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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Nous devons ici soutenir, quoi qu'il arrive, les forces de sécurité intérieure, policiers, gendarmes, pour une simple et bonne
00:09raison, mesdames et messieurs les députés,
00:11car leur mission est d'appliquer les lois de la République que vous avez votées.
00:15Et là-dessus, on ne peut pas être dans une schizophrénie, pire que cela, comme une parlementaire l'a fait
00:21avant même ces images samedi,
00:23laissant à entendre que ce sont les forces de l'ordre qui créeraient le désordre.
00:27L'inversion du récit, l'inversion des valeurs et le début du combat politique et culturel qu'il nous faut
00:33mener.
00:34Justement, on va commencer notre signé Consigny ce soir en évoquant quand même cette question d'autorité, de justice.
00:42Bonsoir Charles Consigny, je rappelle qu'il est avocat aussi.
00:45Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan, merci d'être avec nous.
00:47Candidat avec son présidentiel.
00:48Mère de Hier dans l'Essonne, il faut le rappeler.
00:52Justement, un mot sur ce qu'a dit le Premier ministre sur l'inversion des valeurs, sur l'incarnation de
00:57l'autorité.
00:57Vous partagez ce qu'il a dit Nicolas Dupont-Aignan ?
00:59En parole, c'est formidable.
01:01En parole, mais ça fait des années qu'on sait ce qui se passe.
01:05Moi, ce que je veux dire sur ces événements, c'est ce qui a été vécu à Paris par exemple,
01:08dans les grandes villes.
01:10On le vit en banlieue toute l'année.
01:12Et l'État se couche en permanence.
01:15Donc la seule question, je crois qu'ils l'ont dit, le représentant de la police, la seule question, c
01:20'est la prison.
01:22On voit les peines là, ils n'auront rien.
01:25Ils n'iront pas une journée en taule.
01:27Merci, nos prisons sont pleines.
01:28Mais elles sont pleines parce qu'on n'a pas mis en place les places de prison que j'avais
01:32demandé en 2017, 40 000.
01:35Et qu'il n'a pas respecté.
01:37Pas totalement.
01:37Donc la chaîne est totalement embouteillée.
01:40Je ne dis pas de passer six mois en prison.
01:41Mais j'ai ça dans ma circonscription, je l'ai dans ma ville.
01:46Je raconte ça.
01:47Il y a 15 jours, une agression sur personne avec un type qui avait une machette dans son sac à
01:52dos.
01:53Il n'a même pas été poursuivi.
01:55Et vous savez pourquoi ?
01:56Parce que la machette était dans le sac à dos et il ne s'en est pas servi.
01:59Donc s'il avait tué quelqu'un, il aurait été poursuivi.
02:02Donc le problème de fond, c'est qu'ils savent tous, et ils ne sont pas idiots,
02:06qui ne risquent rien.
02:08Donc comme ils ne risquent rien, ils sont à chaque événement de plus en plus nombreux.
02:13Ça ne sert à rien de mettre un policier derrière chacun.
02:15On en est incapable.
02:17Donc fan zone, pas fan zone, tout ça, il n'y a que la dissuasion de la peine.
02:22Aller au Maroc, aller en Algérie, aller en Tunisie, aller dans n'importe quel pays du monde.
02:29Ça, c'est un mois en taule.
02:32Mais il ne recommence pas après.
02:33C'est tout.
02:34– Charles Contini, d'accord avec Sébastien Lecornu lorsqu'il dit qu'il ne faut pas inverser les choses,
02:39qu'il ne faut pas incriminer les forces de l'ordre dans ce qui s'est passé samedi soir.
02:42– Mais honnêtement, comme on en a parlé hier, et j'ai dit ce que j'en pensais,
02:47je n'ai pas changé d'avis, je pense que même ceux qui incriminent les forces de l'ordre
02:52par rapport à ce qui s'est passé ce week-end n'y croient pas eux-mêmes.
