- il y a 8 heures
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe de choc du 09/06/2026.
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00:00On va commencer par la nouvelle équipe championne d'Europe de Hand, Metz Handball, parce qu'on n'en a
00:04pas beaucoup parlé hier, il y avait une grosse actu et on avait vraiment envie de leur tirer notre coup
00:08de chapeau.
00:08De toute façon, elles n'avaient pas le temps hier, elles faisaient la fête, donc on en profite aujourd'hui
00:11et Juju, c'est immense ce qu'elles ont réalisé.
00:13C'est même historique, Française, puisque Metz a apporté à la France sa première Ligue des champions féminine de Handball.
00:20Metz entre dans le club très fermé des clubs français vainqueurs d'une Coupe d'Europe, Montpellier chez les garçons,
00:24la Ligue des champions, deux fois.
00:25Et puis O.M. Vitrolles aussi qui a remporté la Coupe des vainqueurs de Coupe.
00:30Les Messines, elles, elles ont battu en finale les doubles tenantes du titre hongroise de Dior, c'était dimanche à
00:35Budapest.
00:36Il s'agissait de la première finale dans la compétition de Metz, qui avait buté auparavant quatre fois en demi
00:41-finale.
00:41Elles ont été reçues hier à l'hôtel de ville de Metz par le maire de la ville.
00:46Le trophée a aussi été présenté aux nombreux supporters réunis à Place d'Armes, que tu dois bien connaître, mon
00:52Pierrot.
00:52Ils étaient près d'un millier à poursuivre les festivités.
00:55Alors, on a deux Brestois en plateau. Désolée les copains, mais là, sur ce coup, c'est Metz, les meilleurs.
01:01Et on a la chance d'être avec l'une d'entre elles, Chloé Valentini, élire gauche du club, qui
01:05a peut-être une toute petite voix aujourd'hui.
01:07Déjà, on a vu Alison Pinault hier, ce n'était pas très frais.
01:10Chloé, est-ce que tu es présentable quand même ? Ça va ? Il y a un petit filet de
01:13bois ou pas ?
01:14Bonjour, un petit filet de bois.
01:16Ça va, c'est parfait. Chloé, raconte-nous la fête, que ce soit la soirée du match ou alors hier,
01:21on a vu des images dans la ville, avec les supporters, la présentation du trophée, tout ça.
01:25Tu avais déjà vécu ça de manière aussi forte ?
01:28Non, forcément. Mais c'est la première fois. Après, en équipe de France, déjà pas mal.
01:34Mais c'était juste extraordinaire de pouvoir présenter ce trophée à la ville.
01:40La voix n'est pas tout à fait là.
01:40Alors, Gérard Darmont, tu peux faire partie à Gérard Darmont et à Loire des Chloé, par contre ?
01:44En tout cas, belle après carrière, Patricia Casse.
01:48Et on ne se moque pas.
01:49Non, on a le champion, on ne se moque pas.
01:51Mais c'est bien que tu le rappelles, parce qu'avec l'équipe de France, Chloé, on le rappelle, tu
01:54es championne olympique avec les Bleus, championne du monde, championne de France en club.
01:57Ça fait quoi de gagner cette toute première Ligue des champions ? C'est quoi comme émotion ? C'est
02:01nouveau pour toi ?
02:04Franchement, je ne réalise même pas.
02:06Je crois que ça fait cinq fois que Metz va au Final Four.
02:13À chaque fois, on a été déçus. C'était la quatrième fois pour moi.
02:17C'est la première fois qu'on revient en ayant fait un énorme résultat.
02:22C'est juste extraordinaire.
02:23Ça montre aussi que le club avance, grandit.
02:27Et c'est juste génial.
02:29Je vous avoue que j'ai encore pas les mots.
02:33Je suis encore sur mon petit nuage.
02:36Je savoure chaque moment.
02:38On le sent à ta voix et à ton sourire.
02:39Johan Rioux.
02:40Chloé, ce que vous avez fait, c'est absolument extraordinaire, au-delà de l'historique.
02:43Et ça a fait quoi, mentalement, dans le cœur, de jouer vraiment en Hongrie, contre Gyor, le meilleur club féminin
02:48au monde ?
02:48Et dans cette arène, plus de 10 000 supporters, de jouer vraiment chez l'ennemi, l'adversaire.
02:52Ça fait quoi ?
02:53Ça excite ou ça inhibe ?
02:57Là, ça ne nous a pas du tout inhibés, on va dire ce qui est.
