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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo
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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous, heureux de vous retrouver en étant en direct jusqu'à
00:00:05minuit.
00:00:06Avec ce soir, Johan Uzaï, Maître Alain Bensoussan, on est avec Vincent Rouen, Aïmaï Mfadel et Axel Ronde, président du
00:00:12syndicat de police CFTC.
00:00:15Bonsoir à tous les cinq. Dans un instant, on va parler de cette femme de 78 ans, violemment agressée dans
00:00:21une église.
00:00:22Un homme qui lui a dérobé sa chaîne. Vous découvrez à l'instant les images de vidéosurveillance.
00:00:27Ça s'est passé dans le hall de la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne.
00:00:31Un homme qui, vous allez voir, va l'attraper au cou pour lui dérober sa chaîne.
00:00:36Une agression extrêmement violente sur une paroissienne, je le disais, de 78 ans.
00:00:42Une femme, évidemment, que l'on a pu voir munie d'une canne.
00:00:47Donc on a un homme qui s'attaque à une personne âgée, extrêmement faible.
00:00:51On en parlera dans un instant avec notamment les réactions du père Bruno Cornier qui a réagi.
00:00:57Mais juste avant, vous avez suivi hier soir en direct sur CNews la mise en examen de Patrick Breuil
00:01:02pour viol, tentative de viol, agression et harcèlement sexuel.
00:01:05L'artiste a été placé sous contrôle judiciaire mais finalement, sortie libre du tribunal de Nanterre,
00:01:10on écoutera dans un instant une de ses avocates au micro d'RTL.
00:01:14Mais d'abord le point sur les différentes plaintes étudiées hier avec ce sujet d'Anaïs Bauché.
00:01:21Patrick Breuil a échappé à la détention provisoire, malgré de nombreuses plaintes déposées à son encontre.
00:01:26Mais quelles sont celles qui ont été retenues ?
00:01:28Si l'information judiciaire portait sur une vingtaine d'entre elles,
00:01:31quatre ont finalement été retenues pour une mise en examen.
00:01:34Ces affaires concernent un viol à Neuilly-sur-Seine en 2008,
00:01:37une tentative de viol à Bruxelles en 2010,
00:01:39un cas de harcèlement sexuel à Ajaccio en 2019
00:01:42et une affaire d'agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019.
00:01:45Dans quatre autres dossiers, le chanteur de 67 ans a été placé sous le statut de témoin assisté.
00:01:51Un statut intermédiaire entre celui de mise en examen et simple témoin.
00:01:55L'effet présumé concerne une tentative de viol à Neuilly-sur-Seine en 2010 et 2011,
00:01:59un viol à Dinard en 2012,
00:02:01un viol à Lille-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse en 2015
00:02:03et du harcèlement sexuel à Nyon en Suisse en 2019.
00:02:06Le dernier dossier concerne un viol à Grenoble en 2000
00:02:09qui a été considéré comme prescrit.
00:02:10Pour 13 autres affaires dénonçant des violences sexuelles commises entre 1992 et 2008,
00:02:16les faits sont a priori prescrits.
00:02:17Mais l'enquête devra déterminer si cette prescription est avérée.
00:02:21Pendant la garde à vue du chanteur au début de la semaine,
00:02:24trois nouvelles plaintes ont été déposées pour viol et tentative de viol.
00:02:27Selon les avocates de plusieurs plaignantes,
00:02:29de nouvelles plaintes devraient être bientôt déposées.
00:02:33Rappelons qu'il est donc mis en examen, mais toujours présumé innocent.
00:02:36Ça ne veut pas dire qu'il est coupable.
00:02:38De la même façon, parce que j'ai lu énormément de commentaires aujourd'hui
00:02:41sur les réseaux sociaux, vous l'imaginez bien,
00:02:44que le fait qu'il ait échappé à la détention provisoire
00:02:46ne veut pas dire non plus qu'il est innocent.
00:02:47Donc voilà, dans un sens comme dans l'autre.
00:02:49Écoutez ce que disait une de ses avocates,
00:02:51Maître Fanny Collin, interrogée aujourd'hui sur RTL.
00:02:56Alors, ça ne s'apprécie pas en termes de victoire ou de défaite.
00:02:59Ce qui se passe dans le cadre d'un processus judiciaire,
00:03:02puisque c'est maintenant dans ce processus judiciaire que nous sommes entrés.
00:03:06Donc c'est une phase nouvelle qui était attendue par Patrick Brouel,
00:03:09puisque c'est dans cette phase-là qu'il peut enfin apporter ses explications,
00:03:13ses éléments et faire valoir sa défense.
00:03:16On va examiner au cas par cas chacun des dossiers ou des affaires,
00:03:21on peut les appeler ou des plaintes,
00:03:23qui sont déposés.
00:03:24Ce que je peux vous dire, et c'est une première chose qui est importante,
00:03:27c'est que la mise en examen, ce n'est évidemment pas
00:03:30la reconnaissance d'une culpabilité.
00:03:32Ce n'est même pas la reconnaissance d'une charge,
00:03:35moins encore d'une preuve que Patrick Brouel aurait commis la moindre infraction.
00:03:38Mais elle n'existait pas en 2019, c'est pour ça que je vous pose la question.
00:03:40La mise en examen, c'est l'existence d'indices,
00:03:43c'est-à-dire d'un soupçon qu'il convient de vérifier.
00:03:45Et effectivement, sur 4 cas, les juges d'instruction considéraient
00:03:48que ces indices existaient et qu'il fallait maintenant procéder à des vérifications.
00:03:51Vous m'interrogez sur les deux dossiers de 2019
00:03:55qui avaient été classés sans suite.
00:03:56Eh bien, je suis bien en peine de vous répondre,
00:03:58puisque entre ces classements sans suite
00:04:01et la décision de mise en examen,
00:04:02nous, la défense de Patrick Brouel,
00:04:04n'avons identifié aucun élément nouveau
00:04:07qui permettrait
00:04:09d'expliquer la mise en examen.
00:04:11Mais encore une fois, qui donne des droits
00:04:12à M. Patrick Brouel,
00:04:14qui lui donne un accès à la procédure,
00:04:17la possibilité de demander des actes,
00:04:19notamment des confrontations ou des expertises.
00:04:22C'est le début, ce n'est pas la fin, c'est le début.
00:04:25Il était entouré de trois avocats hier,
00:04:27a été entendu par quatre juges.
00:04:29On s'interrogeait, d'ailleurs, M. Bensoussan,
00:04:31sur le nombre visiblement inédit de magistrats saisis hier
00:04:34pour cette audience.
00:04:35Il y a beaucoup de plaintes
00:04:38et c'est une affaire qui se présente
00:04:40avec une très large accusation,
00:04:45avec un même mécanisme, semble-t-il,
00:04:48des mêmes situations.
00:04:50Et puis, c'est la personnalité, effectivement,
00:04:53d'un chanteur très connu.
00:04:56On est dans une situation très exceptionnelle, oui.
00:04:59Très exceptionnelle.
00:05:00Est-ce que, selon vous,
00:05:03les réquisitions du parquet
00:05:04qui avait demandé la détention provisoire,
00:05:05est-ce qu'elles étaient proportionnées, selon vous ?
00:05:09Difficile à dire quand on n'accède pas au dossier.
00:05:12Mais le parquet devait aussi avoir des éléments importants,
00:05:17sachant que cette situation-là,
00:05:19elle doit être aussi exceptionnelle.
00:05:21N'oublions pas qu'il est présumé innocent,
00:05:23n'oublions pas qu'il clame cette innocence
00:05:27et qu'il va pouvoir accéder au dossier,
00:05:30va pouvoir prendre connaissance
00:05:32de l'ensemble des accusations.
00:05:33Comme le dit son avocate,
00:05:35l'une de ses avocates va pouvoir demander
00:05:37des actes, des confrontations,
00:05:40apporter des preuves de ses déclarations.
00:05:43Donc, on est dans une situation un peu exceptionnelle,
00:05:46mais ça tient la dimension du dossier.
00:05:48Alors, on va revenir, justement,
00:05:50sur la décision prise hier
00:05:51par le juge des libertés et de la détention
00:05:53et sur les obligations auxquelles Patrick Bruel
00:05:56va devoir se soustraire.
00:05:58Le résumé...
00:05:59Se soumettre.
00:06:00Se soumettre, oui, absolument.
00:06:01Oui, se soumettre, pardon.
00:06:02Vous avez raison.
00:06:03Se soumettre, non, se soumettre.
00:06:05Évidemment, oui, se soumettre, c'est mieux.
00:06:06C'est mon intérêt à se soustraire.
00:06:08Oui, ce serait dans son intérêt.
00:06:10Vous avez raison.
00:06:11Le résumé est signé Sabrina Birlin-Bouillet.
00:06:16Sur 13 plaintes,
00:06:189 accusations avaient été retenues par le procureur
00:06:20et, finalement, il est mis en examen pour 4 d'entre elles
00:06:24pour des faits de viol,
00:06:26de tentatives de viol,
00:06:27d'agression et d'harcèlement sexuel.
00:06:29Il a été, donc, placé sous contrôle judiciaire.
00:06:31Les réquisitions du procureur,
00:06:33c'était de le placer en détention provisoire.
00:06:35Mais les 4 juges d'instruction
00:06:37qui l'ont instruit et l'ont auditionné
00:06:41allaient pencher plutôt vers un contrôle judiciaire.
00:06:43Et celui qui a le mot final,
00:06:44c'est le juge des libertés et de la détention
00:06:46qui décide d'un contrôle judiciaire
00:06:48pour Patrick Bruel.
00:06:50Avec des mesures assez strictes,
00:06:51vous l'avez dit tout à l'heure.
00:06:53Il y a, évidemment,
00:06:54l'interdiction de quitter le territoire,
00:06:56donc pas de passeport.
00:06:57Il doit ne pas entrer en contact
00:06:59avec les victimes et leurs familles,
00:07:00ne pas fréquenter de salon de massage
00:07:02et fournir une caution, vous l'avez dit,
00:07:04de 500 000 euros.
00:07:05C'est beaucoup,
00:07:06mais il faut comprendre que cette somme,
00:07:07elle est fixée en fonction des ressources,
00:07:10du patrimoine de Patrick Bruel
00:07:12et aussi de la gravité des faits
00:07:14qui lui sont reprochés.
00:07:15Pour exemple, rappelez-vous,
00:07:17Gérard Miller,
00:07:18mis en examen,
00:07:19le psychanalyste mis en examen
00:07:21pour plusieurs faits de viol,
00:07:23lui aussi était sous contrôle judiciaire
00:07:25en 2025.
00:07:26Il devait également payer une caution
00:07:28et celle-ci était de 65 000 euros.
00:07:31Et le versement d'une caution,
00:07:32c'est vrai que c'est quelque chose
00:07:33qu'on voit beaucoup aux Etats-Unis.
00:07:35Est-ce que c'est commun
00:07:36dans des affaires en France ?
00:07:37Pour ce type d'opérations,
00:07:39oui, et ça va se généraliser.
00:07:42Pour quelles raisons ?
00:07:43Parce que les possibilités de voyage,
00:07:47les possibilités de départ sont importantes.
00:07:50Et donc, c'est une manière,
00:07:52effectivement,
00:07:53avec la rétention du passeport,
00:07:56de pouvoir s'assurer
00:07:58que la personne mis en examen
00:08:01se présentera devant les juges.
00:08:03Johan Uzaï, Maître Bensoussan,
00:08:05on parlait effectivement
00:08:06d'une situation exceptionnelle,
00:08:07d'une affaire exceptionnelle,
00:08:08évidemment d'un prévenu aussi exceptionnel.
00:08:12On peut imaginer que les garanties,
00:08:13les obligations
00:08:15dont vient de nous parler
00:08:16Sabrina Birlin-Bouillet,
00:08:18elles ont aussi été,
00:08:20et notamment,
00:08:20c'est ce qu'elle disait
00:08:21sur la caution,
00:08:22elles ont aussi été décidées
00:08:26par le fait qu'il s'agit
00:08:27aujourd'hui de Patrick Bruel.
00:08:29C'est-à-dire qu'à un moment
00:08:30où l'institution judiciaire
00:08:32est déjà extrêmement fragilisée,
00:08:34j'imagine que le juge
00:08:35des libertés et de la détention,
00:08:37en n'incarcérant pas
00:08:39de manière préventive
00:08:41Patrick Bruel,
00:08:41a pris toutes les précautions
00:08:42pour qu'il se représente.
00:08:43Parce qu'imaginer à un instant
00:08:44que Patrick Bruel
00:08:45parte à l'étranger
00:08:46et décide de se soustraire
00:08:48à la justice,
00:08:49ce serait un nouveau scandale
00:08:50qui viendrait fragiliser
00:08:52une justice
00:08:53qui n'est déjà plus
00:08:54que l'ombre d'elle-même.
00:08:55Donc oui, j'imagine
00:08:57et je comprends bien
00:08:57à travers ce qui vient d'être dit
00:08:58que les magistrats
00:09:00ont pris toutes les précautions
00:09:01pour être certains
00:09:02qu'ils se représentent bien
00:09:03lorsqu'ils seront à nouveau convoqués.
00:09:06Vincent Roy ?
00:09:12Effectivement,
00:09:12la mise en détention provisoire
00:09:14doit rester l'exception.
00:09:16A priori,
00:09:17il n'y avait pas de...
00:09:18Alors, une chose est quand même troublante
00:09:19parce qu'il n'y avait pas
00:09:19de danger à l'ordre public,
00:09:22mais est-ce que...
00:09:24Enfin, a priori,
00:09:24le juge n'a pas jugé,
00:09:26c'est le cas de le dire,
00:09:28le juge de la détention,
00:09:29qu'il pouvait recommettre
00:09:31des actes similaires à ceux-là ?
00:09:34C'est à peu près...
00:09:35Maître Bensoussan.
00:09:36Oui, il a considéré
00:09:38que dans l'état actuel
00:09:40de la situation,
00:09:41Patrick Bruel
00:09:42donnait suffisamment de garanties.
00:09:44Ses avocats ont dû,
00:09:45effectivement,
00:09:46appuyer sur cette situation
00:09:48pour montrer
00:09:49qu'il allait attendre,
00:09:52se défendre,
00:09:53demander des prises d'actes,
00:09:56fournir des preuves,
00:09:57puisqu'il a dit
00:09:58qu'il avait beaucoup de preuves
00:09:59et dans ce débat-là,
00:10:01c'est sûr,
00:10:02pour apporter ces preuves,
00:10:03le fait de ne pas mettre
00:10:05en détention provisoire
00:10:06est un élément...
