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  • il y a 3 heures
Après le succès de "L'amour c'est surcoté", Mourad Winter revient avec un nouveau film "Une Famille de Bâtards" sur Prime Video.

Retrouvez "À la régulière" sur France Inter et sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/a-la-reguliere

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Transcription
00:11Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans La Régulière, l'émission de Toutes les Cultures.
00:14Notre invité ce soir, Mourad Winter, a commencé dans les cuisines du Paname.
00:18Il a écrit pour des humoristes, pour la télévision, il a fait du stand-up,
00:21puis il a sorti un premier roman devenu culte, l'amour s'est surcoté.
00:24Depuis, il réalise ses films lui-même, il développe des séries, il écrit pour le cinéma,
00:27notamment le prochain film de Romain Gavrars, il revient avec un nouveau film sur Prime Vidéo,
00:31Une famille de bâtards, une histoire de famille, de barres PMU, de magouilles, d'héritage affectif,
00:36de demi-frères et de demi-sœurs dans un Paris de la fin des années 90,
00:39on va en parler jusqu'à 23h, Mourad Winter est avec nous, à La Régulière.
00:43France Inter, à La Régulière, Medimizing.
00:55Mais mon père, tu m'as dit qu'il était mort.
00:57Eh oh, l'Arziz !
00:58Bonjour, vous êtes qui ?
00:59Son fils.
01:00Ouais, ça nous fait un point commun, là.
01:01Théoriquement, je suis ta sœur, en fait.
01:02Ça s'arrête quand, tout ça, là ?
01:03J'ai aussi une sœur.
01:04T'es qui toi, en fait ?
01:05Il a baisé, papa.
01:07Je veux se voir chez le maman ?
01:08Je suis qui ?
01:09À le café de papa.
01:11Ah, les saleurs de l'Orient.
01:13C'est un hôtel de passe, là ?
01:15Ça remarquera qu'il y a aussi des machines à sous, poker, bingo.
01:18Les gens sont pas venus ici que pour jouer à Pac-Man.
01:21Oh, la Bibi !
01:22C'est un parapute.
01:23Et c'est génial, là !
01:26J'étais mieux, moi, un vieux unique, en fait.
01:29Pareil.
01:30Donc ça, c'est un extrait de la bande-annonce du film Une famille de bâtards.
01:34Comment ça va, Mourad ?
01:34À merveille, et toi ?
01:36Très bien, je suis très content que tu sois là.
01:38On entend des voix qu'on connaît.
01:41A Kim Jemili, Laura Falpin, Benjamin Triné, qui était déjà dans ton précédent film.
01:45L'amour s'est surcoté.
01:46On en parlait un petit peu en rente avec l'équipe.
01:48Est-ce qu'il y a aussi peut-être une histoire de bande que tu es en train de commencer
01:52à mettre en place ?
01:52Tu sais, parfois, il y a des réalisateurs comme ça,
01:54même des générations, parfois, de comédiens qui aiment se retrouver.
01:58Est-ce qu'il y a un...
01:58Tu essayes de ramener ça un petit peu ?
01:59Mais sans faire exprès.
02:00Ok.
02:01Je te jure, vraiment.
02:02Parce que, tu sais, forcément, tu as des détracteurs qui ont commencé à dire sur les réseaux
02:07« Ouais, l'entrisme, le cinéma français, ils sont tous ensemble. »
02:10Je n'ai pas pensé à ça, moi, pour le goût.
02:12Moi, j'ai un peu eu ça, forcément.
02:13Tu sais que tu l'as.
02:14Mais en vrai, à la fin du premier, on a tellement kiffé sur le premier, sur le plateau.
02:18C'était la colonie de vacances.
02:19On s'est dit, vas-y, viens, on retourne ensemble, on fait quelque chose.
02:23Je leur ai dit, attendez, moi, je vais un peu écrire.
02:24Il y a peut-être moyen.
02:25Et puis, quelques mois avant le second, je leur propose.
02:29Ils disent, les trois, ils disent, allez, les deux, ils partent.
02:32Parce qu'on va parler après, bien sûr, de l'amour.
02:34C'est sur le côté du succès aussi que le film a rencontré.
02:37C'est-à-dire que ce film-là, une famille de bâtards,
02:39tu ne l'avais pas forcément en tête au moment de faire le premier.
02:42Ça arrivait un peu après.
02:43Tu l'as écrit rapidement.
02:43Comment cette suite ?
02:45Parce que ce n'est pas une suite du premier film, bien sûr.
02:46Mais il y a quand même quelque chose de commun dans le ton.
02:49Forcément, c'est à patte.
02:50Et puis, dans le casting.
02:51Est-ce que le succès du premier a entraîné un peu celui-ci ?
02:54Oui, forcément, il y a eu un peu de ça.
02:55Mais on a quand même...
02:57Avant la sortie du premier, on savait déjà qu'on tournait le deuxième.
02:59Donc, ça a été un peu facilité.
03:02Ça nous a facilité, d'ailleurs, même sur le fait d'avoir le cast,
03:06le scénar et tout.
03:07C'est sûr que ça facilite.
03:09Mais moi, l'idée, je l'avais en tête.
03:11À la base, je voulais en faire un bouquin.
03:13Et c'est mon producteur qui me dit
03:15« Mais t'es malade, la DA, les années 90, il faut que ça se... »
03:19Il y a un truc visuel.
03:19Oui, c'est visuel dans tous les cas.
03:20Soit tu vas en faire un bouquin, je vais essayer de te racheter les droits.
03:22Donc, on dit « Viens, on oublie la case bouquin,
03:25on passe directement sur la case film. »
03:26Et c'est ce qui s'est passé.
03:28Et ça allait hyper vite, quoi.
03:29Parce qu'on va aussi revenir sur ton parcours après.
03:32Mais c'est vrai que toi, t'as touché à beaucoup de choses différentes.
03:36Écrire des livres, c'était pas forcément...
03:38C'est quelque chose que t'as envie de continuer à faire ?
03:40Est-ce que tu voyais ça comme presque une marche ou un tremplin
03:43pour aujourd'hui faire du cinéma ?
03:44Ou non, c'est deux choses que t'as envie de poursuivre de manière un peu égale ?
03:47Oui, moi, je ne m'attendais même pas à ce qu'il y ait des adaptations, tu vois, vraiment.
03:51Tu ne fais pas ça en tête quand tu écris d'amour ?
03:53Non, j'avais envie d'écrire un bouquin.
03:55Parce que moi, depuis tout petit, je suis très littérateur.
03:58J'avais envie d'écrire mon bouquin et de me dire « Bon, moi, j'aurais laissé ça comme trace.
04:02»
04:02Et puis après, tout s'est un peu enchaîné.
04:04Et du coup, maintenant...
04:05Tu t'écrivais sur des skyblogs au début même, toi ?
04:08J'ai écrit sur tout.
04:09Oui, t'écris, ok.
04:09J'ai écrit sur...
04:10Mais dès qu'il y avait moyen d'écrire,
04:11mais même le début sur les caramels, les trucs comme ça,
04:15j'avais besoin de m'exprimer.
04:17Et en fait, c'est ce qui s'est un peu passé,
04:18c'est que tout est allé un peu vite.
04:20Et moi, sur tout ce qui est l'art, je me dis « Je peux le faire. »
04:24Oui, t'as pas de...
