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  • il y a 2 heures
Stupeur hier soir sur BFM quand un père de famille explique à Gérald Darmanin que l'homme qui aurait violé sa fille de 12 ans en janvier dernier est libre et n'a même pas de mesure d'éloignement. Ce papa va encore plus loin car il précise que cet homme rode également autour du collège voisin de la maison mais que personne ne peut rien faire, puisque la justice a décidé de ne pas l'incarcérer.

Et ce témoin, qui s'exprimait en direct face au Ministre de la Justice, de pousser un coup de gueule, se demandant si il doit lui même aller tuer cette personne puisque la justice ne fait pas son travail. "Ma fille pleure tous les jours, ma femme pleure tous les jours, mon fils pleure tous les jours" a-t-il lancé totalement désemparé à Gérald Darmanin. Et d'ajouter : "Il est toujours en liberté et côtoie encore des enfants".

Malaise palpable sur le plateau et dans la réponse de Gérald Darmanin, même si ce dernier précise qu'il ne connaît pas le dossier, mais "si ce qui est raconté est exact, c'est contraire à ce qui doit être fait. Quand il sera jugé, il ira en prison et pourra faire 20 ans de prison". Mais le père de famille l'interrompt : "Oui, mais pour l'instant il est libre, il n'est même pas en détention provisoire et on ne sait pas ce qu'il peut faire !"

Regardez cette séquence qui s'est déroulée hier soir sur BFM.

