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  • il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:01Vous avez donc suivi avec nous en direct la conférence de presse de Clémence Meillard, la procureure de Hoche.
00:05Elle a fait le point sur les investigations concernant la disparition de l'IANA.
00:09Et surtout, elle a maintenant ouvert le dossier du suspect numéro 1.
00:13Et c'est justement avec Nicolas Dumas qu'on va en parler.
00:17Il est au tribunal judiciaire d'Hoche parce qu'il y a toujours les recherches concernant l'IANA.
00:22Mais cet homme, malheureusement, est connu pour d'autres dossiers, Nicolas.
00:28Effectivement, plus le passé judiciaire de Jérôme Barrella est dévoilé, plus son profil semble inquiétant.
00:35Alors qu'il est effectivement le principal suspect dans la disparition vendredi dernier de l'IANA, âgée de 11 ans.
00:41La première trace judiciaire remonte ici au tribunal d'Hoche.
00:44En 2017, le père de famille aurait entretenu une relation avec une hycène de 17 ans qui aurait été consentie
00:53selon les mots de l'adolescente.
00:54La procédure est classée sans suite en 2018.
00:57Et la procureure de la République détaille le reste des affaires qui sont...
01:02Je vous propose de l'équité.
01:05Trois procédures impliquant le mis en examen ont été identifiées par mon parquet.
01:10Il a été tout d'abord retrouvé trace d'un renseignement judiciaire établi par la gendarmerie en décembre 2017.
01:17Une procédure le mettant en cause a été reçue au parquet d'Hoche en janvier 2024.
01:22J'en arrive à la procédure qui était en cours au moment de la disparition de l'IANA.
01:29Cette procédure a été initiée en août 2025, le 22 août 2025, par le dépôt de plainte de la mère
01:37d'une mineure née en 2014.
01:41Elle a précisé que des actes complémentaires sur cette troisième plainte avaient été demandées avec pour observation la mise en
01:50garde à vue du suspect à la fin de l'enquête.
01:54Donc la procureure de la République d'Hoche a également précisé qu'une quatrième plainte a été déposée ce matin,
02:01mais qu'elle n'avait pas d'éléments là concernant.
02:04Les enquêtes vont se poursuivre, a précisé la procureure, et que le parquet va procéder sans doute à un regroupement
02:11de ces affaires et réexaminer celles qui ont été classées sans suite.
02:15Nicolas Dumas avec Léni Bocorni en direct du tribunal judiciaire d'Hoche.
02:20Pauline Rovna, cette affaire concernant la disparition de l'IANA, qui a disparu il y a six jours, cet homme,
02:26Jérôme Barrella, elle prend une autre dimension depuis ce que nous a annoncé tout à l'heure la procureure.
02:33À l'énoncé de tous les dossiers, moi j'ai trouvé ça absolument vertigineux, il y en a trois anciens
02:39dossiers qu'elle a détaillés avec une grande précision,
02:43et elle a également annoncé qu'il y a une nouvelle plainte qui a été déposée ce matin par un
02:48père de famille dans des conditions similaires pour viol sur mineur.
02:51On en saura plus dans quelques instants. Elle nous dit aussi qu'il y a un directeur d'établissement qui
02:55l'a contacté.
02:56On avait donné cette information avec Véronie Fèvre, il avait été licencié d'un établissement scolaire parce qu'il avait
03:01eu une relation dite.
03:03C'est inapproprié avec une lycéenne, donc il faudra voir si il y a eu un signalement. Mais combien de
03:07victimes ? Parce que là, on en a trois anciennes, on en a une nouvelle,
03:11mais quand son téléphone va être saisi par les enquêteurs, qu'est-ce qu'ils vont retrouver dans le téléphone
03:15de ce Jérôme Barrella ?
03:16Est-ce qu'il y a d'autres dossiers en cours ? Et c'est là où il va y
03:19avoir peut-être d'autres signalements.
03:20Oui mais il n'y avait pas eu de condamnation. Il n'y a pas de mise en examen, pas
03:24de condamnation.
03:25Il n'y a pas de casier judiciaire. Pourquoi ? Parce que l'infraction est insuffisamment caractérisée, nous dit la
03:30procureure,
03:31parce que sur le premier renseignement judiciaire, la relation était consentie et la jeune femme avait dit ses sens, c
03:36'est classé.
