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  • il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Un débat politique maintenant qui va nous ramener, bien évidemment on va évoquer ces affaires,
00:04mais d'abord la perspective de 2027, avec ce que disait Bruno Retailleau hier,
00:08l'ancien ministre de l'Intérieur, à propos de Jean-Luc Mélenchon.
00:12On va en débat dans un instant avec Charles Consigny et le député Léfi Goubernalis 6,
00:16mais Bruno Retailleau craint plus que tout Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui.
00:21Monsieur Mélenchon est un vrai danger pour la République, et ce sera mon premier adversaire.
00:27La Nouvelle France de M. Mélenchon, c'est une France racialisée.
00:32Vous savez quand il parle à Toulouse, tout blanc, tout moche,
00:36quand ses sbires et ma sannes interprètent et analysent les faits de société,
00:42les liens sociaux à travers la couleur de peau,
00:45je me dis que le premier racialiste de France, c'est M. Mélenchon.
00:49Quand on parle de créolisation...
00:50Mais Mélenchon, c'est Pierre Cibardella ?
00:52Pour vous ? Pour moi, oui.
00:57Bonsoir Charles Consigny.
00:58Bonsoir.
00:59Bonsoir M. le député Bernalis 6.
01:00Bonsoir.
01:01Il craint davantage Jean-Luc Mélenchon que Bardella, Bruno Retailleau.
01:05Il a raison, puisqu'on va gagner.
01:06Il dit que c'est un candidat racialiste.
01:08Oui, oui.
01:08Bon, lui parlait des Français comme étant des Français de papier
01:11pour ceux qui avaient été naturalisés.
01:14Donc, moi je préfère un candidat à l'élection présidentielle
01:17qui considère la France telle qu'elle est,
01:19plutôt qu'un candidat...
01:20Non, il dit qu'il y a une nouvelle France,
01:21donc ce n'est pas la France telle qu'elle est,
01:22il y a une nouvelle France.
01:23Oui, elle est nouvelle, mais c'est celle qu'elle a dit.
01:26Et l'ancienne, on en fait quoi alors ?
01:27En fait, l'ancienne, vous savez que chaque année qui passe,
01:30c'est une nouvelle année.
01:32Vous voyez ce que je veux dire ?
01:33Donc, chaque nouvelle génération est une nouvelle France en soi.
01:36C'est juste ça qu'on dit.
01:37C'est juste que le renouvellement générationnel
01:39et les mouvements migratoires en font partie.
01:41Mais le renouvellement générationnel suffit à lui-même.
01:43Vous êtes les premiers sur votre plateau télé
01:45à parler des générations X, Z, Y, Alpha,
01:47en disant, regardez ces nouvelles modes, oh mon Dieu,
01:50qui n'ont rien à voir avec la couleur de peau,
01:52la religion, quoi que ce soit.
01:53Donc, il faut appréhender la France dans ses évolutions
01:55telles qu'elles sont globalement.
01:57Et c'est là où c'est marrant,
01:59c'est que ce concept de nouvelle France,
02:00d'ailleurs, ce n'est pas nous qui l'avons inventé par ailleurs,
02:02mais surtout, M. Retailleau, lui,
02:07et comme il est obsédé de la race, comme on peut le dire,
02:10du coup, il ne voit ce concept de nouvelle France
02:12que sous cet angle-là.
02:13C'est son seul prisme d'analyse.
02:15Parce que lui, il rêve d'une France éternelle,
02:17il pense qu'il y a un problème avec les Français de papier.
02:19Il a tenu des propos qui sont xénophobes
02:21et qui confèrent au racisme dans certains cadres.
02:25Donc, je veux dire, c'est le même ministre Retailleau
02:28qui s'est glorifié d'une baisse du nombre
02:32de naturalisations de notre pays.
02:34Mais c'est quand même lunaire,
02:34on devrait être content que des gens veuillent être naturalisés.
02:37Comment on peut s'enorgueillir d'un constat pareil ?
02:39Qui parle des titres de séjour des OQTS ?