03:00C'était franchement un de mes plus beaux matchs de ma carrière.
03:05C'était juste fabuleux.
03:06C'est une magnifique salle.
03:08C'est un week-end de dingue.
03:10Et franchement, toute l'équipe a répondu présente ce week-end.
03:14Je pense aussi au staff, à tout le club qui travaille depuis des années pour qu'on avance.
03:23Chaque détail, cette année, a vraiment fait la différence.
03:29Et je suis hyper heureuse qu'on ramène ce trophée à Metz.
03:33Chloé, déjà, félicitations.
03:35Moi, j'ai une question par rapport à l'effectif.
03:37Est-ce que ce qui a fait votre force, c'est vraiment justement d'être un effectif de copine, de
03:43bande ?
03:43Et c'est ce qui a fait la différence sur ce match-là ?
03:47Oui, clairement.
03:48Franchement, c'était une année difficile.
03:50On a perdu certains matchs.
03:52On a perdu le titre de championne de France.
03:55Donc, franchement, pas évident.
03:57Mais tout ça nous a soudés.
03:59On a une équipe de dingue.
04:01On a aussi une équipe qui a beaucoup tourné comparé à d'autres équipes où elle compte que sur 6
04:07-7 joueuses.
04:09Aujourd'hui, à Metz-en-Balle, il y a des joueuses de partout.
04:12Tout le monde a amené sa pierre à l'édifice.
04:15Et franchement, c'est juste dingue.
04:18La roue en une dernière et après, on parle de la une de l'équipe qui a fait jaser.
04:21Salut, Chloé.
04:21Tu parlais du fait que c'était le cinquième Final Four de Metz.
04:25On sait que quand on enchaîne les Final Four et qu'on se casse souvent les dents sur la dernière
04:28marche ou l'avant-dernière marche,
04:29qu'est-ce qui a fait la différence sur cette année-là ?
04:32Le fait peut-être que vous ayez perdu le titre de championne de France, qu'il y avait une espèce
04:35de truc qu'on n'a plus rien à perdre ?
04:39C'est difficile de répondre à cette question.
04:42Je pense que vraiment, ça s'est joué sur toute la saison.
04:46Les années d'avant, on a des années très, très chargées.
04:51On joue pratiquement tout en équipe nationale avec beaucoup de matchs le mercredi et le samedi en Ligue des champions.
04:57Et cette année, on s'était dit qu'on voulait arriver les plus fraîches possibles au Final Four.
05:04Notre coach a aussi appris de ses erreurs et a su mettre à certains moments des joueuses au repos.
05:10Par exemple, la semaine avant le Final Four, on est parti à Plantecuc jouer quatre jours.
05:17Et on a été cinq filles au repos, donc pas de déplacement.
05:22Donc forcément, beaucoup plus fraîche aussi physiquement pour Final Four.
05:27On rappelle tout ça après une pause bébé.
05:29Chloé, qui est maman depuis moins d'un an.
05:31Chloé, j'espère que tu as encadré la une de l'équipe parce que c'est quand même historique.
05:35On va la revoir.
05:36C'était hier, le lendemain de Roland-Garros.
05:38Ça fait plus de 20 ans que le journal L'Équipe met en couverture le vainqueur du tournoi parisien.
05:42Mais pas cette année.
05:43Cette année, c'était pour vous.
05:44C'est un détail ou c'est vraiment une belle reconnaissance pour vous, les joueuses ?
05:49Je vous avoue que je ne fais pas trop attention à tout ça.
05:53Mais il faut le dire, c'est cool aussi de mettre du sport féminin en avant et qu'on passe
05:59avant Roland-Garros.
06:01Ça fait un petit show au cœur.
06:05C'est parfait.
06:06Il n'y a plus de voix.
06:07Là, il faut raccrocher.
06:08Merci beaucoup, Chloé, d'avoir été avec nous.
06:09Championne d'Europe avec Metz.
06:10Bravo pour cette première Ligue des champions qui en appellera d'autres, on l'espère.
06:13Bonnes vacances.
06:14Repos mérité maintenant.
06:15C'est bon ?
06:15Merci beaucoup.
06:17Elle est au bout de sa vie.
06:18Merci, Chloé.
06:19Merci.
06:19On va revenir maintenant entre nous sur cette fameuse une qui fait débat.
06:22On rappelle pour le contexte que Zverev, le vainqueur de Roland, a été accusé de violence conjugale par deux compagnes.