03:37La deuxième, il n'y a pas suffisamment de caractérisation, c'est classé.
03:40La troisième, elle se perd dans les limbes des parquets et des services.
03:44Elle est en cours.
03:45Elle est en cours. Il était prévu qu'il soit auditionné et placé en garde à vue ? Trop tard.
03:49La quatrième, l'IANA a disparu et à l'occasion de la quatrième, on apprend qu'un directeur d'établissement
03:56l'avait viré parce qu'il avait un comportement inapproprié avec une élève.
04:00Mais là encore, rien n'a pas de casier.
04:01À chaque fois quand même, jamais de condamnation, mais à chaque fois les faits qu'on pourrait lui reprocher sont
04:07de plus en plus graves, j'ai envie de dire,
04:08puisque le premier fait en 2017, c'est une relation, il est adulte avec une jeune femme de 17 ans,
04:15ensuite on part d'agression et aujourd'hui, on est sur la disparition d'une petite fille de 12 ans
04:22depuis 6 jours.
04:24On tombe toujours sur les mêmes ressorts. Ce type-là prend de l'assurance. Il n'y a pas de
04:29réponse judiciaire ou en tout cas, il y a une réponse judiciaire, c'est un classement sans suite.
04:34Et puis, il s'installe confortablement dans cette vie avec sa femme, ses enfants, les soirées pyjama.
04:40Et vous allez voir que, vous allez voir, alors ça je fiche mon billet, que dans les jours qui viennent,
04:46il y a d'autres parents qui vont dire,
04:48des parents dont les gosses sont allés à des soirées pyjama chez eux, qui vont dire, alors là, on vient
04:53de découvrir quelque chose, parce que notre gamine n'avait plus le même comportement depuis qu'elle allait chez lui.
04:57De chatouille, pardon, de chatouille, pardon.
05:00Mais sous le vocable chatouille, je parle sous contrôle de journal, on peut tout faire.
05:03C'est pour ça que je me permets de revenir sur cet élément.
05:06Ça fait froid dans le dos, ça fait écho, je crois, au livre et au film d'Andréa Bescon sur
05:12les chatouilles.
05:14Bah oui, c'est toujours notre petit secret, des chatouilles, des câlins, théma préféré.
05:18Mais vous voyez comment la justice bénéficie aux agresseurs.
05:22Le temps long, l'impunité renforce l'agresseur.
05:25Des problèmes de procédure parfois.
05:26Voilà, et de l'autre côté des victimes, les victimes, elles se murent dans un silence, elles sont détruites peu
05:32à peu.
05:33Il y a 50% des victimes qui feront des tentatives de suicide, 40% qui auront des addictions, des
05:38troubles de la sexualité, des troubles du comportement alimentaire.
05:41C'est un ravage pour la santé de ces victimes qui ne sont parfois jamais entendues.
05:47Nous sommes avec une avocate pénaliste qui intervient dans des dossiers de pédocriminalité, Juliette Chapelle.
05:52Quel est votre regard sur ce qu'on apprend ce soir ?
05:55Cet homme était finalement très connu de la justice, mais jamais inquiété.
06:02On est face, selon vous, à un prédateur ?
06:06C'est toujours les mêmes mécanismes dans les affaires de pédocriminalité, c'est-à-dire que ce ne sont pas
06:11des signes avant-coureurs.
06:12On a des procédures qui sont complètes, mais on ne croit pas à les enfants.
06:16Ce n'est jamais suffisamment, ce n'est pas suffisamment grave, on n'a pas suffisamment de traces, mais on
06:21a la parole de cet enfant.
06:23Donc pour vous, le problème, c'est la prise en compte de la parole de l'enfant ?
06:26Il y a plusieurs problèmes, le premier problème, c'est la prise en compte de la parole des enfants, on
06:30ne les croit pas.
06:31Et des adolescents et des adolescentes, on ne les croit pas systématiquement.
06:34Et des victimes, de manière générale, systématiquement, c'est mis en doute.
06:38Et après, il y a un autre problème qui est un dysfonctionnement général, et on le voit, nous, dans les
06:42dossiers.