02:41Je peux encore le comprendre, de son point de vue,
02:42je veux dire, dans son analyse.
02:43Mais les naturalisations, franchement, franchement...
02:47Donc, il a raison d'avoir peur, M. Retailleau.
02:49Parce que vous allez gagner.
02:50Parce qu'on va gagner, exactement.
02:52Jean-Luc Mélenchon ne rend pas au marche-pied pour l'ORN, Consigny ?
02:56Plutôt marche-pied quand même.
02:58Parce que s'il y a un candidat contre lequel
03:01Jordan Bardella est à peu près certain de gagner,
03:04c'est quand même Mélenchon.
03:06Vous ne pouvez pas dire ça, M. Consigny.
03:08Vous ne pouvez pas dire ça.
03:09C'est ce que disent en tout cas les sondages.
03:10D'accord, mais vous, vous ne pouvez pas le dire.
03:12Pourquoi ?
03:12Vous avez voté pour qui au deuxième tour ?
03:14Non, mais ce n'est pas la question.
03:15Mais moi, je vous pose la question.
03:17Mais moi, je refuse de me projeter dans cette configuration.
03:19Ah bon ?
03:20Vous n'avez pas d'avis entre l'extrême droite
03:22et ce que nous représentons ?
03:24Vous représentez la ruine du pays, si vous voulez.
03:26Donc, entre l'autoritarisme et la ruine, je ne sais pas ce qu'il veut.
03:31Mais la ruine, c'est-à-dire à quel titre ?
03:32Vous parlez d'article économique ?
03:33Oui, je pense que si on applique votre programme,
03:37ce qu'on fait déjà un peu pour notre plus grand perte...
03:41Alors, il faudra me donner les arguments, parce que je ne les ai pas.
03:44On est le pays le plus fiscalisé du monde, par exemple.
03:46C'est un peu votre programme.
03:47C'est un peu votre programme.
03:48On est déjà dans le collectivisme, en réalité.
03:50On a fait la sécurité sociale en 1945, c'est vrai.
03:53Oui, oui, la bondeux, la sécurité sociale.
03:54La retraite à 60 ans aussi.
03:56C'est dans votre programme.
03:58C'est la sécurité sociale.
03:59Moi, je ne veux pas me projeter dans cette configuration.
04:02Et en revanche, ceux qui s'y projettent du plus qu'ils peuvent,
04:07c'est le Rassemblement National, qui effectivement n'ont qu'une envie.
04:10C'est d'avoir Jean-Luc Mélenchon contre eux au second tour.
04:12Je vais vous dire.
04:13Je pense même que Jordan Bardella refuserait de débattre avec Mélenchon au second tour
04:17en arguant qu'on ne débat pas avec les extrêmes et qu'on les combat.
04:20Ils ont déjà leur élément de langage pour singer Chirac.
04:24Oui, parce que vous comme moi, nous savons qu'ils perdraient à plate couture ce genre de débat.
04:29Sans doute serait-il ridiculisé, mais on n'en sait rien.
04:31Vous savez, il ne faut pas préjuger.
04:33Moi, j'ai déjà débattu avec Jean-Luc Mélenchon.
04:35Je vous invite à regarder le replay si vous avez vu le second.
04:37Je l'ai vu, ne vous inquiétez pas.
04:38Je n'ai pas du tout été ridiculisé.
04:40Et pourtant, j'ai fait trois débats avec lui.
04:42Donc, je pense que Bardella peut en faire aussi.
04:44Il ne faut pas non plus trop bomber le torse du côté de la France insoumise.
04:48Mais quand on pose la question, on ne rend pas au marche-pied pour l'ERN.
04:52C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand les sondages sondent un scénario
04:56qui, pour l'instant, d'ailleurs, est un scénario un peu virtuel
04:59puisque Jean-Luc Mélenchon, à priori, ne se qualifie pas pour le second tour.
05:02Pour le moment, c'est plutôt Édouard Philippe face à Bardella ou Marine Le Pen.
