- il y a 6 heures
- #midinews
Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonjour à tous et merci d'être de plus en plus nombreux à nous suivre dans Midi News.
00:00:04Ce vendredi, la France entière enterrera l'IANA.
00:00:08Je dis la France entière parce que sa mort a déclenché quelque chose de latent.
00:00:12Une colère, une lassitude sourde, celle des Français face à ce qu'on a jusqu'alors pas voulu voir comme
00:00:19étant la faillite de l'État.
00:00:20Rien ne marche, la justice on le voit dans cette affaire, l'économie, le pays est endetté comme jamais
00:00:24et une grande partie de nos impôts financent l'intérêt de la dette.
00:00:27Les hôpitaux, 3h, 4h d'attente aux urgences avec des personnels de santé exsangues, surchargés, sous-payés.
00:00:34Idem dans l'éducation, le niveau des écoles françaises a opéré un nivellement par le bas,
00:00:38résultat d'écouragement des profs eux aussi sous-payés et désormais pas assez éduqués.
00:00:43Durant ces deux heures, place à l'actualité, les nouveaux éléments concernant l'affaire Liana.
00:00:49L'avocat de la famille de Rosa, cette autre petite fille violée en 2025, prend la parole.
00:00:54Vous entendrez aussi la mère de Rosa qui devrait être là à cette prise de parole.
00:00:58Elle ne comprend pas pourquoi l'affaire, toujours instruite, prend autant de temps.
00:01:01Quand elle a voulu prendre des nouvelles du dossier, elle s'est fait envoyer balader par les enquêteurs.
00:01:06Résultat, elle décide de porter plainte contre l'État.
00:01:10Nous serons avec la magistrate Béatrice Brugère, avec Omar Acelier, d'Innocence en danger,
00:01:15avec Cédric Tenal qui, comme tant d'autres, utilise l'IA pour piéger des pédocriminels.
00:01:19Mais nous allons tout de suite aller à cette conférence de l'avocat et la maire de Rosa.
00:01:25C'est en direct sur CNews.
00:01:35Bonjour, bonjour à tous.
00:01:37Merci et merci d'être venus dans le cadre de ce drame qui bouleverse toute la France.
00:01:45Nous n'aurons pas de parole assez forte pour tenter de ressentir ce qui peut affecter les parents de la
00:01:54pauvre Liana.
00:01:55Nous pensons énormément à eux et à toute sa famille.
00:01:57Mais il serait inutile d'essayer de trouver des mots pour traduire cette souffrance, donc nous n'en parlerons pas.
00:02:02L'objectif de cette conférence de presse, c'est de saisir l'occasion peut-être unique de pouvoir, comme certains
00:02:11amis journalistes ont pu le dire,
00:02:12renverser la table, faire en sorte que l'institution judiciaire qui est, et il n'y a pas d'exagération
00:02:18dans ses propos,
00:02:19qui est en train de sombrer.
00:02:21On parle d'un véritable naufrage, une institution judiciaire qui s'effrite depuis des mois, depuis des années, puisse se
00:02:29ressaisir.
00:02:29Essayer de voir comment on peut susciter un électrochoc au niveau national, au niveau politique.
00:02:35Parce qu'en tant qu'avocat, en tant que citoyen, en tant que victime,
00:02:38et je laisserai la parole dans quelques instants à la maman de cette pauvre petite fille qui avait déposé plainte,
00:02:44presque un an avant que ce criminel commette cet acte odieux,
00:02:48eh bien tous ces hommes politiques semblent se réveiller aujourd'hui,
00:02:53comme s'il n'y avait jamais eu d'alerte.
00:02:54Et cette hypocrisie, qui vient d'ailleurs de tout bord politique, est assez insupportable.
00:03:00Des alertes ont été données par des magistrats, par des avocats, par des auxiliaires de justice depuis des années.
00:03:04Et ce naufrage, nous l'avons prédit, et nous sommes des milliers à l'avoir prédit depuis longtemps.
00:03:10Et donc l'occasion que nous devons saisir aujourd'hui, c'est d'éviter qu'il y ait d'autres
00:03:15lianas dans les prochains mois et dans les prochaines années,
00:03:17d'éviter que les discours que nous entendons soient des discours de façade, d'hommes politiques qui tentent de sauver
00:03:22leur peau,
00:03:23au mépris de l'intérêt des Français, pour qu'enfin l'institution judiciaire retrouve son éclat,
00:03:28et que toutes les victimes puissent être protégées.
00:03:30Voilà, je laisse la parole à la maman de celle qui a donc déposé plainte en 2025 pour viol,
00:03:36avec un certain nombre d'éléments qui étaient convergents vers la culpabilité,
00:03:39et qui auraient dû conduire immédiatement à l'interpellation de M. Barrella.
00:03:43Bonjour et bonjour à tous.
00:03:46Aujourd'hui, je suis là pour essayer de changer les choses,
00:03:52et qu'il n'y a pas d'autres enfants qui souffrent,
00:03:55comme moi je souffre à côté de ma fille,
00:03:57comme je pleurais tous les soirs,
00:03:59que je couchais avec la culpabilité,
00:04:02que je ne pouvais pas protéger ma fille,
00:04:04que je ne pouvais pas être là,
00:04:07et qu'elle ne souffre aucun enfant.
00:04:11Moi, je posais en août 2025,
00:04:16je posais une plainte pour viol contre Jérôme Barrella,
00:04:21avec le médecin qui a fait des tests,
00:04:26des épreuves pour ma fille,
00:04:28qu'elle était entendue pendant des heures et des heures,
00:04:31pour montrer qu'elle ne ment pas.
00:04:34Un médecin gynécologique,
00:04:36qui a vu qu'il y avait une délésion au niveau de l'humain.
00:04:40Oui, psychologique, deux fois.
00:04:43Et en attendant, il n'y avait rien à été fait.
00:04:47La justice n'a pas fait son travail.
00:04:50Et je ne comprends pas comment on peut attendre un an,
00:04:54pour que quelqu'un qui est mort.
00:04:56Je ne comprends pas.
00:04:59Pourquoi il faut attendre autant longtemps ?
00:05:02Avoir des réponses.
00:05:03Je vais appeler tous les lundis matin.
00:05:05Tous les lundis matin,
00:05:07le temps que ma fille, elle était chez le psychologue.
00:05:10Moi, je vais appeler le gendarmerie.
00:05:12Le gendarmerie d'Oche ?
00:05:13Le gendarmerie de Florence,
00:05:15le gendarmerie de Lectour,
00:05:16le gendarmerie d'Oche.
00:05:18Et chaque fois,
00:05:20j'ai eu des réponses.
00:05:22L'affaire, il est en cours.
00:05:24Mais je suis le même à deux victimes.
00:05:27Je ne peux pas entendre ça,
00:05:29qu'il est en cours.
00:05:30Il n'était pas entendu.
00:05:31Il n'était pas convoqué.
00:05:32Moi, j'ai été entendue deux fois.
00:05:37Et la dernière fois que j'ai appelé,
00:05:39ils m'ont dit,
00:05:40si je continue à harceler,
00:05:41ils m'ont fait porte-pleinte.
00:05:43C'est une réponse.
00:05:45Non.
00:05:46Pour moi, ce n'est pas une réponse.
00:05:48Et aujourd'hui, il y en a, il est mort.
00:05:50Mais je peux le dire que
00:05:52aujourd'hui, je me couche
00:05:53avec le fait,
00:05:54si je n'ai pas déménagé,
00:05:56peut-être que ça a été ma fille.
00:05:59Qu'est-ce qui s'est passé
00:06:00si je n'ai pas parti d'eau ?
00:06:01Ça peut être ma fille morte.
00:06:04Je ne peux pas...
00:06:05Je n'ai pas de monde.
00:06:07Aujourd'hui, je n'ai pas de monde.
00:06:10Vous aviez un sentiment de culpabilité.
00:06:11Oui.
00:06:12J'ai la culpabilité
00:06:13que je n'ai pas assez faite.
00:06:15Que je n'étais pas à la hauteur
00:06:18en tant que maman.
00:06:20j'ai essayé de faire
00:06:21tout mon possible,
00:06:22mais aujourd'hui,
00:06:23je vois que la justice,
00:06:24il ne m'a pas suivi.
00:06:27En tant que maman,
00:06:28en tant que victime,
00:06:30en tant que...
00:06:31Qu'il est ma fille,
00:06:32elle est une victime.
00:06:33Qu'elle souffre
00:06:35tous les jours.
00:06:37Elle souffre
00:06:38parce qu'elle a vu
00:06:39l'Iana mourir.
00:06:40Elle a entendu
00:06:40dans le journal
00:06:42et c'est la même personne.
00:06:44Pourquoi elle n'était pas arrêtée ?
00:06:46Pourquoi ?
00:06:47C'est mon question.
00:06:48Pourquoi il faut attendre
00:06:50un an
00:06:50pour arriver là ?
00:06:53Je vous remercie.
00:06:56Concernant les procédures judiciaires,
00:06:58vous venez de l'entendre.
00:06:59Une première plainte
00:07:00avait été déposée
00:07:01au mois d'août 2025.
00:07:04La fille de la jeune femme
00:07:05qui se retrouve à côté de moi
00:07:07a donc été violée
00:07:09à une dizaine de reprises
00:07:10par M. Barrella.
00:07:11Elle a été entendue
00:07:12dans le cadre
00:07:13d'une procédure Amélie
00:07:14longuement par des enquêteurs.
00:07:15Elle a été réentendue.
00:07:16La maman a été réentendue.
00:07:18La petite a été examinée
00:07:19par plusieurs médecins,
00:07:21des médecins légistes,
00:07:21des psychologues.
00:07:22Il y a eu plusieurs
00:07:22expertises psychologiques.
00:07:24Surtout un examen gynécologique
00:07:26qui a révélé
00:07:27une lésion de l'hymen
00:07:28et donc une pénétration
00:07:29alors qu'elle n'avait jamais
00:07:30eu de relation sexuelle,
00:07:31bien évidemment.
00:07:31Donc cela caractérisait
00:07:33nécessairement le viol,
00:07:34la pénétration et le viol.
00:07:35Et malgré tous ces éléments-là,
00:07:37aucun enquêteur
00:07:38n'a trouvé utile
00:07:40d'interpeller l'intéressé.
00:07:41Aucun procureur,
00:07:42que ce soit à Toulouse
00:07:42ou à Hoche,
00:07:43n'a trouvé pertinent
00:07:44de donner les instructions
00:07:46pour que l'intéressé
00:07:47soit interpellé.
00:07:48Et donc aujourd'hui,
00:07:49encore une fois,
00:07:50je le dis,
00:07:51il faut saisir cette occasion
00:07:52unique de pouvoir
00:07:53taper un grand coup
00:07:54dans la fourmilière
00:07:55et faire en sorte
00:07:56que la justice
00:07:56retrouve son éclat
00:07:57et qu'on arrête
00:07:58de la reléguer
00:07:59au dernier rang
00:08:00comme c'est le cas
00:08:00depuis trop longtemps.
00:08:01On évoque un problème
00:08:03de moyens financiers.
00:08:04C'est une réalité.
00:08:05Moi, je tiens rapidement
00:08:07à rendre hommage
00:08:07à tous ces magistrats
00:08:09qui sont amoureux
00:08:10de leur métier,
00:08:11qui sont passionnés,
00:08:12qui travaillent d'arrache-pied
00:08:13le soir, le week-end
00:08:14et qui font
00:08:16beaucoup pour la justice.
00:08:17Des enquêteurs aussi formidables
00:08:18qu'on retrouve sur le terrain.
00:08:20Je pense aux enquêteurs
00:08:21qui ont aidé
00:08:21à retrouver le corps des lianas,
00:08:23qui font un travail remarquable.
00:08:25Mais j'aimerais aussi
00:08:25dénoncer une autre réalité
00:08:26que je vois au quotidien,
00:08:28celle de magistrats
00:08:29qui travaillent
00:08:29quatre fois moins
00:08:30que leurs collègues,
00:08:31celle d'enquêteurs
00:08:32paresseux,
00:08:33des vrais fainéants,
00:08:35qui sont aussi
00:08:36à l'origine
00:08:36de ce drame humain
00:08:37et qui ont évidemment,
00:08:39quand je vous entends
00:08:40ce qui a été dit,
00:08:41notamment le fait
00:08:41qu'alors qu'elle appelait
00:08:42chaque semaine
00:08:43les enquêteurs
00:08:43pour savoir
00:08:44quand M. Barrella
00:08:45allait être interpellé,
00:08:46qu'on lui dit
00:08:46arrêtez, vous nous harcelez,
00:08:47on va déposer plainte contre vous,
00:08:49eh bien il y a des fautes humaines
00:08:50derrière ce drame.
00:08:52Il y a des gens
00:08:53qui sont des fonctionnaires,
00:08:55des enquêteurs
00:08:55et des magistrats
00:08:56qui sont totalement désinvestis,
00:08:57partisans du moindre effort
00:08:58et ça aussi,
00:08:59ça doit être dénoncé
00:09:00parce que sinon
00:09:00on change de métier.
00:09:02Ce drame,
00:09:03c'est un drame collectif,
00:09:05le garde des Sceaux l'a dit,
00:09:06mais ce qui est assez dérangeant
00:09:08dans le cadre du discours
00:09:09qui a été fait,
00:09:10c'est cette hypocrisie
00:09:10qui consisterait à prétendre
00:09:12qu'il découvrait aujourd'hui
00:09:14tous ces dysfonctionnements,
00:09:15il est capitaine d'un navire
00:09:16qui prend l'eau
00:09:17depuis des années,
00:09:17qui est en train de couler
00:09:18et brutalement,
00:09:19il découvre
00:09:20toutes ces anomalies,
00:09:21ces dysfonctionnements
00:09:21qui sont extrêmement nombreux.
00:09:23Moi, dans mon cabinet,
00:09:24à ma petite échelle,
00:09:25j'ai une douzaine de dossiers
00:09:26de plaintes pour viol
00:09:27contre des mineurs
00:09:28qui ne sont pas traitées d'effet
00:09:30ou pire,
00:09:31récemment,
00:09:32il y a quelques semaines,
00:09:33un homme qui a violé
00:09:34et qui a reconnu
00:09:35avoir violé une gamine
00:09:36qui a été remis en liberté
00:09:37sans passer un jour en prison.
00:09:38Des jeunes femmes handicapées
00:09:40qui ont été violées
00:09:41par un homme
00:09:42qui a été remis en liberté.
00:09:43D'autres mères de famille
00:09:45qui sont désespérées
00:09:46parce qu'elles dénoncent
00:09:47des incestes,
00:09:49elles dénoncent des viols
00:09:50et que pendant six mois,
00:09:51neuf mois,
00:09:51un an,
00:09:51aucun enquêteur n'est joignable,
00:09:52aucun procureur n'est joignable
00:09:53malgré les appels,
00:09:54les écrits.
00:09:55Et tout ça,
00:09:56c'est mon travail aussi
00:09:56de le dénoncer
00:09:57parce que nous devons
00:09:58rénover la justice
00:09:58pour faire en sorte
00:09:59que ça change.
00:10:01Et cette hypocrisie
00:10:01qui consisterait à dire
00:10:03que c'est un échec de l'État,
00:10:04c'est-à-dire
00:10:05que c'est un échec de tous,
00:10:07c'est la responsabilité
00:10:07de tous et de tout le monde,
00:10:08c'est quelque chose
00:10:09d'inacceptable
00:10:09parce qu'encore une fois,
00:10:10derrière l'État,
00:10:11il y a des hommes
00:10:11et des femmes
00:10:11et quand on est garde des Sceaux
00:10:13et c'est l'objectif aussi
00:10:15de cette conférence de presse,
00:10:17eh bien la première chose
00:10:18à faire,
00:10:18c'est de faire un audit
00:10:19du nombre de plaintes
00:10:20qui sont déposées,
00:10:21de leur durée,
00:10:22de leur efficacité,
00:10:22de leur aboutissement
00:10:23et aujourd'hui,
00:10:24tout le monde semble découvrir
00:10:25l'ampleur des dégâts.
00:10:27Donc c'est inacceptable,
00:10:28c'est inadmissible
00:10:29et c'est la raison pour laquelle
00:10:29nous déposons plainte.
00:10:31D'abord,
00:10:31une plainte pour faute lourde
00:10:33contre l'État
00:10:34par rapport à ce dysfonctionnement
00:10:35majeur des services publics
00:10:36et je le répète,
00:10:37c'est malheureusement
00:10:38pas un cas isolé.
00:10:40Petite parenthèse,
00:10:40je pense à la mère de l'INSEE,
00:10:42la plus grosse affaire
00:10:43de harcèlement scolaire,
00:10:44cette jeune qui s'est suicidée
00:10:45à l'âge de 13 ans,
00:10:46je défends les intérêts
00:10:47de la maman,
00:10:48eh bien la petite avait déposé plainte
00:10:49pendant des mois
00:10:50avant de se suicider,
00:10:51rien n'a été fait par les enquêteurs,
00:10:52rien n'a été fait par les procureurs
00:10:53et s'est suicidée.
00:10:54Et deux mois,
00:10:55et ça c'est important
00:10:56que tout le monde l'entende,
00:10:57deux mois après le décès
00:10:58de la petite l'INSEE,
00:10:59j'ai accompagné sa maman
00:11:01dans un bureau
00:11:02devant deux juges d'instruction
00:11:04qui l'ont traité
00:11:05avec la plus cruelle inhumanité.
00:11:08Asseyez-vous madame.
00:11:10Nom, prénom, profession.
00:11:11Voilà comment elle a été traitée,
00:11:12elle venait de perdre sa fille
00:11:13depuis deux mois.
00:11:14Alors je le répète,
00:11:15il y a des magistrats fabuleux
00:11:16et c'est l'immense majorité
00:11:17des magistrats,
00:11:18mais il y en a aussi
00:11:18qui sont catastrophiques
00:11:19et ça doit s'arrêter.
00:11:20On doit revenir
00:11:21à une justice humaine,
00:11:22une justice simple.
00:11:23On a affaire
00:11:24à un mastodonte administratif
00:11:25et cette hypocrisie
00:11:26qui consiste à se dédouaner
00:11:27parce que tout le monde
00:11:28se dédouane.
00:11:29Le garde des Sceux
00:11:29se dédouane contre l'État.
00:11:30Le président dit
00:11:31que ce n'est pas un problème
00:11:32de moyens
00:11:32alors qu'il y a aussi
00:11:33un problème de moyens.
00:11:34Les magistrats disent
00:11:35que ce n'est pas de leur faute,
00:11:36que c'est le problème des politiques.
00:11:37Non, c'est un problème collectif
00:11:38et il est grand temps
00:11:39qu'il y a un sursaut.