02:55– Ah bon ? Non, ils disent si, parce que notamment les députés de la France Insoumise disent
02:59que la stratégie du matériel de l'ordre ne fonctionne pas, ce n'est pas la bonne méthode,
03:03ils se trompent d'ailleurs, on le voit bien, c'est le chaos.
03:05– Non, mais ils ne peuvent pas y croire eux-mêmes, je veux dire, les images parlent d'elles-mêmes,
03:11le sujet n'est pas du tout la stratégie du maintien de l'ordre,
03:14quand vous avez des jeunes qui arrivent avec des mortiers, qui se masquent,
03:18qui mettent à sac des magasins, qui brûlent des voitures, qui tirent sur les policiers,
03:22la question n'est pas du tout celle du maintien de l'ordre.
03:25Donc je pense qu'on est, pour le coup, de la part des Insoumis, dans la politique politicienne pure,
03:31là-dessus, tout le monde voit très bien ce que c'est, c'est des bandes de racailles qui viennent
03:36se faire plaisir, c'est tout.
03:38– Et je vais vous dire ce qui va se passer, si on continue comme ça,
03:41c'est qu'un jour il y en aura un qui aura un flingue et qui tirera sur un policier,
03:46il y aura des morts un jour, parce que ça augmente à chaque événement,
03:52et c'est normal, puisqu'ils savent qu'il ne se passera rien,
03:55et donc tous ces mots, on peut faire tous les mots de la terre sur l'autorité,
03:59qu'est-ce qu'on fait concrètement ? On les arrête, on les met en prison.
04:03– Vous êtes d'accord avec l'idée de faire payer,
04:06peut-être en prélevant une partie des allocations familiales, ceux qui cassent ?
04:10– Je le fais dans ma ville, hier, toute personne qui casse du mobilier municipal,
04:16je convoque la famille, et s'il y a une aide sociale, je la supprime pour six mois.
04:21Et vous savez qui m'a déféré devant le tribunal il y a longtemps ?
04:24C'est le préfet, parce qu'il ne trouvait pas ça bien.
04:26Et puis finalement, on a trouvé un… on le fait.
04:28– Ça fonctionne ?
04:29– Très bien, j'ai même un jeune un jour qui est venu me voir, il était militaire,
04:33et il m'a dit merci monsieur le maire de m'avoir convoqué,
04:36j'avais 15 ans avec ma famille, parce que vous m'avez mis dans le droit chemin.
04:40Donc ça veut dire que ces jeunes, ils ont besoin d'une limite,
04:43ils ne seront pas tous criminels,
04:45mais si vous pouvez vous éclater en cassant, vous continuez à le faire,
04:50ça ne s'arrêtera jamais.
04:51– Venons maintenant à ce qui est le thème principal de notre débat,
04:55c'est la politique et la perspective de l'élection présidentielle.
04:57Nous allons la rappeler, vous êtes candidat.
05:01Alors voilà les candidats potentiels déclarés à droite,
05:03Éric Zemmour, Bruno Retailleux, Edouard Philippe, David Lysnard,
05:06le maire de Cannes, vous Nicolas Dupont-Aignan,
05:08Dominique de Villepin, Xavier Bertrand.
05:10– Et ce n'est pas fini.
05:11– Et puis en attendant de savoir ce que la justice décidera pour Marine Le Pen,
05:14on a mis Jordan Bardella et Marine Le Pen.
05:16Trop de candidats, la droite par au casse pipe, Charles Consigny ?
05:20– Non, parce que je pense que tous ces candidats ne seront pas forcément tous candidats au bout.
05:27Nicolas Dupont-Aignan sait quelque chose, il faut avoir les 500 signatures,
05:31c'est déjà pas simple.
05:34Souvenez-vous que Jean-Marie Le Pen, en son temps,
05:37ramait beaucoup pour avoir les 500 signatures.