05:05Les derniers sondages, il y a quand même eu quelques combinaisons
05:07qui nous amenaient au second tour.
05:08Oui, alors c'est des combinaisons très compliquées
05:10où il y a en gros plusieurs candidats du bloc central
05:12qui fait baisser automatiquement.
05:14Bon, bref.
05:14Non, non, pour le coup, non, j'ai désolé.
05:16Mais si jamais il y a Mélenchon-Bardella,
05:18pour l'instant, Bardella gagne à plate couture.
05:20C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a l'impression que le front républicain
05:22peut s'inverser et Jean-Luc Mélenchon peut être victime de ce front républicain.
05:27Écoutez, moi, je n'y crois absolument pas
05:29puisque le même scénario nous avait été vendu lors de la dissolution
05:32dans l'entre-deux-tours, entre le premier et le deuxième tour.
05:35Le RN devait gagner dans tous les cas de figure
05:38parce que nous étions des repoussoirs,
05:40parce que le NFP était fait sous la roue de Mélenchon et de la France Insoumise.
05:43Et vous vous souvenez du résultat, au mépris des sondages.
05:46Parce que ce qui est intéressant, quand vous parlez, cher M. Consigny,
05:51en disant que nous sommes le marche-pied du Rassemblement national,
05:54votre seul argument, c'est un argument tactique,
05:59d'après les sondages, de ce que ça donnerait au deuxième tour.
06:01Mais si nous en venons sur le fond, j'espère que vous ne soutenez pas.
06:04C'est pour ça que je vous ai amené sur ce terrain-là tout à l'heure.
06:06J'espère que vous ne soutenez pas que c'est la même chose,
06:09le programme de Jean-Luc Mélenchon et celui de Jordan Bardella.
06:13Pire encore, j'espère que vous ne soutenez pas
06:14que nos propositions programmatiques puissent aider
06:17le Rassemblement national en tant que tel,
06:19puisqu'elles sont, dans bien des cas, diamétralement opposées.
06:22– Mais pas du tout, c'est les mêmes sur beaucoup de sujets,
06:26sur l'économique et le social.
06:28– Ah oui, faites-moi, faites-moi rire.
06:30– La retraite à 60 ans, elle est dans les deux programmes.
06:32– Ah pas du tout.
06:33– Ah bah tout à fait, j'invite nos téléspectateurs.
06:36Alors le RN, ils ont juste changé, je crois que c'est l'année dernière,
06:39ils sont passés à 62 ans.
06:40– Ah et même là, Bardella a annoncé 64,
06:43c'est le gros changement qu'ils ont fait.
06:44– Et là, là, c'est une divergence avec Marine Le Pen.
06:47– Allez voir, allez voir sur le site du Rassemblement national.
06:50– Mais ça, j'en ai 60 ans pour tout le monde et pour tous.
06:52– Qu'est-ce qu'elle dit, Mme Le Pen,
06:54quand on lui dit, est-ce qu'il faut réduire le nombre de fonctionnaires ?
06:57Elle dit, ah non, ça, ça ne m'intéresse pas,
06:59ça, c'est des trucs de droite.
07:00– Mais ce n'est pas vrai ?
07:01– Encore un point commun avec le programme de la France insoumise.
07:04– Monsieur Consigny, un peu de sérieux,
07:06vous avez vu ce qui s'est passé, l'examen du budget précédent,
07:09le Rassemblement national a proposé un contre-budget,
07:11là, quand il s'agissait, là, le dernier budget,
07:13quand il s'agissait d'éponger les créances de la France
07:17et la dette de la France.
07:19Vous savez qu'ils ont gardé et conservé dans leur contre-projet
07:22100% des suppressions de postes qui étaient prévues
07:24par les macronistes dans tous les ministères.
07:26Et qu'ils ont eu des propos très durs,
07:27ce qui a eu des propos très durs sur les fonctionnaires
07:30et les administrations dans toutes les administrations,
07:32en disant que c'était là la principale source d'économie.
07:35– Oui, ils ont raison.