00:11:40C'est la raison pour laquelle
00:11:41donc en plus de la plainte
00:11:42pour le dysfonctionnement
00:11:43du service public
00:11:44contre l'État
00:11:44pour faute lourde,
00:11:45nous déposons plainte
00:11:46contre les enquêteurs
00:11:47au pénal
00:11:48pour mise en danger
00:11:49de la vie d'autrui,
00:11:50non assistance en personne
00:11:50en danger,
00:11:51tous les enquêteurs
00:11:52qui étaient sur cette affaire
00:11:53qui n'ont rien fait,
00:11:54qui n'ont pas interpellé
00:11:55ce criminel.
00:11:56Nous déposons plainte
00:11:56contre le procureur de Toulouse
00:11:58et le procureur d'Oche
00:11:59qui n'ont pas cru bon
00:12:00devoir donner l'instruction
00:12:01d'interpeller ce criminel.
00:12:03Et enfin,
00:12:03nous déposons plainte
00:12:04contre la Cour de justice
00:12:05de la République,
00:12:06devant la Cour de justice
00:12:07de la République
00:12:08contre M. Darmanin,
00:12:09le garde des Sceaux,
00:12:10pour les mêmes infractions
00:12:11de mise en danger
00:12:11de la vie d'autrui
00:12:12et non assistance
00:12:13à personne en danger.
00:12:14Je terminerai sur une lettre
00:12:15que je lui ai adressée
00:12:16il y a quelques mois
00:12:16dans le cadre d'une affaire
00:12:17qui concerne le décès
00:12:18de deux autres enfants,
00:12:19Clément Poedras
00:12:21et évidemment à l'INSEE,
00:12:23il s'agit d'une affaire
00:12:23de suicide,
00:12:24mais il n'y a pas que cela,
00:12:25dans lequel je lui disais
00:12:26je vous alerte
00:12:27sur les dysfonctionnements
00:12:28continu et non résolus
00:12:30de l'institution judiciaire
00:12:31dans le traitement des affaires
00:12:32qui concernent
00:12:33notamment les mineurs.
00:12:34En outre,
00:12:35à titre professionnel,
00:12:36je constate jour après jour
00:12:37un décalage
00:12:38entre l'institution judiciaire
00:12:39et la réalité vécue
00:12:40par les familles endeuillées.
00:12:42À la lumière
00:12:42de l'enjeu sociétal
00:12:43qui entoure la protection
00:12:44des mineurs,
00:12:45je vous invite
00:12:45à recevoir les familles,
00:12:47etc.
00:12:47Aucune réponse
00:12:48de la part du garde des Sceaux,
00:12:49il a préféré laisser répondre
00:12:50à un membre
00:12:52de son équipe
00:12:55et à côté de cela,
00:12:56aujourd'hui,
00:12:57on entend des excuses
00:12:58sur les médias,
00:12:59sur les plateaux,
00:12:59etc.
00:13:00Mais je vous pose la question,
00:13:01Madame,
00:13:01est-ce que le garde des Sceaux
00:13:02est venu vous voir
00:13:02ou est-ce qu'il vous a appelé ?
00:13:04Non.
00:13:05Pas d'appel,
00:13:06donc encore une fois,
00:13:07un discours de façade
00:13:08qui devient insupportable.
00:13:09Il est temps
00:13:09que les hommes politiques
00:13:10puissent enfin s'occuper
00:13:11de l'intérêt des Français.
00:13:12Merci.
00:13:13Merci.
00:13:14Qu'est-ce que vous avez envie
00:13:15de ces deux points ?
00:13:17Je attends
00:13:18qu'elle va être donnée
00:13:19de justice
00:13:19pour ma fille,
00:13:22que les autres,
00:13:23les enfants,
00:13:23ils ne subissent pas
00:13:24la même chose
00:13:24que ma fille,
00:13:25qu'est-ce qu'elle a subi ?
00:13:26Que moi,
00:13:26je subis derrière.
00:13:28Parce que les enfants,
00:13:28ils ne vont pas y aller
00:13:29à la gendarmerie
00:13:31toute seule.
00:13:31C'est la maman,
00:13:32c'est le papa
00:13:33qui l'accompagne.
00:13:35aujourd'hui,
00:13:36je veux qu'il y ait
00:13:36de justice
00:13:37pour les enfants.
00:13:39Je veux que les enfants
00:13:40soient protégés,
00:13:42autant que je ne suis
00:13:42pas nationalité française.
00:13:44Je suis étrangère
00:13:46ici en France,
00:13:47mais je suis chez moi.
00:13:48Je travaille en France.
00:13:49Je habite ici.
00:13:51Alors,
00:13:51je veux que mes enfants
00:13:53et tous les enfants
00:13:54de France
00:13:55soient protégés.
00:13:57vous dites
00:13:57qu'on vous a menacé
00:13:58de porter
00:13:59un bon produit
00:14:00pour avoir appelé
00:14:00plusieurs fois.
00:14:01Est-ce que vous vous souvenez
00:14:02quand ?
00:14:02Non,
00:14:03je ne peux pas vous dire
00:14:03la date.
00:14:04C'est trop compliqué
00:14:05de souvenir
00:14:06les dates
00:14:07de tout ça.
00:14:08C'est très dur
00:14:09d'être là pour moi.
00:14:11C'était plusieurs fois
00:14:12ou ça a été
00:14:12une seule fois ?
00:14:13Plusieurs fois.
00:14:15Est-ce qu'on a pu
00:14:15identifier
00:14:16ces enquêteurs
00:14:17associés ?
00:14:18je ne sais pas de tout.
00:14:20Je n'étais déjà
00:14:21pas au courant
00:14:22de l'affaire,
00:14:24le cours
00:14:24de dossier
00:14:26de ma fille.
00:14:27Ils ne vont pas
00:14:28me le dire.
00:14:28C'est qui ?
00:14:29Il m'a dit que...
00:14:30Nous espérons
00:14:32accès à ces informations
00:14:33dans les prochains jours.
00:14:34Si j'étais cynique,
00:14:35je dirais que
00:14:35je ne sais même plus
00:14:36vers qui me tourner
00:14:37pour que les plaintes
00:14:38que nous allons déposer
00:14:38puissent aboutir.
00:14:39Je vais espérer
00:14:40et je le crois
00:14:41que des magistrats
00:14:42feront vraiment leur travail
00:14:43et nous aideront
00:14:43à rénover la justice.
00:14:45Merci.
00:14:45Merci.
00:14:49Voilà donc
00:14:50pour cette conférence
00:14:51conjointe
00:14:52de maître
00:14:52Pierre Dubuisson
00:14:54qui défend
00:14:54la maman
00:14:55de Rosa
00:14:56qui a eu le courage
00:14:57de venir
00:14:58et de dire
00:14:58avec ses mots
00:14:59à quel point
00:15:00la détresse
00:15:01l'envahit.
00:15:02La détresse
00:15:02pour sa fille,
00:15:03la détresse
00:15:03pour les enfants
00:15:04de France.
00:15:05Elle ne veut plus
00:15:05que ça se reproduise.
00:15:08Maître Dubuisson
00:15:09qui parle,
00:15:09Sabrina Berlin-Bouillet,
00:15:10d'un électrochoc.
00:15:12Il veut un électrochoc
00:15:13contre ce qu'il appelle
00:15:14un mastodonte
00:15:16administratif,
00:15:16d'où cette plainte
00:15:17pour faute lourde.
00:15:18Voilà,
00:15:19il a rappelé
00:15:19les plaintes
00:15:20qui ont été déposées
00:15:20mais surtout
00:15:21il a eu l'élégance
00:15:22cet avocat
00:15:22de laisser parler
00:15:23la maman
00:15:24de cette petite victime
00:15:25Rosa
00:15:25qui explique
00:15:27avec ses mots
00:15:28parce qu'elle le dit
00:15:28elle n'est pas
00:15:29de nationalité française
00:15:30elle vit en France
00:15:30elle travaille en France
00:15:31sa fille grandit en France
00:15:33elle fait ça
00:15:33pour sa fille
00:15:34et pour les mamans
00:15:35et les enfants français
00:15:36qui subissent
00:15:37ce sont ses mots
00:15:38cette justice
00:15:40elle explique
00:15:41elle rentre dans le détail
00:15:41elle dit que depuis
00:15:42ce qui s'est passé
00:15:43auprès de sa fille
00:15:44elle est dans la culpabilité
00:15:45sa fille a été violée
00:15:48elle précise
00:15:48à dix reprises
00:15:49dix reprises
00:15:50par un suspect
00:15:50qui a été identifié
00:15:52très rapidement
00:15:52c'est-à-dire
00:15:53Jérôme B
00:15:54et elle explique
00:15:55qu'elle a fait
00:15:57de son possible
00:15:57c'est-à-dire
00:15:58qu'elle a fait
00:15:58un examen
00:15:59médico-légal
00:16:00ça veut dire quoi ?
00:16:00ça veut dire
00:16:01un examen gynécologique
00:16:02pour une petite fille
00:16:03de dix ans
00:16:03pour constater
00:16:04des lésions anatomiques
00:16:06qui prouvent
00:16:06qu'elle a été violée
00:16:07elle a également fait
00:16:08un examen
00:16:09psychologique
00:16:10plusieurs experts
00:16:11ont déterminé
00:16:12que son discours
00:16:12à cette petite victime
00:16:13était concret
00:16:14elle a fait
00:16:15toutes les procédures
00:16:16difficiles
00:16:16elle a été entendue
00:16:18deux fois
00:16:19cette maman
00:16:19deux fois par les enquêteurs
00:16:20sa fille aussi
00:16:21à plusieurs reprises
00:16:22s'est exprimée
00:16:23sur ce qui s'est passé
00:16:24et pourtant
00:16:25même si elle a désigné
00:16:27le suspect principal
00:16:29Jérôme B
00:16:30il n'a jamais été entendu
00:16:31ni par les enquêteurs
00:16:32ni par la justice
00:16:33elle explique ça clairement
00:16:35et elle lui a dit
00:16:36qu'elle a été
00:16:37mise à l'écart
00:16:38de ce dossier
00:16:38elle a appelé
00:16:39tous les lundis matins
00:16:40plusieurs gendarmeries
00:16:41qui étaient en charge
00:16:41de cette affaire
00:16:42et ils lui ont
00:16:44clairement dit
00:16:45de ne plus rappeler
00:16:45ils n'ont pas tenu au courant
00:16:46de l'avancée de ce dossier
00:16:47qui était crucial
00:16:48on l'imagine
00:16:49pour cette maman
00:16:49et cette fille
00:16:51et puis au final
00:16:51elle a même été
00:16:52ce sont ses propos
00:16:53il va falloir que ce soit vérifié
00:16:54mais elle a été menacée
00:16:56par les gendarmes
00:16:57qui disent
00:16:58si vous continuez à appeler
00:16:58c'est nous qui allons
00:16:59porter plein contre vous
00:17:00si vous continuez de nous harceler
00:17:02voilà pour harcèlement
00:17:04donc vous voyez
00:17:04c'est très dur
00:17:05les mots
00:17:06qu'elle a peiné
00:17:07à exprimer
00:17:08parce qu'elle est sous le coup
00:17:09de l'émotion
00:17:09elle est très courageuse
00:17:10cette maman
00:17:11et puis à côté de ça
00:17:12vous avez l'avocat
00:17:13qui explique
00:17:14qu'il va falloir mettre le doigt
00:17:15sur cette défaillance
00:17:16que ce n'est plus possible
00:17:17il le dit
00:17:17derrière ce fiasco
00:17:19il parle de naufrage judiciaire
00:17:21il dit
00:17:21il y a des hommes
00:17:22et des femmes
00:17:23ce sont eux
00:17:23qui vont devoir s'expliquer
00:17:24c'est pourquoi
00:17:25il y a ces procédures
00:17:27il y a une plainte
00:17:28qui a été déposée
00:17:29contre l'état
00:17:30pour faute lourde
00:17:31une procédure pénale
00:17:32avec deux motifs
00:17:33non-assistance
00:17:34à personne en danger
00:17:35et mise en danger
00:17:36de la vie d'autrui
00:17:37à l'encontre
00:17:37des enquêteurs
00:17:38et des magistrats
00:17:40qui ont été chargés
00:17:41de cette affaire
00:17:41et puis une plainte
00:17:43également
00:17:43contre le garde des Sceaux
00:17:45Gérald Darmanin
00:17:46qui va devoir s'expliquer
00:17:47devant la cour de justice
00:17:48de la république
00:17:49il représente
00:17:50l'institution judiciaire
00:17:51et puis
00:17:52il y a
00:17:53cette
00:17:54cette information
00:17:55supplémentaire
00:17:56qui a été mise en avant
00:17:58par l'avocat
00:17:59c'est que malgré
00:18:00toute cette affaire
00:18:01malgré
00:18:03le désarroi
00:18:03dans lequel le pays
00:18:04est plongé
00:18:04et la parole
00:18:05qui n'est pas simple
00:18:06des parents
00:18:07de cette petite victime
00:18:08de cette mère
00:18:08Gérald Darmanin
00:18:09n'a pas appelé
00:18:11cette maman
00:18:11ne lui a pas présenté
00:18:12des excuses
00:18:13vous voyez
00:18:14c'est vraiment
00:18:15ce qu'ils ont essayé
00:18:16de signifier
00:18:17qu'ils le disent
00:18:17avec leurs propres mots
00:18:18c'est un manque de respect
00:18:19par rapport aux victimes
00:18:22et c'est ça
00:18:22dont se plaint aujourd'hui
00:18:24cette maman
00:18:25et puis
00:18:25un système judiciaire
00:18:26complètement défaillant
00:18:27les mots nous manquent
00:18:29dans ce Midi News
00:18:31pour dire à quel point
00:18:32la situation
00:18:35particulière
00:18:35de cette petite fille
00:18:36est grave
00:18:37ce dossier
00:18:38est absolument
00:18:39il n'y a rien
00:18:40qui tient
00:18:41il n'y a rien
00:18:42qui va
00:18:43en fait
00:18:43dans ce dossier
00:18:44d'où effectivement
00:18:45la colère
00:18:46et la douleur
00:18:47de cette femme
00:18:48qui dit
00:18:48j'ai la culpabilité
00:18:50de ne pas pouvoir
00:18:51protéger ma fille
00:18:52c'est à dire
00:18:53que ça sort des tripes
00:18:54elle n'arrive même pas
00:18:55à dire
00:18:55et elle pense
00:18:57elle a cette élégance
00:18:58de penser
00:18:58aux jeunes filles
00:19:00qui pourraient
00:19:01se retrouver
00:19:01dans le même cas
00:19:02avec des enquêteurs
00:19:04comme l'a dit
00:19:05maître Pierre Dubuisson
00:19:06qui font leur travail
00:19:08des magistrats
00:19:09qui sont exemplaires
00:19:10et d'autres
00:19:10qui
00:19:10il l'a dit
00:19:12ne devraient pas
00:19:12sont désinvolts
00:19:14c'est une faute humaine
00:19:16dit-il
00:19:17et puisqu'on parle
00:19:18de Gérald Darmanin
00:19:19je voudrais qu'on l'écoute
00:19:19puisqu'il a été
00:19:20en même temps
00:19:20que le ministre de l'Intérieur
00:19:22Laurent Nunez
00:19:22auditionné par les sénateurs
00:19:23Gérald Darmanin
00:19:24qui a pointé du doigt
00:19:25la mauvaise priorisation
00:19:26des plaintes pour viol
00:19:28ce qui nous manque
00:19:29dans cette histoire
00:19:30ce n'est pas une nouvelle loi
00:19:31ce n'est pas des nouveaux moyens
00:19:32ce n'est pas des problèmes numériques
00:19:34c'est simplement
00:19:35me semble-t-il
00:19:36la priorisation
00:19:37des plaintes pour viol
00:19:38et je crains
00:19:39que l'une des difficultés
00:19:40c'est que nous ayons
00:19:41traité collectivement
00:19:42cette plainte
00:19:43comme on traite
00:19:44n'importe quelle autre plainte
00:19:45et qu'on n'a pas compris
00:19:46que la garde à vue
00:19:47c'était au début
00:19:47et pas à la fin
00:19:48pas comme dans une perquisition
00:19:50à la suite d'un cambriolage
00:19:50c'est exactement
00:19:52ce qui nous a manqué
00:19:53puisque nous avions
00:19:54tous les éléments
00:19:55un rapport médical
00:19:56qui était extrêmement clair
00:19:57un auteur identifié
00:19:59déjà connu
00:19:59dans les services
00:20:00du Tâge
00:20:00et de Cassiopée
00:20:01et un expert
00:20:03qui avait pu rendre
00:20:04très rapidement son rapport
00:20:05pour dire que cette petite fille
00:20:06il fallait la croire
00:20:07et en effet
00:20:08quelqu'un qui
00:20:09si on en croit désormais
00:20:11les remonter
00:20:12était manifestement
00:20:13dans une stratégie
00:20:14de pédocriminalité
00:20:15Jean-Christophe Cambadélis
00:20:17en tant qu'ancien
00:20:18premier secrétaire du PS
00:20:19et surtout en tant que citoyen
00:20:20qui habite sur cette terre
00:20:22comment est-ce que vous
00:20:24réagissez à cette affaire ?
00:20:26Après il y en a
00:20:27Rosa maintenant
00:20:30un témoignage poignant
00:20:32et des faits rapportés
00:20:33qui sont accablants
00:20:34c'est un naufrage
00:20:35mais c'est un naufrage
00:20:37de tous
00:20:37c'est un électrochoc
00:20:38vous avez entendu
00:20:39maître Dubuisson
00:20:40qui pointe du doigt
00:20:41tous les politiques
00:20:42depuis des années
00:20:43des décennies
00:20:43oui on peut dire ça
00:20:45mais c'est un naufrage
00:20:46dans le moment présent
00:20:47on ne peut pas se cacher
00:20:48derrière la globalité
00:20:50il y a une responsabilité
00:20:51à un moment donné
00:20:53que vous assumez
00:20:54vous ?
00:20:54moi je l'assume
00:20:55comme d'autres
00:20:56mais je l'assume
00:20:57c'est que
00:20:59ce qui a été dit
00:21:00par M. Darmanin
00:21:02me semble juste
00:21:03on n'a pas priorisé
00:21:05mais pourquoi
00:21:05on n'a pas priorisé ?
