- il y a 2 jours
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.
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00:00Et nous sommes de retour en plateau pour parler de l'actualité politique du jour.
00:05Marine Le Pen condamnée, mais éligible, mais sous bracelet électronique.
00:09On reviendra sur cette situation avec toutes nos équipes mobilisées.
00:12Stéphanie Despierre en direct du Palais de Justice de Paris, Clément Méric et lui.
00:17Devant le siège du Rassemblement National dans le 16e arrondissement.
00:20Et puis en direct de l'Assemblée aux 4 colonnes et aux pas perdus, Marco Pommier et Martin Bornet.
00:26Voilà pour notre dispositif, on accueille aussi 4 invités sur notre plateau.
00:30Marie Lebec, bonjour.
00:32Députés ensemble pour la République des Yvelines.
00:34Benjamin Lucas Lundi, député des Yvelines également, mais du groupe écologiste et social.
00:40Jean Garrigue, vous êtes historien, président de la Commission internationale d'histoire des Assemblées.
00:44Et des Yvelines aussi.
00:46Et des Yvelines aussi, ben voilà, comme ça presque carton plein.
00:48On peut délocaliser le plateau.
00:49Hubert Coudurier, pas des Yvelines.
00:51Cette fois, directeur de l'information du Télégramme, vous signez ce livre.
00:54Dans le Finistère.
00:55Dans le Finistère, le mystère.
00:57Marine Le Pen, ça tombe à point nommé de vous avoir aujourd'hui.
01:02Merci à vous quatre d'avoir accepté notre invitation.
01:04On va prendre tout de suite la direction du Palais de Justice, Stéphanie Despierres.
01:07Tout s'est joué très vite en début d'après-midi au Palais de Justice de Paris, Stéphanie.
01:14Oui, tellement vite que vous le voyez derrière moi.
01:16Le Palais de Justice est redevenu très très calme.
01:18Il y a plus des dizaines de journalistes qui étaient tout à l'heure à droite et à gauche.
01:24Marine Le Pen, l'audience a duré une petite demi-heure et Marine Le Pen a été finalement condamnée.
01:30Mais les peines sont moins lourdes qu'en première instance.
01:33Sur l'inéligibilité, elle écope de 15 mois au lieu de 2 ans.
01:37Et la Cour considère que la peine a déjà été purgée depuis la première instance.
01:43Puisque je vous rappelle que la première décision a été rendue le 31 mars 2025.
01:48Légalement, rien n'empêche donc désormais Marine Le Pen d'être candidate à la présidentielle.
01:53La Cour, en rendant sa décision, a d'ailleurs dit qu'elle avait pris en compte dans ses peines la
01:58liberté à des candidats
01:59et la liberté de choix des électeurs.
02:02Mais Marine Le Pen est aussi condamnée à 3 ans de prison, dont un an à domicile sous bracelet électronique.
02:09Or, il y a quelques jours, elle l'avait encore réaffirmée.
02:12Elle ne ferait pas campagne avec un bracelet électronique.
02:15C'est trop compliqué.
02:16Ce n'est pas possible.
02:17Alors, va-t-elle maintenir cette position ?
02:19On le saura ce soir.
02:20On saura donc si elle se lance dans la campagne pour 2027 sur le fonds de l'affaire.
02:25Elle est donc condamnée pour détournement de fonds publics de 2,8 millions d'euros
02:30qui ont servi à payer des assistants parlementaires au Parlement européen
02:34mais qui ne travaillaient pas pour le Parlement européen.
02:36Mais pour le parti, la présidente de la Cour a parlé de faits très graves
02:40d'un système pour accaparer les fonds du Parlement européen.
02:44Mais elle n'a pas évoqué d'enrichissement personnel de la part de Marine Le Pen
02:47ni de la part des autres prévenus.
02:49L'argent est allé au parti, Front National puis Rassemblement National.
02:54Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
02:57Marie Lebec, votre réaction ?
02:59C'est vrai qu'il faut prendre le temps de comprendre bien cette décision de justice
03:04condamnée mais pas d'inéligibilité pour 2027.
03:08En revanche, un bracelet électronique.
03:10Sur la décision de justice, c'est très difficile de la commenter.
03:13Déjà, il faut la respecter.
03:14Ensuite, la justice a des éléments qu'en tant que responsable politique,
03:17que nous n'avons pas forcément.
03:19Et donc, il faut désormais, pour le Rassemblement National,
03:23on verra ce que décide sa présidente ce soir.
03:25Ce qui est sûr, c'est que nous, avec Gabriel Attal,
03:27on avait de toute façon de prévu de partir à la bataille
03:31pour défendre notre projet,
03:32notamment contre la montée des extrêmes
03:34et celui qui est au plus haut actuellement,
03:36c'est-à-dire le Rassemblement National.
03:37Et on va continuer dans cette dynamique.
03:39À la fin, peu importe que le candidat soit Jordan Berdella ou Marine Le Pen,
03:43ça conduit à une même tragédie pour le pays.
03:45Et c'est ce à quoi on veut s'opposer.
03:46Eh bien, c'est une de vos consoeurs qu'on va avoir aussi en direct.
03:49Prisca Thévenot s'exprime au nom de votre groupe, Marie Lebec.
03:52On va l'entendre.
03:53Oui, Prisca Thévenot, comment vous réagissez à cette condamnation de Marine Le Pen ?
03:57Déjà, accueillir cette condamnation comme un fait de droit évident.
04:02C'est que oui, Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics.
04:06Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la cour d'appel qui s'est prononcée
04:09sur un fait établi pour elle,
04:11mais aussi pour un certain nombre de cadres du Rassemblement National.
04:14L'idée de l'avoir peut-être candidate,
04:16en tout cas que ça revienne à elle de se décider,
04:19comment vous réagissez ?
04:20Eh bien, on va voir comment elle se positionne.
04:21Mais comment elle se positionne, pas au regard de ce que moi je pourrais dire,
04:24mais au regard de ce qu'elle pouvait dire il y a maintenant de cela quelques années.
04:27Elle même disait que les Français en avaient assez
04:30de parler des affaires.
04:32On avait assez des affaires qui touchaient les politiques.
04:35Elle disait aussi qu'en cas de condamnation d'un élu,
04:39cet élu devait être inéligible à vie.
04:42Donc la question, j'ai envie de vous dire,
04:43elle est toute retournée vis-à-vis d'elle.
04:46Est-elle capable de se contredire, de se dédire ?
04:49Que va-t-elle dire ?
04:50C'est la grande question que tout le monde se pose.
04:52Merci beaucoup.
04:53Merci Nicolas Fleury.
04:55Benjamin, Lucas, lundi, votre réaction ?
04:57Et je précise à nos téléspectateurs que les députés RN ne s'expriment pas.
05:01Ils ont pour consigne d'attendre ce que va dire leur chef tout à l'heure.
05:05Voilà pourquoi aussi en plateau, on n'a pas toutes les sensibilités politiques.
05:09Benjamin, Lucas, lundi.
05:10Le fonds d'abord, Mme Le Pen, est reconnu coupable de détournement de fonds publics.
05:14Ça vient d'être dit, d'avoir volé le contribuable européen, le contribuable français.
05:17Pour un parti qui, depuis 40 ans, prospère sur l'idée qu'il y aurait un tous pourri,
05:21là où il y a le plus de pourri aujourd'hui, c'est le Rassemblement National.
05:23Parce que, Marie Lebec l'a rappelé, il n'y a pas que Mme Le Pen qui est condamnée.
05:25Beaucoup de cadres, d'élus, de hauts dignitaires du Front National puis du Rassemblement National
05:29viennent d'être condamnés.
05:31Et donc, Mme Le Pen est une délinquante.
05:33Elle doit être considérée comme telle.
05:34D'ailleurs, j'ai trouvé qu'il y avait dans sa façon d'arriver au tribunal, la main dans la
05:37poche,
05:37une démarche nonchalante qu'on aurait sans doute beaucoup plus commentée, pas acceptée,
05:41de la part, j'allais dire, d'un délinquant de droit commun, d'un délinquant qui n'est pas Mme
05:45Le Pen
05:45avec tout cet environnement qu'elle a créé depuis des semaines,
05:48cette espèce de télé-novella larmoyante en expliquant que les juges avaient son destin entre ses mains.
05:52Non, c'est Mme Le Pen qui, en commettant des délits, avait son destin électoral entre ses mains.
05:56La justice a dit le droit, et politiquement, ça veut dire quelque chose quand même
05:59que de s'interroger même sur la possibilité d'aller à l'élection présidentielle
06:02en étant condamnée pour détournement de fonds publics.
06:04Et je vais même plus loin.
06:05Que Mme Le Pen reste députée est un problème moral.
06:07Si elle avait la moindre éthique, Mme Le Pen démissionnerait séance tenante de l'Assemblée nationale.
06:10Alors, on va voir ce qu'elle annonce ce soir.
06:12Je vous propose de retrouver Marco Pommier,
06:14puisque vous étiez dans l'hémicycle pendant la séance de questions au gouvernement,
06:17à l'œil nu, séance classique,
06:19mais évidemment, j'imagine, Marco Pommier,
06:21que vous avez remarqué que tout le monde ne pensait qu'à cette condamnation.
06:26Oui, déjà, c'est une après-midi très particulière
06:28pour les députés du Rassemblement national,
06:30qui d'ailleurs évitent soigneusement cette salle des quatre colonnes
06:33où je me trouve, là où se trouvent les journalistes,
06:36des députés RN, vous le disiez, néanmoins présents dans cet hémicycle
06:39pendant cette séance de questions au gouvernement,
06:41mais très discrets, souvent le nez dans leur portable,
06:45à discuter entre eux, relevant à peine la tête.
06:48Les têtes importantes du parti, justement,
06:50elles étaient peu ou pas présentes du tout.
06:52On sait qu'il y a actuellement une réunion au siège du RN qui est en cours.
06:56Et lorsqu'un député RN a pris la parole dans l'hémicycle
06:59sur une question au gouvernement, Mathias Renaud en l'occurrence,
07:01eh bien, on a entendu un député du Bloc central crier dans l'hémicycle
07:05« Parti corrompu ».
07:07À gauche, on a entendu « Vive la justice ».
07:10Bref, je le disais, une séance de CAG très particulière
07:12pour les députés du RN.
