Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 16 heures
Hantavirus :uUn nom qui a, en quelques jours, réactivé la crainte d'une pandémie mondiale. Un virus peu connu, sans traitement, et dont les malades rapatriés dans leur pays d'origine, ont été pris en charge avec des protocoles sanitaires à chaque fois différents. L'Europe a-t-elle bien tiré les leçons du Covid ? Faut-il encore renforcer la coordination des États-membres et aller vers une vraie Europe de la santé ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussard ouvrent le débat dans Ici l'Europe avec les eurodéputés Laurence Trochu, du groupe des conservateurs réformistes et européens, Grégory Allione du groupe Renew et Juan Fernando Lopez Aguilar, député espagnol, du groupe des sociaux-démocrates. Année de Production :

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous, merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe.
00:21Nous sommes en ce moment même au Parlement de Strasbourg
00:24où se tient comme toutes les semaines de plénière
00:28le fameux collège des commissaires
00:30et nous avons le plaisir aujourd'hui d'être en compagnie d'une commissaire
00:33ou plus exactement d'une vice-présidente exécutive de la Commission Européenne.
00:38Roxana Minzatou, bonjour.
00:40Bonjour, un grand plaisir d'être ici.
00:42Vous êtes en charge des emplois de qualité, des compétences et de la préparation au changement.
00:47Ancienne députée européenne pour le Parti Socialiste Démocrate en Roumanie.
00:53Beaucoup d'Européens s'inquiètent des répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
00:56Le chômage est plutôt bas dans l'Union Européenne en ce moment, moins de 6%.
01:01En attendant, la crise énergétique est en train de peser sur les entreprises
01:06et on se demande quelles seront les conséquences pour l'emploi.
01:11C'est vrai, tout ce que vous dites et la Commission Européenne agissent sur ces sujets.
01:16En effet, on a déjà lancé la première stratégie européenne qui lutte contre la pauvreté dans l'Union Européenne.
01:24Et moi, je crois que c'est un signal politique très fort.
01:27C'est la première stratégie, le premier outil du niveau européen
01:31où on dit d'abord qu'on a presque 100 millions d'Européens qui sont en risque de pauvreté,
01:38en risque d'exclusion sociale.
01:41Un sur cinq Européens, en effet.
01:43On parle de la pauvreté des enfants.
01:45On comprend très bien tous les problèmes que les citoyens ont en termes d'abris,
01:50en termes de logissement, en termes de le coût de leur vie.
01:55Bien sûr que cette stratégie de la collaboration avec les gouvernements,
02:00avec les États membres, avec la société civile, avec toutes les industries,
02:05parce que c'est un effort de la société entière,
02:07mais je crois que c'est important qu'on parle sur les instruments.
02:12Et le plus important instrument, c'est un potentiel directif européen
02:16sur l'activation des personnes qui n'ont pas d'emploi.
02:20Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:21On voudrait que les États membres soient capables d'avoir des minimums de conditions
02:27en ce qui regarde la manière dans laquelle ils offrent le soutien
02:32aux personnes qui cherchent d'emploi.
02:34Parce que ce n'est pas seulement la formation, les compétences,
02:38ce n'est pas seulement un soutien financier.
02:41Alors vous voulez donner en fait l'accès à des emplois de qualité.
02:45Alors comment ?
02:46Parce que la bonne nouvelle, c'est que la justice européenne a confirmé
02:49la directive sur le salaire minimum européen.
02:53Ça c'est un bon point.
02:54Mais des mesures pour insister les entreprises à distribuer des salaires décents,
03:00ça reste très flou quand même.
03:02C'est vrai, les emplois de qualité ne sont pas de la stratégie contre la pauvreté,
03:06mais aussi on prépare la loi des emplois de qualité qu'on va présenter en décembre.
03:12Et c'est là où on explique que oui, la compétitivité, la prospérité sont les buts importants de l'Europe,
03:20mais ça doit être réalisé en soutenant des emplois de qualité,
03:24des salaires qui sont décents, qui permettent aux gens de payer tous les coûts de vie qu'ils ont chaque
03:30mois.
03:30Et bien sûr que ça c'est aussi un message très important d'équilibre entre la dimension économique,
03:36la compétitivité et entre la dimension sociale,
03:40parce qu'une société forte en effet peut contribuer à une économie forte.
03:46L'un sans l'autre ne sont pas possibles.
03:48Alors dans cette stratégie, il y a aussi beaucoup en direction des 19 millions d'enfants en risque de pauvreté.
03:56Là vous voulez en sortir 5 de ce risque, 5 millions.
04:00Et comment faire s'il n'y a pas d'objectif qui corresponde à finalement un effort budgétaire chiffré ?
04:08En effet, on n'a pas un budget dédié dans cette stratégie,
04:13mais le travail sur le cadre financier pluriannuel est en cours ici avec les collègues du Parlement,
04:20les collègues des États membres du Conseil.
04:23On a le Fonds social européen qui maintenant soutient les politiques sociales en Europe
04:29avec plus de 140 milliards d'euros.
04:33Dans le cadre financier qui suit et en pleine négociation,
04:39le budget est environ de 100 milliards d'euros.
04:42On a plusieurs priorités.
04:43Oui, il y a beaucoup de craintes d'une baisse justement de ce Fonds social européen pour la formation justement.
04:48C'est vrai parce qu'on a plusieurs priorités maintenant,
04:52mais on a pris toutes les mesures parce que dans cette enveloppe nationale pour chaque pays,
04:58on a un minimum de 14% d'investissement social à chaque pays comme j'ai dit.
05:05Si c'est le cas, parce qu'on a des pays où le niveau de la pauvreté est plus sérieux,
05:12et bien sûr que le minimum c'est seulement un standard auquel on part.