00:10:06Il y a une obligation de soins également.
00:10:08Il y a une obligation de soins également.
00:10:10Les juges ont peut-être,
00:10:10pardon,
00:10:11mais les juges ont peut-être considéré
00:10:12que le risque de récidive
00:10:13a été minime
00:10:14parce que les faits sont anciens.
00:10:15Oui, c'est ça.
00:10:16En plus, oui.
00:10:16Naïma Imfadel.
00:10:18Moi, je m'interroge
00:10:20sur deux points.
00:10:22Concernant déjà
00:10:24Flavie Flamand,
00:10:24parce qu'elle a...
00:10:25Alors, le cas de Flavie Flamand
00:10:27n'était pas étudié,
00:10:29n'était pas examiné hier.
00:10:30Oui, parce qu'apparemment,
00:10:31il y a prescription.
00:10:33D'abord, parce qu'effectivement,
00:10:34il y a prescription,
00:10:35mais tous les cas n'étaient pas examinés hier.
00:10:37Il y a d'autres plaintes également
00:10:38qui seront examinées prochainement.
00:10:39Mais si j'aborde le cas de Flavie Flamand,
00:10:44c'est tout simplement,
00:10:45c'est que je pense que
00:10:47qu'elle a tardé quand même à en parler
00:10:48parce qu'elle aurait peut-être pu protéger
00:10:52des éventuelles victimes.
00:10:54Vous voyez ça que je veux dire ?
00:10:55C'est-à-dire que...
00:10:56J'entends Naïma,
00:10:57mais vous savez aussi que
00:10:58dans beaucoup d'affaires,
00:11:01les plaintes arrivent malheureusement.
00:11:03Vous avez raison,
00:11:03c'est problématique,
00:11:05mais arrivent tard.
00:11:05Et qu'il y a des explications psychologiques aussi.
00:11:08Oui, vous avez raison.
00:11:12Parce que j'ai un petit peu regardé tout ça
00:11:13et c'est vrai que je me dis que
00:11:15quand on est victime
00:11:18de tels actes abjects,
00:11:22notre devoir est d'alerter
00:11:24pour que justement,
00:11:26il n'y ait pas d'autres victimes.
00:11:29Et quand on est quelqu'un de public
00:11:33qui a justement la force des médias avec soi...
00:11:36J'entends ce que vous dites Naïma,
00:11:38mais quand on est victime,
00:11:40on a peut-être un devoir,
00:11:41mais avant d'avoir un devoir,
00:11:41on est victime.
00:11:43Effectivement.
00:11:43Justement,
00:11:44si je dis cela,
00:11:46c'est que je sais.
00:11:46En tout cas,
00:11:47elle est plaignante
00:11:48et on sait ce qu'elle a subi.
00:11:50Notamment quand j'avais lu son livre
00:11:53avec les actes dont elle a fait l'objet,
00:11:55les viols avec Hamilton.
00:11:57Voilà, c'est pour ça que je dis ça.
00:11:58Et la deuxième chose,
00:11:59Maître, que je voulais dire,
00:12:01vous avez parlé...
00:12:02Elle avait dit d'ailleurs à ce moment-là,
00:12:03c'est-à-dire que dans son livre,
00:12:04elle parlait d'une célébrité
00:12:07dont elle donnerait le nom plus tard.
00:12:08Mais encore une fois,
00:12:09c'est juste que justement,
00:12:11libérer la parole,
00:12:11il faut que les femmes libèrent la parole
00:12:14à tous les niveaux.
00:12:15Et justement,
00:12:15quand on est très médiatisé,
00:12:17on donne aussi la parole
00:12:18à d'autres femmes
00:12:18qui ne sont pas médiatisées
00:12:19de libérer la parole.
00:12:21Alors, concernant...
00:12:21Est-ce que je voulais vous dire,
00:12:22Maître,
00:12:22juste pour rajouter ça,
00:12:23vous avez dit,
00:12:25à situation exceptionnelle,
00:12:27finalement,
00:12:27moyen exceptionnel,
00:12:28puisqu'il y a quatre juges.
00:12:29Moi, ça me gêne,
00:12:30vous voyez,
00:12:31parce que je me dis,
00:12:32mais toutes ces personnes
00:12:33qui sont anonymes...
00:12:34Absolument.
00:12:34Comme la maman de Rosa
00:12:36qui s'est finalement envoyée promener
00:12:39par les gendarmes,
00:12:41parce que finalement,
00:12:42il y a aussi un petit peu de mépris.
00:12:43Je suis certaine
00:12:44que si les gendarmes
00:12:45avaient reçu un appel
00:12:47d'une célébrité,
00:12:48peut-être qu'ils se seraient montrés...
00:12:50Enfin,
00:12:50ils auraient réagi autrement.
00:12:52Oui,
00:12:52mais en ça,
00:12:53vous avez raison.
00:12:54Et concernant d'ailleurs
00:12:54ces garanties
00:12:56et ces obligations,
00:12:57l'avocate de Patrick Bruel
00:12:58évoquait justement
00:12:59la pression médiatique
00:13:00et populaire
00:13:01autour de l'affaire,
00:13:02autour de Patrick Bruel,
00:13:03à laquelle, selon elle,
00:13:05les juges ont tout de même
00:13:05voulu répondre.
00:13:06C'est intéressant,
00:13:07on va écouter l'avocate
00:13:08et puis c'est une question
00:13:09qu'on peut se poser
00:13:10à ce qu'effectivement
00:13:11les juges sont hermétiques
00:13:13ou peuvent être hermétiques
00:13:15finalement à cette pression
00:13:16médiatique et populaire.
00:13:19Notre sentiment à la défense,
00:13:21puisque j'interviens
00:13:23aux côtés de Céline Lassec
00:13:24et de Christophe Ingrin,
00:13:26c'est que probablement
00:13:28que le procureur de la République
00:13:29a voulu,
00:13:31face au déferlement médiatique,
00:13:32au retentissement
00:13:34médiatique que nous regrettons
00:13:35tous d'ailleurs
00:13:35de cette affaire,
00:13:36eh bien donner des gages
00:13:38à l'opinion publique.
00:13:39Donc effectivement,
00:13:40le procureur peut avoir
00:13:41la position qu'il souhaite.
00:13:43À la fin,
00:13:44ce qu'il décide,
00:13:45ce sont des juges indépendants,
00:13:47ici les juges d'instruction,
00:13:48le juge des libertés
00:13:50et de la détention,
00:13:51qui sont indépendants
00:13:52non seulement
00:13:52de l'exécutif,
00:13:54du pouvoir exécutif,
00:13:55mais qui sont également
00:13:56indépendants
00:13:57de l'opinion publique
00:13:58parce que,
00:13:58retenez cela,
00:13:59et c'est essentiel,
00:14:00aujourd'hui j'entends
00:14:01sur les plateaux
00:14:03de radio,
00:14:03de télé,
00:14:04dans la presse,
00:14:05qu'ils se disent
00:14:06énormément de choses
00:14:07sur cette affaire,
00:14:08chacun y va
00:14:09de ce commentaire,
00:14:10de son opinion,
00:14:10mais la réalité,
00:14:11c'est que personne ne sait
00:14:14ce qu'il y a
00:14:14dans ce dossier.
00:14:16C'est une réalité
00:14:17et en revanche,
00:14:18si ce que dit
00:14:19cette avocate
00:14:21est vrai,
00:14:21si effectivement
00:14:22les juges,
00:14:24mais ce qui peut
00:14:25se comprendre aussi,
00:14:26parce que les juges
00:14:26ce sont des êtres humains,
00:14:27donc à un moment donné
00:14:27ils entendent ce qui se passe,
00:14:28ils ne peuvent pas
00:14:29être hermétiques,
00:14:31ils entendent ce qui se passe
00:14:31à la radio,
00:14:32à la télévision,
00:14:33sur les réseaux sociaux,
00:14:34donc si c'est évidemment
00:14:36pris en compte,
00:14:37Naïma M. Fadel a raison,
00:14:38on peut s'interroger
00:14:39sur la rapidité,
00:14:40l'efficacité de la justice
00:14:41dans cette affaire,
00:14:42en raison de cette médiatisation
00:14:45qui est totalement injuste
00:14:46pour les milliers
00:14:47d'autres dossiers
00:14:48anonymes
00:14:49qui méritent,
00:14:50disons-le,
00:14:51la même attention.
00:14:52Oui, mais on ne peut pas
00:14:54ignorer l'opinion publique
00:14:56et l'aspect exceptionnel
00:14:58de l'affaire,
00:14:59bien évidemment
00:14:59dans un monde
00:15:00où tout serait à égalité,
00:15:03il y a quand même
00:15:03un principe de réalité
00:15:04et ce principe de réalité,
00:15:06le juge,
00:15:07il est dans une situation
00:15:09la plus neutre possible,
00:15:10mais la pression médiatique
00:15:11sur ce dossier-là
00:15:12est absolument effrayante.
00:15:14Mais les autres affaires
00:15:15dont on ne parle pas
00:15:15parce que les prévenus
00:15:18ne sont pas connus ?
00:15:19Bien sûr,
00:15:20mais de notre côté,
00:15:21dans cette affaire-là,
00:15:22la situation exceptionnelle,
00:15:23il fallait donner
00:15:23une réponse exceptionnelle
00:15:25qu'après vous mettez
00:15:26effectivement en équilibre,
00:15:28en devoir d'équivalence,
00:15:30vous avez raison,
00:15:31mais quand même...
00:15:32c'est plutôt
00:15:32que parce que c'est une personnalité,
00:15:34elle est protégée
00:15:35et on ne va pas...
00:15:36Alors en général,
00:15:37c'est plutôt dans l'autre sens,
00:15:39c'est plutôt dans l'autre affaire.
00:15:41Donc pour une fois,
00:15:42la justice met les moyens
00:15:43sur une personnalité.
00:15:45Après,
00:15:45on va voir,
00:15:46c'est parole contre parole.
00:15:47Non mais de l'autre côté aussi,
00:15:47c'est injuste.
00:15:48Parce qu'on est célèbre.
00:15:49Ah, je n'ai pas dit le frère.
00:15:50Non mais je...
00:15:51La justice,
00:15:52elle doit être juste.
00:15:53On le disait.
00:15:53C'est le fameux équilibre.
00:15:54Patrick Bouel...
00:15:55Il y a des réalités
00:15:56qu'il ne faut pas ignorer.
00:15:56Patrick Bouel ne doit pas quitter
00:15:58le territoire national,
00:15:59ne pas entrer en contact
00:16:00avec les victimes,
00:16:01justifier de soins psychologiques
00:16:02ou encore fournir,
00:16:03on le disait,
00:16:03une caution de 500 000 euros.
00:16:05Est-ce qu'il a le droit
00:16:05de se produire sur scène ?
00:16:07Sa tournée est annulée.
00:16:08Il a semble-t-il lui-même
00:16:09décidé de se mettre en retrait.
00:16:11Mais aux yeux de la loi,
00:16:11est-ce qu'il a le droit
00:16:12aujourd'hui de se produire sur scène ?
00:16:14Son avocate y répondait
00:16:16sur BFM il y a quelques minutes.
00:16:21Il n'y a pas,
00:16:22alors que là,
00:16:22il y a une forme aussi
00:16:23de pression médiatique là-dessus.
00:16:25Il n'y a pas d'interdiction
00:16:26pour M. Patrick Bouel
00:16:27d'exercer son métier.
00:16:29Il n'y a pas d'interdiction
00:16:30de M. Patrick Bouel
00:16:31de se produire
00:16:32ou de donner un concert
00:16:34s'il le souhaitait.
00:16:35Et ça, je pense que c'est important
00:16:37parce que ça aurait constitué
00:16:38une sanction
00:16:40avant même que l'enquête
00:16:41ne débute
00:16:42alors que Patrick Bouel
00:16:43est présumé innocent.
00:16:45Alors l'alignation de ces concerts,
00:16:47certains la trouvent justifiée
00:16:48mais il y a aussi ceux,
00:16:49notamment les fans de l'artiste
00:16:50qui la trouvent injuste.
00:16:52C'est le cas de Marineège
00:16:53qui est retraitée
00:16:54qui a 70 ans
00:16:55qui est fan du chanteur
00:16:56depuis 40 ans
00:16:57qui a mis en ligne
00:16:57une pétition
00:16:58pour justement
00:17:00s'opposer à l'annulation
00:17:01des concerts de Patrick Bouel
00:17:02pétition qui a dépassé
00:17:03les 10 000 signatures
00:17:04et qui a notamment
00:17:05été signée par Jessica
00:17:06qui est en direct
00:17:07avec nous ce soir.
00:17:08Bonsoir Jessica,
00:17:09merci d'être avec nous
00:17:10sur CNews,
00:17:11fan de Patrick Bouel
00:17:12donc j'imagine.
00:17:14Oui, depuis mes 12 ans.
00:17:15Depuis vos 12 ans ?
00:17:17D'accord.
00:17:17Donc depuis,
00:17:18je ne sais pas,
00:17:19peut-être pas le début
00:17:20de sa carrière
00:17:20mais effectivement
00:17:21les grands albums
00:17:23de Patrick Bouel.
00:17:24Exactement,
00:17:25depuis l'album
00:17:25juste avant.
00:17:27Alors cette pétition,
00:17:28est-ce que vous la trouvez
00:17:28d'abord justifiée ?
00:17:29J'imagine que oui,
00:17:30c'est pour ça que vous l'avez signée
00:17:30mais expliquez-nous
00:17:31pour quelles raisons ?
00:17:33Je la trouve justifiée
00:17:33parce qu'aujourd'hui
00:17:35Patrick Bouel
00:17:36est présumé innocent
00:17:38sauf qu'avec toute cette médiatisation
00:17:41il est plutôt présumé coupable
00:17:43aux yeux du grand public
00:17:45et je trouve ça
00:17:47complètement injuste
00:17:48qu'on lui interdise
00:17:49d'exercer son métier
00:17:51tant qu'il n'a pas été jugé.
00:17:54Il semblerait que ce soit aussi
00:17:55sa décision,
00:17:56c'est ce qu'on disait,
00:17:56de ne pas chanter
00:17:58dans ses conditions,
00:17:59ça peut aussi se comprendre ?
00:18:01Bien sûr,
00:18:02je l'entends parfaitement.