05:40Ensuite, une campagne, ça coûte quand même plusieurs millions d'euros,
05:43même si tout ça s'est sans doute rationalisé grâce aux réseaux sociaux
05:47qui permettent beaucoup de choses.
05:50Aujourd'hui, il n'y a plus forcément besoin de déployer les mêmes moyens qu'avant.
05:55Mais bon, il faut quand même cet argent,
05:57donc ça veut dire qu'il faut, pour la plupart des candidats,
06:00emprunter cet argent, ça veut dire qu'il faut qu'une banque vous fasse confiance
06:03et ça veut dire qu'il faut que vous-même, vous ayez envie de vous endetter
06:07potentiellement, personnellement, à hauteur de plusieurs millions d'euros
06:09si jamais vous ne faites pas vos 5%.
06:11Donc en réalité, aujourd'hui, être candidat à l'élection présidentielle,
06:15c'est presque une espèce de... pas de suicide,
06:19mais enfin, c'est quand même une opération, disons, extrêmement risquée.
06:23Donc voilà, moi je pense que ça va se décanter
06:27et que l'affiche qu'on a pour l'instant,
06:29elle est très large par rapport à l'affiche qu'on aura,
06:33disons, au mois de janvier prochain.
06:35Nicolas Dupoyant, la droite par Roquias Pippe,
06:37est-ce d'accord avec Charles Consigny là-dessus ?
06:38Je suis totalement d'accord avec Charles Consigny.
06:41Il y a beaucoup de candidatures sur des positions très proches.
06:47Moi, ma différence, vous la connaissez,
06:49je l'ai exprimée dans mon dernier livre,
06:51c'est que je suis candidat pour défendre une position
06:56qui n'est pas défendue par ceux-là,
06:58qui est la sortie de l'Union européenne
06:59et la reconstruction d'une Europe qui libère les nations
07:02et qui s'occupe de certains dossiers,
07:04mais qui ne s'occupe plus du quotidien.
07:06Donc, je me sens très libre vis-à-vis de toutes ces candidatures
07:10parce que je vais présenter aux Français quelque chose de totalement différent.
07:13Mais ça va se décanter, bien évidemment,
07:16parce qu'il y a beaucoup de jeux politiciens derrière tout ça.
07:18Ce qui est sûr, c'est que le bloc central, en revanche,
07:21va devoir faire des choix.
07:22Parce qu'ils ne peuvent pas avoir quatre candidats
07:24qui défendent la même chose.
07:26Quatre héritiers de Macron.
07:27Après, moi, monsieur Dupont-Aignan,
07:29j'ai du respect pour vous,
07:30mais je vous avoue que je ne comprends pas
07:32pourquoi vous êtes candidat.
07:34J'entends ce que vous dites sur le souverainisme, etc.
07:36Mais, ok, si votre candidature, c'est juste le Frexit,
07:41très bien, faites une campagne là-dessus.
07:43Je n'ai pas l'impression que les Français soient pour le Frexit.
07:46J'en sais rien.
07:47Mais là, ça ne me paraît pas être l'enjeu numéro un
07:50de l'élection qui arrive l'année prochaine.
07:53C'est quand même, alors vous pourrez me dire,
07:54c'est la conséquence d'eux.
07:55Mais enfin, ils sont quand même sur le pouvoir d'achat,
07:58la préservation de leur système de santé,
08:00la sécurité, l'économie dans l'ensemble.
08:04Bon, la question du Frexit,
08:07elle n'est pas, pour l'instant, sur le devant de la scène.
08:10Moi, je vous avoue que,
08:11si on se parle un peu franchement,
08:13ces candidatures sur ce thème,
08:15c'est un peu comme celle de Florian Philippot
08:16ou quelques autres.
08:17C'est inutile.
08:19Pourquoi est-ce que la...
08:20Voilà, je vous pose la question comme ça,
08:22ou je fais ma remarque comme ça.
08:23Pourquoi est-ce que la présidentielle serait
08:25forcément le lieu pour ce type de débat ?