05:16Bien sûr que les négociations ne sont pas simples,
05:19mais moi je vois des signals importants que le Fonds social européen a le soutien politique
05:25pour enfin donner le soutien que les gens ont besoin en Europe.
05:30Alors je vous propose tout de suite, madame la vice-présidente,
05:34de regarder quelques nouvelles choisies sur l'Union européenne.
05:37C'est l'Europe en bref de Aline Bottin.
05:44L'Union européenne trouve un compromis provisoire pour appliquer l'accord commercial
05:48signé avec les Etats-Unis à l'été 2025.
05:510% pour les exportations américaines vers l'Europe,
05:5415% pour les européennes à destination des Etats-Unis.
05:57L'accord a été conclu in extremis avant l'ultimatum du 4 juillet de Donald Trump,
06:02qui menace d'augmenter les taxes sur voitures et camions européens à 25%.
06:06La situation est totalement précaire et il est impossible de prévoir
06:10comment les Etats-Unis vont agir en matière de droits de douane.
06:13C'est pourquoi le Parlement s'est prononcé en faveur d'un filet de sécurité avec 417 voix pour.
06:20Le Parlement européen avait initialement demandé des garde-fous stricts
06:24pour protéger l'Europe contre d'éventuelles violations américaines, assouplies finalement.
06:28Un soutien exceptionnel aux agriculteurs pour contenir le prix des engrais
06:32qui a bondi de 30% depuis fin février et l'instabilité dans le détroit d'Hormuz.
06:37C'est ce qu'a promis l'Union européenne alors que le monde rure à la manifester devant le Parlement
06:42de Strasbourg.
06:43La Commission n'a pas précisé de montant mais devrait à minima utiliser
06:47les 200 millions d'euros restants dans la réserve agricole de 2026.
06:52Dans une lettre à Ursula von der Leyen,
06:54Georgia Meloni exige plus de flexibilité budgétaire pour faire face à la crise énergétique.
06:59Selon elle, la flambée des prix depuis les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine
07:03transforme les dépenses énergétiques en une priorité nationale
07:06qui devrait bénéficier des mêmes dérogations que celles accordées aux dépenses militaires
07:10dans le pacte de stabilité.
07:12Et si Bruxelles refuse, l'Italie menace de se retirer du fonds de réarmement SAFE,
07:16un programme clé de 150 milliards d'euros pour la sécurité européenne.
07:21Alors, on le voit, Georgia Meloni en Italie demande à la Commission
07:24un traitement dérogatoire du pacte de stabilité et de croissance
07:28pour aider Rome à répondre à la flambée des prix énergétiques
07:31suite au conflit au Moyen-Orient.
07:33Est-ce que Bruxelles est véritablement synonyme d'austérité budgétaire
07:37ou de relance de la croissance et de l'emploi ?
07:40Bien sûr, les États membres proposent différents éléments
07:44et la Commission européenne a le rôle de regarder l'intérêt général de l'Union européenne.
07:49Ce qu'on fait, c'est d'avoir cet équilibre entre les politiques qui soutiennent la croissance économique
07:57et les politiques sociales.
08:00C'est très important de dire ça tout le temps.
08:02Parce que l'investissement, les règles fiscales, les réformes budgétaires
08:08sont bien sûr importantes pour la santé de l'économie européenne
08:12et pour la direction et pour l'innovation et pour la compétition globale
08:17où l'Europe doit être très forte.
08:19Mais dans le même temps, on doit avoir les politiques et les allocations budgétaires suffisantes
08:26pour que les personnes qui, pas seulement les personnes vulnérables,
08:31les personnes qui travaillent, les jeunes, tous nos citoyens,
08:35ont le soutien, la vie décente, parce qu'ils peuvent participer à cet effort.
08:41Et ça, ce n'est pas simple.
08:43Je suis très consciente de ce que je dis.
08:46C'est une complexité des politiques.
08:48Mais c'est pour ça qu'on est là, on est ici, de trouver le juste équilibre.
08:52Autre dossier important aujourd'hui, celui de la sécurité au travail.
08:57En matière de mort au travail, on est à plus de 3 000 personnes par an
09:01dans l'Union européenne.
09:03Record d'accidents mortels aussi pour la France en particulier.
09:07La commission a une feuille de route qui vaut donner lieu à des actions concrètes.
09:12Une directive amyante, par exemple, en 2023.
09:14Mais est-ce qu'il n'y a pas de temps d'harmoniser un peu les règles de ce travail
09:19?
09:19D'abord, je voudrais dire que pour moi, c'est inacceptable qu'on parle de…
09:23On a une statistique au niveau européen.
09:25Aujourd'hui, chaque jour, 9 Européens sont mortes au lieu de leur travail
09:30parce que dans cet endroit, ils n'ont pas la sécurité qu'ils doivent avoir.
09:35Et ça, c'est inacceptable, la vision avec laquelle on travaille dans l'Europe.
09:40C'est une vision zéro sur les morts dans la droite du travail.
09:45La législation européenne qui, oui, harmonise les règles au niveau européen,
09:50a agi pendant les derniers 30 ans dans l'Union européenne.
09:5670 % des morts aux causes sont réduits.
10:02Alors, on a pu voir la réduction des accidents.
10:06Mais de toute façon, chaque jour, 9 personnes, ça, ce n'est pas acceptable.
10:11Ce qu'on va faire pour mieux aborder ce problème,
10:15c'est d'adresser les risques dans la loi d'emploi de qualité.
10:20On va adresser aussi les risques psychosocials,
10:24les risques qui sont connectés avec le climat, les températures extrêmes.
10:30C'est important de voir ces dimensions dans la loi d'emploi de qualité.
10:36Et ça veut dire des conditions que les États membres doivent atteindre.