04:25T'es intimidé ?
04:26J'ai un égo vraiment surdimensionnel là-dessus.
04:29Ah, je te jure, c'est genre...
04:31Je me dis « Ça, je peux le faire, ça. »
04:32T'as essayé de faire de la musique ?
04:34Seul truc que je n'ai pas essayé.
04:35J'ai mixé à un moment donné.
04:37Vraiment, j'ai adoré.
04:38Parce que les petites émotions que t'as
04:40quand tu passes les transitions et tout...
04:42Et j'ai vite arrêté, mais j'ai...
04:44Ouais, j'ai adoré.
04:45Mais peut-être que je vais m'y mettre.
04:46Du coup, cet amour...
04:47En tout cas, cet intérêt pour la littérature,
04:49ça naît comment ?
04:50C'est-à-dire que c'est des livres, toi,
04:52que tu découvres plus petits ?
04:53Ou c'est vraiment toi, d'abord, avant de lire,
04:55c'est plutôt toi l'envie d'écrire ?
04:56Dans quel sens ça arrive ?
04:57Moi, en gros, j'ai toujours écrit des blagues.
05:00J'avais un carnet de blagues.
05:00J'avais déjà 15, peut-être même 14 ans.
05:02J'avais un carnet de blagues.
05:04J'espère ne jamais le retrouver
05:05parce que c'était chatin.
05:08Mais moi, je sors très, très jeune
05:10du système scolaire, genre 16-17 ans.
05:13Et en sortant de ça, je me dis,
05:15bon, il va falloir quand même
05:18que tu continues intellectuellement
05:20de te muscler.
05:21Et je me mets à lire des bouquins.
05:23C'est arrivé comme ça.
05:24Tu te souviens de certains bouquins
05:25qui t'ont mis une claque à l'époque ?
05:27Je me force un petit peu au début
05:29parce que c'est pas du tout dans mon ADN.
05:32Tu vois, nous, à la maison,
05:33il n'y avait pas grand-chose en bouquin.
05:35Mais du coup, je commence,
05:38je cherche un peu à droite, à gauche.
05:40Celui qui m'a mis la vraie gifle,
05:41c'est Dostoevsky.
05:42Donc, assez costaud en plus.
05:44Je me dis, je vais direct...
05:45Ouais, tu te vois,
05:46t'es allé direct au plus difficile.
05:48Vraiment, je me suis dit,
05:49allez, on y va.
05:49C'est ton ego, ça.
05:50Oui, complètement.
05:51C'est ça, je t'ai dit,
05:52il y a un ego surdimensionné
05:53caché derrière un mec qui est sympa.
05:55Mais en vrai, je m'invente vraiment un perso
05:58et je me mets dedans
05:59et j'adore.
06:00Et après, je redescends un petit peu.
06:02Enfin, je redescends,
06:02je vais plus dans la littérature contemporaine.
06:04Tu vois, c'est après,
06:05j'ai vraiment commencé à découvrir
06:06que ce soit Houellebecq,
06:08Despentes,
06:09Faisa Ghen.
06:11Moi, c'est Faisa
06:12qui m'a vraiment fait comprendre
06:13que c'était possible.
06:14Vraiment, il y avait un truc de...
06:15Ah, en fait...
06:15C'est ce qu'elle incarnait aussi
06:16quand elle arrive.
06:17Vraiment, il y avait quelque chose comme ça,
06:19même dans le fait qu'elle réussisse.
06:20Il y avait vraiment
06:21un message d'espoir aussi.
06:22Non, moi, je m'en rappelle
06:23exactement de quand j'ai
06:24Kif Kif Demain.
06:26Je suis à Londres,
06:27vraiment dans une auberge de jeunesse.
06:29En dessous de moi,
06:30il y a un Polonais
06:30qui met des coups
06:31dans le lit du dessus
06:33où je suis
06:34et je lis
06:34parce que je rigole,
06:35parce que je mets la lumière.
06:37Et moi,
06:38ça a commencé comme ça.
06:39OK.
06:39Donc, c'est vraiment
06:40avec ces romans-là
06:41qui sont...
06:42Sur ce film-là,
06:43parce que l'amour,
06:44c'est surcoté,
06:44donc c'est adapté,
06:45bien sûr,
06:45de ton roman,
06:46on l'a dit.
06:46Là, ce n'est pas le cas.
06:47Une famille de bâtards.
06:48Mais quand on s'intéresse
06:49un petit peu à toi,
06:50on comprend qu'il y a forcément
06:51beaucoup de choses
06:52de ta vie personnelle
06:54que tu ramènes.
06:54Je crois que ton papa,
06:55il avait un bar, justement.
06:57C'est le lieu principal,
06:58en tout cas,
06:59ça se passe là-bas.
06:59Est-ce que tu as l'impression
07:00que c'est un peu une question
07:02un peu cliché,
07:03mais que c'est ton film
07:03le plus personnel.
07:04En tout cas,
07:04dans les deux premiers
07:05que tu as faits,
07:05il y a vraiment celui
07:06qui raconte aussi.
07:07C'est ton enfance, forcément.
07:08C'est une histoire fantasmée,
07:10évidemment, c'est de la fiction,
07:10mais on a quand même
07:11le sentiment que ça fait forcément
07:13partie de...
07:13C'est là où tu as grandi,
07:14en fait, ce film-là.
07:15Ce que tu me demandais,
07:17c'est ce que c'est
07:17le film de la maturité.
07:18Non, non, non,
07:19je ne veux pas aller là-dedans.
07:20Je ne veux pas aller là-dedans.
07:21Non, c'est oui,
07:22c'est le plus personnel
07:23parce que l'ADA,
07:25parce que les années 90,
07:26j'ai grandi en plein dedans,
07:27parce que c'est tout un...
07:30Le jukebox,
07:30moi, le flipper,
07:31je descendais...
07:32Moi, j'étais vraiment
07:32au-dessus du café
07:33de mon papa.
07:34Nous, la cuisine,
07:35c'était la cuisine du resto.
07:37Le bar qu'on voit
07:38dans le film,
07:40c'est ton père ressembler à ça ?
07:42Un petit peu,
07:42surtout la loupe.
07:44Sur le bar,
07:45j'ai été extrêmement relou
07:47avec la déco là-dessus.
07:48Pour moi,
07:49c'était plus large.
07:49Il fallait reproduire ça.
07:50Oui, parce que j'avais
07:51vraiment mes automatismes.
07:52Moi, quand j'étais gosse,
07:53le bar,
07:54on traînait dedans.
07:54On était des enfants,
07:55mais on faisait nos devoirs
07:57dans le bar.
07:57C'était un lieu de vie.
07:59Oui, c'est le plus proche
08:01de ma réalité,
08:02surtout de mon enfance.
08:03Est-ce que toi,
08:04quand tu étais petit,
08:05que tu te baladais là-bas,
08:06même si tu n'étais pas
08:08encore un cinéaste à l'époque,
08:09est-ce que tu captais justement
08:11le fait que c'était visuel,
08:12même cinématographique ?
08:13Est-ce que tu l'as compris ça
08:14quand tu étais jeune ?
08:15Moi, j'ai capté le spectacle.
08:16Je suis capté le spectacle
08:17parce que moi,
08:19je me souviens,
08:19je rentrais de l'école
08:20et je voyais mon père
08:20derrière son comptoir.