00:18:04Que ce soit sa décision,
00:18:05c'est tout à fait raisonnable
00:18:06de sa part,
00:18:07ça peut engendrer
00:18:08de grandes manifestations
00:18:09et des débordements.
00:18:11Donc pour la sécurité
00:18:11de son public,
00:18:12en effet,
00:18:13je comprends parfaitement
00:18:14sa décision.
00:18:15Néanmoins,
00:18:15les manifestations
00:18:16qui ont fait arrêter
00:18:18sa pièce de théâtre
00:18:19sur laquelle il n'était pas seul
00:18:20à jouer,
00:18:22je ne tolère pas.
00:18:24Est-ce que vous comprenez
00:18:25en revanche
00:18:25qu'à l'inverse,
00:18:26certains puissent trouver
00:18:27choquants vis-à-vis
00:18:28des plaignantes
00:18:30que l'artiste continue
00:18:31de chanter sur scène
00:18:32alors qu'il est peut-être
00:18:33coupable de faits
00:18:34particulièrement graves ?
00:18:35Je le comprends
00:18:36et j'entends bien sûr
00:18:37la parole des plaignantes.
00:18:40Néanmoins,
00:18:41chacun est libre
00:18:42d'y aller
00:18:42ou de ne pas y aller.
00:18:44Donc si je comprends bien,
00:18:45si demain,
00:18:46d'abord,
00:18:47je ne vous ai pas posé la question,
00:18:48est-ce que vous aviez prévu
00:18:48d'aller le voir en concert ?
00:18:49Il faut comprendre que Patrick Bruel
00:18:51évidemment prépare
00:18:51une très très grande tournée
00:18:53anniversaire pour les 35 ans
00:18:54de son album
00:18:55A leur regard
00:18:56qui est probablement
00:18:56l'album le plus important
00:18:58de sa carrière.
00:18:59Donc c'est quand même
00:19:00une très grosse tournée
00:19:01qui est en train
00:19:02de s'annuler.
00:19:03En tant que fan,
00:19:04j'imagine que vous aviez
00:19:05vos places
00:19:06pour l'un de ces concerts.
00:19:07J'avais mes places
00:19:08pour mercredi prochain,
00:19:0917 juin au Cercle Bourglienne.
00:19:11D'accord.
00:19:12Et donc s'ils se trouvaient,
00:19:14évidemment,
00:19:14ça semble totalement improbable,
00:19:15mais que ces concerts
00:19:16soient maintenus ?
00:19:17J'aurais bien sûr été,
00:19:19mais ma famille
00:19:20n'était pas forcément pour.
00:19:21Ils avaient peur,
00:19:22justement,
00:19:23des débordements
00:19:24aux abords de la salle.
00:19:26Donc ils ont été,
00:19:27eux, rassurés
00:19:29que je ne sois pas présente là-bas.
00:19:31Et une dernière question,
00:19:33s'il est reconnu coupable ?
00:19:35Je serais effondrée.
00:19:37Effondrée.
00:19:38Effondrée.
00:19:40Merci beaucoup, Jessica.
00:19:41Merci d'avoir été avec nous
00:19:42sur CNews.
00:19:45Il est intéressant, Naïma,
00:19:46le témoignage de Jessica.
00:19:48Évidemment,
00:19:50il faut comprendre
00:19:51qu'on parle d'un artiste
00:19:53qui a accompagné
00:19:54des millions de Français.
00:19:56Elle nous dit
00:19:56qu'elle est fan
00:19:57depuis l'âge de ses 12 ans.
00:19:59Sa musique,
00:20:00c'est un peu
00:20:00la bande originale
00:20:01de la vie
00:20:02de millions de Français
00:20:03aujourd'hui.
00:20:04Donc il y a évidemment
00:20:05aussi une forme
00:20:06de traumatisme.
00:20:07Le mot est peut-être
00:20:08un peu fort,
00:20:08mais en tous les cas,
00:20:08il y a une forme de...
00:20:09Il faut le souligner.
00:20:10Il y a un choc,
00:20:11en tous les cas,
00:20:11de la part de ces Français
00:20:12qui ont été bercés
00:20:14par cet artiste.
00:20:16D'abord,
00:20:17il n'est pas condamné.
00:20:19il a annulé sa tournée
00:20:22parce qu'il est empêché
00:20:23en réalité
00:20:24avec toutes les manifestations.
00:20:26Toute la tournée
00:20:27n'est pas annulée,
00:20:27attention.
00:20:28Il y a encore des bâtiments
00:20:29à l'automne
00:20:29qui sont maintenus.
00:20:30Très bien.
00:20:31À l'automne,
00:20:31oui,
00:20:31mais c'est les dernières
00:20:32d'affaires.
00:20:32Les annonces
00:20:32qu'il a faites
00:20:33pour l'instant,
00:20:34c'est...
00:20:35Vous savez,
00:20:36moi,
00:20:36je vais vous dire les choses,
00:20:37c'est que moi,
00:20:38je suis contre
00:20:38la double peine,
00:20:39en fait.
00:20:40Par principe,
00:20:41je pense qu'on ne peut pas
00:20:42empêcher une personne
00:20:44de travailler,
00:20:45tout simplement.
00:20:48Aujourd'hui,
00:20:49il est contraint
00:20:49et on devrait empêcher
00:20:51qu'il soit contraint
00:20:51d'annuler.
00:20:52Vous voyez ce que je veux dire ?
00:20:53Parce que pour moi...
00:20:53Après,
00:20:54on peut aussi dire
00:20:54que dans ces conditions,
00:20:55ce n'est pas faisable.
00:20:57Il se concentre
00:20:58sur sa défense.
00:20:59Exactement.
00:20:59ce que je veux dire par là,
00:21:00c'est qu'il y a toujours
00:21:00cette hypocrisie,
00:21:01je trouve,
00:21:02avec la fameuse présomption
00:21:03d'innocence.
00:21:04Merci.
00:21:04Quand il est condamné,
00:21:06s'il est condamné,
00:21:07effectivement,
00:21:07il payera.
00:21:08Donc,
00:21:08ils sont dus à la justice,
00:21:09mais il doit pouvoir travailler.
00:21:12On va évidemment
00:21:12y revenir.
00:21:13Merci beaucoup,
00:21:13Johan Udaï.
00:21:14À lundi.
00:21:14À lundi.
00:21:15Passez un bon week-end.
00:21:17Bon week-end.
00:21:17À vous.
00:21:18On la pose dans un instant
00:21:19la suite du Meilleur de l'Info.
00:21:20On partera évidemment
00:21:20de Patrick Bruel.
00:21:21Et puis,
00:21:22on parlera également
00:21:22de cette femme
00:21:23de 78 ans
00:21:24agressée dans une église.
00:21:26Les images sont surréalistes.
00:21:27Restez avec nous
00:21:28pour la suite
00:21:28du Meilleur de l'Info
00:21:29sur CNews.
00:21:33Le Meilleur de l'Info
00:21:34sur CNews.
00:21:35Merci de nous rejoindre.
00:21:36Il est quasiment 23h.
00:21:38On est en direct
00:21:38jusqu'à minuit.
00:21:40Et tout de suite,
00:21:40c'est le Point sur l'actualité,
00:21:41le journal de Margot Siffer.
00:21:43Bonsoir Margot.
00:21:46Bonsoir Mickaël.
00:21:47Bonsoir à tous.
00:21:48Coup d'envoi
00:21:49il y a quelques heures
00:21:50à Mexico
00:21:50du Mondial 2026.
00:21:52Une première rencontre
00:21:53qui oppose le Mexique
00:21:54à l'Afrique du Sud.
00:21:56Le Mexique
00:21:56qui mène
00:21:57pour l'heure de zéro.
00:21:58Des milliers
00:21:58de supporters
00:21:59sont entassés
00:22:00sur la place
00:22:01du Zocalo,
00:22:02centre historique
00:22:03de la capitale mexicaine.
00:22:05Revirement spectaculaire
00:22:06au Moyen-Orient.
00:22:07un accord irano-américain
00:22:08validé par le guide
00:22:09suprême iranien.
00:22:10C'est en tout cas
00:22:11ce qu'avance Donald Trump
00:22:12qui annule ses frappes
00:22:13prévues ce soir
00:22:14contre l'Iran.
00:22:15Il parle d'une possible
00:22:16signature en Europe
00:22:17dans les prochains jours
00:22:18à contrario Téhéran
00:22:19d'y n'avoir approuvé
00:22:20aucun texte.
00:22:22Nouvelle journée
00:22:23d'intenses émotions
00:22:24demain à Florence
00:22:25dans le Gers
00:22:26avec les obsèques
00:22:27de la jeune Liana.
00:22:28Elles interviennent
00:22:29de semaine jour pour jour
00:22:30après sa disparition.
00:22:31L'enterrement aura lieu
00:22:32à 14h30
00:22:33dans la plus stricte intimité.
00:22:35Le maire de la ville
00:22:36appelle au respect
00:22:37et à la dignité.
00:22:38Ce rapport
00:22:39de la Cour des comptes
00:22:40estime que l'envoi
00:22:41de migrants
00:22:41vers des centres d'hébergement
00:22:43en région
00:22:43est un levier efficace
00:22:45mais insuffisamment utilisé
00:22:47pour désengorger
00:22:48l'Ile-de-France.
00:22:48Il pointe du doigt
00:22:49de fortes disparités
00:22:51dans l'accueil
00:22:51selon les territoires.
00:22:53Les pays de la Loire
00:22:53sont par exemple
00:22:54très éloignés
00:22:55de leur objectif.
00:22:58Et puis,
00:22:58à l'approche
00:22:59de la présidentielle,
00:23:00Sébastien Lecornu
00:23:01met en garde
00:23:01contre de lourdes menaces
00:23:03d'ingérence étrangère.
00:23:04Il propose de créer
00:23:05de nouveaux référés
00:23:06pour saisir en urgence
00:23:07la justice
00:23:08en période électorale.
00:23:10Il évoque aussi
00:23:11un durcissement des peines
00:23:12qu'il juge
00:23:12pour l'heure
00:23:13pas assez dissuasive.
00:23:16Merci beaucoup Margot.
00:23:17On vous retrouvera à minuit
00:23:18pour l'édition de la nuit.
00:23:19Le meilleur de l'info
00:23:20avec toujours
00:23:21Alain Bensoussan,
00:23:22Vincent Rouen,
00:23:23Anna Emma Imfadel
00:23:23et Axel Ronde.
00:23:24On va parler
00:23:25de cette femme,
00:23:26femme de 78 ans,
00:23:28violemment agressée
00:23:29dans une église.
00:23:30Un homme
00:23:30qui lui a dérobé
00:23:31sa chaîne.
00:23:32Ça s'est passé
00:23:32dans la cathédrale
00:23:34Saint-Charles
00:23:35de Saint-Étienne.
00:23:36Regardez
00:23:36ces images
00:23:37de vidéosurveillance
00:23:38où l'on voit
00:23:39cette paroissienne.
00:23:41Il s'agit d'une paroissienne
00:23:41de 78 ans
00:23:44qui,
00:23:45vous le voyez,
00:23:46rentre dans le hall
00:23:47de cette église.
00:23:47Un homme
00:23:48la rejoint.
00:23:49Il semble discuter
00:23:50avec elle
00:23:51et puis vous allez voir
00:23:51tout d'un coup
00:23:52il se jette sur elle,
00:23:53l'attrape par le cou
00:23:53et effectivement
00:23:55lui dérobe
00:23:56sa chaîne.
00:23:57La femme âgée
00:23:58se débat
00:23:58mais l'agresseur
00:23:59parvient
00:24:00à lui dérober
00:24:02avant de prendre
00:24:02la fuite.
00:24:04Des images
00:24:05extrêmement violentes
00:24:06évidemment.
00:24:07Réaction du père
00:24:08Bruno Cornier
00:24:09dans un communiqué.
00:24:11Nous sommes profondément
00:24:12indignés
00:24:13par cette agression
00:24:14violente
00:24:14sur une personne
00:24:15âgée sans défense.
00:24:16Il dénonce
00:24:16la lâcheté
00:24:17de ces jeunes agresseurs
00:24:18et le faible degré
00:24:19de conscience
00:24:20de leur humanité.
00:24:22La lâcheté,
00:24:23c'est le moins
00:24:23qu'on puisse dire.
00:24:25Axel Ronde
00:24:25quand on s'en prend
00:24:27à une personne âgée
00:24:27faible considérée
00:24:28comme handicapée.
00:24:29On a pu voir
00:24:29sur ces images
00:24:30qu'elle a du mal
00:24:30à se déplacer.
00:24:31Elle a été aidée
00:24:31d'une canne.
00:24:35C'est dégueulasse.
00:24:36Il est où le temps
00:24:37où nos églises
00:24:39étaient finalement
00:24:40un sanctuaire
00:24:40où on était
00:24:42relativement
00:24:43en sécurité ?
00:24:44Maintenant,
00:24:44on est détroussés,
00:24:46attaqués
00:24:47dans les églises.
00:24:48D'ailleurs,
00:24:48on vole
00:24:48et on pille
00:24:48les églises
00:24:50allègrement.
00:24:50Et là,
00:24:52une mamie
00:24:53se fait détrousser
00:24:57mais de la façon
00:24:58la plus ignoble.
00:24:59On voit
00:25:00comment il l'agrippe
00:25:01sur les images
00:25:02qui sont vraiment
00:25:04terribles.
00:25:05On voit
00:25:06ces individus
00:25:07finalement
00:25:07qui n'ont
00:25:08que de la haine.
00:25:10Finalement,
00:25:10ils n'ont aucune pitié,
00:25:11rien du tout.
00:25:12Ils vont s'attaquer
00:25:12à une pauvre
00:25:15paroissienne
00:25:15et ils vont
00:25:17la détrousser.
00:25:20Il faut vraiment
00:25:21que la justice
00:25:23puisse envoyer
00:25:23ces gens-là
00:25:24en prison.
00:25:25C'est ça l'histoire.
00:25:26Maintenant,
00:25:27il ne faut pas
00:25:28faire de cadeaux,
00:25:29pas faire de sentiments.
00:25:30C'est là où il faut
00:25:31mettre caduces
00:25:32au final.
00:25:33C'est là où il faut
00:25:34qu'il y ait
00:25:34une justice
00:25:35intraitable.