06:43Les dossiers en matière de violences sexuelles sur les enfants, à mon cabinet, on passe environ une à deux journées
06:48par semaine à relancer.
06:50A envoyer des mails aux gendarmeries, aux parquets, aux commissariats.
06:55Parce que ce n'est pas prioritaire ?
06:57Parce que ce n'est pas prioritaire, parce que la priorité, ce sera toujours le meurtre en flagrant délit, le
07:03viol où on vient de choper la personne qui est mise en cause par la victime.
07:10C'est-à-dire que quand il n'y a pas de flagrance, ce n'est pas prioritaire ?
07:12Ça passe après, et c'est des heures et des heures de relance.
07:17Et parfois, nous, on a des dossiers avec des enfants qui ont parlé, qui ont été précis, qui ont mis
07:22des mots sur ce qu'ils ont vécu comme violences sexuelles, et ça n'avance pas.
07:26Non mais pardon, moi je voudrais revenir sur cette affaire, parce que je la trouve sidérante, celle qui a été
07:30révélée par le service police-justice BFMTV.
07:32Hier, la petite Rosa, qui raconte à sa mère ce que cet homme lui aurait fait subir, dans un premier
07:39temps, il n'y a pas de plainte.
07:40Puis finalement, quand même, la mère va porter plainte, et ensuite, c'est les parquets qui doivent se saisir de...
07:46Si, ils savent, mais ça prend du temps, c'est-à-dire qu'il y a un trajet.
07:48Alors, ce n'est pas Hoche et Toulouse, ils sont à quelques kilomètres, ça prend cinq mois déjà.
07:52Et puis ensuite, on confie ça à une gendarmerie, et là encore, plusieurs mois où il ne se passe rien,
07:57en tout cas, il n'est pas entendu, lui directement,
07:59et on aboutit au mois de juin et la disparition, la petite Liana.
08:03Ça, c'est des choses qui arrivent souvent ou pas ?
08:04Oui, hélas, oui, ça arrive souvent, parce que c'est un temps trop long,
08:08parce que ce n'est pas suffisamment efficace.
08:11Alors, on peut parler des moyens, mais je pense qu'on ne peut pas toujours tout mettre sur les moyens
08:15de la justice
08:16et des services d'enquête, c'est trop long.
08:18Là, je pense que les enquêteurs se disent, bon, la fille n'est plus en contact avec l'agresseur,
08:23donc ce n'est plus une priorité.
08:25Sauf qu'un pédocriminel, juste ce point...
08:27C'est un récidiviste ?
08:28Voilà, il ne s'arrête pas.
08:29Mais il n'a jamais été condamné.
08:31Mais Aminima, il est pédophile, on le sait, il sort, il a 32 ans.
08:35Ça ne ressort peut-être pas suffisamment dans les dossiers, parce qu'il n'y a pas eu de condamnation,
08:40il n'y a pas eu de faits caractérisés.
08:41Mais c'est quand même dans les dossiers de la justice.
08:42Alors, il n'y a pas de condamnation.
08:44La justice doute, j'ai envie de dire, tant mieux, si elle doute, elle ne condamne pas.
08:47C'est une bonne chose.
08:49Mais le doute, là, ne profite pas aux victimes potentiellement.
08:51Alors, le doute, là, ne profite pas aux victimes.
08:53Mais c'est, encore une fois, la question de la prise en compte de la parole de l'enfant.
08:57Mais ce qui se passe, c'est que vous n'avez pas besoin d'une condamnation.
09:00Quand vous avez déjà un renseignement judiciaire, une plainte, une deuxième plainte,
09:05certes, peut-être classée sans suite, mais pour infraction insuffisamment caractérisée,
09:09ça ne veut pas dire qu'il ne s'est rien passé.
09:10Et quand la dernière plainte arrive, il faut peut-être accélérer.
09:12Mais donc, quand la dernière, elle arrive, on y va, là.
09:14Comment est-ce qu'on peut les mettre en état de ne pas nuire à la société ?
09:19De nuire à la société, pardon.
09:20Comment on peut les empêcher ?
09:21Si on ne l'avait pas, si on regardait plus tôt dans l'affaire de la petite Rosa...
09:24On ne serait pas tous là aujourd'hui.