07:36– D'accord, mais vous ne pouvez pas dire
07:37qu'ils proposent la même chose que nous.
07:39– Marine Le Pen ne veut pas qu'on lui parle
07:42de réduction du nombre de fonctionnaires, c'est tout.
07:46Pour moi, vous avez le même programme
07:48sur les questions économiques et sociales.
07:49– Bon, comme ils ne sont pas là…
07:51– Moi, je suis là.
07:52– Non, mais je vous donne des éléments concrets
07:53de prise de position dans le débat public.
07:55– Le débat, il ne faut pas savoir si vous ressemblez au RN,
07:57c'est ce que je veux dire.
07:57– Ce que je veux dire, là, on est dans un…
07:59– Les extrêmes se rejoignent dans un moment…
08:01– Mais c'est forcé, parce que vous avez du mal
08:03à trouver des arguments.
08:03Parce que sur la sécurité sociale,
08:05eux sont pour baisser, par exemple, augmenter le SMIC.
08:07Par exemple, vous pouvez dire,
08:07« Ah, tous les deux, vous voulez augmenter le SMIC,
08:09Rassemblement National, la France Insoumise. »
08:11Sauf que la France Insoumise,
08:13c'est une augmentation du SMIC brut.
08:14– En parlant de sécurité, là.
08:15– Et le Rassemblement National,
08:17c'est une augmentation du SMIC net
08:18en diminuant la part de cotisations sociales
08:20et donc en appauvrissant de la sécurité sociale.
08:22– Bah oui, parce qu'il y a une grosse différence
08:24entre le brut et le net, malheureusement.
08:25– Mais oui, mais oui !
08:26– Il y a une grosse différence entre l'URN
08:28et la France Insoumise.
08:29– À cause des gens comme vous.
08:29– Alors, puisqu'on parle de l'actualité,
08:32l'actualité du moment, c'est l'insécurité.
08:34Voilà le sondage de la confiance en la justice.
08:37BFMTV, justement, qui pose la question aux Français
08:39de savoir en qui ils ont confiance
08:42pour améliorer tout ce qui est sécurité et justice.
08:45Jordan Bardella, 38, Marine Le Pen, 37,
08:47Jean-Luc Mélenchon, 18.
08:49Là, c'est peut-être un sujet sur lequel
08:51vous êtes en déficit.
08:52Vous êtes 15e sur la sécurité,
08:54M. Bernalissi.
08:55– Et aujourd'hui, on parle beaucoup,
08:56notamment la sécurité de nos enfants,
08:58la sécurité des femmes.
08:59– Oui, oui.
09:00– Et cette justice qui inquiète…
09:03– Oui, oui.
09:04Non, c'est vrai, mais les journalistes non plus,
09:06ils n'ont pas confiance, les Français,
09:07quand on regarde les mêmes sondages,
09:08encore moins que la justice.
09:09Donc, bon, t'as relativisé dans une certaine…
09:12– On ne se présente pas l'élection présidentielle.
09:14– Bah, justement.
09:14– Et on n'aura pas la justice.
09:16– Pourquoi vous ne le faites pas ?
09:16Vous perdriez, donc c'est quand même
09:18assez désagréable, évidemment.
09:20Donc, vous ne le faites pas, vous avez bien raison.
09:22Toujours est-il que nous sommes 15e,
09:24mais ce n'est pas ça qui m'intéresse, moi.
09:25Si aujourd'hui, parce que je suis sur ce plateau télé,
09:27les gens peuvent se dire
09:28« Mais en fait, ils proposent quoi, Jean-Luc Mélenchon,
09:30sur la sécurité et sur la justice ? »
09:31qu'ils puissent découvrir que, déjà, depuis 2017,
09:34nous avons un programme qui s'appelle
09:35« L'Avenir en commun »,
09:35dans lequel il y a des passages qui concernent la justice…
09:37– On est désarmé à la police, par exemple.
09:38– Attendez, attendez, la justice et la sécurité,
09:40et que nous avons des livrets thématiques.
