintenant il faut passer
00:35:28au concret
00:35:29il faut passer aux annonces
00:35:30il y en a eu deux
00:35:31aujourd'hui du gouvernement
00:35:33la première
00:35:33un renforcement des peines
00:35:35contre les violeurs
00:35:36d'enfants en série
00:35:37qui serait concerné
00:35:38par cette mesure
00:35:39pour quelle peine maximum ?
00:35:42Concrètement malheureusement
00:35:42quand vous avez violé
00:35:44vous ne vous violez pas
00:35:45qu'une fois
00:35:45c'est quelque chose
00:35:46qui est démontré
00:35:47il y a le côté en série
00:35:48en fait qui revient
00:35:49or aujourd'hui
00:35:50dans la manière
00:35:50avec laquelle
00:35:51vous pouvez être jugé
00:35:52que vous ayez violé une fois
00:35:53ou que vous ayez violé
00:35:54plusieurs fois
00:35:55finalement c'est le même
00:35:56quantum de peine
00:35:56ce qu'on souhaite
00:35:58c'est qu'à partir du moment
00:35:59où il y a une série
00:36:01de viols sur des enfants
00:36:02sur les mineurs
00:36:03pour être bien clair
00:36:04une série c'est deux
00:36:05oui
00:36:05à partir de plusieurs
00:36:06de plusieurs viols
00:36:08et bien la peine
00:36:08puisse aller jusqu'à
00:36:09la réclusion
00:36:10à perpétuité
00:36:11à perpétuité
00:36:12parce que je crois
00:36:13que c'est une nécessité
00:36:14et je crois que d'ailleurs
00:36:15c'est une demande très forte
00:36:17de la société
00:36:17que de garantir
00:36:18que ceux qui ont touché
00:36:20à nos enfants
00:36:22soient emprisonnés
00:36:23et puissent l'être
00:36:25durablement
00:36:25puissent exécuter
00:36:26leur peine
00:36:27jusqu'au bout
00:36:27de la peine prononcée
00:36:29et en cas de viol en série
00:36:30puissent l'être
00:36:30à perpétuité
00:36:31uniquement pour les viols
00:36:33connus sur les mineurs
00:36:34ou aussi sur les majeurs
00:36:35et sur les majeurs
00:36:35sur les majeurs aussi
00:36:38perpétuité
00:36:38possible
00:36:39pour
00:36:39deux viols
00:36:41quelle que soit
00:36:41la victime mineure
00:36:42ou majeur
00:36:42perpétuité
00:36:43sans doute
00:36:44sur les mineurs
00:36:44et élargissement
00:36:45du volume de peine
00:36:47et du quantum de peine
00:36:48sur les majeurs
00:36:50c'était déjà
00:36:50une disposition
00:36:51qu'on avait travaillée
00:36:52qui passait de 15 à 30 ans
00:36:53sur les majeurs
00:36:55nous de toute façon
00:36:56on va recevoir
00:36:57avec le Premier ministre
00:36:58sans doute
00:36:58dès vendredi matin
00:36:59l'ensemble des forces politiques
00:37:01de l'Assemblée nationale
00:37:02et du Sénat
00:37:03qui veulent sincèrement
00:37:04s'engager
00:37:04travailler
00:37:05proposer
00:37:06et qui convovent
00:37:06notamment
00:37:07cette loi intégrale
00:37:08au rang des mesures aussi
00:37:09il y a
00:37:10ces délais d'enquête
00:37:11réduits
00:37:12réduits à 3 mois
00:37:133 mois maximum
00:37:14mais vous entendez aussi
00:37:15avant de prononcer
00:37:17une garde à vue
00:37:189 mois dans l'affaire Rosa
00:37:19pour ne pas entendre
00:37:20mais vous entendez
00:37:21les professionnels
00:37:21de la justice
00:37:22il y a
00:37:23cette demande d'accélérer
00:37:24dans les procédures d'enquête
00:37:25légitime
00:37:26de votre part
00:37:27et de la part du Premier ministre
00:37:28cette demande aussi
00:37:29de revue des plaintes
00:37:3070 000 en souffrance
00:37:32mais des magistrats
00:37:33qui vous disent
00:37:33très bien
00:37:33ça c'est des jolies annonces
00:37:35mais irréalistes
00:37:36dans le temps imparti
00:37:37ce n'est pas possible
00:37:38sur la revue des plaintes
00:37:39la date du 14 juillet
00:37:41elle n'est pas sortie
00:37:42comme ça du chapeau
00:37:43ça a été vu
00:37:43notamment en lien
00:37:45avec les procureurs généraux
00:37:46donc ça veut dire
00:37:47ceux qui savent
00:37:47quelle est la capacité
00:37:48aussi à pouvoir instruire
00:37:50et vérifier
00:37:50s'il y a eu
00:37:51manquement
00:37:53dysfonctionnement
00:37:53et s'il y a nécessité
00:37:54d'agir
00:37:54et d'agir plus vite
00:37:55sur l'ensemble
00:37:56de ces plaintes
00:37:57et après
00:37:58c'est une nécessité
00:37:59de toute façon
00:37:59d'aller plus vite
00:38:00et aussi à un moment
00:38:01de hiérarchiser
00:38:02dans notre société
00:38:04ce qu'il y a de plus grave
00:38:05c'est les atteintes
00:38:06aux personnes
00:38:06dans ce cas
00:38:07le plus grave
00:38:07c'est les atteintes
00:38:07aux personnes
00:38:08ce sont les violences
00:38:09sexuelles commises
00:38:10à l'encontre
00:38:11de nos enfants
00:38:11personne ne peut
00:38:12comprendre
00:38:13qu'il y ait
00:38:139 mois d'attente
00:38:14personne ne peut
00:38:15comprendre ça
00:38:15personne ne peut
00:38:16l'entendre
00:38:16et personne ne peut
00:38:17le justifier
00:38:18ça veut dire qu'il suffit
00:38:19d'un coup de baguette magique
00:38:20pour dire maintenant
00:38:21on examine en 3 mois
00:38:22alors que Marie l'a rappelé
00:38:24il y a 70 000 plaintes
00:38:25aujourd'hui
00:38:26en attente de traitement
00:38:27comment on fait plus
00:38:28sans moyens supplémentaires ?
00:38:29mais les moyens supplémentaires
00:38:30ils n'ont eu de cesse
00:38:31d'être augmentés
00:38:32et vous le savez
00:38:33vous le dites régulièrement
00:38:34vous-même
00:38:34entre 2017 et 2026
00:38:36on voit bien qu'à la fois
00:38:37en moyens humains
00:38:38parce que la justice
00:38:39c'est d'abord des moyens humains
00:38:41il y a eu énormément
00:38:42et heureusement
00:38:43de progrès à réaliser
00:38:43avec notamment un effort
00:38:44fait sur les prisons
00:38:45ce qui ne règle pas
00:38:46la question de la justice
00:38:47est-ce qu'il faut en faire plus ?