00:21:07c'est ça qu'il faut réfléchir
00:21:09parce que c'est le contre-coup
00:21:11de l'affaire Outreau
00:21:12où on avait écouté
00:21:14les enfants
00:21:15et les enfants
00:21:16ont conduit
00:21:17à un désastre judiciaire
00:21:19et donc
00:21:20aujourd'hui
00:21:21on ne traite pas
00:21:22ce type de problème
00:21:23c'est ça qui est dramatique
00:21:25c'est-à-dire qu'on a fait
00:21:26un contre-coup
00:21:27trop rapide
00:21:27avec Outreau
00:21:28mais parce que
00:21:30nous sommes toujours
00:21:31pris
00:21:31par des
00:21:35interpellations
00:21:37et nous ne savons pas
00:21:39comment les traiter
00:21:40vous voyez
00:21:41j'ai l'impression
00:21:43mais
00:21:43les autres pourront également
00:21:45exprimer leur sentiment
00:21:46que Maître Dubuisson
00:21:48c'est pas
00:21:49ad hominem
00:21:50ce qu'il fait
00:21:50c'est contre un système
00:21:51il parle de mastodonte
00:21:53administratif
00:21:53moi je dirais
00:21:54qu'il y a un totem
00:21:55de la justice
00:21:56c'est facile de se cacher
00:21:57en disant
00:21:57allez vous comprenez
00:21:58il y a eu Outreau
00:21:59donc il y a eu l'affaire d'Outreau
00:22:00donc il y a eu les enfants
00:22:02et alors du coup
00:22:02on fait tout l'inverse
00:22:04de ce qu'on faisait
00:22:04jusqu'à présent
00:22:05oui mais ça je le regrette
00:22:07il faut croire
00:22:08la parole des enfants
00:22:09c'est pas parce qu'il y a eu Outreau
00:22:11qu'on ne doit pas la croire
00:22:12bien sûr
00:22:13mais j'essaye d'expliquer
00:22:14le ressort
00:22:16parce que
00:22:17les magistrats
00:22:18ne se lèvent pas le matin
00:22:19en disant
00:22:20je ne veux pas traiter
00:22:21ce problème là
00:22:22etc
00:22:23il y a une gêne
00:22:24il y a une gêne
00:22:25M. Dubuisson
00:22:26n'a pas l'air de cet avis
00:22:28il pense qu'il y en a
00:22:29qui le font
00:22:30et puis d'autres
00:22:30qui ne le font pas
00:22:31oui oui
00:22:31il a raison
00:22:32par ailleurs
00:22:33il y en a qui le font
00:22:34il y en a d'autres
00:22:34qui ne le font pas
00:22:37mais ce n'est pas
00:22:38parce que
00:22:39on a eu
00:22:40un drame
00:22:40à un moment donné
00:22:41dans la justice
00:22:42qu'il ne faut pas faire face
00:22:44je vous coupe
00:22:45Jean-Christophe Cormodélis
00:22:46qu'on écoute
00:22:46la maman de Rosa
00:22:47qui s'exprime en ce moment
00:22:49pourquoi ils n'ont pas
00:22:50fait leur travail
00:22:52moi j'ai essayé
00:22:53de faire mon travail
00:22:55en tant que maman
00:22:56j'étais allée voir
00:22:57le gendarmerie
00:22:58je posais plainte
00:23:00on a fait
00:23:01tous les examens
00:23:03pourquoi ils n'étaient pas arrêtés
00:23:05pourquoi ils n'ont pas
00:23:06fait leur boulot
00:23:07pourquoi ils étaient libertés
00:23:09en mode juin
00:23:12quand moi je posais plainte
00:23:14en mode de août
00:23:152025
00:23:16on est 2026
00:23:17je vous remercie
00:23:22voilà donc
00:23:23pour ces mots
00:23:24de la maman de Rosa
00:23:25on va marquer une pause
00:23:26dans ce Midi News
00:23:27on rassemble
00:23:28effectivement nos esprits
00:23:29c'est difficile
00:23:30je ne vous le cache pas
00:23:31même pour nous
00:23:32qui essayons
00:23:35de vous présenter
00:23:36les choses comme elles sont
00:23:37c'est très difficile
00:23:39et on continue
00:23:40Midi News
00:23:40avec dans un instant
00:23:41Béatrice Brugère
00:23:42la magistrate
00:23:43qui viendra nous rejoindre
00:23:43sur ce plateau
00:23:44à tout de suite
00:23:47Les équipes de Midi News
00:23:48sous le choc
00:23:49après le témoignage
00:23:50de la maman de Rosa
00:23:51et de l'avocat
00:23:52qui s'occupe de cette affaire
00:23:53Pierre Dubission
00:23:54nous y revenons
00:23:55bien sûr largement
00:23:56après les dernières informations
00:23:57Sommayel Abidi
00:23:58Vous venez d'en parler
00:23:59vous allez largement
00:24:00y revenir dans votre émission
00:24:01Pierre
00:24:01la justice n'a pas fait son travail
00:24:04ma fille souffre tous les jours
00:24:05pourquoi
00:24:05il faut attendre un an
00:24:07pour en arriver là
00:24:08les mots de la mère de Rosa
00:24:09victime présumée de viol
00:24:10commis en 2025
00:24:11par Jérôme Barrella
00:24:12principal suspect
00:24:13du meurtre de Liana
00:24:15lors d'une conférence de presse
00:24:16avec son avocat
00:24:18conférence de presse
00:24:19que vous avez suivi
00:24:19il y a quelques minutes
00:24:20et dans laquelle
00:24:21la mère de la famille
00:24:22en a profité
00:24:23pour également annoncer
00:24:24qu'elle portait plainte
00:24:25contre l'Etat
00:24:26C'est l'autre information
00:24:28de cette mi-journée
00:24:29la garde à vue de Patrick Bruel
00:24:31prolongée de 24 heures
00:24:32le chanteur est entendu
00:24:34depuis hier matin
00:24:35sur des faits qui concernent
00:24:36à ce stade
00:24:3613 victimes présumées
00:24:38sa garde à vue
00:24:39dans les locaux
00:24:39de la police judiciaire
00:24:40de la préfecture de police
00:24:42de Paris
00:24:42peut durer jusqu'à 48 heures
00:24:44et puis les obsèques
00:24:46de Bernadette Chirac
00:24:47décédé ce week-end
00:24:48à l'âge de 93 ans
00:24:49ont lieu vendredi
00:24:50à 14h30
00:24:51en la basilique
00:24:52Sainte-Clotilde
00:24:53à Paris
00:24:53dans le 7ème arrondissement
00:24:54un hommage sera également
00:24:56rendu à l'ancienne
00:24:57première dame
00:24:57dimanche en Corrèze
00:24:58où elle a été
00:24:59pendant plusieurs décennies
00:25:00conseillère générale
00:25:01Merci beaucoup
00:25:02Sommayal Abidi
00:25:03d'autres informations
00:25:04à 14h avec vous
00:25:05vendredi
00:25:06obsèques de Bernadette Chirac
00:25:07vendredi également
00:25:08les obsèques de Liana
00:25:09et je le disais tout à l'heure
00:25:11c'est la France entière
00:25:12qui enterrera
00:25:13cette petite fille
00:25:14de 11 ans
00:25:15à tel point
00:25:16cette affaire
00:25:17provoque un choc
00:25:18un électrochoc
00:25:20a dit
00:25:20l'avocat
00:25:22d'Audrey
00:25:23la maman de Rosa
00:25:24tout à l'heure
00:25:25que nous avons suivi
00:25:25en direct
00:25:26un électrochoc politique
00:25:27bien sûr
00:25:27Gérald Darmanin
00:25:29lui a été auditionné
00:25:30au Sénat
00:25:32tout à l'heure
00:25:32et il pointait
00:25:34des dysfonctionnements
00:25:35dans cette affaire
00:25:35Aujourd'hui
00:25:36la disparition tragique
00:25:37de Liana
00:25:37ce dossier
00:25:38n'a connu aucun acte
00:25:39d'enquête
00:25:40aucune relance
00:25:41du parquet
00:25:41à ma connaissance
00:25:42en tout cas
00:25:43ce qui vont remonter
00:25:43les procureurs généraux
00:25:44et qui auraient pu
00:25:45empêcher peut-être
00:25:46peut-être
00:25:47à cette personne
00:25:48de pouvoir commettre
00:25:51ces crimes
00:25:53je crains
00:25:53qu'effectivement
00:25:55dans l'affaire
00:25:56Liana
00:25:57il y a eu
00:25:57une défaillance
00:25:59des services
00:26:01déparqués
00:26:01peut-être
00:26:01d'autres services
00:26:02de l'Etat
00:26:02on en a parlé
00:26:03avec le ministre
00:26:03de l'Intérieur
00:26:03et le ministre
00:26:04de l'Education nationale
00:26:05et on aurait dû
00:26:06appliquer de manière
00:26:07prioritaire
00:26:08même en cas
00:26:08de dessaisissement
00:26:09de Toulouse-Pouroche
00:26:10parce que l'auteur
00:26:11et parce que les faits
00:26:11étaient dans un autre département
00:26:12on aurait dû
00:26:13appliquer le principe
00:26:14de précaution
00:26:16pour mettre
00:26:17de côté
00:26:17M. Barrella
00:26:18et regarder
00:26:19s'il était ou non
00:26:20l'auteur de ces viols
00:26:21voilà ça c'était donc
00:26:22en fin de matinée
00:26:23au Sénat
00:26:24le ministre de la Justice
00:26:25en même temps
00:26:26que le ministre
00:26:27de l'Intérieur
00:26:27se sont rendus
00:26:28à Matignon
00:26:28pour une réunion
00:26:29avec Sébastien Lecornu
00:26:30et après donc
00:26:31il y a eu cette prise
00:26:32de parole
00:26:32de l'avocat
00:26:33et de la maman
00:26:36de Rosa
00:26:37où l'avocat
00:26:38nous a dit
00:26:39qu'il portait plainte
00:26:40pour faute lourde
00:26:41contre l'Etat
00:26:42il portait plainte
00:26:43également
00:26:43contre les enquêteurs
00:26:45pour mise en danger
00:26:45de la vie d'autrui
00:26:47et également
00:26:48contre le procureur
00:26:49et contre Gérald Darmanin
00:26:51je vous rappelle
00:26:52que les plaintes
00:26:54contre Gérald Darmanin
00:26:55et les appels
00:26:56à sa démission
00:26:58dans la classe politique
00:27:00dans l'opposition
00:27:00sont nombreuses
00:27:02écoutez ce que disait
00:27:02Marine Le Pen
00:27:03tout à l'heure
00:27:05On ne peut pas faire
00:27:06des appels
00:27:06à la démission
00:27:07en permanence
00:27:07et il va être remplacé
00:27:08par qui ?
00:27:10Je veux dire
00:27:10est-ce que
00:27:11M. Dupont-Moretti
00:27:12n'a aucune responsabilité
00:27:14non plus
00:27:15dans tout cela ?
00:27:16Bon, il en a une aussi
00:27:17donc on peut remonter
00:27:18la chaîne des responsabilités
00:27:19très loin
00:27:20et aller même
00:27:21en aval
00:27:22il sera remplacé
00:27:22par quelqu'un
00:27:23qui fera exactement
00:27:23la même chose que lui
00:27:24je crois que c'est
00:27:25à la tête de l'Etat
00:27:26qu'il faut surtout
00:27:27changer les choses
00:27:27changer la philosophie
00:27:29changer l'impulsion
00:27:30changer la manière
00:27:32dont est perçue
00:27:34la problématique
00:27:35essentielle
00:27:36qui est celle
00:27:36de l'insécurité
00:27:38dans notre pays
00:27:39et qui lorsqu'elle est
00:27:42de nature criminelle
00:27:44est ressentie
00:27:45évidemment
00:27:45avec une cruauté
00:27:46et une douleur extrêmes
00:27:48Voilà, là on passe
00:27:49une étape supplémentaire
00:27:50à quoi servira
00:27:51cette démission
00:27:51puisque c'est le totem
00:27:53le mastodonte
00:27:54administratif
00:27:55et judiciaire
00:27:56qu'il faut réformer
00:27:57Béatrice Brugère
00:27:58nous a rejoint
00:27:58merci d'être là
00:27:59Béatrice Brugère
00:28:00secrétaire générale
00:28:01unité magistrat
00:28:03devant cette prise
00:28:04de parole
00:28:05et cette prise
00:28:06de conscience
00:28:07collective
00:28:08désormais
00:28:08sur le fait
00:28:09qu'il faut changer
00:28:09les choses
00:28:10vous êtes parmi ceux
00:28:12justement
00:28:12qui veulent
00:28:13que les choses changent
00:28:14Oui, tout à fait
00:28:16moi-même
00:28:17au sein de mon corps
00:28:18je pense que je suis
00:28:20un petit peu
00:28:22différente
00:28:23pas à rebours
00:28:24non, non, pas à rebours
00:28:24mais en tout cas
00:28:25j'essaye de sortir
00:28:27d'une forme de corporatisme
00:28:28pour éveiller aussi
00:28:30un changement
00:28:31on est un syndicat
00:28:32extrêmement réformiste
00:28:33donc c'est notre ADN
00:28:34donc quand vous êtes
00:28:35réformiste
00:28:37nécessairement dans votre méthode
00:28:38c'est que vous êtes capable
00:28:38de critiquer ce qui ne va pas
00:28:40et parfois
00:28:41c'est peut-être
00:28:41ce qui manque
00:28:42dans ces grandes institutions
00:28:44c'est ce regard
00:28:46un peu sur soi
00:28:46sur ses pratiques
00:28:47etc.
00:28:47moi je ne suis pas là
00:28:48pour faire
00:28:49de toute façon
00:28:50l'accusation
00:28:51de quiconque
00:28:52je pense qu'on est
00:28:53qu'au début
00:28:54et tant mieux
00:28:55quand je dis qu'au début
00:28:57je dis ça
00:28:58parce que
00:28:58j'ai en souvenir
00:28:59ce qui s'était passé
00:29:00avec l'affaire du Trou
00:29:02en Belgique
00:29:03vous savez
00:29:03il y a eu aussi
00:29:05tout d'un coup
00:29:06une prise de conscience
00:29:06collective
00:29:07notamment chez les citoyens
00:29:10et tout d'un coup
00:29:11ça
00:29:11je veux dire
00:29:12tout le monde
00:29:12s'est emparé
00:29:13d'un sujet
00:29:14qui a scandalisé
00:29:15je crois qu'aujourd'hui
00:29:16c'est ça
00:29:16c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:29:17vous tous
00:29:18on est tous
00:29:19quoi qu'on en pense
00:29:20quelles que soient nos postures
00:29:21qui a raison
00:29:22qui a tort
00:29:23qui est coupable
00:29:24qui n'est pas coupable
00:29:24de toute façon
00:29:25ça heurte nos consciences
00:29:27parce qu'on a touché
00:29:28à quelque chose
00:29:29qui est terrible
00:29:30c'est-à-dire
00:29:31quand même
00:29:32des petites filles
00:29:33qui sont violées
00:29:34un meurtre
00:29:35sans doute
00:29:35on verra
00:29:36dans des conditions
00:29:37à mon avis
00:29:37qui sont aussi
00:29:38assez terribles
00:29:39et une incapacité
00:29:41de protéger
00:29:42alors que peut-être
00:29:43qu'on pouvait le faire
00:29:44on verra
00:29:45évidemment
00:29:45et ce qui s'est passé
00:29:46en Belgique
00:29:48est assez intéressant
00:29:49parce qu'en fait
00:29:50ça a entraîné
00:29:52une vraie réforme interne
00:29:54y compris dans la magistrature
00:29:55que moi j'appelle
00:29:56j'allais dire
00:29:57en temps plat
00:30:00là c'est un peu
00:30:01la tempête
00:30:01donc peut-être
00:30:02que ça sera plus facile
00:30:04oui parce que
00:30:05je crois qu'il faut
00:30:06qu'on arrive
00:30:07à modifier
00:30:08nos façons de travailler
00:30:11etc.
00:30:12etc.
