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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Vous pouvez s'embaucher.
00:0119h, vous vous retrouvez ce soir face à l'info sommaire.
00:04Des associations appellent à manifester chaque lundi contre les violences faites aux enfants et aux mineurs.
00:10Les Français veulent que ça change et que ce système de violences aux enfants soit sévèrement puni.
00:16Ce soir, nous recevons la journaliste et réalisatrice Marie Péraube, auteure du livre Les Insatiables,
00:22Epstein, la France et l'industrie de la mode, une enquête qui interroge les mécanismes
00:27qui ont permis l'émergence et la protection du système Epstein.
00:3125 ans de travailleurs d'enquête dans le monde des violences sexuelles.
00:34Pourquoi n'est-elle pas étonnée par l'explosion de toutes ces affaires ?
00:38Marie Péraube révèle que les racines du système Epstein sont bel et bien françaises.
00:44On en parle avec notre invité ce soir.
00:47Aurore Berger relance un projet de loi antiracisme après l'échec de la loi Yadant.
00:52Et s'il s'agissait d'une censure massive qui empêcherait toute critique de l'immigration,
00:59l'utilisation de mots comme « grand remplacement », « remigration »,
01:02et s'il s'agissait d'élargir les pouvoirs des associations militantes
01:05ou rendre inéligibles les opposants,
01:08un outil de persécution politique contre le camp national,
01:12l'édito de Mathieu Bocoté.
01:14Donald Trump a annoncé aujourd'hui que les États-Unis allaient frapper l'Iran très fort,
01:19ce soir, au cœur d'un conflit qui s'éternise.
01:22Le président américain accuse Téhéran de faire traîner les négociations
01:26et menace de s'emparer de ses infrastructures pétrolières clés.
01:30Est-ce une nuit décisive qui s'annonce au Moyen-Orient ce soir ?
01:34L'analyse de Michel Fayad.
01:36Une paroissienne de 78 ans a agressé violemment dans le hall de la cathédrale de Saint-Étienne.
01:42Un homme d'origine nord-africaine lui arrache son collier en or.
01:45Comme les petites filles, les femmes âgées, sont elles aussi devenues des proies faciles
01:50dans une société qui s'effondre.
01:52Le phénomène se banalise.
01:54Pourtant, le diocèse et les médias s'indignent surtout de la diffusion de la vidéo
01:58plutôt que de l'agression elle-même.
02:01L'analyse de Gabriel Bluzer.
02:03À Castres, la municipalité RN assume vouloir contrôler ce qui est financé par l'argent public
02:10et à déprogrammer une pièce consacrée aux migrants clandestins.
02:16Une mairie doit-elle choisir les oeuvres selon leur contenu politique
02:19ou garantir la liberté de création même lorsqu'elle dérange ?
02:23Le regard de Marc Le Nant.
02:25Une famille entière sous le poids des soupçons.
02:28Jérôme Barrella, principal suspect dans la disparition et la mort de Liana,
02:32accumule des plaintes pour viol sur mineurs souvent classés sans suite.
02:35Son frère, son père font eux aussi l'objet de procédures pour des faits similaires de violences sexuelles.
02:41Comment est-elle faisceau d'alerte ?
02:43A-t-il pu rester invisible ?
02:44En quoi ce drame révèle-t-il une impuissance collective face aux prédateurs en série ?
02:50Le décryptage de Charlotte Dornelas.
02:53Et puis Sébastien Lecornu veut lutter contre l'ingérence étrangère dans la politique française.
02:58Est-ce une façon habile de chercher à disqualifier les oppositions et les colères populaires ?
03:03Brexit, Trump, Gilets jaunes, AFD, toujours accusés d'être manipulés par la Russie ou d'autres,
03:09les causes des crises internes seraient-elles toujours externes ?
03:13S'agit-il d'assimiler toute contestation à une trahison ?
03:16L'édito de Mathieu Bocotti.
03:19Une heure pour tout se dire et sans tabou avec nos mousquetés.
03:35Bonsoir à tous.
03:36D'abord, Michel Fayad, on fait un petit tour aux Etats-Unis avec vous et peut-être sur le front
03:41de la guerre en Iran.
03:42Comment allez-vous ce soir ?
03:43Ça va et vous.
03:43Comment se porte votre livre ?
03:45Très bien, merci.
03:46Bien, vous êtes très content de l'avoir sorti.
03:49Numéro 1 des ventes déjà.
03:50C'est ça.
03:50Dès le passage à Face à l'Info.
03:53Non mais c'est vrai.
03:54C'est vrai, c'est vrai, c'est intéressant.
03:56En tout cas, félicitations pour votre livre.
03:58Merci beaucoup.
03:58Quand Donald Trump annonce que ce soir, il va sévir sur le front de la guerre en Iran,
04:05il dit qu'il n'a pas suffisamment frappé fort, qu'il va frapper plus fort ce soir,
04:08faut-il le croire ?
04:10Il y a son corps, des menaces en l'air.
04:12En réalité, il est face à un choix parce que jusqu'à maintenant,
04:16il a essayé de montrer aux Iraniens qu'il menaçait du bâton.
04:20Mais comme il n'y avait rien qui venait, les Iraniens ont commencé à perdre confiance
04:25sur la véritable possibilité que Trump aurait vraiment d'agir.
04:30Et les Iraniens sont eux-mêmes passés à l'acte hier puisqu'ils ont frappé les pays arabes du Golfe.
04:34Ils ont montré eux que lorsqu'ils sont frappés, ils sont capables de frapper en retour.
04:40Mais ils ont frappé de manière un peu, disons, mesurée parce qu'ils ne veulent pas non plus
04:45provoquer complètement une riposte de la part de Trump.
04:48mais ils veulent envoyer un message qu'ils sont toujours là.
04:51La réalité, c'est qu'en fait, l'Iran a quand même subi de grosses pertes militaires.
04:58Mais ces pertes militaires, il arrive à montrer un petit peu le contraire
05:04grâce à un narratif qui est de maintenir ce détroit d'Hormuz fermé.
05:09Et également en continuant justement à frapper les pays arabes du Golfe,
05:13en continuant d'agir à travers ces proxys comme le Hezbollah au Liban,
05:18ou les Hachal-Sharbi en Irak, ou ses alliés au Yémen, les Houthis.
05:23Et puis en fait, il y a également le fait qu'ils sont en train de tester l'alliance entre
05:30Américains et Israéliens.
05:31puisque vous savez que J.D. Vance hier a fait une interview avec CBS
05:36et dans laquelle il a dit qu'il y a effectivement des problèmes avec les Israéliens
05:41qui ne sont pas sur la même ligne, qui sont en désaccord.
05:45Et donc les Iraniens veulent tester ça au maximum.
05:48Ils veulent essayer de miser sur la division entre Américains et Israéliens
05:52et voir jusqu'où ils peuvent aller dans leur provocation également en frappant en retour.
05:58– Donald Trump dit qu'il veut un accord, mais menace aussi de frapper les centrales électriques et les ponts.
06:04J.D. Vance dit que les intérêts américains et israéliens divergent.
06:08L'Iran dit qu'il va réexaminer sa participation aux négociations.
06:12Dans ce cas-où, est-ce qu'il y a encore une sortie possible ?
06:14Ou bien là, on s'enlise vraiment ?
06:16– Il y a trois possibilités. La première, c'est l'escalade incontrôlée.
06:19Il suffirait qu'il y ait un missile qui tombe sur une base américaine
06:23avec des soldats américains qui venaient à mourir
06:25ou bien un missile qui tape un porte-avions américain
06:30et qu'il y ait des soldats américains tués.
06:33Si c'est le cas, dans ce cas-là, l'escalade serait réelle.
06:36L'autre possibilité, qui est à mon sens beaucoup plus réaliste,
06:40c'est un gel, c'est-à-dire la situation qu'on a aujourd'hui
06:43où la guerre n'est pas vraiment relancée,
06:45mais la paix, on n'y arrive pas,
06:47et qu'en fait, de temps à autre, il y a des escarmouches,
06:50les Américains frappant, les Iraniens frappant,
06:53pas d'accord, et ça continue comme ça.
06:55Il y a un statu quo qui persiste et qui dure.
06:58Et la troisième possibilité, mais qui paraît pour le moment un peu irréaliste,
07:01ce serait un accord que Trump nous promet
07:03et que même J.D. Vance nous promet.
07:05Mais comment on pourrait trouver un accord ?
07:08Parce que jusqu'à maintenant, justement,
07:09les Iraniens ont vu que les Israéliens
07:11poussaient vers des revendications maximalistes
07:15et que les Américains, eux, se contenteraient uniquement du programme nucléaire.
07:18Mais le programme nucléaire, pour les Iraniens, c'est quelque chose.
07:21C'est-à-dire que pour les Iraniens, ça fait presque 50 ans
07:25qu'ils travaillent au programme nucléaire.
07:27Et on veut qu'ils suspendent pendant 15 à 20 ans leur programme nucléaire.
07:30C'est quand même quelque chose qu'ils ne peuvent pas réellement renoncer.
07:33Donc on ne voit pas comment un accord est possible.
07:35Et si accord il y a, il est certain qu'ils mentiraient.
07:38À suivre. Merci beaucoup, Michel Fayad, pour cette analyse.
07:43Bien sûr, on parlera dans un instant de cette affaire tentaculaire
07:47avec le dossier de l'affaire Liana.
07:49On a entendu Jordan Bardella déclarer que Gérald Darmanet
07:54aurait dû présenter sa démission, ne serait-ce que pour l'honneur.
07:56Il a déclaré aussi que nous avons une démocratie
07:59où plus personne n'est responsable de rien.
08:01Écoutez Sébastien Lecornu qui renouvelle sa confiance
08:03au ministre de la Justice.
08:05Moi, vous savez, si j'ai souhaité tenir depuis le début
08:08le gouvernement loin des affaires partisanes,
08:12loin de l'élection présidentielle,
08:14j'ai toujours été clair sur mon propre agenda,
08:16j'en ai pas, c'est précisément pour ne pas être perturbé par tout cela.
08:21Donc, avant, je vous le redis autrement,
08:23ce qui me permet de redire évidemment la confiance dans l'action
08:27que le garde des Soutes est en train de mener
08:28dans les chantiers que je suis en train de vous donner là, concret.
08:32C'est bien que le gouvernement justement se tienne loin
08:34des affaires politiciennes.
08:37On parlera de ce dossier dans un instant avec Charlotte Dornelas,
08:40on parlera aussi de Sébastien Lecornu
08:42qui veut s'attaquer aux ingérences étrangères
08:44avec vous, Mathieu Bocoté, dans un instant.
08:46Mais d'abord, un sujet sur lequel il faut s'arrêter
08:49et qui tient beaucoup au cœur de Mathieu Bocoté
08:52depuis le début de la semaine.
08:53Il y a quelques semaines, le projet de loi Yadon
08:56visant les formes nouvelles d'antisémitisme a été retiré
09:00car il suscitait de trop grandes inquiétudes
09:03pour la liberté d'expression.
09:05Souvenez-vous, mais Aurore Berger a pris le relais
09:08et entend imposer un nouveau projet de loi plus ambitieux
09:11sous le signe de la lutte contre le racisme.
09:14Et ce texte suscite lui aussi de grandes craintes, Mathieu.
09:16Oui, je crois que je voulais en parler.
09:18Je crois que nous devons tous en parler
09:19parce qu'il s'agit d'un des projets de loi les plus liberticides
09:23qui a été présenté depuis plusieurs années
09:27par les forces politiques que l'on dit du Bloc central.
09:30Un projet de loi particulièrement inquiétant.