00:38:48sans doute
00:38:49sans doute
00:38:50augmenter les moyens
00:38:53de la justice
00:38:53le Premier ministre lui-même
00:38:55a dit dans le courrier
00:38:56qu'il nous a adressé
00:38:57en tant que membre du gouvernement
00:38:58que déjà
00:38:59tous les moyens consacrés
00:39:00à la lutte contre les violences
00:39:01faites aux femmes et aux enfants
00:39:02seraient évidemment sacralisés
00:39:03qu'il n'y aura pas
00:39:03un euro de baisse
00:39:04qu'il va falloir même sans doute
00:39:05encore plus cibler
00:39:06le budget de l'Etat
00:39:07le budget du gouvernement
00:39:08sur ce qui est un enjeu
00:39:10absolument prioritaire
00:39:11donc le coup de rabot
00:39:12qui était prévu par exemple
00:39:13dans le cadre des mesures
00:39:14et pour les Français
00:39:14et les gels de crédit
00:39:15voilà le gel de crédit
00:39:16qui était prévu
00:39:17sur le budget du ministère
00:39:18de la justice
00:39:18il est oublié ce soir ?
00:39:19écoutez en tout cas
00:39:20j'imagine pas une seule seconde
00:39:21que sur ce qui concerne
00:39:22la lutte contre les violences
00:39:24faites aux femmes
00:39:24la lutte contre les violences
00:39:25faites aux enfants
00:39:26il y ait un seul euro d'économie
00:39:27qui soit réalisé
00:39:27c'est d'ailleurs le sens
00:39:28encore une fois
00:39:29du courrier que le Premier ministre
00:39:30a lui-même signé
00:39:31de ce qui est de nature aussi
00:39:32à rassurer
00:39:33toutes les associations
00:39:34qui oeuvrent au quotidien
00:39:35et ce que je voudrais dire
00:39:36quand même
00:39:36vous me permettez
00:39:37c'est que
00:39:38je comprends évidemment
00:39:39l'effroi
00:39:40la colère
00:39:40l'émotion
00:39:41la douleur
00:39:42et je la partage
00:39:43mais je ne veux pas
00:39:44que de ça
00:39:45ça dérive
00:39:46sur le fait
00:39:47de jeter l'opprobre
00:39:48sur les policiers
00:39:50les gendarmes
00:39:51les magistrats
00:39:52qui chaque jour
00:39:53et vous en avez régulièrement
00:39:54sur votre plateau
00:39:55qui chaque jour
00:39:56s'engagent
00:39:56qui chaque jour
00:39:57se mobilisent
00:39:58qu'il y ait des dysfonctionnements
00:39:59individuels
00:39:59les enquêtes administratives
00:40:01le diront
00:40:01et s'il y a eu des manquements
00:40:02individuels
00:40:02ils devront être sanctionnés
00:40:03et lourdement sanctionnés
00:40:05et la transparence sera faite
00:40:06par contre
00:40:07nous avons
00:40:08dans notre pays
00:40:08des hommes et des femmes
00:40:10qui tous les jours
00:40:11instruisent
00:40:12reçoivent des enfants
00:40:14enquêtent
00:40:14font tous les éléments
00:40:15nécessaires
00:40:16pour garantir
00:40:17que la vérité judiciaire
00:40:18soit établie
00:40:18garantir que les victimes
00:40:20soient protégées
00:40:20garantir que les auteurs
00:40:22dorment en prison
00:40:22et pendant que vous parlez
00:40:23Aurore Berger
00:40:23on continue de suivre
00:40:24évidemment cette marche
00:40:26pas tout à fait blanche
00:40:28en tout cas ce rassemblement
00:40:29silencieux ce matin
00:40:30ce soir pardon
00:40:30en Charente-Marie-Trim
00:40:31à l'appel
00:40:32des grands-parents
00:40:33de la tante
00:40:34de Liana
00:40:36c'est un rassemblement
00:40:37qui est en train
00:40:37de se terminer
00:40:39en ce moment même
00:40:39il se termine
00:40:40tout près d'un étang
00:40:41puisque Liana
00:40:43elle est née
00:40:44pas très loin de là
00:40:44elle est née
00:40:45du côté de La Rochelle
00:40:46et elle venait
00:40:47dans cette ville
00:40:48de Saint-Jean d'Angélie
00:40:48en vacances
00:40:49notamment
00:40:49c'est un étang
00:40:50qu'elle aimait bien
00:40:51fréquenter
00:40:51c'est pour ça
00:40:52que cette marche
00:40:53ce soir se termine
00:40:54du côté de cet étang
00:40:56Marie Chantret
00:40:56oui je vous entends dire
00:40:58j'entends l'effroi
00:40:58j'entends la colère
00:40:59que l'on entend tous
00:41:00par ailleurs
00:41:01on entend aussi
00:41:02une forme de libération
00:41:03de la parole
00:41:04dans ces marches blanches
00:41:06dans ces rassemblements
00:41:07de français
00:41:08qui sur d'ailleurs
00:41:09nos plateaux
00:41:10le disent aussi
00:41:11d'aller plus loin
00:41:12aller se faire justice
00:41:14eux-mêmes
00:41:14si ça leur arrivait
00:41:15de rétablir
00:41:17la peine de mort
00:41:18la politique que vous êtes
00:41:19la ministre que vous êtes
00:41:20dit quoi à cela ?