09:25Mais vous imaginez qu'il n'y a même pas eu de signalement au CRIP,
09:28au centre de recueil des informations préoccupantes.
09:31C'est-à-dire qu'on ne s'est même pas dit qu'il était peut-être préoccupant.
09:34On n'en est même pas là.
09:34Parce qu'il cherchait toujours la présence des enfants.
09:37Il traînait autour du collège.
09:39Il y a le prof de sport de Jérôme Barrella qui dit lui-même
09:41« Nous trouvions qu'il passait trop de temps avec les enfants. »
09:45Et puis, il avait ses deux filles à la maison.
09:48Quand on met un bracelet électronique à quelqu'un comme lui,
09:52bracelet électronique avec GPS,
09:53pour un prédateur sexuel,
09:56qu'est-ce qu'on empêche d'approcher dans une ville,
09:59s'il est à Angers, pas sortir d'Angers,
10:02les aires de jeu, les écoles maternelles ?
10:05Et tous ces endroits sont répertoriés.
10:07Et s'il s'en approche avec son GPS,
10:09on sait très bien où il va les chercher.
10:11Ces gens-là, c'est des prédateurs.
10:12On l'a déjà dit.
10:13Ces gens-là, ce sont des malades.
10:14Ce sont des malades.
10:16C'est installé dans leur tête.
10:17Moi, je pense qu'ils sont malades.
10:18Et ce type-là...
10:19Pourquoi vous dites non ?
10:20Attendez, parce que Johanna, il dit non.
10:21Mais après, je ne pourrai pas finir.
10:22Finissez.
10:23Finissez de lui, pardon.
10:24Donc, je dis juste, ces gens-là, ils sont focus.
10:27Ce type, c'est bien lui, il est présumé innocent.
10:29Il est en train d'obsession.
10:30Il est focus sur l'IANA.
10:32D'accord ?
10:32Donc, il l'a reçoit.
10:34Il apporte les goûters à la sortie de l'école.
10:36Il l'a reçoit chez sa fille.
10:36Il l'a reçoit chez lui pour une soirée pyjama.
10:39Qui a organisé la soirée pyjama ?
10:41Est-ce qu'il n'a pas dit à sa fille, demande à ta copine de venir ?
10:43Ou à sa femme, demande à inviter la petite Liana, parle-en à ses parents.
10:48Le mec, il est focus sur Liana.
10:49Et après, c'est le soir pyjama qui avait mal tourné.
10:51Les parents de Liana avaient coupé du contact.
10:53On dit, c'est terminé, on ne veut plus entendre parler de cette famille.
10:54Ils ne savaient pas visiblement que la fille était toujours en contact avec lui.
10:56Mais c'est quand même lui qui, à 15h05, devant le lycée Hubert Rive,
11:01est dans sa voiture.
11:02Il a fait une détermination.
11:02Et on le voit partir avec la gamine.
11:06Mais ce qui est intéressant, c'est qu'au départ, il nie pour le mode opératoire
11:10et pour la psychologie.
11:10Au départ, il nie.
11:11Et c'est simplement parce qu'on va lui dire qu'il y a de la vidéosurveillance
11:14et qu'on l'a vu dans la voiture à 15h05,
11:16qu'il va être obligé de dire que oui, il l'a bien pris en voiture
11:19et qu'il a bien fait le trajet.
11:21Ça, c'est la matrice classique.
11:23Alors, je n'ai pas d'accord pourquoi ?
11:24Pardon, vous n'êtes pas d'accord pourquoi ?
11:26Le terme de malade.
11:28Non, mais là, si on rajoute, les pauvres, c'est des malades.
11:30Après, attention, la présomption d'innocence,
11:34attention, la justice, on va faire son travail,
11:36attention, il ne faut pas faire de procès médiatique,
11:38attention, maintenant, il est malade.
11:39Non.
11:40La violence, la prédation, c'est une décision, c'est un choix.
11:44D'accord ?
11:44C'est du ressort de la personnalité, du parcours personnel.
11:47Il n'est pas...
11:48Ce n'est pas une maladie, en fait, de gueuler les enfants.
11:50Et vous leur faire ça avec des enfants de 9 ans, 11 ans, 7 ans ?
11:53C'est de la perversion.
11:54Mais la perversion, ce n'est pas une maladie.
11:55D'accord ?
