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Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Face à Boque Côté, comme chaque samedi soir et au sommaire de votre émission.
00:06On parlera d'abord de la stratégie antiraciste de la Commission européenne.
00:11La commission qui entend lutter contre le racisme, ce qui peut être louable,
00:15mais en revanche surtout pas contre le racisme anti-blanc.
00:18Et ce sera aussi l'occasion de parler de ce qui se passe en France, chez nous,
00:22avec le projet de loi qui est porté par Aurore Berger contre le racisme et l'antisémitisme.
00:27On verra notamment comment ces textes pourraient être détournés.
00:31Vous avez peut-être entendu parler de tchat-contrôle.
00:34C'est un moyen pour les autorités de consulter l'ensemble des conversations privées,
00:38en théorie pour lutter contre la pédocriminalité ou le narcotrafic.
00:42Mais là également, si l'intention peut sembler juste,
00:45elle ouvre la voie à trop de dérives et peut menacer notre vie privée.
00:49On en parlera pendant la première partie de cette émission.
00:51Et puis, après la pause, nous recevrons le philosophe Vincent Cousdière,
00:55qui a écrit ce livre, comme vous le voyez, Marine Le Pen, comme je l'imaginais.
00:59Voici pour le menu de l'émission.
01:02Et comme chaque samedi soir, je suis accompagnée évidemment de Mathieu Bocoté.
01:06Bonsoir Mathieu.
01:07Bonsoir.
01:07Et Arthur Dematrigan.
01:09Bonsoir Arthur.
01:09Bonsoir.
01:10On va rappeler la dernière couverture de l'Incorrect,
01:13la lecture de l'été.
01:14Bulé, malin, bronzé, réacte.
01:17Suivez le guide de l'été grâce à l'Incorrect.
01:19Vous allez savoir comment continuer à profiter de la vie,
01:22tout en ne grossissant pas trop.
01:24C'est un peu ça la promesse, Arthur.
01:25Exactement.
01:26Et on commence, je vous le disais, avec ce premier édito,
01:29avec cette disposition adoptée en janvier 2026,
01:33dans une relative indifférence, il faut le dire.
01:35Mathieu, c'est la stratégie antiraciste de la Commission européenne
01:39qui a fait parler d'elle ces jours-ci.
01:41On découvre que la Commission européenne
01:43adhère à la théorie du racisme structurel,
01:46qu'elle entend lutter contre plusieurs racistes,
01:48mais attention, surtout pas contre le racisme anti-blanc.
01:51Comment une telle information avait pu nous échapper, Mathieu ?
01:54Alors, on doit, à Sarah Knafou,
01:56le fait d'avoir ramené à l'avant-plan
01:59cette stratégie antiraciste.
02:00Alors moi, comme d'autres, je suivais ça,
02:03mais j'ai presque l'habitude.
02:04Vous savez, quand une institution a l'habitude
02:06de nous exaspérer,
02:08eh bien, on voit son évolution idéologique.
02:10On ne la traite plus comme un scandale,
02:12mais comme une banalité.
02:13Là, Knafou réussit à faire remonter à la surface.
02:16Donc, c'est la stratégie 2026-2030
02:18qui a été, soit dit en passant,
02:20remise un peu d'actualité ces jours-ci.
02:22Première chose à noter,
02:24c'est de l'Union européenne
02:25que c'est une technostructure
02:26quand même généralement opaque.
02:28Donc, on ne sait pas exactement
02:29comment s'élaborent les différentes orientations
02:32idéologiques, politiques de l'Union européenne.
02:35On ne sait pas d'où sort exactement
02:36tel ou tel rapport.
02:38On ne sait pas comment s'élabore ce rapport,
02:39mais ce dont on peut être certain,
02:42c'est qu'il y a une idéologie européiste
02:44qui va au-delà.
02:46Donc, je sais que, par exemple,
02:46au Parlement européen,
02:47récemment, on a voté la directive retour.
02:49Donc, globalement,
02:50on a réorienté un peu à droite
02:51en matière d'immigration
02:53l'Union européenne,
02:54mais la technostructure de l'Union européenne,
02:57l'URSS, comme j'aime l'appeler,
03:00donc cette structure
03:01qui poursuit l'histoire de l'URSS
03:02par d'autres moyens,
03:05autoritaire, coercitive,
03:07antinational, antitraditionnel,
03:08cette structure a un programme
03:10indépendant des différentes majorités
03:12au Parlement européen.
03:14Donc, qu'est-ce qu'on...
03:14Avec toujours la même logique,
03:16broyer les nations,
03:17broyer les identités,
03:18broyer les cultures
03:19et soumettre l'ensemble
03:21de la vie sociale
03:22à un contrôle par tels experts,
03:24tels technocrates,
03:25tels idéologues
03:26qui prétendent reconstruire la société
03:27sous le signe de la rééducation.
03:29Qu'est-ce qu'on trouve
03:30dans cette politique
03:31remise donc de l'avant ces jours-ci?
03:33Premier élément,
03:34une adhésion qui n'est pas nouvelle,
03:35mais qui est reconduite
03:36à la théorie du racisme structurel.
03:39Donc, qu'est-ce que ça veut dire, ça?
03:40Le racisme, le vrai,
03:41ça consiste à dire
03:42« je ne t'aime pas, X, Y, Z,
03:44à cause de la couleur de ta peau
03:45et je crois qu'il faut construire
03:47une hiérarchie sociale
03:49fondée sur le principe racial. »
03:51Ça, c'est le racisme.
03:53Mais l'Union européenne
03:54adhère à une théorie
03:55qui redéfinit complètement le racisme.
03:57Donc, on conserve le mot
03:58parce que quelle est la pire chose
03:59en notre monde?
04:00Le racisme, c'est-à-dire
04:00qu'on considère que c'est
04:01le sommet du mal,
04:02c'est le péché des péchés.
04:04Mais on donne une nouvelle définition
04:05et ce qu'ils appellent,
04:06c'est racisme structurel.
04:07Et l'idée est la suivante,
04:10strictement et radicalement égalitaire
04:12entre les différents groupes
04:14qui la composent,
04:15identifiée par les bureaucraties
04:16de lutte contre les discriminations,
04:18serait une société raciste.
04:20Ça nous dit, par exemple,
04:21que toute forme de disparité statistique
04:24entre les différents groupes
04:25dans une société,
04:26selon les origines,
04:27selon les religions,
04:28selon la liste,
04:29toute disparité statistique
04:31s'expliquerait par l'existence
04:33d'une structure discriminatoire.
04:35Et donc, cette structure serait...
04:36Donc, on peut avoir une société
04:37théoriquement où individuellement
04:39personne n'est raciste,
04:40mais la structure de la société
04:42produisant des inégalités relatives
04:43entre les groupes,
04:44la société serait raciste.
04:45Donc, comment on corrige chat?
04:47Évidemment, avec un appareil étatique,
04:50bureaucratique,
04:50qui doit en permanence
04:52reconstruire les relations sociales.
04:53Donc, c'est une forme d'intrusion
04:55généralisée dans la vie privée
04:56pour vous expliquer
04:57comment vous comportez
04:58en toutes circonstances
04:59pour que, même si vous,
05:00vous n'êtes pas raciste,
05:01vous l'êtes malgré vous
05:02au service d'une structure
05:03qui vous domine et vous écrase.
05:05Bon, donc, ce principe
05:06du racisme structurel
05:07justifie dans les faits
05:09un étatisme incroyable
05:11qui sous le signe
05:12de multiculturalisme
05:13agressif et socialiste.
05:14Deuxième élément,
05:15on identifie
05:16les groupes victimes
05:17de racisme.
05:18Les personnes noires,
05:20les asiatiques,
05:21les musulmans,
05:22les juifs
05:23ou les...
05:24Je dis les gitans,
05:25les termes sont nombreux
05:26pour parler d'eux.
05:28Je vais perdre l'autre nom
05:29en...
05:30Je crois les...
05:31Les bohémiens.
05:32Les bohémiens.
05:32Merci beaucoup.
05:33Mais un groupe
05:34n'est pas nommé
05:35les Blancs.
05:36Donc, on voit les groupes
05:37qui sont théoriquement
05:38victimes de racisme,
05:39mais les Blancs,
05:40quant à eux,
05:40ne peuvent pas.
05:41Pourquoi?
05:41Parce qu'on le sait
05:42dans la théorie
05:42du racisme systémique,
05:44dans la théorie
05:45du racisme structurel,
05:46le Blanc, par définition,
05:49ne peut pas être
05:49victime de racisme
05:50parce que le racisme,
05:51qu'est-ce que c'est?
05:52C'est l'expression
05:53de la société
05:53au service des Blancs.
05:55Donc, il peut y avoir,
05:56si, par exemple,
05:58une personne issue
05:59d'une minorité
05:59dit à quelqu'un,
06:01sale Blanc,
06:01je vais te buter sale Blanc,
06:03eh bien, ça ne doit pas
06:04être traité comme du racisme.
06:05C'est peut-être
06:05des préjugés ratios,
06:07mais c'est peut-être
06:07de la xénophobie au mieux,
06:08mais ce n'est pas du racisme.
06:10Inversement,
06:10si quelqu'un dit
06:11sale XYZ
06:12selon différentes minorités,
06:13ça sera vu comme du racisme.
06:15On est par ailleurs
06:15dans ce moment paradoxal
06:16où le racisme anti-Blanc
06:17est le racisme
06:18le plus agissant
06:19en Europe aujourd'hui.