09:32Alors, on s'en souvient, le point de départ,
09:34oui, c'est la loi Yadon qui voulait rendre
09:37plus extrêmement condamnable les formes nouvelles d'antisémitisme.
09:40On a tout de suite vu que ce projet de loi
09:42était porteur de nombreuses dérives,
09:45ce qui fait qu'on a retrouvé contre ce projet de loi
09:47à la fois des libéraux, des insoumis,
09:49des conservateurs,
09:50des gens qui, globalement, n'avaient rien en commun
09:52sinon qu'ils ne reconnaissent pas
09:54à je ne sais quelle autorité supérieure
09:56le droit de frapper arbitrairement leurs opposants
09:59sous prétexte d'antisémitisme au sens large ici.
10:02Donc, c'est un projet de loi qui causait problème
10:04et qui ne permettait même pas vraiment
10:05de lutter contre l'antisémitisme.
10:06C'est ce qui était au cœur des reproches qu'on lui faisait.
10:10Aurore Berger a décidé, cela dit,
10:12de prendre le relais avec une nouvelle proposition
10:14qu'elle veut plus large
10:16et prétend-elle plus consensuelle.
10:18C'était présenté dans la tribune du dimanche
10:20il y a quelques jours.
10:21Et elle nous dit que c'est un projet de loi
10:22contre le racisme,
10:24contre les propos haineux,
10:25les propos racistes,
10:26qu'elle présente, je cite comme un projet
10:28sous le signe d'un signal républicain,
10:31de concorde républicaine.
10:32Donc, c'est un projet d'un signal républicain.
10:35Quel signal veut-elle envoyer?
10:36Elle nous dit,
10:37« Le racisme est le pire des péchés idéologiques
10:40de notre temps.
10:41Il ne faut d'aucune manière tolérer
10:43ceux qui s'en rendraient coupables.
10:46Il faut faciliter l'expulsion de la vie politique
10:48en les rendant inéligibles
10:50ceux qui seront condamnés pour propos haineux,
10:53pour propos racistes. »
10:55Mais tout cela, tout cela,
10:56nous ramène à une question fondamentale,
10:58la plus importante de toutes les questions
10:59en ces matières,
11:00qui définit le sens du mot racisme.
11:04Sachant que le racisme, aujourd'hui,
11:05est vu comme le péché idéologique premier.
11:08Celui qui dépasse tous les autres,
11:10celui qui maîtrise la définition du mot racisme,
11:13a une emprise immense sur la vie publique.
11:16Et nous le savons,
11:17depuis longtemps, depuis 40 ans,
11:20toute critique sérieuse de l'immigration massive
11:22a été assimilée au racisme.
11:24Et je veux voir quelle serait la portée
11:26d'un tel projet de loi
11:27dans le contexte qui est le nôtre aujourd'hui.
11:29Partout en Europe, nous connaissons la...
11:31Enfin, partout en Occident,
11:32on est la submersion migratoire.
11:34Et partout, on cherche à interdire
11:36la possibilité de nommer
11:38cette submersion migratoire.
11:40Donc, je vais vous donner quelques exemples.
11:43Celui qui critique l'immigration massive
11:45en disant « nous sommes submergés »,
11:47tout simplement,
11:48il se fait accuser de racisme souvent.
11:49Est-ce qu'il tombera sous le coup de la loi?
11:53Celui qui affirme qu'il y a un grand remplacement,
11:55je ne dis pas que c'est le cas,
11:56je dis que certains l'affirment,
11:57ils seront accusés de racisme.
11:59Est-ce que ces gens-là ont encore le droit
12:00de se présenter aux élections?
12:03Ceux qui plaident aujourd'hui pour la remigration,
12:05il ne s'agit pas d'être pour ou contre.
12:06Je note que des gens, aujourd'hui,
12:08dans la vie publique,
12:08plaident pour cela.
12:09Est-ce qu'ils seront, eux aussi,
12:11condamnés pour inélégibilité
12:13une fois que les juges auront réglé leur cas?
12:16Ceux qui soutiennent qu'il y a des cultures
12:18ou des civilisations qui sont incompatibles entre elles,
12:21est-ce qu'ils seront, demain,
12:22condamnés pour inélégibilité?
12:24Est-ce qu'ils n'auront pas le droit
12:25de se présenter aux élections?
12:26Ceux qui soutiennent qu'il y a des différences significatives,
12:30dis-je, entre les différents groupes humains,
12:32quelle que soit leur explication.
12:33Est-ce qu'ils seront, demain,
12:34condamnés à ne pas pouvoir se présenter aux élections?
12:36Ceux qui soutiennent qu'il y a un lien
12:37entre l'immigration et l'insécurité.
12:39Alors, on comprend ce qui s'opère à travers ça.
12:41On veut créer un dispositif juridique,
12:44une épée de Damoclès juridique,
12:46qui fait en sorte que,
12:47dès qu'on s'avance sur le terrain de l'immigration,
12:49cette épée peut vous tomber sur la tête
12:50à n'importe quel moment.
12:52Donc, vous voulez vous avancer sur ces questions,
12:55mais tout de suite, vous intégrer les interdits.
12:57Je n'irai pas trop loin.
12:58Je ne vais pas dire cela
12:59parce qu'il suffirait de peu
13:01avec ce nouveau projet de loi
13:02pour que je sois traîné devant les tribunaux
13:04et demain, sois frappé d'inélégibilité.
13:06Je note, soit dit en pensant
13:06que ce n'est pas la première fois
13:07qu'en Macronie, on pense à ça.
13:08La loi Avia, il y a quelques années déjà,
13:11cherchait déjà à produire le même résultat.
13:14Concrètement, dans ce projet de loi-là,
13:15qu'est-ce que ça voudrait dire?
13:17On étendrait les possibilités
13:18des associations militantes
13:21qui se disent antiracistes
13:22de se porter partie civile
13:24pour délits d'opinion.
13:25Donc, globalement,
13:26SOS Racisme,
13:27la LICRA,
13:27la Ligue des droits de l'homme,
13:28tous ces gens-là
13:29qui ont une définition du racisme
13:30particulièrement étendue
13:31auraient un pouvoir plus grand
13:33de délation
13:33pour pouvoir traîner les gens
13:35devant les tribunaux.
13:37Soit dit en passant,
13:38Mme Berger avait créé,
13:39on en avait parlé dans le passé,
13:42favoriser le financement
13:42de milices numériques
13:43pour dénoncer justement
13:44les propos haineux.
13:45Je crois qu'il y avait notamment
13:46là-dedans SOS Homophobie.
13:47Quand vous voyez la définition
13:48de l'homophobie
13:49qu'à SOS Homophobie,
13:50franchement,
13:51il y a beaucoup de gens
13:52qui pouvaient s'y retrouver.
13:54Il faut étendre
13:55et agrandir le pouvoir
13:56des juges
13:57pour rendre inéligibles
13:58des hommes politiques
13:59qui s'engageraient clairement
14:00sur le terrain
14:01de la lutte
14:01contre l'immigration massive.
14:02Il faut se donner les moyens
14:03d'exécuter politiquement
14:05les opposants.
14:05Il faut favoriser
14:06les gardes à vue
14:07d'une manière ou d'autre
14:08pour ceux qui se rendent coupables
14:09de délits d'opinion
14:11parce que c'est le délit d'opinion
14:12dont on parle ici.
14:13Il ne faut pas se tromper.
14:14Tous ceux qui nous disent
14:14cette espèce de phrase
14:15d'une sottise insupportable
14:17« Le racisme n'est pas une opinion,
14:19c'est un délit ».
14:19Dès lors qu'on voit
14:20ce que recouvre
14:21le mot racisme aujourd'hui,
14:23on comprend
14:24à quel point
14:24c'est une phrase liberticide.
14:26Par ailleurs,
14:26on est dans une séquence,
14:27vous l'aurez noté,
14:28où on se dit
14:29« Mais où vont les ressources
14:30de l'État
14:30quand les ressources
14:31des juges,
14:32des magistrats,
14:32toutes les ressources
14:33judiciaires de l'État ? »
14:34Est-ce qu'on doit vraiment
14:35les prendre pour lutter
14:36contre ceux qui tiennent
14:38des propos hétérodoxes
14:39en matière de diversité ? »
14:41Puis encore plus loin,
14:42alors ça, c'est intéressant,
14:45dit ce que pourra son projet de loi,
14:47ce qu'il permettra de faire,
14:48ça permettra d'étendre
14:50normalement la condamnation
14:51de certains propos.
14:52Elle dit
14:53« Des contenus racistes,
14:55antisémites
14:55et des appels à la haine
14:57à l'encontre d'une religion. »
14:59Des appels à la haine
14:59à l'encontre d'une religion.
15:00Si je dis,
15:01si je dis par exemple
15:02« Je n'ai aucune sympathie
15:03pour le christianisme »,
15:04franchement,
15:04Jésus ne m'inspire
15:05aucune sympathie,
15:06son père encore moins.
15:07Si je dis ça,
15:08est-ce que c'est un appel
15:08à la haine
15:08contre une religion ?
15:09Probablement pas,
15:10c'est le christianisme.
15:10Mais si je dis la même chose
15:12à propos de l'islam,
15:13à propos très sévères
15:14à l'endroit de l'islam,
15:14si je n'aime pas,
15:15non pas seulement l'islamisme,
15:16mais l'islam comme religion,
15:17est-ce que j'ai le droit
15:18de ne pas aimer une religion
15:19et du bouddhisme
15:20et de l'orthodoxie
15:21et du protestantisme ?
15:22Est-ce que j'ai le droit
15:22de ne pas aimer une religion
15:24en disant que cette religion
15:24elle est mauvaise ?
15:25Est-ce que j'ai le droit
15:26de le penser ou non ?
15:27Ça n'a plus le droit
15:27de le penser.
15:28Quoi qu'il en soit,
15:29il y a une forme d'orthodoxie,
15:31d'idéologie obligatoire
15:32qui sera imposée à tous.
15:33Est-ce qu'on cherche
15:33à bannir ici ?
15:34Il faut y revenir.
15:35C'est bannir juridiquement
15:37l'opposition
15:38et créer un contexte
15:39de censure
15:40pour pousser chacun
15:40à s'auto-censurer
15:41sur des questions
15:42liées à l'immigration.
15:44Contexte de censure,
15:45ce que vous dites
15:45est capital.
15:47Peu de personnes en parlent.
15:48On marque une pause.
15:50On revient
15:50dans Face à l'info.
15:57Baudouin est un jeune stagiaire
15:58sur le plateau
15:59de Face à l'info.
15:59En coulisses,
16:00il m'a dit
16:00qu'il ne faut pas
16:00continuer l'émission.
16:01On peut continuer, Baudouin ?
16:03Oui, il nous a donné
16:05l'autorisation.
16:05Nous avons des stagiaires
16:06sur le plateau
16:07de Face à l'info
16:08qui sont là en coulisses.
16:09Ils observent
16:10comme notre réalisateur
16:11qui a 19 ans.
16:12Il s'appelle Martin.
16:13Il fait de ses plans.
16:14En tout cas,
16:15on est comme ça,
16:16nous, à Face à l'info.
16:17Vous l'avez dit,
16:18Mathieu Bocoté,
16:19plus sérieusement.
16:20Nous sommes dans un sujet
16:21très grave.
16:22Aurore Berger
16:22présente ce texte
16:24comme un texte consensuel.
16:27Comment elle peut
16:28en venir à cela ?
16:29Un texte qui peut
16:30être très grave
16:31pour la démocratie,
16:32la liberté d'expression.
16:34Absolument.
16:34Encore avec vous.
16:35On est devant un projet de loi
16:36qui vise à bannir
16:37dans l'effet de l'expression politique
16:39du sentiment
16:40d'une majorité de Français
16:42en le requalifiant
16:43de racisme.
