- il y a 2 jours
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver, c'est l'heure de 120 minutes info, on vous accompagne jusqu
00:00:05'à 17h.
00:00:06Vous en avez l'habitude, beaucoup de sujets à traiter, beaucoup d'images à vous montrer.
00:00:09Restez bien avec nous tout au long de ces deux heures d'informations qui commencent comme chaque jour, bien sûr,
00:00:13avec Valérie Acnin, le JT.
00:00:15Bonjour chère Valérie, à la une de notre journal, l'épisode de forte chaleur se poursuit.
00:00:20Il s'étend à Paris, sa petite couronne notamment, on compte désormais 17 départements en vigilance orange canicule.
00:00:27Un épisode de chaleur d'une précocité historique, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val
00:00:33-de-Marne rejoignent les 13 départements de l'Ouest déjà en alerte orange pour canicule.
00:00:38Cette chaleur devrait selon Météo France s'évacuer entre samedi et dimanche.
00:00:42Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit présider une réunion interministérielle à 16h pour préparer les services de l'État au
00:00:49prochain mois d'été qui s'annonce très chaud avec des températures supérieures aux normales de saison.
00:00:54Et on ira à Matignon tout à l'heure dans votre journal de 15h30.
00:00:57Le reste de l'actualité, ce dispositif de sécurité XXL particulièrement conséquent déployé samedi en France pour la finale de
00:01:05la Ligue des champions PSG Arsenal qui a lieu à Budapest.
00:01:07Rappelons-le, Valérie pardon.
00:01:0922 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dont 8 000 à Paris et dans son agglomération.
00:01:15Annonce faite par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, un dispositif plus important que l'an dernier.
00:01:21Les détails avec Michael Dos Santos.
00:01:24Des boutiques pillées, des véhicules et du mobilier urbain dégradés ou encore des affrontements avec des forces de l'ordre.
00:01:33L'an dernier, la victoire du PSG a donné lieu à des scènes de chaos.
00:01:38Pour éviter que le scénario ne se répète, un dispositif exceptionnel a été mis en place.
00:01:4322 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans toute la France, dont 8 000 à Paris.
00:01:49Des forces de l'ordre qui interviendront avec détermination selon Laurent Nunez.
00:01:53Il y aura une réaction immédiate des forces de police qui sont encore une fois en nombre d'emparés dans
00:01:59l'agglomération parisienne.
00:02:00Il y aura des interventions de forces de l'ordre qui essaieront d'interpeller et qui interpelleront les fauteurs de
00:02:04troubles.
00:02:05Une attention toute particulière sera portée sur le parc des Princes où a lieu la retransmission de la rencontre.
00:02:10Mais aussi sur les Champs-Elysées où les supporters pourraient se réunir en cas de succès.
00:02:15Si autour de la Place de l'Étoile, toute célébration sera interdite, une zone piétonisée sera accessible dès le milieu
00:02:22de journée à condition de passer l'un des points de contrôle.
00:02:25D'autres mesures ont également été prises pour éviter des dégradations dans ce périmètre.
00:02:30Tous les établissements, hormis les hôtels, devront fermer leurs portes à 17h et jusqu'à dimanche 7h.
00:02:36Toutes les terrasses devront être vidées de leur mobilier.
00:02:39Enfin, le stationnement et la circulation seront également interdits dans un large secteur.
00:02:44La préfecture de police de Paris, qui craint des troubles à l'ordre public, surveillera aussi d'autres secteurs de
00:02:49la capitale.
00:02:50Le quartier du Trocadéro, les gares parisiennes, mais aussi les lieux où se tiennent des concerts.
00:02:57Et pendant ce temps, les supporters, les vrais, ceux qui suivent le Paris Saint-Germain ont déjà pour certains atterri
00:03:02à Budapest.
00:03:02On va voir ça dans les images de sport dans un instant.
00:03:09Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:03:15J-2 avant la finale de la Ligue des champions.
00:03:17PSG Arsenal, ce sera à suivre à 18h sur Canal+.
00:03:21Les yeux sont rivés sur Budapest, la capitale hongroise.
00:03:24Et des milliers de supporters britanniques et français sont attendus sur place.
00:03:28L'excitation monte d'un cran sur les bords du Danube.
00:03:30Et tout est prêt pour les accueillir, comme nous l'explique Olivier Talaron.
00:03:36Budapest se réveille à deux jours de cette finale de la Ligue des champions entre le PSG et Arsenal.
00:03:40Évidemment, tous les supporters parisiens et londoniens ne sont pas encore arrivés sur les bords du Danube.
00:03:45Mais tout est fait ici pour qu'ils soient accueillis dans les meilleures conditions.
00:03:50Il y a les produits dérivés pour les Parisiens.
00:03:52D'abord avec le bus officiel du PSG qui s'est installé dès hier.
00:03:57Il sera opérationnel aujourd'hui avec les maillots, les écharpes et évidemment les t-shirts à l'effigie de la
00:04:04finale.
00:04:04Pour les supporters des Gunners, il y a ce barbershop original réservé aux supporters d'Arsenal.
00:04:11Avec ce patron qui coiffe et qui taille les barbes des supporters des Gunners avec son maillot réservé.
00:04:20Et puis la Pouchkas Arena, bien sûr, qui est aux couleurs de cette finale de la Ligue des champions.
00:04:25Les joueurs d'Arsenal qui arriveront dès aujourd'hui à Budapest très tôt.
00:04:30Donc avant ce match qui aura lieu, on vous le rappelle, à 18h.
00:04:34Ce sera samedi ici à Budapest.
00:04:37Et puis les joueurs parisiens ne seront là que demain à la mi-journée.
00:04:41Et qui enchaîneront derrière conférences de presse et entraînement.
00:04:43Pour rentrer petit à petit dans ce rendez-vous le plus important de l'année pour le PSG.
00:04:52C'était votre programme avec Lacoste, L1212 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:59Et autour de la table aujourd'hui, merci beaucoup cher Valérie.
00:05:02On se retrouve bien sûr dans une trentaine de minutes pour un nouveau point sur l'actu.
00:05:05Autour de la table, bien sûr, l'inamovible, Johan Uzay.
00:05:07C'est la première fois, Johan Uzay, depuis qu'on fait de la télé ensemble, que je vous vois sans
00:05:11cravate.
00:05:11Oui, je dois confesser que je vis péniblement cet épisode.
00:05:18C'est un épisode caniculaire, mais rassurez-vous, ce n'est que provisoire puisque vous connaissez mon attachement à l
00:05:21'étiquette.
00:05:22Bien sûr, bien sûr.
00:05:23Et puis on va vous forcer un petit peu la clim, ça va très bien se passer.