06:20C'est un racisme
06:21d'autant plus agissant
06:22qu'il n'est pas nommé
06:23et dès lors qu'il n'est pas nommé,
06:24il est légitimé,
06:25comme le dit souvent
06:26François Bousquet.
06:27Parce que vous savez,
06:28il y a des gens qui disent
06:28qu'il ne faut pas se victimiser,
06:30il ne faut pas se victimiser.
06:31Oui, d'accord,
06:31mais quand vous avez un groupe
06:32qui est soit victime
06:33de discrimination structurelle,
06:34réelle, celle-là,
06:35j'entends par là, par exemple,
06:36les programmes
06:37de discrimination positive.
06:38Moi, j'ai vu ça
06:39de mon côté de l'Atlantique.
06:40Il y a des programmes
06:41où en tant qu'homme blanc,
06:42je ne peux pas appliquer
06:42à tel ou tel programme.
06:43C'est du racisme,
06:44c'est du sexisme,
06:45et puisque ça touche
06:46homme et blanc,
06:47il ne faut pas le nommer.
06:48Il y a aussi
06:49le racisme ordinaire,
06:50c'est-à-dire tous ceux
06:51qui aujourd'hui
06:51doivent baisser la tête
06:52pour ne pas se faire agresser
06:55par tel ou tel groupe
06:57qui a quelquefois
06:58des comportements racailles
06:59et qui veulent s'en prendre
07:00donc au blanc.
07:01C'est une forme de pulsion,
07:02quelquefois,
07:03le conflit interethnique
07:04est de retour en Europe
07:05aujourd'hui.
07:07Par ailleurs,
07:07dans la politique
07:08de l'Union européenne,
07:08on veut financer
07:09à coup de milliards
07:10les différentes associations
07:11dites antiracistes,
07:12dont la principale fonction
07:14consiste à accuser
07:14l'ensemble de la société
07:15d'être raciste.
07:16Donc, quand vous paierez
07:17vos impôts cette année,
07:18sachez qu'une partie
07:19de cet argent...
07:19Je n'ai pas envie
07:19d'y penser.
07:20Mais ça va arriver,
07:21chère Élodie,
07:21une partie de cet argent
07:22va se rendre à Bruxelles
07:23pour ensuite aller
07:24dans les poches
07:24d'associations antiracistes
07:26qui vous traitent
07:26de racistes
07:27parce que vous êtes blanches.
07:28Devant tout cela,
07:30on peut comprendre
07:31que l'Union européenne
07:31est dans une logique
07:33de socialisme multiculturaliste
07:35qui se cache derrière
07:35le langage de l'antiracisme
07:37en fait pour broyer
07:38la vieille civilisation européenne
07:39et accoucher
07:40de l'utopie diversitaire.
07:41On va parler aussi maintenant
07:42de ce qui se passe
07:43en France
07:44et ces jours-ci
07:45puisqu'il y a ce projet
07:47de loi d'Aurore Berger
07:48dont on parle en réalité
07:49assez peu, Mathieu.
07:50Alors, moi, ça me frappe.
07:51C'est probablement
07:52des projets de loi
07:52les plus importants
07:53de la fin de ce quinquennat.
07:55On en parle très peu
07:56et lorsqu'on en parle,
07:57on ne sait pas en parler.
07:58Alors, il y a eu
07:59la loi Yadam, rappelez-vous,
08:00il y a quelques mois.
08:01Donc, c'est une loi
08:02pour lutter contre
08:02les formes nouvelles
08:03d'antisémitisme.
08:04On avait constaté
08:04que c'était une loi
08:05qui, malgré ses bonnes intentions,
08:07portait de nombreux dérapages.
08:09Alors, Aurore Berger,
08:11jamais, comment dire,
08:13jamais étrangère à l'idée
08:14d'avoir peut-être
08:14une mauvaise idée
08:15en ces matières
08:16sans pas se dire...
08:18Je suis injuste, probablement,
08:19mais puisqu'elle porte
08:20cette loi inquiétante,
08:21je me permets
08:21de la piquer amicalement.
08:23Qu'est-ce que j'entends par là?
08:24C'est que le projet de loi
08:25de Mme Berger
08:27reprend la loi Yadam,
08:28mais la radicalise.
08:29La radicalise comment?
08:31En disant, bon,
08:32il faut étendre
08:32le domaine de la condamnation
08:34des discours haineux,
08:35des discours racistes,
08:36des discours antisémites,
08:37très bien, on comprend.
08:38Mais ce qu'on voit aussi,
08:40c'est qu'il doit être associé
08:42à cela une peine
08:43d'inéligibilité possible.
08:44Vous comprenez l'idée?
08:46En ce moment,
08:47on a la séquence Le Pen
08:47et on constate
08:48que les peines d'inéligibilité
08:49sont des peines catastrophiques
08:51parce que ça consiste,
08:52en fait,
08:52à bannir une figure
08:53de la vie publique,
08:54à priver le peuple
08:55du choix de ses candidats.
08:57Mais plus encore,
08:58ici, on voit que,
08:59sachant que dans notre société,
09:01la définition du racisme
09:02ne cesse de s'étendre,
09:03elle ne cesse de s'étendre
09:04dans tous les domaines,
09:06eh bien, cette loi
09:06va permettre, en fait,
09:07de rendre inéligibles
09:09tous ceux qui,
09:09d'une manière ou de l'autre,
09:11critiqueraient,
09:11de manière un peu vive,
09:14l'immigration massive
09:15ou encore qu'ils feraient
09:16des liens entre
09:17immigration et insécurité
09:18ou encore qu'ils constateraient
09:19que peut-être,
09:20c'est une hypothèse,
09:21ce n'est pas la mienne,
09:22que l'islam est incompatible
09:23avec la civilisation européenne.
09:25Ça peut aller très loin.
09:26Donc, premier élément,
09:28judiciarisation de la parole publique.
09:29Est-ce qu'on a vraiment
09:30encore besoin
09:30de plus de juges
09:32pour nous dire
09:32ce qu'on a le droit
09:33de dire ou non?
09:34Est-ce qu'on est encore
09:34une société libre?
09:36Deuxième élément,
09:37un pouvoir croissant
09:38aux associations antiracistes
09:39dont le travail consiste
09:40à avoir toujours plus
09:41de racisme partout
09:42en élargissant sans cesse
09:43la définition du racisme.
09:45Et là, on leur donne
09:45plus d'argent
09:46et plus de moyens
09:47pour intervenir.
09:48Troisième élément,
09:49la possibilité,
09:50donc, je l'ai dit,
09:50de condamner
09:50pour une élégibilité.
09:52Alors, dans les faits,
09:53qu'est-ce que ça veut dire?
09:53Ça veut dire
09:54qu'on bannit juridiquement
09:55l'opposition.
09:56Alors, dans l'esprit
09:57de Mme Berger,
09:57c'est pour ça que je disais
09:58que je vais la piquer amicalement,
09:59son idée,
10:00c'est de combattre,
10:01si je comprends bien,
10:03LFI et les formes nouvelles
10:04de racialisme
10:05et d'antisémitisme
10:06qui viendraient de ce parti.
10:09Et, d'ailleurs,
10:10l'antisémitisme nouveau
10:11aujourd'hui viendrait de là.
10:13Dans les faits,
10:14il faut seulement savoir
10:15que cette loi
10:15va se retourner,
10:16comme d'habitude,
10:17contre le camp national,
10:18contre la droite nationale,
10:19parce que quand on regarde
10:20la vie publique,
10:21le camp national
10:21est toujours accusé
10:22de racisme,
10:23de xénophobie.
10:24Vous voulez stopper
10:25l'immigration.
10:26Certains parlent
10:26de remigration aujourd'hui.
10:27Je ne le fais pas moi-même,
10:28mais certains parlent de ça.
10:29Est-ce qu'ils doivent
10:30se retrouver devant les tribunaux
10:31pour cela?
10:32Est-ce qu'ils doivent être
10:33condamnés à l'inéligibilité
10:34pour cela?
10:35Soit dit en passant,
10:36en Allemagne,
10:36en ce moment,
10:37avec l'AFD,
10:38il y a un projet très net
10:39de condamner à l'inéligibilité
10:41les gens de l'AFD
10:41parce qu'ils sont condamnés
10:42pour propos haineux.
10:43Donc, globalement,
10:45l'idée,
10:45c'est de rendre
10:47pratiquement
10:47l'Éric Zemmour
10:49inéligible
10:49et peut-être demain
10:50certaines figures du RN
10:51parce que ce sont eux
10:52qui se font traiter de racistes.
10:53Et j'ai eu l'occasion
10:54de poser la question
10:55à Mme Berger
10:55quand je l'interview
10:56et Grand Rendez-vous
10:56il y a peut-être deux semaines.
10:58J'ai dit la fameuse
10:59théorie conspirationniste
11:00et raciste du grand remplacement.
11:02Bon.
11:02Quelqu'un qui parle
11:03du grand remplacement,
11:03on l'accuse de racisme
11:04partout dans la vie publique.
11:06Quelqu'un qui,
11:06dans la vie publique,
11:07dirait,
11:08il y a un grand remplacement.
11:09Est-ce que cette personne,
11:10accusée de racisme toujours,
11:11pourrait se présenter
11:12aux élections
11:13ou serait inéligible?
11:14Et elle a répondu
11:15en disant,
11:16j'espère ne pas mal
11:17rendre compte de sa réponse,
11:18que juridiquement,
11:19le grand remplacement
11:20n'était pas considéré
11:21comme du racisme.