06:28Et même en interview, Juju, on l'a vu ce matin, le malaise est toujours présent.
06:31Oui, tendu le Sacha Zverev.
06:33D'abord questionné sur le sportif et la valeur de ce sacre.
06:36L'allemand s'est ensuite refermé quand les questions évoquaient les deux affaires de violence conjugale.
06:41Lors de cette interview à l'équipe, tout va vraiment se tendre quand le journaliste va lui faire part d
06:46'une réflexion.
06:47Quand ces derniers jours, en salle de presse notamment, il y a eu beaucoup de discussions sur la façon de
06:50traiter votre potentiel sacre, eu égard aux accusations de violence conjugale à votre encontre, il y a plusieurs années.
06:56Attendez, réponse de Zverev, attendez déjà, ce n'est pas ce genre d'interview.
07:00Alors tout de suite, coupez le joueur avant d'ajouter.
07:03Ensuite, vous savez qu'il a été prouvé que les accusations étaient fausses.
07:06La question ne concerne pas directement les accusations, relance alors le journaliste.
07:10Ce à quoi Zverev répond, c'est la deuxième fois que vous me posez une question là-dessus.
07:15J'ai fait tout ce que j'ai pu et mon innocence a été prouvée.
07:20Plus loin, le journaliste lui demande, mais quel va être votre programme des prochaines semaines ?
07:24Réponse de Zverev.
07:25Je ne sais pas, je pense qu'on devrait arrêter.
07:27C'est mieux, lâche-t-il dans un soupir vraiment agacé par les questions ?
07:31Il n'a pas apprécié, Zverev.
07:33La une du journal qui, juste pour info, elle a fait plus de 2 millions de vues sur les réseaux
07:36sociaux.
07:37C'est plus que pour le sacre du PSG.
07:39C'est dire à quel point ça a marqué le public.
07:41Est-ce que ça vous a dérangé ou pas, ce choix de une ?
07:44Peut-être que l'équipe a pris partie quelque part.
07:46On écoutera la rédaction de l'équipe dans un instant.
07:48Votre avis déjà, Pierre ?
07:49Moi non, ça ne me choque pas du tout.
07:51Après, ce n'est pas parce qu'à chaque fois, depuis un nombre d'années, il y a le vainqueur
07:55de Roland-Garros qu'on doit absolument rester.
07:57Je ne suis pas sûr que…
07:57C'est une tradition quelque part.
07:58Oui, c'est une tradition, mais la tradition veut aussi qu'il n'y a pas à chaque victoire à
08:02Roland-Garros aussi une bande de meufs qui arrivent à remporter une Coupe d'Europe.
08:07Donc là, l'événement, je trouve, est aussi grand, aussi concernant parce que c'est les Françaises, parce que c
08:13'est messe et parce que c'est les femmes et parce qu'il y a plein de choses à mettre
08:16en valeur.
08:16C'est vrai que c'était un peu symbolique aussi, mais je trouve que la Une est géniale.
08:21Après, c'est un petit peu un concours de celui qui a la plus grosse pour savoir qui doit être
08:25en Une.
08:26Là, franchement, la Une, elle a de la gueule.
08:28C'est Sverev.
08:29Je ne suis pas convaincu qu'il y ait 8000 réunions aussi pour décider…
08:35C'est important, le choix éditorial de la Une.
08:38C'est important, le choix éditorial.
08:40C'est une chose, mais c'est bien que ça fasse parler.
08:42Le but, c'est ça.
08:43C'est que aussi, mettre en valeur des nanas qui ont gagné une Coupe d'Europe, qui plus est le
08:47FC Metz, moi, je trouve que c'est bien.
08:49Ce n'est pas le FC Metz, hein ?
08:52Le FC Metz, il ne risque pas d'être…
08:54Le FC Metz en balle, pardon.
08:56On va écouter, si vous le voulez bien, Frédéric Galametz, qui est directrice de la rédaction déléguée.
09:01Elle nous explique pourquoi ce sont les Messines qui ont fait la Une lundi matin.
09:06L'arbitrage n'est pas Sverev ou pas Sverev dans un premier temps.
09:09L'arbitrage, c'est qu'il y a un club français qui gagne un trophée.
09:12Ensuite, il y a effectivement ce qui concerne Sverev.
09:16Sverev, il a une histoire qui est clivante.
09:20Il a une histoire avec son diabète et il a une histoire aussi liée à son passé conjugal.