00:30:12et c'est vrai
00:30:13que moi
00:30:13quand je dis
00:30:14attention
00:30:15oui bien sûr
00:30:16il y a un problème
00:30:16de moyens
00:30:17mais c'est unanime
00:30:18mais ça ne suffit
00:30:20pas dans l'explication
00:30:21moi-même
00:30:22je suis critiquée
00:30:23en interne
00:30:23comme étant
00:30:24déjà pas dans
00:30:25le langage officiel
00:30:27vous n'êtes pas dans le moule
00:30:28non mais je suis déjà
00:30:29ciblée comme quelqu'un
00:30:31qui n'a pas dit la DOXA
00:30:32tant pis
00:30:33c'est pas grave
00:30:33j'assume
00:30:34tant mieux
00:30:34j'allais dire
00:30:35parce que vous faites
00:30:36avancer les choses
00:30:37comme monsieur Dubuisson
00:30:39l'avocat
00:30:40de la
00:30:42pardon
00:30:42de la maman
00:30:43de Rosa
00:30:44lui aussi
00:30:45veut faire bouger
00:30:45les choses
00:30:46mais la critique
00:30:46c'est qu'une partie
00:30:47en fait si on n'est pas
00:30:48capable d'énoncer
00:30:49derrière la suite
00:30:50en vrai on tourne en rond
00:30:52parce que
00:30:52les gens qui critiquent
00:30:54on en a toujours plein
00:30:55c'est facile
00:30:55d'ailleurs c'est souvent
00:30:56plus facile
00:30:56donc la suite c'est
00:30:57des moyens
00:30:58changer la DOXA
00:31:00changer le rythme
00:31:02apporter plus de magistrats
00:31:04j'entendais l'autre jour
00:31:05qu'il y a autant de magistrats
00:31:06que sous l'ancien régime
00:31:07aujourd'hui
00:31:08j'ose dire
00:31:10mais il faudrait appeler
00:31:11sans doute
00:31:11des sociologues
00:31:13et des criminologues
00:31:13là-dessus
00:31:14j'ose dire
00:31:14qu'en France
00:31:15on a quand même
00:31:15un problème
00:31:16sur la protection
00:31:17de l'enfance
00:31:17et plus spécifiquement
00:31:19sur la pédocriminalité
00:31:20j'ose le dire
00:31:21je crois que c'est un sujet
00:31:23sur lequel
00:31:23on cale
00:31:24alors
00:31:25on n'est pas bon
00:31:26voilà
00:31:26on n'est pas bon
00:31:27c'est pas la première fois
00:31:29qu'on fait ce constat
00:31:30vous avez un très bon rapport
00:31:32qui a été fait
00:31:33par madame Santiago
00:31:35qui s'est emparée
00:31:36du dossier
00:31:37mais il n'y a pas qu'elle
00:31:37mais je pense à elle
00:31:39parce qu'elle a fait
00:31:39un travail remarquable
00:31:41notamment
00:31:42sur la protection
00:31:44de l'enfance
00:31:44vous savez
00:31:45avec l'aide sociale
00:31:46où on sait qu'aujourd'hui
00:31:47vous avez des réseaux
00:31:48de prostitution
00:31:49ce que je vous dis
00:31:50c'est en cours
00:31:51où vous avez des mineurs
00:31:52de 10 ans
00:31:53juste avant de venir
00:31:54j'ai raccroché avec un ami avocat
00:31:56qui est à Marseille
00:31:56qui a tiré la signale d'alarme
00:31:58et qui me dit
00:31:58mais Béatrice
00:31:59tous les jours là
00:32:00on a des centaines d'enfants
00:32:02qui sont prostitués
00:32:04alors qu'ils sont
00:32:04quasiment sous protection
00:32:06de l'état
00:32:06et qu'est-ce qu'on fait
00:32:08donc le sujet
00:32:09il n'est pas simplement
00:32:10celui-là
00:32:11mais espérons que ce
00:32:12drame
00:32:14serve à cette prise
00:32:15de conscience collective
00:32:16où on doit
00:32:17tous
00:32:17tous
00:32:18se remettre en question
00:32:19chacun à son niveau
00:32:20et ce qu'il faut éviter
00:32:22évidemment
00:32:22c'est le côté lynchage
00:32:23bouc émissaire
00:32:24le dernier qui est arrivé
00:32:26c'est lui qui prend
00:32:26ou dire
00:32:27non mais de toute façon
00:32:28c'est jamais notre faute
00:32:29c'est vous tous les politiques
00:32:30et on va remonter
00:32:31jusqu'en 1958
00:32:32vous n'avez pas fait le travail
00:32:34mais oui
00:32:34bien sûr
00:32:35mais maintenant
00:32:36la question c'est
00:32:37qu'est-ce qu'on fait
00:32:37qu'est-ce qu'on fait
00:32:38et on va y venir
00:32:38dans un instant
00:32:39je voudrais qu'on réécoute
00:32:40la maman de
00:32:41Rosa qui a pris la parole
00:32:43tout à l'heure
00:32:43avec le courage
00:32:44qu'elle a eu justement
00:32:45de pouvoir s'exprimer
00:32:47sur le travail
00:32:48de la justice
00:32:49aujourd'hui je suis là
00:32:51pour
00:32:52essayer de changer
00:32:54les choses
00:32:55et qu'il n'y a pas
00:32:56d'autres enfants
00:32:57qui souffrent
00:32:58comme moi
00:32:59je souffre
00:32:59à côté de ma fille
00:33:00comme je pleurais
00:33:01tous les soirs
00:33:02que je couchais
00:33:04avec la culpabilité
00:33:05que je ne pouvais pas
00:33:06protéger ma fille
00:33:07que je ne pouvais pas
00:33:09être là
00:33:11et que
00:33:12qu'elle ne souffre
00:33:13aucun enfant
00:33:14moi je posais
00:33:162025
00:33:17le août 2025
00:33:19je posais
00:33:20une plainte
00:33:21pour viol
00:33:22contre Jérôme Barrella
00:33:24avec
00:33:25le médecin
00:33:27qui ont fait
00:33:28des tests
00:33:29des épreuves
00:33:30pour ma fille
00:33:31qu'elle était entendue
00:33:32pendant des heures
00:33:34et des heures
00:33:34pour montrer
00:33:36qu'elle ne ment pas
00:33:36et
00:33:37en attendant
00:33:39il n'y avait rien
00:33:41été faite
00:33:42la justice
00:33:43n'a pas fait
00:33:44son travail
00:33:45quand on pense
00:33:46au calvaire
00:33:47qu'a subi
00:33:48Ophélie
00:33:49cette petite fille
00:33:50de 10 ans
00:33:51qui a été violée
00:33:52plusieurs fois
00:33:53qui a été entendue
00:33:55sous la procédure
00:33:55Amélie
00:33:56qui est aménagée
00:33:57pendant des heures
00:33:58et des heures
00:33:59et que cet homme
00:34:00qui est le principal suspect
00:34:02aujourd'hui
00:34:02n'a pas été entendu
00:34:03une seule fois
00:34:04en fait
00:34:05il n'y a même plus
00:34:05les mots
00:34:06c'est à dire
00:34:06qu'on voit
00:34:07tout l'effarement
00:34:08d'ailleurs
00:34:08l'effroi
00:34:09dans le regard
00:34:10de cette mère
00:34:11qui a l'air
00:34:11d'être sous le choc
00:34:13en disant
00:34:13ma fille
00:34:14aurait même pu mourir
00:34:15et finalement
00:34:17personne ne fait rien
00:34:18alors que
00:34:18ce n'est pas compréhensif
00:34:20cet enfant
00:34:20a été traité
00:34:21comme un bout de chair
00:34:21et à la fois
00:34:22par son prédateur
00:34:23mais aussi
00:34:24par le système judiciaire
00:34:25parce que c'est bien joli
00:34:26de faire des examens
00:34:27gynécologiques
00:34:28à une petite fille
00:34:28de 10 ans
00:34:29de la faire
00:34:30parler
00:34:31témoigner
00:34:31mais si après
00:34:32il n'y a rien
00:34:32à quoi ça sert
00:34:33de lui infliger ça
00:34:35moi j'ai envie de dire
00:34:35il y a de la colère
00:34:36sur cette justice
00:34:37qui en fait
00:34:39offre souvent
00:34:39un deuxième traumatisme
00:34:41aux victimes
00:34:42et il ne propose
00:34:43même pas de compensation
00:34:44en échange
00:34:45c'est à dire que
00:34:46moi ça me choque
00:34:47profondément
00:34:48parce que
00:34:49c'est un corps
00:34:50que tout le monde
00:34:51en fait
00:34:51tout le monde passe dessus
00:34:53que ça soit
00:34:53mais c'est ça aussi
00:34:54il faut aussi poser les mots
00:34:56c'est à dire qu'à un moment
00:34:56on a le sentiment
00:34:57que les enfants
00:34:59et moi j'ai déjà eu
00:34:59des témoignages
00:35:00me disent
00:35:00mais c'est parfois
00:35:01même troublant
00:35:02que d'autres personnes
00:35:04touchent votre corps
00:35:04il n'y a rien
00:35:05qui se passe après
00:35:06enfin moi j'ai pas les mots
00:35:07en fait
00:35:07parce que j'estime
00:35:08que si la justice
00:35:09elle est en capacité
00:35:11de faire des thèses
00:35:11et des examens
00:35:12mais mince quoi
00:35:13il faut après
00:35:13faire des dossiers
00:35:14c'est pas possible
00:35:15de laisser ça comme ça
00:35:15il y a beaucoup de zones
00:35:16d'ombre autour
00:35:17de cette affaire
00:35:18il y a le fait
00:35:20que pourquoi est-ce
00:35:20que cet homme
00:35:21n'a jamais été entendu
00:35:23et puis il a quand même
00:35:24deux filles
00:35:25dont une à l'âge
00:35:26de Liana
00:35:27qu'est-ce qu'on sait
00:35:28sur ces filles
00:35:29est-ce qu'elles sont
00:35:30sous emprise
00:35:31est-ce qu'elles sont
00:35:35manipulées
00:35:35vouées au silence
00:35:36c'est extrêmement dérangeant
00:35:38ou sont-elles
00:35:38elles-mêmes victimes
00:35:40de leur père
00:35:41ça aussi
00:35:41on ne peut pas savoir
00:35:42pour l'instant
00:35:43ce stade de l'enquête
00:35:44de toute façon
00:35:45maintenant elles ont été
00:35:45écartées
00:35:46puisque lui
00:35:48est placé en détention
00:35:49provisoire
00:35:49mais ce qui est
00:35:51aussi intéressant
00:35:52c'est de voir
00:35:52que le prédateur
00:35:54Jérôme B
00:35:54s'en est servi
00:35:55de ses enfants
00:35:55il s'en est servi
00:35:56pour appâter
00:35:57celles qui sont devenues
00:35:58ses victimes
00:35:59pour les mettre en confiance
00:36:01pour aussi se fonder
00:36:02dans cet environnement
00:36:03puisqu'il allait
00:36:03chercher ses filles
00:36:04au collège
00:36:04donc c'est très difficile
00:36:06de trouver suspect
00:36:07un père d'un enfant
00:36:08du même âge
00:36:09que ceux qui sortent
00:36:10de l'école
00:36:10et qui restent
00:36:11avec sa voiture
00:36:11devant l'école
00:36:12vous voyez
00:36:13il a vraiment
00:36:14il s'est servi
00:36:15de cette image
00:36:16de père de famille
00:36:17de ses enfants
00:36:18pour pouvoir agir
00:36:19il y a tout le moins
00:36:21un loupé
00:36:21et puis les enquêteurs
00:36:22aussi
00:36:23qui disent
00:36:25elle le disait
00:36:26tout à l'heure
00:36:26avec ses mots
00:36:27elle disait
00:36:28j'ai appelé
00:36:28plusieurs fois
00:36:29je me suis fait
00:36:30envoyer balader
00:36:31quand je demandais
00:36:31des nouvelles
00:36:32du dossier
00:36:32tous les lundis matins
00:36:35elle appelle
00:36:35tous les lundis matins
00:36:36elle appelle
00:36:37et on l'envoie
00:36:39à la fin
00:36:39on lui dit
00:36:39attendez
00:36:40on va vous faire
00:36:41une plainte pour harcèlement
00:36:42si vous continuez d'appeler
00:36:43mais dans quel monde on vit
00:36:44pardonnez-moi
00:36:44je ne comprends plus
00:36:46je ne comprends plus
00:36:47si ce que vous dites
00:36:48est avéré
00:36:48j'espère qu'il y aura
00:36:49des réponses
00:36:50c'est pas moi qui le dit
00:36:50c'est elle
00:36:51je transmets
00:36:52comme il y aura une inspection
00:36:53je veux dire
00:36:53si c'est vraiment
00:36:54confirmé avéré
00:36:55et puis elle porte plainte
00:36:56contre ses enquêteurs
00:36:57oui
00:36:57je n'ai pas en doute
00:36:58du tout
00:36:59c'est à dire
00:36:59on est dans un système
00:37:01je crois
00:37:01il parlait de mastodonte
00:37:03moi je parle de totem
00:37:04d'un truc auquel on ne touche pas
00:37:06vous n'avez pas le droit de toucher
00:37:06c'est les enquêteurs
00:37:07vous n'avez pas le droit de toucher
00:37:08c'est la police
00:37:09on est assermentés
00:37:09vous n'avez pas le droit de toucher
00:37:10c'est les juges
00:37:11c'est eux qui ont raison
00:37:12et puis les juges
00:37:13jugent les juges
00:37:14pour savoir si tel a tort
00:37:16ou tel a raison
00:37:18on ne peut plus continuer
00:37:19comme ça
00:37:20non mais
00:37:22moi je pense que
00:37:23bon de toute façon
00:37:23et ça
00:37:24il faut quand même reconnaître
00:37:25à Gérald Darmanin
00:37:26son volontarisme
00:37:27sur cette question
00:37:30on lui reproche même
00:37:31d'avoir fait trop de circulaires
00:37:32bon
00:37:33c'est pas mon cas
00:37:34en tout cas
00:37:35dès hier soir
00:37:35on a déjà reçu
00:37:36tous sur nos ordinateurs
00:37:38la marche à suivre
00:37:39pour les 70 000 dossiers
00:37:42de façon extrêmement précise
00:37:43ce qu'il faut faire
00:37:44etc
00:37:45c'est très bien
00:37:46d'être dans la réaction
00:37:47mais il va falloir
00:37:48faire une évaluation
00:37:49et un état des lieux
00:37:52extrêmement précis
00:37:52maintenant
00:37:53et on peut compter là-dessus
00:37:54avec l'inspection
00:37:55de toutes les failles
00:37:55non non
00:37:56il faut aller au-dessus de ça
00:37:57bien sûr
00:37:57moi quand je parle
00:37:58d'un état des lieux
00:37:59c'est-à-dire que
00:37:59mais qui va faire ça ?
00:38:01ça doit être une cause nationale
00:38:02aujourd'hui
00:38:03sur l'enquête parlementaire
00:38:04à nouveau
00:38:05comme il y en a eu
00:38:07et qui ont été très importants
00:38:09moi je veux bien
00:38:09mais il y a des commissions
00:38:10d'enquête parlementaire
00:38:11qui effectivement
00:38:11donnent lieu à quelque chose
00:38:12et puis il y en a d'autres
00:38:13où on remet un bon dossier
00:38:15dans un bon placard
00:38:16c'est fini
00:38:16on est tout au début
00:38:18on est tout au début
00:38:18on est tout au début
00:38:19je pense qu'on va se retrouver
00:38:21dans une situation
00:38:22encore plus épouvantable
00:38:23qu'on peut le penser aujourd'hui
00:38:26suite aux témoignages
00:38:28c'est
00:38:29il y a eu la commission Valigny
00:38:31qui a été très importante
00:38:33qui a été un moment
00:38:34de
00:38:36saisissement
00:38:36de la nation
00:38:37il faut une nouvelle commission
00:38:39d'enquête
00:38:40à la fois sur
00:38:41cette affaire
00:38:43mais plus généralement
00:38:44sur les dysfonctionnements
00:38:46dans la justice
00:38:47mais il faut faire aussi attention
00:38:48alors
00:38:49sur la commission d'enquête Valigny
00:38:50je la connais bien
00:38:51puisque j'étais jeune magistrate
00:38:52à l'époque
00:38:54en vrai
00:38:54j'ose dire
00:38:55qu'elle a raté
00:38:56à l'après
00:38:58son but
00:38:58pourquoi ?
00:38:59parce qu'elle avait
00:39:00deux choses intéressantes
00:39:01et qui nous occupent
00:39:02aujourd'hui
00:39:02c'est que
00:39:03sur ces affaires
00:39:04de pédocriminalité
00:39:06où il faut de l'expérience
00:39:08c'est souvent pas le cas
00:39:09entre guillemets
00:39:11donc il y a une réflexion
00:39:12à savoir aussi
00:39:12qui on met
00:39:13à quel poste
00:39:13donc il y a une réflexion RH
00:39:15derrière
00:39:16ils avaient proposé
00:39:17la collégialité
00:39:18je ne sais pas si vous en souvenez
00:39:19sur les juges d'instruction
00:39:20aujourd'hui
00:39:20il n'y a quasiment
00:39:21aucune collégialité
00:39:22je pense que la collégialité
00:39:24le travail collectif
00:39:25sur des dossiers
00:39:26aussi difficiles
00:39:27j'entendais parler
00:39:28de spécialisation
00:39:29oui c'est bien la spécialisation
00:39:30mais vous ne faites pas
00:39:31regarder votre émotion
00:39:33on est tous
00:39:34des hommes
00:39:35et des femmes
00:39:35moi pour y en fait
00:39:37on fait aussi beaucoup
00:39:37de ce genre de dossiers
00:39:38vous ne faites pas ça
00:39:39toute la journée
00:39:40je ne sais pas comment vous dire
00:39:41c'est à dire que
00:39:42c'est bien d'être spécialisé
00:39:43mais on ne peut pas
00:39:44toute la journée
00:39:45avoir l'horreur
00:39:46nous aussi
00:39:47c'est une violence
00:39:49il faut de la collégialité
00:39:50il faut des méthodes de travail
00:39:51mais surtout
00:39:53quand je dis
00:39:54ça a raté un peu son effet
00:39:55c'est qu'on n'a pas
00:39:56la collégialité
00:39:56qui était plutôt
00:39:57une bonne mesure
00:39:58et par contre
00:39:58on a régressé
00:39:59sur la prise en compte
00:40:00de la parole de l'enfant
00:40:01ça a été
00:40:01et ça ça a été
00:40:03l'effet collatéral
00:40:04qu'on a vécu
00:40:05pendant des années
00:40:05puisqu'en fait
00:40:07il faut l'entendre
00:40:08on a enseigné
00:40:09y compris à l'ENM
00:40:10à des magistrats
00:40:12attention
00:40:12on ne va pas refaire le débat
00:40:14aujourd'hui
00:40:15il faut avancer
00:40:16on peut refaire
00:40:17tous les débats
00:40:18que vous voulez
00:40:18si c'est pour la bonne cause
00:40:20si c'est pour avancer les choses
00:40:21il faut en avoir juste conscience
00:40:22c'est qu'en fait
00:40:23c'est plutôt une régression
00:40:24finalement dans les pratiques
00:40:26qu'une progression
00:40:27et c'est pour ça
00:40:27que je parle d'un échec
00:40:29en tout cas sur ce plan là
00:40:30aujourd'hui
00:40:31on a un problème en France
00:40:33sur la pédocriminalité
00:40:34et sur la protection
00:40:35de l'enfance
00:40:36moi j'entends
00:40:37et je m'en félicite
00:40:38que notre ministre
00:40:40et que d'autres
00:40:41d'ailleurs prises de parole
00:40:41disent que c'est une priorité
00:40:43très bien
00:40:44alors faisons
00:40:45une priorité
00:40:46c'est à dire
00:40:47un vrai plan de bataille
00:40:50peut-être une commission d'enquête
00:40:51pourquoi pas
00:40:53une spécialisation
00:40:54de la criminologie
00:40:55tous ces profils
00:40:56et vous avez raison
00:40:57de le rappeler
00:40:58sont des profils
00:40:59sérieux
00:41:00c'est ça
00:41:01qui est angoissant
00:41:02et il bouge
00:41:03donc nos méthodes de travail
00:41:05elles ne sont pas adaptées
00:41:05à ça
00:41:06on voit très bien
00:41:07donc en fait
00:41:08si on veut
00:41:09gagner entre guillemets
00:41:10cette bataille
00:41:11puisque vous avez affaire
00:41:12à des gens
00:41:12qui sont assez pervers
00:41:13très intelligents
00:41:15avec des méthodologies
00:41:16il faut absolument
00:41:18traiter différemment
00:41:20il ne faudra pas juste
00:41:22avoir
00:41:22à son ennemi
00:41:23j'allais dire
00:41:24une sanction
00:41:25et dire ça y est
00:41:26on va voir au niveau politique
00:41:27comment ça va se passer
00:41:28peut-être que
00:41:29d'ailleurs on nous dit
00:41:30que Sébastien Lecornu
00:41:31pourrait prendre la parole
00:41:32dans la journée
00:41:33une réunion de travail
00:41:34consacrée à la protection
00:41:35de l'enfance
00:41:36convoquée par le Premier ministre
00:41:37s'est tenue à Matignon
00:41:39elle vient de s'achever
00:41:40Augustin Donadieu
00:41:41vous êtes avec
00:41:41Laurence Ellarier
00:41:42sur place
00:41:43qu'est-ce qu'on peut retenir
00:41:43de cette réunion de crise ?