11:22J'espère ne pas être...
11:23Mais ce qui est intéressant,
11:24c'est que dans son discours,
11:26quand on voit concrètement
11:27les personnes
11:28qui pourraient être frappées,
11:28le type de discours
11:29qui pourrait être condamnée
11:30à l'inéligibilité,
11:31elle bat en touche.
11:32Par ailleurs,
11:33par ailleurs,
11:34voyant cela,
11:34je me demande
11:35si une telle loi
11:35ferait en sorte
11:36que Jean-Luc Mélenchon,
11:37qui parle de tout blanc,
11:37tout moche,
11:38à propos des Européens,
11:39est-ce qu'il faudrait
11:39le frapper d'inéligibilité?
11:41J'ai peu de sympathie
11:42pour M. Mélenchon,
11:43mais l'idée de le frapper
11:44d'inéligibilité,
11:45parce que dans son discours,
11:46il y a une forme
11:46d'aversion reconduite
11:47envers les Français
11:48de souche,
11:49selon plusieurs.
11:49Je ne pense pas
11:50que ce serait une bonne idée.
11:51On va parler aussi
11:52de l'antiracisme
11:53comme une des expressions
11:54du wokisme.
11:55Et ce wokisme,
11:56justement,
11:57il va s'inviter
11:57dans nos salles de cinéma
11:59cette semaine.
11:59Oui, alors c'est mercredi,
12:01sort l'Odyssée
12:01de Christopher Nolan.
12:02Alors Nolan,
12:03cinéaste assez génial quand même,
12:05donc ça vaut la peine
12:05de le dire.
12:06Et là,
12:07il y a une polémique en ce moment.
12:08Donc, je n'ai pas vu le film,
12:09évidemment,
12:09il n'est pas sorti,
12:10mais je m'intéresse
12:11aux polémiques
12:11qui entourent
12:12la sortie du film.
12:13Premier élément
12:14dans ce film,
12:15ce qu'on voit,
12:16c'est une volonté
12:16de redéfinir le paysage
12:18ethno-culturel
12:19de la Grèce antique
12:20selon les critères
12:21de la société diversitaire
12:22contemporaine.
12:23Donc, qu'est-ce qu'il y a
12:23derrière ça?
12:24Ce n'est pas simplement
12:24la liberté artistique
12:25de l'auteur
12:26qui veut se représenter
12:27Hélène de Troyes
12:28telle qu'il la souhaiterait,
12:29mais dans les faits,
12:30il s'agit d'effacer
12:31le souvenir
12:32de la civilisation occidentale
12:34telle qu'elle fut toujours
12:35avant l'immigration de masse
12:36depuis une quarantaine d'années.
12:38Donc, il s'agit de réécrire
12:39les mythes,
12:40il s'agit de réécrire
12:41l'imaginaire,
12:42il s'agit de détruire
12:42l'imaginaire
12:43en implantant
12:43un imaginaire nouveau,
12:45tout comme certains
12:45veulent le faire
12:46avec Tolkien,
12:46soit dit en passant.
12:47Si on refaisait aujourd'hui
12:48Le Seigneur des Anneaux
12:49en trois tomes
12:50au cinéma,
12:52je pense que Peter Jackson
12:53serait obligé de le faire
12:54sur le mode woke
12:55et diversitaire.
12:56Il faudrait changer
12:56le visage des personnages.
12:59Ensuite,
12:59donc le wokisme
13:00n'est pas mort,
13:00en un mot.
13:01On utilise moins souvent
13:02le mot,
13:02mais le wokisme
13:02est encore très fort.
13:04Deuxième élément,
13:04la bêtise triomphante.
13:06Mme Lupita Nyong'o,
13:08qui incarne
13:08Hélène de Sparte
13:09en passant,
13:10nous a expliqué
13:10à propos de l'Odyssée.
13:11Elle a découvert
13:12un peu tardivement
13:13l'Odyssée.
13:13C'est une lecture
13:14récente chez elle.
13:15Elle trouve que ça manque
13:16quand même
13:16de perspectives féminines.
13:18Ce homère
13:18n'est pas assez féministe.
13:20C'est qui ce type
13:21homère Simpson peut-être?
13:22On ne sait pas.
13:23Qui est cet homère
13:24étrange qui,
13:25dans son livre,
13:26n'accorde pas
13:26une place suffisante
13:27aux perspectives féminines?
13:29J'ai lu ça
13:29en me disant
13:30que la bêtise
13:31lorsqu'elle devient
13:35indépassable.
13:35Mais je terminerai
13:36en me disant par ailleurs,
13:37je laisse de côté
13:38cette question un peu
13:39idiote qu'elle a posée
13:40et de manière plus concrète.
13:41Est-ce qu'on pourrait
13:42raconter demain?
13:43Est-ce qu'on raconte
13:44l'histoire occidentale
13:45dans le cinéma ou non?
13:46Est-ce qu'on pourrait
13:47encore raconter
13:48la bataille de Poitiers
13:49en disant que nous avons gagné?
13:50Que c'est bien
13:50qu'on ait gagné
13:51et que Charles Martel ait gagné.
13:52Est-ce qu'on pourrait
13:53encore raconter
13:53les croisades
13:54sans se maîtriser soi-même?
13:55Peut-on encore
13:56se réjouir de notre victoire
13:57dans la bataille de l'Épente?
14:04Vier de la découverte
14:05de l'Amérique
14:05et de l'expansion européenne
14:07et de la fondation
14:07des États
14:08qu'elle a rendue possible,
14:09la réponse à cela
14:10c'est généralement non.
14:11Oui, j'avais anticipé.
14:13Vous avez compris,
14:13mes questions étaient rhétoriques.
14:15Mais devant cela,
14:16qu'est-ce qu'on voit?
14:17Eh bien, la capacité
14:18d'autodestruction
14:18du monde occidental
14:19est encore très vive.
14:21Si ce n'est pas
14:21une autodestruction,
14:22c'est plutôt
14:22une destruction programmée
14:23par des élites
14:24qui ont perdu la tête.
14:25Merci Mathieu.
14:26Et je crois que justement,
14:27Arthur, ça vous fait aussi
14:28réagir toutes ces polémies
14:31qui commencent à émerger
14:32sur ce film.
14:33C'est surtout la déclaration
14:34de la comédienne.
14:35J'étais passé à côté.
14:37Mathieu m'a dit
14:37C'est dommage.
14:38Et en fait,
14:39j'avoue que ça m'a beaucoup fait rire.
14:40Alors ce qui est rassurant,
14:41c'est que ça prouve
14:42qu'une cruche
14:42peut parfaitement réussir
14:43à Hollywood.
14:43Ça m'en rassurer plus d'une.
14:45Mais surtout,
14:45il y a une manière
14:46de comprendre
14:46sa déclaration lumineuse.
14:48Et la première,
14:49c'est qu'elle reproche
14:49à l'Odyssée
14:50de raconter principalement
14:52l'histoire d'Ulysse.
14:53Bien vu, Sherlock.
14:54C'est comme si vous disiez
14:55à Netflix
14:56The Crown,
14:57il y a un peu trop
14:58d'Elisabeth II.
14:58On va en enlever.
14:59Mais ça,
14:59personne ne le dirait.
15:00Ou de dire à Flaubert
15:01il manque le point de vue
15:02de Charles dans Madame Bovary.
15:04C'est un peu gênant.
15:04Alors, je comprends
15:05devant le tribunal
15:06de la représentation,
15:07ça fait smart.
15:07Mais quand on passe
15:08la porte du tribunal,
15:09on devient le roi des toquins
15:10en deux minutes.
15:11En revanche,
15:12si elle veut dire par là
15:13qu'Omer n'offre pas
15:14cette place aux femmes
15:15ou les marginalisent,
15:17là, il y a un petit problème.
15:18Parce que,
15:19pour ceux qui se rappellent,
15:20le pauvre Ulysse,
15:22il n'arrive que
15:22dans le champ 5, déjà.
15:24Parce qu'après,
15:24l'invocation de la muse,
15:25ça commence par Athéna
15:27qui prend en main
15:28le destin d'Ulysse.
15:29Elle le lance,
15:30elle le protège,
15:31voilà.
15:31Et puis,
15:32elle pousse même Télémax,
15:33donc le fils d'Ulysse
15:33allait le chercher.
15:34Et je ne crois pas
15:35me souvenir que la DRS,
15:36il fait une transition
15:37de genre avant
15:37et qu'en fait,
15:38c'était un homme
15:38dans le bouquin,
15:39dans le poème.
15:41Et c'est qu'ensuite,
15:43Ulysse arrive,
15:44et c'est qu'il y a d'abord
15:45Pénélope qui arrive
15:45et ensuite Ulysse après.
15:47Et en fait,
15:48tout le voyage d'Ulysse,
15:527 ans,
15:53qui va lui dire
15:53« tu vas devenir immortel ».
15:54Vous avez Circé
15:55qui devient son allié
15:56qui va lui indiquer la route.
15:57Vous avez même Nocica
15:58qui le recueille à poil
15:59après son naufrage
16:00et pour le remettre
16:00sur la bonne route.
16:01Vous avez la reine Arce.
16:02Et puis,
16:02vous avez aussi Pénélope.
16:04Alors,
16:04à entendre cette comédienne,
16:06on a l'impression
16:06que Pénélope,
16:07pendant les années,
16:08elle attend tranquillement
16:09Ulysse dans sa cuisine
16:10en train de faire le ménage.