00:05:25On parlera d'ailleurs dans la deuxième erreur, clim ou pas clim, c'est un débat politique majeur aujourd'hui.
00:05:29Éric Revelle, on en parlera aussi ensemble.
00:05:31Merci d'être avec nous pour ces deux heures d'informations.
00:05:34Avant d'évoquer la climatisation, la canicule et bien d'autres sujets.
00:05:38Une image forte hier soir des militantes du collectif Nous Toutes qui ont interrompu une représentation théâtrale de Patrick Bruel.
00:05:45Fallait-il s'y attendre au théâtre Édouard VII à Paris hier soir, dans un contexte d'accusations multiples de
00:05:51viol, de violences sexuelles à l'encontre du chanteur ?
00:05:54Voici ce qui s'est passé, quelques instants après que Patrick Bruel ait monté sur scène hier à Paris.
00:05:58Bruel, Bruel, Bruel, Bruel, Bruel, Bruel !
00:06:28Voilà, une scène qu'on a déjà vue dans d'autres circonstances.
00:06:32Je disais tout à l'heure, il fallait s'y attendre.
00:06:34Peut-être aussi, ça pendait au-dessus de la tête de Patrick Bruel,
00:06:37qui décide de continuer de travailler.
00:06:40On va en parler notamment avec Isabelle Steyer, qui est avec nous,
00:06:42avocate spécialiste des violences sexuelles contre les femmes.
00:06:46Bonjour madame, merci beaucoup d'être ici.
00:06:48Je précise à nos téléspectateurs qu'on était après 4-5 minutes de représentation.
00:06:53C'est à ce moment-là que Patrick Bruel entre sur scène.
00:06:55C'est donc le moment choisi par ce collectif, ces trois militantes,
00:06:58pour venir perturber, interrompre le spectacle,
00:07:02qui a repris depuis le début, après cette fameuse interruption.
00:07:05Ces femmes, madame, elles disent Bruel violeur.
00:07:08On est obligé de dire, bien sûr, et ce n'est pas l'avocate que vous êtes
00:07:11qui va me contredire qu'il est présumé innocent.
00:07:14Et en même temps, il y a cette multiplicité de plaintes,
00:07:19de commentaires, d'accusations dans la presse.
00:07:21Comment on se positionne dans un cas comme celui-là ?
00:07:27Je crois que la question, c'est de savoir de façon générale
00:07:29comment la société traite les violences sexuelles aux femmes
00:07:32et qu'elles sont aussi possibles
00:07:37parce que des personnes savent, connaissent, voient, comprennent
00:07:42et ne font rien.
00:07:43Et je pense que, et d'ailleurs je l'ai entendu,
00:07:47que aussi bien concernant M. Bruel que d'autres personnes,
00:07:51d'autres chanteurs, d'autres acteurs,
00:07:53on vient nous dire, dix ans, vingt ans, trente ans après,
00:07:56que finalement, ça se disait dans le milieu.
00:08:00Donc ça démontre bien que,
00:08:03alors même qu'il y avait déjà des clignotants,
00:08:08enfin personne, je ne sais pas,
00:08:09il n'a rien été fait pour protéger d'autres éventuels victimes
00:08:14ou pour tenter de faire en sorte qu'il cesse
00:08:17ou pour l'interpeller.
00:08:19Et les deux d'ailleurs, à la fois le sensibiliser
00:08:22à ce qu'il est en train peut-être de commettre
00:08:24et peut-être protéger aussi d'autres victimes.
00:08:28Et c'est bien de ça dont il s'agit en fait.
00:08:31C'est autant le non-dit sociétal,
00:08:33l'absence de protection,
00:08:35que finalement venir témoigner comme ça,
00:08:38enfin venir interrompre une...
00:08:42Pour vous, il n'y a pas de souci ?
00:08:44Il n'y a pas de problème ?
00:08:45Parce que moi, je me demande si ces actions,
00:08:48elles font vraiment du bien aux plaignantes,
00:08:50si elles servent la cause.
00:08:52Je me demande, et encore une fois,
00:08:55personne n'est là pour dire que ce qu'ont pu ressentir
00:08:59les plaignantes est terrible
00:09:02et que ce qu'ils reprochaient à Patrie Bruel
00:09:04était extrêmement grave.
00:09:05Moi, ma question, c'est est-ce que ça participe
00:09:07de quelque chose de constructif,
00:09:09à part augmenter le lynchage médiatique
00:09:12envers le chanteur ?
00:09:13Elles font parler d'elles, de leur collectif,
00:09:16mais est-ce qu'elles mettent en avant les plaignantes ?
00:09:21Alors, la question, c'est que lorsque l'on décide
00:09:25d'aller assister au spectacle de Patrie Bruel actuellement,
00:09:29c'est que ce sont des personnes qui font le choix d'y aller.
00:09:33Elles font le choix.
00:09:35Voilà.
00:09:35Donc, il est évident qu'à partir du moment où elles font cette action,
00:09:39elles vont être forcément manonnées, expulsées,
00:09:45puisque ce sont des gens qui, effectivement, ont décidé,
00:09:49eux, d'avoir cette action-là.
00:09:52Donc, moi, je pense que ce serait peut-être...
00:09:54Oui, il faut voir un spectacle, madame,
00:09:56avec d'autres artistes, en plus,
00:09:57qui sont sur scène avec Patrie Bruel.
00:09:59Ce n'est pas un one-man show.
00:10:00Oui, et qui paient d'ailleurs les conséquences
00:10:02d'être avec lui.
00:10:06Mais moi, ce que j'aurais fait,
00:10:07c'est que j'aurais plutôt distribué devant
00:10:11des tracts interrogés, interpellés,
00:10:13et amené à réfléchir.
00:10:17Je pense que c'est plus intéressant que...
00:10:20C'est aussi intéressant que d'entrer dans une salle d'audience,
00:10:24de faire ça, parce qu'on sait très bien
00:10:25qu'on ne va pas être tolérés par ceux qui ont fait l'autre choix.
00:10:30Donc, effectivement, c'est une forme de justice populaire.
00:10:35Écoutons une militante, et on continue de réagir ensemble,
00:10:38une militante qui était présente hier dans cette salle.
00:10:42Moi, je n'ai pas trop d'opinion sur le sujet.
00:10:45C'est quelqu'un que j'aimais bien en tant qu'artiste.
00:10:47Après, franchement, je ne sais pas si ce sera plutôt
00:10:51la justice de s'il est.
00:10:52Je n'ai pas envie de m'en mêler de...
00:10:54Donc ça, ce sont les spectateurs.
00:10:56On ne l'a pas encore.
00:10:57Une militante qui revendique et qui explique,
00:11:00Johan Uzaï, que c'était un geste pour mettre en avant
00:11:04le fait que Patrie Vrel est un prédateur sexuel,
00:11:07sauf que ça nous donne cette impression d'une justice de la rue
00:11:09qui décide avant la justice tout court.