00:41:47Plusieurs points
00:41:48déjà Pierre
00:41:48il faut savoir qu'ici
00:41:49lors de cette réunion
00:41:50qui aura duré
00:41:51une heure et demie
00:41:51cinq ministres étaient présents
00:41:53le ministre de l'Intérieur
00:41:54le garde des Sceaux
00:41:55le ministre de l'Education nationale
00:41:56la ministre de la Santé
00:41:57et la ministre
00:41:58à l'égalité
00:41:59entre les femmes
00:41:59et les hommes
00:42:01initialement
00:42:01cette réunion
00:42:02devait porter
00:42:03sur différentes mesures
00:42:04que le Premier ministre
00:42:05voulait ajouter
00:42:05au projet de loi
00:42:07sur la protection des enfants
00:42:08je vais vous les citer
00:42:08ces mesures
00:42:09qu'il voulait ajouter
00:42:10l'aggravation des peines
00:42:11en cas de viol sériel
00:42:12la modification
00:42:13des règles de prescription
00:42:15l'information des victimes
00:42:16tout au long de la procédure
00:42:17et enfin
00:42:18la nécessité
00:42:19de motiver
00:42:19les décisions de classement
00:42:20sans suite
00:42:21concernant les crimes
00:42:22et les délits sexuels
00:42:23ce que l'on est capable
00:42:24de vous affirmer
00:42:24à l'heure à laquelle
00:42:25je suis en train
00:42:25de vous parler
00:42:26c'est que le Premier ministre
00:42:27a d'ores et déjà
00:42:28arbitré deux mesures
00:42:30je vais vous les donner
00:42:31la première mesure
00:42:32elle concerne les viols
00:42:34sur plusieurs victimes
00:42:35le Premier ministre
00:42:36a décidé
00:42:36de proposer
00:42:37de passer
00:42:38d'une peine
00:42:39de 20 ans
00:42:40de réclusion criminelle
00:42:41à une peine
00:42:42à perpétuité
00:42:43c'est-à-dire que lorsqu'un auteur
00:42:46commet un viol
00:42:47sur plusieurs victimes
00:42:49alors il pourra être
00:42:50condamné
00:42:51à perpétuité
00:42:52deuxième mesure
00:42:53arbitrée par le Premier ministre
00:42:54Sébastien Le Corlu
00:42:55lors de cette réunion
00:42:56aujourd'hui à Matignon
00:42:57c'est les actes d'enquête
00:42:59à faire
00:42:59dans un délai maximal
00:43:00de trois mois
00:43:01dans le cas d'un crime
00:43:02contre les enfants
00:43:03lorsqu'un mise en cause
00:43:04est identifié
00:43:05les procureurs
00:43:06et enquêteurs
00:43:06auront trois mois
00:43:07maximum
00:43:08dans la loi
00:43:09pour effectuer
00:43:10les actes essentiels
00:43:11d'enquête
00:43:11permettant
00:43:12de placer
00:43:12le mise en cause
00:43:13en garde à vue
00:43:14on le voit
00:43:15le gouvernement
00:43:16a entendu
00:43:17ce qui s'est passé
00:43:18ce que les français attendent
00:43:20et ce que l'on sait aussi
00:43:20c'est qu'effectivement
00:43:21le Premier ministre
00:43:22devrait prendre la parole
00:43:23et peut-être annoncer
00:43:24d'autres mesures arbitrées
00:43:25lors des questions
00:43:26au gouvernement
00:43:26à l'Assemblée nationale
00:43:27cet après-midi
00:43:28Merci beaucoup Augustin
00:43:29Donnet-Dieu à Matignon
00:43:30avec Laurence et Larrier
00:43:31deux mesures
00:43:32donc pour les viols
00:43:35qui ont été plusieurs fois
00:43:37faits sur la même victime
00:43:38on passerait de 20 ans
00:43:39à perpétuité
00:43:40et puis un délai maximum
00:43:42de trois mois
00:43:43lorsqu'il y a
00:43:44un mise en cause
00:43:44qui est identifié
00:43:45voilà quelques pistes
00:43:46peut-être qu'elles seront retenues
00:43:48mais Yvan Riaufol
00:43:48j'ai envie de dire
00:43:49mais pourquoi
00:43:49ça n'est pas déjà en place
00:43:51en fait
00:43:51c'est effectivement
00:43:52la très bonne question
00:43:53là ce que l'on voit
00:43:54c'est un état qui panique
00:43:55et en effet
00:43:56il a raison de paniquer
00:43:57car la question
00:43:58qui est à se poser
00:43:59c'est de savoir
00:43:59si cette colère française
00:44:01est une colère
00:44:01qui va pouvoir se cristalliser
00:44:03à travers ce crime épouvantable
00:44:05parce que ce n'est pas
00:44:06simplement
00:44:06l'abandon
00:44:07dans le fond
00:44:08de la justice
00:44:10de l'abandon
00:44:11de la femme
00:44:12et de l'enfant
00:44:12par la justice
00:44:13c'est l'abandon
00:44:13plus généralement
00:44:14de l'état
00:44:14l'abandon des citoyens
00:44:16l'abandon de la nation
00:44:17l'abandon de ses frontières
00:44:18l'abandon de son identité
00:44:19de sa culture
00:44:19c'est tout ceci
00:44:20qui est maintenant porté
00:44:22par cette déliquescence
00:44:23de l'état
00:44:25dont on s'aperçoit
00:44:26naturellement
00:44:26qu'il n'a même pas
00:44:28pensé
00:44:28aux conséquences
00:44:30de ses inerties
00:44:31et d'ailleurs
00:44:31je trouve que
00:44:32Gérald Darmanin
00:44:33se défend très mal
00:44:34dans la mesure où il y avait hier
00:44:35une manifestation
00:44:36sous ses fenêtres
00:44:38et il a voulu l'interdire
00:44:39et il n'est même pas descendu
00:44:40pour aller à l'écoute
00:44:41des manifestants
00:44:42donc on voit
00:44:43qu'il y a à nouveau
00:44:44une sorte de
00:44:44de pouvoir
00:44:45et surtout il n'a pas répondu
00:44:46aux appels
00:44:47de la maman de Rosa
00:44:48on l'a entendu
00:44:48et il n'a pas répondu
00:44:49à ses collègues
00:44:50et qui continue à désigner
00:44:51comme étant populiste
00:44:52cette colère française
00:44:53or cette colère française
00:44:55porte une sorte de révolution
00:44:56de mon point de vue
00:44:57c'est une révolution
00:44:58ce n'est pas une révolte
00:44:59c'est pas une révolte
00:45:00c'est une révolution
00:45:00je pense
00:45:02pardonnez-moi
00:45:02je pense que
00:45:03cette petite Liana
00:45:05elle devrait être érigée
00:45:06en cause nationale
00:45:07elle devrait représenter
00:45:09elle devrait représenter
00:45:11un élan nouveau
00:45:12pour justement
00:45:13elle dépasse la cause nationale
00:45:14et d'ailleurs
00:45:15c'est intéressant de voir
00:45:16qu'un avocat aujourd'hui
00:45:17somme l'état
00:45:18d'avoir à rendre des comptes
00:45:19devant la justice
00:45:19mais il devrait rendre des comptes
00:45:20également pour haute trahison
00:45:22parce qu'il y a aussi
00:45:23de la haute trahison maintenant
00:45:24Mid News
00:45:25se poursuit dans un instant
00:45:26sur CNews
00:45:27merci d'être fidèle
00:45:28et dans un instant
00:45:29nous serons avec
00:45:30Omaira
00:45:30c'est lié
00:45:31d'innocence
00:45:32en danger
00:45:33à tout de suite
00:45:35le Mid News
00:45:36largement consacré
00:45:37à l'affaire Liana
00:45:38d'abord les dernières informations
00:45:39ce maille à la bidise
00:45:40et vous le disiez
00:45:41on commence ce journal
00:45:42par la mère
00:45:43constate de la mère
00:45:44de Rosa
00:45:45victime présumée
00:45:46de viol
00:45:46commis par Jérôme Barrella
00:45:47principal suspect
00:45:49du meurtre de Liana
00:45:50dans une conférence
00:45:51de presse
00:45:51la mère de famille
00:45:52a dénoncé
00:45:53les manquements
00:45:54de la chaîne judiciaire
00:45:55et a annoncé
00:45:56déposer plan
00:45:56pour faut-tout
00:45:57de contrôler
00:45:58aujourd'hui
00:46:00je suis là
00:46:01pour
00:46:02essayer
00:46:02de changer
00:46:04les choses
00:46:05et qu'il n'y a pas
00:46:06d'autres enfants
00:46:07qui souffrent
00:46:08comme moi
00:46:09je souffre
00:46:09à côté de ma fille
00:46:10comme je pleurais
00:46:12tous les soirs
00:46:12que je couchais
00:46:14avec la culpabilité
00:46:15que je ne pouvais pas
00:46:16protéger ma fille
00:46:17que je ne pouvais pas
00:46:19être là
00:46:21et que
00:46:22qu'elle ne souffre
00:46:23aucun enfant
00:46:24moi je posais
00:46:262025
00:46:27le août
00:46:282025
00:46:29je posais
00:46:30une plainte
00:46:32pour viol
00:46:33contre Jérôme Barrella
00:46:35avec
00:46:35le médecin
00:46:37qui a fait
00:46:38des tests
00:46:39des épreuves
00:46:40pour ma fille
00:46:41qu'elle était entendue
00:46:42pendant des heures
00:46:44et des heures
00:46:44pour montrer
00:46:46qu'elle ne ment pas
00:46:47et
00:46:48en attendant
00:46:49il n'y avait rien
00:46:51été fait
00:46:52la justice
00:46:53n'a pas fait
00:46:54son travail
00:46:54à la une également
00:46:56trois morts
00:46:56et une quinzaine
00:46:57de blessés
00:46:58dans une attaque russe
00:46:58près de Kharkiv
00:46:59des bombardements
00:47:00quasi quotidiens
00:47:01depuis 4 ans
00:47:02auquel Kef réplique
00:47:03en frappant
00:47:03régulièrement
00:47:04des cibles
00:47:04en zone occupée
00:47:06mais également
00:47:06en territoire russe
00:47:08et puis les obsèques
00:47:09de Bernadette Chirac
00:47:10décédés ce week-end
00:47:11à l'âge de 93 ans
00:47:13auront lieu vendredi
00:47:1314h30
00:47:14en la basilique
00:47:15Sainte-Clautile
00:47:16d'Aparis
00:47:16dans le 7e arrondissement
00:47:17un hommage
00:47:18sera également rendu
00:47:19à l'ancienne première dame
00:47:20dimanche en Corrèze
00:47:21où elle a été
00:47:22pendant plusieurs décennies
00:47:23conseillère générale
00:47:25merci beaucoup
00:47:25Somaïa Labidi
00:47:27et tout de suite
00:47:28l'économie
00:47:31votre programme
00:47:32avec paruventdu.fr
00:47:33sur paruventdu.fr
00:47:35trouvez votre futur
00:47:36chez vous
00:47:37partout en France
00:47:38votre programme
00:47:39avec l'Imova
00:47:40les agents IA
00:47:41qui travaillent
00:47:42jour et nuit
00:47:42pour les entreprises
00:47:43à retrouver sur
00:47:45limova.ai
00:47:46l'économie
00:47:47avec Eric
00:47:48de Rytmaten
00:47:48bonjour Eric
00:47:49bonjour Pierre
00:47:50nous sommes sous le choc
00:47:50avec ces témoignages
00:47:52qu'on a entendus
00:47:52la prise de parole
00:47:53de la maman
00:47:54de Rosa
00:47:55l'affaire Liana
00:47:56les avocats de Liana
00:47:58vont s'exprimer
00:47:58cet après-midi
00:47:59la France entière
00:48:00est sous le choc
00:48:01il n'y a pas que la justice
00:48:02qui est défaillante
00:48:03en fait c'est
00:48:04c'est l'ensemble
00:48:05des services publics
00:48:06qui ne fonctionnent pas
00:48:07oui c'est vrai
00:48:07il y a un vrai
00:48:07mécontentement
00:48:08concernant les services
00:48:09publics en France
00:48:10on se demande
00:48:10parfois d'ailleurs
00:48:11ce qui marche
00:48:11vraiment aujourd'hui
00:48:13beaucoup de français
00:48:13se posent la question
00:48:14parce qu'on paye
00:48:15beaucoup d'impôts
00:48:16on a des charges
00:48:16considérables
00:48:17et je relis
00:48:17l'étude d'Opinion Way
00:48:19parue il y a quelques mois
00:48:196 français sur 10
00:48:20quand même
00:48:2161% ne sont plus du tout
00:48:23satisfaits de leurs services
00:48:23publics
00:48:24et ça monte même
00:48:25à 74%
00:48:26quand on demande aux français
00:48:27s'ils ont déjà eu un problème
00:48:28avec leur administration
00:48:30alors où passe notre argent
00:48:31c'est vraiment la question
00:48:32qui se pose actuellement
00:48:33parce qu'on est tous
00:48:34sous les charges
00:48:35et les cotisations
00:48:36et le taux de prélèvement
00:48:37obligatoire n'a jamais été
00:48:38aussi élevé
00:48:39oui numéro 1
00:48:40de toute la zone euro
00:48:40c'est le baromètre Fipeco
00:48:42avec l'INSEE
00:48:42d'ailleurs qui ont publié
00:48:43les chiffres 2025
00:48:44les PO
00:48:45comme on dit
00:48:45prélèvement obligatoire
00:48:46avaient baissé de 2 points
00:48:48depuis 2016
00:48:49ils sont remontés en flèche
00:48:50l'an dernier
00:48:51sur 100 euros
00:48:51de richesse créée
00:48:53ce qu'on appelle le PIB
00:48:53et bien on vous prend
00:48:5543,60 euros
00:48:56vous voyez que la zone euro
00:48:57est à 40,9 euros
00:48:59et en 2024
00:49:00l'an dernier
00:49:01en France
00:49:01on était à 42,8
00:49:02donc ça monte
00:49:03pourquoi ?
00:49:04parce qu'on a encore
00:49:05augmenté les impôts
00:49:05sur les entreprises
00:49:06on a maintenu
00:49:07les impôts de production
00:49:08on a augmenté la CSG
00:49:09pour les particuliers
00:49:10quant aux impôts
00:49:11allez demander
00:49:12à un célibataire
00:49:13sans enfant
00:49:14ce qu'il paye d'impôt
00:49:15il ne s'en sort pas
00:49:15donc l'IFRAP
00:49:16qui est la fondation
00:49:17pour la recherche
00:49:17sur les administrations
00:49:18et politiques publiques
00:49:19le dit
00:49:19le consentement à l'impôt
00:49:21aujourd'hui
00:49:22devient vraiment fragile
00:49:23ça veut dire
00:49:24attention
00:49:24trop c'est trop
00:49:26et oui
00:49:26puisque c'est le service
00:49:28public en entier
00:49:28qui ne répond plus
00:49:29aux besoins des français
00:49:30en fait
00:49:30alors il y a la justice
00:49:31on en parle actuellement
00:49:32mais c'est aussi la sécurité
00:49:33principal souci des français
00:49:35vous savez quand vous mobilisez
00:49:3622 000 policiers
00:49:37pour sécuriser
00:49:38un après-match de foot
00:49:39celui du 30 mai
00:49:40les français se disent
00:49:41qu'ils n'ont pas à payer
00:49:41pour cela
00:49:42les maisons d'arrêt
00:49:43vous avez une surpopulation
00:49:44carcérale
00:49:44on est à 137%
00:49:4687 000 détenus
00:49:48à fin mars
00:49:48pour 63 000 places
00:49:49les crèches
00:49:50pénurie persistante
00:49:51manque de personnel
00:49:52il manque 200 000 places
00:49:53de crèche aujourd'hui
00:49:54c'est ce que dit
00:49:55la fédération française
00:49:56des entreprises de crèche
00:49:57les écoles
00:49:58pénurie d'enseignants
00:49:59y compris dans les grandes académies
00:50:01je disais qu'à Versailles
00:50:02qui est quand même
00:50:02une grande académie
00:50:03certains contractuels
00:50:04sont recrutés
00:50:05ils n'ont même pas de formation
00:50:06parce qu'il y a urgence
00:50:07pour les prendre
00:50:07et puis la santé
00:50:08manque de personnel soignant
00:50:10dans les hôpitaux
00:50:10les urgences sont saturées
00:50:11et la sécu
00:50:12est toujours en déficit
00:50:13alors je termine par une chose
00:50:14l'Etat multiplie
00:50:16aujourd'hui ses défaillances
00:50:17il faut le reconnaître
00:50:17alors que la France dépense
00:50:18toujours plus
00:50:19la question c'est
00:50:20franchement
00:50:21pourquoi notre argent
00:50:22est si mal utilisé
00:50:24merci Eric de Rytmaten
00:50:27c'était votre programme
00:50:29avec paruventdu.fr
00:50:30sur paruventdu.fr
00:50:32trouvez votre futur chez vous
00:50:34partout en France
00:50:35c'était votre programme
00:50:36avec l'IMOVA
00:50:37les agents IA
00:50:38qui travaillent jour et nuit
00:50:40pour les entreprises
00:50:40à retrouver sur limova.ai
00:50:44suite de Midi News
00:50:45et sont à table avec moi
00:50:46Yvan Riouffol
00:50:47Ophélie Roch
00:50:48Jean-Christophe Cambadélis
00:50:49on parlera tout à l'heure
00:50:50de différentes prises de position
00:50:53notamment Karim Boamran
00:50:54qui se lance dans la course
00:50:55à la présidentielle
00:50:56on fera réagir
00:50:56Sabrina Birlin-Bouillet
00:50:58on continue à parler
00:51:00on est encore sous le choc
00:51:02il faut que l'on vous dise
00:51:04pour ceux qui nous rejoignent
00:51:04nous sommes sous le choc
00:51:05du témoignage
00:51:06de la maman de Rosa
00:51:07qui a pris la parole
00:51:08tout à l'heure
00:51:09avec son conseil
00:51:11maître Dubuisson
00:51:12qui a pointé du doigt
00:51:13l'État
00:51:13et qui
00:51:14en quelques mots
00:51:15Sabrina
00:51:16porte plainte
00:51:17pour faute lourde
00:51:18contre l'État
00:51:18Tout à fait
00:51:19il estime
00:51:20qu'il y a une grave
00:51:22défaillance de l'État
00:51:23et donc
00:51:23cet avocat
00:51:25représente la maman
00:51:26de Rosa Dizan
00:51:28qui a été abusée
00:51:29dont le principal suspect
00:51:30est Jérôme B
00:51:31ils ont donc annoncé
00:51:33porter plainte
00:51:34contre l'État
00:51:34pour faute lourde
00:51:35également lancé
00:51:36une procédure pénale
00:51:38avec deux motifs
00:51:38non-assistance
00:51:39à personne en danger
00:51:40et mise en danger
00:51:42de la vie d'autrui
00:51:43concernant les enquêteurs
00:51:45et les magistrats