00:41:21la justice elle est rendue
00:41:22au nom du peuple français
00:41:23et aujourd'hui
00:41:25je pense qu'il y a
00:41:25une incompréhension
00:41:26manifeste qui existe
00:41:27une distance manifeste
00:41:28qui existe
00:41:29entre la justice
00:41:30telle qu'elle est rendue
00:41:31parfois
00:41:31et les français
00:41:32qui ne comprennent pas
00:41:33un certain nombre
00:41:34de décisions
00:41:34qui ont l'impression
00:41:35que eux
00:41:35le moindre manquement
00:41:36est sanctionné
00:41:37mais que sur des éléments
00:41:38extrêmement graves
00:41:40de troubles à l'ordre public
00:41:41de violences
00:41:42de violences sexuelles
00:41:43de violences faites
00:41:44aux enfants ou aux femmes
00:41:44et bien finalement
00:41:45on passe à côté
00:41:46donc je peux évidemment
00:41:47comprendre encore une fois
00:41:48cette colère
00:41:48en revanche
00:41:49je crois que notre pays
00:41:51sonore
00:41:52à ne jamais tomber
00:41:53dans cet excès-là
00:41:55parce que nous sommes
00:41:56un état de droit
00:41:57parce que nous garantissons
00:41:59la dignité des personnes
00:42:00je sais que c'est pas forcément
00:42:01entendable tout de suite
00:42:02et maintenant ce que je dis
00:42:03et je le mesure bien
00:42:04au regard de l'émotion
00:42:05de cette marche blanche
00:42:06de la famille
00:42:07de ce que ça suscite
00:42:08dans notre société
00:42:09sauf qu'encore une fois
00:42:10notre société ne guérira pas
00:42:12la lutte contre les violences
00:42:14sexuelles
00:42:14ne sortira pas
00:42:15de ce continent
00:42:16en fait
00:42:17qui est celui
00:42:18des violences sexuelles
00:42:19infligées à nos enfants
00:42:20par des propositions
00:42:21de cet ordre-là
00:42:22de se faire justice
00:42:23soi-même
00:42:24de rétablissement
00:42:25de la peine de mort
00:42:25qui n'a jamais protégé
00:42:26quiconque accessoirement
00:42:28nous le savons
00:42:28et la démonstration
00:42:29n'a été faite
00:42:29au-delà d'éléments
00:42:30de valeur et de principe
00:42:31sur lesquels je crois
00:42:32qu'il faut impérativement
00:42:34pouvoir tenir
00:42:34et c'est vrai
00:42:35vous parlez du mot de confiance
00:42:36que c'est un mot
00:42:37qu'on a beaucoup entendu
00:42:38dans les différentes manifestations
00:42:40hier soir encore
00:42:41on n'a plus confiance
00:42:42en la justice
00:42:43Raphaël Grabli
00:42:44bonsoir
00:42:44cette question de la confiance
00:42:46aujourd'hui
00:42:47comment est-ce qu'on la mesure
00:42:48est-ce qu'on peut dire
00:42:49que les français
00:42:50n'y croient plus
00:42:50au système judiciaire
00:42:51on peut le dire
00:42:52en tout cas si on regarde
00:42:53les chiffres
00:42:53les statistiques
00:42:54les français n'ont plus confiance
00:42:55n'ont pas confiance
00:42:56en la justice
00:42:5749% seulement
00:42:59croient en l'institution judiciaire
00:43:00c'est une vaste enquête
00:43:01qui a été publiée
00:43:02cette automne
00:43:02par le ministère
00:43:04de la justice
00:43:04on est très loin
00:43:05d'autres institutions
00:43:06ça serait sans doute intéressant
00:43:08de reposer la question aujourd'hui
00:43:09exactement
00:43:09évidemment c'était avant
00:43:10l'affaire Liana
00:43:12très loin par exemple
00:43:13de la gendarmerie
00:43:1480%
00:43:14pour 86%
00:43:16des français
00:43:17la justice
00:43:17est trop lente
00:43:19elle n'est pas assez sévère
00:43:20pour deux tiers des sondés
00:43:21avec un autre enseignement
00:43:23qui est assez inquiétant
00:43:23plus on a une expérience
00:43:25avec la justice
00:43:26moins on lui fait confiance
00:43:29cette défiance
00:43:30elle est
00:43:30il faut le dire aussi
00:43:31parfois alimentée
00:43:32par les politiques eux-mêmes
00:43:33on se souvient
00:43:33de la république
00:43:34c'est moi
00:43:35de Jean-Luc Mélenchon
00:43:35lors d'une perquisition
00:43:36du siège de la LFI
00:43:37qui parlera ensuite
00:43:38de procès politique
00:43:39on se souvient aussi
00:43:40de Jordan Bardella
00:43:41qui compare
00:43:42la condamnation
00:43:43de Marine Le Pen
00:43:44dans l'affaire
00:43:45des assistants parlementaires
00:43:46du RNN
00:43:46exécution de la démocratie
00:43:49c'était en mars
00:43:50le 31 mars 2025
00:43:51mais dans cette affaire
00:43:53Liana
00:43:53c'est aussi
00:43:54Gérald Darmanin
00:43:54le garde des sceaux
00:43:55lui-même
00:43:56qui a immédiatement
00:43:57pointé du doigt
00:43:58de potentiel
00:43:58faute de magistrat
00:44:00écartant d'ailleurs
00:44:01la question
00:44:01des moyens
00:44:02sur ce dossier
00:44:03hier soir
00:44:04sur BFMTV
00:44:05il évoquait
00:44:05un regret personnel
00:44:07celui d'avoir demandé
00:44:08trop poliment
00:44:09au magistrat
00:44:10d'appliquer
00:44:11ces instructions
00:44:12finalement tout le monde
00:44:12tape sur la justice
00:44:13et on s'étonne
00:44:15qu'elle craque parfois
00:44:16mais tout le monde
00:44:17tape dessus
00:44:18oui mais je pense
00:44:19que c'est pas un bon signal
00:44:20dans une démocratie
00:44:21dans un état de droit
00:44:21encore une fois
00:44:22il faut arriver à distinguer
00:44:23ce qui relève
00:44:24de manquements individuels
00:44:25qui doivent être sanctionnés
00:44:27la transparence
00:44:28doit être faite
00:44:28et ce qui relève
00:44:29d'un système
00:44:30que nous devons
00:44:31collectivement corriger
00:44:32mais si nous voulons
00:44:33le corriger
00:44:33pour en sortir par le haut
00:44:34c'est ce que nous voulons
00:44:35faire dans la loi
00:44:36dès le 15 juillet prochain
00:44:37pour garantir
00:44:38de mieux protéger
00:44:39les victimes
00:44:39de mieux sanctionner
00:44:40les auteurs
00:44:41de mieux protéger
00:44:42aussi les mères
00:44:42qui par exemple
00:44:43dénoncent les incestes
00:44:44que leurs enfants subissent
00:44:45parce qu'on voit
00:44:46à quel point
00:44:46vous en avez des témoignages
00:44:48irrégurants
00:44:48de femmes qui ont cru
00:44:50de mères
00:44:50qui ont cru à la parole
00:44:51de leurs enfants
00:44:51et qui elles se retrouvent
00:44:52en accusation
00:44:53parce qu'elles refusent
00:44:54de reconfier l'enfant
00:44:55au père par exemple
00:44:55ça aussi
00:44:57nous voulons que
00:44:57dans la loi
00:44:58dès le 15 juillet prochain
00:44:59les choses changent
00:45:00donc il y a
00:45:00ce travail-là législatif
00:45:02qui doit évidemment être fait
00:45:03pour qu'ensuite justement
00:45:04la justice puisse agir
00:45:05deux questions concrètes
00:45:06si vous voulez bien
00:45:07sur ce plateau hier soir
00:45:08Gérald Darmanin a dit
00:45:09j'essaye de retrouver
00:45:11ses propos
00:45:11je crois que les pédocriminels
00:45:14sont incurables
00:45:15est-ce qu'il faut rendre
00:45:16la castration chimique
00:45:17qui existe déjà aujourd'hui
00:45:18mais qui n'est pas obligatoire
00:45:19la personne condamnée
00:45:20peut dire non
00:45:21est-ce qu'il faut la rendre
00:45:22obligatoire ?
00:45:23Moi je ne suis pas médecin
00:45:24donc je ne sais pas répondre
00:45:25à cette question-là
00:45:27sur l'incurabilité
00:45:28ou pas des personnes
00:45:30ce que je sais
00:45:31c'est qu'il y a l'obligation
00:45:32d'avoir des peines
00:45:33qui soient exécutées
00:45:33jusqu'au bout
00:45:34parce que l'incompréhension
00:45:35elle est manifeste
00:45:36quand vous avez
00:45:36votre agresseur
00:45:37qui sort
00:45:38et qui sort plutôt
00:45:39de détention
00:45:40parce que le temps
00:45:41où il est en détention
00:45:42est aussi un temps
00:45:42de réparation
00:45:43pour les victimes
00:45:44pour reprendre possession
00:45:45d'elle-même
00:45:45ça ne marche pas
00:45:47en prison
00:45:48on ne peut pas préparer
00:45:48le retour de ces personnes-là
00:45:50et on entend
00:45:51vous ne dites pas
00:45:51exactement la même chose
00:45:52est-ce qu'il faut rendre
00:45:53les violences sexuelles
00:45:54contre les enfants
00:45:55imprescriptibles ?