16:44Nous sommes devant
16:44un projet
16:45de censure juridique
16:46et de bannissement juridique
16:48de l'opposition.
16:49Or, Berger, pourtant,
16:50nous dit que c'est un projet
16:51de loi de concorde républicaine
16:53et c'est un projet de loi
16:55qui est consensuel
16:57en quelque sorte.
16:57Donc, sous l'appellation
16:59concorde républicaine,
17:00on vous censure.
17:01C'est exactement ça.
17:03Alors, moi,
17:03j'ai deux possibilités
17:04devant cette proposition
17:05de Mme Berger
17:06parce qu'elle dit
17:08que c'est consensuel.
17:09Soit elle y croit vraiment.
17:10C'est tout à fait possible
17:11et dans ce cas-là,
17:12et je ne le crois pas,
17:13Mme Berger
17:14bascule dans une forme
17:15de fanatisme inquiétant,
17:16c'est-à-dire une forme
17:17de fanatisme progressiste
17:19propre à l'extrême centre,
17:20le bloc central
17:21dans son expression fanatisée.
17:22Je pense que Mme Berger
17:23est une femme de qualité,
17:24donc je ne veux pas
17:25la croire fanatique.
17:26Dès lors,
17:27il y a une autre hypothèse
17:28qui nous dirait
17:28que Mme Berger
17:28est une bonne politique,
17:30c'est de l'intimidation.
17:31Ça consiste à dire
17:32si vous êtes contre
17:33ce projet de loi,
17:34vous êtes vous-même
17:35complice du racisme.
17:36Dès lors,
17:37c'est une ruse utilisée.
17:39Donc, on prétend,
17:39si vous êtes
17:40dans la concorde nationale
17:41et républicaine
17:41ou alors,
17:42vous êtes hors concorde
17:44républicaine,
17:44vous êtes probablement
17:45raciste,
17:46vous êtes tout le moins
17:46sympathique au racisme
17:48ou vous êtes complice
17:49du racisme,
17:49s'opposer à cette loi,
17:51c'est être pour le racisme.
17:52C'est ce qu'elle nous dit
17:53en quelque sorte.
17:54Et moi, devant cela,
17:55la seule question
17:56qui m'intéresse,
17:56c'est moi,
17:57le bloc central,
17:57on le sait que le bloc central
17:58veut censurer.
17:59Ce qui m'inquiète,
18:00moi, c'est la réaction
18:00du camp national.
18:01Est-ce que le camp national,
18:03au sens large,
18:03va devant cette proposition
18:05se coucher
18:05parce qu'il aura peur
18:06de se faire traiter de racisme
18:07et dès lors,
18:08il refusera de dénoncer ça
18:10pour des raisons
18:10pourtant libérales.
18:12Libéral, c'est-à-dire
18:12on ne censure pas,
18:13on ne judiciarise pas
18:15à outrance
18:15le propos des uns
18:17et des autres.
18:17En démocratie,
18:18on débat dans l'espace public
18:19et pas devant les tribunaux.
18:21Je crains que devant cela,
18:22le camp national,
18:23finalement,
18:24se couchera de peur
18:25de se faire insulter.
18:27Et je note une chose
18:28soit dit en passant,
18:29on a cette formule
18:30qui revient souvent,
18:31oui, on croit
18:31à la liberté d'expression,
18:32mais dans le respect de la loi.
18:33Mais ce qu'on se rend compte
18:34à quel point
18:34cette formule est soviétique
18:35parce que la loi
18:36ne cesse de se resserrer.
18:38Elle se resserre.
18:38La loi permet
18:39de moins en moins de choses.
18:41Donc, ceux qui disent
18:41cette phrase
18:42reconnaissent au législateur
18:43la possibilité
18:44de définir un arbitraire,
18:46un mécanisme de contrôle
18:47arbitraire de la parole publique
18:48puis ils acceptent
18:49de se mouvoir
18:50dans ce petit espace
18:51qui leur est laissé.
18:52Et quant au camp national,
18:53j'espère qu'ils comprennent
18:54que cette loi
18:54est destinée contre lui.
18:56C'est une loi
18:57qui est faite pour inhiber,
18:58étouffer,
18:59bannir le camp national.
19:00Est-ce que finalement,
19:02pareil,
19:03il sacrifiera son instinct
19:04de survie
19:04pour avoir plutôt
19:05le réflexe
19:06du tapis devant le pouvoir
19:07en disant
19:08« Marchez-moi dessus,
19:08ainsi vous me respecterez. »
19:10Je suis curieux
19:10de savoir
19:10comment les nationaux
19:11réagiront.
19:13Vous assimilez
19:14cette loi
19:14que je disais
19:15un projet de censure
19:16et elle y voit
19:17un projet
19:18en code républicain.
19:19Est-ce que peut-être
19:19la vérité
19:20ne se trouve pas
19:21entre les deux ?
19:21Non, je ne crois pas
19:22sur ce coup-là.
19:23Vous avez raison
19:24d'évoquer cette hypothèse
19:25mais je ne crois pas.
19:26Dans ce cas précis,
19:27on est dans une logique
19:28de censure
19:29où les propositions
19:30de censure
19:30se multiplient
19:31en l'espace
19:31de quelques années.
19:32C'est une loi
19:33de persécution politique
19:36en démocratie libérale
19:37d'une forme
19:37de police politique
19:38de l'opinion.
19:39Dans l'effet,
19:40qu'est-ce qu'on voit ici ?
19:41Il y a le projet de loi
19:41tout récemment
19:42sur l'antrisme.
19:43D'abord sur l'antrisme
19:43islamiste
19:44qui devient ensuite
19:45l'antrisme.
19:45Et quand on voit
19:46la définition du projet
19:47de loi sur l'antrisme,
19:47rappelez-vous,
19:48c'était il y a quelques semaines,
19:49si vous en prenez
19:50à la cohésion nationale,
19:51ensuite on a reformulé,
19:52vous pouvez voir
19:53vos comptes gelés,
19:55bloqués,
19:55votre accès bancaire
19:56bloqués.
19:57C'est quand même particulier.
19:58Donc, quand on voit
19:59la définition...
19:59Vous savez,
20:00de mon point de vue,
20:00il y a beaucoup de gens
20:01qui sont contre
20:01la cohésion nationale.
20:02Mais du point de vue
20:03de l'NFI,
20:03il y en a aussi.
20:04Puis du point de vue
20:04du Bloc central aussi.
20:05Est-ce qu'on va tous
20:06finir par créer
20:06les conditions
20:07pour se mettre en prison
20:07les uns les autres
20:08ou bloquer nos comptes
20:09bancaires les uns les autres ?
20:11Il y avait le projet
20:11de loi de Vincent Jombrun
20:12il n'y a pas si longtemps,
20:13rappelez-vous,
20:14qui voulait interdire
20:14les discours antirépublicains
20:16dans l'espace public.
20:17Donc, est-ce qu'on doit
20:18bannir tous les derniers
20:20partisans de la monarchie ?
20:21Autour de ça,
20:22il y a un concept.
20:23C'est l'ordre public
20:24immatériel.
20:25C'est le concept
20:25sur lequel repose
20:26aujourd'hui cette logique
20:27de censure.
20:28Ça consiste à...
20:28C'est l'autre nom
20:29de l'orthodoxie.
20:30C'est l'autre nom du régime,
20:31de l'idéologie dominante.
20:32Et je terminerai
20:33avec une petite réflexion.
20:35Vous avez peut-être
20:36vu passer aujourd'hui
20:37le magazine L'Incorrect.
20:38Le magazine L'Incorrect,
20:39là, ce n'est pas une censure
20:40qui vient de l'État.
20:40C'est une censure
20:41qui vient de l'État.
20:42Le magazine,
20:42l'excellent magazine L'Incorrect,
20:44a vu son compte Instagram
20:45suspendu,
20:46sans raison,
20:47comme ça,
20:47sur le mode de l'arbitraire.
20:48Une véritable censure,
20:50un magazine en plus
20:51irréprochable culturellement
20:52qui fait de la qualité,
20:53mais manifestement,
20:54puisqu'il n'est pas
20:55à l'intérieur de l'orthodoxie,
20:56on se permet de le censurer.
20:58Eh bien, l'État,
20:58lui aussi,
20:58réclame le droit de censure.
21:00Même si votre chronique
21:00est terminée,
21:01j'ai peut-être
21:01deux petites questions.
21:02N'hésitez pas.
21:03Si vous pouvez me répondre
21:04peut-être rapidement,
21:04j'ai envie de vous entendre
21:06sur que peut faire
21:06le camp national,
21:07puisque vous dites
21:08que c'est dire
21:08que je compte le camp national.
21:09Et deuxièmement,
21:10est-ce que vous ne voyez pas
21:11un peu de censure partout ?
21:12Lorsqu'on disait,
21:14par exemple,
21:14qu'on va interdire
21:15les réseaux sociaux
21:16au moins de 15 ans,
21:16vous voyez aussi de la censure.
21:17Est-ce que vous ne voyez pas,
21:18vous, de la censure partout ?
21:19Premièrement,
21:20parce qu'il y a de la censure partout.
21:22Le fait est qu'aujourd'hui,
21:23la tentation de la censure
21:24est très forte.
21:25Donc, pour avoir l'air
21:26faussement modéré
21:27devant mes amis
21:27du Bloc central,
21:28je ne vais pas leur dire
21:29« Ah, je ne vois pas de censure
21:30aujourd'hui pour être gentil ».
21:31Non.
21:31À un moment donné,
21:32je vois qu'on est dans une époque
21:33qui ne veut plus convaincre,
21:34mais qui veut contraindre.
21:35Un.
21:36Pour le camp national,
21:37ce n'est pas compliqué.
21:37Je lui demanderais,
21:38si j'étais dans une position
21:39de conseiller,
21:40de s'opposer à cette loi
21:41en disant ce qu'elle est.
21:42Ce n'est pas une loi
21:43de concorde républicaine,
21:44c'est une loi
21:44de bannissement juridique
21:45de l'opposition
21:46en assimilant au racisme
21:47toute critique de l'immigration.
21:48Je parlerais franchement,
21:50ça ferait changement.
21:52Parler franchement,
21:52dans un instant,
21:53on parlera de l'ingérence étrangère
21:55parce que Sébastien Lecornu
21:56veut lutter
21:57contre l'ingérence étrangère.
21:59C'est lié,
22:00on en parle dans un instant.
22:01Marc Menon,
22:01il y a un sujet
22:02qui vous a plu.
22:03À Castres,
22:04la municipalité RN
22:06assume vouloir contrôler
22:09ce qui est financé
22:10par l'argent public
22:11et a déprogrammé
22:13une pièce consacrée
22:14aux migrants clandestins.
22:17Une mairie doit-elle choisir
22:18les œuvres
22:19selon leur contenu politique
22:20ou garantir
22:21la liberté de création
22:22même lorsqu'elle dérange ?
22:24J'ai l'impression
22:25de courir une course
22:27où on a le relais
22:29et donc Mathieu
22:30vient de me passer le bâton
22:32et me dire
22:32à toi de t'exprimer mon garçon.
22:34C'est-à-dire que oui,
22:35la censure,
22:36elle est partout.
22:38Et alors,
22:39quand on vote
22:39de façon différente,
22:42que l'on espère une rupture,
22:44que l'on se dit
22:44il y a un avenir,
22:46on va sortir
22:47du progressisme,
22:48on va sortir
22:49de l'écriture inclusive,
22:51on va sortir
22:52de tous ces enfermements
22:54et on s'aperçoit
22:55qu'un nouvel élu
22:56de 29 ans,
22:57il s'appelle
22:58Florian Azema,
22:59dit voilà,
23:01je déprogramme
23:02une pièce scandaleuse,
23:03il dit
23:05le thème de la pièce
23:06ne correspond pas
23:07à ce que j'avais proposé
23:09durant ma campagne.