09:26L'équipe régulièrement s'intéresse et se soucie, voire parfois est alertée sur des sujets de violence sexuelle et sexiste.
09:33Donc ça, ça fait aussi partie de la mission du journal.
09:35Un autre vainqueur n'aurait pas fait la Une puisque les filles avaient toujours gagné la Ligue des champions féminines.
09:41Donc en l'occurrence, c'était Sverev ou Koboli.
09:43Mais on a une équipe, un club français qui a gagné un énorme trophée qu'aucun club français n'avait
09:50gagné.
09:50Donc la question ne se pose pas.
09:51Merci à Coline Méran pour l'interview.
09:53Vous l'avez compris, même si ça avait été Koboli, finalement, ça aurait été le même résultat.
09:56Est-ce que vous êtes d'accord avec ce choix ?
09:58Est-ce que vous y avez vu un message, vous ?
09:59Parce que je sais que, notamment du côté de l'agente féminine, tout le monde a crié victoire et c
10:03'est un bel exemple.
10:03Mais c'est intéressant d'entendre cette interview-là.
10:07C'est que le choix a été fait pour les filles de les mettre en avant qui font quelque chose
10:10qui n'a jamais été réalisé dans le sport français.
10:12Parce que la question de se dire si ça avait été Alcaraz qui avait gagné ou Siner qui avait gagné,
10:15est-ce que finalement...
10:17Donc en fait, ce n'est pas Lucas Véreff dont on va pouvoir parler si on veut.
10:20Mais en tout cas, on met d'abord en avant, et je suis content d'entendre ça,
10:23qu'on met d'abord en avant un exploit dans le sport français et d'un sport qui nous rapporte
10:26souvent beaucoup de titres,
10:27que ce soit en club ou avec les équipes nationales.
10:30Donc évidemment qu'il faut mettre ces filles-là en avant, que l'histoire du FC Metz...
10:33Enfin, tiens, tu vois, tu me...
10:35Que l'histoire des Messies, elle est magnifique.
10:39Et de toute façon, on gagne une Ligue des Champions, peu importe le sport, c'est toujours génial.
10:41Donc, et puis on est en France, mettons les Françaises qui brillent à l'international en avant.
10:46Donc moi, je suis tout à fait OK avec la Lune.
10:48Yo-Yo, on revient rapidement sur Sverev.
10:51Célébrer un athlète qui a des casseroles comme ça, qui a des dossiers,
10:54c'est toujours compliqué.
10:55Est-ce qu'on doit séparer l'homme du sportif ?
10:57C'est la fameuse question.
10:57On est forcément touché et mal à l'aise quand même.
10:59Oui, en France, déjà, c'est important quand même de préciser,
11:01l'interview, elle fait quasiment dix pages.
11:04De deux pages, pardon.
11:05Et c'est très intéressant parce que l'auteur de l'interview, c'est Quentin Moinet,
11:08qui est une Rolls Royce.
11:10Extraordinaire journaliste qui suit vraiment au quotidien.
11:12Donc lui, quand il va dans des tournois où il n'y a aucun journaliste français,
11:14l'un des rares journalistes, il fait des enquêtes extraordinaires sur la santé mentale,
11:17sur les joueurs qui sont victimes de plein de problèmes.
11:19Et son interview, elle est admirable parce que ce n'est pas du tout,
11:22comment dire, une interview putaclic.
11:23Pour le contexte, ce n'est pas une interview où la première question,
11:26vous avez été accusé de violence congédiaire.
11:27Non, non, il y a du diabète, il y a du public, il y a plein de choses super.
11:29Et sauf qu'à un moment donné, comme évidemment, on est journaliste,
11:32on n'est pas attaché de presse, on n'est pas dans la directoire de la communication,
11:35il fait son métier.
11:36Et encore une fois, pendant dix questions, il lui pose la question sur le tournoi,
11:39sur sa vie, sur son oeuvre.
11:40Et à un moment donné, la question, et la question, il la pose en plus tranquillement.
11:43Et je trouve que l'échange, d'ailleurs, et c'est bien qu'il y ait un petit moment de
11:45tension,
11:46s'il se verrait, il vient de son rôle.
11:47C'est ton côté journaliste qui pense ça, mais peut-être que ça a été défini aussi avant,
11:50on ne parle pas de ça.
11:51Là, le truc, c'est le sac, on parle uniquement de ça.
11:53Des fois, vous êtes journaliste, vous avez envie d'aller titiller,
11:55là où vous allez ne pas aller.