10:42Alors, on a un cadre législatif européen très fort,
10:47mais plus est nécessaire et plus d'implémentation.
10:51La capacité des autorités d'implémenter cette règle
10:55est, ce qui a été dit, la culture de sécurité
10:59qui doit être là pour les employeurs,
11:02pour les travailleurs, pour les autorités comme priorité.
11:05Parlons de quelque chose qui inquiète aussi beaucoup les Européens,
11:08l'impact de l'intelligence artificielle sur nos vies.
11:11La Commission insiste sur la nécessaire formation des travailleurs
11:16à utiliser l'IA dans leur vie de tous les jours.
11:19Mais est-ce que cette intelligence artificielle,
11:22qui a un peu réponse à tout,
11:23n'est pas aussi en train d'empêcher notre jeunesse
11:26de penser, de se former ?
11:28Elle fait les devoirs, les dissertations à leur place.
11:30Donc, c'est aussi un danger, on le sent bien.
11:33L'IA, c'est en réalité, oui, une grande opportunité,
11:37l'innovation, la productivité,
11:39mais aussi une vulnérabilité.
11:41Et moi, je ne crois pas que l'IA soit seulement inutile,
11:44c'est plus que ça.
11:46Et oui, on a besoin de compétences,
11:49parce qu'on voit déjà des travailleurs,
11:52des jeunes ou des travailleurs, des adultes,
11:54qui utilisent l'IA chaque jour,
11:56mais n'ont pas fait des formations,
11:59ils n'ont pas une éducation dédiée sur ces sujets.
12:02C'est pour ça qu'en novembre,
12:05je vais présenter un paquet législatif sur l'éducation,
12:08qui va incluir aussi des mesures
12:11pour stimuler l'éducation digitale en Europe
12:14et un focus, bien sûr, sur l'IA dans les écoles
12:18et sur l'accès des enseignants aussi à cette ressource.
12:22Mais est-ce que l'IA va nous remplacer, en fait ?
12:25Nous, les travailleurs,
12:26parce qu'on voit bien que certains métiers
12:28sont directement impactés.
12:29La traduction, ils la font très bien.
12:32Tous les métiers, d'ailleurs, sont très impactés.
12:34La conversation sociétale, politique,
12:37sur l'impact de l'IA sur l'humanité doit être très sérieuse.
12:42Elle seulement commence.
12:43Parce que bien sûr que personne ne peut répondre maintenant
12:46sur l'impact concret de l'IA dans le monde du travail.
12:50On a des éléments, des statistiques
12:53qui nous disent que oui, c'est un certain pourcentage
12:56qui va être modifié des travaux, des emplois
12:59à cause de l'IA,
13:01mais c'est avec des bonnes connotations
13:03et aussi avec des risques.
13:05Ce qui est important, c'est d'avoir aussi des règles
13:10et des compétences,
13:11des protections pour les travailleurs,
13:13mais aussi les compétences,
13:15parce qu'ils soient capables d'augmenter,
13:17d'amplifier leur expertise.
13:20Et bien sûr qu'on va avoir de nouveaux rôles,
13:22et ça, c'est normal.
13:24Et c'est pour ça qu'on doit accompagner,
13:27très cibler les jeunes,
13:29avec aussi des investissements au niveau européen
13:32dans l'éducation, la technologie éducationale,
13:35l'IA européenne sur l'éducation,
13:38et cet élément-là.
13:40Alors, votre commission européenne
13:42qui est dirigée par Ursula von der Leyen,
13:44on sent bien qu'elle a décidé de réagir
13:46avec ce vaste plan,
13:47notamment pour éradiquer la pauvreté
13:50en 25 ans du continent,
13:52parce qu'elle craint aussi que cet appauvrissement
13:54amène les Européens à voter toujours plus
13:56pour des droits souverainistes et eurosceptiques ?
14:00Moi, je ne comprends pas les options des personnes
14:02dans cette façon.
14:04Les citoyens se sont ignorés.
14:08Ça, c'est pas bien.
14:09Pourquoi leur choix d'aller à la droite, à la gauche,
14:12ça, c'est à les citoyens de répondre ?
14:14Les politiciens doivent adapter les réponses politiques.
14:18Et ce qui est très important
14:19est qu'on voit la réponse des Européens.
14:21Qu'est-ce que c'est votre plus grand problème ?
14:25C'est tout le temps le salaire,
14:28le coût de la vie,
14:29c'est tout le temps la certitude sur leur futur,
14:32le futur de leurs enfants.
14:34Et c'est la réalité qu'ils ne sont pas convaincus
14:38que les politiques sont suffisantes,
14:41les politiques publiques sont suffisantes.
14:42Alors, on doit adapter tout le temps
14:46en concentrant plus de ressources
14:48sur les politiques sociales
14:49et pas nécessairement juger l'option
14:53vers la droite et la gauche.
14:54Parce que si on parle avec les gens dans la rue,
14:58ils n'ont pas une vision très idéologique.
15:02C'est leur problème concrète
15:03et la confiance qu'ils ont dans les politiciens
15:07sur les solutions.
15:09Et c'est pour ça que je crois dans l'équilibre
15:11des mesures politiques, budgétaires, technologiques
15:14et les mesures sociales
15:16qui sont très importantes
15:17pour la santé de la démocratie aussi.
15:20Alors, en tant que vice-présidente
15:21de la Commission européenne,
15:23vous avez vu que la Hongrie
15:24est revenue dans le camp pro-européen
15:26après la défaite de Viktor Orban.
15:27La Bulgarie a un gouvernement
15:29un peu plus ambigu
15:30qui pourrait se tourner vers la Russie.