09:42Moi, j'ai un peu supervisé celui sur la justice
09:44et celui sur la sûreté, la sécurité,
09:47déjà en 2017, puis en 2022.
09:49Et je pense que nous sommes la seule organisation politique
09:51à avoir produit du contenu aussi précis et aussi détaillé,
09:54sur lequel on peut débattre et discuter
09:56et dire « On est d'accord, on n'est pas d'accord ».
09:57Les autres, c'est en fonction des mois, des circonstances,
10:00des actualités, ils ont une trouvaille, une idée, etc.
10:02– Vous n'avez pas convaincu les Français sur ces sujets.
10:03– D'accord, mais vous allez nous y aider.
10:06– Par exemple, le désarmement de la police,
10:08c'est quelque chose qui interroge.
10:09– Bien sûr, et tant mieux si ça interroge.
10:12Mais l'armement interroge lui aussi.
10:14– Peut-être moins.
10:15– Oui, peut-être moins, je ne sais pas.
10:17– Moins de caméras, notamment.
10:18– Je ne sais pas, parce que quand vous voyez
10:20l'augmentation significative du nombre de suicides
10:22dans la police, y compris police municipale,
10:24par l'arme à feu portée par les policiers
10:27et les policiers, oui, ça interroge de savoir
10:28si on distribue davantage d'armes.
10:30Vous voyez, c'est une manière d'appréhender le sujet.
10:32– C'est ça votre argument.
10:33– Je ne sais pas si on est…
10:35Je ne sais pas si on est…
10:38Si vous souhaitez vraiment débattre
10:40de sujets sérieux,
10:41ou si c'est un happening…
10:45Je ne sais pas comment vous dire,
10:46je suis déconcerté par vos arguments.
10:49Soit vous voulez que Mélenchon soit président,
10:51et dans ces cas-là, il faut quand même rassurer
10:54les électeurs potentiels
10:55sur ses capacités à le faire.
10:57Soit en fait, ça reste au stade militant
11:00et on n'aborde pas sérieusement les sujets,
11:03vous ne rassurerez personne.
11:05– Attendez, c'est très sérieux
11:06notre histoire de désarmement.
11:08Je ne veux pas esquiver le sujet
11:09et le débat sur ce sujet.
11:10Regardez ce qui s'est passé au final
11:11de la Ligue des champions.
11:13Il y a un gamin qui a perdu un œil.
11:14– Qu'est-ce que vous auriez fait ?
11:15– Qu'est-ce que vous auriez fait ?
11:16– Pour prévenir les violences,
11:18qu'est-ce que vous auriez fait ?
11:18– Eh bien, justement,
11:20pas de LBD, pas d'œil perdu.
11:21– Non, mais c'est assez simple.
11:23– Non, mais voilà, c'est très intéressant
11:25parce que…
11:25– Donc, ce n'est pas une proposition
11:26déconnectée du LBD ?
11:28– Le LBD 40,
11:29qui est donc cette espèce de flashball
11:31qu'utilisent les policiers,
11:32tout le monde sait maintenant ce que c'est,
11:34ça a éborgné notamment
11:34beaucoup de gilets jaunes.
11:36– Tout à fait.
11:36– Moi, ça fait longtemps
11:37que je considère qu'il faudrait
11:39supprimer ce truc
11:39– Bon, vous êtes d'accord.
11:40– qui me paraît très dangereux.
11:41En revanche,
11:42ce que je trouve très intéressant,
11:44c'est que vous prétendez
11:46rétablir la sécurité en France,
11:47je ne sais pas d'ailleurs
11:48si c'est vraiment un objectif,
11:49je n'ai pas entendu en tout cas
11:50dans le discours de Mélenchon,
11:51je n'ai pas entendu
11:52un très long passage sur le sujet.
11:54– Mais bon…
11:55– Mais il n'est très peu vous,
11:55il y a eu un passage sur le sujet,
11:57tout aussi long que les autres passages.
11:58– Ce n'était pas au cœur,
11:59disons qu'au cœur de son projet,
12:01il n'y a pas de rétablissement
12:01de la sécurité en France.