00:25:36Quand vous attaquez
00:25:37dans un lieu de culte
00:25:37une personne handicapée,
00:25:39âgée,
00:25:39elle a toutes les caractéristiques
00:25:41de la personne vulnérable
00:25:42et vous voyez
00:25:42cet individu,
00:25:43ce barbare,
00:25:44je n'ai aucun mot
00:25:45qui peut le qualifier,
00:25:47s'en prendre
00:25:48à cette dame
00:25:48et partir juste
00:25:50pour lui prendre
00:25:51ses bijoux.
00:25:52Ça veut dire
00:25:52que c'est là
00:25:53où on doit mettre
00:25:53en place
00:25:54surtout des peines
00:25:54de prison courtes.
00:25:55C'est là
00:25:56où on doit montrer
00:25:57que non...
00:25:59Déjà,
00:26:00des peines
00:26:00de prison courtes,
00:26:01c'est mieux que
00:26:01pas de peine du tout.
00:26:03Parce que la réalité...
00:26:05Le débat des peines
00:26:06courtes,
00:26:06des courtes peines,
00:26:08il est important
00:26:08parce qu'à un moment donné,
00:26:09ces personnes,
00:26:10il va falloir les mettre
00:26:11derrière les barreaux.
00:26:12Il va falloir les mettre
00:26:12derrière les barreaux.
00:26:13Vincent Roy.
00:26:14On n'imagine pas
00:26:15le traumatisme
00:26:16que ça peut laisser
00:26:17chez une femme
00:26:18de cet âge.
00:26:20Les images
00:26:21sont d'une certaine façon
00:26:23effrayantes.
00:26:24C'est-à-dire qu'on se demande
00:26:25vraiment
00:26:26comment
00:26:28un garçon
00:26:29peut faire ça.
00:26:31C'est ignoble.
00:26:33Vraiment,
00:26:33c'est ignoble.
00:26:34Et le père,
00:26:36le prêtre
00:26:37de cette paroisse
00:26:38a raison de parler
00:26:39de l'inhumanité
00:26:40de ce garçon.
00:26:41On se demande
00:26:41comment c'est possible.
00:26:42C'est-à-dire
00:26:43comment on peut
00:26:43s'attaquer
00:26:45ainsi à quelqu'un
00:26:46de vulnérable
00:26:47dans l'espèce
00:26:48une personne âgée.
00:26:49Ce serait une enfant,
00:26:50ce serait exactement
00:26:50la même chose.
00:26:51Mais je veux dire
00:26:53que là,
00:26:53vraiment,
00:26:54on a dépassé
00:26:55l'heure après.
00:26:55On peut bien
00:26:55nous parler
00:26:56à longueur de temps
00:26:57du vivre ensemble
00:26:59de je ne sais pas quoi
00:26:59d'ailleurs,
00:27:00à coup de formule vide,
00:27:02tout aussi vide
00:27:02les unes que les autres.
00:27:03Voici la réalité
00:27:04de la société
00:27:06d'aujourd'hui.
00:27:06C'est quand même
00:27:08assez terrible.
00:27:08Et évidemment
00:27:09que la justice
00:27:10doit être absolument
00:27:12implacable.
00:27:13implacable
00:27:13et on doit montrer
00:27:14effectivement
00:27:14que ce type
00:27:16de comportement,
00:27:18ça doit absolument
00:27:19être aujourd'hui
00:27:21ne pas rester impuni.
00:27:22Ce n'est pas possible.
00:27:23Et quand je parlais de...
00:27:24Impuni,
00:27:25vous avez raison,
00:27:25et ça doit être montré.
00:27:26Mais bien sûr.
00:27:27Et quand je parlais
00:27:27de peine de prison courte,
00:27:29c'est parce que vous savez
00:27:29qu'il y a un débat
00:27:30autour des courtes peines.
00:27:32Il y a un moment donné
00:27:32où il faut qu'on puisse...
00:27:33Si il est condamné
00:27:34à un homme de prison,
00:27:35vous savez très bien
00:27:35qu'il ne va pas en prison.
00:27:36Ah oui,
00:27:37bien sûr,
00:27:37mais c'est pour ça.
00:27:38Il est là tout le débat
00:27:39des courtes peines
00:27:40d'un moment donné.
00:27:40C'est de dire
00:27:41qu'à un moment donné,
00:27:42il n'y a pas d'aménagement,
00:27:43on met quoi qu'il arrive
00:27:44les gens derrière les barreaux.
00:27:45Pour ça,
00:27:46il faut de la place,
00:27:47il faut...
00:27:47Parce que quand on voit
00:27:48le résultat
00:27:48de certaines peines
00:27:50de prison,
00:27:50de jugement,
00:27:51ou qu'il y ait
00:27:52de la prison prévue,
00:27:54on voit bien
00:27:54que ces personnes
00:27:54ne vont pas en prison.
00:27:55Donc nous,
00:27:56on préférerait
00:27:56qu'ils partent au moins
00:27:57un mois ou deux mois
00:27:58en prison,
00:28:00fermes.
00:28:00Mais je sais bien,
00:28:02mais sur des agressions
00:28:02comme ça...
00:28:03C'est l'agression
00:28:03d'une...
00:28:05Mais il ne va rien se passer.
00:28:07Mais regardez le résultat
00:28:08des peines de prison
00:28:09qu'il y a actuellement
00:28:09en France.
00:28:10Oui, mais justement.
00:28:10C'est pour ça que...
00:28:11Ah mais je suis d'accord.
00:28:12Moi, je préférerais
00:28:12qu'ils partent dix ans en prison.
00:28:13Ça, on est d'accord.
00:28:14Mais c'est pour ça qu'aujourd'hui,
00:28:14les Français ne croient plus
00:28:15en la justice, malheureusement.
00:28:17Qu'on a une défiance.
00:28:19Et qu'après,
00:28:20nous avons le Président
00:28:21de la République
00:28:21qui nous dit qu'on crie.
00:28:22Mais on crie, pourquoi ?
00:28:23Parce que ça,
00:28:24c'est insoutenable.
00:28:25Ah ben complètement.
00:28:26C'est une personne âgée.
00:28:27On est d'accord.
00:28:27Il y a eu des tas de cas
00:28:28aussi de personnes âgées
00:28:30qui ont été violées,
00:28:31violées par des jeunes.
00:28:32Bien sûr, torturées.
00:28:33De nombreux qui ont été cités.
00:28:36Ce sont des personnes
00:28:37sous des QTF
00:28:38ou des personnes illégalement
00:28:40dans notre pays.
00:28:40On peut le dire
00:28:41ou on ne peut pas le dire.
00:28:42Ces personnes-là,
00:28:43ce n'est même pas la prison.
00:28:44C'est immédiatement dans l'avion.
00:28:45Voilà dans le cas
00:28:46qui nous occupe pendant ces années.
00:28:47J'ai vu des...
00:28:47Pardon.
00:28:48J'ai vu des peines.
00:28:50Des peines.
00:28:50On ne connaît pas le profil
00:28:51de cette personne, Naïma.
00:28:52Interdiction de territoire
00:28:53pendant cinq ans.
00:28:54Mais on se fout de la gueule du monde.
00:28:57dans une barbarie aujourd'hui.
00:28:58Dans une sauvagerie
00:29:00qu'on ne veut pas nommer.
00:29:02C'est terrifiant ce qui se passe.
00:29:03Et pourtant,
00:29:04il ne faut surtout pas en parler.
00:29:07Il ne faut surtout pas crier
00:29:08la détresse dans laquelle nous sommes.
00:29:10Ça serait ma grand-mère.
00:29:12Je ne sais pas ce que je ferais.
00:29:13Je vous le dis franchement.
00:29:14Ça serait un mon enfant
00:29:16comme la petite Léana.
00:29:17Je ne sais pas ce que je ferais.
00:29:18Parce qu'aujourd'hui,
00:29:20force.
00:29:22Et pourtant, je suis vraiment
00:29:23quelqu'un de républicaine,
00:29:25quelqu'un de respectueux de la loi.
00:29:26Mais aujourd'hui,
00:29:27je vous le dis,
00:29:28je ne suis plus en capacité
00:29:30de respecter cette loi
00:29:32et regarder...
00:29:33Et regarder...
00:29:34Regarder tout...
00:29:35Il faut respecter la loi quand même, Naïma.
00:29:37Mais en tous les cas,
00:29:39cette réaction et cette interrogation,
00:29:41elle est évidemment partagée
00:29:42par le plus grand nombre.
00:29:44Au point que le ministre de la Justice
00:29:46lui-même en a fait allusion.
00:29:47Il a parlé de ces Français
00:29:48qui aujourd'hui
00:29:50pensent à se faire justice eux-mêmes.
00:29:52Évidemment que ce n'est pas acceptable.
00:29:53Évidemment que dans un état de droit
00:29:54en démocratie,
00:29:55on ne peut pas accepter ça.
00:29:56Mais ça veut dire que
00:29:57ces Français
00:29:58ne se sentent plus protégés
00:29:59par l'État,
00:30:00ne se sentent plus protégés
00:30:02par la justice
00:30:03et qu'en ça,
00:30:04il y a un problème.
00:30:04Mais pour justement,
00:30:05mettre Alain Bensoussan,
00:30:07concrètement,
00:30:07qu'est-ce qu'il risque
00:30:08en réalité,
00:30:09ce garçon,
00:30:10pas grand-chose finalement ?
00:30:12Ce qui va changer,
00:30:14je vais vous dire,
00:30:15et là encore,
00:30:16ne pensez pas que je fais
00:30:17le mythe des caméras,
00:30:19c'est que cet acte de barbarie
00:30:23qui est inqualifiable,
00:30:25cette horreur pour la personne âgée
00:30:26qui risque de le porter
00:30:27beaucoup plus
00:30:28parce que je ne sais pas
00:30:31quelle est sa situation
00:30:33d'atteinte physique,
00:30:35elle est a priori faible,
00:30:37atteinte psychologique,
00:30:38elle est immense.
00:30:40Mais ce qui va être intéressant,
00:30:43c'est la réponse pénale
00:30:44parce que là,
00:30:45il y a des images.
00:30:48C'est-à-dire que souvent,
00:30:49on re-raconte des histoires
00:30:51et quand vous savez que par ailleurs,
00:30:5380% du message oral
00:30:55est non-verbal,
00:30:56vous pouvez raconter
00:30:58une histoire de difficulté
00:30:59mais là,
00:31:00ces images,
00:31:00elles sont claires.
00:31:02C'est un acte de barbarie
00:31:03avec une preuve immédiate.
00:31:06Là, je vous arrête
00:31:07parce qu'il y a eu un cas comme ça,
00:31:08je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:31:09à Cannes
00:31:10où une vieille dame
00:31:11avait été projetée à terre
00:31:13par des minaires.
00:31:14Ça avait été filmé.
00:31:15Ils sont sortis avec 12 mois
00:31:17de sursis probatoires.
00:31:18Donc je suis désolé,
00:31:19je veux bien qu'on parle
00:31:20des images,
00:31:21qu'on dit que là au moins
00:31:22il y a eu une preuve
00:31:22mais ce n'est pas qu'un problème
00:31:23de preuve.
00:31:24Vous savez bien
00:31:25ce qui va se passer derrière.
00:31:26C'est-à-dire que derrière,
00:31:29certains magistrats,
00:31:30certains juges
00:31:31vont lui trouver des excuses,
00:31:33vont chercher à alléger
00:31:35la peine qui sera requise
00:31:37et qu'au final,
00:31:37il ne va rien se passer.
00:31:39Quand on parle
00:31:40de sursis probatoires,
00:31:42le résultat, c'est quoi ?
00:31:44C'est que cette personne
00:31:44va sortir libre.
00:31:45C'est ça.
00:31:46Il y a eu beaucoup de chances
00:31:47qu'elle sorte libre, oui.
00:31:48Mais de notre côté...
00:31:49C'est ça qui est plus acceptable
00:31:50aujourd'hui.
00:31:51Mais dans ces cas-là,
00:31:52il faut modifier la loi.
00:31:53Il faut modifier la loi
00:31:55avec les fameuses peines planchées.
00:31:57Mais de l'autre côté,
00:31:58on ne peut pas non plus
00:31:59critiquer le juge
00:32:00qui va apprécier cette situation.
00:32:02Avec les images,
00:32:02ce sera encore plus difficile.
00:32:04Et appliquer la loi.
00:32:05La loi qui consiste
00:32:06à individualiser la peine.
00:32:08Tout à fait.
00:32:09Tout à fait.
00:32:10Et quelque part,
00:32:11on sent bien
00:32:12qu'on est arrivé
00:32:13à un moment d'ensauvagement,
00:32:14de barbarie,
00:32:16où...
00:32:17Pardon,
00:32:18je reprends
00:32:18ce que vient de dire Vincent Roy,
00:32:19mais c'est aussi
00:32:20quand on individualise
00:32:21trop la peine
00:32:22qu'on devient l'accès.
00:32:23Oui, mais on est
00:32:24dans un état de droit.
00:32:25Je suis d'accord,
00:32:27mais c'est l'état de droit.
00:32:27C'est l'état de droit,
00:32:28mais c'est les excès aussi
00:32:30de l'état de droit.
00:32:30C'est-à-dire que
00:32:31quand on individualise
00:32:32trop la peine,
00:32:33à un moment donné,
00:32:34on cherche des excuses
00:32:34à tout le monde.
00:32:35Il y a,
00:32:36sur des cas comme ceux-là,
00:32:39il y a un angle mort,
00:32:40si j'ose dire,
00:32:41de l'état de droit.
00:32:41C'est ce que vous appelez
00:32:43de vos voeux
00:32:44les peines planchées.
00:32:45C'est-à-dire qu'on pourrait dire,
00:32:46on pourrait très bien
00:32:48imaginer
00:32:48que pour une agression
00:32:50de personnes âgées
00:32:51ou d'enfants
00:32:52à qui on veut voler,
00:32:53s'achètent,
00:32:54voilà,
00:32:54une agression violente
00:32:55comme celle-ci,
00:32:56eh bien,
00:32:56une peine planchée s'applique.
00:32:58On peut le dire aussi
00:32:59lors des manifestations,
00:33:00lorsque l'on met
00:33:01un mortier d'artifice
00:33:02devant un policier,
00:33:04eh bien là,
00:33:04plus d'individualisation
00:33:05de la peine
00:33:06est précisément
00:33:07une prise planchée.
00:33:08C'est de la prison ferme.
00:33:09C'est de la prison ferme.
00:33:10Voilà, on pourrait très bien...
00:33:11Mais
00:33:11la peine reste individualisée.