00:45:55Oui, moi je m'y suis engagée
00:45:56depuis de nombreuses années
00:45:58j'avais porté une proposition
00:45:59de loi
00:45:59vous savez sur ce sujet
00:46:00et au moment où j'ai porté
00:46:01cette proposition de loi
00:46:03malheureusement à l'époque
00:46:04à la fois le Rassemblement National
00:46:06et la France Insoumise
00:46:07s'y soit opposée
00:46:08tant mieux si les gens
00:46:09ont changé d'avis
00:46:10dans la loi qui est examinée là
00:46:11moi je le souhaite
00:46:11je le souhaite
00:46:12et le gouvernement
00:46:13il dit quoi ?
00:46:13et nous allons justement
00:46:14réunir l'ensemble des forces
00:46:16politiques et parlementaires
00:46:17ce vendredi avec le Premier ministre
00:46:18pour y répondre
00:46:19la prescription aujourd'hui
00:46:20elle protège les bourreaux
00:46:22elle condamne les victimes
00:46:23c'est ça qui se passe
00:46:24aujourd'hui
00:46:25quand vous avez le courage
00:46:26de parler
00:46:26parfois des dizaines d'années après
00:46:27la réponse qui vous est faite
00:46:29parce que c'est l'état du droit
00:46:30c'est de vous dire
00:46:31c'est trop tard
00:46:32il fallait vous manifester avant
00:46:34mais si les personnes
00:46:34ne se sont pas manifestées avant
00:46:35c'est parce qu'elles ne pouvaient pas le faire
00:46:37parce qu'elles n'arrivaient pas à le faire
00:46:39donc l'imprescriptibilité
00:46:40c'est garantir
00:46:41que vous aurez toujours
00:46:42la possibilité
00:46:44d'accéder à la justice
00:46:45et c'est dire aux bourreaux
00:46:46que eux ne dormiront
00:46:47plus jamais tranquilles
00:46:48parce que la prescription
00:46:49ne les protégera plus
00:46:50toute dernière question
00:46:51Marie Chantret
00:46:51rapide promis
00:46:52Florence Herroin
00:46:53députée socialiste
00:46:54que vous connaissez peut-être bien
00:46:55qui porte ce sujet
00:46:56disait finalement
00:46:58si ces sujets
00:46:58des violences sexuelles
00:46:59faites aux femmes
00:47:00et aux enfants
00:47:01n'ont pas été assez pris en compte
00:47:02dans notre société
00:47:03c'est peut-être que
00:47:04trop d'hommes nous dirigent
00:47:05vous la femme que vous êtes
00:47:07mais non sans finalement
00:47:08le patriarcat
00:47:08que si ça a trop tardé
00:47:10si ça n'a pas assez avancé
00:47:11qu'on en arrive peut-être
00:47:12trop là aujourd'hui
00:47:13c'est parce que
00:47:14oui
00:47:14trop d'hommes sont en pouvoir
00:47:15la femme que vous êtes
00:47:16dit quoi à ça ?
00:47:17ce qui est certain
00:47:18c'est que les violences
00:47:18faites aux femmes
00:47:19c'est pas l'affaire des femmes
00:47:20c'est pas la responsabilité
00:47:22des femmes
00:47:22c'est pas tout à fait
00:47:23la question de Marie
00:47:24je crois
00:47:24parce que je crois
00:47:25que c'est pas uniquement lié
00:47:26c'est ma réponse
00:47:27comme dirait l'autre
00:47:28mais parce que
00:47:29sincèrement
00:47:29on renvoie aujourd'hui
00:47:30beaucoup trop la charge
00:47:31en permanence
00:47:32sur les victimes
00:47:32on demande à des enfants
00:47:33de 6 ans
00:47:34de 7 ans
00:47:34de 8 ans
00:47:35qui ont vécu
00:47:36des violences sexuelles
00:47:37qui ont vécu l'inceste
00:47:38c'est-à-dire
00:47:38le fait que leurs propres parents
00:47:40les aient violentés
00:47:41d'arriver à révéler
00:47:42d'arriver à dire
00:47:43quand ils parlent
00:47:44on les croit pas
00:47:44quand les mères les protègent
00:47:46on les soupçonne
00:47:47quand des femmes parlent
00:47:48on ne les croit pas
00:47:49mais un peu plus de femmes
00:47:50au pouvoir
00:47:51sans doute
00:47:52mais ça ne suffit pas
00:47:52ça dépend quelle femme
00:47:54Merci beaucoup
00:47:55Aurore Berger
00:47:55d'être venu
00:47:56sur ce plateau
00:47:57je retiens
00:47:58ce que vous avez dit
00:47:59sur la justice
00:48:00contre les violeurs d'enfants
00:48:01que vous pourriez étendre
00:48:03y compris au viol
00:48:05commis contre les adultes
00:48:06c'est l'information
00:48:07que vous nous avez donnée
00:48:08ce soir
00:48:08on va les reprendre
00:48:09ces informations
00:48:10si vous voulez bien
00:48:13dans un instant
00:48:14on va d'abord retourner
00:48:15du côté de Saint-Jean d'Angélie
00:48:16pour la fin
00:48:16de cette marche blanche
00:48:17de cette manifestation
00:48:19en hommage
00:48:19à Liana
00:48:21ce soir encore
00:48:21Suzy Bernard-Menguz
00:48:23en Charente-Maritime
00:48:24c'est la fin
00:48:25de ce cortège
00:48:26on a vu tout à l'heure
00:48:27ces images
00:48:28de la tante
00:48:28qui a pris la parole
00:48:30avec beaucoup d'émotion
00:48:32la manifestation
00:48:33est en train
00:48:33de se terminer
00:48:36Oui c'est ça
00:48:37nous arrivons
00:48:38au niveau
00:48:38du plan d'eau
00:48:39le plan d'eau
00:48:40sur lequel appréciait
00:48:41aller Liana
00:48:42qui venait
00:48:43souvent ici
00:48:44en vacances
00:48:44chez une partie
00:48:45de sa famille
00:48:46qui habite
00:48:46à côté de Saint-Jean
00:48:47d'Angélie
00:48:48vous l'avez dit
00:48:49la tante d'ailleurs
00:48:50qui était présente
00:48:50à cette marche blanche
00:48:52a tenu quelques mots
00:48:53des mots chargés
00:48:54d'émotion
00:48:55devant un collège
00:48:56de Saint-Jean
00:48:57je vous propose
00:48:57de l'écouter
00:48:59Son sourire
00:49:00sa présence
00:49:01sa douceur
00:49:02et tous les sourires
00:49:03qu'elle nous laisse
00:49:04resteront à jamais
00:49:05gravés dans nos cœurs
00:49:07nous ne l'oublierons jamais
00:49:09son amour
00:49:10et la joie
00:49:11qu'elle nous a apporté
00:49:12dans nos vies
00:49:13continueront de vivre
00:49:15à travers de chacun
00:49:17de nous
00:49:18Liana
00:49:19tu resteras
00:49:19pour toujours
00:49:20dans nos pensées
00:49:22et dans notre cœur
00:49:24nous t'aimons
00:49:25énormément
00:49:26et nous ne t'oublierons
00:49:28jamais
00:49:30Beaucoup d'émotions
00:49:31vous l'entendez
00:49:32beaucoup d'émotions
00:49:33également du côté
00:49:33des participants
00:49:34et des participantes
00:49:35on estime
00:49:36qu'ils sont
00:49:36entre 500
00:49:37et 900
00:49:38à s'être rendus
00:49:39à cet hommage
00:49:40à cette marche blanche
00:49:41des manifestants
00:49:42manifestantes
00:49:43qui sont donc émus
00:49:44qui apportent
00:49:44leur soutien à la famille
00:49:45et qui dénoncent
00:49:46eux aussi
00:49:46un manque de justice