23:10Alors je ne savais pas
23:11qu'il était venu
23:12avec la programmation
23:16de l'année
23:16au théâtre de Castres,
23:18vous voyez,
23:18en disant voilà,
23:19si vous n'êtes pas d'accord,
23:20il y a Bourville,
23:21il n'y a pas Bourville,
23:21il y a Dauphinès,
23:22etc.
23:23Bon,
23:23et après il a dit
23:23c'est à nous d'avoir,
23:25vous vous rendez compte,
23:26il est maire,
23:28il est censé représenter
23:30un espoir
23:31et il dit
23:31c'est à nous
23:32d'avoir la main
23:34dans ce qui est financé
23:36par le compte
23:37tribuable Castret.
23:39Alors déjà,
23:39on pourrait lui faire remarquer
23:40dans les dates,
23:41en l'occurrence,
23:42la date avait été
23:45promise,
23:45elle n'était pas signée,
23:47alors il joue la suite,
23:48il dit je ne l'enterrine pas,
23:49mais il faut savoir
23:50que les compagnies,
23:51vous savez,
23:52les compagnies
23:53elles ne gagnent pas
23:53beaucoup d'argent
23:54dans le théâtre,
23:55le théâtre on en a besoin,
23:56c'est ce qui donne l'éveil
23:58et à une époque
23:59où l'intelligence artificielle
24:01se répand,
24:02où les gamins
24:02sont en jachère intellectuelle,
24:05il est temps
24:05de leur donner
24:06le goût des mots,
24:07le théâtre est indispensable,
24:09donc il faut qu'il y ait
24:10des pièces qui mobilisent
24:11et s'il y a un auteur
24:13qui mobilise,
24:14c'est Michalik,
24:15Michalik,
24:16il remplit
24:17les salles,
24:18alors donc,
24:18si on est dans le financement,
24:20on est certain
24:21qu'en ayant Michalik
24:22à l'affiche,
24:23il n'y aura pas
24:24un centime de débord
24:26et qu'au contraire,
24:27on va gagner de l'argent,
24:28mais je reviens aux compagnies,
24:30c'est-à-dire que les compagnies,
24:31elles sont là,
24:32elles essaient de vivre,
24:33vous savez combien gagne
24:34un comédien
24:35pour jouer comme ça
24:35dans une pièce ?
24:36Ils gagnent 180 euros,
24:38200 euros par soirée.
24:40À partir de là,
24:41pour eux,
24:42c'est important
24:43d'organiser
24:44l'ensemble
24:45de leur année.
24:47Alors,
24:47il y a telle date,
24:48etc.,
24:48puis au fur et à mesure,
24:49on arrive à déterminer
24:51que l'on pourra vivre
24:52à peu près correctement
24:53de ce métier.
24:55Et puis,
24:55les impôts,
24:56là en l'occurrence,
24:58c'est les impôts
24:58de l'ancienne élection.
25:00Ceux qui vont être touchés
25:01sous la sienne
25:02ne viendront
25:04que l'année prochaine.
25:04Donc,
25:05en l'occurrence,
25:06il ne déroge pas
25:08à ce qu'il aurait promis.
25:09Mais ce qui est terrible,
25:10c'est d'admettre
25:11qu'il y a un délit
25:12de culture.
25:13La culture,
25:14ce n'est pas du folklore.
25:16La culture,
25:17ce n'est pas du divertissement.
25:18La culture,
25:19c'est ce qui vous oblige
25:21à réfléchir.
25:22La culture,
25:22c'est ce qui vous emporte.
25:24La culture,
25:25c'est ce qui vous égratigne.
25:27C'est ce qui vous déplaît.
25:28Mais c'est comme ça
25:30que l'on forge
25:32le désir
25:33de la dialectique.
25:35Que dirait
25:36M. Florian Azéma
25:38dans les facultés
25:40ou à Sciences Po
25:41quand on déprogramme
25:42je ne sais trop
25:42quel conférencier
25:44et il dirait
25:44« C'est scandaleux,
25:45c'est inadmissible ! »
25:46Et bien là,
25:47il se comporte
25:48de la même façon.
25:49Ça m'a fait penser
25:51à Louis XIV.
25:53Louis XIV,
25:54lorsqu'il assiste
25:55à ce spectacle
25:57de Tartuffes,
25:58il rit.
25:59Mais derrière,
26:00c'est un peu crispé,
26:01on fait semblant de rire.
26:02Parce que le roi
26:03a accepté
26:04que l'on se moque
26:05de la religion.
26:06Et on finira
26:07par avoir la censure
26:08l'une des pièces
26:10les plus drôles
26:11et les plus prospères
26:12dans cette capacité
26:14à nous obliger
26:15à réfléchir
26:16contre nous-mêmes.
26:17si Brassens était
26:19encore vivant,
26:20si Ferré
26:21était encore vivant,
26:23si Bral
26:24était encore vivant,
26:25est-ce que le maire
26:26de Castres
26:27estimerait
26:28qu'on ne peut pas
26:28les faire venir
26:29dans sa municipalité ?
26:31Il est temps
26:32d'avoir des politiques
26:33alors que la gauche
26:34se montre
26:35d'une façon
26:36odieuse,
26:38capable
26:39de, comme ça,
26:40sélectionner
26:41en fonction
26:41de ses sensibilités.
26:43On ne peut pas
26:44avoir des gens
26:45qui se battent
26:46contre cette
26:49hégémonie idéologique
26:50en ayant
26:51leur propre tendance
26:53et de vouloir
26:53l'imposer.
26:54La démocratie,
26:55c'est d'accepter
26:56d'être blessé,
26:58cacher
26:58cette pièce
26:59que je ne saurais voir.
27:01Mathieu Beaucoté,
27:02vous êtes d'accord ?
27:03Il ne faut pas faire
27:03comme la gauche ?
27:04Seule la gauche
27:04peut censurer par la droite ?
27:06Je pense que la gauche
27:07a envie de censurer,
27:07la droite n'a pas envie
27:08de censurer normalement.
27:09Ensuite, c'est une autre chose
27:10de dire je ne vais pas
27:11financer une pièce
27:12et je vais l'interdire.
27:13C'est là toute la différence
27:13des choses.
27:14Donc, on peut définir
27:15une nouvelle politique culturelle
27:16qui ne serait pas favorable
27:18à l'espèce
27:19d'idéologisation
27:20de la culture,
27:20ça c'est une chose,
27:21mais dans le cas présent,
27:22ne pas se comporter
27:23comme la gauche
27:23est une bonne manière
27:24de marcher droit.
27:25Charlotte et Gabriel.
27:26Non mais oui,
27:27je n'ai pas très bien compris
27:28si la pièce
27:28était subventionnée
27:29ou pas.
27:30Non, ce n'est pas
27:30une subvention.
27:32Vous parlez des impôts
27:34de la...
27:34C'est parce que lui,
27:36j'ai essayé de répondre
27:38si les impôts
27:39étaient engagés.
27:40En réalité,
27:40la ville donne
27:41un budget culturel
27:42et vous avez
27:43une programmation
27:44qui se fait
27:45et chaque spectacle
27:46se rembourse.
27:47Vous pouvez perdre
27:48de l'argent,
27:48mais là,
27:49c'est un spectacle
27:49qui rapportera
27:50de l'argent
27:50avec Michali,
27:51qui ne perdront pas
27:52de l'argent.
27:52C'est ça qu'ils refusent
27:53d'investir de l'argent,
27:54ça ne me choque absolument pas.
27:55Ensuite,
27:55si c'est de la pure censure
27:56de la pièce elle-même,
27:57c'est plus gênant.
27:59Non mais,
28:00moi la question que je me pose
28:00c'est que la droite
28:01se croit toujours
28:02une grande âme,
28:03donc elle se dit
28:04on va...
28:06Surtout,
28:06on ne va rien faire,
28:07on ne va rien faire
28:07de ce qu'a fait la gauche
28:08parce que sinon
28:10on va se rendre coupable
28:11de censure.
28:12Moyen-quoi,
28:12ça fait des dizaines d'années
28:13qu'on laisse la gauche
28:14imposer son programme.
28:16Pardon,
28:16il y a des gens
28:16qui ont peut-être envie
28:17de voir d'autres pièces
28:20qu'une pièce
28:20sur les migrants
28:21et moi je trouve
28:21que c'est normal.
28:22Il a été élu par des gens
28:23qui ont envie
28:24de voir autre chose.
28:25Si tout reste pareil,
28:27à quoi on va voter
28:28pour un RRN ?
28:29Pardon,
28:30mais moi à l'école,
28:30par exemple,
28:31on fait lire à mes enfants
28:32des livres aussi
28:32sur les migrants.
28:34Est-ce que l'argent public
28:35peut financer la propagande ?
28:37Mais non,
28:37mais voilà,
28:38c'est ça,
28:38il n'y a pas de propagande
28:40en l'occurrence.
28:40mais pour moi,
28:41c'est de la propagande.
28:42Mais non,
28:43mais ce que je veux dire par là,
28:44vous avez un choix,
28:47vous avez un choix,
28:47vous payez votre place,
28:48il y a 40% de gens
28:49qui n'ont pas voté,
28:50ils ont le droit
28:51d'aller au cas.
28:51Il n'est pas là
28:52pour enfiler les perles,
28:53le maire de Castres,
28:54il est là pour faire
28:54la politique
28:55pour laquelle il a été
28:56élu,
28:56il complique,
28:57qu'il fasse jouer,
28:58bah non,
28:59non,
28:59qu'il fasse jouer Mahomet,
29:01là,
29:01qu'il fasse jouer Mahomet,
29:02Mahomet n'est plus joué nulle part,
29:04ça poserait de vraies questions.
29:05Et là,
29:06il aurait un engagement culturel.
29:08Michel,
29:08un petit mot à dire peut-être ?
29:10Oui,
29:10moi,
29:10pour moi,
29:11en fait,
29:12je suis d'accord avec
29:14ce qui a été dit
29:14dans le sens
29:15qu'il faut que le maire,
29:16s'il a été élu sur un programme,
29:18que ce programme puisse être
29:19appliqué.
29:19Ce n'est pas un programme théâtral.
29:20Non,
29:21mais y compris
29:21d'un point de vue culturel,
29:22sinon,
29:23ça ne veut pas dire.
29:23Il n'y a plus de culture.
29:24Mathieu Bocoté,
29:25on prend du temps,
29:25ce n'était pas prévu,
29:26mais on prend du temps là-dessus.
29:27Il y a une distinction,
29:28c'est-à-dire censurer
29:30et ne pas financer.
29:31Et ne pas financer,
29:32ce n'est pas censurer.
29:33Or,
29:33la gauche,
29:34lorsqu'elle n'est pas financée,
29:35se croit censurée.
29:36C'est la simple distinction formelle
29:37que je proposerais.
29:38Dernier point,
29:39moi,
29:39je monte un spectacle
29:40et toutes les villes de gauche
29:42ne me veulent pas
29:42parce que je suis sur CNews.
29:44Or,
29:44c'est un spectacle sur l'histoire,
29:45je dois rencontrer,
29:46vous allez lire où on en est.
29:48Eh bien,
29:48si la droite doit se comporter comme ça,
29:50je suis désolé,
29:55parce que c'est plutôt elle
29:56qui se comporte comme ça.
29:57Non,
29:57mais c'est pour ça qu'il faut...