07:14En attendant, la décision de Marine Le Pen ce soir au 20h de TF1,
07:18va-t-elle, oui ou non, se présenter à l'élection présidentielle ?
07:21Et c'est donc, justement, Marco Pommier, l'objet certainement
07:24de cette réunion au siège du RN.
07:26On va retrouver Clément Méric.
07:29Effectivement, c'est dans ce siège, dans le 16e arrondissement,
07:32que beaucoup de choses sont en train de se jouer aujourd'hui, Clément.
07:36Oui, c'est une réunion qui a débuté il y a presque deux heures maintenant
07:39en présence de Marine Le Pen, Jordan Bardella,
07:41l'avocat de Marine Le Pen qui est venu exposer un peu
07:44tous les tenants et les aboutissants de cette condamnation
07:46prononcée par la Cour d'appel
07:47et puis toute l'équipe de campagne du RN pour cette présidentielle.
07:52Il y a deux volets qui sont examinés de près, évidemment.
07:54Il y a d'abord cette peine d'inéligibilité.
07:56Là-dessus, les choses sont claires.
07:58Les 15 mois d'inéligibilité sont purgés.
08:00Marine Le Pen peut se présenter à la présidentielle.
08:02Il reste donc ses un an ferme sous bracelet électronique.
08:06Marine Le Pen avait dit qu'elle ne se présenterait pas à la présidentielle
08:09si elle devait porter un bracelet électronique.
08:11Mais ce qu'elle n'a peut-être pas pris en compte
08:12quand elle a prononcé cette phrase,
08:14c'est qu'il y a de très fortes chances
08:16que cette peine soit ramenée à six mois.
08:19C'est un principe qui est en général appliqué.
08:22Ce n'est pas obligatoire, ce n'est pas systématique,
08:24mais c'est très régulièrement appliqué.
08:26Cela voudrait dire que Marine Le Pen serait libre
08:27de ses déplacements à partir du mois de janvier.
08:30Cela signifierait que si elle se présente,
08:31ce serait une candidature empêchée, limitée jusqu'au mois de janvier,
08:35avec peut-être un Jordan Bardella
08:36qui la supplé d'ici là dans les meetings.
08:39Ou alors l'autre option,
08:40ce serait que Marine Le Pen renonce à sa candidature
08:42pour un Jordan Bardella pleinement candidat dès maintenant.
08:45La décision est sans doute en train d'être prise maintenant
08:48et sera peut-être annoncée dès ce soir par Marine Le Pen
08:51aux 20h de TF1.
08:54Merci beaucoup Clément Méric.
08:56Jean Garrigue, effectivement,
08:57on pensait avoir une décision
08:59qui nous permettrait de dire juste après
09:02qu'elle est candidate, qu'elle n'est pas candidate.
09:03Voilà, c'est un peu plus compliqué que ça.
09:05Oui, on ne sera fixé que ce soir
09:08après le journal télévisé de 20h
09:11auquel participe Marine Le Pen.
09:13En fait, les juges ont donné à Marine Le Pen
09:16la possibilité légale ou juridique
09:19d'être candidate à la présidentielle
09:21en revenant sur le premier jugement
09:24qui avait été fixé.
09:27On peut d'ailleurs se poser la question
09:28de savoir si en la matière
09:31l'indépendance de la justice a été totale.
09:34Je ne veux pas dire qu'on a des juges
09:36qui, comme ça, sont sous pression des politiques.
09:39Mais je me demande si dans la décision qui est prise
09:42ils n'ont pas tenu compte
09:44de cette atmosphère politico-médiatique
09:48et des cris d'orfraie qui ont été poussés
09:51pendant des mois autour d'un déni de démocratie.
09:54C'est une question que je pose
09:56et je pose une autre question
09:57qui suit la première.
09:59C'est-à-dire que s'il y a effectivement
10:01une possibilité pour Marine Le Pen
10:03d'être candidate,
10:04on voit très bien qu'aux yeux de ses opposants
10:08et je dirais à raison,
10:11l'un des arguments qui sera développé
10:13dans une éventuelle campagne,
10:14c'est de dire qu'elle a été condamnée
10:16par la justice.
10:17Ce qui veut dire que s'il advenait
10:18qu'elle soit au second tour
10:20d'une élection présidentielle,
10:21qu'elle soit élue présidente de la République,
10:23ce serait la première présidente
10:25de la République française
10:26qui aurait été condamnée par la justice.
10:29Voilà, c'est quelque chose
10:31qui doit faire partie
10:32de la réflexion des citoyens que nous sommes.
10:35Justement, Hubert Coudurier,
10:37votre livre s'appelle
10:37Le mystère Marine Le Pen.
10:39Qu'est-ce qui se passe
10:40dans cette réunion
10:42au sein du parti,
10:43du Rassemblement national ?
10:45On sait que certains lui disaient
10:46qu'il faut y aller
10:47même si c'est sous bracelet électronique.
10:49A votre avis,
10:50qu'est-ce qui s'y passe ?
10:51Est-ce qu'on essaye
10:52de la convaincre d'y aller ?
10:53Je n'y suis pas.
10:55Et dans sa tête, alors ?
10:57Dans sa tête.
10:58Il n'y est pas non plus,
10:59mais on va essayer
11:00de s'imaginer.
11:01Non, mais je crois
11:02que les juges n'ont pas voulu
11:05déjuger la première instance.
11:06En même temps,
11:07ils ont quand même
11:07singulièrement réduit la peine.
11:09Mais ils la mettent...
11:10Ils ont voté en touche, finalement.
11:12Ils l'ont mise face
11:12à ses responsabilités.
11:14C'est-à-dire qu'elle peut y aller
11:16si elle veut,
11:17mais elle portera quand même
11:18cette opprobre morale
11:20que vous avez soulignée
11:21en amplifiant un peu les choses
11:23parce que c'est aussi
11:24le jeu politique
11:24qui va se mettre en place maintenant.
11:26Donc le fait d'être condamnée
11:28et le fait aussi
11:29d'avoir un bracelet électronique.
11:30Elle l'avait déclaré.
11:32Je pense que c'est plus
11:32un problème moral que technique
11:34parce que le bracelet électronique,
11:36on a vu que Nicolas Sarkozy
11:38l'avait porté quelques mois
11:39et pas plus.
11:40Elle, finalement,
11:41en plus de bon,
11:41elle est extrêmement connue.
11:42Elle parle souvent.
11:43Ce n'est pas parce qu'elle fera
11:44quelques meetings de mois ou pas
11:46puis tout ça sera aménagé
11:47par le juge.
11:47Ce n'est pas un problème technique.
11:49Mais c'est qu'effectivement,
11:50il la laisse
11:51d'une peine morale,
11:55surtout,
11:55alors là, vous l'avez dit,
11:57il faudrait,
11:58on parle trop en politique.
11:59C'est comme Fillon
12:00qui disait,
12:01est-ce qu'on imagine
12:03le président de Gaulle
12:04ça lui a coûté cher.
12:05Oui, mais voilà,
12:06quand ça arrive,
12:07il vaut mieux être prudent.
12:08Alors, le Rassemblement National,
12:09il va faire campagne maintenant.
12:10On va voir ce soir
12:11si elle se décide d'y aller.
12:13Et si elle ne veut pas y aller,
12:15c'est qu'elle ne voulait pas y aller.
12:16Mais vous,
12:17votre instinct,
12:17c'est qu'elle ira.
12:18Votre instinct,
12:19c'est qu'elle ira.
12:20Mon instinct,
12:20c'est qu'elle ira.
12:21On a eu des doutes quand même
12:22à une certaine époque
12:22parce qu'on se disait,
12:23à force d'évoquer son plan B,
12:26elle accrédite cette hypothèse.
12:27Donc, vis-à-vis des juges,
12:29ça va les décharger
12:30d'une quelconque responsabilité.
12:32Allez, on poursuit nos hypothèses,
12:34mais on retourne
12:34salle des 4 colonnes
12:35pour retrouver le premier secrétaire
12:37du Parti Socialiste,
12:38Olivier Faure,
12:38au micro de Nicolas Fleury.
12:40Oui, Olivier Faure,
12:41alors on commence déjà
12:41à dire du côté des commentateurs,
12:43des experts,
12:43qu'il est possible
12:44que Marine Le Pen,
12:44finalement,
12:45décide d'y aller,
12:46contrairement à ce qu'elle avait dit.
12:47Ça vous indigne ?
12:49Mais, d'abord,
12:50rappelons-nous une chose.
12:52Au bout de 10 ans d'instruction,
12:54ce n'est pas une affaire bâclée,
12:55comme je l'entends parfois,
12:57ce n'est pas un procès politique,
12:58c'est une affaire
12:59qui a été inscrite
12:59pendant 10 ans.
13:00Au terme de ces 10 ans,
13:01elle a été condamnée
13:02à deux reprises,
13:03en instance et en appel.
13:05Elle est condamnée
13:06pour des faits extrêmement lourds,
13:07graves,
13:08détournement de fonds publics européens.
13:10Donc, elle a piqué l'argent
13:12des Européens
13:13pour les mettre dans ses poches
13:15et celles de ses amis.
13:16C'est ça,
13:16la condamnation de Marine Le Pen.
13:18Et donc, maintenant,
13:19techniquement,
13:20il est possible
13:20pour elle être candidate
13:22à l'élection présidentielle.
13:23Elle fera ce qu'elle voudra.
13:24Mais il faudra alors
13:25qu'elle explique
13:26comment elle peut avoir
13:28pendant tant d'années
13:29expliqué que c'était
13:30le parti des mains propres,
13:31la tête haute,
13:33que c'était un parti
13:33qui se refusait
13:34à la moindre tolérance
13:36avec les délinquants
13:37et qui, maintenant,
13:38accepterait d'avoir
13:39pour candidate
13:40quelqu'un
13:40qui a présenté
13:42le moins que l'on puisse dire
13:44des failles
13:45dans son exemplarité.
13:46Et donc,
13:47quand on n'est pas...
13:48Enfin, quelle idée
13:49se fait-elle elle-même
13:50de ce qu'est
13:51la fonction présidentielle ?
13:52Quand on veut rétablir
13:53l'autorité de l'État,
13:54quand on veut arriver
13:55à être dans une forme
13:57de hauteur de vue
13:59qui justifie ensuite
14:01les prises de décision,
14:02comment peut-on le faire
14:03quand on est soi-même
14:03avec un bracelet électronique
14:05au pied ?