00:49:48un manque de sévérité
00:49:50de l'impunité
00:49:50de la part
00:49:51des institutions judiciaires
00:49:53Merci Suzy
00:49:54Suzy Bernard
00:49:54Mengus en direct
00:49:55de Saint-Jean
00:49:57d'Angélie
00:49:57en Charente-Maritime
00:49:58pour la fin
00:49:59de ce rassemblement
00:50:0119h36
00:50:02sur BFM TV
00:50:03le gouvernement
00:50:03a donc fait
00:50:03ses premières annonces
00:50:04aujourd'hui
00:50:04quelques jours
00:50:05après la mort
00:50:05de Liana
00:50:06Nargisadji
00:50:07on va voir tout cela
00:50:08avec vous
00:50:09il y a eu
00:50:09des annonces
00:50:10en plusieurs temps
00:50:10dans la bouche
00:50:11de Sébastien Lecornu
00:50:12tout d'abord
00:50:12le Premier ministre
00:50:13et elles ont été
00:50:14précisées
00:50:15il y a quelques instants
00:50:16par Aurore Berger
00:50:16sur ce plateau
00:50:17Oui absolument
00:50:18donc Sébastien Lecornu
00:50:19à l'issue d'une réunion
00:50:20avec plusieurs ministres
00:50:21a présenté
00:50:22les premières mesures
00:50:23dont la perpétuité
00:50:25possible pour les violeurs
00:50:27en série
00:50:27actuellement
00:50:28lorsqu'il y a
00:50:29plusieurs victimes
00:50:30l'auteur peut encourir
00:50:31jusqu'à 20 ans
00:50:32de prison
00:50:33et donc
00:50:33on a entendu
00:50:34la ministre Aurore Berger
00:50:35préciser
00:50:35qu'il s'agit
00:50:36que ce soit
00:50:37la victime
00:50:37qui soit mineure
00:50:38ou qu'elle soit majeure
00:50:39de des enquêtes
00:50:40accélérées
00:50:41pour les crimes
00:50:42contre les enfants
00:50:43lorsqu'un mis en cause
00:50:44est identifié
00:50:45l'enquête
00:50:45devrait être effectuée
00:50:46dans un délai
00:50:46maximal
00:50:47de 3 mois
00:50:48d'autres mesures
00:50:49sous ton cours
00:50:50de finalisation
00:50:51un début de réponse
00:50:52apporté à l'échelle nationale
00:50:54mais aussi locale
00:50:55avec de son côté
00:50:56le maire de Paris
00:50:57qui a annoncé également
00:50:58aujourd'hui
00:50:58de son côté
00:50:59le lancement
00:51:00d'une commission
00:51:01d'enquête indépendante
00:51:02l'objectif
00:51:03faire la lumière
00:51:04sur les dysfonctionnements
00:51:05du périscolaire
00:51:06des écoles parisiennes
00:51:08avec des chiffres
00:51:09depuis le 1er janvier
00:51:10132 animateurs
00:51:11ont été suspendus
00:51:1252 pour suspicion
00:51:14de violences sexuelles
00:51:15ou sexistes
00:51:16une commission
00:51:17qui sera confiée
00:51:18à l'ancien juge
00:51:18des enfants
00:51:19Antoine Garapon
00:51:20Merci beaucoup Nargis
00:51:21j'ajoute
00:51:22qu'Aurore Berger
00:51:22dit qu'à titre personnel
00:51:23elle est pour le fait
00:51:24de rendre imprescriptibles
00:51:26les crimes sexuels
00:51:27commis contre les enfants
00:51:29mais qu'elle dit
00:51:29qu'elle ne sait pas
00:51:30si cette proposition
00:51:31fera partie des ajouts
00:51:33à la loi
00:51:33qui va arriver
00:51:34dans les jours qui viennent
00:51:35c'est le début
00:51:36de la réponse
00:51:36Alain de Vamel
00:51:37En tout cas
00:51:38on voit très bien
00:51:39qu'aujourd'hui
00:51:40en particulier
00:51:41où les politiques
00:51:42ont eu beaucoup
00:51:43l'occasion
00:51:43de s'exprimer
00:51:44puisqu'il y avait
00:51:44l'Assemblée Nationale
00:51:46les ministres
00:51:47qui devaient
00:51:47leur répondre
00:51:49etc
00:51:49on voit très bien
00:51:50que comme souvent
00:51:52dans ce genre
00:51:53d'affaires
00:51:54tellement impressionnantes
00:51:56la réponse instantanée
00:51:58c'est une réponse
00:52:00de durcissement
00:52:01des peines
00:52:01et ce que vous venez
00:52:03de dégrainer
00:52:04là comme possibilité
00:52:06de durcissement
00:52:08perpétuité
00:52:08pour les personnes
00:52:10recoudues coupables
00:52:11de plusieurs viols
00:52:12sur des enfants
00:52:12et sur des adultes
00:52:13exactement
00:52:14mais ce qui me frappe
00:52:16c'est qu'à chaque fois
00:52:17qu'il y a
00:52:18un drame de ce genre
00:52:20il y a ensuite
00:52:21des promesses
00:52:22qui sont faites
00:52:22dans cette direction
00:52:24et il faut bien le reconnaître
00:52:25qu'ils ne sont pas
00:52:26toujours tenus
00:52:26par la suite
00:52:27ça va être compliqué
00:52:28parce que
00:52:29je parle sous le contrôle
00:52:30de violaine de Philippi
00:52:31ce qui va m'aider là-dedans
00:52:33mais regardez
00:52:34l'histoire de Dino Scala
00:52:35qui est un type
00:52:36qui a violé
00:52:37et agressé
00:52:3856 femmes
00:52:39sur une période
00:52:40de 20-25 ans
00:52:41il doit y avoir
00:52:4220 ou 25 viols
00:52:43et des agressions sexuelles
00:52:44il était condamné
00:52:45pour l'ensemble
00:52:46des actes
00:52:47qu'il avait commis
00:52:48à 20 ans de prison
00:52:49parce que c'est la peine
00:52:50maximale encourue
00:52:51pour viol
00:52:51et qu'en France
00:52:52on n'additionne pas
00:52:53les peines de prison
00:52:54donc si on les additionnait
00:52:56il faudrait faire
00:52:57un procès
00:52:57violaine
00:52:58c'est ça pour chacun
00:52:59des cas
00:52:59on ne peut pas additionner
00:53:01effectivement
00:53:02à l'inverse
00:53:03des Etats-Unis
00:53:04mais alors comment est-ce
00:53:05qu'on va mettre
00:53:06on dira perpétuité
00:53:07comment on va faire
00:53:07là en l'occurrence
00:53:08si je comprends
00:53:09ce que le gouvernement
00:53:10compte faire
00:53:10c'est une peine
00:53:11à perpétuité
00:53:14pour l'ençon
00:53:15en tout cas
00:53:16s'il est jugé
00:53:17pour plusieurs
00:53:17en même temps
00:53:18on ne pourra pas cumuler
00:53:20en revanche
00:53:21ça permettra quand même
00:53:22d'allonger la peine
00:53:23question à perpétuité
00:53:24et je crois quand même
00:53:25qu'il faut aussi relever
00:53:26qu'enfin
00:53:27on a une proposition
00:53:29sur des délais
00:53:30pour les enquêtes
00:53:31ça fait combien d'années
00:53:32on demande des délais
00:53:34rapides pour les enquêtes
00:53:35vous avez trouvé
00:53:36que je suis un peu
00:53:36rabat-joie
00:53:37mais 3 mois
00:53:38on fait comment demain
00:53:40pour régler l'essentiel
00:53:42des enquêtes
00:53:42en 3 mois aujourd'hui
00:53:43on rappelle tout à l'heure
00:53:45l'avocat de la maman
00:53:46de Rosa
00:53:46en 9 mois
00:53:48pas de garde à vue
00:53:49pour le suspect
00:53:51numéro 1
00:53:513 mois pour régler
00:53:52les affaires en stock
00:53:54et les futurs
00:53:54comment on fait ?