00:33:12La peine planchée,
00:33:13c'est une réponse
00:33:17immédiate.
00:33:17Mais je veux bien
00:33:18que la peine soit individualisée,
00:33:19mais individualisée,
00:33:20ça ne doit pas vouloir dire
00:33:22forcément,
00:33:24chercher systématiquement
00:33:24une forme d'excusation.
00:33:26Je veux dire,
00:33:26on a tous...
00:33:26Ah bah si, c'est ça.
00:33:27Oui, mais d'accord,
00:33:28mais pardon, Vincent,
00:33:29mais on a tous
00:33:29un parcours de vie.
00:33:30Oui, bien sûr.
00:33:32Tous autant qu'on est...
00:33:33Et effectivement...
00:33:3440 ans,
00:33:35c'est ça qu'on regarde
00:33:36en général.
00:33:36On a tous un parcours de vie,
00:33:37mais à un moment donné,
00:33:38il y a des choses
00:33:39qui ne sont pas excusables
00:33:40à un moment donné.
00:33:41Ah, mais je suis complètement...
00:33:42de votre avis.
00:33:43Ce n'est pas le problème.
00:33:44Le problème,
00:33:44c'est d'expliquer...
00:33:45Enfin, je parle sous le contrôle
00:33:48de notre avocat du plateau.
00:33:50C'est d'expliquer
00:33:50sur quoi repose
00:33:52notre justice aujourd'hui.
00:33:54Maître,
00:33:56est-ce qu'on peut se dire
00:33:57que quand il y a atteinte
00:33:59à l'intégrité physique,
00:34:00il y a deux choses,
00:34:01c'est-à-dire
00:34:02peine planchée,
00:34:035 ans,
00:34:04alors vous allez me trouver dur,
00:34:06mais 5 ans,
00:34:07et ensuite,
00:34:08le reste de la peine
00:34:09est individualisée.
00:34:10Est-ce qu'on peut se dire
00:34:11pour dissuader
00:34:12qu'on ne peut plus toucher
00:34:13à l'intégrité physique ?
00:34:14Parce qu'aujourd'hui,
00:34:15il y a une explosion
00:34:16des agressions
00:34:18sur des personnes âgées,
00:34:20sur des jeunes filles,
00:34:21etc.
00:34:21Vous avez vu la personne âgée
00:34:23devant la tour Eiffel
00:34:24qui s'est fait agresser
00:34:25par un jeune,
00:34:26qui l'insultait,
00:34:28et la personne âgée,
00:34:29elle avait peur.
00:34:30Qu'est-ce qu'on a fait ?
00:34:30On n'a rien fait.
00:34:31Et c'est toujours pareil.
00:34:33Ce jeune homme
00:34:33va être arrêté
00:34:34et il sortira quand même.
00:34:36Donc à un moment,
00:34:37il faut qu'on se dise
00:34:38est-ce qu'on sanctua...
00:34:40Il n'a pas tué la personne.
00:34:41Non mais...
00:34:41Non mais le problème,
00:34:42c'est qu'il y a toutes les chances
00:34:43qu'il n'entre pas en prison surtout.
00:34:45Oui, mais c'est ça le problème.
00:34:47On peut se dire
00:34:48que dans une civilisation,
00:34:50dans une démocratie,
00:34:51dans une civilisation,
00:34:52encore une fois,
00:34:53où à un moment,
00:34:53on a mis notre sécurité,
00:34:55notre protection
00:34:55aux mains de ce fameux état de droit,
00:34:58eh bien la vie humaine,
00:35:00l'intégrité physique,
00:35:01ça doit être sanctuarisé.
00:35:02Et c'est en ça peut-être aussi,
00:35:04et on en parlera dans un instant
00:35:05avec l'affaire Liana,
00:35:06que les magistrats,
00:35:08à un moment donné,
00:35:09vont devoir rendre
00:35:11d'une certaine façon aussi
00:35:12des comptes aux Français.
00:35:14C'est-à-dire,
00:35:14à un moment donné,
00:35:15expliquer aussi.
00:35:16Peut-être faire de la pédagogie,
00:35:18je ne sais pas,
00:35:18ou faire preuve de davantage,
00:35:19en tous les cas,
00:35:19de transparence
00:35:20dans les décisions
00:35:21qui sont rendues.
00:35:22Parce qu'aujourd'hui,
00:35:23il y a une véritable...
00:35:24On parlait du manque de confiance
00:35:25des Français vis-à-vis de la justice,
00:35:27mais en fait,
00:35:28il y a aussi un manque
00:35:28de compréhension de la justice.
00:35:30Axel Ronde.
00:35:31Oui, complètement.
00:35:32Les décisions,
00:35:33parce que souvent,
00:35:34les juges,
00:35:34ils veulent peut-être
00:35:35mettre en prison,
00:35:36mais ils n'ont peut-être
00:35:36pas forcément des places.
00:35:38Le problème,
00:35:39c'est qu'on est obligé
00:35:39de libérer des prisonniers
00:35:40pour faire entrer
00:35:41d'autres prisonniers.
00:35:46qui touchent notre pays,
00:35:47qui frappent notre pays,
00:35:48où on se retrouve
00:35:48avec des peines,
00:35:49finalement,
00:35:50qui ne vont pas jusqu'au bout
00:35:52parce que vous êtes obligés
00:35:54de libérer ces places de prison.
00:35:55C'est pour ça que nous,
00:35:56on préférerait des courtes peines,
00:35:57envoyer les personnes en prison
00:35:59immédiatement après
00:36:00qu'ils aient fait leurs méfaits
00:36:02pour qu'ils comprennent
00:36:03réellement ce qu'ils ont fait.
00:36:04Au moins,
00:36:05il y aurait une réponse
00:36:05que rien du tout.
00:36:06On préférerait à minima
00:36:08quelques semaines de prison
00:36:10que rien du tout.
00:36:11Et pour les jeunes aussi,
00:36:13des jeunes mineurs délinquants,
00:36:15on voudrait qu'ils aillent
00:36:15réellement dans des foyers
00:36:18réellement fermés
00:36:18avec un esprit militaire
00:36:20à l'intérieur
00:36:20pour les réhabiliter
00:36:21et les remettre dans la société.
00:36:22Mais là,
00:36:23actuellement,
00:36:23il n'y a rien.
00:36:24C'est ça l'urgence.
00:36:25Après,
00:36:25on peut réformer
00:36:26toute la justice
00:36:27s'il faut.
00:36:27Mais au-delà de ça,
00:36:28il faut créer des places de prison
00:36:29et apporter une réponse.
00:36:30Parce que là,
00:36:31quelle est la réponse qu'on a ?
00:36:32Vincent Roy ?
00:36:33Mais moi,
00:36:33je crois...
00:36:34Alors vraiment,
00:36:34je ne crois pas du tout cela.
00:36:35C'est-à-dire que
00:36:36je pense que
00:36:38l'écrasante
00:36:41majorité des juges
00:36:42ne fait qu'appliquer la loi.
00:36:44c'est-à-dire que
00:36:46soit...
00:36:46Les procureurs
00:36:48appliquent la loi,
00:36:48les juges ont...
00:36:49Non mais je crois que...
00:36:50Je ne vais pas me faire
00:36:52l'avocat des juges,
00:36:53mais je crois que les juges
00:36:54appliquent la loi.
00:36:56Si on n'en est pas content,
00:36:57il faut précisément
00:36:59changer cette loi
00:37:00parce qu'elle ne convient plus
00:37:01aux situations
00:37:02que nous vivons.
00:37:03Elle ne convient plus
00:37:04à la société
00:37:04dans laquelle nous vivons.
00:37:05Non mais pardon.
00:37:06Non mais attendez,
00:37:07laissez-moi terminer
00:37:07sur ce point précis.
00:37:09Beaucoup de choses
00:37:10ont changé
00:37:11depuis ce que moi,
00:37:12j'appellerais
00:37:12la jurisprudence
00:37:13Badinter.
00:37:14Là, il y a un vrai,
00:37:16vrai...
00:37:16Et partant,
00:37:18ce que l'on peut appeler
00:37:19également
00:37:19la jurisprudence
00:37:21Taubira.
00:37:21Beaucoup de choses
00:37:22ont changé
00:37:23depuis cette époque.
00:37:24C'est-à-dire que
00:37:24on a dit
00:37:27clairement
00:37:27que d'une certaine
00:37:29manière,
00:37:30la victime
00:37:31allait passer
00:37:32au second plan
00:37:33et que finalement,
00:37:34c'est la théorie
00:37:35Hitchcockienne.
00:37:36Ces gens qui agissent
00:37:38comme ça,
00:37:38c'est la société
00:37:39qui les rend comme ça.
00:37:40Voici expliqué
00:37:41en une phrase
00:37:42de manière synthétique
00:37:43et peut-être grossière,
00:37:45mais la jurisprudence
00:37:46de Badinter.
00:37:47Ça a tout fait basculer.
00:37:48Et les juges,
00:37:49aujourd'hui,
00:37:50eh bien,
00:37:50ils appliquent la loi
00:37:51avec les moyens
00:37:52qui leur sont donnés.
00:37:53Je ne parle pas
00:37:55de la loi.
00:37:56idéologisés
00:37:56du syndicat
00:37:57de la magistrature
00:37:58au l'humeur des cons.
00:37:59Vincent Roi,
00:37:59je suis désolé,
00:38:00mais quand dans une affaire
00:38:01d'agression sexuelle,
00:38:03on entend un papa raconter,
00:38:05on en parlait
00:38:06il y a quelques jours,
00:38:07que sa fille a été agressée,
00:38:09qu'on avait requis,
00:38:10et là,
00:38:11c'est le respect
00:38:11de la loi,
00:38:13là,
00:38:13c'est l'application
00:38:13de la peine,
00:38:14qu'on avait requis
00:38:1510 ans de prison
00:38:17à l'agresseur
00:38:18de sa fille.
00:38:19Finalement,
00:38:19les juges
00:38:20ont décidé
00:38:23de mettre
00:38:23une peine
00:38:24de 5 ans
00:38:24de prison,
00:38:25et il est sorti
00:38:25au bout de 2 ans
00:38:26et demi,
00:38:26et il habite
00:38:27dans le même quartier
00:38:28ou dans la même ville.
00:38:28Et ça s'appelle,
00:38:29et on peut le regretter,
00:38:30mais je parle
00:38:31sous le contrôle
00:38:31de notre avocat,
00:38:32ça s'appelle
00:38:33l'état de droit,
00:38:34c'est-à-dire que le juge
00:38:35n'a fait qu'appliquer
00:38:35la loi.
00:38:36L'état de droit,
00:38:37on peut le changer aussi.
00:38:38Ah ben ça,
00:38:38c'est pas ça.
00:38:38On peut le changer peut-être
00:38:39pour protéger
00:38:42justement les victimes.
00:38:43Et quand on est
00:38:44dans les prisons,
00:38:44et là,
00:38:45je m'adresse à vous deux,
00:38:47justice et police,
00:38:49est-ce qu'on ne peut pas
00:38:50tout simplement
00:38:50confier cela
00:38:51au privé ?
00:38:52Pourquoi ne pas confier
00:38:53au privé
00:38:54la construction
00:38:55de prison ?
00:38:56C'est déjà plus ou moins
00:38:59le cas,
00:38:59mais il faut savoir
00:38:59que les maires,
00:39:00beaucoup de maires
00:39:01ne veulent pas de prison.
00:39:02Ils s'opposent,
00:39:03c'est ça,
00:39:03il faudrait obliger
00:39:04certaines communes
00:39:05à récupérer des prisons.
00:39:06Alors à chaque fois,
00:39:06ça me fait sourire
00:39:07quand on dit ça.
00:39:08Non mais vous avez raison,
00:39:09souvent les politiques
00:39:11avancent cela,
00:39:12mais quand il s'agit
00:39:13de mettre un centre
00:39:13de rétention administrative,
00:39:15ils ne demandent pas
00:39:15aux communes
00:39:16si elles sont d'accord,
00:39:17ils le mettent d'office.
00:39:19Vous voyez ?
00:39:20Le préfet intervient
00:39:21et ils prennent le locaux
00:39:22dans la ville
00:39:23et ils le mettent.
00:39:23Et parfois,
00:39:24le maire se réveille
00:39:25en trouvant un centre
00:39:26de rétention
00:39:26quand vous prenez
00:39:27dans notre pays.
00:39:28Mais pour avoir une prison,
00:39:29il faut avoir,
00:39:30par exemple,
00:39:31des commodités,
00:39:33une ligne d'arrêt
00:39:35de bus,
00:39:36de trains,
00:39:37il faut que les gens
00:39:38puissent aller
00:39:39rendre visite,
00:39:40si vous voulez,
00:39:40aux prisonniers.
00:39:41Il y a tout un mécanisme
00:39:43derrière,
00:39:44donc c'est énorme,
00:39:45c'est lourd.
00:39:46C'est pour ça ?
00:39:47Non mais c'est pour ça
00:39:48qu'il faut changer
00:39:49effectivement
00:39:50certaines dispositions
00:39:52de l'état de droit.
00:39:53Le jeune homme
00:39:53dont on parlait
00:39:53tout à l'heure,
00:39:54le jeune homme
00:39:55qui a agressé
00:39:55cette vieille dame
00:39:56en admettant
00:39:59que le juge
00:40:00le condamne,
00:40:01par exemple,
00:40:02je dis,
00:40:02à 15 mois
00:40:03de prison ferme,
00:40:05il ne les fera pas.
00:40:06Il ne les fera pas
00:40:07parce que la loi
00:40:08dispose qu'à moins
00:40:09de 24 mois
00:40:10de prison ferme,
00:40:12eh bien,
00:40:13la peine est commuée
00:40:14en travail
00:40:15d'intérêt général.
00:40:16disons qu'il n'y aura
00:40:18pas en prison.
00:40:19Oui,
00:40:19mais croyez-moi
00:40:20qu'il ne sera pas
00:40:21condamné à 15 mois
00:40:22de prison.
00:40:23Dans un instant,
00:40:24on va revenir
00:40:24justement sur le drame
00:40:25autour du meurtre
00:40:26de la petite Liana.
00:40:27On partira à Florence
00:40:28rejoindre nos équipes.
00:40:30Florence,
00:40:31où on se prépare
00:40:31à rendre un dernier
00:40:32hommage à cette petite fille
00:40:33puisque ces funérailles
00:40:35auront lieu demain.