14:06Comment peut-on être
14:08celle qui,
14:09ensuite,
14:10préside la France ?
14:11Moi, je crois
14:11que ce n'est pas possible.
14:12Maintenant,
14:13c'est à elle de décider,
14:14ce n'est pas à moi.
14:14Et quoi qu'il arrive,
14:15on se battra
14:16contre lui
14:17ou contre elle,
14:18peu importe.
14:18Merci beaucoup,
14:19Olivier Faure.
14:20Merci à vous.
14:20Merci, Nicolas Fleury.
14:21Marie Lebec.
14:22On a vu que Marine Le Pen
14:23avait dit que sous bracelet électronique,
14:25ce n'était pas possible
14:26pour elle de faire campagne.
14:27Maintenant qu'elle le peut,
14:29on a vu qu'en politique,
14:30on disait beaucoup de choses
14:31et puis on pouvait
14:32revenir dessus.
14:33Est-ce que vous pensez,
14:34effectivement,
14:35que ce soir,
14:35elle va annoncer
14:36que c'est elle
14:37qui y va
14:38ou est-ce qu'à votre avis,
14:40elle va laisser la place
14:40à Jordan Bardella ?
14:42J'imagine qu'elle va annoncer
14:44qu'elle y va finalement.
14:45Je serais très surprise
14:46de l'inverse.
14:47Après, je rejoins,
14:47une fois n'est pas coutume,
14:48ce que disait Olivier Faure.
14:49Je pense qu'on a un enjeu
14:50d'autorité aussi dans la société.
14:52On voit bien que nos gendarmes,
14:55nos forces de sécurité intérieure,
14:57tout un tas d'autorités institutionnelles
14:59sont challengées dans leurs fonctions.
15:02Très honnêtement,
15:02quel message on envoie à la société
15:03quand on a été condamné
15:04et qu'on fait la moitié
15:05au moins de sa campagne
15:06sous bracelet électronique,
15:08c'est très paradoxal.
15:09Néanmoins, j'imagine que
15:10quand on se sent si près
15:12de toucher au but,
15:13on a très envie d'être candidat
15:14soi-même.
15:15Même si elle sait
15:16que ce sera un angle d'attaque
15:17de toutes les oppositions
15:18pendant toute la campagne.
15:19Oui, bien sûr,
15:20mais ce sera un angle d'attaque
15:21et paradoxalement,
15:22ils en ont beaucoup joué,
15:23ils ont beaucoup instrumentalisé aussi
15:24en prétendant que c'était
15:26une privation du choix des électeurs
15:28comme si c'était
15:29le Rassemblement national
15:30qui était empêché
15:30alors qu'en réalité,
15:31on parle seulement
15:32d'une des figures politiques
15:33du Rassemblement national
15:34et d'ailleurs,
15:35on voit bien dans les sondages d'opinion
15:36peu ou prou les scores
15:38de Marine Le Pen
15:39ou Jordan Bardella
15:39sont équivalents.
15:41Donc effectivement,
15:42moi je n'ai aucun doute
15:42sur le fait qu'elle va se présenter.
15:43De toute façon,
15:44on l'avait vécu
15:45avec François Fillon.
15:46En fait,
15:47une fois que vous êtes lancé
15:48dans cette compétition,
15:49c'est très difficile
15:50de vous auto-débrancher.
15:52Oui, mais ça lui a valu
15:53peut-être aussi une place
15:54au centre.
15:55Oui, certainement,
15:56mais encore une fois,
15:57je pense qu'ils ont beaucoup joué
15:58de ce risque
15:59de ne pas avoir,
16:00enfin,
16:01de prétendument
16:02ne pas avoir de candidat
16:03auprès des électeurs
16:04et ça permet aussi,
16:05je pense,
16:06de cette espèce
16:07de narratif
16:09sur un déni de démocratie
16:10de masquer un peu
16:11le, au fond,
16:12c'est quoi voter
16:12pour le Rassemblement National,
16:14c'est quoi le programme,
16:15c'est quoi les enjeux,
16:16c'est quoi aussi
16:16les impacts pour le pays
16:17parce que, pardon,
16:18mais ne serait-ce
16:18qu'au niveau de l'Europe,
16:19ne serait-ce qu'en termes
16:20de soutien à l'Ukraine,
16:21ne serait-ce qu'en termes
16:22de positionnement
16:23sur la scène internationale,
16:24pardon,
16:24mais ce n'est pas la même chose
16:25d'avoir le Rassemblement National
16:26ou Gabriel Attal,
16:28par exemple.
16:29Et Jean Garrigue,
16:30est-ce que c'est la même chose
16:30d'avoir Jordan Bardella
16:31ou Marine Le Pen ?
16:33Aux partis,
16:34on dit,
16:34ce sera la même campagne,
16:35le même programme,
16:36mais non.
16:36Non, ce n'est pas du tout
16:37la même chose,
16:38c'est quelque chose
16:39qu'on nous vend,
16:40mais ce n'est pas du tout
16:41la même chose.
16:42D'abord parce que
16:43c'est une Le Pen
16:44qui est la marque
16:45de fabrique Le Pen,
16:47c'est quelque chose
16:47d'historiquement quand même
16:49très important
16:50et dans une famille politique
16:53qui, là encore,
16:54historiquement,
16:55s'est toujours focalisée
16:56sur une personne,
16:58sur un porte-parole.
16:59C'est très différent
17:00de ce qui s'est passé
17:01à gauche
17:02ou même à droite.
17:03Il y a vraiment
17:04une figure.
17:05Donc c'est forcément
17:06très différent.
17:08On sait que
17:09Jordan Bardella
17:10est quelqu'un
17:11qui n'a pas
17:12d'expérience politique,
17:13qui n'a pas
17:13d'expérience d'élu,
17:16de direction
17:17d'une quelconque
17:20institution politique.
17:22C'est quand même
17:23un handicap.
17:23En tout cas,
17:24c'est un parcours
17:24très différent
17:25de celui de Marine Le Pen
17:26qui a déjà été candidate
17:28à trois reprises,
17:29qui a cette expérience-là,
17:31dont les sondages
17:32nous disent
17:33qu'elle a une stature,
17:35elle commence à avoir
17:35une stature présidentielle,
17:37une stature de femme d'État,
17:39on va dire,
17:39ce qui n'est pas encore
17:40le cas de Jordan Bardella
17:41et que sur beaucoup
17:42d'items,
17:44notamment ceux qui concernent
17:46les relations internationales,
17:49la présentation,
17:50l'incarnation
17:50d'un pays
17:52face à l'étranger,
17:54Jordan Bardella,
17:55pour l'instant,
17:55il est quand même
17:56un peu loin d'elle.
17:57Donc, ça veut dire
17:58qu'incontestablement,
18:00les forces ne sont pas
18:03les mêmes.
18:03Et les faiblesses non plus.
18:04Et les faiblesses non plus,
18:06ça, on pourrait y revenir
18:06parce qu'il y a aussi
18:07des forces du côté
18:10de Jordan Bardella,
18:11mais je dois dire
18:13aussi qu'une campagne
18:17présidentielle révèle aussi
18:19des candidats.
18:20Donc, il peut se passer
18:21encore beaucoup de choses.
18:22Donc, à commencer par ce soir,
18:24parce qu'on sait,
18:25malgré tout,
18:26on ne sait pas
18:26qu'elle va être...
18:27Il y a vraiment
18:27un grand suspense
18:28et on voit défiler
18:29à l'antenne
18:29beaucoup de tweets,
18:31de messages de soutien
18:32de proches de Marine Le Pen.
18:33Benjamin, Lucas,
18:34lundi, c'est la question
18:35qu'on pose un peu
18:36à tous les hommes
18:37et les femmes politiques
18:38ces dernières semaines.
18:40Vous préféreriez
18:41Jordan Bardella
18:41ou Marine Le Pen ?
18:42Lequel est le plus dangereux
18:43d'après vous ?
18:44Je ne préfère personne.
18:45Je combats...
18:46Mais les stratégies
18:46ne sont pas du tout
18:47les mêmes
18:47si c'est elle ou lui, non ?
18:49Je pense que si.
18:50Nous, nous combattons.
18:51Je pense que c'est pareil
18:52chez celles et ceux
18:53qui sont des adversaires
18:54comme nous
18:55du Rassemblement national.
18:56Nous combattons
18:57le programme,
18:58le projet du Rassemblement national
18:59qui, de mon point de vue,
19:00est un apartheid raciste
19:01qu'ils veulent imposer
19:02dans la société.
19:02C'est la préférence nationale.
19:04On l'a vu
19:04dans la campagne
19:05des législatives.
19:05Ils ont amené l'idée
19:07qu'il fallait interdire
19:07à des personnes
19:09ayant la double nationalité
19:10étant binationaux
19:11d'exercer des responsabilités
19:12dans la France publique.
19:12Ils ont exactement
19:13le même programme
19:14sur la question sociale
19:16des retraites, par exemple.
19:17On voit bien
19:17que les lignes
19:17sont très différentes.
19:18Marine Le Pen
19:19et Jordan Bardella
19:19n'ont pas de programme
19:20en réalité
19:21sur les questions
19:21économiques et sociales.
19:22Ils vont là
19:23où ils estiment
19:23que l'opinion
19:24peut les soutenir.
19:25On l'a vu
19:26sur la question
19:26des retraites.
19:27Ce n'est pas une différence
19:28d'appréciation
19:28entre Mme Le Pen
19:29et M. Bardella.
19:29C'est une différence
19:30d'appréciation
19:30entre le moment
19:31où ils veulent séduire
19:32le CAC 40 et le MEDEF
19:33et le moment
19:34où ils veulent séduire
19:35les classes populaires
19:35et les classes moyennes.
19:43identitaires, racistes
19:43et xénophobes
19:44comme on en a ici
19:44de la démonstration.
19:45Mais si vous me permettez
19:45un peu de légèreté
19:46sur cette affaire,
19:47moi je pense qu'il y a
19:47une hypothèse
19:48qu'on n'a pas ouverte
19:48pour ce soir,
19:49c'est que Mme Le Pen
19:50soit cohérente
19:50avec elle-même.