00:51:46et puis
00:51:46une plainte
00:51:47déposée
00:51:47contre le garde des Sceaux
00:51:48contre Gérald Darmanin
00:51:50devant la cour
00:51:51de justice
00:51:51de la République
00:51:52voilà
00:51:53des procédures lourdes
00:51:55qui sont lancées
00:51:55par la maman de Rosa
00:51:57cette petite fille
00:51:58de 10 ans
00:51:58avec effectivement
00:51:59ce témoignage
00:51:59de la maman de Rosa
00:52:00qui a eu le courage
00:52:01de venir dire
00:52:03que Jérôme Barrella
00:52:05n'a jamais été entendu
00:52:07dans cette affaire
00:52:07alors que sa fille
00:52:09elle a été entendue
00:52:10plusieurs fois
00:52:11avec le contexte
00:52:13qu'on sait
00:52:13elle a été également
00:52:14violée plusieurs fois
00:52:15par ce principal prévenu
00:52:17et quand elle a appelé
00:52:18les enquêteurs
00:52:18et bien
00:52:19ils lui ont répondu
00:52:20si vous continuez
00:52:20à nous harceler
00:52:21et bien nous portons plainte
00:52:22contre vous
00:52:22les témoignages
00:52:23autour de Jérôme Barrella
00:52:24se multiplient au fil des jours
00:52:25dessinant peu à peu
00:52:26le profil très inquiétant
00:52:28de cet individu
00:52:29à Florence
00:52:29dans le Gers
00:52:30l'enquête continue
00:52:31de s'appuyer
00:52:31sur de nouveaux récits
00:52:32recueillis auprès
00:52:33de son entourage
00:52:33nous retrouvons sur place
00:52:35Pauline Trevzer
00:52:36avec Noémie Hardy
00:52:37pour CNews
00:52:38Pauline
00:52:38vous avez rencontré
00:52:39une autre victime
00:52:40présumée
00:52:41de Jérôme Barrella
00:52:44Oui tout à fait
00:52:45Pierre avec Noémie Hardy
00:52:46nous avons recueilli
00:52:47en exclusivité
00:52:48le témoignage
00:52:49d'une victime
00:52:50de Jérôme Barrella
00:52:52c'est la première victime
00:52:53qui parle directement
00:52:55aux médias
00:52:55au micro
00:52:56de CNews
00:52:57alors il s'agit
00:52:58d'une jeune fille
00:52:59qui a aujourd'hui
00:52:5918 ans
00:53:00mais qui a rencontré
00:53:02Jérôme Barrella
00:53:03lorsqu'elle avait 15 ans
00:53:04dans un club de sport
00:53:06où il était également
00:53:07licencié
00:53:08c'est à ce moment-là
00:53:09qu'elle s'est rendue compte
00:53:11que ce père de famille
00:53:12avait un comportement
00:53:13très étrange
00:53:14avec les enfants
00:53:16cette jeune fille
00:53:16Lisa
00:53:17qui a subi
00:53:18un harcèlement sexuel
00:53:19de la part
00:53:20de Jérôme Barrella
00:53:22avec de nombreux
00:53:23messages envoyés
00:53:24des messages envoyés
00:53:26quotidiennement
00:53:26des invitations
00:53:27à se rendre
00:53:28au domicile
00:53:29de Jérôme Barrella
00:53:30avec toujours
00:53:31ce même mode opératoire
00:53:32de la nourriture
00:53:34proposée pour amadouer
00:53:35ces jeunes filles
00:53:37des McDonald's
00:53:37des pizzas
00:53:38et puis leur faire croire
00:53:40qu'elle viendrait
00:53:40à la maison
00:53:41pour jouer
00:53:41avec ses deux enfants
00:53:43je vous propose
00:53:44d'écouter son témoignage
00:53:47il m'a écrit
00:53:47en fait
00:53:48il n'y a même pas
00:53:48un mois de ça
00:53:50il m'a dit
00:53:52au fait
00:53:53j'ai oublié
00:53:53que je te dois
00:53:55toujours un McDo
00:53:57faudra que je te le paye
00:53:57bientôt
00:53:58car ça ferait plaisir
00:53:59aux filles
00:53:59de te revoir
00:54:00en fait
00:54:00il prend toujours
00:54:01ses filles
00:54:01comme appât
00:54:03exactement
00:54:04c'est ça
00:54:05et après
00:54:06il me dit
00:54:06est-ce que tu reviens
00:54:07dans le Gers bientôt
00:54:08ou on passera
00:54:08te voir nous
00:54:09donc là
00:54:11j'ai tout
00:54:12voilà
00:54:13je te laisse tranquille
00:54:14car je dois trop
00:54:15t'embêter avec mes messages
00:54:16mais d'un côté
00:54:17j'aime faire chier les gens
00:54:19attends
00:54:19je vais t'envoyer
00:54:20des messages
00:54:20toute la nuit
00:54:22qui me disaient
00:54:23va falloir que je vienne
00:54:24t'assommer
00:54:24pour que tu dormes
00:54:25à 22h13
00:54:27et j'avais 15 ans
00:54:28donc les messages
00:54:29datent depuis
00:54:31déjà 3 ans
00:54:32depuis ma première année
00:54:33de sport
00:54:33c'était
00:54:34oui mes filles
00:54:35elles veulent te voir
00:54:36on pourra faire des pizzas
00:54:38dis-moi ce que t'aimes
00:54:39et tout
00:54:39c'est plein de choses
00:54:40comme ça tout le temps
00:54:41et après là
00:54:42par exemple
00:54:43j'ai reçu un message
00:54:44qui me disait
00:54:45t'as pas l'air en forme
00:54:46depuis un moment
00:54:47t'es distante
00:54:48avec tout le monde
00:54:50il t'arrive quoi
00:54:51la dernière fois
00:54:52que je t'ai ramenée
00:54:52chez toi
00:54:53tu avais l'air mal à l'aise
00:54:54et en panique
00:54:55dans la voiture
00:54:55j'espère que c'est pas moi
00:54:56qui te mets dans cet état
00:54:57et si c'est le cas
00:54:58dis-moi juste par rapport
00:54:59à quoi
00:55:00que je comprenne
00:55:01que je comprenne
00:55:03juste car je ne pense pas
00:55:04avoir fait quelque chose
00:55:05de mal ou de travers
00:55:06voilà
00:55:07et moi j'ai répondu
00:55:08non rien
00:55:08parce que j'avais
00:55:09un smiley
00:55:10et moi j'ai répondu
00:55:11non rien
00:55:12parce que je ne voulais
00:55:12pas d'un bruit
00:55:14cette jeune fille
00:55:15a donc fait un signalement
00:55:17à la gendarmerie
00:55:18samedi dernier
00:55:19elle attend encore
00:55:20et bien que la gendarmerie
00:55:22la rappelle
00:55:23pour pouvoir
00:55:23porter plainte
00:55:25à l'encontre
00:55:25de Jérôme Barrella
00:55:27et ce qu'on voulait
00:55:27également vous dire
00:55:28Pierre
00:55:28c'est que c'est ici
00:55:29à l'hôtel de ville
00:55:30de Florence
00:55:31que l'avocat
00:55:32de la famille
00:55:33de la petite Liana
00:55:34va s'exprimer
00:55:35en fin d'après-midi
00:55:36à 17h
00:55:38et nous suivrons
00:55:38bien sûr
00:55:39cette conférence
00:55:40ici à Florence
00:55:41bien sûr
00:55:42nous suivrons ça
00:55:43sur CNews
00:55:44dans l'émission
00:55:45Punchline
00:55:45présentée par
00:55:46Laurence Ferry
00:55:47merci beaucoup
00:55:48Pauline
00:55:48Trèveser
00:55:49avec Noemi
00:55:50Rady
00:55:50et ce témoignage
00:55:51glaçant
00:55:52elle a le souffle court
00:55:53cette jeune fille
00:55:55qui est aujourd'hui
00:55:56à 18 ans
00:55:57elle est majeure
00:55:57elle a encore
00:55:58le souffle court
00:55:59et elle bafouille
00:56:01tellement
00:56:01elle a du mal
00:56:02à relire
00:56:03ces messages
00:56:04qui sont
00:56:05qui sont abjectes
00:56:07tout simplement
00:56:08nous sommes avec
00:56:10Omeyra Selyer
00:56:11qui est présidente
00:56:12de l'association
00:56:12Innocence en danger
00:56:13Omeyra
00:56:14merci beaucoup
00:56:14d'être avec nous
00:56:15j'allais dire
00:56:16de nouveau
00:56:17de prendre le temps
00:56:18de témoigner
00:56:19de l'horreur
00:56:20absolue
00:56:20et vous suivez
00:56:21pas à pas
00:56:22comme nous
00:56:22cette affaire
00:56:23Liana
00:56:23qui prend des proportions
00:56:25gigantesques
00:56:26c'est extrêmement triste
00:56:28pour toutes ces jeunes filles
00:56:29mais on espère
00:56:30bien sûr
00:56:31tout ce que ça fasse
00:56:31avancer les choses
00:56:33bien sûr
00:56:34on espère
00:56:35que ça fasse
00:56:35avancer les choses
00:56:37réellement sur le terrain
00:56:38et je voudrais dire
00:56:40profiter de cette occasion
00:56:42pour dire
00:56:42que les annonces
00:56:43qui ont été faites
00:56:44qui ont été faites
00:56:45pour l'instant
00:56:46que ce soit
00:56:47d'Armana
00:56:48Nunez
00:56:49etc.
00:56:49sont pas satisfaisantes
00:56:51sont pas
00:56:51sont pas claires
00:56:53on peut pas dire
00:56:54qu'il y a des coupables
00:56:55mais pas de responsables
00:56:56on peut pas dire
00:56:58que
00:56:59que tout le monde
00:57:00a fait son travail
00:57:01et lorsque
00:57:03Gérald Darmanin
00:57:04dit qu'il voudrait
00:57:05qu'il y ait
00:57:0770 000 dossiers
00:57:08qui sont étudiés
00:57:10par les magistrats
00:57:11sachant qu'en France
00:57:12on manque de magistrats
00:57:13on manque de procureurs
00:57:14on manque de tout
00:57:15en fait
00:57:16que la justice
00:57:17est à un budget
00:57:20misérable
00:57:20par rapport
00:57:21aux pays voisins
00:57:22c'est quand même
00:57:23je trouve
00:57:24un annonce
00:57:24un peu irresponsable
00:57:26et irréalisable
00:57:27simplement
00:57:27parce qu'on peut pas
00:57:28faire vite
00:57:29et faire bien
00:57:30il faut choisir
00:57:31et pourquoi
00:57:32avoir attendu
00:57:34tout ce temps
00:57:34pour que des réformes
00:57:36dont on parle
00:57:36depuis des années
00:57:38aient enfin lieu
00:57:40mais 70 000 affaires
00:57:42en cours
00:57:43veut dire
00:57:4370 000 victimes
00:57:45est-ce que ça veut dire
00:57:46que ces enfants
00:57:47ces victimes
00:57:48vont devoir
00:57:50reparler
00:57:50de ce qu'ils ont vécu
00:57:51de nouveau
00:57:52ce qui est gravissime
00:57:54ça veut dire
00:57:55qu'il y a
00:57:5570 000 dossiers
00:57:56qui dorment
00:57:57à faire de viols
00:57:59agressions sexuelles
00:58:00sur mineurs
00:58:01qui sont
00:58:02voilà
00:58:03qui sont dehors
00:58:04et ça veut dire
00:58:05que tout ce qui a été
00:58:06classé sans suite
00:58:07qu'on chiffre
00:58:08à quelques centaines
00:58:09de milliers
00:58:11ne font pas partie
00:58:12de tout ça
00:58:13enfin je veux dire
00:58:13c'est catastrophique
00:58:14catastrophique
00:58:15je sais pas quoi dire
00:58:16oui je comprends
00:58:17votre désarroi
00:58:18et nous tous
00:58:19nous le comprenons
00:58:19face à ces 70 000 dossiers
00:58:21ça va faire quoi
00:58:22deux minutes par dossier
00:58:23pour réexaminer tout ça
00:58:25exactement
00:58:25deux minutes par dossier
00:58:27et ça veut dire
00:58:28que tout le reste
00:58:29n'existe pas
00:58:30c'est irréalisable
00:58:31ça se fera pas
00:58:32pourquoi annoncer
00:58:33des mesures
00:58:34qui sont irréalisables
00:58:36pourquoi annoncer
00:58:37des mesures
00:58:38qui sont dangereuses
00:58:41je comprends pas
00:58:42je comprends pas
00:58:43il y a deux
00:58:44Sabrina
00:58:45deux annonces
00:58:46qui ont été faites
00:58:46à Matignon
00:58:49avec Sébastien Lecornu
00:58:50qui recevait
00:58:51plusieurs ministres
00:58:52d'abord
00:58:53on passe de 20 ans
00:58:55de prison
00:58:55à perpétuité
00:58:56dans un cas bien précis
00:58:57oui concernant
00:58:58les viols
00:58:59qui s'inscriraient
00:59:00dans une série
00:59:02de viols
00:59:02c'est à dire
00:59:03qu'une victime
00:59:03serait violée
00:59:04à plusieurs reprises
00:59:05a priori
00:59:05ce serait cela
00:59:06la peine passerait
00:59:07de 20 ans
00:59:08à perpétuité
00:59:09et puis également
00:59:10concernant les actes
00:59:11d'enquête
00:59:11où à ce moment là
00:59:12il y aurait
00:59:13un maximum
00:59:13d'un délai
00:59:14de trois mois
00:59:14pour les traités
00:59:15voilà les deux
00:59:16premières mesures
00:59:17proposées
00:59:17par le Premier ministre
00:59:18Roméra Célier
00:59:19bien sûr
00:59:20vous allez me dire
00:59:21je ne comprends pas
00:59:21pourquoi est-ce que
00:59:22ce n'est pas déjà
00:59:23mis en place
00:59:23ces mesures-là
00:59:25écoutez
00:59:25non seulement
00:59:26je dirais
00:59:26que ça devrait être
00:59:27déjà en place
00:59:28depuis très longtemps
00:59:29mais je voudrais
00:59:30de nouveau dire
00:59:31que c'est irréaliste
00:59:32sauf si on a loué
00:59:33à la justice
00:59:34aux enquêteurs
00:59:35et je sais
00:59:37une formation
00:59:38des budgets
00:59:39etc
00:59:39vous savez
00:59:40que nous avons
00:59:41à l'heure
00:59:41où je vous parle
00:59:42je pense à une victime
00:59:44qui a porté plainte
00:59:46parce que quand on dit
00:59:47aux victimes
00:59:47il faut parler
00:59:48on est là
00:59:48pour vous entendre
00:59:49comme l'a fait
00:59:50Emmanuel Macron
00:59:51qui n'a pas suivi
00:59:52de fait hélas
00:59:53mais les victimes
00:59:54l'ont cru
00:59:54notamment celle-ci
00:59:56elle a porté plainte
00:59:57elle a parlé
00:59:58parce qu'elle a parlé
00:59:59et parce que c'était
01:00:00une inceste intrafamiliale
01:00:02elle a perdu
01:00:03toute sa famille
01:00:04elle a perdu
01:00:04tous ses liens
01:00:05elle se trouve seule
01:00:06il n'y a toujours pas
01:00:07d'enquête
01:00:07on parle de quelques années
01:00:08après
01:00:09elle a fait des tentatives
01:00:10de suite
01:00:11ça ne donne rien
01:00:12donc je veux dire
01:00:13trois mois de délai
01:00:14je veux bien croire
01:00:15ces annonces
01:00:16mais comment
01:00:17de manière réaliste
01:00:19comment est-ce qu'on va passer
01:00:20de quelques années
01:00:22à trois mois
01:00:23de manière réaliste
01:00:25je pose la question
01:00:26Vous posez la question
01:00:28au Maïra Salier
01:00:29est-ce que vous vous interrogez
01:00:30aussi sur le timing
01:00:31on est à moins d'un an
01:00:33maintenant
01:00:34de la prochaine présidentielle
01:00:35exactement
01:00:36parce qu'il ne faut quand même
01:00:37pas oublier
01:00:38que moi je n'oublie pas
01:00:39les promesses
01:00:40qu'ont fait
01:00:42les candidats
01:00:43à la présidentielle
01:00:44en 2017
01:00:45puis en 2022
01:00:47notamment Emmanuel Macron
01:00:49qui a dit
01:00:49qu'il ferait
01:00:50de la cause
01:00:51de protection
01:00:52des enfants
01:00:53le sujet phare
01:00:55de son quinquennat
01:00:56deuxième quinquennat
01:00:57ce qui n'a pas été le cas
01:00:59je n'oublierai pas
01:01:00les déclarations
01:01:01de monsieur Darmanin
01:01:02il y a un an
01:01:04qui a dit
01:01:04qu'il ferait
01:01:05une révolution judiciaire
01:01:07pour la protection
01:01:08des mineurs
01:01:09voilà
01:01:10un an après
01:01:11on est là
01:01:11avec une petite Liana
01:01:14qui fait plus partie
01:01:15du monde
01:01:16donc je ne crois plus
01:01:17dans les déclarations
01:01:18du tout
01:01:19du tout
01:01:21Merci beaucoup
01:01:22Maïra Salier
01:01:23d'avoir témoigné
01:01:25dans ce Midi News
01:01:26je vous signale
01:01:28d'ailleurs
01:01:28puisqu'on parle
01:01:28de Gérald Darmanin
01:01:29le ministre de la Justice
01:01:30et Garde des Sceaux
01:01:30sera l'invité
01:01:31de Pascal Praud
01:01:31ce soir
01:01:32à 20h45
01:01:33sur CNews
01:01:34et comme le disait
01:01:35très justement
01:01:36Pauline Trevzer
01:01:36à l'instant
01:01:37nous écouterons aussi
01:01:39la conférence de presse
01:01:40de l'avocat
01:01:41des parents
01:01:42de Liana
01:01:42on ne sait pas
01:01:43si les parents
01:01:44seront également là
01:01:45à cette conférence
01:01:47de presse
01:01:47mais ça sera
01:01:48à suivre
01:01:48à 17h
01:01:4917h
01:01:50l'avocat
01:01:52des parents
01:01:53de Liana
01:01:5420h45
01:01:54sur CNews
01:01:55toujours
01:01:55chez Pascal Praud
01:01:56dans l'heure des pros
01:01:57le ministre de la Justice
01:01:59Gérald Darmanin
01:02:00invité
01:02:00exceptionnel
01:02:01je voudrais qu'on réécoute
01:02:02la maman de Rosa
01:02:04parce qu'on lui a demandé
01:02:06également
01:02:06les équipes de CNews
01:02:07sur place
01:02:07lui ont demandé
01:02:08des nouvelles
01:02:08de Rosa
01:02:09comment elle va
01:02:10aujourd'hui
01:02:12comme elle a dit
01:02:13je souris devant
01:02:16mais derrière
01:02:17je vais essayer
01:02:18de survivre
01:02:18c'est la double peine
01:02:20pour elle
01:02:22malheureusement
01:02:23qu'elle a
01:02:25la culpabilité
01:02:26par rapport
01:02:27à Liana
01:02:27comme moi
01:02:29je ne dors pas
01:02:30je ne mange pas
01:02:32je ne suis pas capable
01:02:33de travailler
01:02:34c'est compliqué
01:02:35très très compliqué
01:02:37bon on est face
01:02:39à des personnes
01:02:40totalement détruites
01:02:41Yvan Riaufol
01:02:42oui
01:02:43écoutez
01:02:43quand une société
01:02:44ne protège plus
01:02:45ses enfants
01:02:46c'est une société
01:02:47qui s'écarte
01:02:47de la civilisation