00:40:35Restez avec nous
00:40:36sur CNews
00:40:36pour la suite
00:40:37du Meilleur de l'Info.
00:40:41Dans un instant
00:40:42sur CNews,
00:40:42on va revenir
00:40:43sur le drame
00:40:43autour du meurtre
00:40:44de la petite Liana.
00:40:46On évoquera bien sûr
00:40:47l'enquête
00:40:47qui se resserre
00:40:48autour de la famille
00:40:49du principal suspect
00:40:50Jérôme Barrella
00:40:51mais aussi
00:40:51les enquêtes administratives
00:40:52avec la question
00:40:53de la défaillance judiciaire.
00:40:55Mais juste avant,
00:40:56je voulais vous donner
00:40:56cette information
00:40:57qui interroge aussi,
00:40:58alors les faits sont
00:40:59totalement différents,
00:41:00sur la justice
00:41:01et,
00:41:02on en parlait avant la pause
00:41:03aussi,
00:41:03sur la sévérité des peines.
00:41:04Un homme a menacé de mort
00:41:07sur Internet
00:41:08le maire PS de Rouen,
00:41:10Nicolas Maillère-Rossignol.
00:41:12Il a menacé
00:41:13de lui mettre une...
00:41:13Ce sont les mots,
00:41:14il a menacé
00:41:15de lui mettre une balle.
00:41:17Le maire a porté plainte.
00:41:19Il a bien fait,
00:41:20évidemment,
00:41:20ces menaces
00:41:21sont extrêmement graves.
00:41:23L'individu a été retrouvé
00:41:24et a été condamné.
00:41:25Sa peine,
00:41:27200 euros d'amende
00:41:28et un stage
00:41:30de citoyenneté.
00:41:32Axel Ronde,
00:41:33j'aimerais vous entendre
00:41:34là-dessus,
00:41:35parce que,
00:41:35déjà,
00:41:35ce n'est pas facile
00:41:36de retrouver,
00:41:36on sait que c'est compliqué
00:41:38lorsqu'il s'agit
00:41:40d'agressions en ligne.
00:41:42Là,
00:41:42c'est une agression,
00:41:43effectivement,
00:41:44qui vise ce maire,
00:41:45une agression en ligne
00:41:45avec des mots
00:41:46qui sont d'une violence
00:41:47extrême.
00:41:48200 euros d'amende
00:41:49et un stage de citoyenneté.
00:41:51Ce n'est rien du tout,
00:41:51alors qu'il est représentant
00:41:52de l'autorité publique,
00:41:53c'est un maire.
00:41:54Soit disant,
00:41:55les peines devaient être
00:41:56plus importantes,
00:41:57aggravées
00:41:58quand on menace
00:41:59ou qu'on touche
00:42:00un maire,
00:42:01un policier,
00:42:03un pompier,
00:42:03et on voit qu'au final,
00:42:05la réponse,
00:42:06elle n'est pas du tout
00:42:07à la hauteur
00:42:09de ce qu'il y a eu,
00:42:10parce qu'on sait très bien,
00:42:11les menaces,
00:42:12souvent,
00:42:13peuvent être,
00:42:15peuvent déboucher,
00:42:16réellement,
00:42:17sur quelque chose
00:42:18de grave,
00:42:18parce que ce n'est pas
00:42:19que des fois des menaces.
00:42:20Vous savez,
00:42:20les personnes,
00:42:21des fois,
00:42:22vont vous dire
00:42:23qu'on va venir vous tuer
00:42:24et veulent le faire.
00:42:25Donc,
00:42:25s'il n'a pas un stop
00:42:27dans ça,
00:42:28il va finalement,
00:42:29peut-être,
00:42:30réitérer les faits
00:42:31et continuer.
00:42:32200 euros,
00:42:33et c'est absolument rien.
00:42:34À un moment donné,
00:42:35il va falloir
00:42:36qu'on ait réellement
00:42:39quelque chose,
00:42:40un stop.
00:42:42Si vous voulez,
00:42:42cette délinquance
00:42:43qui frappe notre pays,
00:42:44on voit bien
00:42:45qu'elle est de plus en plus
00:42:46violente.
00:42:47Et on voit bien
00:42:47que la réponse pénale
00:42:49n'est plus à la hauteur
00:42:50parce que le système
00:42:51est grippé.
00:42:52Tout simplement.
00:42:53Mais le système
00:42:53est grippé
00:42:54parce que la justice,
00:42:55déjà,
00:42:55on a trois juges
00:42:56pour 100 000 habitants,
00:42:57enfin,
00:42:58trois procureurs
00:42:58pour 100 000 habitants,
00:42:59alors que la moyenne,
00:43:01elle est autour de 15.
00:43:02Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
00:43:03Parce que là,
00:43:03il faut le savoir.
00:43:04Ça veut dire que,
00:43:04finalement,
00:43:06menacer de mort un maire,
00:43:07lui dire,
00:43:08je vais vous mettre une balle,
00:43:09voilà,
00:43:10ça coûte 200 euros.
00:43:12Ça coûte à peine plus cher
00:43:14que de circuler
00:43:15sur une voie de bus.
00:43:16Circuler sur une voie de bus,
00:43:16c'est 135 euros.
00:43:17Voilà.
00:43:20Il faut regarder
00:43:20quels sont les textes
00:43:22en vigueur
00:43:24pour une menace
00:43:25d'une personne
00:43:26sur l'autorité publique
00:43:27et vous aurez la réponse
00:43:28à votre question.
00:43:29C'est-à-dire qu'on est en train
00:43:31de se plaindre
00:43:32de beaucoup de choses,
00:43:33mais on ne parle pas
00:43:34de l'état de droit.
00:43:35L'état de droit,
00:43:36c'est l'état du droit
00:43:37à un moment donné
00:43:38de la société.
00:43:39Est-ce qu'aujourd'hui,
00:43:40cet état de droit
00:43:41dont nous parlons tant
00:43:42est adapté
00:43:43aux nouvelles menaces,
00:43:45par exemple,
00:43:45sur Internet,
00:43:46à une déferlante
00:43:48de violences
00:43:49dans notre société,
00:43:50comme on l'a vu
00:43:50avec cette vieille dame
00:43:52qui a été agressée,
00:43:53est-ce que notre état de droit
00:43:55est adapté ?
00:43:56À mon avis,
00:43:56il ne l'est plus.
00:43:57Et par conséquent,
00:43:58il faut le changer.
00:43:58Et on ne le change
00:43:59que par la loi,
00:44:03c'est-à-dire par des députés
00:44:04qui vont voter cette loi.
00:44:05Encore faut-il avoir
00:44:06une majorité,
00:44:06c'est un autre problème.
00:44:07Encore une fois,
00:44:08dans ce type de dossier,
00:44:10je n'ose souligner
00:44:11quoi que ce soit.
00:44:11Il faudrait voir
00:44:13la décision
00:44:14et les motivations,
00:44:15mais sûrement,
00:44:15qu'est-ce qui s'est passé ?
00:44:16Là, ce n'est même
00:44:16pas une décision.
00:44:17Oui, il y a quand même
00:44:19une décision.
00:44:19Mais là,
00:44:20qu'est-ce qui s'est passé ?
00:44:21Il y a la qualification,
00:44:23effectivement,
00:44:24de menace de mort.
00:44:25Elle vient naturellement
00:44:27à la phrase qui est donnée.
00:44:29Quand on regarde
00:44:29la décision,
00:44:30ça doit être quelque chose
00:44:32où sûrement,
00:44:33il n'y avait aucune volonté
00:44:34de mise à mort.
00:44:36Quand on dit
00:44:36je vais mettre une balle,
00:44:37je vais vous mettre une balle,
00:44:38il n'y a pas de volonté
00:44:40de mise à mort.
00:44:40Je comprends.
00:44:42Mais malheureusement,
00:44:43ce qui a été sûrement jugé,
00:44:44je n'ai pas la décision
00:44:45devant les yeux,
00:44:46ce qui a été jugé,
00:44:47c'est que le passage d'acte
00:44:49ne devait jamais exister,
00:44:51que c'est une forme
00:44:52d'expression
00:44:54totalement inadaptée,
00:44:56inadmissible,
00:44:57mais que dans
00:44:58cette décision-là,
00:44:59au regard de la personnalisation
00:45:00des peines,
00:45:01au regard de cette situation-là,
00:45:03il descend.
00:45:04C'est pour ça
00:45:04que je pense que,
00:45:06là encore,
00:45:08face à cette évolution
00:45:11absolument illégitime,
00:45:12la solution,
00:45:13c'est des sanctions.
00:45:14pour moi,
00:45:15comme c'était
00:45:16les courtes peines
00:45:17effectivement faites,
00:45:19avec un minimum,
00:45:20là,
00:45:20la solution,
00:45:20elle est sur une condamnation
00:45:23civile,
00:45:24plus que pénale.
00:45:25C'est-à-dire que c'est...
00:45:26Alors,
00:45:26il y a un stage de citoyenneté,
00:45:28normalement,
00:45:29c'est 5 ans de prison,
00:45:31des menaces de mort
00:45:32sur dépositeurs publics,
00:45:33c'est 5 ans,
00:45:34donc je préférerais
00:45:35qu'ils partent 5 mois.
00:45:37On est sûrement pas dans ce...
00:45:39On est dans ce cas-là théorique,
00:45:40mais on a personnalisation,
00:45:42on ne l'est plus.
00:45:42Par contre,
00:45:43par contre...
00:45:44Mais je vous interromps
00:45:45une seconde,
00:45:45parce que vous dites
00:45:45que dans ce cas-là,
00:45:47on ne l'est plus,
00:45:47si la peine...
00:45:49Il y a certainement une raison.
00:45:51Alors,
00:45:51il y a peut-être une raison,
00:45:52sauf que si demain,
00:45:53pardon,
00:45:54évidemment,
00:45:55on ne le souhaite
00:45:56absolument pas,
00:45:57mais si demain,
00:45:58cet homme s'en prend
00:45:59physiquement
00:46:00au maire de Rouen
00:46:01ou à quelqu'un d'autre,
00:46:03on entendra dire
00:46:04que la justice
00:46:05n'avait pas été assez ferme
00:46:06lorsque les menaces
00:46:07étaient écrites.
00:46:08Et c'est ça
00:46:08qu'on entendra partout
00:46:09et on entendra
00:46:10des excuses
00:46:11de part et d'autre.
00:46:13Surtout,
00:46:13pour rebondir
00:46:14sur ce qu'a dit Vincent,
00:46:16l'État de droit,
00:46:17la loi,
00:46:18elle prévoit.
00:46:19Oui, bien sûr.
00:46:19Axel en a parlé.
00:46:21C'est 5 ans
00:46:21d'emprisonnement.
00:46:235 ans d'emprisonnement
00:46:24et pas 200 euros d'amende,
00:46:25mais 75 000 euros
00:46:27d'amende
00:46:27lorsque la menace
00:46:28porte explicitement
00:46:29sur la mort de la victime
00:46:30ou vise un dépositaire
00:46:31de l'autorité publique.
00:46:31Mais Michael,
00:46:32c'est ça qui est insupportable
00:46:34et c'est ça
00:46:34qui est toute la défiance.
00:46:36C'est en ça que la loi
00:46:37n'est pas un problème de loi.
00:46:38Ça existe,
00:46:38exactement.
00:46:39L'avocat du monsieur,
00:46:40au nom de la personnalisation
00:46:41de la peine,
00:46:43je vous le dis,
00:46:43a dit que ce monsieur,
00:46:45cette parole lui avait échappé,
00:46:46que c'était quelqu'un
00:46:47de très bien,
00:46:48il l'a prouvé
00:46:48par tout moyen
00:46:49et que jamais...
00:46:50C'est sûr que c'est
00:46:51quelqu'un de très bien.
00:46:52Jamais,
00:46:52c'est ce qu'a dit l'avocat,
00:46:54que jamais il ne serait passé
00:46:55à l'acte,
00:46:56d'où le quantum minimal,
00:46:59plus que minimal
00:47:00de la peine.
00:47:01Justement,
00:47:01il devrait y avoir
00:47:01une peine minime
00:47:02à Amour-Fillement.
00:47:03C'est ça qu'il devrait y avoir.
00:47:04Ou alors de passer
00:47:06dans l'autre registre,
00:47:07c'est-à-dire que ce type
00:47:09de phrase est inadmissible,
00:47:11mettre les gens en prison
00:47:12si effectivement
00:47:13il y a cette personnalisation
00:47:14de les peines,
00:47:15ça peut apparaître
00:47:16totalement déséquilibré.
00:47:18Mais par contre,
00:47:19s'il est condamné
00:47:20à une fiscalité
00:47:23plus grande
00:47:23pendant plusieurs années,
00:47:25je pense qu'il y a
00:47:26d'autres réponses
00:47:27que la réponse
00:47:28amante et prison.
00:47:29Réaction du maire
00:47:31de Rouen,
00:47:32Nicolas Maillard-Rossignol,
00:47:33je prends acte
00:47:34de la décision de justice
00:47:35que je ne commenterai pas.
00:47:36Je tiens seulement
00:47:37à réaffirmer
00:47:37que la violence
00:47:38n'a sa place nulle part
00:47:40en démocratie,
00:47:40pas sur les réseaux sociaux,
00:47:41ni sur les réseaux sociaux,
00:47:43ni ailleurs.
00:47:44C'est donc la réaction
00:47:45du maire.
00:47:46Voilà.
00:47:47Voilà ce qu'on pouvait dire
00:47:48sur cette affaire.
00:47:50On va évidemment revenir
00:47:51sur les suites
00:47:53autour du drame
00:47:54qui a bouleversé
00:47:54notre pays.
00:47:56Le meurtre
00:47:56de la petite Liana,
00:47:57les funérailles
00:47:57de la jeune collégienne
00:47:58de 11 ans
00:47:58se tiendront demain
00:47:59dans la plus stricte intimité
00:48:01au cimetière de Florence,
00:48:03dans le Gers,
00:48:04où se trouve
00:48:05notre journaliste
00:48:06Régine Delfour.
00:48:10L'émotion est toujours
00:48:11extrêmement prégnante ici.
00:48:14Cela fait plus d'une semaine
00:48:16que le corps de Liana
00:48:17a été retrouvé.
00:48:19On peut échanger avec Timothée,
00:48:21avec les habitants ici à Florence,
00:48:23qui attendent évidemment
00:48:24demain, ce jour
00:48:25où Liana sera inhumée,
00:48:28un moment évidemment
00:48:29de soutien par rapport aux parents.