00:53:55à mon sens
00:53:56ça ne peut que s'accompagner
00:53:57de mesures budgétaires
00:53:58dont on devrait aussi
00:53:59parler chaque année
00:53:59dans les lois de finances
00:54:00ce qui n'est pas le cas
00:54:01et je peux vous donner
00:54:02un exemple très concret
00:54:03aujourd'hui j'ai enfin reçu
00:54:05la réponse d'un parquet
00:54:06qui m'annonce
00:54:07l'audition d'un mise en cause
00:54:09pour un viol sur mineur
00:54:10ça fait plus de 12 mois
00:54:11qu'on attend
00:54:12qu'il soit auditionné
00:54:13et j'avais relancé
00:54:14en expliquant
00:54:15attention ce monsieur
00:54:15commence à être très âgé
00:54:16il va peut-être décéder
00:54:17avant que vous l'auditionniez
00:54:18donc je pense que
00:54:20effectivement
00:54:21les délais d'enquête
00:54:22sont très importants
00:54:23mais ils seront tenables
00:54:24à l'unique condition
00:54:25que l'État
00:54:26mette la main au portefeuille
00:54:27Frédéric Pechenard
00:54:28si vous étiez encore
00:54:29le patron de la police
00:54:30et qu'on vous disait là
00:54:31bah tiens
00:54:32c'est tombé aujourd'hui
00:54:33désormais c'est 3 mois
00:54:33pour boucler les enquêtes
00:54:35dans les affaires
00:54:36qui concernent des crimes
00:54:37sexuels sur les mineurs
00:54:38vous feriez quoi ?
00:54:39vous réunissez tout de suite
00:54:40l'État-major en disant
00:54:41oh là là on ne va pas y arriver
00:54:42vous dites si si
00:54:44on va y arriver
00:54:45en s'organisant un peu
00:54:46parce qu'aujourd'hui
00:54:46clairement on n'y est pas
00:54:47aujourd'hui clairement
00:54:48on n'y est pas
00:54:49et clairement
00:54:49aujourd'hui dans les conditions
00:54:51actuelles c'est impossible
00:54:53on a eu une augmentation
00:54:54très importante
00:54:55des plaintes
00:54:56pour violences sexuelles
00:54:57sexistes
00:54:58violences intrafamiliales
00:55:00ce qui est plutôt
00:55:00une bonne chose
00:55:01moi je plaide
00:55:02pour ce que systématiquement
00:55:03il y ait des plaintes
00:55:04c'est que la parole se libère
00:55:05la parole se libère
00:55:06et on voit bien
00:55:06que sur les mineurs
00:55:07il y a beaucoup d'affaires
00:55:09notamment d'ailleurs
00:55:10à Paris
00:55:11le maire de Paris
00:55:12en a parlé
00:55:12avec 52 animateurs suspendus
00:55:14mais on voit bien
00:55:15qu'il y a des tas de familles
00:55:16qui n'ont pas porté plainte
00:55:18pour tout un tas de raisons
00:55:19bonnes et mauvaises
00:55:20et il faut porter plainte
00:55:21il faut porter plainte
00:55:21pour que l'enfant
00:55:22soit reconnu comme une victime
00:55:24et qui n'ait pas l'impression
00:55:24que c'est sa faute
00:55:25donc la plainte c'est très important
00:55:26mais évidemment les plaintes
00:55:27et bien elles arrivent dans les commissariats
00:55:29elles arrivent dans les brigades
00:55:30de gendarmerie
00:55:31il y en a énormément
00:55:32il faut les prioriser
00:55:33et donc l'idée
00:55:35de pouvoir tout traiter
00:55:36en moins de 3 mois
00:55:37sans renfort
00:55:38sans surtout
00:55:39changement de la procédure pénale
00:55:41moi ça fait
00:55:41pardon pour dire les choses
00:55:42très clairement
00:55:42vous ne croyez pas une seconde
00:55:44je ne vais pas
00:55:46je lis un peu dans vos propos
00:55:47vous dites
00:55:47on ne saura pas faire
00:55:48de manière aussi crue
00:55:49je ne suis plus
00:55:50directeur général de la police
00:55:51mais je dois dire que
00:55:52j'irai voir mon ministre
00:55:53en lui disant
00:55:54monsieur le ministre
00:55:54il va falloir qu'on trouve
00:55:56quand même de quelques
00:55:57en 3 mois
00:55:57ça me paraît impossible
00:55:58de pouvoir
00:55:59tout déstocker
00:56:00il va falloir demander
00:56:02à une avocate
00:56:02parce qu'il y a l'audition
00:56:03il y a ensuite
00:56:04de la victime
00:56:05il y a
00:56:06les expertises
00:56:08médico-légales
00:56:09il y a ensuite
00:56:10l'expertise
00:56:10avec des psys
00:56:11et là
00:56:12on a l'un des avocats
00:56:14l'avocat de Rosa
00:56:14qui nous dit
00:56:16pour avoir
00:56:16des délais
00:56:17pour rencontrer un expert
00:56:18les experts
00:56:19refusent l'expertise
00:56:20parce qu'ensuite
00:56:21il faut rencontrer l'enfant
00:56:22et puis ensuite
00:56:23il faut rédiger
00:56:24et ils n'ont pas le temps
00:56:25donc tout ça
00:56:26en l'espace de 3 mois
00:56:28ça paraît impossible
00:56:29il y a un peu le feu
00:56:30en ce moment au gouvernement
00:56:31Alain Dommel
00:56:32oui non mais ça forcément
00:56:33dans ces cas là
00:56:34mais moi ce qui me frappe
00:56:35c'est que
00:56:35à chaque fois
00:56:36qu'il y a quelque chose
00:56:37de dramatique
00:56:38comme ce qui vient de se produire
00:56:39il y a ensuite
00:56:40une accumulation
00:56:41de propositions
00:56:42parmi lesquelles
00:56:43il faut vraiment trier
00:56:44ce qui est possible
00:56:45ce qui ne l'est pas
00:56:45et ce qui relève
00:56:47disons de la mise en scène
00:56:48ou ce qui relève
00:56:49de solutions véritables
00:56:50ça
00:56:52quand il y a
00:56:53un crime
00:56:55qui frappe
00:56:57et qui touche
00:56:59tout le monde
00:56:59il y a automatiquement
00:57:01après
00:57:01une accumulation
00:57:02de propositions
00:57:03qui demandent vraiment
00:57:05un tri sévère
00:57:06pour savoir
00:57:07ce qui est de la poudre aux yeux
00:57:08ou savoir
00:57:09ce qui est une amélioration
00:57:10dans les deux propositions
00:57:12du jour
00:57:12le gouvernement nous dit
00:57:13donc
00:57:14la perpétuité
00:57:15pour les violeurs
00:57:16contre les enfants
00:57:18à partir de deux viols
00:57:19c'est ce qu'a précisé
00:57:20Aurore Berger
00:57:20tout à l'heure
00:57:21mais aussi
00:57:22c'est ce qu'elle nous a
00:57:22donné comme information
00:57:24supplémentaire
00:57:24mais aussi
00:57:25quand la victime
00:57:26est majeure
00:57:28perpétuité
00:57:28ça veut dire quoi
00:57:29Dominique Rizet ?