08:22Et le comptoir est toujours
08:23un peu surélevé.
08:24C'est-à-dire qu'il y a quelque chose.
08:25Et puis, il est assez grand,
08:26mon père.
08:26Donc, il y a quelque chose
08:26de...
08:27C'est du stand-up, limite.
08:28Et il est là
08:28et ça avanne tout le monde
08:29et il y a quelque chose
08:30de bon enfant.
08:32Enfin, je veux dire,
08:33c'est...
08:33Pour moi, le bar,
08:35la vie du bar,
08:35c'est mon enfant.
08:37C'est quelque chose
08:38qui est en train
08:38d'un peu disparaître
08:39et qui aisse sa place
08:40aux réseaux sociaux
08:41et je ne pense pas
08:42que ce soit la meilleure option.
08:43Mais bon,
08:43on fait avec l'époque.
08:45Mais tu vois,
08:46moi, il y avait vraiment
08:46quelque chose.
08:47C'était un spectacle
08:48et dans ce spectacle,
08:49je voyais des personnages.
08:50Moi, je voyais le gars
08:52qui vient parce que
08:53la solitude est trop présente
08:55et du coup,
08:56il cherche des gens
08:57pour faire passer le temps.
08:59Je voyais...
08:59Enfin, chaque personne
09:00avait un peu son rôle
09:02et l'alcool aidant.
09:05Tu as des dialogues fous.
09:06Et du coup,
09:07moi, depuis gamin,
09:08je serais dans le bar,
09:09j'étais mort de rire.
09:10J'adorais ça.
09:11J'adore toujours ça.
09:12Et le fait de...
09:13Alors, évidemment,
09:14c'est ton époque,
09:15en tout cas,
09:15t'étais gamin à cette époque-là,
09:17mais le fait d'installer aussi
09:18l'intrigue à la fin de 1990,
09:20pourquoi est-ce qu'il y a
09:21une forme de nosagie aussi
09:22sur cette époque ?
09:23Parce que tu sais,
09:2390, 98,
09:25il y a tout un...
09:26Enfin, pas un fantasme
09:27parce qu'on l'a vécu,
09:28mais en fait,
09:28quelque chose d'assez...
09:29Mais c'est relou d'en parler.
09:30On a l'impression
09:30que c'est devenu...
09:31On tient des boomers, en fait.
09:32Mais c'est ça.
09:32C'est quand tu dis...
09:33Tu parles de l'époque 98,
09:35les plus jeunes,
09:36ils se disent,
09:36ouais, qu'est-ce qu'il y a ?
09:37C'est bon,
09:37arrêtez de fantasmer votre truc.
09:38C'est les 30 glorieuses pour nous,
09:40en fait,
09:40quand on parle de ça.
09:42Mais en fait,
09:43c'était fou.
09:44En vrai, c'était fou.
09:45Il y a eu une vraie période
09:46de cohésion sociale
09:48et il n'y avait pas encore
09:49les réseaux sociaux
09:50pour segmenter la société.
09:51Oui, tout à fait.
09:52Donc, moi, je pense...
09:53Après, c'est personnel,
09:54mais je pense quand même
09:54que c'était l'une des plus belles décennies
09:55de l'histoire de l'humanité,
09:56que ce soit en termes de confort
09:57et de liberté.
09:59Et qu'après,
09:59avec l'arrivée d'Internet,
10:00c'est cool,
10:00mais il y a quelque chose de différent.
10:02C'est moins palpable,
10:03c'est vachement plus virtuel.
10:05Et moi, ça me parle moins.
10:06Après, c'est ma façon d'être.
10:08Est-ce que tu penses
10:09que ce que tu dis,
10:09c'est une des plus belles ?
10:10Moi, c'est une question
10:10que je me pose vraiment
10:11à toute personne.
10:11Est-ce que c'était vraiment
10:14trop bien ?
10:14Ou est-ce que ce n'est pas juste
10:15que si nous et notre nostalgie,
10:16c'est quand on regarde
10:17même les looks,
10:18les séries des années 90,
10:19les films.
10:20Moi, je suis très nostalgique de ça.
10:21Le Club Dorothée.
10:22Entre autres, ouais.
10:23Quand tu regardes
10:23le Club Dorothée,
10:25tu le regardes maintenant,
10:26le Club Dorothée,
10:27c'est sûr que, bon,
10:28c'est peut-être pas au niveau.
10:30Mais il y a quelque chose
10:32d'hyper réconfortant,
10:33moi, dans les années 90.
10:35Et je me disais,
10:36c'est peut-être le moment,
10:37tu vois,
10:37parce qu'il y a eu des périodes
10:38où on a parlé des années 80,
10:40il y a eu des années 70.
10:41Là, je me dis,
10:41c'est peut-être le moment
10:42traité des années 90
10:43sans que pour autant
10:44ça soit trop éloigné
10:45ni trop proche.
10:47Donc, ouais, ouais,
10:47nous, on s'est dit,
10:49avec la boîte de prod
10:50avec qui je bosse,
10:51on s'est dit,
10:51c'est peut-être,
10:51allez, on en voit
10:52et on voit ce que ça donne,
10:53ce qu'on va réussir
10:54à le monter ce film.
10:55Bon, en fin des années 90,
10:56il y a eu plein de grands albums
10:57qui sont sortis,
10:58notamment des albums de rap.
10:59Et en 98,
11:00il y a un album de NTM
11:01qui est sorti.
11:02Tu l'as écouté à l'époque ?
11:03Évidemment.
11:04Je t'avais envie
11:04de te faire plaisir
11:05qu'on s'écoute un petit NTM.
11:06Mais t'es un puriste.
11:07On s'écoute Mabenz.
11:08Allez, on s'écoute Mabenz
11:09tout de suite.
11:40et on s'écoute Mabenz.
12:47et on s'écoute Mabenz.
13:18et on s'écoute Mabenz.
13:22et on s'écoute Mabenz.
13:52et on s'écoute Mabenz.
13:54et on s'écoute Mabenz.
14:16et on s'écoute Mabenz.
14:31et on s'écoute Mabenz.
14:35et on s'écoute Mabenz.
14:57et on s'écoute Mabenz.
15:02et on s'écoute Mabenz.
15:08et on s'écoute Mabenz.
15:22et on s'écoute Mabenz.
15:31Comment dire ?
15:32Tu bosses différemment,
15:33même sur le montage.
15:34Moi, sur le montage,
15:35j'ai dû bosser différemment
15:35parce que je sais parfaitement
15:37les problématiques
15:38que je vais avoir
15:39parce que moi-même,
15:39je regarde des plateformes.
15:40Moi-même, je suis chez moi,
15:42je suis sur mon téléphone,
15:43les enfants,
15:44il y a le chat,
15:45il y a tous ces trucs-là.
15:45Du coup, je mets pause 17 fois
15:47et du coup,
15:48je peux vite sortir du film
15:48alors qu'au cinéma,
15:49je peux être hyper focus.
15:50Donc là, c'est sûr
15:51qu'en termes de montage,
15:52je dois bosser différemment.
15:53Ça veut dire que tu ne montres pas
15:54le film de la même manière
15:55selon le canal de diffusion ?
15:57Bah ouais,
15:57parce que j'ai besoin
15:58d'aller choper les gens
15:59un peu plus,
16:00surtout sur les premières minutes,
16:01tu vois,
16:01mais même sur mon écriture,
16:02tu vois, dans mes romans.