16:11Alors,
16:11en fait,
16:12non,
16:12pendant des années,
16:12il use de stratagèmes
16:13pour piéger
16:15ou essayer de détourner
16:17les multiples prétendants
16:18qu'il veut le récupérer.
16:19Et lorsque son mari revient,
16:21qu'il est plus lessivé
16:22qu'un torchon
16:22dans le ménage,
16:24forcément,
16:24parce que dans tout le film,
16:26si vous voulez,
16:27il est guidé,
16:28sauvé,
16:28retenu,
16:29emmerdé,
16:29torturé par des femmes.
16:30Donc,
16:30le type,
16:30il revient,
16:31il ne ressemble plus à rien.
16:32Donc,
16:32forcément,
16:33Pénélope,
16:33elle arrive,
16:33elle dit
16:34« est-ce que c'est vraiment Ulysse ? »
16:35Hop,
16:35dans le lit conjugal
16:36pour vérifier.
16:36Donc,
16:37si vous voulez,
16:37toutes les femmes
16:38structurent le récit d'Ulysse.
16:40Ce qui est amusant,
16:41c'est que la comédienne,
16:42elle reconnaît
16:43« je ne savais pas très bien
16:43ce que c'était que l'Odyssée. »
16:45Bon,
16:45on m'a fait un cours accéléré.
16:46Ce sera bien,
16:47bravo,
16:48découvrir au maire,
16:48c'est très bien.
16:49Mais,
16:49bon,
16:50vos conseils,
16:51on va attendre un peu.
16:52Et puis,
16:52vous allez peut-être faire le cours
16:53en accéléré
16:54et le terminer au ralenti
16:55pour bien tout comprendre.
16:57Et puis là,
16:57après,
16:57une fois que ce sera terminé,
16:58on va aller glisser du belet.
16:59Là,
16:59on va s'amuser.
17:00Heureux qu'il communie,
17:01ça fait un beau voyage.
17:02Et puis,
17:02retourner plein d'usages
17:04et raisons,
17:04vivre entre ses parents
17:05et le reste de son âge.
17:06L'apologie de la remigration,
17:08ça lui fait un peu bizarre.
17:09On verra ce que ça donne
17:10sur les écrans.
17:12Ce mercredi,
17:13pour le deuxième édito,
17:14on va parler maintenant
17:15de tchat contrôle.
17:16On en avait parlé
17:17déjà il y a quelques mois.
17:18Je le rappelais,
17:19c'est un projet
17:20qui permet au pouvoir public
17:21de scanner l'ensemble
17:22des conversations cryptées,
17:24normalement pour lutter,
17:25notamment contre la pédocriminalité
17:27ou le narco-trafic.
17:28Et Mathieu,
17:29on croyait ce projet disparu.
17:31Eh bien non,
17:31lui aussi,
17:32il est revenu au Parlement européen.
17:33Je vous épargne le détail
17:35parce que c'était,
17:35franchement,
17:36c'est une complication infinie
17:37la description du traitement
17:38de ce dossier
17:38au Parlement européen
17:39cette semaine.
17:40Mais j'irai sur l'essentiel.
17:42Nous sommes devant un projet
17:43porté par la technostructure
17:44européenne
17:45qui globalement
17:46entend développer
17:47une infrastructure
17:48de surveillance généralisée
17:50au nom de la lutte,
17:51fort légitime,
17:52c'est le moins qu'on peut dire,
17:53contre la pédocriminalité.
17:57Moi, ce que je note ici,
17:58c'est qu'au nom des exigences
17:59les plus nobles moralement,
18:01on cherche dans les faits
18:02à mettre en place
18:03une structure
18:03qui demain
18:05pourra servir
18:06à tout autre chose
18:07que cela.
18:08Alors, vous me direz peut-être,
18:09mais non,
18:10le pouvoir ne fera pas ça.
18:11Le pouvoir a dit
18:11qu'ils ne l'utiliseront
18:12que pour la pédocriminalité.
18:15Et c'est à ce moment
18:15que j'invite tout le monde
18:16à développer un petit réflexe,
18:18je ne dirais même pas
18:19de texan,
18:19je dirais un réflexe,
18:21mais d'Américains
18:22perdus quelque part
18:23dans l'Ouest
18:23qui dit
18:24« back off ».
18:25qui dit
18:26« à l'État,
18:27je ne vous crois pas,
18:28je ne vous fais pas confiance.
18:30Lorsqu'on vous confie
18:31le moindre pouvoir,
18:32vous vous demandez
18:32immédiatement le lendemain
18:33de quelle manière
18:34en faire un usage
18:35autre et plus généralisé. »
18:38Donc, quel est l'enjeu ici ?
18:39C'est dans une société
18:42intégralement numérisée,
18:43une société
18:43qui nous conduit
18:44demain
18:45vers l'euro numérique
18:47et tout ça,
18:48est-ce qu'il est encore possible
18:49de conserver
18:50la possibilité,
18:52la possibilité même
18:53de la vie privée.
18:55Alors, je note
18:56premier élément
18:56l'acharnement
18:57de la technostructure.
18:58Le Parlement dit non,
18:59on l'impose encore.
19:00Le commun des mortels
19:01dit non,
19:01on l'impose encore.
19:02Donc, la volonté démocratique
19:04est vue comme un obstacle
19:06temporaire à balayer
19:07pour en arriver enfin
19:08à l'imposition
19:09de cette société
19:10de surveillance généralisée.
19:12Et au-delà,
19:12donc, je l'ai dit
19:13de la question
19:13de la pédocriminalité,
19:14demain,
19:15on va chercher
19:15à scanner les messages.
19:16J'en suis certain,
19:17j'en suis certain,
19:18on va chercher
19:18à scanner les messages
19:19portant sur toute autre chose.
19:21Seulement,
19:22soit dit en passant,
19:23pas seulement les messages
19:23d'individus soupçonnés
19:25et qu'on vous déciderait
19:27de placer sous surveillance.
19:29Non.
19:29Tout le monde,
19:30on présuppose
19:31que tout le monde
19:31est potentiellement coupable.
19:33Donc, on cherchera
19:33à repérer
19:34dans les conversations privées
19:35la haine.
19:36On cherchera
19:37à repérer
19:37la désinformation.
19:39On cherchera aussi,
19:40demain,
19:41donc je pense que globalement,
19:42le domaine de l'extension
19:43du contrôle de la parole privée
19:44va aller très, très loin.
19:46On va nous dire
19:47que pour sauver la démocratie,
19:48il faut empêcher les gens
19:49de s'envoyer des fake news.
19:50Pour sauver la démocratie,
19:51il faut empêcher les gens
19:51de s'envoyer des propos haineux.
19:53Pour sauver la démocratie,
19:54il faudrait en fait
19:55limiter considérablement
19:56ce qui peut se dire
19:57en privé.
19:59Autre élément,
19:59par ailleurs,
20:00puisqu'on va flécher demain,
20:01d'une manière ou de l'autre,
20:02avec l'euro numérique
20:03et ainsi de suite
20:03et tout ce qui relève
20:04de l'identité numérique,
20:05puisqu'on pourra flécher
20:06l'ensemble de vos achats,
20:07nous pourrons savoir,
20:08par exemple,
20:08sans que vous n'en disiez un mot,
20:09que vous êtes une passionnée
20:10de la monarchie britannique.
20:11Pourquoi?
20:12Parce que le système,
20:13s'il le veut,
20:14saurait de quelle manière,
20:15selon vos achats,
20:15quelle est votre vie.
20:17Et de ce point de vue,
20:19on pourrait dire
20:19que le prochain maquis,
20:21s'il faut en prendre un jour,
20:22sera un maquis numérique.
20:23Et justement,
20:24parce qu'on dit souvent
20:25que ceux qui doivent craindre
20:26ce chat de contrôle
20:27sont ceux qui ont quelque chose
20:29à se reprocher,
20:30finalement,
20:30ce n'est pas le cas.
20:31Ah non, non, non, non, non, non.
20:32Ça, c'est l'erreur des débutants.
20:34C'est l'erreur du progressiste naïf
20:36et le cocu content
20:38d'étant présent.
20:39Donc, globalement,
20:39qu'est-ce qu'on a?
20:40On a un pouvoir
20:41qui toujours peut décider
20:42que vous avez quelque chose
20:43à vous reprocher.
20:44On a un pouvoir
20:44qui toujours,
20:45quelles que soient les circonstances,
20:46peut dire,
20:47ah, ça, vous pensez
20:48que c'est normal,
20:48mais finalement,
20:49ça ne l'est pas.
20:50Autrement dit,
20:51je dirais,
20:51la logique du pouvoir
20:52dans notre société
20:53est une logique
20:54qui peut toujours considérer
20:56que ce qui était normal
20:57la veille
20:57est désormais pathologique
20:59aujourd'hui
20:59et qui se donne
21:00les moyens
21:00de l'éradiquer.
21:02De ce point de vue,
21:02par ailleurs,
21:03je me demande,
21:03disant tout cela,
21:04si je ne crie pas
21:05dans le désert,
21:06comme dirait l'autre.
21:06Ça m'arrive.
21:07Pourquoi?
21:08Parce que le commune
21:09des mortels aujourd'hui
21:10n'aimeraient tant
21:10qu'exposer sa vie
21:11en toutes circonstances.
21:13Le commune des mortels
21:14affiche sa vie
21:15dans le moindre détail.
21:15Il veut qu'on sache
21:16dans quel resto
21:16il s'est retrouvé,
21:17dans quelle ville
21:18il se retrouve.