00:57:30parce que c'est pas
00:57:30la vraie perpétuité
00:57:32ça n'existe pas
00:57:32alors si la perpétuité
00:57:34existe en France
00:57:35c'est le débat
00:57:35qu'on a eu hier
00:57:36dans le forum
00:57:38M. Darmanin a dit
00:57:39la perpétuité existe
00:57:40il y a des gens en prison
00:57:42Frédéric s'en souvient
00:57:43très bien
00:57:43Frédéric Pesta
00:57:44il y a un homme en prison
00:57:45Marcel Barbeau
00:57:46le tueur de l'ombre
00:57:47il est en prison
00:57:48depuis 1975
00:57:49il a été interpellé
00:57:50en 1975-76
00:57:51pour 6 ou 7 meurtres
00:57:53et lui
00:57:53il est toujours
00:57:54en posé
00:57:55des demandes
00:57:55de mise en liberté
00:57:56mais il n'a jamais
00:57:56reconnu les faits
00:57:57donc la justice
00:57:58ne veut pas le laisser sortir
00:57:59qui peut imaginer
00:58:01qu'on laissera sortir
00:58:02un jour Francis Holm
00:58:03qu'on aurait laissé sortir
00:58:04il est mort en prison
00:58:05Michel Fourniret
00:58:06qu'on aurait laissé sortir
00:58:07il est mort en prison
00:58:08Christian Vangelhoeven
00:58:09qu'on laissera un jour sortir
00:58:11Denis Vaxin
00:58:11je peux vous en citer
00:58:12des noms comme ça
00:58:13même qu'on laissera un jour
00:58:14sortir Guy Georges
00:58:15pourtant son avocat
00:58:17maître Ursulet
00:58:17fait des demandes
00:58:18de mise en liberté
00:58:19donc ça existe vraiment
00:58:21la perpétuité réelle
00:58:22oui ça existe
00:58:23oui ça existe
00:58:24et puis juridiquement
00:58:24il y a une perpétuité
00:58:26incompressible
00:58:26qui existe aussi
00:58:27dans la loi
00:58:28dans certains cas
00:58:29alors ce qui ne concerne pas
00:58:29les affaires
00:58:30de missiles classiques
00:58:31et les viols
00:58:31il y a une vraie perpétuité
00:58:32alors il y a toujours
00:58:34une possibilité
00:58:35au bout de 30 ans
00:58:36de faire appel
00:58:37à un nouvel examen
00:58:40mais il existe
00:58:41notamment pour les actes
00:58:42de terrorisme
00:58:42une perpétuité
00:58:43incompressible
00:58:43sinon perpétuité
00:58:45c'est 18 ans
00:58:45enfin 18 ans
00:58:47plus exactement
00:58:47au bout de 18 ans
00:58:48vous avez le droit
00:58:49de demander une libération
00:58:50conditionnelle
00:58:50et il existe
00:58:51la rétention de sûreté
00:58:52Nicolas Sarkozy
00:58:53Rachid Haddati
00:58:54ministre
00:58:54affaire Francis Évrard
00:58:56qui enlève le petit
00:58:56Ennis
00:58:57et qui est un
00:58:58violeur d'enfant
00:58:59en série
00:59:00à partir de là
00:59:01on vote la rétention
00:59:02de sûreté
00:59:02c'est-à-dire qu'on juge
00:59:03quelqu'un
00:59:03on lui dit
00:59:03monsieur
00:59:04à l'issue de votre peine
00:59:05de 20 ans
00:59:05vous pouvez faire l'objet
00:59:07d'une rétention
00:59:08de sûreté
00:59:08c'est-à-dire que
00:59:09à chaque fois
00:59:10on dira
00:59:10si on peut vous libérer
00:59:11et vous ferez
00:59:12un an de plus
00:59:12et ça
00:59:13c'est infini
00:59:15on peut chaque année
00:59:16recommencer
00:59:17c'est est-ce que ça marche
00:59:18est-ce que
00:59:19la menace
00:59:20d'une peine
00:59:20de perpétuité
00:59:21va faire
00:59:22qu'il y aura
00:59:22moins de violeurs
00:59:23demain
00:59:24pas nécessairement
00:59:25je pense que c'est
00:59:26une question aussi
00:59:26de moyen terme
00:59:27et on le dit souvent
00:59:28de changement
00:59:30des mentalités
00:59:30dans la société
00:59:31de tenue
00:59:32des séances
00:59:33d'éducation
00:59:33à la vie affective
00:59:35et relationnelle
00:59:35et sexuelle
00:59:36au collège
00:59:37ou plutôt du coup
00:59:38relationnel en primaire
00:59:40c'est aussi pour ça
00:59:41qu'il faut faire attention
00:59:42à la récupération
00:59:42politique de cette affaire
00:59:43parce que
00:59:44vous voyez le Rassemblement
00:59:45national qui dénonce
00:59:46les violences faites
00:59:47aux enfants aujourd'hui
00:59:48alors qu'il n'a jamais
00:59:48rien proposé
00:59:49dans ses programmes
00:59:50pour les présidentielles
00:59:51ou législatives
00:59:51qui d'un côté
00:59:52dit ça maintenant
00:59:53et de l'autre
00:59:54ne fait rien
00:59:54en tout cas
00:59:55ne propose rien
00:59:55dans ses programmes
00:59:56pour que ça change
00:59:57mais qui dit aujourd'hui
00:59:58je précise
00:59:58on votera
00:59:59la loi globale
01:00:00si elle se présente
01:00:01mais en tout cas
01:00:02ils ont beaucoup
01:00:02de représentants et d'élus
01:00:03qui sont contre
01:00:04les séances d'éducation
01:00:05à la vie affective
01:00:05et relationnelle
01:00:06alors qu'elles permettent
01:00:07de libérer la parole
01:00:08des enfants
01:00:09qui dans un cadre
01:00:10bienveillant
01:00:11parfois dénoncent
01:00:12des agissements
01:00:12de violence
01:00:13vécues dans leur famille
01:00:14ou leur entourage
01:00:15Alain Dommel
01:00:15je reviens aux conséquences
01:00:16politiques
01:00:17avec vous
01:00:18on a vu cette succession
01:00:19de réunions aujourd'hui
01:00:20je pense que l'agenda
01:00:20de Sébastien Lecornu
01:00:21il y avait un seul mot
01:00:22aujourd'hui dessus
01:00:22c'était Liana
01:00:24réunion de crise
01:00:25à Matignon
01:00:25avec les cinq ministres
01:00:27concernés
01:00:28je pense qu'il a dû
01:00:28surveiller aussi
01:00:29comment se passait
01:00:30l'audition
01:00:30de ses ministres
01:00:32au Parlement
01:00:33la séance de questions
01:00:34au gouvernement
01:00:35qui a été quasiment
01:00:36uniquement consacré
01:00:37à cette affaire Liana
01:00:37avec des questions
01:00:38des oppositions
01:00:39mais aussi de sa majorité
01:00:40pour l'interroger là-dessus
01:00:42sur que faire
01:00:43maintenant
01:00:44cette séquence politique
01:00:45comment le gouvernement
01:00:47espère la franchir
01:00:49aujourd'hui ?