16:03Je suis conscient, moi,
16:04que les plus jeunes
16:06ont un niveau de concentration
16:09plus bas qu'à l'époque.
16:11Du coup, je suis obligé
16:12d'aller les choper
16:13avec les premières phrases.
16:14C'est des phrases
16:15qui doivent être
16:15le plus choc possible, quoi.
16:16Donc moi, sur le montage,
16:17c'est différent.
16:18Après, c'est sûr
16:18que la salle,
16:19il y a quelque chose
16:20de romantique, mais...
16:23Il n'y a plus forcément
16:24de hiérarchie aujourd'hui à la même.
16:25Ça dépend des films après.
16:27Non, pas du tout.
16:27Je pense que justement,
16:28l'un aide l'autre à progresser.
16:31Donc, il faut essayer
16:31d'alterner les deux.
16:32Et puis, il y a un public
16:33à aller chercher
16:33qui ne va pas forcément au cinéma.
16:34C'est vrai.
16:35Et on a une responsabilité
16:36où on se dit, bah,
16:37il y a des gars qui vont
16:38genre jamais au cinéma.
16:39C'est comme moi,
16:40sur mes bouquins.
16:41Moi, je pars du principe
16:42où il y a beaucoup de monde
16:43qui lisent un bouquin par an
16:44l'été à la plage.
16:46Bah, je veux être ce gars-là.
16:47Donc après, c'est à moi
16:49de m'adapter aux autres.
16:50C'est-à-dire, quand tu dis ça,
16:51que tu veux être ce gars...
16:52Toi, tu as envie
16:53de faire aussi un cinéma
16:54qui est populaire.
16:55Ce qui est assez drôle
16:55parce que tu disais
16:57que souvent toi,
16:57en tant qu'humoriste,
16:58t'es souvent un humoriste de niche
17:00qui était pas forcément
17:02le mec qui allait faire les vannes.
17:03Ouais, ouais, ouais.
17:04Moi, je voulais faire rire
17:04les humoristes.
17:05Ouais.
17:06Parfois, il y a les rappeurs
17:08de rappeurs,
17:08les humoristes,
17:10les footballeurs de footballeurs,
17:11vous savez,
17:11ceux qui sont aimés uniquement
17:12par les connaisseurs.
17:14Toi, t'étais un peu ça.
17:14Là, en tant que cinéaste,
17:16évidemment qu'on voit
17:17dans tes références
17:17qu'il y a des choses pointues,
17:18mais t'as envie de parler
17:20au plus grand nombre.
17:21C'est pas la même logique.
17:22Bah ouais, parce qu'en fait,
17:23on se dit,
17:24je vais peut-être être
17:25une nouvelle proposition,
17:26je sais pas.
17:27On va voir,
17:27mais j'ai pas envie
17:28de me cantonner à mes potes,
17:31à mon style, à tout ça.
17:32J'ai envie de m'ouvrir
17:33et après, on voit ce que ça donne.
17:34Mais comme je dis,
17:34et puis même en termes de comédie,
17:36on a un peu une responsabilité.
17:37Ouais.
17:37Mais attends, quand tu parles,
17:38ça aussi, c'est intéressant,
17:39parce que quand tu parles
17:39d'une nouvelle proposition,
17:41est-ce que t'as le sentiment,
17:41toi, avec d'autres,
17:43d'incarner quelque chose de nouveau ?
17:45Alors moi, non,
17:46mais on me le dit un peu.
17:47Et sans faire de comparaison,
17:49tu sais, hasardeuse,
17:49mais nous, et je pense que toi,
17:51c'est pareil,
17:51dans la scène 2000,
17:51on a beaucoup fantasmé à un moment
17:52sur une certaine comédie américaine,
17:54on va dire,
17:55le cinéma de Joe d'Apato.
17:56Ouais, ouais.
17:57Parce que tous les films sont pas
17:58genre Superbad,
17:59c'est pas Apato qui réalise,
18:00mais c'est dans la galaxie Apato.
18:01Je pense que ça,
18:02ça a l'air d'être aussi une de tes…
18:03Ouais, complètement.
18:04Bah, en fait, tu te dis…
18:06Moi, j'ai envie de faire…
18:07Surtout, je veux faire des trucs
18:08qui me font rire.
18:09Ouais, ouais.
18:09Tu vois, si ça me fait pas rire,
18:11sur moi, ça marche pas.
18:12Alors, je suis hyper relou,
18:13parce que moi, je regarde
18:14de moins en moins de comédie,
18:15à part en série.
18:17C'est toujours le même problème,
18:18c'est que maintenant,
18:18j'ai l'impression qu'on consomme
18:19la comédie plus en série
18:21ou même sur nos téléphones.
18:22Et du coup,
18:23quand je vais au cinéma,
18:24moi, c'est souvent pour du drame
18:25ou du thriller
18:27ou de la science-fiction.
18:29Mais ouais, je me dis,
18:30il y a peut-être une place,
18:31il y a peut-être quelque chose à créer.
18:33Alors,
18:33je n'ai pas la prétention de dire
18:34que je vais réinventer le game,
18:36mais avec des trucs que j'aime,
18:41des comédiens
18:41avec qui j'ai envie de bosser,
18:43pour l'instant,
18:43on a les possibilités de le faire.
18:45Ça se trouve,
18:45ça va s'arrêter du jour au lendemain,
18:46mais au moins,
18:47on aura bien kiffé, quoi.
18:48Mais il n'y a pas de raison
18:48que ça s'arrête, là.
18:49Ça se passe jamais.
18:50Oui, oui, bien sûr.
18:52Pour être au cœur de la matrice…
18:55Du réacteur, ouais.
18:56Ouais, tu vois comment c'est difficile
18:57de monter un film.
18:58Tu peux avoir l'un des meilleurs films.
19:00À l'écrit,
19:01le scénar est patate.
19:02Les financements,
19:03tu n'arrives pas à les avoir.
19:04Les comédiens,
19:04ils ne sont pas dispos.
19:05En fait,
19:05il y a tellement de moyens
19:07de niquer son projet
19:10et de possibilités,
19:12de timing
19:12pour le crever dans l'œuf,
19:14c'est toi et ta chance, quoi.
19:16Et est-ce que c'est peut-être
19:17plus simple, finalement ?
19:18Est-ce qu'on est en tout cas
19:19plus libre sur les plateformes ?
19:20Alors, je ne parle pas
19:21pour l'Amour, c'est sur côté,
19:21où je n'ai pas le sentiment
19:22que tu aies changé ton propos
19:24sans que c'est toi,
19:25mais globalement,
19:26est-ce qu'on se faire peut-être
19:26à moins de décideurs
19:28qui ne comprennent pas
19:29un certain humour ?
19:30Tu sais, j'en parle avec
19:30quelqu'un que tu connais,
19:31je crois, Kaza,
19:32qui est un auteur humoriste
19:34et qui m'explique
19:34que c'était compliqué
19:36de produire certaines comédies,
19:38pas qu'en France d'ailleurs,
19:39j'imagine partout,
19:39parce que par fonceur,
19:40tu as des gens
19:40qui ne comprennent pas
19:42et sont convaincus
19:43qu'il faut reproduire
19:45certains codes
19:45pour que ça marche.