21:19Il veut qu'on le géolocalise
21:20en permanence.
21:21Vous vous rendez compte
21:21qu'on vit dans un monde
21:22où les gens
21:23se sont donnés le droit
21:23de se tracer
21:25en toutes circonstances.
21:26Je peux savoir
21:26où vous allez,
21:27dans quelles circonstances,
21:28avec qui,
21:29à quel endroit,
21:29si vous espionnez quelqu'un,
21:31de quelle manière
21:31si vous l'espionnez.
21:32C'est quand même exceptionnel
21:34cette logique-là.
21:35Donc,
21:35la bonne vieille morale
21:37demeure,
21:38me semble,
21:38devant cela.
21:39On dit souvent
21:40« pour vivre heureux,
21:42vivons cachés ».
21:43Mais vivre cachés,
21:44cela ne veut pas dire
21:45simplement qu'on se dérobe
21:46au regard du grand État.
21:47C'est-à-dire que la vie privée
21:49est un domaine
21:49à sacraliser.
21:51La vie privée
21:51est un domaine
21:52à sanctuariser.
21:53Mais elle ne doit pas
21:54seulement être sanctuarisée
21:55juridiquement
21:56en rappelant à l'État
21:57qu'il n'a pas
21:57à se mêler
21:58de notre intimité.
21:59Elle doit être sanctuarisée
22:00dans nos propres
22:00comportements privés.
22:02Si le commune immortel
22:03n'avait pas le souci
22:03de se transformer
22:04en personnage
22:05du Big Brother
22:05des temps présents,
22:06ce serait peut-être
22:07plus compliqué
22:07pour les passionnés
22:08de chat-control
22:08de décider de flanquer
22:11leur caméra
22:11dans nos caleçons.
22:13Merci.
22:14Mathieu,
22:14c'est vrai que les deux éditos
22:15finalement se rejoignent.
22:16Ce sont ces textes
22:17avec des intentions
22:18qui peuvent sembler
22:20parfaitement louables
22:20dans l'intention initiale.
22:22Toute la question,
22:22évidemment,
22:23c'est les dérives
22:23et l'utilisation véritable
22:25qui peut en être faite.
22:26Et puis comment ça se passe ?
22:27Parce que pour comprendre
22:27la chronologie,
22:28il faut avoir fait
22:29Polytechnique,
22:29Sciences Po,
22:30Lénard.
22:30C'est fait pour qu'on ne comprenne pas.
22:32Vous avez un premier dispositif
22:32qui est adopté en 2021
22:33avec une large majorité
22:35prolongé une première fois
22:36en 2024.
22:37Ça arrive à échéance.
22:38Donc la commission propose
22:40de prolonger
22:41à nouveau le dispositif.
22:42Là, vous avez le Parlement
22:43qui dit non.
22:45Les gouvernements réunis
22:46au Conseil
22:46l'ont remis en circulation.
22:48Ensuite,
22:48le Parlement vote
22:49une procédure d'urgence
22:50pour qu'il aille plus vite
22:51et qu'il passe par
22:51le pouvoir des commissions.
22:53Et ces gens qui votent
22:53vont voter non ensuite.
22:54Moi, je n'ai rien compris.
22:56Donc résultat,
22:56le truc est adopté,
22:57mais avec une majorité
22:58relative de contre.
23:00Donc une majorité dit non.
23:01Mais il fallait
23:01une majorité absolue.
23:02Donc en fait,
23:03après,
23:03quand je vois ça de l'Europe,
23:04je ne m'étonne pas
23:04qu'il y ait des lois
23:05complètement absurdes
23:06qui arrivent en France.
23:06Mais je me demande quand même
23:08si ce n'est pas un peu volontaire.
23:09Bref,
23:10mais si on passe sur le fond,
23:11je fais un rapprochement
23:12avec la loi Berger,
23:13évidemment.
23:14Comme toutes les lois,
23:15moi, dès qu'il y a une loi,
23:15je regarde deux choses.
23:16C'est qui l'a pondue
23:17et quelles sont
23:17toutes les conséquences possibles.
23:19Alors,
23:19pour la loi Berger,
23:20comme son nom l'indique,
23:21c'est Horace Berger.
23:22Et pour Chat Control,
23:23vous vous rappelez,
23:24c'est l'ex-commissaire,
23:24il va de Johansson,
23:25la suédoise,
23:26la Mélenchon version suédoise.
23:28Bon,
23:28donc ce genre de profil,
23:29que ce soit Mme Berger
23:30ou Mme Johansson,
23:31on propose ce genre de loi
23:32avec danse du ventre,
23:33cocktail, champagne,
23:34comme au ministre délégué
23:36du Parlement.
23:37Et puis,
23:37ils disent que c'est pour notre bien.
23:39Moi,
23:39j'ai toujours le sentiment
23:41désagréable d'être un obèse
23:41lâché dans une tribune cannibale.
23:43C'est pour rebondir.
23:44Ouais,
23:44ouais,
23:44vas-y.
23:45Et donc,
23:46le problème,
23:47c'est qu'en effet,
23:48lutter contre la pédocriminalité,
23:49contre l'antisémitisme,
23:51contre le racisme,
23:52tout le monde dit oui.
23:53Et puis,
23:53c'est le piège.
23:53Si vous votez contre,
23:54vous avez une pancarte dans le dos
23:55soit de pédophiles,
23:56soit d'antisémites,
23:56soit de racistes.
23:57En politique,
23:58c'est pas génial.
23:59Mais le problème de la loi,
24:00c'est évidemment que ça ouvre
24:01une possibilité.
24:02Donc,
24:02Chat Control,
24:03c'est une brèche
24:03vers le contrôle des conversations.
24:05La loi Berger,
24:06c'est un nouveau délit
24:07sur les propos haineux
24:08et la haine,
24:08elle a comme horizon l'infini.
24:10Donc,
24:11on peut faire ce qu'on veut.
24:12Donc,
24:12évidemment,
24:13mais non merci,
24:14je n'ai aucune confiance
24:15en ces gens-là
24:15pour leur filer
24:16le moindre millimètre carré
24:17et de ma liberté
24:18et de ma souveraineté.
24:19Merci beaucoup
24:20à tous les deux.
24:21On va marquer une pause
24:22dans ce Face à Boc-Côté
24:23et on reviendra,
24:24je vous le disais,
24:24avec le philosophe
24:25Vincent Cousière
24:26pour son livre
24:27Marine Le Pen
24:27comme je l'imaginais.
24:28Restez avec nous
24:29à tout de suite.
24:33On se retrouve
24:34pour la deuxième partie
24:35de Face à Boc-Côté.
24:36Nous accueillons ce soir
24:37Vincent Cousière
24:38pour son ouvrage
24:39Marine Le Pen
24:40comme je l'imaginais.
24:41Évidemment,
24:42c'est l'actualité.
24:43Pourquoi avoir choisi
24:44de le recevoir ce soir,
24:45Mathieu ?
24:45Effectivement,
24:46l'actualité exigeait
24:48de revenir sur Marine Le Pen
24:49mais je dirais
24:49au-delà de la polémique du jour,
24:51au-delà du traitement
24:52des querelles
24:53des uns et des autres.
24:54Et Vincent Cousière
24:54dans ce livre
24:55en fait réfléchit
24:57au parcours de Marine Le Pen
24:58et l'imagine
24:59par exemple
25:00en situation de rupture
25:01avec le système
25:01en 2025
25:02à sa manière
25:05volontariste,
25:05être capable
25:06de défier
25:06ceux qui veulent l'anéantir.
25:08Il confessait peut-être
25:09une certaine déception
25:10dans ce livre.
25:10J'espère ne pas me tromper
25:11en le disant
25:11mais j'ai l'impression
25:12en le lisant aujourd'hui
25:13que la Marine Le Pen
25:13telle qu'il l'espérait
25:15existe en 2026
25:16alors qu'elle n'était pas
25:17au rendez-vous en 2025.
25:18Vincent Cousière,
25:19bonsoir.
25:19Bonsoir Mathieu.
25:20Est-ce que je décris
25:21correctement,
25:22avec quelques approximations,
25:23votre état d'esprit
25:24en 2025 ?
25:26Vous suivez,
25:27vous accompagnez
25:27intellectuellement,
25:28vous regardez ce mouvement,
25:29elle vous déçoit
25:30finalement
25:30et aujourd'hui,
25:31est-ce qu'elle fait
25:32est-ce que vous auriez
25:32souhaité qu'elle fasse ?
25:34Alors,
25:34vous décrivez
25:36assez correctement
25:36mais peut-être
25:37qu'il y a un arrière-plan
25:38pour les téléspectateurs
25:39qui n'est peut-être
25:40pas évident.
25:41Qui est Vincent Cousseudière ?
25:43D'où il vient ?
25:43Pourquoi il est déçu
25:44par Marine Le Pen ?
25:45Etc.
25:46Comme le dirait
25:46les gauchistes.
25:47D'où parles-tu,
25:48Camara ?
25:48Voilà, d'où parles-tu ?
25:50Donc,
25:51effectivement,
25:51j'ai écrit plusieurs livres
25:53qui ont intéressé
25:53le Rassemblement national,
25:55éloge du populisme,
25:56éloge de l'assimilation.
25:57J'ai fait quelques conférences
25:59pour le RN
25:59et petit à petit,
26:01je me suis rapproché
26:01du RN
26:02et j'ai accepté
26:03d'être investi
26:04aux législatives
26:05de 2024
26:07comme,
26:08voilà,
26:09sans être
26:10comme membre
26:11de la société civile,
26:11on va dire,
26:12comme d'autres intellectuels.