12:03– Si, la sécurité sociale.
12:04– Oui, d'accord.
12:05– Oui, vous pouvez dire d'accord,
12:06mais ça compte aussi.
12:07– Oui, Philippine et Lola,
12:08elles seront contentes
12:09qu'on rétablisse la sécurité sociale.
12:11– Ah, là, là, là.
12:11– Ça, c'est des magots, ça.
12:12– Excusez-moi, non,
12:13ce n'est pas des magots.
12:13– Ah, non, vous voyez,
12:15ce sont des drames
12:15qui ont traumatisé les Français
12:17à très juste raison.
12:18– Mais bien sûr.
12:18– Parce que dans les deux cas,
12:19c'était des faillites de l'État
12:20et c'était l'aveuglement idéologique
12:22de générations d'hommes politiques
12:23comme vous
12:24qui refusent de s'attaquer
12:25au vrai sujet.
12:26Et ça, ça aboutit à des drames.
12:27– On va y arriver après
12:28sur ces sujets.
12:29– Moi, ce que je pense,
12:30c'est que typiquement,
12:31sur la finale de la Ligue des Champions,
12:32on a vu,
12:33ce qui s'apparente
12:34à des émeutes quand même,
12:36en France,
12:36en tout cas à Paris
12:37et dans d'autres endroits
12:38du pays.
12:39– 1971, il y a été concerné.
12:40– Et on a eu ensuite,
12:40de manière assez stupéfiante,
12:42toute une rhétorique de gauche
12:43qui a incriminé
12:44le maintien de l'ordre.
12:45C'était exceptionnel.
12:46On nous a expliqué
12:47que c'était au fond
12:49à cause des policiers
12:50qu'il y avait eu
12:51des débordements
12:53dans ces manifestations.
12:55Que donc,
12:55les tirs de mortiers,
12:56c'était les policiers,
12:57les voitures brûlées,
12:59c'était les policiers
13:00et la mise à sac
13:02de magasins,
13:03c'était les policiers.
13:04Bah, excusez-moi,
13:06non.
13:06Il y a un moment,
13:07il faut arrêter
13:07d'inverser les choses.
13:08Et c'est là,
13:08je trouve curieux d'ailleurs
13:10que vous soyez si peu sérieux.
13:12Je ne sais pas qui
13:13vous essayez de convaincre
13:14par ce type de discours,
13:16mais je pense
13:16qu'ils se heurtent
13:17au mur du réel.
13:18– Vous, ça va être compliqué.
13:19Juste pour vous redire,
13:20parce que sur les questions
13:21de sécurité et sur justice,
13:23juste pour résumer
13:23en quelques points.
13:25Déjà, nous sommes
13:26pour le rétablissement
13:26d'une police de proximité
13:27dans le pays,
13:28qui a été supprimée
13:29par Nicolas Sarkozy
13:30et dont tout le monde dit,
13:31même le secrétaire général
13:32du syndicat
13:33des commissaires de police
13:36de la police de proximité.
13:37D'accord, tout le monde est pour,
13:38sauf qu'il y a 10 ans,
13:39quand on le proposait,
13:40on disait,
13:41ah, la gauche laxiste
13:42veut remettre en place
13:42la police de proximité.
13:43– Ça s'appelle
13:43la police municipale
13:44aujourd'hui,
13:45la police de proximité.
13:45– Non, non, non,
13:47elle a des aspects de proximité,
13:48mais ce n'est pas
13:49la police de proximité
13:50telle qu'elle était prévue.
13:51– Mais ça veut dire quoi
13:51la police de proximité ?
13:52– Mais sans armes,
13:53alors, avec des éducateurs.
13:54– Sans armes létales,
13:55mais pas sans armes.
13:56– Parce que le maire
13:56de Saint-Louis,
13:57il a désarmé la police.
14:06– Ils ont démissionné,
14:07donc ça va être compliqué.
14:08– C'est pas vrai,
14:08mais bon, c'est pas ça.