08:29Vous pouvez porter cette idée du Frexit,
08:32avec laquelle, moi, par exemple,
08:34je ne suis pas du tout d'accord.
08:36On peut en débattre.
08:37Mais pourquoi forcément le faire
08:38à l'occasion de la présidentielle
08:39et donc ajouter une candidature qui,
08:42si vous ne faites pas ou à peine les 5 %,
08:45vous-même ne vous sert pas particulièrement ?
08:48C'est ça que je ne comprends pas trop.
08:49Eh bien, je vais vous dire,
08:50j'ai écrit ce livre pour cela.
08:53Quand vous regardez sécurité,
08:57immigration, agriculture, industrie, énergie,
09:005 points,
09:02on n'a plus les moyens
09:04de mener la politique conforme à l'intérêt national.
09:07On est sur le siège passager de la voiture
09:09et on ne veut pas reprendre le volant.
09:11Et justement, je me présente,
09:13parce que tous les autres candidats
09:16disent souvent des choses intéressantes.
09:17Moi, quand j'entends Bruno Retailleau,
09:19je dis, tiens, il a raison sur ce point,
09:20et c'est la même chose que ce que je dis.
09:22Tiens, quand j'entends Jordan Berdella,
09:23il a raison sur ce point.
09:24Mais aucun ne veut reprendre le volant.
09:29Ils vont être sur le siège passager
09:30et ils ne pourront pas avoir les résultats.
09:32Et j'ai suffisamment d'expérience de la politique
09:35pour en avoir assez de ces alternances ratées.
09:38J'en ai assez, si vous voulez,
09:40qu'à chaque présidentielle,
09:42tous les candidats promettent plus de sécurité,
09:43plus d'emploi, plus d'agriculture,
09:45une énergie moins chère.
09:46Et qu'en fait, ils savent très bien,
09:49au fond d'eux-mêmes,
09:49que tant que Van der Leyen
09:51et les autres États décident à notre place,
09:53rien ne se fera.
09:54Et moi, j'ai la franchise,
09:56juste que je finis ma phrase, Charles Consigny,
09:57j'ai la franchise de mettre le pavé là,
10:01de dire, Français,
10:03si vous voulez des résultats,
10:05si vous voulez cesser avec cette politique aérie
10:07qui n'aboutit pas,
10:08il faut avoir le courage
10:10de sortir de l'Union européenne
10:11et il faut avoir le courage,
10:12une fois qu'on est sortis,
10:14de se retrousser les manches,
10:15c'est ce que j'explique,
10:16et il faut avoir le courage
10:18d'être maître de son destin.
10:20Et je vous rappelle que les Français
10:21avaient voté en 2005 pour ça.
10:23Oui, mais on est en 2026.
10:24Mais ils ont voté et ça a été bafoué.
10:26Je suis d'accord.
10:27Non mais je suis d'accord.
10:28Mais après,
10:28ces millions de Français,
10:30Mais ils ont voté en 2005 contre, etc.
10:32Ensuite, ils ont quand même voté
10:33pour Sarkozy en 2007,
10:35qui avait bien dit ce qu'il ferait
10:36sur la question du traité.
10:37Bon, bref.
10:39Trois remarques.
10:39Un, quand même,
10:40les Français aujourd'hui,
10:41dans leur ensemble,
10:43ils ne sont pas pour la sortie
10:44de l'Union européenne.
10:45Vous n'en savez rien.
10:46On le voit dans les sondages.
10:47Il y a des sondages
10:48qui s'en fait régulièrement.
10:49Et on le voit,
10:49les candidats pour lesquels ils votent.
10:51Je suis désolé.
10:52Florian Philippot,
10:52dont c'est le principal thème,
10:54je crois qu'il a fait 0% ou 1%
10:56aux dernières européennes.
10:57Donc c'est quand même que c'est...
10:58Vous-même, vous avez fait 2,06%.