15:32Et vous, Roxana Minzatou,
15:34vous vous dites convaincue
15:35que votre pays natal, la Roumanie,
15:37maintiendra une position pro-européenne,
15:40même si votre parti socialiste
15:41s'est allié à l'extrême droite
15:42pour évincer le gouvernement centriste.
15:45Il y a une crise politique.
15:45Donc, pourquoi vous êtes tellement optimiste ?
15:48C'est aussi la manière
15:50dans laquelle les citoyens
15:52sont la fardeau de chaque jour.
15:55Et en Roumanie,
15:56c'est vrai qu'on a encore
15:58une grande partie de la population
16:01qui est en risque de pauvreté,
16:03d'exclusion sociale.
16:04Moi, j'ai une grande confiance
16:06dans l'attitude pro-européenne
16:08du peuple roumain,
16:10un peuple qui a eu
16:11cet objectif de faire partie
16:14de l'Europe,
16:15comme on dit,
16:15l'Union européenne maintenant.
16:17Et malgré toutes les évolutions politiques
16:20qui sont spécifiques
16:21d'une démocratie,
16:23moi, je n'ai pas de doute
16:26sur le chemin pro-européen
16:28du pays d'où je viens
16:30et où je reviens tout le temps,
16:32où ma famille est là.
16:34On doit, bien sûr,
16:36avoir toute confiance
16:37parce que la Roumanie
16:39est très importante
16:40dans la construction européenne,
16:41sa position sur le rôle géopolitique,
16:44mais aussi le peuple.
16:45Comme j'ai dit,
16:47si quelqu'un va à Roumanie,
16:49va être très convaincu
16:50de cet amour pour l'Europe
16:53et de cette confiance
16:55qu'ils ont dans le projet européen.
16:57La plupart, pas tous,
16:58mais l'immense plupart.
17:01Merci à vous,
17:02madame la vice-présidente
17:03Roxana Migzatou,
17:05vice-présidente de la Commission européenne,
17:07d'avoir été notre invitée aujourd'hui.
17:08Merci à vous de nous avoir suivis.
17:09Restez avec nous.
17:10Tout de suite,
17:11le débat consacré au virus
17:13qui court en Europe.
17:14L'Europe de la santé
17:15est en train d'essayer
17:16de les rattraper.
17:22Merci de nous rejoindre
17:23à Strasbourg,
17:24au Parlement européen,
17:25pour parler d'un virus
17:26qui a inquiété la planète entière,
17:28mais sans provoquer
17:29de réelles épidémies.
17:30Il s'agit de l'antavirus.
17:32Cela avait commencé
17:33comme un mauvais film,
17:34un virus peu connu,
17:36véhiculé par des rongeurs,
17:37qui s'est propagé
17:38sur un navire de croisière
17:39au départ de l'Argentine.
17:41Les îles Canaries en Espagne
17:42ont hésité
17:43avant de laisser accoster
17:44les malades.
17:45Au final,
17:46cet antavirus a réveillé
17:47les mauvais souvenirs
17:48de la crise du Covid-19
17:49et du coup,
17:50les Européens
17:50ont redoublé de vigilance.
17:52D'ailleurs,
17:53l'Europe a-t-elle bien tiré
17:55toutes les leçons
17:56de la crise Covid ?
17:57Faut-il encore renforcer
17:58la coordination
17:59entre les États membres
18:00et surtout aller vers
18:01une Europe de la santé
18:03où Bruxelles aurait
18:04davantage de compétences sanitaires ?
18:07On parlera aussi
18:08du virus Ebola
18:09qui décime
18:10la République démocratique
18:12du Congo
18:12à cause d'un variant
18:13très létal
18:14pour lequel
18:15il n'existe d'ailleurs
18:16aucun vaccin.
18:17Que peuvent faire
18:18les Européens
18:18pour venir au secours
18:20de l'Afrique
18:21face à ce fléau
18:22et à d'autres,
18:23bien sûr ?
18:23Pour en parler,
18:24trois eurodéputés
18:25sur ce plateau.
18:26Laurence Trochu,
18:27bonjour.
18:27Bonjour.
18:27Vous êtes eurodéputée française,
18:29membre du groupe
18:29des conservateurs
18:30et réformistes européens
18:32ici au Parlement européen.
18:33Pour situer,
18:34c'est un groupe
18:35à la droite de l'hémicycle
18:36qui accueille notamment
18:37les élus de la dirigeante italienne
18:39Georgia Meloni.
18:40On accueille également
18:40Grégory Allion,
18:41bonjour.
18:42Eurodéputé français également,
18:43membre du groupe
18:44centriste Renew.
18:45Et je précise que
18:46pendant la crise du Covid,
18:48vous présidiez
18:48la Fédération française
18:49des sapeurs-pompiers.
18:51Et puis,
18:51on accueille un eurodéputé espagnol,
18:54Juan Fernando López Aguilar.
18:55Bonjour.
18:56Vous êtes membre du groupe
18:57des sociodémocrates
18:58au Parlement européen,
18:59du parti socialiste
19:01qui est au pouvoir
19:02en Espagne.
19:03Et je précise
19:03que vous êtes élu
19:04des îles Canaries,
19:05les îles qui ont accueilli
19:07le navire de croisière
19:08MV Hondius
19:09où s'est développé
19:10ce foyer d'antavirus.
19:11Alors,
19:11écoutons justement
19:12la ministre de la Santé
19:14du gouvernement socialiste
19:15de Pedro Sanchez
19:16qui défendait
19:17son protocole sanitaire
19:19en acceptant
19:19l'accostage
19:21justement
19:21de ce navire.
19:23Nous avons pris
19:24toutes les précautions
19:25et mis en place
19:26tous les mécanismes
19:27de sécurité
19:28afin de traiter
19:29ces personnes
19:29qui au départ
19:30étaient des cas contacts
19:31avec toutes les mesures
19:32de sécurité
19:33comme si elles étaient
19:34des cas confirmés.