11:56Il sait ce qu'il fait, c'est un choix, la violence.
11:58On décide d'y aller ou on décide de s'empêcher.
12:00C'est des gens qui s'autorisent.
12:02Le seul moyen de les stopper, c'est qu'ils soient stoppés par la justice.
12:06Sinon, ils ne s'arrêteront jamais.
12:07Ils ne sont pas malades.
12:08Dans tous les cas, ce soir, la procureure a révélé sur BFMTV
12:11l'ouverture de plusieurs dossiers,
12:13qu'on a affaire à un homme qui, avec Liana,
12:17n'en est pas à son coup d'essai, malheureusement.
12:19Et vous imaginez le choc à Florence,
12:22la commune où, aujourd'hui, on cherche toujours Liana.
12:26D'ailleurs, on va y retrouver Isor de la Gorce en direct pour BFMTV
12:29parce que les habitants n'en reviennent pas, Isor.
12:35Effectivement, ces révélations ont jeté un grand froid dans la commune.
12:38On va en discuter tout de suite avec Océane, qui habite à Florence.
12:41Comment vous vous êtes sentie, vous,
12:43quand vous avez appris la disparition de Liana ?
12:46C'est un peu triste parce qu'on ne voit ça que dans la télé.
12:51Et puis, France, c'est une petite ville, tout le monde se connaît.
12:53Moi, qui ai des enfants, ça fait peur, honnêtement.
12:56Maintenant, ils sont collés.
12:58Je ne les laisse même plus partir tout seuls devant.
12:59J'ai trop peur.
13:00Même moi, je vais au travail, j'ai peur.
13:02On ne sait pas.
13:02C'est triste.
13:03On fait tout pour la retrouver.
13:05Soutien la famille, honnête comme on peut.
13:08La procureure d'Oche a annoncé que le principal suspect,
13:12Jérôme Barrella, a été visé par trois procédures,
13:14notamment une nouvelle plainte pour viol sur mineurs
13:16qui a été déposée mercredi.
13:19Comment est-ce que vous réagissez à ces révélations ?
13:22Je pense que moi, ils auraient écouté la première plainte.
13:26Je pense qu'on n'en serait pas arrivé là.
13:28C'est mon point de vue.
13:31Est-ce qu'ils n'ont pas cru la fille ?
13:33Je ne pense pas que la fille ait réinventé ça non plus.
13:36Je pense qu'il y a d'autres trucs qui vont sortir.
13:42De savoir que dans votre ville, il y avait une personne
13:44qui a été visée depuis longtemps par des procédures
13:47et que rien n'a été fait jusque-là.
13:50Comment vous vous sentez par rapport à ça ?
13:52Ça fait peur.
13:53On ne vit plus tranquille.
13:56Je ne sors même pas depuis ça.
13:57Je ne sors plus de chez moi.
13:58Même mes gosses.
13:59Je reste en bas de ma cour.
14:00J'ai trop peur.
14:01Déjà, moi qui laisserai mes enfants,
14:03mais là, ça sera pire encore.
14:04Je n'imagine pas leur avenir.
14:06C'est malheureux, mais on va devoir les priver de tout,
14:08nos enfants.
14:09On ne peut pas vivre tranquille.
14:11On sent que c'est un vrai sujet à Florence,
14:13cette disparition,
14:14mais qu'il y a aussi une certaine solidarité des habitants.
14:17On parlait tout à l'heure notamment de la battue citoyenne
14:19qui a eu lieu.
14:20Est-ce que vous auriez aimé participer à des recherches ?
14:24Si on est utile, oui.
14:27Après, c'est vrai qu'il y avait beaucoup de monde.
14:30C'est ça qui est bien.
14:32Il y avait quand même du monde pour les parents,
14:34pour les recherches.
14:35Mon mari a participé aux battues.
14:37Il a aidé.
14:38Moi, je n'ai pas pu parce que je n'avais pas le bon style vestimentaire,
14:41mais mon mari y a été, ma soeur y a été.
14:43Il y avait pas mal de monde quand même.
14:45Merci beaucoup en tout cas pour votre témoignage.
14:47Vous l'aurez compris, il y a beaucoup d'émotions à Florence.