00:11:13Il y a plusieurs principes fondamentaux dans notre société
00:11:16qui sont, c'est vrai, de plus en plus bafoués.
00:11:17Et je trouve ça extrêmement dangereux.
00:11:19Le premier principe, c'est la présomption d'innocence, naturellement.
00:11:21Et le second, c'est que c'est la justice,
00:11:23c'est uniquement la justice qui rend la justice et personne d'autre.
00:11:27Alors, Patrick Bruel, il y a de nombreux témoignages
00:11:30qui manifestement l'accablent, ou en tout cas l'accusent.
00:11:33Mais la justice devra trancher.
00:11:34Et les spectateurs prennent leur responsabilité,
00:11:36libres à eux ou non, d'aller le voir sur scène.
00:11:39Mais je suis profondément choqué que des féministes,
00:11:42et je mets des guillemets à ces mots-là,
00:11:44des féministes entre guillemets,
00:11:46se croient autorisés à aller interrompre un spectacle
00:11:49et à demander à Patrick Bruel de se mettre en retrait.
00:11:52Moi, j'ai encore en souvenir quand même
00:11:53ce qui est arrivé à Harry Habitant,
00:11:55qui a été accusé, non mais il a été accusé par des féministes.
00:11:58Ces spectacles ont été...
00:11:59C'est pas pareil.
00:12:00Mais si, si, ces spectacles...
00:12:00Non, parce que le nombre de plaignantes n'est pas le même.
00:12:03Non, pardon, mais ces spectacles ont été...
00:12:04Vous avez 30 personnes qui se sont signées.
00:12:05Ces spectacles ont été perturbés de la même manière.
00:12:08Des féministes se sont crues autorisées
00:12:09à aller interrompre ces spectacles,
00:12:11à lui demander de se retirer de la scène.
00:12:14La justice a rendu un non-lieu
00:12:15et la Cour d'appel a confirmé ce non-lieu.
00:12:18Donc, encore une fois,
00:12:19on doit prendre beaucoup de pincettes,
00:12:21même si le cas de Patrick Bruel, je le dis, est particulier.
00:12:23Il y a de nombreuses plaintes, d'accord ?
00:12:25Mais le principe fondamental dans une démocratie,
00:12:28dans un État de droit comme la France,
00:12:29c'est que seule la justice rend la justice.
00:12:31On a retrouvé cette fameuse militante
00:12:32que je voulais vous faire entendre.
00:12:33Écoutez.
00:12:35Alors, aujourd'hui, les militantes de Nous, toutes, Paris Nord
00:12:37sont venues faire passer un message clair.
00:12:39Bruel, les halconnes ne te lâcheront pas.
00:12:41Elles ont donc infiltré le théâtre Édouard VII,
00:12:43où Patrick Bruel se produit depuis janvier dernier,
00:12:45pour interrompre son spectacle en criant
00:12:47« Bruel, violeur ! »
00:12:49Aujourd'hui, nous sommes face à une affaire PPD Abyss.
00:12:51Plus d'une trentaine de femmes ont témoigné
00:12:53et on sait que la liste va continuer de s'allonger.
00:12:55Et le pire dans tout ça,
00:12:56c'est que tout le monde était au courant
00:12:57que Patrick Bruel était un danger.
00:12:59La consigne dans le milieu était très claire.
00:13:01On disait « Ne laissez pas Patrick Bruel seule avec une femme,
00:13:04sinon elle risque de se faire violer. »
00:13:06Ça veut dire que toutes les personnes qui nous disent ça aujourd'hui
00:13:07sont en train de nous dire publiquement
00:13:09« Je savais que c'était un prédateur
00:13:10et je n'ai rien dit, je n'ai rien fait. »
00:13:12Des dizaines de femmes ont été sacrées pendant des années.
00:13:14Aujourd'hui, Patrick Bruel est un serial violeur
00:13:16qui continue de briller sur scène en toute impunité
00:13:19avec la complicité du monde de la culture
00:13:21et de son public qui continue à l'applaudir
00:13:22et à le protéger.
00:13:24Maître Steyer, je voudrais qu'on lise ensemble
00:13:26par ailleurs ce qu'a dit la réalisatrice
00:13:28et actrice Agnès Jaoui
00:13:30ces dernières heures dans la presse
00:13:32en réagissant à ce qui est en train d'arriver
00:13:34à Patrick Bruel.
00:13:36Elle n'est pas contre MeToo,
00:13:38mais contre la censure.
00:13:38Je crois qu'on a deux exerglés.
00:13:39Voici « Je ne suis absolument pas pour la censure.
00:13:42Je suis contre cette folie purificatrice.
00:13:45Je pense que personne n'est pur.
00:13:46Dans mon métier, j'ai vu des gens empêcher
00:13:48de travailler juste parce qu'il y avait
00:13:49une dénonciation sur un réseau
00:13:50sans même qu'il y ait un dépôt de plainte.
00:13:52Je trouve ça très dangereux.
00:13:54Je crois qu'il y a une dernière partie à lire.
00:13:55Voilà, ça ne me choque pas
00:13:56qu'il soit sur scène, Patrick Bruel,
00:13:58et que des gens aient le droit d'aller le voir.
00:14:00On n'a pas à les en empêcher.
00:14:02C'est à eux de se déterminer.
00:14:04Qu'est-ce que vous pensez
00:14:05de cette déclaration d'une femme,
00:14:06en l'occurrence Agnès Jaoui ?
00:14:11Alors, si on avait dû attendre
00:14:13que la justice donne du droit
00:14:17aux victimes de violences sexuelles,
00:14:19qu'on attendrait peut-être encore.
00:14:22Et c'est bien le problème.
00:14:24C'est que, malheureusement,
00:14:27ce ne sont que les combats des femmes
00:14:30qui ont permis des prorogations de prescription,
00:14:33qui ont permis des définitions du viol
00:14:35qui soient un petit peu plus larges,
00:14:38qui ont permis de faire en sorte
00:14:40qu'il y ait des ordonnances de protection
00:14:42et qui permet actuellement,
00:14:43notamment, de dénoncer la question
00:14:46d'évolence conjugale féminicide.
00:14:48Donc, la justice, elle est assez...
00:14:50Mais qu'est-ce que ça veut dire, maître ?
00:14:52J'ai du mal à distinguer exactement
00:14:54ce que vous voulez nous dire.
00:14:55C'est-à-dire que vous, vous partez du principe
00:14:57qu'il n'a pas le droit à cette présomption d'innocence,
00:14:59Patrick Bruel ?
00:15:00Non.