29:58Non,
29:58mais s'occuper de la gauche,
30:00c'est être capable de montrer
30:01qu'on est plus grand qu'elle.
30:02Parce que franchement,
30:03vous,
30:03avec votre spectacle,
30:04personne,
30:04personne ne veut de vous.
30:06Ben oui.
30:09Je resterai là
30:10si vous m'acceptez.
30:12Bref,
30:13gros débat,
30:14on en parlera peut-être encore
30:15la semaine prochaine.
30:16Hashtag Face à l'Info
30:16s'il y avait votre petit mot à dire.
30:18Vous aussi,
30:19téléspectateurs de Face à l'Info.
30:21Dans un instant,
30:21on va recevoir notre invité
30:22Marie Péraube
30:23qui est journaliste
30:24réalisatrice
30:25qui a fait 25 ans
30:26qu'elle travaille
30:26sur les violences sexuelles
30:28des enfants notamment.
30:30Elle va nous révéler
30:30comment les racines
30:31du système Epstein
30:33sont bel et bien françaises.
30:35On en parle dans un instant.
30:36Gabrielle Cluzel,
30:37voici des images
30:38qui ont fait grand bruit.
30:39C'est Jules Laurence
30:40de Frontières
30:41qui les a publiées.
30:42Elle montre l'agression
30:44très violente
30:44d'une paroissienne
30:45de 78 ans
30:46dans le hall de la cathédrale
30:47Saint-Charles-Boromé
30:48dans le centre de Saint-Étienne.
30:52Le drame de Liana
30:53nous a montré
30:54que les petites filles
30:54étaient une cible privilégiée
30:56dans nos sociétés.
30:57Et puis là,
30:57on voit que les femmes
30:58âgées aussi.
31:01On se rend compte
31:01que ce sont les femmes
31:02aux deux bouts de la vie
31:03qui sont les plus en danger.
31:05Bien sûr,
31:06parce qu'à ce moment
31:07de leur existence,
31:08elles sont le plus vulnérables.
31:10Sauf que ce sont précisément
31:11les deux angles morts
31:12de cette fameuse lutte
31:14contre les violences
31:15faites aux femmes institutionnelles.
31:16On nous dit
31:17que depuis qu'Emmanuel Macron
31:17est au gouvernement
31:18qui va se consacrer
31:21à la lutte contre les violences
31:23faites aux femmes,
31:23les deux bouts de la vie,
31:25on voit bien
31:25qu'ils ne sont pas concernés.
31:27On peut peut-être
31:28replacer les faits.
31:29La scène se passe lundi soir,
31:30un peu avant 18h.
31:32Cette dame
31:33qui a 78 ans
31:34semble-t-il
31:35monte les marches,
31:36difficilement car
31:37elle a une canne
31:37ou une béquille.
31:39Elle consulte
31:39les affichettes
31:40et les annonces
31:41sur le mur de la paroisse.
31:43Et à ce moment-là,
31:43un homme arrive
31:45que l'État moins décrive
31:46comme nord-africain
31:47qui fait mine
31:48de regarder avec elle
31:50et qui tout d'un coup
31:51l'agrippe soudainement
31:52violemment par le cou.
31:54Il lui arrache violemment
31:55le collier en or
31:56qu'elle porte au cou.
31:58Il n'y arrive pas
31:59donc il lui fait mal,
32:00il réessaie.
32:01Elle a vraiment
32:02un hématome au cou.
32:03Le vol, nous dit-on,
32:04dure une quinzaine de secondes
32:06puis à la fin,
32:06il réussit.
32:07Il finit par lui dérober
32:08son collier
32:09et il s'en va.
32:10Cette dame
32:10qui assiste à la messe
32:11tous les soirs,
32:12elle s'est retrouvé
32:13vraiment en état de choc.
32:14Le prêtre sacristain
32:15se sont occupés d'elle.
32:16Ils ont appelé la police
32:17et puis elle a tout de même
32:18assisté à la messe
32:19avant de déposer les plaintes
32:20donc le mardi matin.
32:22Et plusieurs paroissiens
32:23ont confirmé,
32:24ont expliqué
32:25qu'il y avait des vols
32:26qui se multipliaient
32:27aux abords de l'Église
32:28et même des dégradations
32:29dans l'Église,
32:30des bénitiers souillés.
32:32Mais c'est vrai
32:32qu'il y a cette question précise.
32:35C'est la deuxième fois
32:36que j'en entends parler
32:37donc je trouve intéressant,
32:38ces derniers jours,
32:39je trouve intéressant
32:40de la poser sur la table
32:40du vol des médailles de baptême.
32:41Voilà, tout simplement.
32:42avec les médailles de baptême.
32:44C'est le disque
32:47à l'effigie de la Vierge,
32:49disque en or
32:49ou d'un sein
32:50gravé du prénom de l'enfant
32:52qu'on offre à son baptême.
32:53Il y a une chaîne
32:54qui est fragile.
32:55Marc Menon,
32:55il n'a pas ça.
32:57J'ai été baptisé quand même.
32:59Il doit l'avoir peut-être
33:00quelque part.
33:01Il y a une énorme valeur
33:02évidemment affective
33:03et sentimentale
33:04et c'est devenu un peu
33:05un sport national
33:06pour les délinquants
33:06parce que c'est très facile
33:08à arracher.
33:09Les parents recommandent souvent
33:10à leurs enfants
33:10de les mettre dans le col
33:12de leur pull.
33:15Alors ce vol à l'arraché
33:16est donc une agression courante.
33:17Gabriel est connue
33:19pour les chrétiens d'aujourd'hui.
33:20Oui, le 9 juin,
33:22il y a quelques jours
33:22quand je vous dis
33:23que c'est vraiment une actualité,
33:24le magazine Famille Chrétienne
33:25faisait un article
33:26sur le sujet
33:27intitulé
33:27« Ces fidèles marqués
33:28par le vol
33:29de leur médaille de baptême ».
33:30On y lit le témoignage
33:31d'un certain Louis-Marie
33:32qui a été agressé
33:32dans le métro,
33:33on l'a bousculé.
33:36Ils étaient deux,
33:37en fait,
33:37l'un l'a tenu fermement,
33:38l'autre a tiré la chaîne,
33:39bref,
33:40et ça avait été offert
33:41par ses grands-parents
33:41qui sont morts.
33:42Il dit « On m'a arraché
33:43une partie de moi-même ».
33:45Mais évidemment,
33:46les proies les plus faciles,
33:47vous imaginez,
33:48c'est les personnes âgées.
33:50Alors si un gaillard,
33:52si j'ose dire,
33:52comme Louis-Marie,
33:53tel que je l'imagine,
33:54peine à s'en remettre,
33:55imaginez un peu
33:56une dame
33:57de près de 80 ans,
33:58tant physiquement
33:59que psychologiquement.
34:01Mais ce qui est très frappant,
34:02c'est qu'une fois de plus,
34:03comme au moment,
34:03vous savez,
34:05où ce Syrien
34:06avait attaqué
34:08des bébés,
34:10ils avaient même poignardés
34:11à Annecy,
34:11ils avaient tenté
34:12de les poignarder,
34:13eh bien,
34:14je ne sais pas si vous vous souvenez,
34:14les médias du service public
34:15avaient fustigé
34:16ce qui avait passé la vidéo.
34:18Vous voyez,
34:18ça avait pris le dessus.
34:19Le problème,
34:20c'était le passage
34:21de la vidéo.
34:22Il ne fallait pas en parler,
34:23c'était grave
34:23d'en avoir parlé.
34:24Et ce n'est pas une plaisanterie,
34:25c'est le titre
34:26de France Info
34:27et France 3 Régions.
34:28Je lis.
34:29Paroissienne agressée
34:30dans une église
34:30de Saint-Étienne.
34:31Deux points,
34:32le diocèse demande
34:33le retrait
34:34de la vidéo défusée.
34:35Non mais je ne sais pas,
34:36on pourrait s'intéresser
34:37à l'état de santé
34:38de cette paroissienne,
34:39parler de l'insécurité
34:40dans les églises,
34:40dans le titre.
34:41Eh bien non,
34:42un seul point qu'on ne peut pas
34:43montrer cette réalité
34:45aux Français.
34:46Alors on s'appuie
34:47pour cela sur le diocèse.
34:48Je ne peux pas m'empêcher
34:49d'imaginer que
34:51j'ai demandé confirmation,
34:52je lui ai dit
34:52mais vous êtes sûr
34:53que vous avez tenu ces propos.
34:54Je n'ai pas de réponse
34:55à cette heure.
34:57On la voit la vidéo
34:58comme il ne faut pas
34:58la diffuser.
34:59Voilà.
35:01Non mais franchement.
35:02Non mais elle est terrible
35:03je l'ai dit.
35:03Non mais je veux dire
35:04on ne la reconnaît pas.
35:05Voilà, on a pris
35:06des précautions évidemment.
35:07Voilà et le visage
35:08de cette dame
35:10est fouté.
35:12Mais c'est très violent
35:13et c'est vrai
35:13que c'est très impressionnant.
35:16Et donc c'est vrai
35:16que ce qui a frappé
35:17c'est que sur le site
35:19de France 3 Régional
35:21on lit
35:21mais ce que dénonce
35:23surtout le diocèse
35:24mais surtout
35:26on insiste sur surtout
35:27c'est la diffusion large
35:28de ces images
35:29sans égard
35:29pour la personne victime.
35:31Alors je ne comprends pas
35:32moi ce surtout
35:32je pense que c'est
35:33une mauvaise interprétation
35:34du site.
35:35Je ne peux pas
35:36l'imaginer autrement
35:37de France 3 Régional
35:38parce qu'évidemment
35:39ce qui est le plus important
35:40c'est quand même
35:40l'agression de cette vieille dame.
35:41Nous sommes d'accord.
35:42Plus que la diffusion
35:43des images.
35:44Et ce qui a manqué
35:44d'égard pour cette vieille dame
35:46c'est plus l'agression
35:47que les images.
35:48Nous sommes d'accord.
35:49Donc j'avoue
35:51que je ne comprends pas
35:52du tout cette déclaration.
35:53Et puis on nous dit
35:54qu'on ne sait pas
35:54qui est à l'origine
35:55de la fuite.
35:56Je vais vous dire quelque chose
35:57je pense que la personne
35:58à l'origine de la fuite
35:58on va vite la trouver
36:00et elle va être
36:02sévèrement réprimandée.
36:03En revanche
36:03l'agresseur
36:05ne sait pas gagner
36:06évidemment
36:07il n'est pas gagné
36:08qu'on le retrouve.
36:09Alors comment expliquer
36:10une telle omerta
36:11Gabrielle ?
36:12Parce que je crois
36:12que dans notre société
36:13le seul moyen que l'on a trouvé
36:14pour se protéger
36:14de ces agressions
36:15comme on ne sait pas
36:16lutter contre
36:18cette décivilisation
36:19en marche
36:19c'est la politique
36:19de l'autruche
36:20ou de la tête sous la couette
36:21vous savez quand vous avez
36:22un problème
36:22vous mettez la tête
36:23sous la couette
36:23et vous pensez
36:25qu'il est réglé
36:25sauf qu'il n'est pas
36:26réglé du tout
36:27on peut continuer
36:28à faire dodo tranquille
36:29se bercer d'illusions.