11:00Ensuite, non,
11:01j'ai deux autres remarques.
11:03Deuxième remarque.
11:04Quand même,
11:05les Anglais,
11:05ça ne leur a pas...
11:06Je suis sûr que vous allez me dire
11:07le contraire,
11:07mais objectivement,
11:08le Brexit n'a pas servi l'Angleterre.
11:11En réalité,
11:11ça les a appauvris.
11:12Ils se sont tirés une balle dans le pied.
11:14Et je crois qu'aujourd'hui,
11:15énormément d'Anglais,
11:16que ce soit les élites ou le peuple,
11:18regrettent amèrement le Brexit.
11:19Et troisièmement,
11:21quand même,
11:21on nous répète sur tous les tons
11:23qu'on est revenu à l'époque des empires,
11:26qu'on doit se battre
11:27contre les États-Unis,
11:29contre la Chine.
11:29Je vais vous répondre.
11:30Il y a quand même...
11:31En Europe, je suis d'accord,
11:32moi, je ne suis pas fan d'Ursula non plus.
11:34Elle est autoritaire,
11:35elle n'est pas sympathique.
11:36Il y a d'autres gens
11:38qui sont quand même sérieux en Europe.
11:40L'Europe n'est pas un continent de branquignoles.
11:41Il y a quand même deux, trois mecs.
11:42Par exemple, Mario Draghi,
11:44qui a fait son fameux rapport
11:45que toutes les élites économiques et politiques
11:47se sont diffusées il y a quelques mois.
11:50Dans l'ensemble,
11:51il plaide au contraire
11:52pour plus d'intégration européenne,
11:53notamment pour qu'on ait une industrie qui marche, etc.
11:56Si je peux vous répondre.
11:56Est-ce que vous n'êtes pas même à rebours
11:58de ce qui serait bon pour la France
12:00à l'époque actuelle ?
12:01Je vais vous répondre.
12:02D'abord, les Français, justement,
12:04il y a l'élection présidentielle
12:06qui permet de choisir.
12:07Et les Français, ils ont compris.
12:09Le Mercosur, c'est très concret.
12:11La France a été mise en minorité,
12:13elle s'est couchée.
12:13Le prix de l'électricité,
12:15on pourrait payer notre électricité,
12:1630% moins cher
12:17si on n'était pas dans le marché européen.
12:20Les entreprises qui délocalisent,
12:22l'industrie automobile qui s'effondrent
12:24parce que l'Union européenne
12:25ne nous défend pas.
12:26Le coût exorbitant, 15 milliards.
12:29Donc, si vous voulez,
12:29les Français, ils ne sont pas idiots.
12:31Laissez-les choisir.
12:32Et justement, je suis candidat
12:33pour qu'il y ait un candidat.
12:34Sérieux.
12:35– Oui, mais là, c'est la combien de seconde fois
12:36que vous êtes candidat ?
12:37– Je serai candidat.
12:39– Quatrième fois ?
12:40– Oui, alors, sérieux pour dire
12:42qu'il y a une autre voie.
12:43Et je l'expliquerai.
12:45– Perseverare diabolicum.
12:46– Oui.
12:47Eh bien, la pédagogie,
12:48c'est la répétition.
12:49Et je peux vous dire
12:49que les Français, aujourd'hui,
12:50ils trinquent.
12:51Donc, laissez-leur au moins le choix.
12:53Qu'il y ait au moins un candidat
12:55qui propose une autre voie.
12:56Quant à l'Angleterre,
12:58c'est Farage qui va être Premier ministre.
12:59Farage, c'est lui qui a défendu le Brexit,
13:01qui n'a pas été mis en œuvre complètement.
13:02Enfin, vous posez…
13:03– Il a quasiment avoué
13:04qu'il avait fait par erreur.
13:06– Enfin, qu'il s'était trompé.
13:07– Non, ça, c'était le Premier ministre britannique.
13:08– Dès l'époque, David Cameron.