19:36Alors,
19:36M. López Aguilar,
19:38comment cette gestion
19:39de l'antavirus
19:39a été vécue en Espagne
19:40et surtout sur vos îles Canaries ?
19:42Votre pays a été
19:43un peu pollué
19:44par les fake news
19:45autour de ce virus
19:46pour dissuader
19:47les Espagnols
19:48d'accueillir le bateau ?
19:49Bien sûr,
19:50une expérience
19:51d'une grande intensité
19:52mais accompagnée
19:55aussi
19:56des polémiques
19:57et controversies
19:58même politiques.
20:00C'est clair
20:02que j'ai soutien
20:03le courage
20:04de montrer
20:05par le gouvernement espagnol
20:06de prendre l'initiative
20:07d'attendre
20:08l'appel
20:09de l'Organisation mondiale
20:10de la santé
20:11et bien sûr
20:12de prêter
20:14solidarité
20:15active
20:16avec un mécanisme
20:17exemplaire
20:18de protection
20:20sanitaire
20:22individualisée
20:23de débarquement
20:24en condition
20:25de certainité
20:26en condition
20:27de sécurité
20:28et bien sûr
20:29aussi humanitaire.
20:31On ne peut pas
20:31abandonner
20:32pas seulement
20:32les Espagnols
20:33mais tous
20:33les êtres humains
20:34qui étaient enfermés
20:35dans l'ondus
20:36pour trop longtemps.
20:37Mais cela étant dit
20:39il y a aussi
20:40l'aspect politique
20:43la paire
20:44les fake news
20:45qui ont été propagées
20:46par le gouvernement
20:47conservateur
20:48des Canaries
20:49avec la confrontation
20:52avec le gouvernement
20:53progressiste
20:54de l'Espagne
20:55qui dirige
20:56Pedro Sánchez
20:57mais avec aussi
20:59des
21:01messenges
21:02comme par exemple
21:03que
21:03les rongeurs
21:05les rats
21:06pouvaient
21:07nager jusqu'à la plage
21:08et contaminer
21:09la population
21:10des Canaries
21:10et mettre en risque
21:12la population
21:12en général.
21:13Alors c'est
21:14un cas d'étude
21:16mais en conclusion
21:17la leçon
21:19c'est claire
21:19il faut
21:20protocolliser
21:21à niveau européen
21:22et pas seulement
21:22à niveau national
21:24parce que le virus
21:25ne connaît pas
21:25des frontières.
21:26On va en parler
21:26en beaucoup de débats
21:27politiques en Europe
21:28autour de cette
21:29alerte sanitaire
21:30sur l'antavirus.
21:31Laurence Trochu
21:31on a pris trop de précautions
21:33face à ce nouveau virus ?
21:34Ça veut dire surtout
21:35qu'on n'a pas posé
21:36les bonnes questions
21:37puisque le débat
21:39porte justement
21:40sur les leçons
21:40qu'on tire ou pas
21:42des précédentes crises
21:43notamment évidemment
21:46le coronavirus
21:47il y a quand même
21:48quelque chose
21:49qui définit un pays
21:50qui s'appelle
21:50une frontière
21:51et une frontière
21:52c'est pas simplement
21:53ce qui enferme
21:55c'est aussi
21:55ce qui protège
21:56et cette question là
21:57n'a pas été reposée
21:59dans le débat
21:59public
22:00comme si elle était
22:01un tabou
22:02dans une Europe
22:03qui au nom
22:05de la libre circulation
22:07finalement
22:07n'oserait pas
22:09remettre en question
22:10ce qui n'est qu'un outil
22:12ce qui n'est qu'un moyen
22:12qui à un moment donné
22:14peut ne plus être adapté
22:15précisément
22:16quand on est en période
22:16de crise
22:17et le commissaire
22:18fermer les frontières
22:19ça sert à quelque chose
22:20dans le cas d'un virus
22:20ça arrête vraiment le virus
22:21de fermer les frontières
22:22c'est un des outils
22:24je ne dis pas que c'est le seul
22:26et que c'est la seule réponse
22:27mais la question
22:27n'a même pas été posée
22:28et quand on a
22:29le commissaire séjourné
22:30la semaine dernière
22:31qui nous dit
22:32que la situation de crise
22:34est maintenant structurelle
22:36c'est à dire que
22:36les crises deviennent
22:38la norme
22:39et bien je pense
22:39qu'il faut qu'on ait
22:40le courage
22:41de poser sur la table
22:42toutes les questions
22:43avec l'approche scientifique
22:44l'approche sanitaire
22:45et l'approche
22:47proprement politique
22:48Alors on parle
22:48au sapeur-pompier
22:49le mécanisme de protection civile
22:51de l'Union Européenne
22:52a été activé
22:53dans le cas
22:54de cet antivirus
22:56par l'Espagne
22:57le 6 mai
22:58il a permis de financer
22:59et de coordonner
23:006 vols de rappartement
23:01vers la France
23:02on parle de frontières
23:02les Pays-Bas
23:03la Grèce et l'Irlande
23:04un avion d'évacuation médicale
23:06de la flotte
23:07de l'Union Européenne
23:08a été prépositionné
23:09à Ténérife
23:10la solidarité européenne
23:12pour vous
23:12elle a fonctionné
23:13elle était nécessaire
23:14au contraire ?