36:30Alors on savait
36:31que le pas de vaguisme
36:31avait atteint
36:32toutes les élites
36:33y compris parfois
36:34celles ecclésiastiques
36:35qui mettent ça
36:36dans les jolis habits
36:37de la charité
36:39les Allah Akbar
36:40dans les églises
36:41vous savez qu'il y en a
36:42régulièrement
36:42Triel sur scène
36:43récemment
36:44Arpajon
36:45c'est pas grave
36:46quand un prêtre
36:46avait été agressé
36:47à Avignon
36:48l'évêque n'avait pas
36:49nié les faits
36:49par des jeunes musulmans
36:50qui étaient rentrés
36:51dans son église
36:51il avait reproché
36:52aux journalistes
36:53d'en avoir parlé
36:54et donc là
36:55ça procède
36:56de ce genre de réaction
36:57je pense
36:58alors sur le site
36:59du diocèse
37:00il y a un onglet
37:01pourquoi s'engager
37:02auprès des migrants
37:03il y a toute une page
37:05moi je trouve
37:05qu'on pourrait faire
37:06un onglet
37:06pourquoi il serait nécessaire
37:07de s'engager
37:08auprès des dames âgées
37:09voyez l'accueil
37:10des personnes âgées
37:11dans les paroisses
37:12c'est bien aussi
37:13pour leur permettre
37:14d'aller à la messe
37:15tranquillement
37:15parce que c'est vrai
37:16qu'en semaine
37:16quand les églises sont vides
37:18certaines vont commencer
37:19à y réfléchir
37:20à deux fois
37:20j'allais dire
37:21c'est pas un béni
37:22pour les agresseurs
37:24mais donc
37:24ce que l'on constate
37:25c'est que dans une société
37:26en voie de décivilisation
37:28les dames âgées
37:30comme les petites filles
37:30et bien
37:31sont les plus
37:31en danger
37:33c'est
37:34dès lors que
37:35l'agresseur
37:37est dérangeant
37:37en su
37:38ce sera double peine
37:39pas de féministe
37:40dans la rue
37:41pas de féministe
37:42dans la rue
37:42pour Lola
37:43il ne fallait pas
37:44non plus parler
37:45de Lola
37:45c'était indécent
37:46alors là
37:47il s'agit d'un vol
37:49mais il arrive
37:50qu'il s'agisse
37:51de viols
37:52vous savez que
37:52la sénatrice
37:53Valérie Boyer
37:54s'est battue
37:55pour avoir les chiffres
37:55la sénatrice LR
37:56s'est battue
37:57pour avoir les chiffres
37:58elle a demandé
37:59mais il n'y a pas
38:00de statistiques
38:01sur les viols
38:01de personnes âgées
38:02elle a enfin obtenu
38:03en 2025
38:04de l'intérieur
38:04les chiffres
38:05de 2024
38:06et bien
38:06si l'on s'en tient
38:07simplement
38:08aux plus de 75 ans
38:09c'est un viol
38:10ou une tentative
38:10de viol
38:11tous les deux à trois jours
38:12ce qui n'est pas négligeable
38:15mais Dieu merci
38:16ce n'est qu'un vol
38:17je mets le que
38:18entre guillemets
38:19évidemment
38:20mais les vols
38:20parfois ça se termine mal
38:22je voulais reparler
38:23de ce sujet
38:25que je suis
38:26que je trouve
38:26très douloureux
38:27Chantal Kempf
38:28elle est alsacienne
38:29septuagénière
38:30en 2022
38:31a été victime
38:32d'un vol
38:32avec violence
38:33dans sa résidence senior
38:34et elle a été tuée
38:37les trois hommes
38:38de nationalité algérienne
38:39SDF
38:40ont été mis en examen
38:42il devait être jugé
38:42en janvier dernier
38:44ce n'est toujours
38:45pas le cas
38:46parce qu'à la demande
38:47de l'avocat
38:48des accusés
38:49le procès
38:50a été reporté
38:51donc on peut espérer
38:51pour septembre 2026
38:52c'était en juin 2022
38:54c'était il y a quatre ans
38:54donc pour la famille
38:55ça commence à faire
38:56vraiment beaucoup
38:59ce que l'on peut
39:00en conclure
39:01c'est que les deux bouts
39:02de la vie
39:03l'enfance
39:03et la vieillesse
39:04parce qu'ils sont
39:04l'âge de la vulnérabilité
39:06paient le prix fort
39:07de l'imbriglio
39:08d'un curie
39:09migratoire
39:10et sécuritaire
39:11et il serait indécent
39:12de le dire
39:13nous sommes priés
39:14de ne pas en parler
39:15mais Christine
39:16nous en parlons quand même
39:17on va remontrer la vidéo
39:19pour le coup
39:19peut-être
39:20comme il ne faut pas la montrer
39:21pour montrer
39:22non mais c'est vrai
39:23ça c'est le quotidien
39:24on va regarder
39:25encore la vidéo
39:26le quotidien
39:26de certaines
39:28personnes âgées
39:29qui vivent
39:30dans la peur
39:31dans la crainte
39:31de se faire agresser
39:33maltraiter
39:34juste comme ça
39:34juste pour un collier
39:36et ça
39:36effectivement
39:37nous le dénonçons
39:52maintenant avec Charlotte Dornelas
39:54nous allons aborder
39:55le dossier
39:56Liana
39:56avant de recevoir
39:58notre invitée
39:58Marie Pérobe
39:59qui est journaliste
40:00réalisatrice
40:00qui a sorti
40:01un livre
40:02sur l'affaire
40:03et qui a traité
40:05ces dossiers
40:05pendant 25 ans
40:07juste avant
40:08je voulais vous montrer
40:09comment il y a un rapport
40:11dont personne ne parle
40:11du défenseur des droits
40:12de 2020
40:13qui montre
40:14donc ça c'est le livre
40:15de l'invité qui arrive
40:16mais le rapport
40:17des défenseurs des droits
40:18qui montre
40:19et qui demandait
40:20déjà à tous les ministères
40:21depuis 2020
40:22de prendre en compte
40:24la parole
40:25de l'enfant
40:26de point
40:26un droit pour l'enfant
40:28un devoir pour l'adulte
40:29ça date de 2020
40:30et ensuite
40:31on dit
40:32qu'on ne savait pas
40:34Charlotte Donnellas
40:35depuis une semaine
40:35les charges ne cessent
40:36de s'accumuler
40:37contre Jérôme Barrella
40:39et une partie de sa famille
40:40c'est ce qu'on a appris
40:41notamment aujourd'hui
40:42où en est-on concernant
40:44le principal suspect
40:45dans la disparition
40:46et la mort de Liana ?
40:48Nous avons su
40:49très rapidement
40:50en effet
40:50que Jérôme Barrella
40:51a été visé
40:52par plusieurs procédures
40:53il y avait eu
40:54pour faire un récapitulatif
40:55parce qu'on s'y perd
40:56un peu en effet
40:57un signalement en 2017
40:59alors là
40:59il avait une
41:00une relation
41:01avec une lycéenne
41:01c'était la mère
41:02qui avait fait
41:03un signalement
41:05la jeune fille
41:06la jeune lycéenne
41:07qui avait 17 ans
41:08lui en avait 32
41:09avait été entendue
41:10elle avait insisté
41:11pour expliquer
41:12que sa mère
41:12avait voulu porter plainte
41:13mais que la relation
41:14était consentie
41:15il y avait donc
41:16eu un classement sans suite
41:17faute d'infractions
41:20caractérisées
41:20il y avait une procédure
41:22disciplinaire en 2020
41:23vous savez
41:23en raison d'un comportement
41:25inapproprié
41:25là c'était dans un lycée
41:26sans saisie de la justice
41:28de la part de l'établissement
41:29il y avait eu une plainte
41:31pour viol sur mineur
41:32en janvier 2022
41:33qui avait été classée
41:34sans suite
41:34en raison d'une infraction
41:35insuffisamment caractérisée
41:37cette plainte va être
41:39réexaminée
41:40les mots de la procureure
41:41c'est à la lumière
41:42évidemment
41:42des autres procédures
41:45et une plainte
41:46celle dont nous avons
41:46beaucoup parlé
41:47cette semaine
41:47qui est toujours en cours
41:48depuis août 2025
41:50et qui concerne
41:50viol sur mineur
41:52encore une fois
41:52cette petite rosa
41:53dont nous avons
41:54entendu la maman
41:56cette semaine
41:56et c'est évidemment
41:57le traitement
41:58de cette plainte
41:58qui fait l'objet
41:59de plusieurs inspections
42:00en ce moment
42:01ensuite le reste
42:02intervient
42:03après la médiatisation
42:04de son interpellation
42:05après la disparition
42:07de Liana
42:08donc mercredi 3 juin
42:10nouvelle plainte
42:11pour viol sur mineur
42:11qui a été déposée
42:12par le père
42:13d'une petite
42:13qui est placée
42:14à l'aide sociale
42:15à l'enfance
42:15son père
42:16a porté plainte
42:18devant
42:18enfin a porté plainte
42:20jeudi 4 juin
42:21le lendemain
42:21une nouvelle plainte
42:22déposée à Saint-Brieuc
42:23cette fois-ci
42:24alors là
42:24c'est une femme
42:25qui avait déposé plainte
42:26pour son enfant
42:28viol sur mineur
42:29aussi
42:30elle avait déposé plainte
42:31en avril dernier
42:32mais contre X
42:32et son enfant
42:34a reconnu Jérôme Barrella
42:35sur les photos
42:36à la télévision
42:37à l'occasion
42:38de la médiatisation
42:39donc elle a porté plainte
42:40directement en le citant
42:41et deux autres plaintes
42:43auraient été déposées
42:43contre lui
42:44depuis sa mise en examen
42:45et son placement
42:46en détention provisoire
42:47également
42:47et l'aide sociale
42:48à l'enfance
42:49a émis un signalement
42:50également cette semaine
42:52et Laurent Nunez
42:52a confirmé
42:53qu'il y avait en effet
42:546 plaintes
42:54qui étaient actuellement étudiées
42:56et il a précisé
42:57qu'il pourrait y en avoir d'autres
42:58selon les retours
42:59de la gendarmerie localement
43:01mais là
43:01on apprend que son père
43:03le père de Jérôme Barrella
43:04et son frère
43:06sont aussi accusés
43:08c'est vrai qu'on tombe des nues
43:09tout en ne pouvant s'empêcher
43:10d'y déceler
43:11une explication
43:11de l'abomination
43:12qui se révèle à nos yeux
43:14à peu près tous les jours
43:16parce que le tableau
43:17de la famille
43:17est clairement diabolique
43:18dans le détail
43:20alors son frère
43:21alors là l'histoire
43:23son frère
43:24il s'est pointé
43:24au commissariat d'Auch
43:25lui-même
43:27parce qu'il voulait
43:27porter plainte
43:28pour diffamation
43:29en raison des accusations
43:31en raison de son nom de famille
43:32sur les réseaux sociaux
43:33donc il est parti
43:34au commissariat
43:35pour porter plainte
43:36et le policier
43:37il a passé au traitement
43:38des antécédents judiciaires
43:39étant donné son nom
43:40et étant donné les circonstances
43:41et il a été placé