01:02:48c'est tout simplement ça
01:02:49c'est la protection
01:02:50de l'enfance
01:02:50c'est constitutionnel
01:02:51d'ailleurs
01:02:51la protection
01:02:52des citoyens
01:02:53c'est surtout moral
01:02:54c'est d'abord moral
01:02:54c'est d'abord
01:02:56l'élémentaire civilisation
01:02:58veut qu'on protège
01:02:59d'abord ses enfants
01:02:59les femmes
01:03:00les enfants
01:03:00et les vieillards
01:03:01d'ailleurs
01:03:02on ne protège plus
01:03:02ni les femmes
01:03:03ni les enfants
01:03:03ni les vieillards
01:03:04donc c'est pour vous dire
01:03:05à quel point
01:03:05nous sommes dans une période
01:03:07de décadence
01:03:07et ce qui m'horrifie
01:03:09c'est qu'en effet
01:03:10la parole de l'enfant
01:03:11qui ne manifeste pas
01:03:12qui ne vote pas
01:03:12ne vaut rien
01:03:13ne vaut rien
01:03:15au point même
01:03:15que l'on découvre
01:03:16simplement aujourd'hui
01:03:17l'ampleur de la pédocriminalité
01:03:19au coeur même
01:03:19du parascolaire
01:03:20à Paris même
01:03:21et dans d'autres grandes villes
01:03:22également
01:03:23vous vous rendez compte
01:03:23quand même
01:03:24du scandale épouvantable
01:03:25que nous avons sous les yeux
01:03:27les parisiens ont élu
01:03:28un maire
01:03:28qui était impliqué
01:03:29passivement
01:03:30mais impliqué
01:03:31dans ce scandale là
01:03:32il devrait poser sa démission
01:03:33comme Darmanin
01:03:34devrait poser sa démission
01:03:35comme M. Nunes devrait poser sa démission
01:03:37mais c'est ce que vous avez entendu Marine Le Pen
01:03:38qu'est-ce que ça fera
01:03:39si il pose sa démission
01:03:40mais ça fait malgré tout
01:03:40il y en aura un autre
01:03:41ça donne des signes
01:03:42que le monde politique
01:03:43comprend l'absurde colère française
01:03:45or le monde politique
01:03:46ne comprend rien
01:03:46de la colère française
01:03:47et il y a une indécence
01:03:48à sortir aujourd'hui
01:03:49dans l'urgence
01:03:50des mesures
01:03:51qui auraient dû être prises
01:03:52depuis longtemps
01:03:52je pense que
01:03:53je suis désolé de le dire devant
01:03:54un ministre
01:03:55ne soyez pas désolé
01:03:56la parole politique
01:03:57ne vaut plus rien
01:03:58vous n'êtes pas
01:03:59naturellement
01:03:59le seul responsable
01:04:01mais je pense qu'aujourd'hui
01:04:02j'ai l'impression
01:04:03d'être l'interprète
01:04:04de toute une société
01:04:05qui ne fait plus confiance
01:04:06mais vous n'êtes pas
01:04:07le seul interprète
01:04:08je pense qu'on est tous là
01:04:08les interprètes
01:04:09d'une lassitude
01:04:10je ne voudrais pas
01:04:10aller trop loin
01:04:11dans la démagogie
01:04:12parce qu'on peut
01:04:12en plantant ceci
01:04:13Pascal l'a dit ce matin
01:04:14également
01:04:14il a raison
01:04:15on est dans une forme
01:04:16de lassitude
01:04:17il y a un ras-le-bol
01:04:20général
01:04:21il n'y a rien qui marche
01:04:23il n'y a rien qui marche
01:04:24pardon
01:04:25et M. Dubuisson
01:04:28Pierre Dubuisson
01:04:29qui est l'avocat
01:04:29des parents de Rosa
01:04:31a dit que ce n'était pas vrai
01:04:32ce que je dis moi
01:04:33c'est-à-dire qu'il y a
01:04:34des magistrats
01:04:35qui se lèvent le matin
01:04:36il y a des enquêteurs
01:04:37qui ont été fabuleux
01:04:38pour retrouver
01:04:38justement
01:04:39qui ont été
01:04:40nuit et jour
01:04:41mobilisés
01:04:41pour retrouver
01:04:42le corps de l'INA
01:04:43c'est vrai
01:04:44mais il y a quand même
01:04:44une partie
01:04:46de la société
01:04:47qui ne fonctionne pas
01:04:48est-ce que vous vous sentez visé
01:04:49Jean-Christophe Cambadé
01:04:50vous qui avez été
01:04:52aux affaires
01:04:53comme on disait
01:04:53à l'avant
01:04:54mais oui
01:04:55parce que je vois bien
01:04:56qu'il y a une décomposition
01:04:58une déconstruction républicaine
01:04:59et une décomposition politique
01:05:01et je me dis
01:05:02que la colère
01:05:03ne suffit pas
01:05:04la colère
01:05:05elle est là
01:05:06elle est présente
01:05:06elle se voit
01:05:07tous les jours
01:05:08dans quel que soit
01:05:09le problème
01:05:09mais avec des contradictions
01:05:11majeures
01:05:12on dépense trop d'argent
01:05:13on paye trop d'impôts
01:05:14mais on veut que
01:05:15les services publics
01:05:17fonctionnent
01:05:18et il faut leur donner
01:05:18de l'argent
01:05:19si on donne des impôts
01:05:20c'est pour que ça marche
01:05:21il y a nécessité
01:05:25maintenant
01:05:26on va peut-être
01:05:27rentrer
01:05:27dans ce passage
01:05:30puisque c'est bientôt
01:05:31la présidentielle
01:05:32de passer
01:05:33de la colère
01:05:34à la proposition
01:05:36de recomposition
01:05:37voilà
01:05:37parce que
01:05:39si on empile
01:05:40les colères
01:05:41à un moment donné
01:05:43soit ça explose
01:05:44et je ne sais pas
01:05:45où ça va
01:05:46on sait comment
01:05:47ça commence
01:05:48une révolution
01:05:48on ne sait jamais
01:05:49comment elle se termine
01:05:51soit
01:05:53on n'aura pas
01:05:54de solution
01:05:55et ça va continuer
01:05:56et ça sera
01:05:57une lente décomposition
01:05:58politique
01:05:58en tout cas
01:05:59il y a des gens
01:06:00qui font le maximum
01:06:02pour que les choses
01:06:03avancent
01:06:03et qui se substituent
01:06:05d'ailleurs au travail
01:06:06des enquêteurs
01:06:07des gendarmes
01:06:07ce sont les chasseurs
01:06:09de pédocriminels
01:06:10restez bien avec nous
01:06:11juste après
01:06:12une nouvelle pause
01:06:13publicitaire
01:06:13nous serons avec
01:06:14l'un d'eux
01:06:14justement
01:06:15qui grâce à
01:06:16l'intelligence artificielle
01:06:17arrive via son ordinateur
01:06:20à traquer
01:06:20des pédocriminels
01:06:21restez avec nous
01:06:22sur ces news
01:06:25avec les dernières informations
01:06:26de Sommayal Ebdi
01:06:27et à la une de l'actualité
01:06:29Pierre
01:06:29la perpétuité
01:06:30au lieu de 20 actuellement
01:06:32pour les violeurs en série
01:06:33des délais d'enquête
01:06:34d'un maximum de 3 mois
01:06:36pour les affaires
01:06:36concernant des mineurs
01:06:37ce sont les premières mesures
01:06:39qui sont ressorties
01:06:40de la réunion d'urgence
01:06:41convoquée à Matignon
01:06:42par le Premier ministre
01:06:43sous pression
01:06:44Sébastien Lecornu
01:06:45et son gouvernement
01:06:46tentent coûte que coûte
01:06:47de répondre à la colère
01:06:48et les mois
01:06:49suscités par les nombreuses
01:06:50défaillances
01:06:51dans l'affaire Liana
01:06:53la justice n'a pas fait
01:06:54son travail
01:06:55ma fille souffre
01:06:56tous les jours
01:06:56pourquoi il faut
01:06:57attendre un an
01:06:58pour en arriver là
01:06:59les mots de la mère de Rosa
01:07:00victime présumée
01:07:01de viol commis en 2025
01:07:03par Jérôme Barrella
01:07:04principal suspect
01:07:05du meurtre de Liana
01:07:06lors d'une conférence
01:07:07de presse
01:07:08avec son avocat
01:07:09la mère de famille
01:07:09a annoncé
01:07:10qu'elle portait plainte
01:07:11contre l'Etat
01:07:12pour faute lourde
01:07:13c'est dans ce contexte
01:07:15que le conseil supérieur
01:07:16de la magistrature
01:07:17a rappelé dans un communiqué
01:07:19que plusieurs enquêtes
01:07:20administratives
01:07:21sont en cours
01:07:22justice, gendarmerie
01:07:23et bientôt
01:07:23éducation nationale
01:07:25et a appelé
01:07:26je cite
01:07:26à attendre leur conclusion
01:07:27avant de désigner
01:07:28des responsables
01:07:29dans ce scandale
01:07:30merci Somaia
01:07:32l'abidi
01:07:32d'autres informations
01:07:33tout à l'heure
01:07:33à 15h
01:07:34effectivement
01:07:35Sébastien Lecornu
01:07:36veut que
01:07:37quand il y a
01:07:38plusieurs victimes
01:07:39d'un seul
01:07:40et même violeur
01:07:41et bien cette peine
01:07:42de 20 ans
01:07:42passe à la perpétuité
01:07:44c'est une des
01:07:44mesures principales
01:07:46qui concerne également
01:07:47Cédric Tenat
01:07:48qui est avec nous
01:07:49président de l'association
01:07:50Les Enfants d'Argus
01:07:51merci beaucoup
01:07:52d'être avec nous
01:07:53alors vous vous faites
01:07:54un job
01:07:54pas comme les autres
01:07:56j'allais dire
01:07:57et je pense que la société
01:07:58entière devrait vous remercier
01:07:59c'est que vous traquez
01:08:00grâce à l'intelligence artificielle
01:08:02vous traquez
01:08:03les pédocriminels
01:08:06traquer ce ne sera pas le terme
01:08:07puisque nous on ne traque personne
01:08:09c'est plutôt les pédocriminels
01:08:10qui traquent les enfants
01:08:11on fera plus un travail
01:08:13de veille
01:08:13ou comme je me plais à dire
01:08:15on met des barrières
01:08:15entre les vrais enfants
01:08:18et les pédocriminels
01:08:19qui pour l'instant
01:08:20sont encore présumés
01:08:21Alors pardonnez-moi
01:08:22des mots que j'ai employés
01:08:26vous faites une veille
01:08:28effectivement
01:08:28vous avez tout à fait raison
01:08:29ce sont les pédocriminels
01:08:30qui traquent les ados
01:08:31comment est-ce que vous faites
01:08:32concrètement ?
01:08:34Alors paradoxalement
01:08:35je ne fais rien
01:08:36on ne fait rien
01:08:37on crée des enfants virtuels
01:08:38des enfants qui
01:08:40en tout cas pour la France
01:08:41puisqu'on agit en France
01:08:42en Belgique
01:08:42en Suisse
01:08:43et au Luxembourg
01:08:43pour la France
01:08:44en tout cas
01:08:45ce sera entre le CM2
01:08:46et la 6ème
01:08:47début de 5ème
01:08:48donc des enfants
01:08:48qui auraient entre 10
01:08:4911-12 ans
01:08:51on crée la photo d'enfant
01:08:53grâce à l'intelligence artificielle
01:08:54comme vous l'avez spécifié
01:08:55des photos d'enfants
01:08:57qui seront toujours
01:08:58vêtus
01:08:59le plus classiquement possible
01:09:00jamais un enfant
01:09:01en maillot de bain
01:09:02ou autre
01:09:04on crée un profil
01:09:05et à partir de là
01:09:06nous on ne fait rien
01:09:08c'est ce qui est
01:09:09un peu spectaculaire
01:09:11mais par contre
01:09:11on va aller se balader
01:09:13on va se balader
01:09:14sur les pages
01:09:15des réseaux sociaux
01:09:16où il y aura des enfants
01:09:18et tout simplement
01:09:19où il y a des enfants
01:09:20il y a des pédocriminels
01:09:22donc automatiquement
01:09:23on va se retrouver
01:09:24en subjection d'amis
01:09:26on peut même dire
01:09:27que les algorithmes
01:09:28nous jettent en pâture
01:09:30chez tout le monde
01:09:31et plus particulièrement
01:09:33chez les présumés
01:09:35pédocriminels
01:09:36lesquels
01:09:36une fois qu'ils vont voir
01:09:37la photo d'un enfant
01:09:38leur apparaître
01:09:39dans leur suggestion d'amis
01:09:40ils vont nous demander
01:09:42en amie
01:09:42et à partir de là
01:09:43je dirais que
01:09:44entre guillemets
01:09:44notre travail commence
01:09:45on accepte la demande d'amis
01:09:47il n'y a rien d'illégal
01:09:49et on va les laisser
01:09:51entamer la discussion
01:09:52auxquelles on répondra
01:09:53toujours avec
01:09:54beaucoup de prudence
01:09:55jamais
01:09:55jamais
01:09:56jamais
01:09:56d'incitation
01:09:57pour que le dossier
01:09:58puisse être le plus carré possible
01:10:00c'est toujours eux
01:10:01qui vont nous parler
01:10:01de sexualité
01:10:03auxquelles on répondra
01:10:04à leur demande
01:10:05toujours par la négative
01:10:06mais ça ne les empêchera pas
01:10:07évidemment
01:10:08de nous envoyer
01:10:09des écrits
01:10:11qualifiés de terribles
01:10:12des photos
01:10:13voire des vidéos
01:10:13dans certains cas
01:10:14qu'est-ce que vous faites
01:10:15de tous ces messages
01:10:16de tous ces écrits
01:10:17que vous recevez du coup
01:10:19alors nous on monte des dossiers
01:10:20ce qu'on va appeler
01:10:21un fil d'enquête
01:10:24ce qui est assez fourni
01:10:26et on travaille exclusivement
01:10:27avec la police
01:10:28gendarmerie
01:10:29et d'une manière générale
01:10:30avec la justice
01:10:32notre but
01:10:33ça va essayer
01:10:34de déterminer
01:10:34son domicile
01:10:35pour essayer
01:10:36de trouver
01:10:36où est le procureur
01:10:37le plus près
01:10:38de son domicile
01:10:38pour envoyer le dossier
01:10:40on fait cela
01:10:41avec nos avocats
01:10:41on a un cabinet d'avocats
01:10:43à Paris
01:10:44entre autres
01:10:44maître Chapelle
01:10:45qui travaille pro bono
01:10:46pour nous
01:10:47c'est-à-dire gratuitement
01:10:48c'est des avocats
01:10:50deux associés
01:10:51maître Chapelle
01:10:52et maître Elias
01:10:52avec 5 ou 6 collaborateurs
01:10:54collaboratrices
01:10:54qui ont décidé
01:10:56d'un autre côté
01:10:57d'être présent
01:10:58en tout cas
01:10:58dans tous les dossiers
01:11:00et de se porter
01:11:01à nos côtés
01:11:02partie civile
01:11:03puisqu'on déposera plainte
01:11:04par la suite
01:11:04et on est partie civile
01:11:05et on se présentera au tribunal
01:11:07Cédric Théda
01:11:08qu'est-ce qui vous a donné
01:11:08l'idée de faire cela
01:11:10c'est que
01:11:10ça n'avançait pas
01:11:12assez vite
01:11:13il n'y avait pas suffisamment
01:11:14d'enquêteurs
01:11:15au sein de la police
01:11:16et de la gendarmerie
01:11:17il n'y avait pas
01:11:17des personnes spécifiques
01:11:19pour organiser cela
01:11:21alors il est certain
01:11:22qu'ils ne sont pas assez
01:11:25vous le voyez aujourd'hui
01:11:26il n'y en a pas assez
01:11:27mais j'aime bien
01:11:28qu'on me pose cette question
01:11:29puisque d'une manière générale
01:11:30j'aime la retourner
01:11:31c'est 160 000 enfants minimum
01:11:33qui sont agressés
01:11:34sexuellement en France
01:11:35par an
01:11:36160 000
01:11:36le chiffre est énorme
01:11:38on parle à peu près
01:11:38de 400 enfants par jour
01:11:40c'est ce que ça correspond
01:11:41et les derniers chiffres
01:11:42de l'État
01:11:42nous expliquaient
01:11:43que c'est un enfant
01:11:44qui est agressé
01:11:45toutes les 3 minutes
01:11:46donc quand on me pose
01:11:47cette question
01:11:47il ne faut pas me demander
01:11:48pourquoi je le fais en fait
01:11:49c'est pourquoi
01:11:51tout le monde ne le fait pas
01:11:53un enfant
01:11:54toutes les 3 minutes
01:11:55vous imaginez
01:11:55que vous allez me parler
01:11:57pendant 3 minutes
01:11:58et bien c'est un enfant
01:11:59qui est agressé
01:12:01donc c'est évidemment
01:12:03une petite coup tâtre
01:12:03que je vous retourne
01:12:04mais tout le monde
01:12:05ne peut pas le faire
01:12:07mais je pense
01:12:08qu'il y a un manque
01:12:08de moyens certain
01:12:09et en travaillant correctement
01:12:12en étant le plus carré possible
01:12:13dans nos procédures
01:12:14on arrive à faire aboutir
01:12:16des dossiers
01:12:1799% de nos dossiers
01:12:19aboutissent
01:12:19à une condamnation
01:12:22souvent trop légère
01:12:23mais en tout cas
01:12:24ces personnes-là
01:12:25par la suite
01:12:25sont fichées
01:12:26et sont un peu plus surveillées
01:12:29bonjour Cédric
01:12:29j'aurais une question
01:12:30pour vous
01:12:31à mon époque
01:12:32quand j'avais
01:12:33je pense 12-13 ans
01:12:34on avait plutôt des sites
01:12:34un peu comme
01:12:35chatroulette
01:12:35où c'était vraiment
01:12:36la foire
01:12:37enfin la foire au pervers
01:12:38il n'y avait pas d'autre mot
01:12:38est-ce que ces sites-là
01:12:39existent encore
01:12:40ou est-ce que maintenant
01:12:40c'est vraiment
01:12:41les réseaux sociaux
01:12:42que vous devez traquer
01:12:43parce qu'en effet
01:12:43les modes de prédation
01:12:45évoluent
01:12:46alors les modes de prédation
01:12:48effectivement évoluent
01:12:49mais comme je vous disais
01:12:51tout à l'heure
01:12:51ils sont de partout
01:12:54où il y a des enfants
01:12:55il y aura des pédocriminelles
01:12:57ça soit sur des jeux en ligne
01:12:58par les téléphones
01:12:59par les consoles de jeux
01:13:01par les réseaux sociaux
01:13:02ou par des
01:13:03comme vous dites