00:15:00Et qu'il faut aller perturber ses spectacles
00:15:02et l'empêcher d'avoir cette vie sociale
00:15:05et professionnelle qui est la sienne ?
00:15:07La justice, monsieur, vous m'interrogez sur la justice.
00:15:09Oui.
00:15:10Je vous dis que dans la justice,
00:15:11il y a 99% de plaintes
00:15:15qui n'aboutissent pas à une condamnation,
00:15:16de plaintes pour viols
00:15:17qui n'aboutissent pas à une condamnation.
00:15:19Qui veut donc dire que ceux qui,
00:15:20et celles qui subissent les questions
00:15:23de mauvais traitement des plaintes
00:15:25concernant les violences sexuelles,
00:15:27ce sont les plaignantes.
00:15:28Et les... ou les plaignants.
00:15:29Parce qu'il y a quand même 25% d'hommes
00:15:32dans les affaires d'agressions sexuelles ou de viols.
00:15:35Il ne faut pas l'oublier non plus.
00:15:37Et généralement, quand on n'oublie pas,
00:15:38ça va mieux.
00:15:38Les gens comprennent mieux.
00:15:40Mais ce que je vous dis,
00:15:41c'est qu'il y a un nombre de classements sans suite
00:15:43qui est massif.
00:15:45Et il y a un délai pour traiter ces affaires-là
00:15:48qui est aussi exorbitant.
00:15:51Et une façon de les traiter
00:15:53qui fait que la France est constamment condamnée
00:15:55par la Cour européenne.
00:15:56Donc, on a quand même deux poids, deux mesures là.
00:15:59Et je m'interroge sur le traitement judiciaire
00:16:02de ces plaintes-là.
00:16:03Regardez Patrick Bruel.
00:16:04Il y a déjà eu plusieurs plaintes contre lui.
00:16:06Elles ont toutes été classées sans suite.
00:16:09Et maintenant, le parquet, qu'est-ce qu'il fait ?
00:16:10Il réouvre parce qu'il se dit
00:16:11« Ah, mais 30 témoins, ça fait peut-être beaucoup. »
00:16:14Ce qui démontre que si le parquet
00:16:16avait lui-même correctement investigué,
00:16:20on aurait peut-être trouvé ces femmes-là.
00:16:22On aurait peut-être eu, il y a des années,
00:16:25X femmes qui se seraient manifestées,
00:16:28qui auraient été entendues.
00:16:29Et on n'en serait pas là aujourd'hui.
00:16:32Donc, la justice n'est pas outillée.
00:16:34C'est-à-dire que quand on a une plainte,
00:16:35il faut investiguer.
00:16:37Alors, il y a un manque de moyens,
00:16:38il y a un manque de formation des policiers.
00:16:42Et c'est ça, ce que je vous dis en venant vous parler.
00:16:44Donc, pour vous, il n'y a pas de problème de méthode.
00:16:46Parce que c'est quand même mon sujet.
00:16:47J'entends tout à fait votre argumentation
00:16:49et à quel point la justice a pris du retard
00:16:52et que les enquêtes ont parfois été mises de côté.
00:16:56Moi, c'est pour ça qu'on a du mal peut-être
00:16:58à s'entendre sur cette discussion.
00:17:00Parce que moi, je vous parle de cette méthode,
00:17:02de cette façon de disqualifier un homme
00:17:03qui bénéficie de la présomption d'innocence,
00:17:06combien même les faits évoqués sont très graves,
00:17:08que les plaignantes sont multiples.
00:17:11Cette façon de faire la justice avant la justice.
00:17:13Moi, c'est ça mon sujet aujourd'hui, madame.
00:17:15Oui, mais alors, monsieur, ça n'est peut-être pas
00:17:17faire la justice, c'est peut-être faire prendre conscience,
00:17:21faire prendre conscience aux spectateurs
00:17:24de ce qu'il se joue.
00:17:26Mais ce sont des adultes, les spectateurs.
00:17:27Ils vont voir un spectacle, c'est...
00:17:30Le droit de militer, il est là aussi.
00:17:33Je ne dis pas que c'est bien,
00:17:34mais en attendant, la prise de conscience
00:17:38concernant les nuances faites aux femmes,
00:17:39elle se fait de toute façon extrêmement lente.
00:17:42D'accord.
00:17:42Et vous voyez ce qui s'est passé pour Patrick Bruel
00:17:46de la part des tiers, de la part du monde du spectacle,
00:17:49de la part de tout le monde.
00:17:50Bon.
00:17:51Voilà.
00:17:52Un mot d'Éric Revelle en plateau avant de vous libérer, madame.
00:17:55La justice doit passer, mais en attendant,
00:17:56en attendant, les seuls juges,
00:17:58les seuls juges du cas Patrick Bruel
00:18:01et de ce qui se passe médiatiquement pour lui,
00:18:03ce sont les spectateurs
00:18:05qui vont au théâtre Édouard VII l'applaudir tous les soirs.
00:18:08Alors, je comprends l'argument, ils ont pris leur place avant,
00:18:11donc...
00:18:11Mais non.
00:18:12En fait, tant qu'Édouard VII est plein,
00:18:14ceux qui le jugent aujourd'hui avant la justice,
00:18:16qui va rendre évidemment ses conclusions,
00:18:19ce sont les spectateurs qui vont...
00:18:20Après, je veux dire une dernière chose
00:18:22qui va peut-être à contre-courant de ce que j'ai pu dire
00:18:25ces dernières minutes.
00:18:26Patrick Bruel, son métier, c'est son image,
00:18:29c'est le fait d'être représenté publiquement.
00:18:33Il sait à quoi il s'expose depuis plusieurs semaines
00:18:35en continuant de travailler et d'être sur scène.
00:18:39Il sait que ça lui pend au nez
00:18:40et qu'en effet, des perturbations de spectacle,
00:18:44il faut avoir une force.
00:18:45Et puis, il y a cette une de Paris Match
00:18:47qu'on n'a pas eu le temps d'évoquer,
00:18:48des propos rapportés de Patrick Bruel.
00:18:51Voyez en une, je suis sûr que ma carrière...
00:18:54Je sais, pardon, que ma carrière est terminée.
00:18:56Bon, on termine là-dessus ?
00:18:57Oui, un mot simplement.
00:19:00Rapidement.
00:19:00Moi aussi, je suis choqué par les accusations multiples
00:19:04à l'encontre de Patrick Bruel.
00:19:05Mais je suis aussi un peu choqué, pardon,
00:19:07qu'une avocate vienne expliquer
00:19:08que des féministes puissent se substituer
00:19:11en quelque sorte à la justice,
00:19:12parce que c'est bien de cela.
00:19:14Elle a dit que ça ouvrait les yeux.
00:19:15Je me permets de vous paraphraser, madame ?