43:43depuis en garde à vue
43:44parce qu'il avait fait
43:44l'objet d'une plainte
43:45déposée en 2024
43:47par son ex-compagne
43:48qui l'accusait
43:49de séquestration
43:50et de viol
43:50pendant leur relation
43:51ça avait été classé
43:52sans suite
43:53et une seconde plainte
43:54également pour viol
43:55c'était également
43:56une ancienne compagne
43:57qui était âgée
43:58de 17 ans
43:58au début de leur relation
43:59et qui portait plainte
44:00également pour viol
44:02ça avait été classé
44:03sans suite également
44:04mais a priori
44:05les deux frères
44:05bien que voisins
44:06il habitait Auch
44:07enfin il habitait Auch
44:08son frère
44:08ne se parlait plus
44:10donc les enquêtes
44:11ont été rouvertes
44:12concernant son frère
44:13et il y a également
44:15son père
44:15alors lui
44:16il avait été visé
44:17par une plainte
44:17pour viol
44:18sur la petite fille
44:19de sa femme
44:21en 2013
44:22et elle avait abouti
44:24à un non-lieu
44:24en 2021
44:26donc 2013-2021
44:27vous voyez les délais
44:28c'est pas juste
44:28dans l'affaire
44:29de la petite Rosa
44:31il y avait eu
44:32une information judiciaire
44:33de multiples investigations
44:34pendant l'instruction
44:36et il avait été placé
44:37sous le statut
44:38de témoin assisté
44:39et non pas mis en examen
44:41la cour d'appel
44:42avait été saisie
44:42par la partie civile
44:43après le non-lieu
44:44et la partie civile
44:46c'est-à-dire
44:46la plaignante
44:48en l'occurrence
44:49s'était désistée
44:50de son propre appel
44:51alors comment est-ce
44:53qu'on explique
44:54le statut de témoin assisté
44:55et non pas la mise en examen
44:56l'intégralité de la famille
44:57à l'exception de la mère
44:58de cette petite
44:59avait défendu
45:00le grand-père
45:01avait accablé
45:02cette petite fille
45:02comme l'école
45:04de cette petite fille
45:05avait expliqué
45:05qu'elle était menteuse
45:06et qu'elle avait un problème
45:09avec la sexualisation
45:11etc
45:11et par ailleurs
45:13lors des examens
45:13médicaux légaux
45:14aucune nésion
45:15n'avait été constatée
45:17seule la psychologue
45:18qui l'avait examinée
45:19avait expliqué
45:19qu'elle avait des troubles
45:20notamment de la concentration
45:22d'agressivité
45:23de suivi scolaire
45:24qui pouvaient être expliqués
45:26par une agression sexuelle
45:29ou un viol
45:29mais c'est ce qui explique
45:31évidemment ce contexte-là
45:32probablement
45:33que le juge
45:34l'ait placée
45:34sous le statut
45:35de témoin assisté
45:37et une autre enquête
45:39avait été ouverte
45:40pour agression sexuelle
45:41sur la demi-sœur
45:43de cette petite
45:43en 2018
45:44cette fois-ci
45:45qui avait été classée
45:46sans suite
45:47l'enquête
45:48celle-ci
45:49pardon
45:49a été rouverte
45:51cette semaine
45:52quand il y a un non-lieu
45:53il faut une charge de nouvelles
45:54pour ouvrir à nouveau
45:55l'enquête
45:55donc ça n'est pas le cas
45:56aujourd'hui
45:57mais comment comprendre
45:58que le lien n'ait jamais
45:59été fait entre ces affaires
46:01pourtant condensé
46:02dans une même famille
46:03alors peut-être
46:04est-ce que les enquêtes
46:04administratives
46:05qui sont en cours
46:05et les inspections
46:06nous aideront à répondre
46:07à cette question
46:08parce que cela aurait pu arriver
46:10dans une enquête
46:10de personnalité
46:11un peu poussée
46:12vous savez quand vous avez
46:12quelqu'un sur lequel
46:14vous enquêtez
46:14vous pouvez faire une enquête
46:15de personnalité
46:16étudier justement
46:17le frère, le père
46:18tomber dessus
46:19ça n'a pas eu lieu
46:20pour les frères
46:21qui n'ont pas été entendus
46:23on le sait désormais
46:24en raison de l'absence
46:25d'infractions caractérisées
46:26ou de manque d'éléments
46:27on en avait parlé
46:27il y a quelques jours
46:28même quand il y a
46:29des infractions
46:31insuffisamment caractérisées
46:32les enquêteurs
46:32peuvent décider
46:33d'entendre quand même
46:35le mis en cause
46:36même en sachant
46:37qu'ils vont classer
46:38sans suite
46:39en attendant
46:40éventuellement
46:41des aveux
46:42donc il y a un choix
46:43des enquêteurs
46:44ou du magistrat enquêteur
46:45mais qui se fait
46:46dans un contexte
46:47alors vous avez cité
46:48le rapport
46:49du défenseur des droits
46:51il faudrait juste préciser
46:52au défenseur des droits
46:53qu'il pouvait ne pas
46:54faire des rapports
46:55également tout le reste
46:56de l'année
46:56pour demander
46:57d'augmenter
46:57les droits de la défense
46:58et de s'étonner
46:59ensuite de la lenteur
47:00des procédures
47:01et du fait
47:01qu'elles n'aboutissent pas
47:02ce serait quand même
47:03nettement plus cohérent
47:04et plus généralement
47:06mais plus généralement
47:06vous avez raison
47:07avec ce rapport
47:08comme d'autres
47:09personne ne peut avoir
47:10l'air surpris
47:10de ces décisions
47:11à répétition
47:12en décembre 2022
47:14c'est Mediapart
47:15qui a révélé
47:16l'intégralité
47:17de l'enquête
47:18qui avait été faite
47:18qui avait été distillée
47:19un peu dans la presse
47:20à l'époque
47:21Gérald Darmanin
47:22qui était à l'époque
47:22à Beauvau
47:23avait saisi
47:24les inspections
47:24pour évaluer
47:25le nombre de procédures
47:26en cours
47:27dans les commissariats
47:28et expliquer
47:29pourquoi tant de plaintes
47:30restaient dans les tiroirs
47:31donc c'était son but
47:32il avait commandé
47:33cette inspection
47:34qui avait eu lieu
47:34la mission à l'époque
47:36elle a rendu
47:36son rapport
47:38à l'époque
47:38parler de stocks
47:39je cite
47:40qui pouvaient concerner
47:41des faits graves
47:41d'atteinte aux personnes
47:42n'ayant fait l'objet
47:43d'aucune investigation
47:44depuis des années
47:44notamment d'agressions sexuelles
47:46et de viols
47:47alors que les auteurs présumés
47:48sont identifiés
47:49voire localisés
47:50à l'époque
47:51la mission parlait
47:52de 3 millions
47:522,7 millions
47:53de plaintes dormantes
47:55dans les commissariats
47:56on en avait parlé
47:57ils évaluent
47:58en 2030
47:58avec une augmentation
48:00de la délinquance
48:00de 4% seulement
48:01entre les deux
48:02ils évaluent
48:03le stock de plaintes
48:04non traitées
48:04à 7 millions
48:05en 2030
48:06dans ce rapport
48:07qui a été rendu
48:08il y a maintenant
48:104 ans
48:11très exactement
48:12qui n'a pas été publié
48:13évidemment
48:13et la mission
48:15précisait également
48:16que je cite
48:16le traitement
48:17des violences sexuelles
48:17sur mineurs
48:18les plus anciennes
48:19devait être considéré
48:20comme une priorité
48:22et elle citait
48:22la Cour des comptes
48:23et là ça m'a intéressée
48:24pour qui la saturation
48:25des services
48:26d'enquête
48:27donc contribue
48:28je cite également
48:29à une diminution
48:31du taux d'élucidation
48:32ce qui est préoccupant
48:33pour les victimes
48:34parce que quand vous êtes
48:35débordé sur le nombre
48:36d'enquêtes
48:36et bien aller rechercher
48:37par exemple
48:38l'enquête de personnalité
48:39qui prend énormément de temps
48:40quand vous savez
48:41que les éléments sont manquants
48:42et que vous allez classer
48:43sans suite
48:44et bien vous ne le faites pas
48:45pour essayer de traiter
48:46un flagrant délit
48:46ou une affaire
48:48dans laquelle vous avez
48:48plus d'éléments
48:49mais en janvier 2026
48:51c'était il y a quelques semaines
48:52le ministère de l'Intérieur
48:53répondait à une question écrite
48:54sur cette question
48:55en particulier
48:56il évoquait un plan
48:57investigation
48:58pour répondre justement
48:59à la crise
49:00de la filière investigation
49:02centrée sur
49:03je cite
49:03le narcotrafic
49:04qui est la délinquance
49:05de masse
49:05vous voyez que les priorités
49:06sont changeantes
49:07c'était en janvier
49:102026
49:10et dans ce cadre procédural
49:12qui inquiète tant
49:13le ministère de l'Intérieur
49:14depuis des années
49:14on trouve par exemple
49:16la complexification permanente
49:17de l'accès des policiers
49:18aux fichiers de police
49:20et des antécédents judiciaires
49:22ça a été de plus en plus complexe
49:24et aujourd'hui
49:24il faut une habilitation
49:25pour consulter
49:26les fichiers
49:26d'antécédents judiciaires
49:28il ne faut pas se plaindre
49:29derrière
49:29qu'ils ne soient pas consultés
49:31par tous les policiers
49:31qui ont entre les mains
49:32ces affaires en premier lieu
49:34ou gendarmes
49:34Merci Charlotte Dornelas
49:36on va se demander
49:37avec l'invité
49:37est-ce qu'il s'agit
49:38d'un problème structurel ?
49:40Je vous demande
49:40de bien vouloir accueillir
49:42maintenant Marie Péraube
49:43journaliste réalisatrice
49:45elle travaille sur
49:45des affaires de viol
49:46de pédocriminalité
49:47depuis 25 ans
49:48Tariq Ramadan
49:49Depardieu
49:50Bruel
49:51encore Abstein
49:51vous venez de publier
49:53il y a une semaine
49:54chez Stock
49:54Les Insatiables
49:55Abstein
49:56la France
49:57et l'industrie de la mode
49:58ou comment la France
50:00a créé
50:00le système
50:01Abstein
50:02bienvenue
50:02c'est votre toute première
50:03sur CNews
50:04on est ravis
50:06face à l'info
50:06de vous accueillir
50:07vous qui avez donc
50:08travaillé sur ces sujets
50:10comment vous réagissez
50:11Marie Péraube
50:12lorsque vous voyez
50:13l'affaire Liana
50:14toute la famille
50:15Barrella
50:16que vient de dire
50:17que vient le dossier
50:18de la chronique de Charlotte
50:19qui serait donc impliquée
50:21dans des viols
50:22comment avancer
50:23selon vous
50:23et comment vous analysez ça ?