13:09– Dernier point.
13:11Vous avez raison sur les empires,
13:13sur un point.
13:14Mais, justement, moi, je veux une Europe
13:17qui laisse les nations libres
13:19de leurs affaires,
13:20frontières, budgets, lois.
13:23Mais, en revanche, cette Europe-là,
13:25elle n'a rien fait pour nous renforcer.
13:27Rien.
13:28Rien en matière de coopération industrielle.
13:30Rien pour peser face à la Chine.
13:31– Elle s'est unie pendant le Covid.
13:32– Non, non, non.
13:33– Est-ce que j'ai unie pendant le Covid ?
13:34– Ça a été un fiasco.
13:36Donc, moi, je veux justement
13:38l'Europe confédérale qui a marché.
13:40L'Europe de De Gaulle,
13:41chaque pays avait ses frontières,
13:43son budget, ses lois
13:45et avait coopéré.
13:46On avait créé Airbus,
13:48qui a été une réussite.
13:48Mais ce n'était pas l'Europe de Bruxelles.
13:50Je ne veux pas qu'on caricature mon point de vue.
13:52Et justement, c'est la première fois
13:54qu'il y aura une élection présidentielle,
13:56un candidat,
13:56qui présente
13:58un changement de cap.
13:59– Oui, mais la question…
14:00– Mais il faut peut-être traiter la cause
14:01des problèmes de notre pays.
14:03– Nicolas Dupont-Aignan,
14:03et Charles Consigne,
14:04c'est la droite par Ocaspi,
14:05parce qu'il y a une multitude
14:07de candidatures.
14:08– Mais ça, ça les concerne ?
14:10– Non, mais…
14:10– Moi, je ne parle pas de la droite,
14:12je parle de la France.
14:13– Oui, d'accord, très bien.
14:14– Mais ce n'est pas la même chose.
14:14– Tout le monde peut être candidat.
14:16Après, il n'y en a que deux
14:17qui se qualifient au deuxième tour.
14:19Est-ce que, s'il n'y a pas trop
14:21de candidats de droite,
14:22ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon
14:22qui va se qualifier, finalement ?
14:24– Les candidats de droite
14:25qui posent problème.
14:26– Est-ce que ce n'est pas, finalement,
14:27la meilleure façon
14:28de pousser le candidat soumis ?
14:31– On ne peut pas me reprocher
14:33de faire 2 %,
14:34j'ai fait 5 en 2017,
14:35et me dire que je suis un danger
14:37pour tout le monde.
14:38– Moi, j'ai une vision,
14:39je ne divise pas les voix.
14:41J'appelle à voter…
14:41– Jean-Luc Mélenchon, il a perdu
14:42à cause de ça, il y avait trop
14:43de candidats à gauche.
14:44– J'appelle à voter les Français
14:46qui, notamment, ont voté non en 2005,
14:49qui avaient raison 25 ans avant.
14:5125 ans avant, ils ont raison,
14:5220 ans avant.
14:53Ces Français ont été bafoués.
14:55Ils avaient raison.
14:56Il faut sortir de l'Union européenne.
14:58Je veux en faire la question centrale.
15:00et les autres candidats
15:01se positionneront.
15:02– Et vous verrez.
15:04– Et vous verrez que ce sera
15:05la question…
15:06– Le Rope n'aura pas au cœur
15:06de l'Union européenne.
15:07– Laissez-moi finir ma phrase.
15:08– Non mais vous ne pouvez pas non plus
15:10prendre 80% du temps de parole.
15:12Un peu quand même d'équité.
15:14Moi, je pense que…
15:15Souvenez-vous que Marine Le Pen
15:17a fini par abandonner, en réalité,
15:19– Mais c'est le problème.
15:21– Oui, ben, aujourd'hui,
15:22le RN, on ne peut pas dire
15:23qu'il soit décroissant, si vous voulez,
15:26depuis qu'ils ont changé…
15:27– On en promet un meilleur score,
15:28d'ailleurs, cette fois-ci,
15:29elle en était à expliquer
15:30qu'on aurait une nouvelle monnaie
15:32qui s'appellerait l'écu.