00:19:17C'était pour ouvrir les yeux au public.
00:19:18C'est ça que vous disiez.
00:19:19Non, parce qu'aller perturber des concerts
00:19:20et demander à Patrick Bruel de se mettre en retrait,
00:19:22c'est quelque part se substituer à la justice.
00:19:25Et je dis que moi, c'est ouvrir quelque chose de dangereux,
00:19:27parce qu'on ne sait pas où tout cela peut nous mener.
00:19:29Voilà, c'est tout.
00:19:30Allez, je vous laisse conclure en quelques secondes,
00:19:31si vous voulez bien, madame.
00:19:33Comment les directeurs de théâtre protègent maintenant
00:19:36les salariés, les femmes qui sont autour de Patrick Bruel,
00:19:39qui travaillent, qui sont costumières ?
00:19:41Est-ce que ces femmes-là sont protégées ?
00:19:45Ça, je vais vous poser une question
00:19:47à laquelle on ne peut pas répondre, madame.
00:19:49Mais je ne suis pas sûr que Patrick Bruel,
00:19:52en ce moment, soit dans une posture de prédateur
00:19:55avec ce qui se passe autour de lui.
00:19:57Et cette cabale, notamment médiatique et judiciaire.
00:20:01Mais ce n'est pas une condamnation.
00:20:02D'ailleurs, ce qui n'est pas une cabale, je retire le mot.
00:20:04Mais je n'en sais rien.
00:20:05Bon, merci en tout cas d'avoir été avec nous,
00:20:07maître Isabelle Steyer,
00:20:08avocate spécialisée dans les violences sexuelles faites aux femmes.
00:20:11Jean Bexon nous a rejoint sur ce plateau.
00:20:12Journaliste, merci beaucoup d'être avec nous.
00:20:14On souhaitait vous avoir quelques instants sur ce plateau,
00:20:17parce que c'est vous qui avez dévoilé ce clip hier
00:20:20de rap sur les réseaux sociaux,
00:20:22qu'il a mis à jour, comme on dit, débenqué,
00:20:24ça se dit aujourd'hui, le président du RN, Jordan Bardella,
00:20:27qui a annoncé hier des posées plaintes
00:20:29après la diffusion d'un clip d'un rappeur qui est nommé Soli.
00:20:32Vous voyez les images, cette vidéo aux paroles provocatrices,
00:20:35un personnage portant un masque à l'effigie du dirigeant du RN
00:20:38et frappé par plusieurs jeunes.
00:20:41Retour sur le contexte avec ce sujet d'abord.
00:20:45Dans ce clip, le rappeur Soli met en scène Jordan Bardella,
00:20:49Marine Le Pen et Éric Zemmour frappés, ligotés et humiliés
00:20:53et le refrain est particulièrement violent.
00:21:01Le président du RN a rapidement réagi sur ses réseaux sociaux
00:21:05et a annoncé déposer plainte.
00:21:07Je dépose évidemment plainte pour les menaces de mort explicites
00:21:11proférées dans ce clip de rap d'un artiste en manque de notoriété et de talent.
00:21:16La violence politique doit cesser, nous ne laisserons plus rien passer.
00:21:19Des contenus pouvant être condamnés par la justice française.
00:21:22Il y a un article particulier, le 222-17 à une A2 du code pénal
00:21:27qui réprime les menaces de mort.
00:21:29Trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros.
00:21:32Dans cette thématique, on part pour Nice.
00:21:34Laurent Nunez s'exprime après des fusillades mortels
00:21:36dans le quartier des Moulins sur fond de narcotrafic.
00:21:38Suite au narcomissile et au drame qui s'est produit le 11 mai dernier.
00:21:43Monsieur le président Suetti, maire de Nice, qui m'accompagne,
00:21:46je remercie d'être à mes côtés avec monsieur le préfet,
00:21:48avec des parlementaires, avec la directrice générale adjointe
00:21:52de la police nationale et l'ensemble des chefs,
00:21:55des responsables des forces de sécurité intérieure
00:21:56qui m'accompagnent et que je remercie,
00:21:58avaient posé une question au Premier ministre
00:21:59sur la situation de la criminalité organisée à Nice.
00:22:03Le Premier ministre avait répondu en donnant des éléments très précis
00:22:06sur les chiffres, les résultats obtenus
00:22:08et en annonçant que je viendrai moi-même visiter les forces de l'ordre.
00:22:12Et c'est ce que je fais aujourd'hui.
00:22:13C'est pour ça que je suis ici, aux côtés de monsieur le président Suetti,
00:22:17monsieur le maire de Nice et monsieur le préfet.
00:22:20Premier point.
00:22:20J'ai tenu une réunion ce matin avec monsieur le procureur, monsieur le préfet
00:22:23et l'ensemble des responsables des services de force de sécurité intérieure
00:22:26pour faire un point en matière de lutte contre la criminalité organisée
00:22:30et en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants ici à Nice.
00:22:33C'était un aussi un des objets de ma visite.
00:22:36On a fait une réunion très opérationnelle, de travail,
00:22:38où l'ensemble des résultats m'ont été présentés.
00:22:41J'ai constaté qu'il y avait un collectif au sein des forces de sécurité intérieure
00:22:46avec les partenaires que sont les douaniers ou d'autres administrations
00:22:50comme les services des finances publiques
00:22:52ou même d'ailleurs l'agence régionale de santé
00:22:55qui avait un partenariat en matière de lutte contre la criminalité organisée
00:22:57qui est extrêmement efficace.
00:22:59Ce que je veux dire ici, c'est qu'à Nice, il y a des résultats.
00:23:01Évidemment, il y a encore beaucoup de choses à faire,
00:23:03mais nous avons des résultats qui sont positifs.
00:23:06Depuis le début de cette année, pour les 4 premiers mois de l'année,
00:23:09on est à plus de 48% de personnes qui sont mises en cause pour trafic.
00:23:12En 2025, c'était plus de 13% de personnes mises en cause pour trafic.
00:23:18Les points de deal à Nice, ils étaient 35 il y a 2 ans encore, ils sont 22.
00:23:22Dans le quartier où nous sommes, ici le quartier des Moulins
00:23:24où s'est déroulé le narcomicide du 11 mai dernier,
00:23:27nous avions 12 points de deal.
00:23:29Au moment où on se parle, il n'y en a plus que 2.
00:23:32et tant M. le préfet des Alpes-Maritimes que M. le procureur de la République
00:23:37m'ont assuré que nous étions en bonne voie pour éradiquer complètement le trafic sur ce quartier.
00:23:43C'est-à-dire qu'il n'y ait plus 2 points de deal.
00:23:45Et ce travail va se continuer.