14:09– Allez-y,
14:10si on est obligé
14:11de passer sur chaque fake news
14:12à chaque fois,
14:12on ne va pas s'en sortir.
14:13Mais toujours,
14:13c'est que police de proximité,
14:15sur la police judiciaire,
14:16il faut renforcer drastiquement
14:18la police judiciaire,
14:19revenir sur la réforme
14:20de la départementalisation
14:20de Darmanin
14:21qui a fini de tuer
14:22la police judiciaire,
14:23remettre en place
14:23un concours dédié,
14:24un corps dédié
14:25d'enquêteurs et d'inspecteurs,
14:26c'est-à-dire revenir
14:27à avant 1995.
14:28Ok, ça nous renvoie
14:29un peu loin, certes,
14:30mais on a bossé le sujet.
14:31Maintenant,
14:31tous les syndicats de police
14:32sont sur cette position-là.
14:34Alors, bien sûr,
14:35ça ne faisait pas bon
14:35le droit de garder
14:35la position de la France insoumise.
14:37– Allons sur les vrais sujets,
14:38monsieur Bernal.
14:39– Mais ce n'est pas
14:39des vrais sujets,
14:40la police judiciaire,
14:41sur les vrais sujets.
14:42– Est-ce que, d'abord,
14:44j'ai deux questions pour vous.
14:45Un, est-ce que vous êtes prêt
14:47à renier sur certaines dépenses publiques,
14:49je pense notamment
14:49aux dépenses sociales.
14:51La protection sociale
14:52coûte 650 milliards d'euros par an,
14:54la justice a 10 milliards d'euros
14:55de budget.
14:55Est-ce que vous êtes prêt
14:57à transférer...
14:57– Encore, justice,
14:58il y a la pénitentiaire dedans.
14:59– Est-ce que...
14:59– Ben oui,
15:0010 milliards d'euros de budget.
15:01– Non, mais c'est...
15:01Parce que souvent,
15:02quand on dit justice,
15:03les gens voient tribunaux.
15:03– Non, non, mais...
15:04– D'accord, mais...
15:05– Donc, 10 milliards
15:05contre 650 milliards
15:07pour la protection sociale.
15:08Est-ce que, par exemple,
15:09vous êtes prêt à...
15:09– Vous pouvez me comparer
15:10au budget du ministère de l'Intérieur,
15:11la justice intérieure, si vous voulez.
15:12– Est-ce qu'on peut en prendre
15:1310 sur les 650
15:14et les transférer
15:17sur la justice ?
15:18Suggestion.
15:19– Deuxième question.
15:20– Alors, je vais vous répondre
15:20tout de suite.
15:21– Non, mais deuxième question.
15:22– Non, non, non, non.
15:22– Il va répondre tout de suite.
15:23– Et après,
15:23tu vas prendre la deuxième question.
15:24– Bon, d'accord, d'accord.
15:25Allez-y.
15:25– Alors, les 10 milliards,
15:26oui, on les prend,
15:26mais pas là.
15:27On les prendra
15:28à M. Bernard Arnault
15:29et ses amis.
15:30– Oui, oui, tout simplement.
15:31– C'est marrant,
15:31mais en fait,
15:32il suffit d'appeler sur des boutons
15:33et puis on a les réponses.
15:34– Mais c'est marrant
15:35parce que les riches...
15:36– C'est une constante
15:36dans notre programme.
15:39– Oui, mais la taxe du mal,
15:50c'est qu'il y a zéro pragmatisme
15:54puisque vous voulez encore
15:55prendre sur les riches
15:56alors que vous voulez
15:57prendre sur les riches aussi.
15:58– Ils n'ont jamais été aussi riches.
15:59– Oui, mais vous voulez
16:00les mettre à contribution
16:01pour tous les postes de dépense
16:02où on a un problème.
16:03– C'est loin de la sécurité
16:03de la justice.
16:04– Les retraites, la justice,
16:06la santé,
16:06c'est les riches
16:07qui doivent tout se payer.