23:15Non seulement
23:15elle a fonctionné
23:16mais en plus
23:17on a tiré bénéfice
23:19ou expérience
23:20malheureuse
23:21de ce qui s'est passé
23:22en 2019
23:232020
23:242021
23:25notamment
23:25avec le coronavirus
23:26on a eu un centre
23:28de prévention
23:28et de contrôle des maladies
23:29qui a été activé
23:30dès le 2 mai
23:31pour envoyer
23:32justement des experts
23:33pour évaluer la situation
23:34pour permettre
23:35justement de
23:35jauger
23:36là où on en était
23:37et confronter
23:38médicalement
23:39scientifiquement
23:39nos orientations
23:41avec l'OMS
23:42à partir de là
23:43ce diagnostic
23:44a été très intéressant
23:45parce qu'il a permis
23:45d'établir des protocoles
23:46pour l'accueil
23:47sur notre territoire européen
23:49de ces malades
23:50ou de ces supposés malades
23:51et derrière
23:52de mettre en place
23:53tout un mécanisme
23:54de protection civile
23:55que vous venez de citer
23:56mais en respectant
23:57des protocoles
23:57là où on a aussi
23:59tiré bénéfice
24:00de tout ce qui s'est passé
24:01par rapport au coronavirus
24:02puisque c'était la question
24:04et l'introduction
24:04de votre émission
24:05c'est que dorénavant
24:06il y a une vraie direction
24:07générale de la santé
24:08qui a possibilité
24:10d'accompagner
24:11d'aider les états membres
24:13lorsqu'ils sont en difficulté
24:14on a créé des stocks
24:16sensibles
24:17de masques
24:18de respirateurs
24:19on a tout ce qu'il faut
24:20au travers du territoire européen
24:21sans pour autant
24:22prendre le pas
24:23sous la souveraineté
24:24des états
24:24pourquoi je vous dis cela
24:25parce qu'aujourd'hui
24:27je dirais le protocole
24:28d'accueil
24:28et de mise en quarantaine
24:29en France
24:30il est de 42 jours
24:32il ne correspond pas du tout
24:32à ce qui a été fait par ailleurs
24:33mais en tous les cas
24:34ce sont nos scientifiques
24:35qui ont orienté
24:36et demandé au premier ministre
24:38de mettre en place
24:39ces mesures
24:40on va en parler justement
24:41une alerte sanitaire
24:42de l'antavirus
24:42et puis 27 protocoles
24:45sanitaires
24:45dans chaque état membre
24:47et Emmanuel Macron
24:48a appelé
24:49à un peu plus
24:49de coordination
24:51maintenant il est important
24:52qu'il y ait une vraie
24:53coordination européenne
24:54c'est à dire que les protocoles
24:56je pense aillent vers les standards
24:57les plus exigeants
24:58qui ont été définis
24:58à très court terme
24:59et que l'organisation mondiale
25:01de la santé
25:02puisse coordonner
25:02tout cela
25:03comme il se doit
25:04dans les prochaines étapes
25:05alors Juan Fernando López Aguilar
25:07la France avait un protocole
25:08très strict
25:09d'isolement des cas contacts
25:10ce qui n'était pas le cas
25:11dans d'autres pays
25:13où c'était plus souple
25:13notamment en Espagne
25:15il faudrait quoi ?
25:15il faudrait un protocole européen ?
25:17l'Espagne est particulièrement fière
25:20de la qualité
25:20de sa système sanitaire
25:24cela étant dit
25:25il faut bien sûr
25:27ne pas seulement
25:27tirer la lésion
25:28des terribles expériences
25:30de Covid-19
25:31mais aussi
25:32de renforcer
25:34la réponse européenne
25:35et la qualité
25:36de la réponse européenne
25:37des protocoles européens
25:38unifiés
25:38et bien sûr
25:39lutter contre
25:40la fragmentation
25:41de la réponse
25:42au présent
25:43qui est absolument
25:44insoutenible
25:45et insupportable
25:46alors il faut aussi
25:48accompagner
25:48ce mécanisme
25:50de protection civile
25:51qui a été activé
25:52à l'occasion
25:53de l'ONDIUS
25:54fondé au Canary
25:56avec des investissements
25:58comme
26:00des recherches
26:02biomédicales
26:03des préventions
26:04microbiennes
26:05alors vous n'êtes peut-être
26:06pas d'accord
26:06avec cette analyse
26:07madame Trochu
26:08parce que vous êtes
26:08souverainiste
26:09je le rappelle
26:09et vous n'êtes pas
26:10forcément
26:11pour cette Europe
26:12de la santé
26:12mise en commun
26:14et puis
26:15ni d'ailleurs
26:16peut-être
26:16la vaccination
26:17obligatoire
26:17vous allez nous le dire
26:19Alain Fischer
26:19en tout cas
26:20le président
26:20de l'Académie
26:20des sciences
26:21a dit que
26:22Marion Maréchal
26:23votre chef de film
26:24et le Rassemblement
26:25National
26:25se sont opposés
26:26à peu près
26:27à toutes les décisions
26:28nécessaires
26:29au contrôle
26:29de la pandémie
26:30de Covid-19
26:32je pense que mon collègue
26:33a prononcé
26:33une expression
26:34qui est assez clé
26:35il a parlé
26:36de coopération
26:36unifiée
26:37moi je parlerais
26:39moi je parlerais
26:41de coopération
26:41et je me base
26:42là-dessus
26:42sur ce que
26:43les états membres
26:44ont récemment
26:45exprimé
26:45c'était en janvier
26:46dernier
26:46le rapport
26:47de monsieur
26:47Sokol
26:47du PPE
26:48où le conseil
26:50a vraiment
26:50insisté
26:51sur ce rôle
26:52de coopération
26:53qu'il peut y avoir