14:50Les habitants ne s'attendaient pas à une telle affaire
14:52dans un village de 6 000 habitants.
14:55Merci Isor Delagorse avec Alain de Branger en direct de Florence.
14:59Pensons également aux parents des lianas, qu'on recherche toujours,
15:03qui viennent d'apprendre que cet homme était très connu des services de police de justice,
15:09même s'il n'avait jamais été condamné, mais qu'il avait plusieurs affaires,
15:11qu'il y a une nouvelle plainte pour viol qui vient d'être déposée,
15:13et que ce n'est pas terminé.
15:14Vous imaginez qu'à la détresse s'ajoute maintenant une immense colère,
15:19un immense désarroi, et on est dans ce genre de situation,
15:22on le dit souvent, le processus d'identification, il est très très fort.
15:26On se met à la place des parents, on pense à Liana,
15:28qui peut être notre petite soeur, notre nièce, notre cousine,
15:31c'est extrêmement douloureux.
15:32C'est des parents qui doivent être meurtris dans une peur
15:35qu'on ne peut absolument pas décrire,
15:37et qui auront besoin d'être vraiment soutenus
15:40pour tenir le temps que la vérité arrive.
15:44On va voir où on en est aussi concernant les battus,
15:47c'est Suzy Bernard-Ménégus, qui aussi est à Florence,
15:50parce que les opérations de ratissage continuent,
15:53et malheureusement, le temps tourne.
15:58Tout à fait, le temps tourne, et là, ça fait 4 heures
16:00que des gendarmes se sont remis à faire des battus,
16:04alors d'abord dans les alentours de Florence,
16:06et maintenant on est un petit peu plus loin, à quelques kilomètres,
16:09là actuellement, ils sont dans les bois,
16:11alors nous ne pouvons pas y accéder,
16:13ce sont des zones assez escarpées,
16:15et ce qui en fait a lieu, c'est que c'est une quarantaine de gendarmes
16:18qui se déplacent en ligne,
16:21ils s'alignent en peloton, ils font du ratissage,
16:23et ils s'avancent progressivement.
16:25L'idée, c'est de ne laisser aucune zone au hasard,
16:28tout est passé au peigne fin,
16:30à la fois physiquement et visuellement.
16:32Il y a d'ailleurs un chef de dispositif
16:34qui vérifie sur une tablette
16:35que tout est bien vérifié
16:37et que rien n'est laissé au hasard,
16:39car il y a moins de traces.
16:40Le moindre indice pourrait permettre de retrouver Liana
16:43six jours après sa disparition.
16:46Merci Suzy, Bernard Ménégus,
16:48à Florence Dangeus, avec Nassim Gomery.
16:50Jacques Morel, six jours après la disparition
16:52de cet enfant,
16:54qu'est-ce qu'on espère trouver
16:56avec ces battus organisés ?
16:59Si cette jeune fille est encore en vie,
17:01si vous voulez, six jours dans la nature,
17:03c'est qu'on admet qu'elle est peut-être séquestrée,
17:06parce qu'il n'a quand même eu pas beaucoup de temps
17:08pour agir.
17:09On parle d'une heure et demie
17:10entre le moment où elle est prise en compte
17:13et le moment où il réapparaît
17:14dans une autre réunion.
17:17Donc, si elle séquestrait quelque part,
17:20il y a urgence à la retrouver.
17:23Pour le reste, il faut trouver des indices
17:25parce que vous savez bien que dans toutes les affaires
17:27où on ne retrouve pas,
17:29si malheureusement elle est décédée,
17:30le corps de la victime,
17:32les constatations, la police scientifique,
17:34tout ce qui est important dans le cadre
17:35d'une enquête criminelle
17:37ne peut pas se faire dans de bonnes conditions.
17:41Si on trouve un élément, un indice important,
17:43est-ce que ça peut aider à faire parler
17:46Jérôme Barrella, à le sortir de son silence
17:49puisque c'est comme ça d'ailleurs
17:50que Nordal Lelandais a fini par parler.
17:52Bien sûr.
17:52On avait retrouvé une goutte de sang
17:53dans sa voiture.
17:55Quelques mois après.
17:56Bien sûr.