26:14Et donc,
26:14la déception,
26:15il faut l'expliquer aussi
26:16par rapport à ça.
26:17Il y avait la déception
26:18par rapport,
26:19effectivement,
26:19aux législatives
26:20qui étaient annoncées
26:21meilleures qu'elles n'ont été.
26:23Moi-même,
26:24je n'ai pas été élu.
26:25Et puis,
26:26il y a eu la déception aussi
26:30l'effarement aussi
26:32de l'inégibité
26:33avec exécution provisoire
26:35le 31 mars 2025
26:36et la réaction
26:38de Marine Le Pen.
26:40Et c'est vrai que
26:40j'attendais peut-être
26:42une réaction
26:42un peu plus,
26:43comment dire,
26:45virulente,
26:46dont elle a montré
26:47le début
26:48puisqu'elle est sortie
26:48de la salle
26:49immédiatement.
26:50Et je dessine
26:51un scénario
26:52dans le livre
26:53où j'aurais peut-être
26:55espéré
26:55que Marine Le Pen,
26:57si vous voulez,
26:58relève le défi
26:59plus immédiatement
27:00et ne se soumette pas.
27:03Mais elle ne s'est pas
27:04soumise aussi,
27:05puisque finalement,
27:05elle ne s'est pas soumise,
27:06pardon,
27:07puisque finalement,
27:07elle s'est défendue.
27:09C'est un très grand courage
27:10aussi d'avoir,
27:12voilà,
27:13affronté
27:14les juges
27:15et tout ça.
27:16Et donc,
27:16voilà,
27:17le livre,
27:18il part un petit peu
27:19d'un scénario
27:20un peu différent
27:21où je pense
27:22qu'elle aurait peut-être
27:22pu ruer
27:23dans les brancards
27:24un peu davantage
27:26qu'elle ne l'a fait
27:28immédiatement.
27:28Mais finalement,
27:29on se retrouve finalement
27:30un an plus tard,
27:31est-ce que finalement,
27:32quand vous avez vu,
27:33il y a eu une espèce
27:34de suspense
27:35pendant quelques heures,
27:37est-ce qu'elle se présente
27:38ou non ?
27:39Est-ce que finalement,
27:40elle consent
27:40à son éjection
27:41de la vie politique ?
27:42Jordan Bardella
27:43la remplace ?
27:43Et finalement,
27:44non,
27:44elle dit
27:45je me présente
27:46contre la vie générale
27:47des juristes
27:48et finalement,
27:48elle impose
27:49son interprétation
27:49du droit
27:50selon plusieurs.
27:50Est-ce que finalement,
27:51elle entre aujourd'hui
27:52dans une logique
27:53d'insurrection,
27:54de dissidence,
27:55d'opposition frontale ?
27:56Elle n'impose pas
27:57son interprétation
27:58du droit
27:58puisque ce sont
27:59les juges eux-mêmes
28:00en appel
28:00qui ont quand même
28:02atténué
28:03très sérieusement
28:04les choses.
28:04Oui, mais par exemple,
28:05lorsqu'elle va en cassation,
28:06elle dit désolé,
28:07je me présenterai,
28:08je ne porterai pas
28:09le bracelet
28:09et il y a une forme
28:10de défi face à ceux
28:12qui cherchaient
28:12à l'exécuter juridiquement.
28:14Oui, là,
28:14elle avait dit
28:15qu'elle ne porterait
28:15pas le bracelet
28:16avant le pourvoi.
28:17Là,
28:18qu'elle le porte,
28:19ça sera peut-être
28:20peut-être sur quelques semaines,
28:23on n'en sait rien,
28:24mais comment dire,
28:27l'idée,
28:28c'est,
28:29la question
28:30que je me suis posée,
28:31c'est,
28:32est-ce qu'il n'aurait pas
28:33fallu immédiatement
28:38ne pas,
28:39comment dire,
28:39déclarer sa candidature
28:41et ne pas immédiatement
28:42faire dépendre
28:43cette candidature
28:44finalement
28:45du jugement ?
28:47Bien sûr
28:48qu'in fine,
28:50ça dépend du jugement,
28:52mais est-ce qu'il n'aurait pas
28:52fallu tout de suite
28:54marquer les choses,
28:55si vous voulez,
28:56plutôt que de rentrer
28:58dans ce plan B,
29:00que je critique un peu,
29:02le plan B,
29:03le plan Bardella,
29:04est-ce que ce plan
29:05était véritablement,
29:07comment dire,
29:10affirmatif ?
29:11Ou est-ce que
29:11ce n'était pas finalement
29:12un peu désespéré
29:13parce qu'on avait
29:14l'impression d'être
29:15face à une impasse
29:16judiciaire future ?
29:18Et donc finalement,
29:18aujourd'hui,
29:20on se retrouve un peu
29:21dans la situation
29:22que j'avais espérée
29:23dès le 31 mars 2025
29:25au soir,
29:26puisque je fais
29:27un petit scénario fiction
29:28où j'imagine
29:29Marine Le Pen
29:30venir au journal
29:31de TF1
29:32et dire
29:33je suis candidate,
29:36je vais en appel,
29:38etc.,
29:38on verra ce que donne
29:39l'appel,
29:40mais je suis candidate.
29:42Voilà.
29:42Arthur Levatrigan.
29:43Il y a une nouvelle donnée
29:45dans l'histoire politique
29:46française
29:46qui vient de l'étranger,
29:48c'est Donald Trump.
29:49C'est-à-dire que
29:49Donald Trump a montré
29:50qu'on pouvait faire
29:51une politique en disant
29:52je vais combattre le système
29:53qui ne veut pas de moi,
29:55gagner,
29:56donc c'est-à-dire
29:56décomplexer des gens,
29:57mais en même temps
29:58la phase Trump
29:59de gouvernement,
30:00c'est un peu
30:01le théâtre antifasciste
30:03qui reprend un peu
30:05du mus,
30:06parce que les gens disent
30:06regardez,
30:07Trump là-bas,
30:07ce qu'il fait,
30:09c'est ce qui peut arriver
30:10en France.
30:10Est-ce que la donnée Trump
30:12n'est pas sous-estimée
30:14si un candidat
30:15comme Marine Le Pen
30:16ou comme un autre
30:18accepterait
30:18ou carrément
30:20d'affronter le système
30:21et de dire
30:21j'y vais à la Trumpienne ?
30:23Voilà.
30:24Si elle s'était
30:24déclarée candidate,
30:26c'était sous réserve
30:27de ce qui allait se passer
30:28en appel.
30:29Vous voyez ce que je veux dire ?
30:32Il ne s'agit pas
30:33de complètement
30:36ne pas respecter
30:37les juges,
30:38etc.
30:38Mais rien ne l'empêchait
30:39de dire
30:40je suis candidate
30:41sous réserve
30:43de l'appel,
30:43etc.
30:44Mais bon,
30:44ça,
30:44on s'en fiche finalement,
30:45c'est un peu secondaire maintenant.
30:47Finalement,
30:48les choses maintenant
30:48reviennent un petit peu
30:49à ça
30:50puisque finalement,
30:52les juges ont ouvert
30:53une porte
30:55en réduisant
30:56finalement
30:56l'indigérabilité
30:58qui est acquise
30:59maintenant.
31:00Après,
31:00la question,
31:01c'est le bracelet électronique
31:02si le pourvoi
31:04est rejeté,
31:05etc.
31:05Donc,
31:06il y a quand même
31:06un bras de fer
31:07qui s'est fait.
31:08Mais faire un bras de fer,
31:09ça ne veut pas dire
31:09qu'on remet en cause
31:11totalement la justice,
31:12etc.
31:13On fait monter
31:13la pression
31:14sur les juges,
31:15elle aurait pu le faire
31:15à l'époque,
31:17elle le fait maintenant
31:17et c'est une très bonne chose.
31:20Alors,
31:21je reviens,
31:21vous avez écrit
31:22plusieurs ouvrages,
31:23l'un d'entre eux,
31:23Éloge du populisme,
31:24vous avez cherché
31:25à comprendre
31:25ce type de protestation,
31:27ce type de mouvement politique
31:28qu'on appelle
31:29en Occident populisme,
31:30conservateur,
31:31identitaire.
31:31Les termes sont nombreux
31:32pour se désigner
31:33globalement
31:33la même mouvance.
31:34L'ERN,
31:36à vous lire,
31:36n'est pas un parti
31:37comme les autres exactement.
31:39Il porte quelque chose d'autre.
31:40Vous refusez le stigmate
31:41d'extrême droite.
31:43Quel est le moteur
31:44aujourd'hui
31:44du Rassemblement national
31:45pour vous ?
31:46Alors,
31:47je dirais que
31:47dans mon livre,
31:49c'est surtout Marine Le Pen
31:50qui n'est pas,
31:51comment dire,
31:52une femme politique
31:54comme les autres.
31:56mon livre est très centré
31:57sur Marine Le Pen.
31:59Je m'intéresse beaucoup
32:00à sa personnalité.
32:02Je m'intéresse aussi
32:03au fait
32:04qu'elle ait une telle popularité,
32:06qu'elle incarne quelque chose.
32:08Elle a un style
32:09qui est un petit peu,
32:11si vous voulez,
32:11en rupture
32:12avec le style
32:13des hommes politiques
32:15énarques
32:18qui apprennent
32:19leurs fiches,
32:20etc.