11:56Ça gêne que le journaliste lui ait posé la question ?
11:57Non, ce n'est pas que ça me gêne.
11:59Je me dis que sa réaction, par rapport au journal,
12:01et ce que moi, j'ai ressenti en la lisant,
12:03c'est que peut-être les choses ont été définies,
12:05où lui a senti que ça a dépassé aussi.
12:07Donc c'est pour ça qu'il y a un arrêt.
12:09Il y a des membres de son entourage qui sont dans la voiture pendant l'interview,
12:12l'agent, et c'est l'agent qui intervient.
12:13Mais c'est pour vous dire encore que surtout,
12:15c'est que, mais encore une fois, qu'on est obligé de poser la question,
12:17même si ce n'est même pas obligé, c'est qu'on pose la question.
12:19Il a un passé, il a un passif, il y a eu cette histoire-là,
12:21et il n'est pas un inquisiteur.
12:23Qu'Antoine Moinet, il pose la question,
12:24parce que, quant à un moment donné, il pose la question,
12:26parce que plus le tournoi avançait,
12:28plus évidemment, ça bruisait un petit peu de bruit.
12:30Comment on va traiter l'affaire s'il gagne ?
12:32Il y avait un vrai malaise.
12:33Il y avait un vrai malaise.
12:34Et quant à Moinet, il pose la question,
12:35et il n'a aucune question en disant,
12:36vous vous rendez compte, vous avez tapé vos compagnes,
12:38vous avez fait ça.
12:39Il n'est pas du tout, l'interview,
12:40c'est pas, je vous assure, un tribunal.
12:42C'est pas un procès.
12:42C'est pas un procès.
12:43Et je trouve qu'à un moment donné,
12:44c'est important de dire aussi,
12:46c'est qu'on a le droit de dire,
12:47que moi j'adore Roland-Garros,
12:47que le tournoi a été très médiocre,
12:49c'est un tournoi très maussade,
12:50on ne va pas s'exciter parce que...
12:52C'était hier ça, on ne repasse pas hier.
12:53Non, non, mais c'est pour vous dire aussi
12:54que la finale n'est pas légendaire.
12:56Non, mais ça entre aussi en ligne de compte.
12:58Après, moi je dis vraiment la question,
13:00si on avait une finale absolument extraordinaire
13:01qui aurait duré 6 heures,
13:02ou peut-être Koboli aurait...
13:04Moi je dis franchement,
13:05c'est peut-être que le débat,
13:05moi je n'aurais pas forcément mis le hand en une
13:08si on avait eu une finale de fou.
13:10Parce que si Koboli avait gagné...
13:11C'est historique ce qu'elles ont fait Yo-Yo,
13:13donc forcément ça mérite la une.
13:15Ça n'avait jamais été fait dans l'histoire du monde.
13:16Oui, parfois tu es à caviar ou caviar.
13:17Non, mais ce qu'ont fait les hand-balleuses,
13:19c'est absolument extraordinaire.
13:19Mais le nombre de fois où il y a des sportifs
13:20qui font un truc historique,
13:22excuse-moi, elles ne sont pas en une.
13:23Parce qu'il y a le PSG.
13:23Non, mais forcément la une de l'équipe,
13:25c'est forcément sur un événement,
13:26tu as aussi Hadjar qui fait 3e,
13:27c'est extraordinaire à Monaco.
13:28Mais ce que je veux te dire aussi,
13:29c'est que, en plus, dans mon road trip,
13:30je suis passé en Hongrie,
13:31je suis passé à Gior.
13:32On a rencontré Atadou Sacco
13:34qui nous a raconté ce que c'était Gior.
13:35C'est le meilleur club au monde de hand-ball féminin.
13:37C'est la gardienne de...
13:39Voilà.
13:39Le hand-ball,
13:40Metz n'a pas gagné contre n'importe qui,
13:41n'a pas gagné n'importe où,
13:42dans un enfer sur terre,
13:44dans une salle extraordinaire
13:45qui est à côté du terrain de foot,
13:46en plus où le Paris Saint-Germain a gagné.
13:47Donc c'est pour te dire,
13:48mais c'est un débat formidable,
13:49mais il faut arrêter de dire,
13:50l'équipe,
13:51alors ils choisissent le féminisme,
13:52ils choisissent le wokisme,
13:53ou alors ils choisissent...
14:00On digresse beaucoup,
14:01mais c'est passionnant.
14:02Mais pour revenir sur le cas Sverev,
14:04c'est très compliqué.