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Transcription
00:00Rudy, votre fille qui a 12 ans, a été victime deux fois en quelques mois.
00:08En quelques mois, en fait, a été détruite deux fois par deux monstres, par deux prédateurs.
00:14En fait, monsieur le ministre, je vous explique, il y a un an environ de ça,
00:19il y a un papa d'une ex-copine, parce que ma fille, elle avait rencontré une copine
00:24et elle lui avait demandé son numéro de téléphone.
00:28Cette copine n'avait pas de téléphone, du coup, c'est le papa qui l'a appelé,
00:31qui a dit « c'est bon, maintenant j'ai ton numéro de téléphone, tu peux appeler ma fille,
00:35il n'y a pas de souci, quoi que ce soit. »
00:36Au bout de deux jours, on le sait, que ce soit tout ce qui est prédateur,
00:41tout ce qui est prédateur pédophile, ils manipulent vraiment bien l'enfant.
00:47Et petit à petit, il a dit qu'elle était belle, qu'elle était mignonne, qu'elle était quoi que
00:52ce soit.
00:52Et au bout d'une semaine, il lui a envoyé des photos de lui à poil, nu, de son sexe,
00:58de tout ça, quoi.
00:59Ça a été assez difficile.
01:02Et ma fille a tout caché.
01:03Ce n'est pas sur les réseaux, ce n'est pas quoi que ce soit, c'était le parent d
01:06'une ex-copine, en fait.
01:08Et nous, on l'a remarqué.
01:11Et heureusement, parce qu'à ce moment-là, il était parti devant le collège,
01:15il lui avait dit qu'il allait faire une soirée pyjama, comme la petite Liana,
01:18c'est pour ça que ça marque énormément, et il lui a dit, il a dit, il faut trouver un
01:22subterfuge par rapport à tes parents,
01:23faire une soirée pyjama, et comme ça, je couche avec toi.
01:27Cet homme-là, cet homme-là a des enfants, cet homme-là a une femme qui est psychologue,
01:32anciennement à la police judiciaire, quand l'affaire s'est passée.
01:35Il a été condamné, lui ?
01:36Du coup, il a été condamné, il a été condamné à du sursis.
01:40Il a été condamné à du sursis, il n'a rien eu.
01:43Ce n'est pas fini, il y a quatre mois, il y a quatre mois de ça.
01:47Ma fille, elle sort du collège à 10 heures, donc je me demande s'il y a un réseau ou
01:52quoi que ce soit derrière.
01:53Quelqu'un qui le pousse dans la voiture, il a 38 ans.
01:59Ma fille a 12 ans, mais elle a 13 ans.
02:03J'habite Gap, il a ramené en montagne, et elle s'est faite cette fois-ci violée,
02:08il y a eu pénétration vaginale.
02:10Moi, malheureusement, j'étais à Paris, j'étais en convention séminaire avec mon travail ici.
02:13Ma femme qui m'appelle, qui me dit que ma fille a été violée, je ne croyais pas une seconde.
02:20Ma femme l'a vu par rapport à Family Link, c'est une application esprit pour contrôler les enfants où
02:26ils sont.
02:27On a remarqué qu'elle était bizarre, qu'elle était montée et descendue.
02:30Du coup, elle a interpellé le collège, le collège qui ne savait pas trop ce qui s'était passé.
02:35Du coup, ma fille, elle est sortie du collège, ma femme l'a ramenée directement à l'hôpital.
02:39Elle avait des bleus, des bleus de partout.
02:42Une constatation à l'hôpital, comme quoi il y avait eu des chures vaginales,
02:45comme quoi il y avait énormément de problèmes sur son corps.
02:51Et ils ont appelé directement à la police.
02:53La police l'ont fait savoir qu'ils ne pouvaient rien faire,
02:57sachant qu'il n'y avait pas de nom, qu'il n'y avait pas de prénom ou quoi que
02:59ce soit.
02:59Moi, le lendemain, je suis rentré, j'ai vu qui c'était.
03:04Et du coup, cette personne-là avait trois plaintes contre lui et n'avait pas été encore jugée.
03:11Et là, il n'a pas été jugé, évidemment, pas encore.
03:13Donc, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu une garde à vue.
03:16La police l'a mis en garde à vue.
03:19La police nous a fait savoir qu'un moment, il n'allait pas sortir, qu'il était en détention provisoire.
03:24Le procureur a demandé sa détention provisoire.
03:28Le président a demandé sa détention provisoire.
03:30Et qui c'est qui décide derrière ? C'est le JLD.
03:32Le JLD, c'est le juge des libertés de détention,
03:35qui a jugé comme quoi il n'était pas dangereux.
03:37Donc, ce monsieur-là, il est dehors.
03:40Ma fille, tous les soirs, elle pleure.
03:42Tous les soirs, ce matin, je suis parti à 4h du matin de GAP.
03:46Elle m'a dit, mais qu'est-ce que tu fais ?
03:47Qu'est-ce que tu fais, papa ?
03:48Elle n'arrêtait pas de pleurer.
03:50Elle dit, mais je pars, ne t'inquiète pas, je vais revenir, tout ça.
03:52Elle pleure, elle pleure tous les soirs.
03:54Ma fille, c'est pareil.
03:55Ma femme, elle pleure.
03:56Mon fils, il pleure aussi.
03:58C'est très difficile.
03:59Ces notes ont chuté à l'école.
04:00Même l'approviseur m'a demandé, mais pourquoi elles ont chuté ces notes ?
04:02Mais parce qu'elle s'est faite violer, en fait.
04:05Il va être jugé ?
04:06Du coup, il n'y a pas de mesure d'éloignement.
04:12Il est libre.
04:13Donc, ce qui se passe, c'est qu'il habite à 3 km de chez moi.
04:16Ce monsieur-là, il tourne autour du collège.
04:18Il est encore sur Snapchat.
04:19Je l'ai vu.
04:20Il est de partout.
04:21J'ai demandé à la police.
04:22La police m'a dit, mais monsieur, on ne peut rien faire.
04:24C'est le JLD qui a décidé ça.
04:26Le juge des libérataires de détention qui a décidé ça.
04:29On ne peut rien faire.
04:29J'ai demandé à mon avocate.
04:31Mon avocate, elle m'a dit, ça va être extrêmement long.
04:33Ça va prendre des années, monsieur.
04:35Qu'est-ce que je fais ?
04:36Moi, qu'est-ce que je fais ?
04:37J'y vais, je le tue ?
04:40Ce n'est pas possible.
04:42Je crois que, monsieur Darmanin, je crois que la justice est un peu molle sur ce coup-là.
04:47C'est compliqué pour moi.
04:52Parce que je me dis, c'est soit je le tue et tous ces gens-là, ils vont le faire.
04:56On vous entend.
04:57On va demander au ministre de vous répondre, évidemment.
04:59Après, moi, j'avais une autre question.
05:00On va rester d'abord là-dessus, Rudy, pour qu'en plus la parole puisse tourner.
05:04C'est arrivé quand, monsieur ?
05:07La dernière affaire au mois de janvier.
05:09Affaire du viol de votre fils, c'est le mois de janvier.
05:11Oui.
05:14Mais celui-là est toujours en liberté, il côtoie des enfants, il n'y a pas de mesure d'éloignement,
05:18il n'y a rien du tout.
05:22Moi, je ne connais pas votre affaire, mais tel que vous l'avez décrivée, évidemment que c'est tout à
05:26fait anormal et c'est le contraire de ce qu'est la loi de la République.
05:31Vous posez une question qui est importante, qui est quand est-ce qu'il sera jugé ?
05:34Parce que quand il sera jugé, il ira en prison pour des faits de viol, vous savez que c'est
05:4015-20 ans de prison.
05:41Sauf qu'il n'y a pas d'intention provisoire, ça peut faire comme un ordal lelandais qui tue entre
05:45-temps.
05:45Non mais on est bien d'accord, monsieur, on est bien d'accord.
05:51Si vous me permettez, monsieur, le délai d'audience, c'est très important.
05:55Parce qu'aujourd'hui, c'est 6 ans en moyenne pour obtenir un jugement après des faits pour viol et
06:018 ans quand il y a un meurtre.
06:04Donc on rajoute au problème des plaintes qui ne sont pas étudiées, ou parfois au dysfonctionnement très grave de la
06:12justice ou de la police ou de la gendarmerie.
06:14On rajoute quelque chose d'insupportable pour tout le monde, quels sont les délais pour avoir un jour d'audience.
06:21En ce moment même, aujourd'hui j'ai passé ma journée à l'Assemblée nationale, nous avons un texte qui
06:25j'espère sera adopté avant le 14 juillet, il a été voté par le Sénat.
06:27Donc le 14 juillet, s'il est voté, il me permet de changer radicalement les choses pour vous, pour votre
06:33fille et pour toutes les victimes.
06:35De pouvoir créer 60 cours supplémentaires et de juger bien plus vite ces délais d'audience.
06:43Pour qu'effectivement, parce que la détention provisoire c'est un juge des libertés d'adaptation qui en décide, vous
06:48avez parfaitement raison,
06:49mais pour qu'il puisse aller en prison et rester très longtemps en prison.
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