16:08Deuxième question
16:09qui va vous faire hurler
16:10mais qui, moi, m'intéresse
16:11parce que ça montre
16:12que vous ne vous attaquez pas
16:14au vrai sujet.
16:1525% des détenus
16:16sont de nationalité étrangère.
16:18Il suffit de se rendre
16:20dans un tribunal
16:20ou une cour d'assises
16:22ou n'importe quel commissariat
16:23en France
16:23pour s'apercevoir
16:24qu'il y a une surreprésentation
16:26malheureusement
16:26et on peut s'interroger
16:28indéfiniment sur les causes
16:29de personnes étrangères
16:31ou de personnes étrangères.
16:32– Allons-y,
16:32venons sur les causes.
16:33– Est-ce que vous êtes
16:33pour la réduction
16:34de l'immigration en France ?
16:36Est-ce que vous êtes
16:37pour la réduction
16:37de l'immigration en France
16:39parce qu'elle a un impact
16:40notamment sur la sécurité
16:42des Français ?
16:42– Alors un, c'est faux.
16:44Il n'y a pas de corrélation
16:45entre l'immigration
16:46et la sécurité.
16:46– Non, non, non,
16:47c'est vous qui faites
16:48une construction comme celle-là
16:49et les 25% disent plus
16:50des biais et du racisme
16:52systémique de la police
16:52que d'autres choses.
16:53Et vous connaissez déjà
16:54la réponse à la question
16:55que vous posiez
16:56puisque vous voulez
16:56que je vous dise ça
16:57et je vous le dis
16:57parce que c'est le cas.
16:58– Non, non, j'espérais
16:58que vous ne soyez plus…
17:00– Réponse de M. Bernal.
17:01– Qui dit ça ?
17:02Pas Hugo Bernal ici ?
17:04Ce n'est pas moi.
17:04Moi, je le soutiens évidemment
17:06mais c'est les sciences humaines
17:07et sociales
17:08qui ont documenté
17:09les raisons pour lesquelles
17:09on a cette production-là
17:11de délinquance
17:13et ensuite d'incarcération.
17:14Et vous le savez aussi bien
17:15que moi, M. Consigny
17:16parce que vous êtes très soucieux
17:17de regarder comment ça fonctionne.
17:19– Non, non, non,
17:20peu importe qu'ils soient
17:20en télétravail ou sur le terrain.
17:21– Vous savez,
17:22il y a des sociologues
17:22qui vont en prison.
17:23– J'ai mon expérience d'avocat
17:24donc j'ai l'expérience du réel,
17:26c'est tout.
17:26Mais je pense que les Français
17:27ont la même.
17:28– D'accord, pas sûr.
17:29– Mais c'est intéressant quand même.
17:31Il n'y a pas une solution
17:32de bonne foi.
17:32– Mais il n'y a que des…
17:33– Sur aucun sujet.
17:43– C'est pas vrai
17:44qu'on fait correctement son travail
17:45et que les surveillants
17:46sont respectés
17:47avec 5 000 personnes
17:48au sol.
17:49– 25% de détenus étrangers.
17:50– Vous pouvez même
17:51vouloir construire
17:52des places de prison,
17:52c'est impossible
17:53dans le temps imparti.
17:54Donc il est temps
17:54de faire un mécanisme
17:55de régulation carcérale.
17:56– C'est-à-dire quoi ?
17:57C'est sortir des gens de prison ?
17:58– C'est qu'à chaque fois
17:59que quelqu'un doit entrer,
18:00on fait sortir celui
18:00qui était le plus proche
18:01de la sortie plus rapidement.
18:02C'est ce qu'on a fait
18:03pendant le Covid.
18:03La France est-elle à feu
18:04à 100 post-Covid ?
18:06– Non, pas du tout.
18:07Donc à un moment donné,
18:07il faut être sérieux
18:08et pragmatique,
18:09M. Consigny,
18:10et efficace.
18:10– Merci beaucoup.
18:11– Merci M. le député Bernalissis.
18:13Merci Charles Consigny.
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