14:05De toute façon,
14:05le prisme qu'on a,
14:06en tout cas moi personnellement que j'ai,
14:07c'est quand il y a une histoire
14:08de violence conjugale comme ça,
14:10c'est qu'on a envie de croire les victimes.
14:11C'est le prisme premier qu'on a.
14:14Après, il y a des enquêtes,
14:15il y a des choses,
14:15et il dit,
14:16j'ai été innocenté.
14:17Non, non, ça n'est pas vrai.
14:17Il n'a pas été innocenté,
14:18c'est juste que le procès a été arrêté
14:20parce qu'ils ont trouvé un accord.
14:21Et dans ce cas,
14:22tu n'es ni coupable ni innocent.
14:22C'est juste qu'on arrête.
14:24Bon, en tout cas,
14:25il n'a pas été accusé.
14:26Il n'a pas été innocenté non plus.
14:28D'accord.
14:28Donc en fait,
14:29est-ce qu'après Roland-Garros,
14:30est-ce qu'après Roland-Garros,
14:31et je ne suis pas là pour dire
14:32que Sverev est un bon gars,
14:33mais est-ce qu'après Roland-Garros
14:34sur une victoire,
14:35est-ce qu'il est obligé,
14:36c'est une question que je pose,
14:37je n'ai pas la réponse,
14:38il est obligé de se justifier
14:39de cette histoire-là à ce moment-là.
14:41Oui, ce n'est peut-être pas le moment.
14:42En fait,
14:42c'est évidemment qu'on a envie
14:43de l'entendre là-dessus
14:44parce que ça pose problème
14:46quand des gens qu'on regarde
14:47qui sont autant mis en avant
14:48peuvent avoir des histoires comme ça
14:49et peuvent être ce genre de personnes.
14:51Il faut évidemment couper
14:51et on l'a vu
14:52et on le voit encore aujourd'hui
14:53que ça n'est pas que dans le sport,
14:55que des gens qui ont été
14:56des icônes nationales
14:58ou internationales
14:59se font rattraper.
15:00Mais est-ce que c'est le moment ?
15:01En fait,
15:02c'est très dur de se positionner.
15:03Tu sais que dans l'imaginaire collectif,
15:04le sportif,
15:06il doit donner l'exemple.
15:07Ah, mais ça,
15:07ce n'est pas vrai,
15:08Vuju.
15:08Ce n'est pas vrai,
15:09malheureusement.
15:10Plus qu'un chanteur ?
15:11Moi, ça me fatigue, ça.
15:12Non, pas plus.
15:12C'est une personnalité publique
15:14donc il se doit d'avoir
15:15un comportement exemplaire.
15:15Donc il doit être irréprochable.
15:17Là-dessus, oui.
15:17Non, mais là-dessus, oui.
15:18Moi, je veux bien tout entendre.
15:21Quand tu dis
15:22que ça a créé un malaise
15:23au sein de Roland,
15:24alors qu'on ne l'autorise pas
15:25à faire Roland en fait,
15:26mais qu'on le choisisse.
15:27Tu ne peux pas l'autoriser.
15:28Exactement.
15:29France le dit,
15:29il n'y a pas eu de procès,
15:30il n'y a pas eu de condamnation.
15:31Donc à ce moment-là,
15:31qu'est-ce qu'on fait ?
15:40Aborder ce sujet-là
15:41le jour du sacre
15:42où lui,
15:44ça reste un sportif de haut niveau,
15:45bien sûr.
15:46Ce n'est pas le moment
15:47de condamner l'homme
15:47à ce moment-là, je pense.
15:48C'était le lendemain.
15:49Voilà, peut-être que le lendemain.
15:50C'était une question, Pierre.
15:51C'était une question,
15:52ce n'était pas un jugement.
15:52Oui, oui, mais si.
15:54Et on va parler d'un autre scandale
15:55décidément après la pub.
15:56On parlera, vous savez,
15:57qu'il y a le mondial quand même
15:58dans deux jours.
15:59Un nouveau scandale
15:59côté arbitre cette fois
16:00avec un arbitre somalien
16:02écarté de la compétition
16:03à cause de sa nationalité.
16:05Le corps arbitral
16:06doit-il manifester son désaccord ?
16:08Visiblement,
16:08ils ont un peu peur,
16:09nos arbitres.
16:10On vous explique tout
16:10dans quelques minutes.
16:11Ils sont rentrés.
16:17Ils sont rentrés.
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