19:46Est-ce que toi,
19:47tu as pu te heurté à ça ?
19:48Est-ce que peut-être
19:48que les plateformes
19:49sont plus permissives,
19:50entre guillemets ?
19:55J'ai eu la chance,
19:56on n'est pas trop revenus
19:57sur mes blagues,
19:59on m'a laissé assez tranquille,
20:00c'est plus en termes
20:01de structure
20:01et de continuité narrative,
20:04mais après, moi,
20:06derrière, j'ai quand même,
20:06j'ai des bouquins.
20:07Et donc, dans mes bouquins,
20:08j'ai une certaine liberté
20:09qui fait que souvent,
20:11les décisionnaires,
20:12ils savent que je peux
20:13aller extrêmement loin
20:14et ils se disent,
20:15bon, c'est le perso,
20:16c'est comme ça,
20:17on accepte.
20:17Donc, je pense que
20:18c'est une belle vitrine
20:20la littérature
20:20et que ça me permet
20:21d'avoir un peu plus
20:22de liberté que les autres.
20:23Mourad Winter est avec nous
20:25jusqu'à 23h.
20:33Et alors,
20:34tu parlais d'un égo
20:36surdimensionné,
20:37mais mine de rien,
20:38quand tu réalises
20:39un premier film
20:39et que tu vois
20:40que tu as du standing ovation
20:42quoi que ça se passe bien,
20:43est-ce que ça
20:44te rassure quelque part ?
20:46Est-ce que tu, comment dire,
20:47ça conforte quelque chose
20:48ou est-ce que tu n'avais pas besoin
20:49de ça ?
20:49Non, en vrai.
20:51Non,
20:52quand je suis tout seul
20:53dans ma chambre
20:54en train d'écrire,
20:55égo surdimensionné
20:56parce que…
20:57Ça te fait rire en fait,
20:58t'es content de toi ?
20:59Bah ouais, il n'y a pas de regard,
21:00je sais, je dis quoi ça ?
21:01Mais je vais le plier ça,
21:02je m'invente un perso.
21:04Mais dès qu'il y a du monde et tout,
21:06je suis toujours mal à l'aise
21:07avec les loups,
21:08mes générations Zidane.
21:09Tu vois ce que je veux dire ?
21:10Il y a un truc
21:11dont on te dit c'est super
21:12et tu es là,
21:12c'est bien.
21:13Tu vois,
21:14je suis toujours un peu mal à l'aise
21:15avec ça.
21:16Et je commence un petit peu
21:17à l'accepter
21:19parce qu'au début,
21:20tu te dis qu'on se fout de ma gueule,
21:22j'y crois pas.
21:22Ouais, ouais.
21:23Moi, la première pro-jour
21:25de l'amour surcoté,
21:25c'était à l'Alpe d'Huez
21:27et on a eu
21:29Standing Ovation
21:30pendant un petit moment.
21:31Donc ça a été hyper intense pour moi.
21:34Enfin, j'ai entré dans un nouveau truc.
21:35Et je l'accepte de plus en plus,
21:37même si je me sens toujours pas légitime.
21:39Mais ça, je pense que ça va être
21:41jusqu'à la fin de mes jours.
21:42Je crois que c'est normal.
21:43Ouais, ouais.
21:43Et même,
21:45tu ne te sens pas légitime
21:45même en tant qu'auteur,
21:47en tant qu'écrivain ?
21:48Ouais, en tant que tout.
21:49Ok.
21:49Ouais, en tant que tout.
21:50En tant que mec qui fait des vannes ?
21:51Ouais, ouais, ouais.
21:52Mais en fait,
21:53c'est parce que je suis une sale race.
21:56Moi-même,
21:56j'aime bien faire croire aux gens
21:58qu'ils sont marrants
21:58alors qu'ils ne le sont pas.
22:00Du coup, je me dis,
22:00ça se trouve, lui aussi,
22:01il est en train de me faire croire
22:02que je suis stylé.
22:04C'est des trucs comme ça.
22:04Mais je pense que c'est
22:05un manque de confiance
22:06qui me fait du bien.
22:08Parce que moi,
22:08ce manque de confiance,
22:08il me permet, mine de rien,
22:09de bosser comme un chien derrière.
22:10Parce qu'à chaque fois,
22:11je me repose des questions sur moi.
22:12Je me dis, bon,
22:13là, hier, on a eu la projo.
22:15Moi, je peux te dire
22:15qu'il y a la fin du film.
22:17Tout le monde me félicitait.
22:18C'est super et tout.
22:19Et moi, dans ma tête,
22:20je dis, mais je suis chaud
22:21sur le troisième, là.
22:22J'ai que envie d'aller écrire.
22:24Je voulais rentrer chez moi écrire.
22:24Ma femme me dit,
22:25mais non, on va boire un verre et tout.
22:26Je dis, attends, attends,
22:26je crois que je vais rentrer.
22:27Là, j'avais envie de taffer
22:28parce que je vois mes erreurs
22:30et je me dis,
22:31je peux être encore meilleur.
22:32Mais voilà,
22:33ce manque de confiance en soi,
22:35il fait du bien en vrai.
22:36Il te permet de bosser plus
22:37que les autres.
22:37Est-ce que tu as le sentiment
22:38entre le premier et le deuxième
22:39d'affiner un peu ton style
22:40de réalisateur ?
22:41Parce que tu n'avais jamais
22:42réalisé de film avant
22:43L'amour, c'est surcoté.
22:44Et j'imagine que c'est
22:47évidemment pas le même métier
22:47qu'écrire des vannes
22:48ou qu'écrire un livre.
22:50Comment toi,
22:50tu as appréhendé la technique ?
22:52Tu sais, c'est-à-dire
22:52qu'en rentable,
22:53on parlait de film.
22:54Tu disais que maintenant,
22:54ton réalisateur aussi,
22:55quand tu vas voir un film,
22:56tu réfléchis,
22:56tu te poses des questions
22:57que tu ne te posais pas avant
22:58en termes de réalisation.
23:00Donc, comment toi,
23:00tu as appréhendé ce nouveau métier-là ?
23:02Vraiment sur l'aspect plus technique,
23:04réalisation,
23:05mise en scène ?
23:06Moi, j'ai eu la chance,
23:08depuis gamin,
23:09j'ai eu la chance
23:09de tout décortiquer.
23:11Je regarde un film,
23:12je me pose à chaque fois
23:13la question,
23:14mais depuis que je suis gosse,
23:14où est la caméra ?
23:16Pourquoi ?
23:16Là, j'ai un gros plan ?
23:17Pourquoi ci ? Pourquoi ça ?
23:18Je me suis toujours un peu formé tout seul à ça,
23:21mais vraiment par pure passion.
23:22Donc, quand j'ai eu la possibilité
23:23de réaliser,
23:24j'ai dit, let's go !
23:25Moi, je voudrais bien réaliser.
23:27Après, j'ai eu surtout la chance
23:29de bosser avec un chef opérata
23:31qui s'appelle André Chemetoff
23:32et qui, mine de rien,
23:34m'a beaucoup appris,
23:35que ce soit avant le film,
23:37pendant le premier,
23:38puis ensuite,
23:38et on a continué de bosser ensemble
23:39même sur le deuxième.