00:23:47Sur l'ensemble de la ville, les forces de sécurité intérieure se mobilisent
00:23:50avec la police municipale.
00:23:52Et je remercie M. le maire de Nice de l'engagement de la ville,
00:23:55avec l'ensemble des partenaires.
00:23:56Sur l'ensemble de la ville de Nice, nous nous mobilisons.
00:23:59Il y a eu l'an dernier 394 opérations visant à déstabiliser le trafic,
00:24:04parfois à démenter les réseaux.
00:24:05C'était 333 en 2025.
00:24:08Et depuis le début de l'année, on est à 264.
00:24:10Donc ce travail, on va le continuer, on va le poursuivre,
00:24:14sans relâche, avec beaucoup d'abnégation et aussi beaucoup de détermination.
00:24:18Alors, je réponds maintenant à votre question.
00:24:20Non, l'État n'est pas débordé.
00:24:22L'État n'a pas terminé son combat.
00:24:24On gagne des batailles.
00:24:25On en a gagné encore une.
00:24:26Et le procureur communiquera ce soir.
00:24:29Je ne vais pas évidemment dévoiler ce qu'il va vous dire,
00:24:31mais dans le quartier de Phénomillot,
00:24:33il y a un réseau qui a été démantelé hier, hier.
00:24:36Et ça s'est passé d'ailleurs sur plusieurs jours,
00:24:38où on a un certain nombre d'individus qui sont garde à vue.
00:24:40Je laisse évidemment le procureur de la République communiquer là-dessus.
00:24:43Mais voilà encore une victoire.
00:24:45Et on va continuer ce travail.
00:24:46Alors, je ne peux pas laisser dire que l'État est débordé.
00:24:48Ça n'est pas possible.
00:24:49Oui, il y a des gens qui souffrent du trafic.
00:24:51Et nous avons rencontré des personnes qui sont des membres de familles de victimes,
00:24:56voire parfois des personnes qui ont été blessées avec M. le maire, avec M. le préfet à l'instant.
00:25:00Oui, il y a des victimes.
00:25:01Oui, la vie est difficile pour ceux qui subissent le trafic.
00:25:04Mais nous gagnons des victoires.
00:25:05Et petit à petit, nous allons continuer à éradiquer le trafic.
00:25:08En tout cas, c'est l'objectif que je me suis fixé comme ministre de l'Intérieur
00:25:11sur de nombreux points du territoire,
00:25:13en lien avec tous les préfets qui s'engagent complètement,
00:25:15comme ici, avec le préfet Laurent Autiot à Nice.
00:25:18On va poursuivre ce travail avec beaucoup de détermination.
00:25:21Concernant la situation des effectifs à Nice,
00:25:23puisque c'est un sujet sur lequel M. le maire de Nice m'a interpellé,
00:25:27et auquel je vais apporter évidemment des réponses.
00:25:30La réponse que je peux vous donner aujourd'hui est la suivante.
00:25:33Vous savez que nous avons un gap.
00:25:36Alors, on n'est pas tout à fait d'accord sur le gap des effectifs manquants à Nice,
00:25:40mais il manque effectivement un certain nombre d'effectifs à Nice,
00:25:43surtout beaucoup en voie publique, et beaucoup de policiers adjoints aussi.
00:25:47Moins de ce qu'on appelle les gardiens de l'AP.
00:25:49Et pas trop, voire même pas du tout, en service d'investigation judiciaire.
00:25:53En service d'investigation judiciaire, on est resté à un niveau étal.
00:25:56On est au même niveau qu'en 2019.
00:25:57On a le même niveau d'effectifs, environ 250 enquêteurs,
00:26:00qui travaillent sur les affaires d'investigation judiciaire.
00:26:03En revanche, j'ai décidé depuis le début de cette année,
00:26:08puisque j'avais été interpellé par le prédécesseur de M. Sauti,
00:26:12puis par M. Sauti, j'avais été interpellé sur les effectifs,
00:26:14et j'ai affecté un certain nombre de sorties d'école ici, sur la ville.
00:26:19Il y en a 10 à être sortis,
00:26:21et il y en aura encore de l'ordre d'une dizaine qui rejoindront Nice.
00:26:23Et puis surtout, dans le cadre du plan d'investigation judiciaire,
00:26:27on aura 10 enquêteurs supplémentaires qui seront affectés ici à Nice.
00:26:31Ce qui fait une trentaine d'arrivées.
00:26:33Je tiens juste à faire remarquer que depuis mon arrivée,
00:26:36j'ai marqué une attention soutenue pour la ville de Nice,
00:26:38puisque le chiffre que je viens de vous donner correspond à 3 fois
00:26:41les affectations qui avaient été données à Nice en 2025.
00:26:47Donc voilà, on va continuer ce travail.
00:26:48On va continuer de manière acharnée, sans relâche,
00:26:51le travail que nous menons contre la criminalité organisée,
00:26:55les trafics de stupe.
00:26:56Voilà ce que je suis venu faire ici à Nice,
00:26:59rencontrer les forces de sécurité intérieure, les remercier.
00:27:01Je vais remettre un certain nombre de dérogations
00:27:03en compagnie de M. le maire de Nice, M. le préfet,
00:27:05à certains fonctionnaires de police qui ont eu à intervenir,
00:27:08notamment sur les narcoms ici, pour faire en charge des victimes,
00:27:10voire pour certains qui ont interpellé les auteurs, en flagrance.
00:27:14Et donc je suis aussi venu pour les féliciter et les décorer.
00:27:16Voilà.
00:27:1722 000 spectateurs pour la juge.
00:27:21C'est 22 000 policiers.
00:27:23Ça dit qu'on est extrêmement attentifs à ces phénomènes de célébration de match
00:27:29qui ne se déroulent pas toutes de la même façon.
00:27:33Et je sais que sur la chaîne que vous représentez,
00:27:35on parle beaucoup de la célébration des Lensois.
00:27:38Mais nous savions qu'à Lens, les choses allaient bien se passer.
00:27:40Et nous savons qu'elles pourraient moins bien se passer
00:27:42pour une célébration du Paris Saint-Germain.
00:27:44Parce que parfois, vous n'avez pas le même public.
00:27:46Parfois, vous avez sur ces célébrations à Paris un public qui vient,
00:27:50une minorité de personnes, une minorité de personnes,
00:27:52quelques centaines de personnes, mais qui viennent pour faire créer le désordre,
00:27:56faire en sorte qu'il y ait des débordements.
00:27:57Ça n'est pas tout à fait le même public, effectivement.
00:28:00Alors nous, on se prépare en conséquence.
00:28:01Et je réponds ce faisant à votre question.
00:28:03C'est bien pour ça qu'il y a 22 000 personnes qui vont être mobilisées
00:28:06sur tout le territoire national, dont 8 000, effectivement, à Paris
00:28:11et dans l'agglomération parisienne.