19:51Ça fait des années
19:51qu'à l'Assemblée nationale,
19:52Mme Le Pen nous explique
19:53avec ses amis
19:53que le bracelet électronique
19:55et les aménagements
19:55de peine,
19:56ce n'est pas suffisant,
19:57qu'il faut l'exécution
19:58des permes
19:58de façon ferme
19:59et emprisonnée.
20:00Donc que Mme Le Pen
20:01se constitue prisonnière
20:02si elle veut être conséquente
20:03avec elle-même.
20:03Ce serait peut-être ça
20:04la surprise ce soir,
20:05c'est qu'elles disent
20:05j'ai dénoncé
20:06l'axisme des juges
20:07et de l'autorité judiciaire,
20:08je mets des guillemets
20:09à l'axisme
20:09et donc je me constitue prisonnière.
20:11Là, je pourrais presque
20:11dire chapeau.
20:12Alors, il y a du suspense
20:13pour ce soir,
20:14moi je peux quasiment
20:14d'office écarter
20:16cette hypothèse.
20:17Je vais vous montrer
20:18la réaction
20:18du président de la République.
20:20Ce qui est sain
20:21pour la démocratie,
20:21c'est que le président
20:22ne commande pas
20:23les décisions de justice.
20:25Bon, on n'est pas
20:25président de la République ici
20:26donc on va continuer
20:27un peu à en parler
20:28Hubert Coudurier.
20:30Est-ce qu'elle peut faire
20:31de sa condamnation
20:32si elle est candidate
20:34une force,
20:35bâtir un récit
20:37autour de ça ?
20:37Il y a des gens
20:38qui sont condamnés
20:39et puis qui se relèvent
20:40et il y a aussi
20:41une forme de
20:41j'ai purgé ma peine,
20:42ça peut exister ?
20:44Ou alors,
20:44est-ce que ce sera
20:45trop lourd à porter
20:46comme fardeau ?
20:47On voit bien
20:47Benjamin-Luc Alain
20:48dit Marie-Lebec.
20:49Les oppositions
20:51ne vont pas arrêter
20:52de mettre face
20:52à ces contradictions
20:53sur les questions
20:54d'autorité
20:54le régalien.
20:55sûrement
20:56et puis parfois
20:56peut-être avec
20:57quelques excès
20:57mais en réalité
20:59je pense qu'on a déjà
21:02vu des représentants
21:05de régimes illibéraux
21:07sans parler même
21:08de Silvio Berlusconi
21:10et d'autres
21:10faire campagne
21:12avec des condamnations
21:13et ça ne posait
21:14absolument pas
21:15de problème
21:16à leur base électorale.
21:18Et est-ce que ça
21:18en posera un à la sienne
21:19aux électeurs
21:20du Rassemblement National ?
21:21Je ne pense pas
21:21mais je ne suis pas
21:22non plus
21:22dans ce qu'on sait.
21:24Non, le problème
21:25si vous voulez
21:25c'est que
21:26le Rassemblement National
21:27c'est 35 à 40%
21:29dans l'opinion
21:30ce n'est pas 51%
21:32donc il y a quand même
21:33un bloc central
21:34et toute la question
21:36et tout ce qui est passionnant
21:37aujourd'hui
21:37c'est de voir
21:38quelle va être
21:39la poussée
21:40ou non
21:41des forces conservatrices
21:43et la capacité
21:44du bloc central
21:45après 10 ans
21:46d'exercice du pouvoir
21:47à résister
21:48à cette poussée
21:49parce qu'effectivement
21:50on va la mettre
21:51face à ces contradictions
21:52mais elle a aussi
21:53cet avantage
21:54de n'avoir pas gouverné
21:55et d'accréditer l'idée
21:59que de toute façon
22:00compte tenu de l'état
22:01de la France
22:02qui est un état
22:03quand même assez calamiteux
22:05ça ne peut pas être pire
22:06avec eux
22:06et peut-être même mieux
22:08mais en tout cas
22:09on entre dans une campagne
22:11avec beaucoup d'incertitudes
22:12avec des débats
22:13qui vont être très nombreux
22:14la seule différence
22:16c'est que Bardella
22:17lui n'avait fait
22:19qu'une campagne
22:19à une élection européenne
22:21ce n'est pas la plus difficile
22:22là la campagne présidentielle
22:24c'est une lessiveuse
22:25elle sait faire
22:26elle n'est pas facilement
22:28impressionnable
22:28elle sait faire
22:29mais elle n'a jamais gagné
22:31elle n'a jamais gagné
22:32mais enfin
22:32il y en a d'autres
22:33comme ça
22:33notamment Jean-Luc Mélenchon
22:35tout est possible
22:36dans la campagne
22:36qui s'annonce
22:37et elle a du métier
22:40et je dirais
22:41que son positionnement
22:43est d'ailleurs à mon avis
22:44une forme de réalisme
22:46par rapport à Jordan Bardella
22:48qui s'est peut-être
22:48laissé un peu vite
22:49absorbé par
22:50l'idée d'une union des droites
22:53par les voeux du patronat
22:55etc.
22:55alors qu'elle
22:56elle a plus de métiers
22:57elle connaît la France
22:58elle sait que
23:00la gauche n'est pas morte
23:01on pense
23:01et que donc
23:02parfois
23:03il faut peut-être
23:04contourner un certain nombre
23:05de choses
23:05comme Chirac l'avait fait
23:07avec M. Balladur
23:08qui a regardé
23:09le cercle de la raison
23:10même question
23:11que j'avais posée
23:12c'est un peu
23:13les deux portraits
23:14que tisse Hubert Coudurier
23:15vous soutenez Gabriel Attal
23:18on a bien compris
23:18c'est pas la même chose
23:20d'avoir Jordan Bardella
23:21une trentaine d'années
23:23qui a moins d'expérience
23:25justement de ses campagnes
23:26que d'avoir Marine Le Pen
23:27triple candidate
23:28etc.
23:29c'est quand même
23:29deux choses très différentes
23:31à appréhender
23:32dans une campagne
23:33il y a de toute évidence
23:35des différences entre eux
23:36des différences dans leur parcours politique
23:38des différences sur le fond
23:39et d'ailleurs je pense
23:40qu'il est quand même
23:41assez amusant
23:42quand on est ici
23:43à l'Assemblée Nationale
23:44de soulever ces différences
23:45qui montrent je pense
23:46effectivement
23:46à une volonté
23:48d'aller un petit peu là
23:48où ce sera le plus
23:49électoralement porteur
23:51à la fin
23:52c'est deux stratégies
23:54une même tragédie
23:55pour le pays
23:55enfin moi je veux dire
23:56je veux bien qu'on retourne
23:57le projet dans tous les sens
23:58je sais dans tous les sens
23:59mais derrière Marine Le Pen
24:01derrière Jordan Bardella
24:02qui que ce soit
24:03qui sera candidat
24:04in fine
24:05c'est les mêmes dangers
24:07pour le pays
24:08les mêmes dangers
24:08pour le rayonnement de la France
24:10à l'international
24:11les mêmes dangers
24:13dans ce qui va être exécuté
24:14en tout cas sur les sujets
24:15que je connais parfaitement
24:16d'un point de vue économique
24:17donc oui bien sûr
24:18que ce ne sera pas
24:19les mêmes personnalités
24:20bien sûr que c'est
24:21deux choses différentes
24:22l'une a de l'expérience
24:24l'autre pas
24:24ce sont aussi
24:25des générations politiques
24:27différentes
24:27mais je pense qu'on se battra
24:29contre leur projet
24:31avec la même vigueur
24:32avec le même investissement
24:33et aussi parce que
24:34au-delà de se battre
24:35nous avons des choses
24:35à présenter à nos concitoyens
24:37qui ont été présentés
24:38à l'occasion du meeting
24:39de Gabriel Attal
24:40et qui nous paraissent
24:41importantes à porter
24:42et qui paraissent
24:43en tout cas plus appropriées
24:44pour le destin du pays
24:45Benjamin Lucas Lundi
24:46il y a quand même
24:47quelque chose
24:48qu'il faut souligner
24:49c'est que ce soit
24:49Mme Le Pen
24:49ou M. Bardella
24:50il n'y a pas que Mme Le Pen
24:51qui a été condamné
24:51c'est un système
24:52mis en oeuvre
24:53par le Rassemblement National
24:54enfin quand même
24:55est-ce que les Françaises
24:56et les Français
24:56moi je crois qu'ils ne le seront pas
24:57sont prêts à donner
24:58les clés du pays
24:59les clés du pouvoir du pays
25:00à des gens
25:03alors que ce soit l'un comme l'autre
25:05ils sont crédités
25:06à plus de 30% des voix
25:08dans les enquêtes d'opinion
25:10est-ce que vous avez le sentiment
25:11que la condamnation
25:12en première instance
25:13de Marine Le Pen
25:13a fait bousculer
25:15son électorat
25:16vous savez
25:17l'élection
25:18c'est le jour du vote
25:19qu'elle se mesure
25:19il y a une campagne électorale
25:21il y a des arguments
25:22qui seront employés
25:23de notre part
25:24de la part des droites
25:26etc
25:26il y aura une campagne électorale
25:28et donc on verra
25:29au terme de cette campagne électorale
25:30ce que les Français
25:30décideront de juger
25:31important ou pas
25:33aujourd'hui sans doute
25:33dans les enquêtes d'opinion
25:34on ne voit pas d'impact
25:35sur l'électorat de Mme Le Pen
25:36mais je ne sais pas
25:37ce qu'il en sera
25:38à la fin du processus électoral
25:39en tout cas moi je vais me battre
25:40pour convaincre
25:41convaincre les électeurs
25:42dans leur ensemble
25:43convaincre des abstentionnistes
25:44c'est le propre
25:45d'une campagne électorale
25:46sinon on s'arrêterait maintenant
25:47or je pense vraiment
25:48qu'on le voit d'ailleurs
25:48dans toutes les élections
25:49Mme Le Pen
25:49elle fait toujours
25:50un moins bon score
25:50que ce que lui annoncent
25:51les sondages
25:51elle en fait quand même
25:52des déjà beaucoup trop élevés
25:53mais elle fait toujours
25:54c'était l'inverse avant
25:55Jean-Marie Le Pen
25:55faisait mieux à l'élection
25:57que dans les sondages
25:57Mme Le Pen fait l'inverse
25:58parce que dans une campagne électorale
26:00on voit la réalité
26:01du programme du Rassemblement National
26:02on voit la réalité
26:03de l'incompétence
26:04du Rassemblement National
26:05on l'a vu aux élections législatives
26:06moi j'étais sur votre plateau
26:07au moment du second tour
26:08on nous promettait
26:09quelques heures avant
26:09une possible majorité absolue
26:11du RN
26:11nous-mêmes on y croyait
26:12et en réalité au dernier moment
26:13les électrices et les électeurs
26:15ont estimé qu'on ne pouvait pas
26:16confier les responsabilités
26:17du pays à l'extrême droite
26:18et pour finir sur cette question
26:19Hubert Coudurier
26:20on en parlait juste avant
26:22avec Jean Garrigue
26:23effectivement il n'y a pas eu
26:24dans l'opinion
26:25on n'a pas le sentiment
26:26que leur socle s'était frité
26:27avec cette condamnation
26:28mais il n'y a pas eu non plus
26:29au sein de son mouvement
26:30quand elle a été condamnée
26:31en première instance
26:32une vague pour demander
26:33à ce que ce soit absolument elle
26:35les manifestations
26:36n'ont pas forcément fonctionné
26:38contre la justice
26:39on a le sentiment
26:40qu'au sein de son électorat
26:41elle ou Bardella
26:42ce n'est pas un...