23:41C'est quelqu'un qui,
23:41mine de rien,
23:42avec son expérience,
23:43te permet aussi d'avoir
23:44d'autres points de vue
23:45qui constamment te dit
23:47pourquoi tu fais ça ?
23:48En fait, c'est comme un peu un mentor.
23:50Donc, j'ai bossé beaucoup avec...
23:52Et puis, via ma boîte de prod.
23:55Moi, quotidiennement,
23:55je suis hyper alerte.
23:56Et comme je te dis,
23:57j'ai l'ego surdimensionné de l'art
23:59où tu te dis,
24:00ça, c'est de l'art,
24:00je vais réussir à le faire.
24:02Par contre, tu me dis chirurgien,
24:03tout ça, je laisse la place.
24:04Mais je veux dire, sur l'art...
24:05Sur l'art, en tout cas,
24:06tu te sens capable d'y aller.
24:07Ouais, je me sens capable d'y aller.
24:08Après, je me mange ou pas.
24:10Ça, c'est mes histoires.
24:11Mais je veux dire,
24:11je me sens capable d'y aller.
24:13Et en vrai,
24:13pour se louper,
24:14une fois que tout est un peu validé,
24:16t'as un bon chef-op,
24:18bon premier assistant,
24:19t'as les équipes.
24:20Après, ça roule.
24:21Franchement, pendant le film,
24:22ça roule.
24:22Il faut être focus.
24:24Mais tout est dans...
24:25Après, le jeu des comédiens,
24:26c'est eux qui font la diff.
24:27Tu disais que tu décortiquais tout
24:29depuis que t'es petit.
24:30Est-ce que tu te souviens de films
24:31ou de réalisateurs comme ça
24:32que tu décortiquais
24:33ou qu'il tombe une claque
24:34en termes justement de réalisation ?
24:36Moi, c'est Scorsese.
24:36Ouais, ok.
24:39Alors, c'est cliché de le dire.
24:41Ouais, mais bon...
24:42Mais en fait,
24:43c'est pas parce que c'est le meilleur
24:45qu'il faut pas le dire, quoi.
24:46Pour moi, c'est...
24:46Pour toi, il n'y a pas de débat.
24:48Ouais, il n'y a pas de débat.
24:49En fait, mais même les thèmes abordés.
24:51Les thèmes abordés,
24:52je trouve qu'il arrive...
24:53Comment il a rendu cool la comédie,
24:55la communauté italienne,
24:58new-yorkaise.
24:59Moi, je trouve que c'est splendide.
25:02Il y a un truc comme ça aussi chez toi,
25:03apparaît aussi des communautés
25:05qu'on a aussi en France.
25:06Ça t'inspire aussi dans cette manière.
25:08C'est vrai qu'en plus,
25:09quand on parle de Scorsese,
25:10souvent, on va le résumer
25:11à des films de gangsters,
25:11alors qu'en fait, c'est minoritaire
25:12dans sa carrière.
25:13Exactement.
25:13C'est tellement marquant.
25:15C'est comme Contini de Niro,
25:15il joue des gangsters.
25:16Pas tant que ça, en fait.
25:17Tu regardes, en fait, c'est 20%.
25:19Mais par contre, il y a toujours
25:20effectivement cette communauté-là
25:21qui est présente
25:21et qui l'a racontée, en fait.
25:23Oui, et puis, moi,
25:24j'adore raconter la douleur de l'exil.
25:26J'adore raconter des gens
25:28qui ont de forts caractères,
25:30mais qui, au fond,
25:32ont vraiment des cœurs gros comme ça.
25:34Moi, c'est ces personnages
25:36qui m'intéressent.
25:36Donc, du coup,
25:37c'est vraiment les persos, moi,
25:38qui m'intéressent.
25:38Dans le cinéma Scorsese,
25:39c'est ça, c'est ces personnages.
25:40C'est comment il arrive
25:41à les écrire,
25:43à les créer,
25:45à raconter de la médiocrité
25:47dans des personnages grandioses.
25:48Moi, j'ai toujours été fasciné par ça.
25:50Et puis, j'ai une fascination
25:52pour les gens,
25:53voilà,
25:55les gros bonhommes
25:56avec des petits cœurs
25:56qui n'osent pas dire,
25:58tout ça,
25:59puis les mecs,
26:00les bromances,
26:00tout ça,
26:01c'est macabre, tu vois.
26:02Est-ce que t'as un Scorsese préféré ?
26:04C'est dur,
26:04mais est-ce qu'il y en a un
26:05comme ça que t'as plus regardé
26:06que les autres ?
26:06Bah, il les a franchis.
26:08Il les a franchis.
26:08Plus les a franchis que Casino,
26:09t'as plus regardé les a franchis.
26:10Ouais, plus les a franchis.
26:11Et pourtant, Casino,
26:12je me le suis beaucoup mangé
26:13parce que moi,
26:14le personnage de…
26:15Il passait à la télévision aussi.
26:16Plus je trouve que les a franchis
26:17qu'on était petits en tout cas.
26:18Ouais, parce que moins violent.
26:19Ouais.
26:20Du coup,
26:21et Sharon Stone,
26:22moi, j'avais pris une gifle
26:23avec Sharon Stone.
26:24Le personnage…
26:26Jinger.
26:26Ouais, ouais.
26:27Putain, mais il était…
26:28Tu m'as donné envie de le regarder,
26:29je te dis.
26:30J'ai toujours envie de le regarder.
26:31Il y a ces films-là
26:32où c'est un peu des Madeleine de Proust
26:33où tu disais, putain,
26:34je vais rentrer,
26:35je me mange trois heures.
26:36Il y a des costumes de Denis Rousseau.
26:37Tout est fou.
26:38C'est exceptionnel.
26:39Les plans.
26:39Tout est fou.
26:40La musique.
26:42En fait, c'est monumental.
26:43C'est un film monumental.
26:45J'espère.
26:46Ça, c'est des budgets fous.
26:47Mais si un jour,
26:48j'ai l'occasion de faire ça,
26:49au moins là, je peux crever tranquille.
26:50Ouais.
26:51Est-ce que…
26:51Mais tu sais, c'est intéressant
26:52parce que Scorsese,
26:54mine de rien,
26:54il a fait des comédies,
26:55mais il n'est pas connu pour ça.
26:57Je pense à La Valle des Pantins
26:58notamment,
26:58c'est un film extraordinaire,
26:59mais il n'est pas connu pour la comédie.
27:01Est-ce que tu as le sentiment
27:02que pour vraiment,
27:03tu sais, être respecté,
27:05il faut sortir de la comédie ?
27:09Les préférés les plus révérés.
27:10Ouais.
27:10C'est rarement des comédies,
27:11à mon avis, à tort.
27:12Moi, je trouve que Superbad,
27:13c'est un des plus grands films
27:14de tous les temps.
27:15C'est exceptionnel.
27:15Tu vois, je veux dire,
27:16dans tous les tops,
27:18on ne va pas avoir Superbad
27:20ou Les Trois Frères.
27:21Enfin, tu vois.
27:21Mais ça serait très marrant
27:23que Scorsese dise
27:23dans ses 10 films préférés,
27:26il te met Les Trois Frères.
27:27C'est possible en plus.
27:28Ah, je serais heureux.
27:30Est-ce qu'il faut que tu sors
27:31de la comédie un jour
27:32pour être un cinéaste ?