00:48:31Alors, il y a beaucoup de personnes
00:48:31qui nous disent toujours
00:48:32qu'elles ont énormément
00:48:34de mal à dormir.
00:48:36Elles sont évidemment meurtries.
00:48:37Elles se demandent
00:48:38si elles vont se rendre
00:48:39aussi au cimetière
00:48:41puisqu'on demande,
00:48:42vous l'avez entendu
00:48:43dans la bouche du maire,
00:48:46que ce soit un moment
00:48:47très intime,
00:48:49qu'il n'y ait pas
00:48:49énormément de monde
00:48:50qu'il faut laisser évidemment
00:48:51la famille pouvoir faire
00:48:53son deuil.
00:48:55Il n'y a pas de cérémonie religieuse.
00:48:56Donc, c'est juste au cimetière
00:48:58où il y aura
00:48:58quelques prises de parole.
00:49:00Mais ce sera aussi après
00:49:02dans l'intimité.
00:49:03Donc, tout le monde
00:49:03attend ce moment
00:49:04pour un petit peu
00:49:05pouvoir aller de l'avant en fait.
00:49:07Voilà, les mots du maire
00:49:08de la ville également
00:49:09qui appellent au respect
00:49:10et à la dignité
00:49:11lors de cet enterrement
00:49:12qui sera pour les parents
00:49:13le moment le plus difficile
00:49:14de leur vie, dit-il.
00:49:15Je disais que cette affaire
00:49:16a débouleversé les Français
00:49:18car ils attendent des réponses.
00:49:20Liana pourrait être ma fille,
00:49:22pourrait être notre fille
00:49:24à tous
00:49:24et on attend tous
00:49:26les réponses
00:49:27à deux questions.
00:49:28Pourquoi
00:49:29et à cause de qui en fait ?
00:49:31C'est un peu
00:49:32les questions
00:49:32qu'on se pose aujourd'hui.
00:49:33Écoutez la colère
00:49:34de ces habitants
00:49:35interrogés aujourd'hui.
00:49:41Oui, alors la famille
00:49:42a fait le choix
00:49:42d'obstacle civil
00:49:42et c'est leur choix
00:49:43et tout le monde
00:49:44le respecte
00:49:44et on n'a pas cherché
00:49:46à contacter la famille.
00:49:47Ils savent où nous trouver
00:49:48s'ils ont besoin de nous
00:49:48et je respecte
00:49:49tout simplement leur choix
00:49:50et on ne va pas
00:49:52aucune récupération.
00:49:53On les laisse
00:49:54faire le choix
00:49:55ce qu'ils veulent
00:49:56pour faire le deuil
00:49:57de leur fille.
00:49:58Voilà, ça ce sont
00:49:59les mots du prêtre
00:50:00François Dousseau
00:50:01qui s'exprimait
00:50:01et puis la colère
00:50:02donc des habitants
00:50:04qui réagissent
00:50:05à la veille
00:50:07des funérailles
00:50:08de Liana.
00:50:08Si la justice
00:50:10avait fait quelque chose
00:50:11avant
00:50:13ils pouvaient éviter
00:50:17que la pauvre fille
00:50:18soit morte.
00:50:19C'est une famille
00:50:20de tarés
00:50:21déjà
00:50:22une famille de tarés
00:50:24mais moi je dis
00:50:25la castration
00:50:26obligatoire
00:50:28c'est insétonnant.
00:50:30Il faut se tous
00:50:31emprisonner
00:50:31ça serait la plus simple
00:50:33celle-là
00:50:34parce qu'il n'y a
00:50:35rien de normal
00:50:36de justice
00:50:37il n'y en a pas.
00:50:38Il n'y en a jamais eu.
00:50:40Comment
00:50:41Naïma Imfadel
00:50:42comment redonner confiance
00:50:44à ces gens
00:50:45en la justice
00:50:45et plus globalement
00:50:47en nos institutions
00:50:47parce que
00:50:49évidemment
00:50:49on pointe du doigt
00:50:50la justice
00:50:50mais plus globalement
00:50:51c'est l'état
00:50:52qui a failli
00:50:53dans la mort
00:50:53de cette petite.
00:50:54Oui, cette petite fille
00:50:56si l'état
00:50:57avait fait le nécessaire
00:51:00elle ne serait pas morte
00:51:03mais force est de constater
00:51:05que notre pays
00:51:06n'a pas protégé
00:51:06cette petite
00:51:07la fameuse sécurité
00:51:09protection
00:51:09que notre pays
00:51:10nous doit
00:51:11et bien aujourd'hui
00:51:12il n'a pas mis en place
00:51:14les principes
00:51:15de précaution
00:51:15pour que
00:51:16cette petite fille
00:51:17aujourd'hui
00:51:18ne soit
00:51:19pas morte
00:51:20et moi je comprends
00:51:22cette colère
00:51:24cette émoi
00:51:25je comprends
00:51:27cette tristesse
00:51:28parce que vraiment
00:51:28je la ressens
00:51:29parce que comme vous l'avez dit
00:51:31Michael
00:51:31cette petite fille
00:51:32ça pourrait être
00:51:33mon enfant
00:51:34et je vous l'ai dit
00:51:35tout à l'heure
00:51:36moi je suis plutôt
00:51:36quelqu'un qui est républicaine
00:51:38j'aime profondément
00:51:39notre pays
00:51:40j'ai fait confiance
00:51:41en notre pays
00:51:41mais aujourd'hui
00:51:42je suis extrêmement
00:51:44en colère
00:51:45tout en étant
00:51:47bouleversée
00:51:47et je me dis
00:51:48mais
00:51:51il n'a pas su protéger
00:51:52Philippines
00:51:53il n'a pas su protéger
00:51:54Lola
00:51:55il n'a pas su
00:51:57protéger
00:51:58Liana
00:51:59et que le président
00:52:00de la république
00:52:01encore une fois
00:52:02se permette de
00:52:04comment dirais-je
00:52:05de balayer
00:52:05d'un revers
00:52:06de la main
00:52:07cette émoi
00:52:09cette tristesse
00:52:10cette colère
00:52:12en disant
00:52:13qu'on est en train
00:52:13de crier
00:52:14mais oui
00:52:14on crie
00:52:15parce que
00:52:15ce sont nos enfants
00:52:17et j'attendais
00:52:18du président
00:52:19de la république
00:52:19Michael
00:52:20comme le père
00:52:22de la nation
00:52:23et ce n'est pas
00:52:24un gros mot
00:52:24dans ma bouche
00:52:25parce que je pense
00:52:26que le président
00:52:27quel que soit
00:52:28nos opinions politiques
00:52:29est là aussi
00:52:30pour être auprès
00:52:31de ses concitoyens
00:52:32puisqu'il est au service
00:52:34aussi
00:52:34de la patrie
00:52:35et du peuple
00:52:36et aujourd'hui
00:52:37quand je vois
00:52:37cette déclaration
00:52:39vraiment
00:52:40elle m'a
00:52:40elle m'a blessée
00:52:41et j'ai pensé
00:52:42à ces familles
00:52:43de victimes
00:52:44j'ai pensé
00:52:45aux parents
00:52:45de Liana
00:52:47et j'ai pensé
00:52:47aussi à Philippine
00:52:48et à Lola
00:52:49vous avez raison
00:52:49et évidemment
00:52:50que les mots
00:52:50du président
00:52:51de la république
00:52:51ce ne sont pas
00:52:54finalement
00:52:56ils symbolisent
00:52:57les mots
00:52:57de quelqu'un
00:52:58qui n'a pas conscience
00:53:00aujourd'hui
00:53:01en évidemment
00:53:01la crainte
00:53:02l'inquiétude
00:53:03des français
00:53:04et l'inquiétude
00:53:04aussi des parents
00:53:05vous dites que
00:53:06et c'est ce qu'on entend
00:53:07depuis quelques jours
00:53:07évidemment qu'Emmanuel Macron
00:53:09c'est le président
00:53:09de la république
00:53:10évidemment qu'il est
00:53:11le père de la nation
00:53:12mais là
00:53:12ce ne sont pas les mots
00:53:13d'un père de famille
00:53:14exactement
00:53:15aujourd'hui
00:53:15cette colère
00:53:16elle est partagée
00:53:17par tous les pères
00:53:18toutes les mères
00:53:19de France
00:53:20qui se disent
00:53:21que Liana
00:53:22pourrait être leur fille
00:53:23d'un autre côté
00:53:24le président de la république
00:53:24n'est pas père de famille
00:53:26lui-même
00:53:26d'avoir joué
00:53:28d'accord
00:53:29mais ça ne l'empêche pas
00:53:30d'être le président
00:53:31des français
00:53:31je ne vais pas être
00:53:31l'avocat non plus
00:53:32après les juges
00:53:33je ne vais pas être
00:53:33l'avocat du président
00:53:35de la république
00:53:35rassurez-vous
00:53:36non non mais
00:53:37ce que je veux dire
00:53:37c'est que
00:53:38évidemment
00:53:38ces mots
00:53:40paraissent totalement déconnectés
00:53:41déconnectés
00:53:42de la douleur des français
00:53:44déconnectés
00:53:45de la colère
00:53:46des français
00:53:47déconnectés
00:53:47du ras-le-bol
00:53:48des français
00:53:49déconnectés
00:53:50de
00:53:51finalement
00:53:52il est aussi
00:53:52le patron
00:53:53de son gouvernement
00:53:54il est aussi
00:53:55d'une certaine manière
00:53:57le patron
00:53:57de la justice
00:53:58dans notre pays
00:53:59et il y a des manquements
00:54:00qui ont été
00:54:01sur cette affaire
00:54:02absolument gravissimes
00:54:04justice
00:54:04et police
00:54:06souvenez-vous
00:54:07de la
00:54:08gendarmerie
00:54:09souvenez-vous
00:54:10pardon
00:54:10souvenez-vous
00:54:11de cette
00:54:11vous connaissez très bien
00:54:13le cas
00:54:14justement de cette mère
00:54:15qui a appelé
00:54:16pour dire
00:54:16ma fille a été violée
00:54:17et on n'a pas retenu
00:54:19son appel
00:54:20mais vous savez que
00:54:21c'est du même
00:54:22ressort en fait
00:54:23les mots
00:54:24de ces gendarmes
00:54:25qui répondent
00:54:26à la maman de Rosa
00:54:27et qui disent
00:54:28à cette maman
00:54:29vous nous appelez
00:54:30tous les lundis
00:54:31il faut arrêter
00:54:31parce que sinon
00:54:32on va porter plainte
00:54:33pour harcèlement
00:54:33c'est du même ressort
00:54:34que les mots
00:54:35d'Emmanuel Macron
00:54:36et il y a aussi
00:54:36ça veut dire qu'on ne comprend pas
00:54:37qu'une mère puisse
00:54:38s'inquiéter
00:54:39et il y a aussi un problème
00:54:41parce que quand
00:54:42monsieur Darmanin
00:54:44prend
00:54:44le garde des Sceaux
00:54:46prend une directive
00:54:48qu'il envoie cette directive
00:54:50qu'il adresse
00:54:50cette directive
00:54:51en disant
00:54:52soyez particulièrement
00:54:54attentifs
00:54:56aux meurtres
00:54:58de femmes
00:54:58ou d'enfants
00:55:00sa directive
00:55:02elle n'a pas
00:55:04la force
00:55:06d'être suivie
00:55:07elle n'a pas force
00:55:07de loi
00:55:08elle n'a pas force
00:55:09d'être suivie
00:55:10mais il a dit
00:55:10Gérald Darmanin
00:55:11il a dit
00:55:11sur le plateau
00:55:12de Pascal Praud
00:55:12il a dit
00:55:14elles n'ont pas été suivies
00:55:15et derrière
00:55:15moi je ne peux pas sanctionner
00:55:17absolument
00:55:17la question
00:55:19qui est posée
00:55:20aujourd'hui
00:55:20la question
00:55:21qui est posée
00:55:22aujourd'hui
00:55:23c'est
00:55:23quel est le pouvoir
00:55:25d'un ministre
00:55:26de la justice
00:55:26dans notre pays
00:55:27monsieur Mehani
00:55:28c'est lui
00:55:29qui avait jadis
00:55:30institué les instructions
00:55:33particulières
00:55:33aux procureurs
00:55:34bon tout ça
00:55:35a été
00:55:36rayé
00:55:37mais alors justement
00:55:37sur le poids
00:55:38et le pouvoir
00:55:39de la justice
00:55:42écoutez ce que disait
00:55:43justement
00:55:43écoutez ce que disait
00:55:44Jordan Bardella
00:55:45ce soir
00:55:46le président
00:55:46du rassemblement
00:55:46national
00:55:47sur ces failles
00:55:48et sur ces défaillances
00:55:51les enquêtes
00:55:51qui ont été
00:55:53diligentées
00:55:53devront établir
00:55:54des responsabilités
00:55:55et devront établir
00:55:56précisément
00:55:57les failles
00:55:58et les dysfonctionnements
00:55:59qui ont été celles
00:56:00de l'administration
00:56:01et qui ont été celles
00:56:02de l'institution
00:56:04maintenant l'affaire
00:56:05est d'une particulière
00:56:06gravité
00:56:07et au regard
00:56:08de ce contexte
00:56:10le chef
00:56:11de l'administration
00:56:12c'est à dire
00:56:12le ministre
00:56:13de la justice
00:56:14aurait à mon sens
00:56:16dû
00:56:18par honneur
00:56:19présenter
00:56:21sa démission
00:56:22au président
00:56:22de la république
00:56:23voilà par honneur
00:56:24et par décence
00:56:26pour admettre
00:56:27et reconnaître
00:56:28que l'état
00:56:29qu'il représente
00:56:32et que l'administration
00:56:33qu'il dirige
00:56:34n'ont pas été
00:56:35à la hauteur
00:56:36voilà donc pour les mots
00:56:37de Jordan Bardella
00:56:40la justice est-elle
00:56:41fautif dans cette affaire
00:56:42et si oui
00:56:42le garde des Sceaux
00:56:43est-il responsable
00:56:45finalement c'est la question
00:56:46qu'il faut se poser
00:56:47actuellement
00:56:48le ministre
00:56:49ce ministre
00:56:50il est juste
00:56:51un super ministre
00:56:52DRH
00:56:52c'est tout
00:56:53un super DRH
00:56:54il ne peut pas
00:56:55donner sa politique
00:56:57pénale
00:56:57réelle
00:56:58qu'il veut mettre
00:56:58en place
00:56:59puisque les juges
00:57:00par définition
00:57:01sont indépendants
00:57:02donc c'est compliqué
00:57:03pour lui
00:57:03de pouvoir
00:57:04si vous voulez
00:57:05donner réellement
00:57:06des directives
00:57:08claires n'étaient précises
00:57:09il n'est pas
00:57:10il n'est pas maître
00:57:11si vous voulez
00:57:12dans son ministère
00:57:12dans son propre ministère
00:57:14donc oui
00:57:14effectivement
00:57:15dire qu'il devrait
00:57:17démissionner
00:57:17mais ça n'a pas
00:57:19de sens
00:57:19puisque de toute façon
00:57:20il ne peut pas
00:57:21lui imposer
00:57:22des choses
00:57:23au juge
00:57:24d'où la séparation
00:57:25des pouvoirs
00:57:26après il va falloir
00:57:27qu'on change
00:57:28tout ça
00:57:29s'ils veulent
00:57:29réellement
00:57:30donner
00:57:31que les politiques
00:57:32reprennent la main
00:57:33sur la justice
00:57:34mais actuellement
00:57:35dans leur état de droit
00:57:36ça ne fonctionnerait pas
00:57:37Alain Ben-Soussan
00:57:38comment est-ce qu'on change
00:57:39tout ça ?