26:54à l'échelle européenne
26:55sans que pour autant
26:56la souveraineté
26:57de chaque état membre
26:58soit mise
26:59en difficulté
27:00précisément
27:01parce que
27:01on peut
27:04concevoir
27:04une coopération
27:05on peut concevoir
27:06des financements
27:08communs
27:09mais de là
27:10à gérer
27:11entièrement
27:12de manière
27:12uniforme
27:13une crise
27:14sur des territoires
27:15sur lesquels
27:16elle ne se décline
27:17pas exactement
27:18de la même manière
27:18ce serait aller
27:19au-delà
27:20de ce que
27:21l'article 168
27:22du TFUE
27:23nous autorise à faire
27:24même si
27:24la commission santé
27:26est devenue
27:27une commission
27:27de plein exercice
27:29elle reste
27:30dans l'esprit
27:31général
27:32des traités
27:33qui prévoient
27:34quand même
27:34une souveraineté
27:35garantie
27:36à chaque état membre
27:36et donc
27:37c'est ce que
27:38le conseil
27:38a rappelé
27:40récemment
27:40ça va ensuite
27:41être discuté
27:42bien sûr
27:43en commission
27:43centre
27:43et au parlement
27:44pour le Covid-19
27:45on a appelé à l'aide
27:46ou pas la commission
27:47la Hongrie a décidé
27:48de ne pas avoir
27:48les mêmes vaccins
27:49que nous
27:49elle a demandé
27:50pas de vaccins
27:51Pfizer
27:52et les seuls
27:52qui marchaient
27:53d'ailleurs
27:53elle a eu
27:54des vaccins
27:54russes
27:55donc
27:55oui mais
27:56vous ne pouvez pas
27:58aller contre
27:59la souveraineté
28:01des états membres
28:02enfin je veux dire
28:02vous contrevenez
28:03au traité
28:03si vous entrez
28:04dans cette logique là
28:06et encore aujourd'hui
28:07je vous dis
28:08ce vote date
28:08du 20 janvier
28:09donc on est
28:10on est dans
28:11la réaffirmation
28:14de la souveraineté
28:15des états membres
28:16en matière de santé
28:17oui j'ai une réaction
28:18parce qu'en fait
28:19c'est bien beau
28:20on est sur un plateau
28:21on est dans un monde
28:22assez aseptisé
28:23le parlement européen
28:25moi je suis encore
28:26pompier volontaire
28:27je vois depuis des années
28:28les crises
28:29et j'entends
28:30Stéphane Séjourné
28:31qui dit
28:31qu'on est dans un monde
28:32où la crise devient
28:33structure même
28:34de notre capacité
28:35à réagir
28:36et je le comprends
28:37ce propos
28:37parce que
28:38il y a 15 jours
28:39on faisait des feux
28:40de forêt
28:41qui dépassaient
28:42500 hectares
28:43dans les Pays-Bas
28:44il y a 15 jours
28:45au printemps
28:45donc je parle des feux
28:46de forêt
28:46mais je pourrais vous parler
28:47de la crise
28:48de l'antavirus
28:49on peut parler
28:50de la crise du coronavirus
28:51en ce moment
28:51à cause du dérèglement climatique
28:53on a des moustiques
28:54qui transportent la dengue
28:55au travers
28:56le territoire européen
28:57on voit bien
28:58tous les impacts
28:59de ce changement
29:00qui bouleverse
29:01finalement
29:02nos pratiques opérationnelles
29:04et aujourd'hui
29:05on a besoin d'une réaction
29:06EOPL rapide
29:07et aujourd'hui
29:07si on ne réagit pas
29:08en solidarité
29:09que ce soit sur la veille
29:11telle qu'on a pu le faire
29:12par rapport à ce navire
29:14qui est arrivé
29:15avec des ressortissants européens
29:16et de pays tiers
29:17que ce soit sur la veille
29:19que ce soit sur les forces
29:20de protection civile
29:21sur l'acheminement
29:22ou le traitement
29:23des patients
29:24qui ont été acheminés
29:25dans différents hôpitaux
29:26il y a une coordination
29:27là aussi
29:27qui a été produite
29:28si on ne raisonne pas
29:30avec le principe
29:32de solidarité
29:33on ne pourra pas
29:34faire face
29:34aux crises actuelles
29:35est-ce que c'est le cas
29:36pour Ebola aussi
29:37qui est en train
29:38de se répandre
29:38en RDC
29:39avec un variant
29:41très létal
29:41et on voit bien
29:42que les Etats-Unis
29:43qui sont
29:44avec un ministre de la Santé
29:46anti-vax
29:47qui ont quitté l'OMS
29:48qui ont désinvesti
29:50dans la santé
29:51en Afrique
29:51et bien aujourd'hui
29:53ils font soigner
29:54leurs ressortissants
29:55qui sont touchés
29:55par Ebola
29:56en Allemagne
29:57est-ce que nous aussi
29:59on doit se préoccuper
30:00de ce qui se passe
30:01en Afrique
30:01parce qu'on disait
30:02les virus ne connaissent
30:03pas de frontières
30:04D'abord
30:04les Etats-Unis
30:05ont effondré
30:07l'investissement
30:08en santé
30:09et en recherche
30:11biomédicale
30:12l'Europe
30:13doit faire
30:14le chemin contraire
30:16les sentiers
30:17de la crise
30:18de Covid-19
30:19ne sont pas
30:21seulement
30:22sociaux
30:23ils sont aussi
30:25institutionnels
30:26et même
30:26juridiques
30:27on a inventé
30:28une compétence
30:29une politique européenne
30:30qui n'existe pas
30:30la politique européenne
30:31de la santé
30:32et la programmation
30:33de la santé
30:34comme un bien
30:35commun
30:35européen
30:36alors
30:37ça veut dire
30:39que l'Europe
30:40doit être
30:41aussi signifiée
30:43sous le plan
30:43de la recherche