32:20Elle a le cuir dur,
32:22elle a vécu
32:22énormément de choses.
32:23Donc,
32:24il y a déjà
32:25quelque chose
32:26qui tranche
32:26au niveau
32:27du style,
32:28du style politique.
32:30Ensuite,
32:31il y a,
32:31sur le fond,
32:33sur le fond,
32:34elle a une ligne
32:34qui est,
32:35voilà,
32:37pas union des droites,
32:39une ligne
32:40qui pourrait être
32:41gaullienne
32:42un petit peu,
32:43sans,
32:43voilà,
32:45c'est pas ni droite
32:45ni gauche,
32:46mais c'est,
32:47on prend des choses
32:47de gauche
32:48si elles sont bonnes,
32:49de droite
32:49si elles sont bonnes,
32:50et la question,
32:51c'est la nation.
32:52De Gaulle,
32:54je dois à la droite,
32:55je dois à la gauche,
32:56moi je suis pour la nation.
32:57Vous voyez,
32:58chez Marine Le Pen,
33:00que je comprenne bien,
33:01une forme d'héritière
33:02du gaullisme
33:03ou même du général de Gaulle ?
33:03Alors,
33:04pas du tout,
33:05comment dire,
33:06alors c'est là
33:06qu'il faut faire attention aussi
33:07que tout le monde
33:08se réclame du général de Gaulle.
33:10Dans mon livre,
33:11je montre aussi
33:12à quel point
33:13c'est une ambition
33:14qui est totalement,
33:16comment dire,
33:18non soutenable aujourd'hui.
33:20Marine Le Pen,
33:21d'ailleurs,
33:22ne s'en réclame pas
33:23de cette manière.
33:24Je pense qu'il faut
33:25s'inspirer de De Gaulle,
33:27s'inspirer de sa pratique
33:28de l'État,
33:29s'inspirer,
33:30si vous voulez,
33:30de sa pratique politique.
33:31Mais ça ne veut pas dire
33:32tous les jours dire
33:33je suis gaulliste,
33:34je suis le plus fidèle
33:37à De Gaulle,
33:38ce n'est pas du tout
33:38la question.
33:39La question,
33:40c'est occuper une place
33:41qui est une place vide,
33:43qui ne sera jamais,
33:44finalement,
33:46substituable.
33:47il y a une nostalgie
33:48dans le pays
33:49par rapport à ça.
33:50Vous présentez,
33:51d'un côté,
33:51il y a une nostalgie
33:52et de l'autre côté,
33:52vous présentez un pays
33:53qui est au seuil
33:54de l'effondrement
33:54en quelque sorte.
33:55Et si je vous comprends bien
33:56qu'il ne pourrait être redressé
33:57que par une volonté politique
33:59forte et incarnée.
34:00Alors,
34:00on me reproche souvent
34:01de parler du grand homme,
34:04de l'homme providentiel,
34:05etc.
34:07Dans les grands contextes,
34:09il n'y a pas le choix,
34:10dans les grands contextes,
34:11on a besoin de grands hommes.
34:12Et quand je parle
34:12du grand homme,
34:14ce n'est pas
34:14l'homme providentiel.
34:16on accepte très bien
34:17de dire qu'il y a
34:17des grands sportifs,
34:19qu'il y a des grands professeurs.
34:21Et dans le domaine politique,
34:23il y a besoin aussi
34:25de grands hommes
34:26dans ce sens-là.
34:27– Et c'est quoi
34:27la marque du grand politique ?
34:29– Sans qu'il y ait
34:29une connotation,
34:31vous voyez,
34:32providentielle,
34:32religieuse, etc.
34:33– Alors,
34:33quelle est la marque
34:34du grand homme en politique ?
34:35– D'ailleurs,
34:35ce que je dis,
34:35c'est une banalité.
34:37C'est-à-dire que
34:38Platon le disait lui-même
34:40et des philosophes
34:41plus récents.
34:43Le politique,
34:44l'art du politique,
34:45c'est quelque chose
34:46de très difficile.
34:48Platon disait,
34:49c'est à 50 ans
34:50qu'il y a un athlétisme politique,
34:52c'est-à-dire qu'il y a
34:52un entraînement
34:53pour devenir
34:53un grand politique.
34:55Et la marque du politique,
34:56c'est de savoir
34:57un petit peu
34:57avant les autres
34:59quelles sont à la fois,
35:01si vous voulez,
35:02les fins
35:03qui permettent
35:04à une nation
35:05de se développer
35:06et puis les moyens
35:07qui lui permettent
35:08cette chose.
35:09C'est ça,
35:10le politique,
35:11le grand politique.
35:11Alors Marine Le Pen,
35:13je ne dis pas
35:13qu'elle a toutes ses qualités,
35:15je dis simplement
35:16qu'elle est dans une situation
35:19où elle incarne
35:20un espoir
35:22énorme.
35:23Regardez,
35:23il y a eu 7 millions
35:24de personnes
35:24qui l'ont regardée
35:26par rapport à sa décision.
35:27Elle a une responsabilité
35:29énorme
35:30qui pèse sur ses épaules.
35:31et la question,
35:33c'est qu'est-ce qu'elle
35:35va faire de ça
35:37et est-ce qu'on peut faire
35:39sans Marine Le Pen
35:40le Rassemblement National ?
35:42Arthur Dematrigan.
35:43Vous êtes un intellectuel,
35:46vous avez pensé
35:47le populisme,
35:47vous avez écrit dessus,
35:48vous avez aussi vu
35:49ce que c'était
35:50qu'un parti politique
35:51et le Rassemblement National
35:52de l'intérieur.
35:53Deux questions,
35:54c'est est-ce que vous pensez
35:55que déjà,
35:57le Rassemblement National
35:58peut dépasser
35:59ce fameux 51 plus 1 ?
36:01C'est-à-dire casser
36:01ce mépris social
36:02qui existe depuis
36:03un certain temps
36:04parce que vous ne faites pas
36:0551 plus 1
36:05sans une partie
36:06de la bourgeoisie
36:07et ensuite,
36:08est-ce que dans le populisme,
36:10l'élan populiste
36:10qui est derrière elle,
36:11s'il n'y a pas d'élite,
36:13vous ne pouvez pas gouverner.
36:14Est-ce que c'est un parti
36:16qui a appris à former
36:17et à accepter les élites ?
36:20Je pense que c'est
36:21un des problèmes
36:22effectivement du parti
36:24et de Marine Le Pen.
36:26C'est-à-dire que c'est
36:28un parti qui,
36:30à la fois,
36:31cherche à s'ouvrir
36:33aux élites,
36:34aux intellectuels
36:35et en même temps,
36:36est quand même
36:37dans une logique
36:38qui s'explique
36:39par son histoire
36:40de méfiance,
36:42d'entre-soi
36:43et de manque d'ouverture.
36:44Donc,
36:45il y a une responsabilité
36:46du Rassemblement National
36:48dans ce manque d'ouverture,
36:49mais il y a aussi
36:50une responsabilité inverse
36:51des intellectuels,
36:53des experts
36:53qui trop souvent
36:55se pincent de nez
36:56à l'égard
36:56de Marine Le Pen
36:57et du Rassemblement National.
36:59Il y a un mépris de classe,
37:00voilà,
37:01c'est évident.
37:02Alors,
37:02justement,
37:03ça,
37:03c'est le thème
37:03que vous évoquez
37:05dans le livre
37:05quand vous parlez
37:06de votre engagement politique
37:06lorsque vous en avez eu un.
37:08Trop souvent,
37:08dites-vous,
37:09des intellectuels,
37:09des éditorialistes,
37:10des chroniqueurs
37:11qui tiennent un propos
37:12qui est semblable
37:13à celui du Rassemblement National,
37:15mais auraient l'impression
37:16de se souiller
37:17ou de se salir
37:18à la rigueur
37:19quitte à toujours chercher
37:20en allant au RN,
37:22quitte à toujours chercher
37:23le parti allié
37:24avec le RN
37:25sans être le RN exactement.
37:26Comment expliquez-vous
37:27cette impression
37:29de se souiller
37:29lorsqu'il parle
37:30du Rassemblement National ?
37:32Oui,
37:32c'est indéniable
37:33qu'il y ait une difficulté
37:34de franchir le pas,
37:36de franchir le pas
37:37pour,
37:38finalement,
37:40accompagner
37:41le Rassemblement National.
37:43Alors,
37:44comment je l'explique ?
37:45Parce qu'il y a encore,
37:46si vous voulez,
37:47comment dire,
37:49comment dire,
37:51une marque
37:53infamante
37:55à rejoindre
37:56le Rassemblement National
37:56qui reste très forte
37:57parce qu'une certaine gauche
37:59a encore un pouvoir
38:00très fort par rapport à ça.
38:01Moi,
38:02qui viens du monde enseignant
38:03et plutôt d'un milieu de gauche,
38:05je sais ce que c'est,
38:06ce que ça coûte
38:08de venir,
38:10d'accompagner
38:11le Rassemblement National.
38:13C'est quelque chose
38:14qui est très fort encore
38:14dans la société.
38:16Une réputation.
38:18Regardez,
38:18ce n'est pas étonnant.
38:19Moi,
38:20je ne suis pas quelqu'un
38:21qui suis un simple professeur
38:23du secondaire,
38:24vous voyez,
38:24mais dans le monde académique,
38:26dans le monde universitaire,
38:27etc.,
38:27vous risquez votre réputation,
38:29vous risquez votre carrière.