00:57:41il y a un écart
00:57:43il y a un écart
00:57:43très grand
00:57:44entre toutes ces affaires
00:57:45l'opinion publique
00:57:46et effectivement
00:57:47la situation
00:57:48de la justice
00:57:49si on regarde
00:57:50si on regarde
00:57:51la situation
00:57:53le problème
00:57:54il est structurel
00:57:55et il est systémique
00:57:57il est structurel
00:57:58parce qu'on envoie
00:57:59encore par la poste
00:58:01des dossiers
00:58:01parce qu'on est encore
00:58:02en papier
00:58:03parce qu'on n'a pas
00:58:05les logiciels adaptés
00:58:06on a des systèmes
00:58:08informatiques
00:58:09qui sont
00:58:10mal interfacés
00:58:12et donc quelque part
00:58:13on n'a pas
00:58:14les moyens informatiques
00:58:16d'une justice
00:58:17c'est pas le papier
00:58:19c'est pas les ordinateurs
00:58:20qui rendent les décisions
00:58:21et qui donnent les peines
00:58:23non mais restons
00:58:24sur la problématique
00:58:26effectivement
00:58:26de ce qui s'est passé là
00:58:27c'est-à-dire
00:58:28une incapacité
00:58:29à donner structurellement
00:58:31une réponse
00:58:32en l'occurrence
00:58:33personne n'a voulu ça
00:58:34on a
00:58:35semble-t-il
00:58:36vous avez vu que cette famille
00:58:37elle a l'air
00:58:38très particulière
00:58:38en plus
00:58:39on a l'air là aussi
00:58:40dans une situation
00:58:42extraordinaire
00:58:42Vous parlez de la famille
00:58:44Barrella
00:58:44Je parle de la famille
00:58:45Barrella
00:58:46oui j'ai eu le temps
00:58:47de le préciser
00:58:48assez extraordinaire aussi
00:58:49et donc comme toujours
00:58:51quand il y a des événements
00:58:52extraordinaires
00:58:53et bien ils vont percuter
00:58:54toutes les défaillances
00:58:55du système
00:58:55défaillance elle est structurelle
00:58:57et elle est systémique aussi
00:58:59c'est-à-dire
00:59:00ce n'est pas
00:59:00à un endroit donné
00:59:01les procureurs ont indiqué
00:59:03que certains procureurs
00:59:04ont indiqué
00:59:05que ça pourrait arriver
00:59:05ailleurs
00:59:06et donc la réponse
00:59:08qui est à donner
00:59:09c'est une réponse
00:59:10de protection des enfants
00:59:11bien entendu
00:59:12c'est sûr
00:59:13mais c'est de redonner
00:59:14les budgets
00:59:14à la justice
00:59:15nécessaires
00:59:16pour pouvoir répondre
00:59:17dans le temps nécessaire
00:59:19Excusez-moi Maître
00:59:19mais là il n'y avait pas
00:59:20un problème apparemment
00:59:21de moyens
00:59:22dans le Gers
00:59:23Il y a une enquête
00:59:25administrative
00:59:25et on attend évidemment
00:59:26la réponse
00:59:27qui sera rendue
00:59:28le 19 juin
00:59:29Pour rebondir
00:59:31à ce que vous disiez
00:59:32Maître évidemment
00:59:33sur la famille Barrella
00:59:34justement
00:59:34l'enquête
00:59:35et pas l'enquête administrative
00:59:37cette fois-ci
00:59:37l'enquête judiciaire
00:59:38semble se resserrer
00:59:40autour de cette famille
00:59:41effectivement
00:59:42il y a énormément
00:59:43d'interrogations
00:59:44autour du papa
00:59:44du père
00:59:45de Jérôme Barrella
00:59:47autour du frère
00:59:48également
00:59:48Joël Barrella
00:59:49on va écouter
00:59:51les précisions
00:59:51justement
00:59:52de Valentin Rouillon
00:59:53qui se trouve
00:59:53également
00:59:54à Florence
00:59:56C'est un vrai séisme
00:59:57judiciaire
00:59:58ce nom de famille
00:59:59Barrella
00:59:59il gravite
01:00:00en réalité
01:00:00depuis plusieurs années
01:00:02dans différentes procédures
01:00:03dernière information
01:00:04c'est la réouverture
01:00:05par le parquet de Béziers
01:00:06d'une enquête
01:00:07visant le père
01:00:08de Jérôme Barrella
01:00:09Joël Barrella
01:00:10est donc une nouvelle fois
01:00:11mis en cause
01:00:12pour agression sexuelle
01:00:13sur mineurs
01:00:14de moins de 15 ans
01:00:15par une personne
01:00:15de son environnement familial
01:00:16ayant autorité
01:00:18c'est une plainte
01:00:19qui avait été déposée
01:00:19en 2018
01:00:20par une jeune fille
01:00:21qui s'appelle Maéva
01:00:22qui avait 12 ans
01:00:23à l'époque des faits
01:00:24on parle aussi
01:00:25d'un signalement
01:00:26de l'inspection académique
01:00:27du Tarn
01:00:28au parquet de Castres
01:00:29Maéva se serait confiée
01:00:30à l'époque
01:00:31à son professeur principal
01:00:32de son collège
01:00:33dans le Tarn
01:00:33qui lui en avait informé
01:00:34les autorités compétentes
01:00:36autre information
01:00:37du procureur
01:00:38de la République d'Agin
01:00:39c'est cette enquête
01:00:40judiciaire
01:00:40ouverte pour les chefs
01:00:41de viol sur mineurs
01:00:42et de viol sur conjoints
01:00:43là le mis en cause
01:00:44c'est Yannick Barrella
01:00:45le frère de Jérôme Barrella
01:00:47plainte déposée
01:00:48par deux de ses ex-compagnes
01:00:50dont l'une est encore
01:00:51mineure
01:00:52au moment des faits
01:00:54cet homme
01:00:55Yannick Barrella
01:00:55il a été placé
01:00:56en garde à vue
01:00:57puis finalement
01:00:58remis en liberté
01:00:59sous contrôle judiciaire
01:01:00désormais
01:01:01on a donc 5 parquets
01:01:02saisis
01:01:03celui de Montpellier
01:01:04Béziers
01:01:05Auch
01:01:06Castres
01:01:07et celui d'Agin
01:01:07Voilà
01:01:09pour les précisions
01:01:10Axel Ronde
01:01:10autour de cette enquête
01:01:12qui se poursuit
01:01:12enquête qui est menée
01:01:14par la gendarmerie
01:01:15toujours
01:01:16et il semblerait
01:01:17je ne sais pas
01:01:17tous les éléments
01:01:18mais en tous les cas
01:01:19c'est des zones
01:01:20de gendarmerie
01:01:21alors Béziers
01:01:22il faudra voir
01:01:22si c'est la police nationale
01:01:23ou pas
01:01:24en tous les cas
01:01:25on voit que c'est une famille
01:01:27qui est passée
01:01:29sous les radars
01:01:29pendant très longtemps
01:01:31il a fallu
01:01:32ce terrible drame
01:01:33pour qu'on puisse
01:01:34faire tous ces
01:01:36rapprochements
01:01:36est-ce que
01:01:37il y a un problème
01:01:38de communication
01:01:39entre
01:01:40les différents acteurs
01:01:42justice, police,
01:01:43gendarmerie
01:01:44je pense que oui
01:01:45je pense qu'il va falloir
01:01:46qu'on nous donne
01:01:47pour le coup
01:01:47des moyens
01:01:48informatiques
01:01:49dignes de ce nom
01:01:50qu'on puisse réellement
01:01:52avoir l'accès
01:01:53à tous les fichiers
01:01:54possibles et inimaginables
01:01:55il faut arrêter
01:01:56de brider
01:01:57les services de police
01:01:58parce que
01:01:59quand on veut
01:01:59avoir
01:02:00des indications
01:02:02sur telle ou telle personne
01:02:04on est obligé
01:02:04de demander
01:02:05des autorisations
01:02:06que ça soit
01:02:07à la justice
01:02:07au procureur
01:02:08qui va nous dire
01:02:09vous êtes autorisé
01:02:10à consulter
01:02:11ces fichiers
01:02:12mais la police nationale
01:02:13à un moment donné
01:02:14on lui met
01:02:15des boulets
01:02:15et elle ne peut pas travailler
01:02:17et effectivement
01:02:18on se retrouve
01:02:19malheureusement
01:02:19avec des cas
01:02:21tragiques
01:02:22parce qu'on ne nous donne
01:02:22pas réellement
01:02:23les moyens
01:02:24de nos ambitions
01:02:26finalement
01:02:26et de cette criminalité
01:02:28je le répète
01:02:28on se rend bien compte
01:02:30sur un cas
01:02:31comme celui-ci
01:02:32qu'on est au bout
01:02:32du système
01:02:33on est au bout
01:02:34du bout
01:02:34on est au bout
01:02:35de la segmentation
01:02:35des fichiers
01:02:36on est au bout
01:02:36de la segmentation
01:02:37des fichiers
01:02:38là il n'y a plus
01:02:39rien de possible
01:02:39la police
01:02:41comme la gendarmerie
01:02:42d'ailleurs
01:02:42mais la police
01:02:43ne peut plus travailler
01:02:44c'est-à-dire que
01:02:45quand on veut faire
01:02:46un travail efficace
01:02:47les moyens techniques
01:02:49vous le disiez
01:02:50mais ils existent
01:02:50ces moyens-là
01:02:51et ils ne sont pas chers
01:02:52c'est un problème idéologique
01:02:53c'est un problème idéologique
01:02:55pardon
01:02:56évidemment
01:02:58il est d'accord
01:02:59mais bien sûr
01:02:59on est tous d'accord
01:03:00sur la question
01:03:01évidemment qu'on travaille mieux
01:03:02quand on a plus de moyens
01:03:03mais on peut aussi
01:03:04on travaille mieux
01:03:07avec les moyens
01:03:07mais à un moment donné
01:03:09il y a d'autres problèmes
01:03:10pardon
01:03:11je suis désolé
01:03:11on va écouter
01:03:12si vous voulez bien
01:03:13le ministre de l'éducation nationale
01:03:14parce qu'évidemment
01:03:15il y a le ministre de la justice
01:03:15qui est pointé du doigt
01:03:16il y a aussi une question
01:03:17qui se pose aussi
01:03:18autour de l'éducation nationale
01:03:19et qui fait écho d'ailleurs
01:03:20à ce qui se passe
01:03:21dans le périscolaire
01:03:22écoutez Edouard Geffray
01:03:23qui s'est exprimé
01:03:24au sujet de Jérôme Barrella
01:03:25vous savez qu'il travaillait également
01:03:27il était intérimaire
01:03:28dans des lycées
01:03:29et qu'il avait été
01:03:30à un moment donné
01:03:31écarté
01:03:31écoutez
01:03:33s'il a été
01:03:35écarté
01:03:37licencié
01:03:38c'est précisément
01:03:39parce qu'il y a eu
01:03:39un signalement
01:03:40je rappelle que c'est un personnel
01:03:41de la région
01:03:42et que la proviseure
01:03:43dès qu'elle a appris
01:03:44l'existence
01:03:46d'une relation
01:03:47par messagerie
01:03:48une relation écrite
01:03:50entre lui
01:03:51et une élève
01:03:51l'a immédiatement signalé
01:03:52ce qui a conduit
01:03:53la région ensuite
01:03:55à l'écarter
01:03:55très probablement
01:03:56à l'époque
01:03:57les personnels
01:03:59n'ont pas dû
01:04:00voir une qualification pénale
01:04:01de quelque matière
01:04:02que ce soit
01:04:02dans une relation
01:04:04simplement par messagerie
01:04:05entre une lycéenne
01:04:06qui avait de mémoire
01:04:0716 ou 17 ans
01:04:08enfin d'après ce qu'on m'a dit
01:04:09à ce stade
01:04:09il a intéressé
01:04:11mais une fois encore
01:04:12moi si vous voulez
01:04:13je n'ai pas suffisamment de détails
01:04:13je ne me fie pas
01:04:14ni aux rumeurs
01:04:15ni aux hondis
01:04:16donc il y aura une inspection
01:04:17tout va être décortiqué
01:04:18à l'issue
01:04:19on saura ce qui s'est passé
01:04:20et puis on prendra les mesures
01:04:21s'il y a lieu de prendre des mesures
01:04:22Il a commencé à travailler
01:04:24dans les établissements scolaires
01:04:25en 2018
01:04:25le premier signalement
01:04:27il date de 2017
01:04:28la question du recrutement
01:04:30là aussi
01:04:31à un moment donné
01:04:31elle va devoir se poser
01:04:32comme sur les sujets
01:04:33du périscolaire parisien
01:04:34Merci à tous les quatre
01:04:35Merci à Alain Bensoussan
01:04:37Vincent Rouen
01:04:37Aïma Imfadel
01:04:38Axel Ronde
01:04:39L'actualité continue
01:04:40le meilleur de l'info
01:04:41revient demain
01:04:42et tout de suite
01:04:42c'est l'édition de la nuit
01:04:43avec Margot Siffaire
01:04:44Très belle nuit
01:04:45à vous sur CNews
01:04:53Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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01:04:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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