00:28:13Car la probabilité qu'il y ait des personnes, en cas de victoire du Paris Saint-Germain,
00:28:16la probabilité qu'il y ait des personnes qui viennent pour faire dégénérer la fête,
00:28:20elle est quand même assez forte.
00:28:21Et moi, il est de ma responsabilité comme ministre de l'Intérieur de la France.
00:28:23– Monsieur le ministre, on nous parle tous les jours.
00:28:27Les ministres changent, les préfets changent, les maires changent.
00:28:31Et pourtant, la situation de ce quartier reste immeuable.
00:28:34On nous annonce toujours des renforts de police.
00:28:39Et réellement, concrètement, il n'y a pas vraiment de…
00:28:41– Non, mais attendez, je ne peux pas vous laisser dire ça.
00:28:44Les préfets changent, vous voyez, les mini-changes, les maires changent.
00:28:47Je ne peux pas vous laisser dire.
00:28:47Vous êtes dans un quartier où il y avait 12 points de deal, il n'y en a plus que
00:28:50deux.
00:28:50– Et probablement, le procureur et le préfet sont très confiants
00:28:55sur l'idée qu'on puisse les éradiquer.
00:28:56On ne peut pas avoir toujours ce discours défaitiste
00:28:58face au trafic de stupéfiants en narcotrafic.
00:29:00– Il y a des morts.
00:29:01– Non, oui, bien sûr qu'il y a des morts.
00:29:02Bien sûr, je le regrette, ce sont des drames.
00:29:04Mais on ne peut pas avoir toujours ce discours défaitiste
00:29:06qui donne une image de la situation qui est largement exagérée.
00:29:10Le narcotrafic, ça n'est pas une fatalité.
00:29:12Il y a des territoires de la République
00:29:14dans lesquels on a débarrassé les quartiers de points de deal.
00:29:18Regardez ce qui se passe à Saint-Ouen,
00:29:20regardez ce qui s'est passé sur certains quartiers à Villeurbanne,
00:29:22regardez ce qui s'est passé dans certaines cities à Marseille.
00:29:24Et j'ai bon espoir de pouvoir vous dire,
00:29:26dans quelques semaines, dans quelques mois,
00:29:28que ici au Moulin, on aura réalisé le même travail.
00:29:30Il faut rester optimiste, il faut faire confiance
00:29:32dans les forces de sécurité intérieure,
00:29:33dans l'engagement de l'État, dans l'engagement du ministre de l'Intérieur
00:29:36pour éradiquer le trafic dans certaines parties du territoire
00:29:39et sur l'ensemble du territoire.
00:29:40On travaille, les forces de sécurité intérieure
00:29:42obtiennent des résultats.
00:29:43Jamais nous n'avons mis en cause autant de personnes
00:29:45sur les stupéfiants.
00:29:47Jamais nous n'avons procédé à autant de saisies.
00:29:48Et demain, le Premier ministre réunit un comité interministériel
00:29:51autour de lui, avec tous les ministres,
00:29:52pour encore cranter la réponse au-dessus.
00:29:55On ne peut pas dire et donner toujours ce sentiment
00:29:56qu'on ne fait rien sur le sujet.
00:29:58On ne peut pas.
00:29:59Quand vous entendez le terme de mexicanisation,
00:30:01ça m'énerve ?
00:30:02Ce n'est pas que ça m'énerve.
00:30:03Je me considère que ça ne correspond pas à une réalité.
00:30:05La mexicanisation,
00:30:08ça laisse toujours à penser qu'à un moment,
00:30:11les trafiquants et les mafias
00:30:12prennent le contrôle de la sphère publique,
00:30:14des institutions publiques.
00:30:15Je crois que nous n'en sommes pas là.
00:30:16Mais il faut rester vigilant.
00:30:17C'est bien pour ça qu'il faut éradiquer le trafic,
00:30:19pour éviter que ce genre de situation arrive.
00:30:21Et en tout cas, d'ores et déjà,
00:30:22on se préoccupe évidemment beaucoup des phénomènes corruptifs,
00:30:25puisque les trafiquants osent tout,
00:30:27et essaient de corrompre un certain nombre d'agents publics.
00:30:29Et donc ça, il faut évidemment qu'on se protège de ça
00:30:31et qu'on soit extrêmement sévère quand c'est le cas.
00:30:34On voit que c'est des mineurs qui déstabilisent
00:30:35des quartiers entiers.
00:30:37Est-ce que ça, c'est un phénomène qui vous inquiète ?
00:30:39Oui, c'est un phénomène qui est inquiétant.
00:30:40Effectivement, vous avez des jeunes mineurs
00:30:44qui participent au trafic.
00:30:45Il y a encore quelques années, c'était des guetteurs.
00:30:48Maintenant, ils sont vendeurs.
00:30:49Et puis maintenant, on le voit,
00:30:50ils participent à l'exécution de règlements de comptes.
00:30:53Bon, vous savez, les mineurs mis en cause
00:30:56dans le trafic de stupéfiants, c'est 20%.
00:30:58C'est 20% de mis en cause qui sont des mineurs.
00:31:01Pour la délinquance, d'une manière générale,
00:31:02c'est 10%. C'est beaucoup plus.
00:31:04Dans une ville comme Nice,
00:31:05on dépasse les 30% de mineurs mis en cause
00:31:08dans le cadre de trafic de stupéfiants.
00:31:10Quand on en arrive là, évidemment,
00:31:11les forces de sécurité intérieure,
00:31:13elles interpellent les personnes de la même façon.
00:31:14Que ce soit des mineurs, des majeurs,
00:31:16on intervient, on interpelle des personnes.
00:31:18Et évidemment, il faut s'interroger sur le fait
00:31:20de savoir pourquoi des personnes,
00:31:22des gamins qui ont parfois 15, 16 ans,
00:31:23qui sont prêts à monter, comme on dit,
00:31:25j'ouvre les guillemets, au règlement de comptes,
00:31:27monter au réglo, comme on dit dans le jargon policier,
00:31:30pour quelques centaines d'euros.
00:31:31Ça interpelle, ça interroge.
00:31:32Et il y a tout le dispositif de prévention aussi
00:31:34qu'il faut regarder.
00:31:35C'est pour ça, d'ailleurs, avec M. le maire
00:31:37et M. le préfet, que nous avons rencontré
00:31:38des acteurs de la prévention de la délinquance
00:31:40qui travaillent sur le quartier des Boulins,
00:31:42ici, à Nice, et qui font un travail formidable.
00:31:44Et il y a aussi des solutions qui sont à rechercher
00:31:46de ce côté-là, de ce côté-là.
