00:00Ma question est, sur ces 70 000 plaintes ouvertes aujourd'hui,
00:04combien sont traitées comme celles qui a touché l'IANA ?
00:07C'est ça ma question.
00:08C'est pas comment les traite tous en un mois.
00:11C'est de revérifier, plainte par plainte.
00:13C'est pour ça que j'ai convoqué les procureurs généraux ce matin.
00:15C'est pour ça qu'ils ont reçu l'instruction dans la foulée.
00:18C'est pour ça que le ministre de l'Intérieur a demandé la même chose aux policiers et aux gendarmes,
00:20pour voir si on n'avait pas de nouvelles l'IANA.
00:23Parce que 9 mois, madame, sans aucune foi où la personne a été mise en garde à vue ou entendue,
00:28ce n'est pas possible.
00:29C'est un dysfonctionnement total.
00:30Voilà ce que j'ai demandé.
00:32Et je pense que c'est très important de le faire.
00:34Après, il y aura toutes les autres questions que vous posez.
00:36Les 90 % de plaintes classées sans suite, c'est vrai pour les enfants.
00:40Parce qu'en effet, là, pour le coup, il peut manquer des moyens de magistrats,
00:43des moyens de policiers, des moyens de psy, des moyens de médecins légistes.
00:46C'est tout à fait vrai.
00:47Les manquements que nous avons aussi avec l'éducation nationale,
00:50qui doit pouvoir formaliser lorsqu'elle voit quelque chose.
00:52Les collectivités locales.
00:54Moi, j'ai été maire de ma commune, au CCAS qui s'occupe du logement, aux écoles.
00:57Évidemment que les collectivités doivent signaler.
00:59Et puis tous les autres sujets.
01:01Les médecins qui doivent pouvoir signaler aussi.
01:03Les pharmaciens, quand quelqu'un vient pour porter un témoignage.
01:07Il y a toute une société qui doit se mettre en branle.
01:08Et la justice en premier.
01:11Mais évidemment qu'il faut s'occuper de tout ça.
01:13Mais l'urgence, et je vais vous dire le dysfonctionnement grave qui, moi, me traumatisme.
01:17L'urgence, c'est dans l'affaire Liana.
01:19Ce n'est pas une question de moyens.
01:21Ce n'est pas une question numérique.
01:22Ce n'est pas une question de manque d'OPJ ou de manque de procureur de la République.
01:25Ça peut arriver ailleurs, bien évidemment.
01:27C'est un dysfonctionnement absolument terrifiant.
01:30Voilà.
01:31Et c'est pour ça que j'accepte non seulement de discuter avec vous.
01:33Mais que je prends bien sûr sur moi.
01:34Même si ça ne fait que un an que je suis ministre de la Justice.
01:36Je prends tout à fait la solidarité des années précédentes de tous les gouvernements.
01:40Je prends sur moi pour vous dire que cela, on va regarder dossier par dossier.
01:44Un dysfonctionnement, c'est un train de la RATP.
01:46Mais là, en fait, c'est non-assistance à personne en danger.
01:49Parce qu'il y avait des éléments sur cette personne.
01:51Et non-assistance à sa personne en danger, c'est pas cible d'emprisonnement.
01:54Je ne monopolise pas la parole parce que je n'aime pas ça.
01:56On va continuer à entendre les Français, effectivement.
01:59C'est un point important.
01:59Parce que le ministre de la Justice, il faut que les Français le comprennent.
02:02C'est la loi et la Constitution.
02:03Il ne peut pas intervenir dans des affaires individuelles.
02:05Je n'ai légalement pas le droit.
02:06Vous pouvez venir le ministre de la Justice.
02:07N'importe qui peut devenir le ministre de la Justice.
02:09Il ne peut pas, c'est la loi et la Constitution, depuis la loi de 2013, intervenir dans un dossier
02:14individuel.
02:14Vous ne pouvez pas appeler tel ou tel procureur.
02:16Je n'ai pas le droit d'appeler tel ou tel procureur de la République au téléphone.
02:18Je n'ai pas le droit de les convoquer.
02:20Et je n'ai pas le droit de dire, parce que parfois les affaires me remontent,
02:23ou parfois des gens m'interpellent sur les réseaux sociaux,
02:25ou parfois dans ma commune à Tourcoing.
02:26J'en connais des difficultés.
02:28Je n'ai pas le droit, c'est la loi, d'intervenir dans une affaire individuelle.
02:33Est-ce qu'il faut changer ça ou pas ?
02:35En 2013, le Parlement a décidé que le ministre n'avait pas le droit d'intervenir.
02:40Ce que je peux faire, en revanche, c'est constater la façon de faire du service public de la justice.
02:46Est-ce qu'on a mis un essai de magistrats ?
02:48Est-ce que la politique que j'ai suivie, que je demande de suivre un narcotrafic,
02:52deux, les violences faites aux femmes et aux enfants, est suivie ?
02:54En l'occurrence, il y a des tas d'endroits où, sans doute, c'est suivi.
02:57Là, ça n'a pas été le cas.
02:59Donc, j'entends votre question, madame.
03:01J'ai dit que l'indépendance des magistrats ne va pas avec l'irresponsabilité.
03:05Et c'est pour ça que j'ai commandé une inspection immédiatement,
03:07quand un jour elle rendra son rapport et qu'on proposera les sanctions s'il doit y en avoir immédiatement.
03:12On va continuer.
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