27:34Ouais, mais est-ce que
27:35j'en ai envie en vrai ?
27:36Tu vois, moi, je fais ce que je kiffe.
27:38Et dans ce que je kiffe,
27:39j'aime bien mettre des dialogues
27:40un peu marrants.
27:41Mais moi, dans mes histoires,
27:43en vrai, de base,
27:44c'est pas des comédies.
27:45C'est vrai.
27:45De base, L'Amour sur Côté,
27:46c'est plus une dramedie.
27:47Ouais, ouais.
27:49Une famille de bâtards.
27:50On est plus dans du polar un peu.
27:52Et je mets un petit peu de comédie
27:54de par les dialogues,
27:55de par quelques situations.
27:56Mais en vrai, de base,
27:57moi, j'essaie de construire
27:58des vraies histoires,
27:59des bonnes histoires,
28:00où je mets un peu de comédie.
28:01Je suis plus dans un truc
28:02un peu hybride.
28:02Et après, moi, je kiffe ça.
28:06J'aime bien.
28:06Je me vois pas partir
28:08dans un truc 100% drame
28:09avec aucune notion marrante.
28:12Peut-être qu'un jour,
28:13tu te dis ça,
28:14dans dix ans,
28:14tu me vois sur un autre délire.
28:16Mais vraiment,
28:17à l'heure actuelle,
28:18je pense qu'il faut respecter
28:19la comédie.
28:19Je suis d'accord.
28:20C'est dur comme genre.
28:22C'est extrêmement dur.
28:24Parce qu'écrire des drames,
28:25je suis persuadé que...
28:27Enfin, tu prends deux, trois...
28:28Un décès, un cancer,
28:30et un migrant.
28:31Et je te jure que moi,
28:32je peux t'écrire un truc sensationnel.
28:34Je suis persuadé.
28:35Mais la comédie,
28:36c'est hyper dur.
28:38Le rythme,
28:38la musique,
28:39et même ça,
28:40avec les comédiens,
28:41tu vois.
28:41Moi, je trouve que les comédiens,
28:42ils sont pas assez respectés là-dessus.
28:44Ceux qui sont issus de la comédie,
28:45tu vois.
28:45Moi, par exemple,
28:46sur une famille de bâtards,
28:48ils sont presque tous issus
28:49de la comédie, tu vois.
28:50Oui, c'est vrai.
28:51De stand-up,
28:51de seul ancêtre.
28:52Ou Cadmérat,
28:53c'est pareil.
28:53Cadmérat, Florence,
28:54en fait, vraiment,
28:55c'est ça.
28:55Mais c'est de très, très bons comédiens,
28:58tu vois.
28:59Vraiment, moi,
29:00ils m'ont...
29:00Je prends des gifles avec eux.
29:03Mais beaucoup de retours,
29:04moi, c'était juste...
29:05Ah putain,
29:05c'est une énième comédie,
29:07des retours que j'ai là-dessus.
29:08Comme si c'était genre...
29:10Encore les pouilleux, tu vois.
29:12C'est dingue de se dire ça.
29:14Et tu te dis,
29:14non, regarde le film,
29:15tu vas voir que le jeu d'acteur d'une Florence,
29:20très bien.
29:21Je pense qu'on écoute un morceau,
29:23puis après, on continue à parler,
29:23bien sûr, avec toi Mourad
29:24et d'une famille de bata.
29:26On va écouter un morceau de Sébastien Tellier
29:28avec Juliette Armanet.
29:30C'est le morceau Attractions
29:30qui est une revisite du morceau
29:32qu'il avait sorti avec Nail Rogers.
29:34On écoute ça tout de suite.
47:54Et en gros, ça fait un moment que j'écoute ça, je l'ai découvert l'année dernière,
47:58du coup je me suis tout mangé l'été, ils sont forts.
48:03Je me disais, j'ai envie d'être leur ami, j'ai envie de faire partie de cette bande.
48:08Et du coup je me suis dit, vu que je vais voir Mehdi, et je sais que Mehdi fait partie
48:10des financiers.
48:11C'est vrai, les financeurs.
48:12Financeurs, la bande, les financeurs.
48:14Et je me suis dit, j'allais en parler pour lui faire une demande,
48:17mais bon, Trani a fait la demande tout à l'heure, Trani a envoyé un message à...
48:21Je vais le faire.
48:21Il lui a dit, il faut que tu invites Mourad, il a dit, ouais, complètement, tu oui, qu'il me
48:24contagne.
48:25Donc je vais y aller, parce que j'ai ma liste.
48:28Ça fait un an que j'ai ma liste, des petits trucs du quotidien qui me rendent ouf,
48:31et du coup je les ai mis de côté, et je vais être là pour un podcast d'anthologie si
48:34je suis invité.
48:35Tu écoutes beaucoup de podcasts, moi je t'avais notamment entendu dans le Floodcast,
48:39le feu Floodcast, qui nous a tous réinflanté tous les gens pour un podcast.
48:43C'est une tragédie maintenant.
48:44Tu écoutais beaucoup ça, c'est des gens...
48:45Ouais, en fait, moi pareil, je ne connaissais pas avant de les rencontrer.
48:48Je les ai rencontrés, c'était l'anniversaire de Laura,
48:51et on avait passé la soirée à rigoler au fond,
48:54on était dans un karaoké et à se foutre de la gueule de tout le monde.
48:57Et je me suis dit, ah ouais, Adrien Méniel, il tue sa mère, vraiment, il est marrant,
49:02ça fait partie des mecs les plus marrants, je pense, que j'ai connus et que je rencontre dans ma
49:06vie.
49:06Et je me suis toujours dit, putain, un jour je voudrais bien faire des trucs avec eux,
49:10et du coup je me suis mis sur le Floodcast, je suis passé à côté de pas mal de doses.
49:14C'est génial quand t'as 10 ans à rattraper, c'est génial.
49:18Un film que tu as conseillé, c'est le film The Drama.
49:22Euh, je suis désolée, j'ai pas, j'aurais pas dû...
49:25Bon, attends, on se commande un river.
49:26Ima, tu as fait quoi ?
49:29Je décèle un peu de nervosité ?
49:31Souvenez-vous que vous vous connaissez parfaitement.
49:34Il faut que tu arrêtes d'y penser.
49:36J'y arrive pas, désolé.
49:37T'es encore en train d'y penser ?
49:38Putain de merde, j'y pense même maintenant.
49:40Comment lui faire encore confiance ?
49:42C'est carrément hypocrite.
49:43J'ai jamais dit qu'il était mentalement limité, c'est n'importe quoi.
49:46Si, t'as dit qu'il était lent, t'as dit qu'il était lent.
49:48C'est juste un peu de drama.
49:55Très marrant.
49:57The Drama, donc, filmé avec Robert Pattinson et Zendaya.
50:01Je l'ai vu au cinéma, moi, j'ai adoré.
50:03Qu'est-ce qui t'a plu dans ce film ?
50:05Déjà l'affiche.
50:06Ouais.
50:07L'affiche où t'as un couple marié et écrit en gros The Drama.
50:11Je trouve que sur moi, ça marche.
50:15Moi, ça marche.
50:16Et en fait, le couple, moi, je suis un grand fan de comédie romantique.
50:19Mais là, c'est ça qui est drôle.
50:20C'est que c'est un peu une comédie romantique.
50:22C'est aussi un drame.