01:13:04des chatroulettes
01:13:04on a eu des coco.fr
01:13:06qui ont été fermés
01:13:06qui ont été rouverts ailleurs
01:13:09ne cherchez pas
01:13:10où ils sont
01:13:10cherchez où sont les enfants
01:13:11il y aura des pédocriminelles
01:13:13est-ce que j'ai une autre question
01:13:14est-ce que vous n'avez pas peur
01:13:15que si ça se banalise
01:13:17que les prédateurs
01:13:18en fait n'osent plus
01:13:18presque j'ai envie de dire
01:13:19chasser sur le web
01:13:20et du coup
01:13:21chassent dans la rue
01:13:22c'est-à-dire directement
01:13:24dans le
01:13:25enfin voilà
01:13:26avant le web
01:13:27ils chassaient dans la rue
01:13:28aujourd'hui
01:13:28ils chassent sur le web
01:13:29et souvent on nous dit
01:13:30oui mais vous parlez de tout ça
01:13:31à la télé
01:13:32ou dans les journaux
01:13:33donc ils vont tout savoir
01:13:34alors je vous rappelle
01:13:35que sur autoroute
01:13:35vous n'avez pas le droit
01:13:36de rouler à plus de 130 km heure
01:13:37et je pense que sur le plateau
01:13:38tout le monde a déjà dépassé
01:13:39les 130 km heure sur autoroute
01:13:42et pourtant je ne pense pas
01:13:43que cela vous provoque
01:13:45une jouissance sexuelle
01:13:47eux si
01:13:48donc ils ne s'arrêteront pas
01:13:49de toute façon
01:13:49même s'ils savent
01:13:50qu'il peut y avoir
01:13:52des enfants virtuels
01:13:53et ça peut leur provoquer
01:13:55des problèmes en justice
01:13:57ils continueront
01:13:58ils continueront tout le temps
01:13:59et nos enfants virtuels
01:14:00sont tellement
01:14:02formés
01:14:02sont tellement
01:14:04balèzes
01:14:05j'ai envie de vous dire
01:14:05qu'on arrive toujours
01:14:08à rentrer dans leur confiance
01:14:10eux pensent nous avoir jeté
01:14:11un filet pour nous attraper
01:14:13mais le nôtre était plus gros
01:14:14Justement
01:14:15monsieur Tenat
01:14:16vous faites partie
01:14:17d'une association
01:14:18est-ce que c'est aussi important
01:14:19de le dire
01:14:20que lorsqu'on a envie
01:14:21en tant que citoyen aussi
01:14:23de s'engager
01:14:23et de peut-être
01:14:25pouvoir arrêter
01:14:26des pédocriminels
01:14:27il faut aussi peut-être
01:14:28passer par votre type
01:14:29d'association
01:14:29ne pas procéder seul
01:14:30parce que vous savez
01:14:32comment agir
01:14:33et quelles sont les limites
01:14:34pour justement arriver
01:14:35jusqu'à une instruction possible
01:14:36c'est exactement ça
01:14:41malheureusement
01:14:41l'affaire terrible
01:14:43de la petite Liana
01:14:44va provoquer
01:14:47plein de bêtises
01:14:48chez certaines personnes
01:14:49ce que j'appellerais
01:14:50les justiciers du canapé
01:14:51qui parce qu'ils ont vu ça
01:14:53aujourd'hui
01:14:53vont s'exciter aujourd'hui
01:14:54demain vont arrêter
01:14:55de faire cela
01:14:56et risquent de faire
01:14:58des dossiers
01:14:59qui ne tiendront pas
01:15:00en justice
01:15:01risquent d'entraver
01:15:02des enquêtes
01:15:02il ne faut pas faire
01:15:04n'importe quoi
01:15:05c'est vraiment très très important
01:15:07au sein de notre association
01:15:08on a des policiers
01:15:09on a des gendarmes
01:15:09l'année dernière
01:15:11au mois de juin
01:15:11on a des gendarmes
01:15:13des policiers
01:15:14pardon
01:15:14qui j'ai signé
01:15:15une convention de stage
01:15:16qui sont venus
01:15:18voir comment nous
01:15:19on travaillait
01:15:19se former à nos méthodes
01:15:20on partage
01:15:21beaucoup de choses ensemble
01:15:23c'est pas un jeu
01:15:24c'est pas n'importe quoi
01:15:25c'est dangereux
01:15:27se confronter
01:15:28au pédocriminel
01:15:29à un moment ou à un autre
01:15:29on y est confronté
01:15:31physiquement
01:15:31dans les tribunaux
01:15:32comme je vous le disais
01:15:33avec nos avocats
01:15:35on va au tribunal
01:15:37c'est pas n'importe quoi
01:15:38c'est pas un jeu
01:15:39si les gens
01:15:39ils pensent
01:15:40oui mais moi
01:15:40je voulais voir
01:15:41si c'est vrai ce qu'il dit
01:15:43arrêtez de suite
01:15:44c'est vrai ce qu'on dit
01:15:45regardez les chiffres officiels
01:15:47regardez ce qui se passe
01:15:47autour de vous
01:15:48parlez dans votre famille
01:15:49je me plais souvent à dire
01:15:51que dans toutes les familles
01:15:52dans toutes les familles
01:15:54quelqu'un a été touché
01:15:55par de la pédocriminalité
01:15:57plus ou moins gravement
01:15:58mais si vous cherchez
01:15:59tout le monde
01:16:00a été en contact
01:16:01avec
01:16:02chaque famille
01:16:03a été en contact
01:16:04avec un pédocriminel
01:16:05qui a peut-être
01:16:05simplement agressé
01:16:06même si c'est quand même
01:16:07très grave
01:16:08donc n'allez pas
01:16:09essayer de voir sur internet
01:16:10n'allez pas faire n'importe quoi
01:16:11il faut être très encadré
01:16:12pour faire tout ça
01:16:14c'est des semaines
01:16:17et des semaines
01:16:18de formation
01:16:19c'est une collaboration
01:16:21constante
01:16:21avec les forces de l'ordre
01:16:22et les procureurs
01:16:24c'est pas n'importe quoi
01:16:25c'est pas un jeu
01:16:25on peut vous demander
01:16:27une formation
01:16:28parce que tout à l'heure
01:16:28je vous retourne la boutade
01:16:29vous dites on ne pourra pas
01:16:31se transformer tous
01:16:32en tracker des cadapés
01:16:33donc en justicier des cadapés
01:16:35donc si on veut vous aider
01:16:37on peut vous contacter
01:16:38à l'association
01:16:39les enfants d'Argus
01:16:40et vous pouvez fournir
01:16:42une formation
01:16:42pour que
01:16:43pour que vous soyez
01:16:44plus nombreux
01:16:45alors on pourrait
01:16:46être plus nombreux
01:16:47c'est souvent ce qu'on me dit
01:16:48pourquoi on n'est pas
01:16:49300, 400, 500
01:16:51moi je ne suis pas
01:16:54DRH
01:16:54c'est très compliqué
01:16:56de gérer
01:16:57de gérer des bénévoles
01:16:58tout le monde travaille
01:16:59dans l'association
01:17:00et tout cela
01:17:01c'est fait à côté
01:17:03en dehors de votre travail
01:17:04moi j'ai des gens
01:17:04qui travaillent dans l'association
01:17:062, 3, 4 heures par jour
01:17:07pour l'association
01:17:08c'est un véritable sacrifice
01:17:10c'est même pas 1%
01:17:12des demandes
01:17:12qu'on fait rentrer
01:17:13dans l'association
01:17:13c'est très très très compliqué
01:17:15merci beaucoup
01:17:16Cédric Tenat
01:17:16d'avoir été avec nous
01:17:17en direct sur CNews
01:17:18et vraiment bravo
01:17:19pour votre initiative
01:17:22je voudrais qu'on parte
01:17:23à Toulouse
01:17:23rejoindre Régine Delfour
01:17:25Régine vous avez assisté
01:17:26comme nous
01:17:27à la conférence de presse
01:17:28de Maître Dubuisson
01:17:30et de la mère de Rosa
01:17:31qui a eu
01:17:34le courage
01:17:35de prendre la parole
01:17:37racontez-nous
01:17:38comment est-ce que
01:17:38vous avez
01:17:39vous de l'intérieur
01:17:40vécu
01:17:40cette conférence de presse
01:17:44oui bonjour Pierre
01:17:45et bien écoutez
01:17:45beaucoup beaucoup d'émotions
01:17:47en écoutant donc
01:17:48Monica
01:17:48la mère donc
01:17:50de Rosa
01:17:50nous parler d'elle
01:17:53nous parler de son sentiment
01:17:54de culpabilité
01:17:55la culpabilité
01:17:56de ne pas avoir pu
01:17:57su protéger
01:17:58comme elle le dit
01:17:59sa fille
01:17:59mais aussi Liana
01:18:00la culpabilité
01:18:01par rapport aux parents
01:18:02de Liana
01:18:03et puis surtout
01:18:04l'incompréhension
01:18:05Pierre
01:18:05pourquoi après avoir déposé
01:18:06plainte en août 2025
01:18:08en fait
01:18:08cette plainte
01:18:09n'a jamais été
01:18:10instruite
01:18:11pourquoi elle a donc
01:18:12déposé plainte
01:18:12contre Jérôme Barrella
01:18:14pour viol
01:18:15sur sa fille
01:18:16à l'époque
01:18:16Rosa avait été âgée
01:18:17de 10 ans
01:18:18et cette plainte
01:18:19en fait
01:18:20à chaque fois
01:18:21qu'elle appelait
01:18:21à la gendarmerie
01:18:22on lui disait
01:18:22qu'elle était en cours
01:18:23et puis elle appelait
01:18:24tous les lundis
01:18:25les gendarmeries
01:18:25jusqu'à temps
01:18:26que des enquêteurs
01:18:27lui disent
01:18:27si vous continuez
01:18:28comme ça madame
01:18:29on va porter plainte
01:18:30contre vous
01:18:30pour harcèlement
01:18:31donc vous comprenez
01:18:32l'incompréhension
01:18:33la colère
01:18:34le désespoir aussi
01:18:35puisqu'elle nous dit
01:18:36que depuis
01:18:37la mort de Liana
01:18:39elle ne mange plus
01:18:40pour sa fille
01:18:40c'est aussi extrêmement
01:18:41difficile
01:18:42donc avec son avocat
01:18:44Maître Debusson
01:18:45ils ont tenu
01:18:46cette conférence de presse
01:18:47pour nous annoncer
01:18:49en fait
01:18:49qu'il déposait plainte
01:18:51contre l'Etat
01:18:52pour faute lourde
01:18:53il déposait plainte
01:18:54contre les procureurs
01:18:55d'Auch
01:18:56mais aussi de Toulouse
01:18:57contre les enquêteurs
01:18:59puisqu'il y a eu
01:19:00des manquements
01:19:00et contre les enquêteurs
01:19:01donc c'est
01:19:02par rapport à
01:19:03donc une non-assistance
01:19:05donc à personne
01:19:06en danger
01:19:07une mise
01:19:08en danger
01:19:08de la vie d'autrui
01:19:09ils portent plainte
01:19:10aussi contre
01:19:11Gérald Darmanin
01:19:12puisque pour eux
01:19:14il y a eu
01:19:14beaucoup d'effets
01:19:15d'annonce
01:19:15là Pierre
01:19:16beaucoup de politiques
01:19:17qui s'emparent
01:19:18de la mort
01:19:20de Liana
01:19:20mais il ne faut pas
01:19:21qu'il n'y ait que
01:19:21des effets d'annonce
01:19:22il faut vraiment
01:19:23que ce soit suivi des faits
01:19:24et c'est pour ça
01:19:24qu'ils déposent plainte
01:19:25merci beaucoup
01:19:26Régine Delfour
01:19:27avec Timothée Forger
01:19:28à Toulouse
01:19:29et puisque cette plainte
01:19:30contre Gérald Darmanin
01:19:32existe
01:19:32il viendra s'expliquer
01:19:33sur ces news
01:19:34à 20h45
01:19:35avec Pascal Praud
01:19:36tout à l'heure
01:19:36dans l'heure des pros
01:19:37juste avant
01:19:38à 17h
01:19:38vous suivrez
01:19:39la conférence de presse
01:19:40la prise de parole
01:19:41des avocats
01:19:42des parents
01:19:42de Liana
01:19:43ça sera dans
01:19:44Punchline
01:19:46je voudrais qu'on parle
01:19:47de politique
01:19:48également
01:19:48quelques minutes
01:19:49avec vous
01:19:50Jean-Christophe Cambadélis
01:19:52je rappelle que
01:19:53vous êtes ancien
01:19:53secrétaire du parti
01:19:54socialiste
01:19:55puisque Karim Bouamran
01:19:57j'allais dire
01:19:57un de plus
01:19:58mère socialiste
01:19:58de Saint-Ouen
01:19:59s'est déclaré
01:20:00candidat à la présidentielle
01:20:01de 2027
01:20:04moi Karim Bouamran
01:20:05je suis candidat
01:20:06pour les prochaines
01:20:07élections présidentielles
01:20:07je suis candidat
01:20:09parce que
01:20:09depuis que je suis
01:20:10en responsabilité
01:20:11j'ai pris conscience
01:20:12de notre force
01:20:13j'ai pris conscience
01:20:14que nous étions
01:20:14majoritaires
01:20:16majoritaires
01:20:16à vouloir
01:20:16une France humaine
01:20:17une France forte
01:20:18une France qui protège
01:20:20une France qui sécurise
01:20:21une France qui donne
01:20:22la possibilité
01:20:22à chacune et chacun
01:20:23pouvoir se soigner
01:20:24pouvoir se loger
01:20:25et surtout
01:20:26pouvoir bénéficier
01:20:27d'une éducation de qualité
01:20:28à pouvoir démocratiser
01:20:29l'excellence
01:20:29à péter
01:20:30ce que j'appelle
01:20:31la reproduction
01:20:33systématique
01:20:34des inégalités sociales
01:20:35voilà donc
01:20:36Karim Bouamran
01:20:37candidat à la présidentielle
01:20:39au nom du parti socialiste
01:20:41parti socialiste
01:20:41toujours dirigé
01:20:42par Olivier Faure
01:20:43qui lui lance
01:20:44un think tank
01:20:44qui s'appelle
01:20:45Nous
01:20:47Notre moteur central
01:20:49s'inspirera
01:20:50des lucioles
01:20:52de Pasolini
01:20:52en 75
01:20:55dans son article
01:20:57des lucioles
01:20:58il fait le deuil
01:20:59d'un monde
01:21:00et les lucioles
01:21:02ont disparu
01:21:03avec elle
01:21:03mais les lucioles
01:21:05elles sont là
01:21:06ce soir
01:21:07et elles n'ont pas
01:21:09disparu
01:21:09Nous
01:21:10est une fabrique
01:21:13de lucioles
01:21:14Nous voulons être
01:21:15un lieu
01:21:16où justement
01:21:16il n'y aura pas
01:21:18celui qui vous parle
01:21:19et qui vous dit
01:21:20ex cathedra
01:21:21ce qu'il faut penser
01:21:23dans un prêt-à-penser
01:21:25que vous aurez juste
01:21:26à digérer
01:21:28Non
01:21:29chez nous
01:21:31ce sera différent
01:21:32vous serez
01:21:33chez vous
01:21:34chez nous
01:21:35Chez nous
01:21:36Bon évidemment
01:21:38ça prête à sourire
01:21:39ça c'est
01:21:40Mais on va essayer
01:21:41de garder notre sérieux
01:21:42Jean-Christophe Cambadélis
01:21:44Oui
01:21:45C'était peut-être
01:21:45pas le bon moment
01:21:47peut-être
01:21:47le bon discours
01:21:49à déployer
01:21:51parce qu'il y a
01:21:52une certaine gravité
01:21:53dans la situation française
01:21:54et dans la situation
01:21:55internationale
01:21:57et c'est pour ça
01:21:58qu'il faut
01:21:58qu'il y ait
01:21:59du débat
01:21:59qu'il y ait
01:22:00de la confrontation
01:22:01qu'il y ait
01:22:01des positions
01:22:02alors oui
01:22:02il faut réfléchir
01:22:04sur la société
01:22:05Non
01:22:06on ne peut pas
01:22:07reprendre
01:22:08les recettes
01:22:08d'hier
01:22:09on voit
01:22:09qu'elles dysfonctionnent
01:22:11mais on peut aussi
01:22:12se dire que c'est
01:22:13un peu tard
01:22:14à 12 mois
01:22:15de l'élection
01:22:17présidentielle
01:22:17de se lancer
01:22:18dans une recherche
01:22:20fondamentale
01:22:20sur les solutions
01:22:22c'est assez étonnant
01:22:24parce qu'on fait
01:22:25Olivier Faure
01:22:26fait un think tank
01:22:27au moment
01:22:28où il veut faire voter
01:22:29par les militants
01:22:31du parti socialiste
01:22:32un programme
01:22:33pour les élections
01:22:34présidentielles
01:22:35donc c'est pour les prochaines
01:22:36je suppose
01:22:37qu'il veut lancer
01:22:41cet organisme
01:22:42de réflexion
01:22:43Est-ce que la gauche
01:22:44existe encore ?
01:22:45Est-ce qu'une autre gauche
01:22:46existe en dehors
01:22:47de la France insoumise
01:22:48de Jean-Luc Mélenchon ?
01:22:49Mais oui
01:22:49elle existe
01:22:51elle le prouve
01:22:52C'est Karim Ouamran
01:22:54qui en est par exemple
01:22:55un exemple ?
01:22:56Karim Ouamran
01:22:57est un très bon exemple
01:22:58de cette gauche
01:22:59qui réfléchit
01:23:00qui veut agir
01:23:00qui veut faire bouger
01:23:01qui veut faire
01:23:02faire faire
01:23:04les choses
01:23:04et qui n'attend pas
01:23:06que Jean-Luc Mélenchon
01:23:07du haut de sa tribune
01:23:09délivre la bonne parole
01:23:10vous avez une gauche
01:23:11qui n'est pas
01:23:13subordonnée
01:23:13à Jean-Luc Mélenchon
01:23:14qui est majoritaire
01:23:15dans la gauche
01:23:16par rapport
01:23:16à ce dernier
01:23:17une gauche
01:23:18qui estime
01:23:19que la présence
01:23:20de Jean-Luc Mélenchon
01:23:21au deuxième tour
01:23:22de l'élection présidentielle
01:23:23serait l'élection
01:23:25à coup sûr
01:23:26du Rassemblement National
01:23:28quand on est
01:23:29contre le Rassemblement National
01:23:30on ne peut pas
01:23:31lui donner la main
01:23:31Merci beaucoup
01:23:32Jean-Christophe Cambelis
01:23:33vous reviendrez
01:23:34bien sûr
01:23:34à notre jour
01:23:35pour parler plus avant
01:23:36des idées
01:23:37des sociodémocrates
01:23:38que représente le PS
01:23:39en tout cas
01:23:40un certain PS
01:23:41Merci à France
01:23:42Anaïs, Louis
01:23:43Jérôme Alix
01:23:43Fred et Louis
01:23:44qui ont préparé
01:23:45cette émission
01:23:46dans un instant
01:23:47120 minutes
01:23:48Infos avec Julien Pasquet
01:23:49Très bonne journée
01:23:50Sous-titrage Société Radio-Canada
01:23:52Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires