- il y a 2 jours
Ce 7 juillet, lors de la séance des questions au gouvernement, le ministre de l'Intérieur a été vivement interpelé par les députés de gauche alors que l'Assemblée s'apprête à voter une proposition de loi créant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Manuel Bompard (LFI) et Sabrina Sébahi (ECO) ont évoqué "une injustice absolue" et même "une peine de mort", tout droit sortie "du programme de Jean-Marie Le Pen", ce dont le ministre s'est vivement défendu.
Alors que la France bascule une nouvelle fois dans une période de canicule, les inquiétudes concernant les incendies ont fait l'objet de plusieurs questions à Laurent Nunez à nouveau. Le ministre assure que tous les moyens sont mis pour la défense des forêts.
Autre sujet : les sargasses, ces algues dont la décomposition est toxique et que la ministre Naïma Moutchou a qualifié "de fléau" avant de détailler un plan pour y faire face.
Alors que la France bascule une nouvelle fois dans une période de canicule, les inquiétudes concernant les incendies ont fait l'objet de plusieurs questions à Laurent Nunez à nouveau. Le ministre assure que tous les moyens sont mis pour la défense des forêts.
Autre sujet : les sargasses, ces algues dont la décomposition est toxique et que la ministre Naïma Moutchou a qualifié "de fléau" avant de détailler un plan pour y faire face.
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00:03Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs les
00:12proches de Béatrice Bellamy.
00:15Le 24 mai dernier, l'annonce du décès de notre collègue Béatrice Bellamy a soulevé sur nos bancs une onde
00:23de choc et d'émotion.
00:26Une émotion profonde, poignante, sincère.
00:32Une émotion qui, dans un même et digne recueillement, a transcendé tous nos clivages.
00:40Ici même, devant la représentation nationale, Monsieur le Président Marc Angeli, vous aviez trouvé les mots justes en rappelant que
00:48Béatrice Bellamy témoigne de ce qui est beau dans l'action publique.
00:53C'est cette beauté de l'action, cette énergie lumineuse et généreuse au service des Vendéens et de la France
01:00que l'Assemblée nationale honore aujourd'hui.
01:04De Béatrice Bellamy, nous retiendrons cette passion permanente, fervente, ardente, la passion de l'engagement.
01:13Un altruisme qu'elle portait littéralement dans le sang.
01:18Ayant grandi à Cugan, elle fut marquée et inspirée par l'exemple de ses parents, Marie-Thérèse, infirmière, et Gilles,
01:27médecin de campagne.
01:29C'est ce lien charnel avec le monde du soin, cette empathie qui guidère sa vie professionnelle.
01:35D'abord comme préparatrice en pharmacie, puis durant 25 ans dans l'industrie pharmaceutique,
01:41de la phytothérapie à Cahors jusqu'à ses hautes fonctions de directrice régionale pour Sanofi, pour l'Ouest de la
01:48France.
01:48Partout où elle passait, du Sud-Ouest à la Vendée, Béatrice Bellamy nouait des amitiés indéfectibles.
01:57Chacun aimait sa personnalité, courageuse, volontaire, souriante et toujours bienveillante.
02:07Cet altruisme, ce dynamisme et cette irremplaçable culture du terrain,
02:11Béatrice Bellamy les porta sur les bancs de notre Assemblée, dès sa première élection en 2022.
02:18Au Palais Bourbon, elle s'imposa ainsi comme la voix incontournable, écoutée et respectée du monde du sport.
02:26Si elle aimait tant, c'est d'abord parce qu'elle en incarnait les valeurs,
02:30la compatibilité, le dépassement de soi, l'esprit d'équipe.
02:36C'est aussi parce qu'elle en était une ardente pratiquante, en adepte de la marche nordique.
02:41Elle parvenait encore, au début de son mandat, à se lever à l'aube, le week-end, pour arpenter les
02:47sentiers.
02:48C'est donc avec bonheur et conviction que Béatrice Bellamy s'engagea au sein de notre Commission des affaires culturelles
02:54et de l'éducation
02:55pour le sport santé et l'inclusion.
02:58Elle fut aussi rapporteure pour avis sur le projet de loi relatif à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques
03:04de Paris 2024
03:05et rapporta celui sur les Jeux d'hiver 2030.
03:10Son engagement s'illustra également dans le combat transpartisan acharné
03:15qu'elle mena contre les violences sexistes et sexuelles dans le sport, aux côtés de Sabrina Sebailly.
03:22Ce dévouement sans faille, elle l'appliqua avec la même rigueur à un autre de ses engagements pour l'accès
03:27aux soins
03:28et elle coprésida le groupe d'études sur les déserts médicaux.
03:34Personnifiant la société de l'engagement, elle savait ce que la France doit à ses associations et à ses bénévoles.
03:41C'est pour eux qu'elle se bâtit lors de l'examen de la loi soutenant l'engagement associatif pour
03:46faciliter le mécénat de compétences.
03:49Béatrice Bellamy était en somme une députée exemplaire et d'excellence, une députée passionnée et passionnante,
03:58une députée loyale, humble, travailleuse, une députée qui nous manque tant aujourd'hui,
04:05comme elle manque tant aux habitants de la deuxième circonscription de la Vendée,
04:09de la Roche-sur-Yon à Chantonnay, de Talmont-Saint-Hilaire aux Achars.
04:15Car Béatrice Bellamy était aussi une élue locale engagée, enracinée, authentique,
04:21qui avait fait de la proximité et de la disponibilité ses deux maîtres mots.
04:25Sa vie politique commença à seulement 23 ans, lorsqu'elle fut élue conseillère municipale à Cugan.
04:33Après une parenthèse pour se consacrer à ses deux garçons, Pierre et Jean,
04:39elle replongea dans le bain de la vie publique en 2008 à la Roche-sur-Yon.
04:43D'abord comme conseillère municipale, puis comme conseillère déléguée aux événements sportifs
04:48dans l'équipe du maire Luc Bouard, elle défendit le sport comme vecteur précieux pour la prévention et l'inclusion.
04:56C'est ainsi qu'elle sillonna les terrains de sport yonnais pendant 12 ans,
05:00les compétitions, les 230 manifestations sportives annuelles remplissaient ses week-ends.
05:06Au Ogly, le club de hockey sur glace où jouait son fils,
05:10elle continuait, même députée, de tenir la buvette les soirs de match.
05:14Et à ceux qui s'étonnaient de voir une parlementaire servir au bar,
05:18elle répondait avec son légendaire sourire,
05:20« Mais si, c'est exactement la place d'un député de vous servir et de vous écouter. »
05:27C'était aussi cela, Béatrice Bellamy, l'humilité, la proximité, l'écoute.
05:34L'engagement aussi pour le tissu associatif, elle qui donna naissance en 2015 à la Joséphine.
05:41Cette course solidaire, 100% féminine, au profit de la lutte contre le cancer du sein,
05:47est devenue le symbole d'une immense vague rose de solidarité,
05:52rassemblant plus de 23 000 participants chaque année et essaimant jusqu'au Canada ou au Sénégal.
05:59Cette course lui ressemblait tant, volontaire, joyeuse, engagée, fédératrice.
06:05Car Béatrice Bellamy, c'était aussi une façon d'être en politique.
06:09Elle était, pour reprendre vos mots, cher Didier Bellamy, une incarnation de la joie de vivre.
06:16Rares sont ceux qui la virent un jour et élevaient la voix.
06:19Après tout, comme elle le disait, la politique, c'est d'abord savoir écouter l'autre pour l'intérêt général.
06:26Elle ne recherchait jamais la lumière.
06:28Pourtant, partout où elle passait, elle éclairait les autres.
06:33Telle était Béatrice Bellamy, toujours une énergie positive et communicative, toujours bienveillante et solaire.
06:42Et bien sûr, toujours d'un amour infini pour les trois hommes de sa vie.
06:48Ses deux fils, ses deux fiertés.
06:50Pierre, qui soutiendra sa thèse de médecine en septembre, poursuivant ainsi la tradition familiale.
06:56Jean, qui achève brillamment ses écoles de journalisme.
07:01Et Didier, son époux, son compagnon d'amour et d'art.
07:05Avec lui, elle n'a eu de cesse de parcourir les expositions, de fréquenter les théâtres,
07:10en fidèle du Festival d'Avignon ou les salles de concert.
07:13Elle qui avait vu cinq fois les Rolling Stones.
07:17Mesdames et Messieurs, pugnace et pudique sur son cancer,
07:23Béatrice Bellamy fut une députée engagée jusqu'à son dernier souffle.
07:26Pour citer ici son fidèle trio, Joséphine, Maximilien et Sophie,
07:32« Femme forte, elle était. Femme forte, elle est restée. »
07:37Lors des cérémonies du 8 mai dernier, épuisée par la maladie, mais digne, debout,
07:44sainte de cette écharpe tricolore qu'elle était si fière de porter,
07:48elle prononça son dernier discours, dans sa circonscription, au Martinet.
07:53Une intervention d'une force inouïe sur la transmission de la mémoire
07:57et la résilience de notre nation.
08:00Et par une poignante symétrie, l'un de ses tout derniers actes de député
08:06aura têté de signer un courrier adressé à la ministre des Sports
08:09sur sa grande cause, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
08:16Mes chers collègues, il y a un an, jour pour jour,
08:22nous apprenions la disparition d'Olivier Marlex.
08:26Aujourd'hui, nous honorons la mémoire de Béatrice Bellamy.
08:30Les causes, les engagements, les destins de chacun sont différents.
08:36Mais ces moments de douleur, d'affliction, nous feront ressentir,
08:41très au-delà de tous nos clivages, que nous appartenons à une même famille,
08:46la famille parlementaire.
08:48Nous sommes souvent critiqués, régulièrement caricaturés, parfois conspués.
08:53Pourtant, des parcours comme celui de Béatrice Bellamy
08:57nous rappellent cette vérité essentielle.
09:00L'engagement politique en vaut la peine.
09:03Sa noblesse est de servir.
09:06Sa mission est de bâtir.
09:10Sa grandeur est d'unir.
09:13Mesdames et messieurs,
09:15lors du dernier au revoir à la Roche-sur-Yon,
09:18la famille de Béatrice Bellamy a fait jouer une chanson
09:20qui lui ressemblait tant.
09:21« She is a rainbow » des Rolling Stones.
09:24Merci, chère Béatrice Bellamy, d'avoir été notre arc-en-ciel.
09:30Au nom de la représentation nationale, j'adresse nos pensées les plus émues à tous ses proches,
09:36spécialement à son mari Didier, à ses fils Pierre et Jean, qui sont présents en tribune avec nous.
09:43Qu'ils sachent que l'Assemblée nationale se tient à leur côté.
09:47J'adresse également mes pensées aux députés du groupe Horizon,
09:51au président Laurent Marcangeli,
09:53aux députés Dominique Payat, dont Béatrice Bellamy appréciait tant la loyauté et l'engagement,
09:59et à tous ceux qui pleurent aujourd'hui, une collègue et une amie.
10:05Alors, mes chers collègues, mesdames et messieurs les membres du gouvernement,
10:08en hommage à Béatrice Bellamy,
10:11je vous invite à observer une minute de silence.
10:16Merci.
10:16Merci.
10:16Merci.
10:46Merci.
11:14La parole est à monsieur le président Laurent Marcangeli.
11:23Madame la présidente, monsieur le Premier ministre,
11:28mesdames et messieurs les membres du gouvernement,
11:31mes chers collègues,
11:34mesdames et messieurs proches de Béatrice.
11:39C'est dans un sentiment mêlé à la fois de gratitude et de peine
11:44que je prends aujourd'hui la parole devant vous.
11:48Gratitude tout d'abord,
11:50que j'éprouve à l'idée d'avoir pu compter au sein du groupe auquel j'appartiens
11:54et que je préside une femme de conviction,
11:58une femme d'action,
12:00une femme dont les valeurs et l'attitude ont rencontré un écho en moi
12:04comme en chacun des membres de notre équipe.
12:09Douleur, ensuite, de la savoir désormais absente,
12:13laissant en nous et dans cet hémicycle un vide que rien ne saurait combler.
12:19Béatrice Bellamy était de ces personnes qui ne laissent pas indifférent.
12:25Celle dont on se souvient même après une courte entrevue
12:28tant la profondeur de son regard bleu
12:31et la bienveillance de son sourire spontané
12:35transparaissait dès la première rencontre.
12:38A cet instant,
12:40je veux essayer de lui rendre un hommage
12:42à la mesure de la peine
12:43que notre groupe ressent
12:46depuis près d'un mois et demi.
12:49Je pense
12:50à Victor Hugo qui disait que
12:52les grandes douleurs sont muettes.
12:55Cette phrase a bien du sens dans nos cœurs
12:57qui ont appris ces dernières semaines
12:58à poursuivre notre tâche
13:01de parlementaire
13:02sans sa présence à nos côtés.
13:06Mais parler uniquement de ce que nous,
13:08ses collègues, devenus ses amis,
13:11éprouvons, serait déplacé
13:13en comparaison du silence qu'elle laisse
13:15injustement au sein de sa famille.
13:19Car avant d'être une élue, une députée,
13:23Béatrice était une épouse aimante
13:25et une mère attentionnée.
13:27A Didier, Pierre et Jean,
13:30admirables de par leur dignité,
13:32à sa famille et à ses proches,
13:34j'adresse une nouvelle fois
13:35notre amitié la plus sincère
13:37et attristée.
13:40Je suis certain,
13:41après les avoir rencontrés
13:42et entendus à la Roche-sur-Yon
13:43le 29 mai dernier,
13:45qu'ils savent que ceux qu'on aime
13:46ne meurent que lorsqu'on les oublie.
13:49Je sais que Béatrice
13:50ne vous quittera jamais.
13:55Béatrice, tes concitoyens
13:56n'oublieront pas non plus
13:58qui tu étais.
13:59Une Vendéenne,
14:01éprise de sa région,
14:02passionnée par ses mandats
14:04municipaux et nationaux.
14:06Une meneuse,
14:08une véritable combattante
14:10capable de réunir
14:11des milliers de personnes
14:12autour d'un bel événement sportif
14:14et solidaire,
14:15la Joséphine,
14:16que tu as créée
14:17pour soutenir la lutte
14:18contre le cancer du sein.
14:21Jamais nous n'oublierons le rose,
14:23couleur de ce combat,
14:24tout autour de nous,
14:26en l'église du Sacré-Cœur
14:27de ta ville.
14:29Pour toi,
14:29l'engagement politique,
14:30c'était le service de l'autre.
14:33Cette conviction
14:34t'a sans cesse poussé
14:35à mettre en lumière
14:36les causes
14:37qui te tenaient à cœur
14:38et à fédérer
14:39autour de toi.
14:41Dans une époque
14:42où le débat public
14:43est parfois emporté
14:44par le fracas,
14:45tu avais choisi
14:46une autre voie,
14:47celle de l'écoute
14:48et de la simplicité.
14:50À titre plus personnel,
14:52l'image que je garderai de toi
14:54est celle d'une femme
14:55digne face à l'épreuve.
14:57Dans un monde
14:58où les plaintes
14:59sont parfois fréquentes
15:00pour de toutes petites choses,
15:02tu es restée résiliente,
15:04courageuses
15:05et pudiques,
15:07comme le sont
15:08si souvent
15:08ceux qui se battent
15:10contre un mal incurable
15:11et pour lesquels
15:12j'ai à cet instant
15:13une pensée toute particulière.
15:16Chère Béatrice,
15:19croiser ton chemin
15:20fut un privilège
15:21pour nous.
15:22Ton élégance,
15:24ta délicatesse
15:25et ton sourire
15:26ont rendu
15:27notre vie parlementaire
15:28plus douce
15:29et plus humaine.
15:32Ceux que nous avons aimés
15:33et que nous avons perdus
15:35ne sont plus
15:36où ils étaient,
15:37mais ils sont
15:38partout
15:38où nous sommes.
15:40Repose en paix,
15:41chère Béatrice.
15:43Merci beaucoup,
15:44Monsieur le Président.
15:46La parole est à
15:47Monsieur le Premier ministre.
15:51Monsieur,
15:52Messieurs,
15:53chères familles,
15:53chers amis,
15:54Madame la Présidente
15:55de l'Assemblée nationale,
15:56Mesdames et Messieurs
15:56les députés,
15:57Monsieur le ministre
15:58Laurent Marcangeli,
16:00qu'il me soit permis
16:01au nom du gouvernement
16:02d'exprimer
16:04le mot du cœur
16:05avec émotion
16:06en saluant évidemment
16:07sa mémoire.
16:10des racines
16:11du caractère
16:13et du cœur au fond.
16:14Et je ne veux pas
16:15reprendre ce qui a été
16:16dit très justement
16:16par la Présidente
16:17de l'Assemblée
16:18et par le Président de groupe.
16:19Les racines en Vendée,
16:20les racines de l'engagement,
16:22les racines au Conseil municipal,
16:24les racines avec
16:25la confiance particulière
16:27qui l'unissait
16:28à ses concitoyens,
16:29confiance renouvelée
16:30en 2022,
16:31en 2024,
16:32avec au fond
16:34une représentation
16:34ici à l'Assemblée nationale
16:36d'un territoire
16:36fondamentalement
16:38plein d'identité
16:39et qu'elle a réussi
16:40à incarner
16:42et à représenter
16:43avec honnêteté,
16:46rigueur
16:46et engagement.
16:49Du caractère
16:51pour sa vie personnelle,
16:53ça a été dit à l'instant,
16:54y compris dans le combat
16:55qu'elle a mené
16:57face à la maladie.
16:59Du caractère aussi
17:00pour défendre
17:01ses convictions,
17:02ça a été dit
17:02et notamment
17:03sur des dossiers difficiles,
17:05les Jeux olympiques,
17:06la question des fédérations
17:07sportives,
17:08les violences sexuelles
17:09et sexistes
17:09au sein du sport
17:10sur lequel sa voix
17:12était déterminante ici
17:13avec la discrétion
17:15au fond
17:16comme aiguillon
17:18de son efficacité
17:19car en bonne sportive,
17:21seul le résultat compté,
17:22peu importe
17:23la communication,
17:24le fracas
17:25ou la forme,
17:27le fond primé
17:28fondamentalement
17:29sur la forme
17:30et du cœur.
17:32Et ça a été dit
17:32par de nombreux proches
17:35de la bienveillance,
17:37de la bonté
17:39et de la gentillesse.
17:40Et au fond,
17:41c'est le mot
17:42sur lequel j'ai envie
17:43de m'arrêter
17:44quelques instants.
17:46Madame la députée Bellamy
17:48était le visage même
17:50de ce que peut être
17:51la gentillesse
17:51dans la relation humaine.
17:53Et donc,
17:54au nom du gouvernement,
17:55je salue sa mémoire,
17:56mais peut-être
17:57de manière plus personnelle,
17:58messieurs,
17:58je veux vous dire
17:59que nous ne l'oublierons pas
18:01et que vous pouvez
18:01être fiers d'elle.
18:04Applaudissements
18:37Applaudissements
19:10Merci beaucoup.
19:12L'ordre du jour
19:13appelle les questions
19:14au gouvernement.
19:17Et la première
19:18va être posée
19:19par M. Jean-Paul Matéi
19:20pour le groupe
19:21Démocrate.
19:23Applaudissements
19:26Merci Madame la Présidente
19:28et merci pour ce bel hommage.
19:30On a une pensée
19:31au groupe Démocrate
19:32pour Béatrice
19:33et sa famille
19:34ainsi que
19:35les membres
19:36de son groupe parlementaire.
19:38Ma question s'adresse
19:39à M. le ministre
19:40de l'Action
19:40et des Comptes Publics.
19:42Le constat
19:43sur nos finances publiques
19:44était lourd,
19:44mais le comité d'alerte
19:46de ce matin
19:46confirme
19:47nos plus vives inquiétudes.
19:48Les chiffres
19:49sont implacables.
19:50152 milliards
19:51de déficit
19:52en 2025,
19:53une dette
19:54franchissant
19:55les 3 500 milliards
19:56et une croissance
19:57revue
19:58à 0,7%
19:59percutée
20:00par la crise
20:01du détroit d'Hormuz.
20:02Disons-le clairement,
20:04la dépense
20:04n'est pas encore
20:05hors de contrôle.
20:07Les efforts
20:08initiés
20:08par François Vérou
20:09ont été poursuivis
20:10et la trajectoire
20:11tenue
20:11par Sébastien Lecornu.
20:14Pour autant,
20:15l'heure des choix
20:16est venue.
20:17La charge
20:17de la dette
20:18va devenir
20:18le premier poste
20:19de dépenses
20:20de l'Etat
20:21devant l'école,
20:23devant notre défense.
20:24Face à cela,
20:25nos dettes
20:26sont de toute nature,
20:29budgétaires,
20:29bien sûr,
20:30mais aussi écologiques,
20:32productives,
20:33démographiques
20:34et, par conséquent,
20:36démocratiques.
20:37Le prochain budget
20:38exigera
20:39des arbitrages forts.
20:40Au groupe
20:41Les Démocrates,
20:41nous voulons poser
20:42les jalons
20:42d'une solidarité
20:44intergénérationnelle,
20:45réinventer
20:46et investir
20:49pour la transition,
20:51la recherche
20:52et l'innovation.
20:53Un budget
20:54court-termiste
20:55serait une impasse.
20:56Ce n'est pas
20:57parce que
20:57les cartes
20:58seront rebattues
20:59en 2027
20:59que nous nous sommes
21:00exonérés
21:01de notre responsabilité
21:02de législateur
21:03ici et maintenant.
21:04Chacun
21:05devra assumer
21:06ses choix.
21:07Alors,
21:07M. le ministre,
21:08trois questions simples.
21:09Quelles orientations
21:10privilégiez-vous
21:10à ce stade ?
21:12Quelle sera votre méthode
21:13puisque vous écartez
21:14toute loi de finances
21:15rectificative ?
21:16Enfin,
21:17pouvez-vous
21:17vous engager
21:18à ce qu'une loi spéciale
21:20dont nous ne voulons pas
21:21ne soit pas la solution
21:22de facilité
21:23choisie par l'exécutif ?
21:25Je vous remercie.
21:26Merci beaucoup,
21:27M. le député.
21:27La parole est à M. David Amiel,
21:29ministre en charge
21:30de l'Action
21:31et des Comptes Publics.
21:33Merci,
21:34Mme la Présidente.
21:35Mesdames et Messieurs
21:35les députés,
21:36M. le député
21:37Maitéi.
21:39Non,
21:39le gouvernement
21:40ne veut pas
21:41avoir recours
21:42à une loi spéciale
21:43parce qu'en l'absence
21:44de budget,
21:45une loi spéciale
21:46ne durerait pas
21:47quelques semaines
21:47pour faire
21:48le raccordement
21:49avec un nouveau projet
21:50de loi de finances
21:51comme ça a pu être le cas
21:51les deux années précédentes.
21:53Elle durerait en réalité
21:54la très majeure partie
21:56de l'année 2027
21:57parce qu'un futur président
22:00ou une future président
22:00de la République
22:01sera élu
22:01au mois de mai prochain.
22:04Sans doute,
22:04une nouvelle assemblée nationale
22:06sera réunie
22:07au mois de juin
22:08dans la foulée.
22:09Et puis,
22:09il faudrait ensuite
22:10à ce nouveau gouvernement
22:11en l'absence
22:12de budget
22:12déposer un projet
22:14de loi
22:14de finances initiales
22:15avec tout ce que cela implique
22:17de consultations
22:17obligatoires,
22:19de travail préliminaire
22:20et au fond,
22:21il n'y aurait un budget
22:22pour l'année 2027
22:23qu'à l'automne 2027.
22:26Et donc,
22:26tout cela serait,
22:27M. le député,
22:28un drame.
22:29Un drame financier
22:30d'abord
22:31puisque non seulement
22:33des recettes fiscales
22:34tomberaient,
22:35mais des dépenses publiques
22:36exploseraient
22:36en l'absence
22:37de mesures d'économie
22:38qui pourraient être prises,
22:39tout cela conduisant
22:40à une explosion
22:40du déficit public.
22:42Drame économique
22:43ensuite,
22:44puisque des mesures
22:44indispensables
22:45pour notre tissu
22:46industriel,
22:47commercial,
22:48cesseraient immédiatement.
22:49On a beaucoup parlé
22:49du fond vert
22:50ces derniers jours,
22:51des dotations
22:51aux collectivités locales,
22:52des investissements
22:53dans nos armées.
22:55Drame démocratique
22:56enfin.
22:57Parce que,
22:58alors qu'une élection
22:59présidentielle
23:00interviendra
23:01dans cette année
23:022027,
23:03une absence de budget
23:04priverait les Français
23:05de la sérénité économique
23:07financière
23:08nécessaire
23:08pour faire ce choix
23:09et elle priverait
23:10les candidats
23:10à l'élection présidentielle
23:12de la capacité
23:13à parler même
23:13d'autre chose
23:14que de l'énorme confusion
23:15économique
23:16dans laquelle nous serions
23:17plongés.
23:18Et puis,
23:19après l'élection présidentielle,
23:21le nouveau président,
23:22la nouvelle majorité,
23:23s'il n'y a pas de budget,
23:24n'aurait d'autre choix
23:25en réalité
23:25que de passer
23:26le plus clair
23:27de leur mandat
23:27à corriger
23:28cette énorme sortie de route
23:30de l'année 2027.
23:31Donc oui,
23:32il faut un budget,
23:32un budget de compromis,
23:34un budget de sauvegarde
23:35républicaine.
23:36Merci beaucoup,
23:37Monsieur le ministre.
23:38La parole est à présent
23:39à Monsieur Julien Rancoul
23:41pour le groupe
23:41Rassemblement National.
23:47Merci,
23:47Madame la Présidente.
23:48Permettez-moi,
23:49au nom du groupe RN,
23:50d'adresser nos hommages
23:51et nos pensées
23:52à la famille
23:52de Beatrice Bellamy,
23:54à ses collègues,
23:55à sa famille
23:56et au groupe Horizon.
23:58Monsieur le ministre
23:59de l'Intérieur,
24:00ces derniers jours,
24:01notre pays
24:01a été en proie
24:03aux flammes.
24:04Le bassin méditerranéen,
24:05paie un lourd tribut
24:06et le Languedoc-Roussillon
24:07est en première ligne.
24:10Des milliers d'hectares
24:10sont partis en fumée,
24:12des habitations
24:12ont été détruites,
24:13un camping
24:14et des exploitations
24:14ont été ravagées.
24:16Plusieurs sapeurs-pompiers
24:17ont été blessés,
24:18mais le pire
24:19est pour leur éviter.
24:21Je veux ici,
24:22au nom du groupe
24:22Rassemblement National,
24:24mais je pense pouvoir aussi
24:25parler au nom
24:25de toute notre Assemblée,
24:27remercier et soutenir
24:28les sapeurs-pompiers,
24:29sapeurs-sauveteurs,
24:30pilotes,
24:31qui mènent encore
24:33à l'heure actuelle
24:33où je vous parle,
24:35une lutte remarquable
24:36contre le feu
24:37au péril de leur vie.
24:40J'ai une pensée
24:41pour les pompiers
24:42de Cuiza,
24:43sur ma circonscription,
24:44dont leur engin
24:45a été pris par les flammes.
24:47Saluons aussi
24:47les forces de sécurité,
24:48les bénévoles
24:49des réserves communales
24:50et associations agréées
24:51de sécurité civile,
24:52les agents ONF,
24:54les élus locaux
24:54et notamment
24:55les maires ruraux,
24:56comme le maire
24:56de Pouzol-Minervoix,
24:57présent à chaque instant
24:59sur le terrain.
25:01Monsieur le ministre,
25:02vous avez pu constater
25:03sur place
25:03la dévotion
25:04de ces hommes
25:04et de ces femmes.
25:06Ce sens du service,
25:07cette vocation,
25:08ils l'ont au plus profond d'eux.
25:11Par respect pour eux,
25:12mais aussi pour la sécurité
25:13de la population
25:13et de nos territoires,
25:14il n'est plus possible
25:15de considérer
25:16les sujets de sécurité civile
25:17comme des sujets
25:18de second plan.
25:20Cela fait désormais
25:20plusieurs années
25:21que tous les acteurs
25:22vous réclament un projet
25:23de loi de modernisation
25:24de la sécurité civile
25:2522 ans après la dernière.
25:27Vos prédécesseurs
25:28ont gagné du temps
25:29en organisant
25:29un beau vote
25:30de la sécurité civile
25:30dont les conclusions
25:32ont été rendues
25:32il y a 10 mois.
25:34Monsieur le ministre,
25:35par respect
25:35envers nos sapeurs-pompiers
25:36et l'ensemble
25:37des acteurs
25:37de la sécurité civile,
25:39quand est-ce que
25:39votre gouvernement
25:40prendra la mesure
25:41de la question
25:42et mettra enfin
25:43à l'ordre du jour
25:43sur ce projet de loi
25:44tant attendu.
25:45Je vous remercie.
25:46Merci, monsieur le député.
25:47La parole est à monsieur
25:48Laurent Dunez,
25:49ministre de l'Intérieur.
25:53Merci beaucoup,
25:54madame la présidente,
25:55mesdames et messieurs
25:56les députés.
25:57Monsieur le député
25:57Julien Rancoule.
25:59D'abord, merci
25:59de l'hommage
26:01que vous avez rendu
26:01aux sapeurs-pompiers
26:02et à toutes les forces
26:03de sécurité civile
26:04qui se sont engagées
26:06partout sur le territoire national
26:07au moment où nous nous parlons.
26:09Il y a une vingtaine
26:10de feux qui sont actifs
26:11dont un certain nombre
26:12ne sont pas encore fixés.
26:14Et vous m'avez accompagné,
26:16je vous remercie,
26:16avec d'autres élus
26:17à Pouzel-Minervoix
26:19où je me suis rendu
26:20il y a maintenant
26:2172 heures
26:22et nous avons pu
26:23effectivement saluer
26:24ces sapeurs-pompiers
26:25pour leur engagement.
26:26Vous redire que
26:27nous sommes très déterminés,
26:28que nous avons mobilisé
26:30tous les moyens.
26:31Depuis 2022,
26:32le président de la République
26:32a souhaité
26:33que nous augmentions
26:34la flotte aérienne,
26:35ce qui a été fait
26:36avec la location
26:36des hélicos d'avions
26:37qui ont été utilisés
26:39dans le département
26:39de l'Aude
26:40pour combattre les incendies.
26:41qui le sont encore
26:42dans le département
26:43des Pyrénées-Orientales
26:44sur l'incendie en cours
26:45de Tréviac.
26:47Et je veux évidemment
26:48les saluer,
26:48les remercier,
26:49l'ensemble des personnels,
26:51l'ensemble des élus
26:51qui déclenchent partout
26:52les plans communaux
26:53de sauvegarde.
26:54Pour répondre très clairement
26:55à votre question,
26:56il y a eu le Beauvau
26:57de la sécurité civile
26:58qui a rendu effectivement
26:59des conclusions
26:59en septembre,
27:01en septembre dernier.
27:03Et nous travaillons
27:04à l'écriture
27:04de ce projet de loi
27:05sur la sécurité civile
27:07que nous espérons bien
27:08présenter.
27:09Donc il va être présenté
27:10au Premier ministre,
27:10il va être arbitré
27:11à Matignon.
27:12Et nous espérons bien,
27:13nous avons bon espoir
27:14de pouvoir le présenter
27:15dans toute sa dimension,
27:16dans toute sa dimension
27:17sur le volet résilience,
27:19sur le volet statutaire
27:21pour les sapeurs-pompiers,
27:22sur le volet financement
27:24également.
27:24Et puis aussi
27:25sur un volet
27:25qui est peut-être
27:26un peu plus compliqué
27:27qui est celui
27:27de l'organisation
27:28dans chaque département
27:29du secours d'urgence
27:31aux personnes
27:31qui est très attendu
27:32par les sapeurs-pompiers.
27:33Nous continuons à discuter
27:34avec les professions
27:35mais maintenant
27:35cette discussion
27:36elle est terminée
27:37et le projet
27:38il est en cours
27:38de rédaction
27:39et mon objectif
27:40c'est évidemment
27:41et c'est l'objectif
27:41du gouvernement
27:42de le présenter
27:43et de le proposer.
27:44Et puis il y a le sujet
27:45du financement
27:46qui est un sujet compliqué
27:48mais nous ne désespérons pas
27:49de pouvoir l'inscrire
27:50au projet de loi de finances
27:51pour 2027.
27:52Merci monsieur le ministre
27:54Monsieur le député
27:55Monsieur le ministre
27:56on n'a toujours pas
27:57de date claire
27:57donc je prends en acte
27:58que la sécurité civile
27:59n'est toujours pas
27:59dans vos axes prioritaires.
28:02Merci beaucoup
28:03la parole est à présent
28:04monsieur Christopher Weisberg
28:06pour le groupe
28:07Ensemble pour la République.
28:10Merci madame la présidente
28:11et permettez-moi aussi
28:12au nom du groupe
28:13Ensemble pour la République
28:14de rendre hommage
28:14à Béatrice Bellamy
28:16à sa famille
28:17à son groupe
28:17et à ses proches.
28:19Madame la ministre
28:19de la francophonie
28:20des partenariats internationaux
28:21et des Français de l'étranger.
28:22Le 4 juillet dernier
28:23les Etats-Unis
28:24célébraient les 250 ans
28:25de leur indépendance.
28:27En 1776
28:28les pères fondateurs
28:29proclamaient une idée révolutionnaire.
28:31Il existe des droits
28:32que nul pouvoir ne peut retirer.
28:34La vie, la liberté
28:35et la poursuite du bonheur.
28:37Cette idée ne n'est pas
28:38de nulle part.
28:39Elle s'inspire
28:39des lumières françaises.
28:41Franklin et Jefferson
28:41la font traverser l'Atlantique.
28:4313 ans plus tard
28:44elle revient en France
28:45enrichie de l'expérience américaine
28:47et inspire à son tour
28:48notre révolution.
28:50Depuis lors
28:50nos deux nations
28:51ne sont pas seulement
28:52des alliés
28:52elles sont les deux
28:53héritières
28:53d'une même promesse démocratique.
28:56En 1776
28:57le défi était
28:58de conquérir la liberté.
29:00En 2026
29:00le défi
29:01est de la préserver.
29:03Car derrière
29:04les célébrations
29:05une question demeure.
29:05Que reste-t-il
29:06aujourd'hui
29:07de l'esprit
29:08de 1776 ?
29:09Nous le voyons
29:10une fois encore
29:11nos démocraties
29:12se répondent
29:12et parfois s'imitent.
29:14Quand les juges
29:14deviennent des adversaires
29:15parce que leurs décisions
29:16déplaisent.
29:17Quand les journalistes
29:18deviennent des ennemis
29:19parce qu'ils enquêtent.
29:20Quand les scientifiques
29:21deviennent suspects
29:21parce que leurs conclusions
29:22dérangent.
29:24Les démocraties
29:25meurent rarement
29:25dans un fracas.
29:26Elles s'érodent
29:27puis elles disparaissent.
29:28Et comme si cette crise
29:29de confiance
29:30ne suffisait pas
29:30une révolution technologique
29:31s'ouvre devant nous.
29:33L'intelligence artificielle
29:34bouleveste notre rapport
29:35au savoir.
29:36Les réseaux sociaux
29:37bousculent notre rapport
29:38au débat.
29:39Pendant ce temps
29:39la dette écologique
29:40comme la dette financière
29:41limite déjà
29:42la liberté
29:43des générations futures.
29:44Face à cette agitation
29:45le président de la République
29:46a fait le choix
29:46de la constance.
29:47Parler à toutes
29:48les administrations américaines
29:49quelles qu'elles soient
29:50sans jamais renoncer
29:51à défendre les intérêts
29:52de la France
29:52la voie de l'Europe
29:53et les valeurs
29:54qui fondent notre alliance.
29:55Parce que la France
29:56n'est jamais aussi fidèle
29:57à ses alliés
29:57que lorsqu'elle est fidèle
29:58à elle-même.
29:59Alors Madame la Ministre
30:00à l'heure où le sommet
30:01de l'OTAN à Ankara
30:02rappelle que la sécurité
30:03de l'Europe
30:03repose plus que jamais
30:04sur une alliance
30:05transatlantique forte
30:06comment la France
30:07entend-elle poursuivre
30:08le dialogue avec les Etats-Unis
30:09afin de préserver
30:10cette alliance
30:11tout en continuant
30:12à défendre sans concession
30:13nos intérêts
30:14et nos valeurs démocratiques.
30:16Merci beaucoup
30:17Monsieur le député.
30:18La parole est à Madame
30:18Eleonore Carroix
30:20ministre déléguée
30:21chargée de la francophonie
30:22et des partenariats
30:24internationaux.
30:24Merci Madame la Présidente.
30:26Monsieur le député
30:27Christopher Weisberg.
30:28Vous avez rappelé
30:29à quel point
30:30nos liens
30:31avec les Etats-Unis
30:32d'Amérique
30:32sont profonds
30:33à quel point
30:33nos liens
30:34avec le peuple
30:35américain
30:36sont profonds.
30:36250 ans
30:37d'amitié.
30:38Nous sommes d'ailleurs
30:39leurs premiers amis
30:40leurs premiers alliés
30:40et nous avons contribué
30:42à leur indépendance.
30:43J'en veux pour preuve
30:44la tour Eiffel
30:45qui était éclairée
30:46aux couleurs américaines
30:47ce week-end,
30:48la patrouille de France
30:49qui survolait
30:49la statue de la liberté,
30:51bref,
30:51tous ces symboles
30:52d'amitié
30:52que vous avez annoncés.
30:54Mais être amis,
30:55y compris des amis
30:56de longue date,
30:56y compris les plus vieux amis,
30:58ne signifie pas
30:59que l'on ne peut pas
31:00se parler franchement
31:00et justement se dire
31:02qu'il y a des profonds
31:02désaccords
31:03avec l'administration
31:04américaine aujourd'hui.
31:05Contrairement
31:06à l'administration
31:07américaine aujourd'hui,
31:07nous croyons
31:08qu'il faut évidemment
31:10et le Premier ministre
31:12hier lors de la motion
31:13de censure a rappelé
31:14les actions
31:15que la France a menées.
31:16Nous croyons aussi
31:17à l'importance vitale
31:18de la défense
31:19des politiques de genre.
31:20Nous croyons évidemment
31:21que l'équilibre mondial
31:22repose sur le respect
31:24des règles communes,
31:25qu'il s'agisse
31:26des règles du droit
31:27international,
31:28des règles du droit
31:29de l'état de droit,
31:31du droit humanitaire
31:31ou même des règles
31:32de football.
31:33Personne ne sort gagnant
31:35lorsque l'on enfreint
31:36les règles
31:36et nous remercions
31:37la Belgique
31:38qui a prouvé en l'espèce
31:39que s'asseoir sur les règles
31:40ne résultait jamais,
31:42ne nous permettait jamais
31:43une victoire.
31:43D'ailleurs,
31:44je salue la victoire
31:44de ce beau pays francophone.
31:46Et sur la question
31:47de comment voir l'avenir,
31:48eh bien évidemment,
31:49la France est précurseur
31:50en la matière,
31:51en soutenant justement
31:52cette force
31:53et cette souveraineté européenne.
31:55C'est,
31:55vous l'avez rappelé,
31:56la position du président
31:57de la République,
31:58c'est la position
31:58que nous tenons
31:59au sein de l'Union européenne
32:00et la position
32:01que nous tenons
32:01dans l'OTAN.
32:02Une France forte
32:03dans une Europe forte,
32:05c'est notre seule boussole
32:06avec nos alliés.
32:08Je vous remercie.
32:08Merci beaucoup,
32:09Madame la Ministre.
32:11La parole est à présent
32:12à Monsieur Manuel Bompard
32:13pour le groupe
32:13La France insulise.
32:15Merci, Madame la Présidente.
32:17D'abord,
32:18vous dire que mon groupe
32:18s'associe à l'hommage
32:20à notre collègue
32:20Béatrice Bellamy.
32:22Monsieur le Premier ministre,
32:24un État de droit
32:25se mesure à la manière
32:26dont il contrôle
32:26ceux auxquels
32:27il confie le pouvoir
32:28de donner la mort.
32:30C'est ce contrôle
32:31que vous voulez supprimer
32:32avec la présomption
32:33de légitime défense
32:34pour les policiers.
32:35Avec cette loi,
32:36un policier ayant fait usage
32:38de son arme
32:38sera considéré
32:39comme irresponsable pénalement.
32:41Ce ne sera plus
32:42à l'auteur du tir
32:43d'apporter la preuve
32:44qu'il a agi
32:44en état de légitime défense,
32:46mais à la victime
32:47de prouver
32:47que ce tir
32:48n'était pas conforme
32:49à la loi.
32:50La France deviendrait
32:51dès lors un pays
32:51où une mort par tir policier
32:53ne donnerait lieu
32:53à aucune enquête automatique.
32:55Donc aucune investigation immédiate
32:57pour récupérer
32:58des preuves
32:59ou des témoignages
32:59et permettre
33:00la manifestation
33:01de la vérité.
33:02L'impunité sera totale
33:04et l'injustice absolue.
33:06Cette proposition de loi
33:08est directement issue
33:10du programme
33:10de Jean-Marie Le Pen
33:11de 2007.
33:12La direction
33:13de la police nationale
33:15s'y opposait
33:16en 2012.
33:17En 2013,
33:18le Sénat dénonçait
33:19des difficultés constitutionnelles
33:21et même
33:22des risques juridiques
33:23pour les policiers.
33:24Aujourd'hui,
33:25la Commission nationale
33:26consultative
33:27des droits de l'homme
33:27pointe,
33:28je cite,
33:28le risque
33:29d'augmentation
33:30du nombre
33:31de personnes
33:31tuées ou blessées
33:32lors d'opérations
33:34de police.
33:34Après la mort
33:35d'Adama Traoré,
33:36de Swahil El Khalfawi,
33:38de Naël Merzouk
33:39et de 39 personnes
33:40non armées
33:41en 7 ans,
33:42combien de nouveaux drames
33:43voulez-vous avoir
33:44demain sur la conscience ?
33:47Sur un sujet
33:48d'une telle gravité,
33:49vous n'avez organisé
33:50ni audition
33:51ni con...
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