01:00:51Il n'y a pas
01:00:52de bonne sortie
01:00:53dans ces cas-là
01:00:54alors il y a
01:00:55des annonces à faire
01:00:57sur des décisions
01:00:59à court terme
01:01:00qui feront immédiatement
01:01:01l'objet
01:01:02soit de critique
01:01:03parce que ça ne va pas
01:01:04assez loin
01:01:05soit de critique
01:01:06parce que c'est impraticable
01:01:07bon dans ce cas-là
01:01:09il y a une espèce
01:01:09d'improvisation générale
01:01:11c'est-à-dire
01:01:11improvisation de réquisitoire
01:01:14contre le gouvernement
01:01:15et improvisation
01:01:16de réponse gouvernementale
01:01:18bon donc
01:01:19on va avoir
01:01:20une floraison
01:01:22de propositions
01:01:24inapplicables
01:01:25et probablement
01:01:26une série
01:01:27de promesses
01:01:28de réponse
01:01:29également inapplicables
01:01:31et puis peut-être
01:01:32qu'ensuite
01:01:33passé
01:01:33trois mois
01:01:34ou six mois
01:01:35il y aura des conséquences
01:01:37réellement sérieuses
01:01:38qui en seront tirées
01:01:39mais ça
01:01:40ça n'est pas garanti
01:01:41Vous pensez qu'on est capable
01:01:42là à moins d'un an
01:01:43de l'élection présidentielle
01:01:44de se mettre d'accord
01:01:45sur l'essentiel
01:01:46il y avait cette fameuse
01:01:47je prends un exemple
01:01:48la loi transpartisane
01:01:50dont on dit
01:01:51qu'elle est transpartisane
01:01:52elle n'est pas tout à fait
01:01:53la loi transpartisane
01:01:54ce sont des députés
01:01:54plutôt du centre
01:01:55et de gauche
01:01:55qui ont travaillé
01:01:57ces derniers mois
01:01:59à ma connaissance
01:02:00le Rassemblement national
01:02:01n'y était pas
01:02:02est-ce qu'on peut mettre
01:02:03tous les partis politiques
01:02:04autour d'une table
01:02:05pour essayer
01:02:06de se mettre d'accord
01:02:07sur l'essentiel
01:02:07Vous parlez de la proposition
01:02:08de loi intégrale
01:02:09contre les violences sexuelles
01:02:10Oui tout à fait
01:02:10J'espère que les partis politiques
01:02:12vont se mettre autour
01:02:13d'une table ensemble
01:02:14pour en discuter
01:02:14c'est effectivement
01:02:15une proposition de loi
01:02:16qui a été élaborée
01:02:18après plusieurs réunions
01:02:19avec tous les acteurs
01:02:20et des dizaines d'associations
01:02:22qui comprend environ
01:02:24140 propositions
01:02:25justement pour proposer
01:02:26une loi cadre
01:02:27et je rappellerai
01:02:28que l'Espagne
01:02:29qui a mis en place
01:02:29une loi cadre
01:02:30après un scandale
01:02:31qui avait fortement choqué
01:02:32l'opinion publique
01:02:34dans les années
01:02:34début des années 2000
01:02:35où une femme
01:02:36avait été brûlée vive
01:02:37par son conjoint
01:02:38s'est mobilisée
01:02:39a mis en place
01:02:40une loi cadre
01:02:40contre les violences
01:02:41sexistiques et sexuelles
01:02:42et aujourd'hui
01:02:43constate une vraie baisse
01:02:44de ces violences
01:02:45faites aux femmes
01:02:46et aux enfants
01:02:46mais j'ajouterai
01:02:47que c'est aussi
01:02:48parce que désormais
01:02:49les enquêtes
01:02:50sont systématiquement faites
01:02:52pas que pour les enfants
01:02:53mais pour toutes les violences
01:02:53faites aux femmes
01:02:54et aux enfants
01:02:54dans un délai court
01:02:56après les dépôts de plaintes
01:02:57voilà ce qui nous renvoie
01:02:57à notre débat d'aujourd'hui
01:02:58dans cette loi cadre
01:02:59il y a aussi l'idée
01:03:00que chaque enfant
01:03:01serait interrogé
01:03:01au moins une fois par an
01:03:02à l'âge de maternelle
01:03:04pour savoir s'il a subi
01:03:05quelque chose
01:03:05on va en reparler
01:03:06merci beaucoup
01:03:06à tous les quatre
01:03:07Julia Med vient de nous rejoindre
01:03:09bonsoir Julie
01:03:10c'est parce que le 20h
01:03:11approche à grand pas
01:03:12quel est le programme
01:03:12on continue à suivre
01:03:13bien sûr en direct
01:03:14cette nouvelle mobilisation
01:03:15en hommage à Liana
01:03:16notre invitée
01:03:17ce soir c'est
01:03:18Béatrice Brugère
01:03:19elle est magistrate
01:03:20et elle nous donnera
01:03:20son avis sur les nouvelles mesures
01:03:22proposées par le gouvernement
01:03:23et puis l'affaire Bruel
01:03:24le chanteur est toujours
01:03:25en garde à vue
01:03:26et pourrait être mis en examen
01:03:27dans les prochaines heures
01:03:28la journaliste de Mediapart
01:03:30Marine Turki
01:03:31qui a révélé l'affaire
01:03:32sera avec nous
01:03:32bonne soirée
01:03:33l'info continue sur BFM
01:03:34Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:36Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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