38:30Donc,
38:30il y a une timidité
38:31qui est liée aussi
38:33à ce espèce de,
38:35je ne sais pas,
38:35d'utiliser des grands mots,
38:36pas terrorisme,
38:38mais voilà,
38:38de stigmatisation du RN.
38:40Et je décris dans le livre
38:41que quand on vit
38:42une campagne de l'intérieur,
38:43on voit les choses à l'envers
38:44parce qu'on voit
38:45à quel point
38:46le RN est victime,
38:47en fait,
38:47d'une violence
38:50et d'une stigmatisation
38:51incroyable,
38:52même sur les bateaux
38:52de télévision.
38:53Quand vous allez
38:54sur France 3 Région
38:57et que vous êtes,
38:58comment dire,
38:59candidat du RN,
39:01c'est incroyable.
39:02La manière dont on vous accueille,
39:03le parti pris,
39:03c'est incroyable.
39:05Alors,
39:05dans votre parcours,
39:06vous faites donc partie
39:08des intellectuels
39:08qui ont développé,
39:10vous n'êtes pas si nombreux,
39:11un rapport admiratif,
39:13critique,
39:14nuancé.
39:14Mais à Marine Le Pen,
39:15vous avez à tout le moins,
39:16vous imaginez
39:17une certaine idée
39:17de Marine Le Pen.
39:18Oui.
39:19Vous imaginez donc
39:20qu'elle aurait pu faire
39:20certaines choses.
39:21Oui.
39:21Si, au terme de cela,
39:23si son aventure politique
39:24échoue,
39:25donc soit parce qu'elle
39:26l'est battue en 2027,
39:28soit parce qu'elle n'est pas
39:29capable de traduire
39:30politiquement les aspirations
39:31dont vous avez parlé,
39:33quelle sera la conséquence,
39:34selon vous,
39:35pour la France ?
39:36Alors,
39:37d'abord,
39:38je n'ai pas de rapport
39:39admiratif au Rassemblement
39:40national.
39:42Je dirais même
39:43à Marine Le Pen,
39:44si on lit bien mon livre,
39:45c'est compliqué.
39:46Voilà.
39:47Il ne s'agit pas
39:48d'avoir un rapport
39:49admiratif.
39:50Je pense que le problème
39:51du Rassemblement national,
39:53et moi,
39:53ce que j'essaie de faire,
39:55c'est de pouvoir être
39:56à la fois
39:57à l'intérieur
39:58et à l'extérieur.
39:59C'est-à-dire que l'ORN
40:00a besoin de gens
40:01qui ne soient
40:03pas au RN,
40:05à la fois à l'extérieur,
40:07mais qui soient
40:08aussi à l'intérieur.
40:09C'est-à-dire
40:10qu'il y a une sympathie
40:11avec les thèmes
40:12du RN,
40:13etc.
40:13Et c'est cette
40:15articulation
40:15qui est très difficile
40:16à trouver
40:17pour le Rassemblement
40:17national.
40:19Après,
40:20on pourrait dire
40:20que c'est la question
40:22de l'intellectuel.
40:23C'est-à-dire que l'intellectuel,
40:24il doit garder
40:25une liberté.
40:26Vous voyez ce que je veux dire ?
40:27Permettez-moi de laisser...
40:28Il ne faut pas être enrégimenté.
40:29Vous permettez-moi,
40:29vous désistez,
40:30vous disiez que 7 millions
40:31de personnes l'ont regardé,
40:32il y a des attentes
40:33qui sont liées à elles.
40:33Voilà.
40:34Donc,
40:34vous prêtez des attentes
40:35à une bonne partie
40:36de la population
40:36au fond d'endroit.
40:38si la chose échouait,
40:39il faut quand même
40:40prendre ça au sérieux,
40:41quelles seraient
40:41les conséquences selon vous ?
40:42Donc,
40:43si la chose échouait...
40:43Donc,
40:44soit elle perd l'élection,
40:45soit elle gouverne,
40:46mais finalement,
40:46elle gouverne
40:46un peu différemment
40:47des autres,
40:48mais pas tant que ça.
40:50Alors,
40:50les conséquences pour la France.
40:51Bien sûr,
40:52c'est ce que je dis.
40:52Ben oui,
40:53bien sûr.
40:54Écoutez,
40:54je ne suis pas Madame Irma,
40:56mais je pense qu'on est
40:58dans une situation
40:59extrêmement dramatique.
41:01Alors,
41:02il y a deux manières
41:02d'échouer,
41:03effectivement.
41:03Il y a le fait
41:04qu'elles ne parviennent
41:05pas au pouvoir.
41:06Et puis,
41:07il y a le fait
41:07que l'URN parvienne
41:09au pouvoir,
41:09mais dans une situation
41:12corsetée,
41:14à la fois,
41:15pas pour leur faute,
41:16de l'extérieur,
41:17puisque,
41:18voilà,
41:18il y a quand même
41:19des choses de l'extérieur
41:20qui peuvent corseter
41:22l'action du RN.
41:23Le Conseil constitutionnel
41:25restera présidé
41:26par Richard Ferrand.
41:27L'Europe continuera
41:28à exister,
41:29vous voyez ?
41:29Alors,
41:30ça peut échouer
41:31par l'extérieur
41:32et aussi par l'insuffisance
41:34intérieure.
41:35des choses.
41:36Ou alors,
41:39il y a le problème
41:40que,
41:40je vais demander,
41:41on disait,
41:41le populisme,
41:42c'est un fusil
41:42à un coup.
41:43Vous voyez ?
41:44Donc,
41:44le problème aussi,
41:46c'est,
41:47il ne faut pas se louper
41:48non plus.
41:49Il ne faut pas se louper
41:50parce que la situation
41:51est telle
41:51que se louper
41:52peut renforcer,
41:54finalement,
41:55les partisans
41:57du...
41:57On suit finalement
41:59les choses
41:59parce que ceux
42:00qui prétendent gouverner
42:01de l'autre côté,
42:01ils ne gouvernent rien.
42:02Ils suivent les structures,
42:04ils suivent l'évolution
42:06européiste,
42:07mondialiste
42:07et ils font croire
42:09qu'ils sont capables
42:09de gouverner
42:10alors qu'ils ne sont plus
42:10capables de gouverner.
42:11On a le temps
42:12d'une dernière question
42:12rapide,
42:13Arthur Lovatrigan.
42:13Dernière question,
42:14beaucoup de Français
42:15qui ne sont pas de gauche
42:17disent que c'est la dernière élection
42:19après,
42:20rien ne sera rattrapable.
42:21Est-ce que vous partagez
42:22leurs ailes ?
42:24Bon,
42:24après,
42:24je ne suis pas non plus
42:25pour les avis apocalyptiques.
42:27qu'on n'arrête pas
42:28de dire
42:29que c'est vraiment
42:30l'élection
42:32où tout se joue.
42:34On l'a déjà dit
42:34en 2022
42:35et on l'a déjà dit
42:36en 2017.
42:38Donc,
42:39voilà,
42:40qu'est-ce qu'on gagne
42:41à dramatiser ?
42:42Je ne suis pas trop
42:44de ce côté-là,
42:45vous voyez,
42:46du côté de croire
42:47que la dramatisation
42:49va créer
42:50un sursaut
42:52et là où
42:54Holderlin,
42:54là où le danger croît,
42:57croît aussi
42:57ce qui sauve.
42:58Vous voyez ?
42:59Il y a beaucoup de gens
42:59qui sont là-dedans,
43:00plus ça va être la catastrophe,
43:02Holderlin,
43:03ce n'est pas ça
43:03qu'il voulait dire,
43:04mais plus ça va être
43:05la catastrophe,
43:06plus on a des chances
43:07de s'en sortir.
43:07Je ne crois pas du tout à ça
43:08et je pense que Marine Le Pen
43:10a un positionnement
43:11assez mesuré
43:13par rapport à tout ça
43:14et il faut partir
43:15de ce qui existe,
43:17de ce qui est vivant encore,
43:18de ce qui fonctionne encore
43:19et il faut
43:22faire un sursaut
43:23mais il ne faut pas croire
43:24qu'on va faire
43:25une table rase,
43:26révolution conservatrice.
43:27Moi, je ne suis pas
43:27pour la révolution.
43:28Qu'elle soit progressiste
43:29ou qu'elle soit conservatiste,
43:31c'est l'illusion
43:32d'une table rase.
43:33Vous voyez,
43:33soit on va vers l'avenir,
43:34soit vers le passé
43:35à partir d'une table rase,
43:36je ne crois pas du tout à ça.
43:38Merci beaucoup.
43:39En tout cas,
43:39on rappelle votre ouvrage
43:41qu'on a vu
43:41pendant toute l'émission
43:42sur Marine Le Pen
43:43comme je l'imaginais.
43:45Merci également,
43:46évidemment,
43:46Arthur et Mathieu
43:47et justement,
43:48puisqu'on a parlé longuement
43:49de Marine Le Pen,
43:50vous retrouverez
43:50une interview exclusive
43:52dans les colonnes du JDD
43:53à paraître demain.
43:54Je ne laisserai personne
43:55confisquer cette présidentielle
43:57aux Français,
43:57dit la candidate
43:58du Rassemblement National.
43:59On arrive au terme
44:01de cette émission,
44:02le temps d'une pause
44:03et je vous retrouve
44:03avec d'autres invités
44:05pour l'heure des pros 2.
44:06A tout de suite.
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