17:56C'est pour ça, si vous voulez,
17:57que son véhicule est actuellement à Pontoise
17:59à l'institut où il va être décortiqué
18:02et analysé
18:03parce qu'en fonction du modèle de voiture,
18:06il y a maintenant de l'informatique embarquée
18:08qui permet de déterminer
18:10à quel endroit la personne s'arrête,
18:12à quel endroit elle redémarre.
18:13Est-ce que ça va correspondre
18:15aux informations qu'il a données
18:17parce que déjà,
18:18ces informations étaient nébuleuses.
18:20Est-ce que ça va correspondre
18:21à ce qu'il y a dans son portable
18:23parce qu'il faut mettre en concordance
18:25les données de la voiture
18:26et celles du portable.
18:28Mais bon, c'est d'autres gendarmes
18:29qui font ça.
18:30C'est des gendarmes mobiles.
18:31Les enquêteurs, eux, ils sont maintenant
18:34sur la piste,
18:36les nouveaux dossiers,
18:38les gens qui vont se faire connaître.
18:39La médiatisation qui est faite sur vos chaînes
18:42va amener des parents...
18:43Le fait qu'on donne son nom,
18:45ça peut aussi pousser à témoigner
18:48peut-être des gens qui ont été victimes aussi.
18:50C'est pas les enfants qui vont me dire
18:52vers les parents,
18:53c'est les parents qui vont dire
18:54« Mais dis donc, t'as été, toi,
18:55une soirée pyjama chez ces gens-là ? »
18:59« Qu'est-ce qui s'est passé ? »
19:01Et là, l'enfant,
19:01si on lutte en une perche,
19:03ça va sûrement libérer sa parole.
19:06Pauline, revenez simplement.
19:07Les analyses sur la voiture,
19:08on les aura quand ?
19:09On nous disait fin de semaine,
19:11mais je ne sais pas combien de temps
19:11ça va prendre précisément.
19:12Évidemment, on va guetter ce retour d'analyse.
19:15Il y a les trajets de la voiture,
19:17je vous rejoins,
19:17et puis il y a l'ADN.
19:18Est-ce qu'elle était sur le siège avant ?
19:21Est-ce qu'il y a des traces à l'arrière ?
19:22Est-ce qu'il y a des traces dans le coffre ?
19:23Ça ne dit pas la même histoire.
19:25De toute façon, les gendarmes savent déjà,
19:27à l'évidence,
19:27si elle est montée dans cette voiture.
19:29C'est absolument certain.
19:31Souvenez-vous, dans l'affaire Le Landais,
19:33on savait dès le premier soir
19:34que Malice était montée dans la voiture,
19:36même si personne ne l'avait vue
19:37parce qu'elle avait laissé une trace
19:39d'emprunt de palmaire,
19:41une trace de main sur le tableau de bord.
19:42Là, on a un témoin de la son.
19:44Là, les gendarmes disent à Le Landais
19:46qu'elle est montée,
19:47voilà, il y a une trace.
19:48Et lui a une explication.
19:50Il dit oui, mais elle est montée
19:50parce que je voulais lui montrer
19:53une photo de mes Malinois
19:53dans la voiture.
19:55Et ensuite, fin de l'histoire.
19:57C'est-à-dire qu'il n'en dira pas plus.
19:58Il va falloir que la voiture
19:59qui était repartie
20:01revienne à Pontoise,
20:02à l'IRCGN,
20:03l'Institut de recherche criminelle
20:04de la gendarmerie,
20:05pourquoi là, on la désosse complètement
20:07et que dans le coffre,
20:08on trouve sur un pas de vis,
20:10sur un pas de vis,
20:11du truc qui retient la roue de secours,
20:14ça a glissé dans le pas de vis,
20:16pas une goutte de sang,
20:17des traces de sang
20:18qui ont glissé sur le pas de vis.
20:20Parce qu'il l'avait entièrement nettoyé,
20:22passé au quartier ?
20:22Oui, il avait passé 45 minutes
20:24sur sa portière.
20:24En ce qui concerne Jérôme Rappel.
20:26Et deux heures et demie
20:26à nettoyer la voiture.
20:27Rappel qu'il est sous mandat de dépôt.
20:29Il a été incarcéré.
20:30En détention provisoire.
20:31Il est en détention provisoire.
20:32pour le moment.
20:33Merci d'avoir été avec nous.
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