30:45biomédicale
30:46contre l'Ebola
30:47parce que
30:48dans l'époque
30:49de la globalisation
30:50les virus
30:51aucun virus
30:53ne connaît
30:53des frontières
30:54et toutes les pandémies
30:55peuvent devenir
30:57transfrontalières
30:58dans question
30:58des jours
30:59ou des semaines
30:59alors il faut être
31:00prévenu
31:01mieux que
31:02soigné
31:03Laurence Trochu
31:04que doivent faire
31:04les Européens
31:05face à ce virus
31:06Ebola
31:07est-ce qu'on doit
31:08redoubler de moyens
31:09de solidarité
31:10d'urgence
31:11pour les Africains
31:12ou est-ce qu'on doit dire
31:12on ferme les frontières
31:13on se protège
31:14et ce n'est pas notre affaire
31:15un peu comme le dit
31:16l'administration Trump
31:17dans sa politique de santé
31:18je ne serai pas
31:19dans l'approche
31:19du où-ou
31:20c'est-à-dire que
31:21précisément
31:21oui il y a un outil
31:23qui est la fermeture
31:23des frontières
31:24pour la protection
31:25des Européens
31:26ça peut être
31:26le premier outil
31:27déployé
31:28ensuite il ne faut pas
31:29oublier que
31:30dans le cadre
31:31du coronavirus
31:32on a un plan
31:34on a le plan
31:35Next Generation EUE
31:37qui nous coûte
31:37quand même
31:38quelque chose
31:39comme 800 milliards
31:40d'euros
31:41c'est quoi
31:41c'est un emprunt
31:42c'est 2000 euros
31:43par Européen
31:44donc ça c'est le vrai
31:46coût du coronavirus
31:47donc on a cet emprunt
31:48le plan de relance
31:49post-covid
31:49exactement
31:50on a cet emprunt
31:51sur le dos
31:51ça veut dire quoi
31:52ça veut dire
31:53qu'on va demander
31:53aux Européens
31:54de payer des impôts
31:55européens
31:56pour pouvoir
31:58assumer ce surcoût
32:00donc la question
32:01elle se pose aussi
32:02par rapport aux capacités
32:03réelles de l'Europe
32:05et puis l'Europe
32:06elle a aussi
32:07donc on n'a pas les moyens
32:07d'être solidaires
32:08avec l'Afrique
32:09c'est ce que vous dites
32:09elle les a déjà
32:11les moyens
32:11mais elle a son plan
32:13justement
32:14d'aide au développement
32:15qui représente
32:16quand même
32:1629 milliards
32:17sur la période
32:182021-2027
32:19qui précisément
32:20est ciblée
32:21sur l'Afrique
32:22donc il faudrait voir
32:23dans le cadre
32:24de ce plan
32:24d'aide au développement
32:25ce qui est possible
32:26mais vous voyez bien
32:27que derrière
32:28chaque dépense
32:29supplémentaire envisagée
32:30c'est de la dette
32:31qu'on met sur la tête
32:33de chaque Européen
32:34est-ce que l'Europe
32:35a la responsabilité
32:36de s'intéresser
32:36de près aux maladies
32:38en Afrique
32:38parce qu'en effet
32:39elle peut les reprendre
32:40comme boomerang
32:41et de toute façon
32:43les Américains
32:43sont en train
32:44de se retirer
32:45ce qui fragilise
32:45beaucoup ce continent
32:46aujourd'hui
32:47quelle que soit
32:47la crise dont vous parliez
32:48notamment en biologie
32:50et lorsque l'on a affaire
32:52à des virus
32:52tels que Ebola
32:53ou d'autres
32:54j'ai cité la dengue
32:54le moustique-tigre
32:55il n'est pas arrivé
32:56comme ça en France
32:57il n'est pas endémique
32:59finalement
32:59à notre sol européen
33:00donc les choses
33:01arrivent naturellement
33:03sans que forcément
33:03les frontières soient
33:04fermées ou pas fermées
33:05et dans cette globalisation
33:07dans cet échange mondial
33:09que nous avons
33:09oui tout peut nous arriver
33:10le fait d'être en veille
33:12ailleurs
33:13nous permet
33:13d'être mieux préparés
33:14chez nous
33:15ça c'est un premier principe
33:16et ce que je voulais dire
33:17et c'est une forme
33:18de proposition
33:18et on a des amis
33:20des collègues
33:22députés européens
33:23qui vivent dans les îles
33:24j'étais la semaine dernière
33:25le week-end dernier
33:26en Corse
33:26on est en train
33:27en Corse
33:28d'établir
33:29des laboratoires
33:31de recherche
33:32justement
33:32sur l'ensemble
33:33des maladies
33:33qu'elles soient
33:34animales
33:35ou humaines
33:36pourquoi ?
33:37parce que nos îles
33:38nos régions ultra-périphériques
33:39ce que je veux dire
33:40c'est
33:40je peux prendre
33:41dans l'océan Indien
33:42la Réunion
33:42les Canaries
33:43je peux prendre
33:44la Corse
33:45ou nos îles
33:46en Méditerranée
33:47ce sont de véritables
33:48sentinelles
33:49et il faut les armer
33:50pour finalement avoir
33:51les laboratoires
33:52et les capacités
33:53pour soit sur le monde animal
33:54soit sur la partie humaine
33:56avoir les capacités
33:57de détecter
33:58dès l'instant
33:59où quelque chose
33:59doit nous arriver
34:00et on finira sur ces mots
34:01merci
34:01merci à tous les trois
34:02d'avoir participé
34:03à ce débat
34:04merci à vous de nous avoir suivis
34:05restez bien sûr
34:06sur France 24
34:06et les chaînes parlementaires
34:07pour plus d'informations
34:08Sous-titrage Société Radio-Canada
34:15et les chaînes parlementaires
34:18et les chaînes parlementaires
Commentaires

Recommandations