50:26Alors d'abord
50:26c'est vrai qu'il faut dire
50:27c'est extrêmement choquant
50:28qu'on ait travaillé
50:29sur ces affaires
50:30de violences sexuelles
50:31sur mineurs
50:32ou pas
50:33voilà on est tous
50:34extrêmement remués
50:35par cette affaire
50:37et je pense qu'aujourd'hui
50:38en France
50:38il n'est absolument pas normal
50:40qu'en 2017
50:41je crois que c'était
50:42la date de la première plainte
50:44déposée contre Jérôme Barrella
50:45en 2017
50:462024
50:472025
50:47quand il y a une plainte
50:49pour mineurs
50:50qui est déposée
50:51elle ne soit pas
50:52immédiatement suivie
50:53ou immédiatement
50:54ou mettons peut-être
50:55quelques mois après
50:56de l'audition
50:57du principal suspect
50:58et c'est vrai que les procédures
51:00sont souvent à l'arrêt
51:01c'est extrêmement compliqué
51:02et il faut comprendre
51:03que pour les victimes
51:05c'est un vrai chemin de croix
51:06c'est-à-dire qu'elles sont laissées
51:08dans une solitude totale
51:10absolue
51:11avec souvent
51:12on a vu au regard de cette affaire
51:13des maires de famille
51:15qui appellent le commissariat
51:16pour demander des nouvelles
51:17on leur dit
51:18ah mais non
51:18on ne peut rien vous dire madame
51:20rappelez plus tard
51:20nous n'avons pas le temps
51:22de traiter votre plainte
51:24mais ce qui est intéressant
51:25c'est qu'on a l'impression
51:27de découvrir
51:27un peu tout ça
51:28c'est toujours à la faveur
51:30d'un fait divers
51:30qui va bouleverser la France
51:32mais en fait
51:33c'est un problème systémique
51:35qui existe depuis
51:36extrêmement longtemps
51:37ce problème de prise en charge
51:39des victimes
51:40je ne sais pas si vous vous souvenez
51:41de l'affaire de l'école en bateau
51:43c'était un pédocriminel
51:45en fait
51:45une sorte de capitaine
51:47psychologue
51:47qui avait créé
51:49une école alternative
51:50et qui emmenait
51:50des enfants en mer
51:52pendant de nombreux mois
51:53et il se trouve en fait
51:55que c'était un repère
51:56de pédocriminels
51:58première plainte
51:59déposée par l'un de ses enfants
52:00devenu jeune adulte
52:021991
52:04condamnation
52:06des pédocriminels
52:07de cette affaire
52:07de l'école en bateau
52:08et encore
52:08il y a eu une condamnation
52:09donc on peut s'estimer heureux
52:112013
52:1122 ans
52:13d'errance
52:14pour les victimes
52:15de procédures
52:16voilà
52:17qui a été difficile
52:18de faire aboutir
52:18donc c'est un petit peu
52:20un serpent de mer
52:21en fait
52:21cette histoire
52:22de difficulté
52:23d'entendre les victimes
52:25est-ce que la France
52:26est particulièrement
52:27concernée par ce problème
52:28d'écoute des victimes
52:29et leur prise en charge
52:30vous qui travaillez
52:31sur ces dossiers
52:32depuis 25 ans
52:32alors
52:34oui
52:34je pense que oui
52:35il y a un problème spécial français
52:37je pense qu'il y a un problème
52:38spécifiquement français
52:39alors on a beaucoup parlé
52:41de culture du viol
52:42de la
52:42voilà
52:43d'un système qui est aussi
52:44très ancré
52:45patriarcal
52:46on sait par exemple
52:47que les anglo-saxons
52:48ou au Canada
52:49la prise en charge
52:51de la parole des victimes
52:52est beaucoup
52:53voilà
52:53ils ont vraiment travaillé
52:54autour de ça
52:55que ce soit les institutions
52:56judiciaires
52:56policières
52:57les victimes sont beaucoup
52:58plus écoutées là-bas
52:59mais il y a aussi ici
53:01je dirais
53:02comme un petit peu
53:03une forme de gêne
53:05autour de cette parole
53:07des victimes
53:07de gêne presque institutionnel
53:10quand on est une victime
53:11qu'on dépose plainte
53:12ou qu'on est une maman
53:14un papa
53:14un parent
53:15et qu'on dépose plainte
53:16pour notre enfant
53:17il y a tout de suite
53:17une sorte un petit peu
53:18de suspicion
53:20voilà
53:20c'est quelque chose
53:21qui est très ancré
53:22et très français
53:23qui est très français
53:24absolument
53:24et même si on
53:26Charlotte vous le savez aussi
53:27quand on
53:28parmi les avocats
53:29par exemple
53:29les avocats
53:30il y a quelque chose
53:31qui est très français
53:32c'est-à-dire que
53:32l'avocat de la défense
53:33c'est un avocat noble
53:36entre guillemets
53:37alors que les avocats
53:38de la partie civile
53:39des victimes
53:39c'est des avocats
53:40un petit peu
53:41qu'on va parfois
53:42un petit peu railler
53:43dans les tribunaux
53:44donc il y a
53:45cette culture
53:46quand même
53:47très française
53:47je dirais
53:48qui se refuse
53:50depuis des années
53:50à écouter la parole
53:52des victimes
53:52et on parle beaucoup
53:53de présomption d'innocence
53:54mais je pense
53:55qu'il faudrait
53:56peut-être aussi
53:57mettre en place
53:58une présomption
53:59on va dire
54:00de véracité
54:02en tout cas
54:03autour de ces victimes
54:04c'est intéressant
54:04parce que vous avez
54:05travaillé
54:06dans beaucoup
54:07de rédactions
54:08vous avez fait
54:09des documentaires
54:09vous avez travaillé
54:10sur des dossiers
54:10comme Tariq Ramadan
54:11Depardieu
54:12Bruel
54:13encore Epstein
54:13on voit ce livre
54:14qui est sorti
54:15il y a pile une semaine
54:16Les Insatiables
54:18chez Stock
54:18vous parlez de
54:19Jeffrey Epstein
54:20est-ce que c'est
54:21le monstre
54:22le pédocriminel américain
54:23qui fait un peu
54:24figure d'épouvantail
54:26pourquoi est-ce que
54:26vous êtes intéressé
54:27à cette question
54:28et puis surtout
54:29vous révélez
54:31dans ce livre
54:32le fait que
54:34les racines
54:35de son système
54:36sont bel et bien
54:37françaises
54:38Absolument
54:39c'est vrai que
54:39Jeffrey Epstein
54:40c'est facile
54:42de le haïr
54:42de le détester
54:43on va dire
54:44il est américain
54:45il est loin
54:45donc ça installe
54:46aussi une forme
54:46de distance
54:48et très vite
54:48en travaillant
54:49sur les Epstein Files
54:50je me suis rendu compte
54:51en fait qu'il était
54:52évidemment en lien
54:53avec la France
54:54avec Paris
54:55là où il avait
54:55son grand appartement
54:57son entre
54:58et qu'en fait
54:59il s'est infiltré
55:00il s'est glissé
55:01dans un système
55:02qui est purement
55:02made in France
55:03qui était un système
55:05mis en place
55:05depuis des décennies
55:06par les agents
55:07de mannequins français
55:08qui avaient créé
55:09un système
55:10d'exploitation sexuelle
55:11et ce qui est intéressant
55:12c'est que quand j'ai commencé
55:13à travailler là-dessus
55:13on m'a souvent dit
55:14ah mais oui
55:15mais c'était des mannequins
55:16elle se dénudait
55:17elle l'avait bien cherché
55:19on parle de jeunes filles
55:20de très jeunes filles
55:20parfois de 13, 14, 15 ans
55:22et du coup
55:24d'un système
55:25qui a été inventé
55:26par la France
55:27et Jeffrey Epstein
55:28qui s'est dit
55:28je vais me glisser
55:30dans ce système
55:31pour développer
55:32ma propre criminalité
55:34Les Insatiables
55:35Aléa
55:36absolument
55:36merci beaucoup
55:37pour votre regard spécifique
55:39merci pour votre première
55:40sur CNews
55:41et puis dans ce livre
55:43notamment
55:43l'ancien patron
55:44de l'agence élite
55:45parle pour la première fois
55:47donc c'est un livre
55:48passionnant
55:49restez avec nous
55:49puisqu'il n'y a qu'un pas
55:51avec la censure
55:52éventuelle
55:52Sébastien Lecornu
55:53à un an
55:55de la présidentielle
55:56veut protéger
55:57la vie politique française
55:58Mathieu Bocoté
55:59de l'ingérence étrangère
56:02il a rassemblé
56:03dans la volonté
56:05de mener
56:06une commune démarche
56:08plusieurs parties
56:09mais peut-être
56:10qu'il faut prendre
56:10un peu de recul
56:11et voir ce qu'il appelle
56:12lui
56:12peut-être
56:13l'ingérence étrangère
56:14le point de repère
56:15pour Sébastien Lecornu
56:16c'est le rôle
56:16de puissance étrangère
56:17apparemment
56:18dans les élections municipales
56:19qu'on ne contestera pas
56:20fondamentalement
56:20révoilons les choses ainsi
56:22l'instrumentalisation
56:23par des pays étrangers
56:24de leur diaspora
56:25en France
56:26ça c'est un vrai
56:27vrai vrai sujet
56:28le problème
56:29avec cette proposition
56:30il y en a plusieurs
56:31en Algérie
56:31le Maroc
56:32la Turquie
56:34selon les circonstances
56:35le problème
56:36il est suivant
56:37au nom de
56:38la question
56:39de l'ingérence étrangère
56:40est très souvent
56:40instrumentalisée
56:42aujourd'hui
56:42pour expliquer
56:44immédiatement
56:44tout dérèglement
56:45de la société
56:46en expliquant
56:47c'est la faute
56:47aux Russes
56:48aux Américains
56:49aux Chinois
56:50quand s'est-ce
56:50et sur ces dernières années
56:52je vous donne
56:52quelques exemples
56:53le Brexit
56:54le Brexit
56:55en Bretagne
56:56qu'est-ce qu'on nous a dit
56:56c'est le coup
56:57de Steve Bannon
56:58le coup des Américains
56:59Trump
56:59un
57:00le coup des Russes
57:02les gilets jaunes
57:03ça c'était encore
57:03les Russes
57:04la montée des populismes
57:05en Europe
57:06ce serait le double jeu
57:07des Russes
57:08et des Américains
57:09la victoire anticipée
57:10du populisme en Roumanie
57:11ça c'était le coup
57:12des Russes
57:12encore une fois
57:13l'AFD en Allemagne
57:14c'est plutôt
57:14le coup des Chinois
57:15un peu
57:16donc là
57:16je ne dis pas
57:17encore une fois
57:17que la Russie
57:18la Chine
57:18les États-Unis
57:19ne cherchent pas
57:20à agir
57:21sur nos pays
57:23tous les pays
57:24finissent par s'ingérer
57:25d'une manière ou de l'autre
57:26il y a des pays
57:26qui font des gérances
57:27dont on ne parle jamais
57:27bien sûr
57:28ce que je dis
57:29dans les circonstances
57:30c'est que nos sociétés
57:31connaissent des dérèglements
57:33intérieurs
57:33par elles-mêmes
57:34la crise migratoire
57:35c'est un vrai problème
57:35la crise de la représentation
57:37démocratique
57:37c'est un vrai problème
57:38la crise du gouvernement
57:39des juges
57:39c'est un vrai problème
57:40le sentiment de non-représentation
57:42qu'ont tant et tant
57:43de Français
57:43dans la vie publique
57:44c'est un vrai problème
57:45ce n'est pas
57:46le coup de je ne sais quelle
57:47puissance étrangère
57:47qui a mis dans la tête
57:48des Français
57:53entélant amoureux
57:54au bloc central
57:55qui ne demanderait
57:55qu'à être embrassé
57:56non
57:57il se peut que les Français
57:58par eux-mêmes
57:59soient critiques
58:00envers ce qu'on a fait
58:00de leur société
58:02de leur gouvernement
58:03et que ça ne s'explique pas
58:04immédiatement
58:04par la puissance étrangère
58:05ce que je redoute
58:06et je terminerai avec ça
58:07c'est qu'on prenne prétexte
58:08de la notion
58:09d'ingérence étrangère
58:10pour disqualifier
58:11toutes les oppositions intérieures
58:12pour disqualifier
58:13toute remise en question
58:14du bilan de nos élites
58:15je vois derrière cela
58:16un peu de ruse politique
58:17on disqualifie
58:18et beaucoup de paresse mentale
58:19pour ne pas voir
58:20comment bien les gens
58:21contestent aujourd'hui
58:22ce qu'on a fait
58:23de nos sociétés
58:23sans avoir besoin
58:24de l'œil de Washington
58:26de Moscou
58:27de Pékin
58:27ou d'Alger
58:28il est possible
58:29d'être critique
58:29de cette société
58:30sans passer par le détour
58:31d'une puissance étrangère
58:33sommes-nous suffisamment
58:34intelligents
58:35pour le comprendre
58:35je crois que le commun
58:37est mortelé
58:38merci beaucoup
58:39Mathieu Beaucoté
58:40merci à tous
58:41merci Marie-Pirobe
58:42pour cette première
58:43avec nous
58:43excellente fin de soirée
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