26:43Elle n'a pas mené
26:44une campagne trumpiste
26:45alors évidemment
26:45elle a poussé un coup de gueule
26:46au début
26:47Est-ce qu'elle a essayé un petit peu
26:48et elle a vu que ça n'avait pas fonctionné ?
26:49Non mais pour une raison très simple
26:50bon il y a eu cette manifestation
26:52qui n'était pas aussi nombreuse
26:53qu'elle l'aurait souhaitée
26:53mais qu'on a un système électoral
26:55où il faut se rapprocher du centre
26:57au bout d'un certain temps
26:58et c'est d'ailleurs ce qu'ils ont compris
26:59la dédiabolisation ne vise qu'à ça
27:02ensuite j'ai une petite anecdote
27:03puisqu'on avait eu un déjeuner
27:05que j'évoque dans mon bouquin
27:07avec Gabriel Attal
27:09qui avait fait un débat
27:10contre Bardella
27:11parce qu'ils avaient pris l'habitude
27:12de débattre entre eux
27:13et ça leur plaisait bien visiblement
27:15il avait été de notre point de vue
27:17journaliste bien meilleur
27:19mais en même temps
27:20lui-même nous l'a dit
27:21c'est Gabriel Attal
27:22que ça n'avait eu aucune importance
27:24et qu'il fallait que la politique
27:26s'adapte
27:27comprenne
27:28que c'était différent aujourd'hui
27:31d'ailleurs dans le même déjeuner
27:33il nous avait dit
27:33qu'il était très content
27:34parce qu'il avait dépassé Bardella
27:35sur TikTok
27:37en termes de followers
27:38écoutez la politique
27:39c'est des concours
27:40on a des grilles d'analyse
27:42qui sont en train d'évoluer
27:43merci beaucoup
27:45restez avec nous
27:45on est ensemble jusqu'à 17h30
27:47on va remercier
27:47Marie Lebec
27:48et Benjamin Lucas
27:49lundi
27:49Jean Garrigue
27:50Hubert Coudurier
27:51vous restez sur notre plateau
27:52on va accueillir
27:53deux nouveaux invités
27:54dans un instant
27:55on va retrouver Stéphanie Despierres
27:56depuis le palais de justice
27:57de Paris
27:58vous y êtes depuis très tôt
27:59ce matin Stéphanie
28:00on attendait un arrêt
28:01qui allait durer longtemps
28:02c'est allé très vite finalement
28:06en moins d'une demi-heure
28:07Marine Le Pen a été fixée
28:08sur son sort
28:09elle est reconnue coupable
28:11par la justice
28:12et condamnée
28:12mais la peine est plus clémente
28:14qu'en première instance
28:15elle est condamnée
28:16à 15 mois d'inéligibilité
28:17au lieu de deux ans
28:18et la cour considère
28:20que cette peine
28:20a déjà effectué
28:21depuis la rendue
28:23de la décision
28:24en première instance
28:24le 31 mars 2025
28:26ça fait donc tout juste
28:2715 mois
28:28et légalement
28:29désormais
28:30rien n'empêche
28:31donc Marine Le Pen
28:32d'être candidate
28:32à la présidentielle
28:34mais elle est aussi
28:35condamnée à 3 ans de prison
28:36dont un enferme
28:37à domicile
28:38sous bracelet électronique
28:40il y a quelques jours
28:41la chef de file
28:41de l'extrême droite
28:42avait réaffirmé
28:43qu'elle ne pourrait pas
28:44faire campagne
28:44avec un bracelet électronique
28:46va-t-elle rester
28:47sur cette position
28:48ou va-t-elle finalement
28:49décider de se lancer
28:50dans la bataille
28:50pour 2027
28:51on aura la réponse
28:52ce soir
28:53elle s'exprime
28:53au journal de 20h
28:54sur le fond de l'affaire
28:56elle est donc condamnée
28:57pour détournement
28:57de fonds publics
28:592,8 millions d'euros
29:00qui ont servi
29:01à payer les assistants
29:02parlementaires européens
29:03qui ne travaillaient pas
29:04pour leurs députés européens
29:05mais pour le parti
29:06en réalité
29:07c'est ce qu'a considéré
29:08la cour
29:09la présidente
29:09a parlé d'un système
29:11pour accaparer
29:12les fonds du parlement européen
29:13de faits très graves
29:14qui se sont déroulés
29:15pendant plus de 11 ans
29:17pas d'enrichissement personnel
29:18en revanche
29:19pour les prévenus
29:20donc ni pour Marine Le Pen
29:21Marine Le Pen
29:22n'a pas dit un seul mot
29:23en sortant
29:24après l'audience
29:25elle s'est dirigée
29:26directement vers le siège
29:27du parti
29:27ces avocats
29:28eux se sont dit
29:29partiellement satisfaits
29:31notamment de l'infection
29:33considérable
29:33ce sont leurs mots
29:34sur la peine d'inéligibilité
29:36justice
29:36Merci beaucoup Stéphanie Despierre
29:39sur notre plateau
29:40de nouveaux invités
29:41Céline Hervieux
29:42bonjour
29:42députée socialiste de Paris
29:44Jean-René Cazeneuve
29:45bonjour
29:46députée
29:47Ensemble pour la République
29:48du Gers
29:49et on a le plaisir
29:50que Jean Garrigue
29:50historien
29:51président de la Commission
29:52internationale
29:53d'Histoire des Assemblées
29:54ait resté sur ce plateau
29:55avec Hubert Coudurier
29:57directeur de l'information
29:58au Télégramme
29:58vous signez ce livre
29:59Le mystère Marine Le Pen
30:01ça tombe à point
30:02aujourd'hui
30:03votre réaction
30:04Céline Hervieux
30:05après cette
30:06condamnation
30:07mais qui permet
30:08à Marine Le Pen
30:09de se présenter à l'élection
30:10avec la contrainte
30:12d'un bracelet électronique
30:13Écoutez déjà
30:14je pense qu'il faut
30:15se féliciter
30:16du fait d'être
30:16dans une démocratie
30:17qui fonctionne
30:18avec des institutions
30:19et l'indépendance
30:20de la justice
30:21qui n'a pas subi
30:22de pression
30:23qui a rendu son verdict
30:24malgré le climat
30:26qui était quand même
30:27assez intense pour eux
30:28donc déjà
30:29il faut s'en féliciter
30:31les juges
30:32ont donc jugé en droit
30:33la condamnation
30:34est tombée
30:35et finalement
30:36quelque part
30:36c'est le meilleur scénario
30:37c'est-à-dire celui
30:38où on ne vole pas
30:40entre guillemets
30:40pour reprendre l'argument
30:42de ce qu'on a entendu
30:43au Rassemblement National
30:44l'élection aux Français
30:45mais par contre
30:46on pose la vraie question
30:47une question de fond
30:48et finalement
30:49Marine Le Pen
30:49se retrouve face
30:50à ses propres contradictions
30:52quelle décision
30:53va-t-elle prendre ce soir
30:54on verra
30:54mais en tout cas
30:55ce qui est sûr
30:56c'est que ce serait
30:56se dédire
30:58compte tenu
30:58de tous les engagements
30:59et de tout le message
31:00autoritaire
31:01qu'elle porte
31:01depuis des années
31:02que de se présenter
31:04finalement à la course
31:04pour la présidence
31:05de la République
31:06dans ces conditions
31:06Jean-René Cazeneuve
31:08c'est vrai que la décision
31:10donne aussi
31:11la liberté
31:12de l'électeur
31:14et du candidat
31:15on voit bien que
31:16voilà
31:17Marine Le Pen
31:18ce soir
31:18elle ne peut pas dire
31:18qu'elle est empêchée
31:19par la justice
31:20mais elle a dit
31:21qu'elle ne ferait pas campagne
31:22avec un bracelet électronique
31:23alors à votre avis
31:24elle dira quoi ce soir ?
31:25Le fait marquant
31:27c'est qu'en appel
31:28elle est condamnée
31:29à trois ans de prison
31:30pour détournement
31:31de fonds publics
31:32c'est quand même
31:33majeur
31:34Une fois qu'on a dit ça
31:35comment peut-elle
31:37se présenter
31:37à l'élection présidentielle ?
31:40Comment peut-elle
31:41se regarder dans une glace
31:42si elle a un minimum
31:43d'éthique politique ?
31:45Comment elle peut
31:46se présenter
31:47avec ou sans bracelet ?