50:23C'est aussi un drame.
50:24Et du coup, c'est ce qu'on disait tout à l'heure sur le mélange des genres au sein
50:29d'une même histoire.
50:30Moi, je trouve ça fascinant, extrêmement dur à réaliser.
50:33En tant que réal, je sais à quel point c'est compliqué d'avoir plusieurs genres dans le même film.
50:40Et le jeu est fantastique.
50:42Et puis, les enjeux au sein d'un couple.
50:43Moi, les non-dits du couple, c'est quelque chose qui me parle, qui m'ont toujours intéressé.
50:48Ce que pense le mec, ce que pense la meuf.
50:50Toutes ces problématiques qu'on met sous le tapis et qui ressortent des fois dix ans plus tard.
50:55C'est quelque chose qui me parle, qui m'intéresse, que je traite beaucoup dans mes bouquins.
50:58Et le fait de le voir à l'écran, j'étais un peu jaloux.
51:01Et quand je suis jaloux, généralement, c'est que c'est bon.
51:04Est-ce que tu as des comédies romantiques, un peu cultes, que tu revois, qui te font du bien, que
51:08tu aimes bien revoir ?
51:09Happiness Therapy.
51:11Exceptionnel.
51:11Oui, mais Happiness Therapy.
51:12Bradley Cooper et Jennifer Lawrence.
51:15Et De Niro.
51:15Et De Niro aussi.
51:16Mais je pense que je me le fais quoi tous les 3-4 mois ?
51:20En plus, je me le regarde vraiment à des horaires.
51:22À 2h du mat', je me lance avant de me coucher et je n'arrive pas à décrocher.
51:26Parce que les personnages sont complexes et tu as envie de les suivre, de voir où est-ce que ça
51:30va aller.
51:30Tu penses quoi de Crazy Stupid Love ?
51:34Tu ne l'as pas vu ?
51:34C'est avec Ryan Gosling, Steve Carell, Duan Moore et Maston.
51:39Oui, il est super.
51:41Il est moins deep que la Pinesse Therapy.
51:43Non, il est moins deep, mais il est tout aussi marrant.
51:45Mais Steve Carell est grandiose dedans.
51:46Mais il est grandiose.
51:47Ryan Gosling aussi qui le reloue.
51:49Il est beau gosse.
51:50Il rend ouf, mais c'est son rôle.
51:54À chaque fois que je regarde les films, je ne serai jamais lui.
51:57Il est trop beau gosse Ryan Gosling.
51:59Mais oui, il est super ce film.
52:01Il est super ce film.
52:02Je pense que c'est aussi pour ça qu'on a autant aimé des acteurs comme De Niro, etc.
52:05C'est qu'il est beau, mais on ne peut plus s'identifier.
52:09Même dans les années 70, sous les Justin Hoffman, il y avait des physiques plus « communs ».
52:13Charismatiques que beaux.
52:15Exactement.
52:15C'est sûr qu'il y avait quelque chose qui marche plus.
52:18Il y a des tronches.
52:20Vraiment, Javier Bardem, c'est ça.
52:22Tout à fait.
52:22C'est moi que tu me dis, il est machiniste à la fête des loges, je te crois.
52:25Et en vrai, toutes les meufs, elles disent « il est beau gosse et tout ».
52:28Mais parce qu'il a une gueule, il a un charisme.
52:30Je suis d'accord.
52:32Mourad, c'est l'heure de la question qui tue.
52:36Il n'y a pas prévu ça.
52:38Ne t'inquiète pas.
52:40Pour toi, quelle est la plus grande comédie de tous les temps ?
52:45Francophones ?
52:46Tu peux tout me dire.
52:48On peut dépasser les frontières.
52:50Franchement, francophones, je te dis « les trois frères ».
52:53Moi, « les trois frères », ça m'a…
52:55Je l'ai revu il n'y a pas longtemps.
52:57Parce que moi, je ne l'ai pas repris longtemps.
52:58Je l'ai revu il n'y a pas longtemps.
53:00Ils ne te laissent pas le temps.
53:01Tu rigoles, tu rigoles, tu rigoles.
53:03Vraiment, ça ne s'arrête jamais.
53:05« Les trois frères ».
53:05Et après, à l'international, comédie, non.
53:12Moi, je suis passé un peu à côté des…
53:14En fait, je trouve que ça a un peu mal vieilli.
53:16Il y a des comédies qui m'ont fait mourir de rire il y a 15 ans.
53:19Et quand tu les remates maintenant, c'est un peu plus difficile.
53:23Ah si, il y en a une avec « La fin du monde », je l'ai vue.
53:26Dernier barre avant « La fin du monde » ?
53:28Non, il y a James Franco, Jonah Hill.
53:32Il y a même Rihanna.
53:33Il y a Michael Serra.
53:34Il y a J. Baruchel.
53:36Il joue le film.
53:37En fait, il n'a ni queue ni tête.
53:39Il y a celui qui joue dans Kenny Rogers, j'ai oublié le nom de l'acteur.
53:41Danny McBride.
53:43Il t'a tous les blasts, t'es bon toi.
53:44Non, mais j'adore ce film.
53:45Danny McBride, il fait un petit déjeuner en écoutant DMX, tout ça.
53:47Il précise, je ne sais plus.
53:48Mais Jonah Hill qui devient Satan.
53:51« This is the end ».
53:52Voilà.
53:54Jonah Hill qui devient Satan.
53:55Au bout de 45 minutes, tu te dis « putain, c'est écrit avec les pieds et tout ».
54:00Mais tu rentres dedans et je pleurais de rire.
54:03Je pense que dans les films où j'ai pleuré de rire, celui-là, il est dans le top 3.
54:07Très bon.
54:07En tout cas, mais les trois frères, pour toi, ça reste vraiment un classique qui continue à…
54:11Ouais, c'est grandiose.
54:12Et puis quand tu le remarques, c'est très années 90.
54:15Il y a quelque chose de réconfortant là-dedans.
54:17J'ai l'impression que c'est un peu mon enfance.
54:19C'est des gens que j'ai connus.
54:20C'est des gens qui sont restés dans cette époque.
54:23Comme si ils n'ont pas vieilli.
54:24Ils sont restés dans cette époque.
54:25Ils sont dans une petite cage dans les années 90.
54:26Et de temps en temps, je les regarde et ça me fait du bien de les regarder.
54:29Et puis Bernard Farsi, qui joue le boss.
54:32Fou allié.
54:34Manteau, manteau, on s'en va.
54:35La coupe, la coupe.
54:36Tout est fou.
54:37Exceptionnel.
54:38Mourad, c'était un plaisir de t'avoir.
54:40Merci beaucoup.
54:40Merci d'avoir été là.
54:41On rappelle donc une famille de bâtard.
54:43Ça sort sur Prime Vidéo.
54:44Merci à toi.
54:45Merci à toutes les personnes qui ont participé à la fabrication de cette émission.
54:48Préparée par Alessa Lacour et Edouane Tella.
54:49Réalisé par Gaëtan Colli.
54:50La programmation musicale est signée Jean-Baptiste Odibert à la technique ce soir.
54:53C'était Geoffrey Roblin et Mathias Aléon.
54:56Demain, on se retrouve avec Carice.
54:59Et oui, autre ambiance.
55:00De 7 de 7.
55:01A demain avec Carice.
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