15:34On n'y comprenait rien.
15:35Elle se ridiculisait avec ça.
15:38Et depuis qu'elle l'a abandonnée,
15:39j'ai plutôt l'impression
15:40que ça lui a servi.
15:41– Mais servi, excusez-moi,
15:43Charles Consigny,
15:43servi à quoi ?
15:44– Parce que moi, je pense
15:46qu'elle est en phase
15:47avec les Français là-dessus.
15:47Je pense que les Français
15:48ne veulent pas sortir
15:49de l'Union européenne.
15:50– Mais je vais vous dire,
15:50à quoi sert la politique ?
15:52– Et c'est pour ça
15:52que les souverainistes,
15:53d'ailleurs, ne sont pas majoritaires.
15:55– Peut-être.
15:55– À quoi sert la politique ?
15:57À changer les choses.
15:58Moi, je ne veux pas mentir aux Français.
16:00Je ne veux pas une fausse alternance.
16:02On a eu la fausse alternance de Chirac,
16:03la fracture sociale.
16:04Rien n'a été fait.
16:05On a eu la fausse alternance
16:06de Nicolas Sarkozy.
16:08Rien n'a été fait.
16:09On a eu la fausse alternance
16:10à la lutte contre la finance,
16:11François Hollande.
16:12Rien.
16:13Macron, rien.
16:14Je vais vous dire,
16:15la politique doit servir
16:16à quelque chose.
16:17Et moi, mon honneur,
16:18c'est de défendre
16:19ce que je crois,
16:20que j'ai expliqué.
16:21– Enfin, pour après,
16:22je suis dans le désert.
16:22– On a l'impression
16:24que vous écopez la mer
16:25avec une cuillère.
16:26– Farage, au début,
16:28en Angleterre,
16:29il était pire que moi aujourd'hui.
16:32– Oui, mais Farage,
16:32c'est plus l'équivalent du RN
16:33que de vous, je trouve.
16:34– Non, parce que Farage veut sortir,
16:36le RN ne veut plus sortir.
16:37Et moi, je dis au RN,
16:38vous n'aurez pas de solution
16:40si vous ne crevez pas l'abcès.
16:42Si on veut redresser la France,
16:44il faut avoir les mains libres.
16:46Et ça ne veut pas dire
16:47abandonner toute coopération.
16:48– Mais vous ne voulez pas
16:49revenir au franc ?
16:50– Mais pourquoi pas ?
16:51– D'accord.
16:52– Mais oui.
16:53Et je vais vous dire,
16:54la Pologne se développe très bien,
16:55la Suisse se développe très bien.
16:56Vous verrez que les Français,
16:59ça sera la question centrale…
17:01elle est dans l'Union européenne ?
17:01– Oui, mais elle n'est pas dans l'euro.
17:03Ça sera la question centrale
17:05des dix prochaines années.
17:07Parce que plus les Français vont voir
17:09que les lois sont décidées ailleurs,
17:13plus ils vont comprendre
17:14qu'il faut être libres.
17:15Et c'est l'enjeu,
17:16et je veux que ce soit un enjeu de 2027,
17:18et vous verrez qu'on arrivera
17:20peu à peu à convaincre les Français.
17:21ça mettra peut-être 20 ans,
17:23mais la France s'en sortira.
17:24– Donc vous serez candidat encore
17:26pendant quatre élections ?
17:27– Non, non, d'autres,
17:28rassurez-vous.
17:29Rassurez-vous.
17:30Et il y aura peut-être
17:30des bonnes nouvelles avant.
17:31– Merci Nicolas Dupont-Aignan.
17:33– Oui, j'assume.
17:33– Merci.
17:34– Merci.
17:34– Merci.
17:34– Merci à vous.
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