31:48Ce n'est pas le sujet
31:49parce que l'ironie
31:50quand même
31:51de cette histoire
31:52c'est qu'elle a bénéficié
31:54de tas de mesures
31:54contre lesquelles
31:55elle a voté
31:57que ce soit
31:58le bracelet électronique
31:59ils ont voté contre
32:00l'assouplissement des peines
32:01la ménage
32:02ils ont voté contre
32:02c'est quand même
32:05le grand paradoxe
32:06et pourtant
32:07je ne sais pas
32:07ce qu'elle décidera
32:08et c'est de sa responsabilité
32:09moi je le trouverais
32:11absolument incroyable
32:12que quelqu'un condamné
32:13à trois ans de prison
32:14se présente
32:15à l'élection présidentielle
32:16Et Jean Garrig
32:17vous nous accompagnez
32:18sur ce plateau
32:18depuis 13h30
32:19vous voyez bien
32:21que quand on demande
32:21aux oppositions
32:22est-ce qu'elle peut être
32:23candidate avec bracelet ou pas
32:24tout le monde dit non
32:25déjà c'est sa condamnation
32:26qui devrait l'empêcher
32:28on imagine
32:28que si elle décide
32:29d'y aller
32:30elle fera face
32:31à ses arguments
32:32sans arrêt
32:33et aux contradictions
32:35pardon
32:35de son programme
32:37avec
32:37sur le côté
32:38l'ordre
32:39l'autorité
32:40etc
32:40Oui ce n'est pas un boulet
32:41mais c'est un bracelet
32:42électronique au pied
32:43qui va entraver
32:45sa campagne
32:47Est-ce rédhibitoire ?
32:49Je ne le pense pas
32:50ça ne l'est pas
32:51en tout cas
32:51pour ses électeurs
32:53c'est une tradition
32:55dans l'extrême droite française
32:57et au Rassemblement national
32:58comme ça
32:59comme ça l'était
32:59au Front National
33:00de faire bloc
33:01derrière celui
33:02qui est victime
33:03du système
33:04parce qu'inévitablement
33:05on va revenir
33:06sur cette histoire
33:07du système
33:07c'est un mythe
33:09mais en tout cas
33:10ça fonctionne
33:10et on sait
33:11que ça va fonctionner
33:12ce qui se joue
33:13peut-être en revanche
33:14ce serait un éventuel
33:16second tour
33:16où elle serait présente
33:18parce que là
33:20pour être
33:21devenir président
33:22de la République
33:23il faut aller plus loin
33:24que le bloc
33:25des électeurs
33:26du Rassemblement national
33:28il faut séduire
33:29d'autres électeurs
33:30qui eux
33:31pourraient quand même
33:32être un petit peu gênés
33:33par ce qui arrive
33:34parce qu'effectivement
33:35il faut le rappeler
33:36il y a une condamnation
33:37on peut discuter
33:38sur les faits
33:39il n'y a pas eu
33:39d'enrichissement personnel
33:40mais c'est quand même
33:42un détournement
33:42de fonds publics
33:43c'est une infraction grave
33:45par rapport
33:45à l'éthique politique
33:47qui doit être
33:47celle de nos élus
33:49donc on peut aussi
33:51se dire que
33:52dans un éventuel
33:53second tour
33:54le positionnement
33:55assez ambigu
33:56mais en tout cas
33:57apparemment plus libéral
33:59dans Jordan Bardella
34:00lui permettrait
34:01d'aller chercher
34:02précisément
34:03ces électeurs
34:04qui seraient par ailleurs
34:06gênés par la culpabilité
34:08de Marine Le Pen
34:09donc vous voyez
34:09il y a aussi
34:11ce fait politique là
34:14cette équation politique
34:15qu'il faut prendre
34:16et que certainement
34:18j'imagine
34:18cet après-midi
34:20les chefs
34:21du Rassemblement National
34:22vont prendre en compte
34:24justement Hubert Coudurie
34:25on rappelait
34:25votre livre
34:26le ministère Marine Le Pen
34:27vous avez beaucoup
34:28travaillé sur elle
34:30est-ce qu'elle peut
34:31faire campagne
34:32sachant que si elle
34:33accepte d'aller en campagne
34:35elle ne se pourvoie pas
34:36en cassation
34:36et donc elle accepte
34:37sa condamnation
34:39oui
34:39je pense que
34:42tout le monde
34:43l'avait un peu enterrée
34:44et que
34:45elle
34:46finalement
34:47elle était quand même
34:48entre soulagement
34:49et déception
34:50là ça doit être
34:52un soulagement
34:52maintenant
34:53de se dire
34:54qu'elle n'a pas fait
34:55tout ça pour ça
34:56ces 15 ans
34:57de construction
34:59de ce parti
35:00de changement
35:01de nom
35:01de dédiabolisation
35:02donc si on essaie
35:03d'être un peu
35:04dans sa tête
35:04c'est un soulagement
35:05ensuite
35:06c'est un soulagement
35:08aussi pour ceux
35:08qui l'entourent
35:09et notamment les députés
35:10parce que son groupe
35:11elle le tient bien
35:12elle le tient même
35:13un peu à la trique
35:14dit-on
35:14et l'entourage
35:16de Jordan Bardella
35:17il était inexistant
35:19à part Alexandre Loubet
35:21Pierre-Romain Thionville
35:22et quelques autres
35:24voilà
35:24et puis par ailleurs
35:25et ces députés là
35:26ils lui disent
35:27d'y aller à votre avis
35:28ils sont en train
35:29d'essayer de la convaincre
35:30qu'il faut qu'elle y aille
35:30les députés étaient très embarrassés
35:31parce qu'ils ne voulaient pas
35:32choisir le mauvais candidat
35:33donc ils sont évités
35:35ces derniers mois
35:35ils étaient difficilement
35:36accessibles
35:37mais en fait
35:38maintenant la question
35:39c'est que
35:41je pense que
35:42si elle a vraiment décidé
35:42d'y aller
35:43elle va sous-peser ses chances
35:45je pense qu'elle
35:46elle doit penser
35:47qu'elle a plus de chances
35:48que lui
35:48qu'il est mal
35:49même si elle le défend
35:50et lui pense peut-être
35:51l'inverse
35:51c'est-à-dire que lui
35:52il a commencé à s'émanciper
35:54parce que comme
35:54à force de voir
35:56qu'il était plus haut
35:58dans les sondages
35:58ou même qu'on ne la sondait plus
36:00il a commencé
36:01parce qu'ils n'étaient pas
36:02toujours d'accord
36:03en interne
36:03mais ça ne transparaissait jamais
36:05il a commencé à voir
36:06les patrons de son côté
36:07il a commencé à dire
36:08qu'une politique internationale
36:10c'était pas tout à fait
36:11lui il était plutôt
36:12mélonique de Salvini
36:13etc
36:15donc lui
36:15il a commencé
36:16à prendre un peu de poids
36:17et puis même si certains
36:19au sein du parti
36:20le qualifiaient
36:21volontiers de
36:22cibor
36:22à ses débuts
36:23il était meilleur
36:24dans les dernières prestations
36:25il progresse
36:27il ne faut pas le sous-estimer
36:28quelqu'un qui fait 36 points
36:29dans les sondages
36:30il n'y a pas que le parti
36:31qui le porte
36:31donc je pense que
36:33pour elle
36:33c'est un soulagement
36:34parce qu'elle se dit
36:35je ne vais pas disparaître
36:36et que donc
36:37elle va y aller
36:39et donc tout le monde
36:40la rivière va retrouver son lit
36:43et donc tout le monde
36:44va rentrer dans le rang
36:45on comprend que c'est bien
36:45votre hypothèse
36:46Hubert pour vous
36:47vous êtes certain
36:47pas seulement pour que mon livre
36:49continue à se vendre
36:50on va pas disparaître
36:51elle va être tracée même
36:52alors on va faire
36:53je vous redonne la parole
36:54dans un instant
36:54détour par le 16ème arrondissement
36:56réunion
36:57on aimerait bien en être
36:58mais on est devant
36:59grâce à Clément Méric
37:01justement réunion
37:02des cadres du Rassemblement National
37:03pour tout décider
37:05Clément
37:05c'est ça Elsa
37:09ça dure depuis 2h30 maintenant
37:10rien ne filtre
37:11parce que la consigne
37:13a été donnée
37:13de ne rien dire
37:14tant que Marine Le Pen
37:16ne se serait pas exprimée
37:17ce soir aux 20h de TF1
37:19mais réunion
37:19pour peser le pour et le contre
37:20d'une éventuelle candidature
37:22de Marine Le Pen
37:22parce qu'elle peut se présenter
37:23son inéligibilité
37:25de 15 mois
37:26elle est purgée
37:27puisqu'elle a commencé
37:28à courir
37:28dès sa première condamnation
37:30en première instance
37:31reste cette peine
37:32d'un an ferme
37:34aménageable
37:35sous bracelet électronique
37:36Marine Le Pen avait dit
37:37qu'elle ne se présenterait pas
37:38si elle devait porter
37:38un bracelet électronique
37:39mais quand elle a dit ça
37:40elle avait peut-être pas
37:41en tête toutes les subtilités
37:43de l'application
37:44de ces peines
37:44car il y a un principe
37:46qui s'applique
37:47pas de façon systématique
37:49mais la plupart du temps
37:50qui est de réduire de moitié
37:51la durée de cette peine
37:52cela voudrait dire
37:53que les 12 mois
37:53seraient ramenés à 6
37:54et que si elle est candidate
37:55elle serait libre
37:56de ses déplacements
37:57à partir du mois de janvier
37:58alors va-t-elle décider
37:59de se présenter
38:00dans une candidature
38:02empêchée
38:02limitée jusqu'au mois de janvier
38:04qui pourrait éventuellement
38:05être supplée
38:05par un Jordan Bardella
38:06dans les meetings
38:07ou va-t-elle
38:08renoncer à sa candidature
38:09pour laisser la place
38:10à un Jordan Bardella
38:11pleinement candidat
38:12dès maintenant
38:13on devrait avoir
38:14la réponse ce soir
38:15à l'occasion
38:16de ce 20h de TF1
38:18Merci beaucoup
38:19Clément Méric
38:20Jean-René Cazeneuve
38:21même si on comprend bien
38:23que pour vous
38:23le fait c'est d'abord
38:24sa condamnation
38:25sa possibilité
38:26ou non de se présenter
38:27c'est aussi évidemment
38:28ce qui nous intéresse
38:30c'est un peu la question
38:31qu'on pose à tout le monde
38:32et j'imagine
38:32que vous y avez déjà réfléchi
38:34c'est quoi
38:34les avantages
38:35ou les inconvénients
38:37Jordan Bardella
38:38Marine Le Pen
38:39quel est le plus dangereux
38:40selon vous ?
38:41Si vous me permettez
38:42je dirais que c'est un peu
38:43bonnet-brun
38:44et brun-bonnet
38:45et je pense que
38:47ce sont les mêmes racines
38:49ce sont les mêmes incohérences
38:50c'est le même populisme
38:52c'est la même démagogie
38:54Mais c'est pas tout à fait
38:55la même ligne
38:56sur les questions budgétaires
38:57vous soulignez parfois
38:58une forme d'incohérence
38:59entre des votes
39:00des décisions
39:02Jordan Bardella
39:02des déclarations
39:03de Marine Le Pen
39:03Bien sûr
39:05mais il faut continuer
39:06ça ne va pas s'arrêter
39:07et ça ne s'arrêtera pas
39:08avec Marine Le Pen
39:09parce que Marine Le Pen
39:10aussi est incohérente
39:12et elle sera obligée
39:13d'infléchir
39:15ce qu'elle dit
39:16au fur et à mesure
39:17qu'elle va imaginer
39:18que ses chances
39:19de gagner cette élection
39:20sont importantes
39:21ça ne va pas paraître
39:22quand vous adressez
39:23un coeur d'électorat
39:24à 10, 15, 20%
39:26et pour passer à 51%
39:28c'est une autre histoire
39:29et comme par hasard
39:30si vous voulez
39:31ils vont dire le contraire
39:32de ce qu'ils disaient
39:32comme ils l'ont fait
39:33sur l'Europe
39:34comme ils l'ont fait
39:34sur les entreprises
39:35comme ils l'ont fait
39:36sur la fiscalité
39:37et donc Bardella
39:38le fait un peu plus rapidement
39:39auquel
39:41pour moi
39:41c'est de l'affichage
39:42sur le fond
39:43ils pensent
39:44les mêmes choses
39:45ils jouent
39:45sur les mêmes leviers
39:46sur les mêmes relents
39:48et sur le même
39:49voilà
39:49donc je pense
39:50que ça ne change pas
39:51grand chose
39:51hélas
39:52sur le fond du programme
39:53Céline Hervieux
39:53est-ce que vous êtes d'accord
39:54avec Jean-René Cazeneuve
39:55ou est-ce que malgré tout
39:56ce n'est pas pareil
39:58d'être contre
39:59Marine Le Pen
40:01expérimentée
40:01trois fois candidate
40:02que fasse un
40:04Jordan Bardella
40:05dont certains
40:06soulignent
40:06certaines fragilités
40:07peut-être en débat
40:09certaines erreurs
40:10il s'est affiché
40:10au grand pied
40:11de Monaco
40:12en pleine marche blanche
40:13de Lyenne
40:15c'est quand même
40:16pas la même chose
40:17j'imagine
40:17pour un adversaire
40:18politique
40:19d'avoir l'un ou l'autre
40:20face à soi
40:20contre soi
40:21non alors
40:22ils n'ont pas
40:23le même profil
40:24parfois on se demande
40:24si la ligne
40:25entre les deux
40:26est vraiment
40:26toujours très cohérente
40:27cela dit
40:28je rejoins mon collègue
40:29sur l'idée
40:29que d'une façon générale
40:30je pense que la France
40:32ne pourra jamais
40:33élire une personne
40:34qui porte le nom
40:35de Le Pen
40:36et ça c'est un signifiant
40:37très fort
40:38très lourd
40:38que Marine Le Pen
40:39porte depuis des années
40:40et je pense que le pays
40:42ne basculera jamais
40:43et c'est un frein
40:45c'est une limite
40:46Bardella
40:47il a d'autres limites
40:48qui sont
40:48son inexpérience
40:50le fait que finalement
40:51il a à peine 31 ans
40:52je veux dire
40:53il n'a jamais vu
40:54un contrat de travail
40:55de sa vie
40:56je veux dire
40:57donc il a son inexpérience
40:59qui joue contre lui
40:59dans le fond
41:00il porte la même
41:00une ligne politique
41:01qui est quand même
41:02la même
41:03et qui n'est pas celle
41:03de l'histoire
41:05de l'identité
41:06je pense
41:07de la France
41:07donc le barrage républicain
41:09au moment de l'élection
41:09il va se faire
41:10à mon avis
41:11je l'espère
41:11que ce soit l'un
41:13ou l'autre
41:14par contre
41:14ce qui est sûr
41:15c'est que Bardella
41:16n'est pas non plus
41:17lavé de tout soupçon
41:18puisque je rappelle
41:19quand même
41:19qu'il y a des informations
41:20judiciaires
41:21en ce moment même
41:22sur aussi
41:23des affaires
41:24qui concernent
41:25Jordan Bardella
41:26et sur l'utilisation
41:26de l'argent public
41:28pour ses propres dépenses
41:30en tant que futur candidat
41:31peut-être
41:32donc
41:33on n'est pas au début
41:34et je rappelle
41:35simplement
41:35que la condamnation
41:36de ce jour
41:36elle ne porte pas
41:37uniquement
41:38sur la personne
41:38de Marine Le Pen
41:39mais que le Front National
41:41sur le parti
41:41personne morale
41:42est condamné
41:43aujourd'hui
41:43et donc il faut le rappeler
41:45c'est tout un système
41:46qui est dénoncé
41:47qui est condamné
41:48et donc
41:49j'ai aussi une pensée
41:50pour les électeurs
41:51du Rassemblement National
41:52aujourd'hui
41:53qui pensaient que
41:53réellement
41:54le RN pouvait porter
41:54un espoir
41:55de renouveau
41:55dans le pays
41:56je les invite
41:57à voir la réalité
41:58en face
41:58et à dire que peut-être
41:59il y a d'autres
42:00alternatives politiques
42:00qui peuvent répondre
42:01aux préoccupations
42:03quotidiennes
42:03qui sont les leurs
42:04et qui ne sont pas
42:05celles du RN
42:07manifestement aujourd'hui
42:07et je rappelle
42:08qu'évidemment
42:09on avait sollicité
42:10des députés
42:10du RN
42:11aujourd'hui
42:12et la consigne
42:13est de ne pas
42:13s'exprimer
42:14avant Marine Le Pen
42:15voilà pourquoi
42:16cette sensibilité politique
42:17n'est pas présente
42:18dans nos émissions
42:19aujourd'hui
42:20Jean Garrigue
42:21sur l'électorat
42:23du RN
42:23est-ce que pour eux
42:24c'est indifférent
42:25que ce soit
42:26elle ou lui
42:28c'est vrai qu'on entend
42:29dans les reportages
42:30ou alors
42:31c'est peut-être un peu mieux
42:31Bardella
42:32il est plus jeune
42:33est-ce que ça joue
42:34dans son électorat
42:35avant d'essayer
42:36de conquérir
42:37les 50% plus une
42:38il faut avoir
42:40une analyse complexe
42:41comme toujours
42:41d'ailleurs
42:42je crois
42:44en même temps
42:46en tout cas
42:47la complexité
42:48des choses
42:49c'est vrai
42:50qu'a priori
42:53l'électeur
42:53du RN
42:55il fait confiance
42:57à Marine Le Pen
42:57d'abord
42:58sauf que
42:59il s'est passé
43:00des choses
43:00et il s'est passé
43:01qu'il y a eu
43:02un rajeunissement
43:03au RN
43:05et rajeunissement
43:06aussi
43:06des électeurs
43:08et des militants
43:09il y a manifestement
43:11un effet
43:11jeunisme
43:12que porte
43:13Jordan Bardella
43:15quelque chose
43:16qui existe
43:17aussi
43:19effectivement
43:19sur le fond
43:20des choses
43:21ils sont suffisamment
43:22flous
43:23depuis toujours
43:24pour que
43:25on ait du mal
43:26à distinguer
43:27véritablement
43:27un Jordan Bardella
43:28un peu plus libéral
43:30un peu plus européen
43:31que Marine Le Pen
43:32bon ça
43:32ça me paraît
43:33un petit peu
43:33non
43:34en revanche
43:35que Marine Le Pen
43:37est une image
43:38qui le rapproche
43:39un peu plus
43:39des couches populaires
43:40parce que c'est quand même ça
43:41le secret de la montée
43:43en puissance
43:44du Rassemblement National
43:45depuis 10 ans
43:46c'est d'avoir conquis
43:47toute une partie
43:48des couches populaires
43:49ce qui fait que
43:50effectivement
43:51pour les opposants
43:52il y a là
43:52un terrain
43:53à reconquérir
43:55un terrain
43:55de reconquête
43:56mais vous voyez
43:58il y a des choses
43:59comme ça
44:00qu'on peut identifier
44:02comme des points forts
44:03chez elle
44:04d'autres
44:05plutôt
44:05chez Jordan Bardella
44:07cette question
44:08du jeunisme
44:09est importante
44:10parce que
44:10elle s'associe
44:12à cette idée
44:12de dégagisme
44:13qui est devenue
44:14malgré tout
44:15un point central
44:16dans notre vie publique
44:18je veux dire par là
44:19qu'on en parlait
44:21tout à l'heure
44:21c'est difficile
44:23de regarder
44:23la vie politique
44:25aujourd'hui
44:25avec les mêmes lunettes
44:26qu'il y a 10 ans
44:27par exemple
44:28parce que
44:28les réseaux sociaux
44:29parce que
44:30cette question
44:31du dégagisme
44:32sont devenues centrales
44:34dans la réflexion
44:35maintenant
44:36voilà
44:36qui des deux
44:39porterait le mieux
44:40cette idée
44:41de dégagisme
44:42c'est une vraie question
44:44à poser
44:44et Hubert
44:45Coudurier
44:46par rapport
44:46à ce que disait
44:47Céline Hervieux
44:47sur son nom
44:48et c'est vrai
44:49que c'est ce qu'on entend
44:50le nom Le Pen
44:52est une forme
44:53de plafond de verre
44:53qui l'empêcherait
44:54d'être élu
44:55est-ce que vous êtes
44:55d'accord avec ça ?
44:58de toute façon
44:59maintenant qu'elle est éligible
45:01c'est pas gagné
45:02on est dans un système
45:04une forme de tripartition
45:06qui fait que
45:08jusqu'à présent
45:09eux ils ont ressenti
45:10l'inconvénient
45:11de certaines associations
45:12avec la France Insoumise
45:15en réalité
45:16tout est ouvert
45:17et tout va dépendre
45:19de la campagne
45:20de l'incarnation
45:21et je crois que
45:22au Rassemblement National
45:23l'incarnation
45:24se fera à deux
45:24jusqu'au bout
45:25ils sont maintenant
45:27suffisamment imbriqués
45:28l'un dans l'autre
45:29c'est devenu
45:30un parti attrape-tout
45:30qui en fait
45:32non seulement
45:32a conquis des jeunes
45:33mais les vieux
45:36et donc
45:38c'est une force
45:39qui va
45:39la dernière fois
45:40que je l'ai vue
45:40parce que je l'ai rencontré
45:41un certain nombre de fois
45:42pour faire cette biographie
45:43elle m'a dit
45:44finalement en politique
45:45ce qui compte
45:45c'est la vague
45:46c'est ce qu'on mesure
45:47pas très bien aujourd'hui
45:48finalement
45:49entre un bilan économique
45:50qui est quand même
45:51assez médiocre
45:52pour l'actuelle majorité
45:54qui n'en est plus une
45:56et des promesses
45:57qui peuvent paraître
45:58inconsidérées
45:59de la part des extrêmes
46:00et qui nous mèneraient
46:01à la ruine
46:01et le danger
46:02que le Fonds monétaire
46:03international
46:04finisse par prendre
46:05les commandes
46:05si les politiques
46:06ne sont pas au niveau
46:08je pense qu'on va voir aussi
46:10qui a le plus de courage
46:11dans cette campagne
46:12et qui va être capable
46:13d'annoncer
46:14des réformes
46:15intelligentes
46:16et massives
46:17sans les espacer
46:19et impopulaires
46:21du sang et des larmes
46:22c'est compliqué
46:24d'inventer
46:25un nouveau modèle
46:27qui ne serait pas
46:28que du sang et des larmes
46:29mais qui demanderait
46:30quand même des efforts
46:30à tout le monde
46:31et qui permettrait
46:32de sauver un pays
46:33qui est quand même
46:33en difficulté
46:34Jean-René Cazeneuve
46:35je ne vous lance pas
46:35sur les sang et les larmes
46:37pour 2027
46:38on revient juste
46:39à ce qui nous occupe
46:41Jordan Bardella
46:41et Marine Le Pen
46:42ces derniers jours
46:43ont vraiment surjoué
46:44le duo
46:46si c'est toi
46:47c'est bien
46:47si c'est moi
46:48est-ce que vous y croyez
46:49à ça
46:50ou est-ce que
46:51évidemment
46:51dans cette prise de décision
46:53qui va forcément
46:54les impacter
46:55l'un et l'autre
46:57ils sont si alignés
46:58que ça
46:59est-ce que les équipes
47:00on sait qu'il y en a
47:01qui sont plutôt favorables
47:02la Marine Le Pen
47:03poussent pour elle
47:04quand ceux qui soutiennent
47:05Jordan Bardella
47:05le poussent aussi
47:06est-ce que c'est vraiment
47:09le jeu personnel
47:10les ambitions personnelles
47:11jouent aussi beaucoup
47:13dans ces cas-là
47:14la difficulté
47:15qu'ils ont
47:16c'est que
47:16au fur et à mesure
47:17que le rassemblement
47:19national
47:19a grossi
47:20et c'est indéniable
47:22qu'aujourd'hui
47:22ils soient à un niveau
47:23d'intention de vote
47:24qui est beaucoup plus important
47:26que c'était
47:27le leur
47:28il y a encore
47:29quelques années
47:30au fur et à mesure
47:30ils sont obligés
47:31d'agréger
47:32des positions
47:32qui sont de moins en moins
47:34cohérentes
47:35effectivement
47:36et donc
47:36une fois qu'ils ont pris
47:38les anti-systèmes
47:40les anti-vax
47:41les anti-européens
47:42à un moment donné
47:43il faut essayer
47:44de trouver une cohérence
47:45donc
47:45toutes ces
47:47incohérences
47:47qu'il y a aujourd'hui
47:49dans les électeurs
47:50du rassemblement national
47:51se retrouvent évidemment
47:52dans les propos
47:53de leurs deux
47:54chefs de file
47:55mais vraiment
47:56sur le fond
47:57moi je crois
47:58que leur programme
48:00n'est pas
48:02le bon programme
48:03pour notre pays
48:04il faudra en parler
48:05donc attendons vite
48:06que le 20h
48:07ait donné
48:08la réponse
48:09sur qui sera le candidat
48:10et on pourra s'attaquer
48:11à ce qui compte
48:12le programme
48:13qui est proposé
48:14aux français
48:14pour redresser
48:16notre pays
48:17parce que moi je crois
48:18que le programme
48:19que les deux portent
48:20et je vous ai dit tout à l'heure
48:21que je considère
48:22qu'ils sont extrêmement proches
48:23on est sur la façade
48:25sur les différences
48:26ce programme
48:27est très très mauvais
48:28pour notre pays
48:28et cette décision
48:29qui sera annoncée
48:30ce soir
48:30elle est en train
48:31d'être débattue
48:32au siège
48:33du rassemblement national
48:34où on vous retrouve
48:34Clément Méric
48:36réunion
48:36qui dure bien plus longtemps
48:38qu'il n'a fallu
48:38à la cour d'appel
48:39pour rendre son arrêt
48:40Clément
48:43effectivement
48:43ça fait plus de deux heures
48:45deux heures et demie
48:45qu'elle est en cours
48:46cette réunion
48:47avec quand même
48:47un premier participant
48:48qui est sorti
48:49il y a quelques instants
48:50c'est le maire
48:50de Perpignan
48:51Louis Alliot
48:51alors évidemment
48:52tous les journalistes
48:53lui ont couru après
48:53pour essayer de savoir
48:54si une décision avait été prise
48:55mais il n'a rien voulu dire
48:57il s'est contenté
48:58de renvoyer vers ce 20 heures
49:00de TF1
49:00auquel Marine Le Pen
49:01va participer ce soir
49:02il y a deux options
49:04pour Marine Le Pen
49:05puisque vous le savez
49:06elle n'est plus inéligible
49:08les 15 mois d'inéligibilité
49:10ont été purgés
49:10mais il y a toujours
49:12cette année
49:13de bracelet électronique
49:15qui lui a été imposée
49:17par la cour d'appel de Paris
49:19elle avait dit
49:19qu'elle ne serait pas candidate
49:20si elle devait porter
49:21un bracelet électronique
49:22mais elle n'avait peut-être pas
49:22en tête
49:23les subtilités
49:24de l'application
49:25des peines
49:25dans ce domaine
49:26il y a un principe
49:27qui s'applique
49:28quasi systématiquement
49:29c'est que
49:30cette peine
49:31peut être réduite
49:32de moitié
49:32et en général
49:33réduite de moitié
49:34cela voudrait dire
49:34qu'elle serait libre
49:35de ses mouvements
49:35à compter du mois de janvier
49:37et qu'à partir de là
49:38elle pourrait être
49:39donc une candidate
49:40pleine
49:40libre et entière
49:41mais qu'avant cela
49:42elle serait une candidate
49:44empêchée
49:44dans ses déplacements
49:45mais qui pourrait être supplé
49:47en attendant
49:47par Jordan Bardella
49:48donc peut-être que
49:49c'est cette option
49:49qui va être choisie
49:50et puis l'autre option
49:51ce serait de renoncer
49:52à sa propre candidature
49:53pour permettre à Jordan Bardella
49:54d'être candidat pleinement
49:56pour le Rassemblement National
49:57dès maintenant
49:58il va donc falloir patienter
49:59jusqu'à 20h
50:00pour le savoir
50:02Merci beaucoup Clément Méric
50:03on a vu que cette décision
50:05elle laissait quand même
50:06plein de questions ouvertes
50:07je vous la pose une dernière fois
50:08Hubert Coudurier
50:09elle y va ou pas ce soir ?
50:10Bien sûr qu'elle y va
50:10Clément Méric a bien expliqué
50:12que le problème du bracelet
50:13n'était plus un problème
50:14Jean-René Cazeneuf
50:16Ce soir montre que
50:17la justice est indépendante
50:18dans notre pays
50:18que les hommes politiques
50:20et les femmes politiques
50:20peuvent être condamnés
50:21c'est très important
50:22et j'espère pour notre démocratie
50:23qu'elle ne se présentera pas
50:24Céline Arvieux
50:25est-ce qu'elle ira
50:26ou est-ce qu'elle cèdera
50:27sa place à Jordan Bardella ?
50:28J'espère qu'elle n'ira pas
50:29on combattra ce parti
50:30coûte que coûte
50:31l'année prochaine
50:32quoi qu'il en soit
50:32mais se présenter à la présidentielle
50:34dans ces conditions
50:35ce serait une honte
50:36et se dédire par rapport
50:37à tous les engagements
50:38qu'elle a pris depuis des années
50:39Votre intuition Jean-Garrig ?
50:41J'en ai aucune
50:42mais je dirais que
50:43si elle se renie
50:44elle ira
50:45Voilà
50:46Eh bien réponse
50:47ce soir
50:48normalement
50:49dernière hypothèse
50:50elle peut se donner du temps
50:51tout est ouvert
50:53voilà vaut mieux maintenant
50:54ne fermer aucune hypothèse
50:55Merci beaucoup à tous les quatre
50:56Hubert Coudurier
50:57Jean-René Cazeneuve
50:58Céline Hervieux
50:59et Jean-Garrig
51:00de nous avoir aidé
51:00à décrypter cette décision
51:02Merci à toutes nos équipes
51:04sur le terrain
51:05au Palais de Justice
51:05au siège du Rassemblement National
51:07mais également à l'Assemblée
51:09Merci aux équipes techniques
51:10restées évidemment
51:12sur les chaînes parlementaires
51:13Ce soir
51:14chaque voix compte
51:1419h30
51:15avec Adeline François
51:16Elle reviendra
51:18évidemment
51:18avec ses invités
51:19sur la décision
51:21de la Cour d'appel
51:22et évidemment
51:23sur la décision
51:24de Marine Le Pen
51:25puisque c'est ce qu'il faut retenir
51:26elle est condamnée
51:27mais elle est éligible
51:29mais sous bracelet électronique
51:32Voilà
51:32avec tout ça
51:33chacun se fera
51:34son idée
51:34Merci à vous
51:35Très bel après-midi
51:36sur les chaînes parlementaires
51:37évidemment
51:37Sous-titrage Société Radio-Canada
51:42Sous-titrage Société Radio-Canada
51:46Sous-titrage Société Radio-Canada
51:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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