00:31:48Et évidemment, poursuivre le travail
00:31:49des forces de sécurité intérieure,
00:31:50qui est un travail répressif, mais qui est indispensable.
00:31:52Mais l'implication des mineurs,
00:31:54d'une manière générale, dans la délinquance,
00:31:56elle doit nous préoccuper,
00:31:57parce qu'elle reste à 10% pour l'ensemble
00:31:59de la délinquance,
00:32:02comme les vols de violence, les cambriolages.
00:32:04Ce pourcentage est plus élevé.
00:32:05Et singulièrement, pour les mises en cause
00:32:07dans les trafics de stupes,
00:32:08où il est plus élevé,
00:32:08donc il faut s'en préoccuper.
00:32:10Mais la réponse, ça ne pourra pas être
00:32:12que celle du ministre de l'Intérieur.
00:32:13Merci beaucoup.
00:32:13M. le ministre, concrètement,
00:32:15qu'est-ce que vous allez dire en personne ?
00:32:19On n'ose plus aller chercher le travail.
00:32:20On n'ose plus qu'il le vit au quotidien,
00:32:23même si la plupart des points de deal
00:32:24n'existent plus.
00:32:26Concrètement, on va continuer
00:32:27à être présents sur le terrain,
00:32:27on va continuer à éradiquer les points de deal.
00:32:29Et quand vous démantelez les points de deal,
00:32:30vous apportez une solution définitive.
00:32:32Et c'est vraiment mon ambition
00:32:33et c'est mon objectif.
00:32:34Voilà.
00:32:35Merci beaucoup.
00:32:36Merci à tous.
00:32:36Merci.
00:32:40Voilà pour cette prise de parole.
00:32:42On a bien fait d'aller à Nice
00:32:43entendre le ministre de l'Intérieur.
00:32:45Parce que déjà, on apprend que l'État
00:32:46n'est pas débordé par le narcotrafic.
00:32:48C'est une très, très bonne nouvelle.
00:32:49On n'était pas au courant.
00:32:50On n'avait surtout pas conscience
00:32:51au vu de l'actualité des dernières années.
00:32:54Je peux aller jusque là.
00:32:55Et puis surtout, on a appris qu'il nous regardait,
00:32:57qu'il admettait qu'il y avait des différences
00:33:00entre des célébrations de football,
00:33:02que ce soit dans le Nord à Lens,
00:33:04où ça se passe très bien,
00:33:05des publics qui diffèrent en Ile-de-France
00:33:07avec des débordements.
00:33:08Ah, il y a Éric Ciotti qui s'exprime également.
00:33:11On écoute.
00:33:12Le quartier, on ne l'a jamais vu comme ça.
00:33:16Il y a tout qui est fermé,
00:33:18les habitants ne sont pas de sortie,
00:33:19les terrasses non plus.
00:33:21Parce qu'il y avait un ministre,
00:33:22il fallait tout nettoyer ?
00:33:23Non, le quartier va retrouver de l'autorité.
00:33:26En tout cas, tous les moyens de la part de la municipalité
00:33:30que j'ai l'honneur de diriger depuis quelques semaines
00:33:33sont déployés.
00:33:34On a ouvert en une semaine ce poste de police municipale.
00:33:38C'était un engagement que j'avais pris.
00:33:40Il est intervenu une semaine après ce drame terrifiant
00:33:45qui a fauché deux citoyens niçois de ce quartier
00:33:49le 11 mai dernier.
00:33:51Je rappellerai au-delà des chiffres
00:33:54qu'il y a eu 11 morts en deux ans
00:33:57dans le quartier des Moulins.
00:33:58Je pense que ça appelle à la modestie
00:34:01dans les messages d'autosatisfaction.
00:34:04Voilà.
00:34:05Le narcotrafic a déclaré une guerre à notre pays.
00:34:09Nice n'y échappe pas.
00:34:10Il faut une mobilisation générale.
00:34:12Il faut un quoi qu'il en coûte sécuritaire.
00:34:15Le ministre, et je l'en remercie,
00:34:17est venu aujourd'hui.
00:34:19Les services de l'État sont mobilisés
00:34:21sous l'autorité du procureur de la République
00:34:23et du préfet.
00:34:25Ils font ce qu'ils peuvent
00:34:26avec les moyens dont ils disposent
00:34:28qui sont largement insuffisants.
00:34:31On nous annonce aujourd'hui
00:34:33des effectifs supplémentaires.
00:34:35Ce n'est pas la première fois que cela est fait.
00:34:37Nous verrons bien.
00:34:3930 arrivées sont annoncées,
00:34:41dont 10 enquêteurs.
00:34:42Il manque surtout des enquêteurs.
00:34:44Je les reçois, bien entendu,
00:34:48avec beaucoup de satisfaction.
00:34:51Je demande simplement au ministre
00:34:53de veiller à ce que ce soit un gain net.
00:34:57Parce qu'on parle des arrivées,
00:34:59mais chaque jour, il y a des départs aussi.
00:35:01Je me rappelle M. Castex,
00:35:03ici, annonçant 200 policiers.
00:35:06Je me rappelle M. Castaner,
00:35:08annonçant 150 policiers.
00:35:10Donc, je serai extrêmement vigilant.
00:35:13J'ai une satisfaction modérée
00:35:16et vigilante aujourd'hui.
00:35:17Il faut plus d'effectifs,
00:35:19il faut plus de moyens.
00:35:20Et puis, il faut une guerre généralisée.
00:35:22Et à cet égard, je regrette
00:35:23que le gouvernement ait fait le choix
00:35:25de reporter l'examen du texte
00:35:27qui allait conférer des compétences
00:35:29supplémentaires aux policiers municipaux,
00:35:31notamment celle de délivrer
00:35:33une amende forfaitaire délictuelle
00:35:34pour les consommateurs.
00:35:36Si on veut éradiquer le trafic de drogue,
00:35:38il faut, bien sûr, des enquêtes
00:35:40qui montent jusqu'à la tête
00:35:41conduite par la police judiciaire
00:35:43avec des ramifications internationales.
00:35:47Mais il faut aussi s'attaquer à la consommation.
00:35:50Pour s'attaquer à la consommation,
00:35:52il faut des outils.
00:35:54L'amende forfaitaire délictuelle
00:35:55va dans le bon sens.
00:35:56Elle vient d'être relevée à 500 euros.
00:35:58J'avais personnellement proposé 1 000.
00:36:00Et il faut que les policiers municipaux
00:36:03qui sont aujourd'hui sur le terrain,
00:36:05qui sont les effectifs extrêmement présents
00:36:08sur le terrain.
00:36:08Et on a augmenté en quelques jours aussi,
00:36:10à ma demande,
00:36:12de près de 50% la présence
00:36:14des effectifs de police municipale.
00:36:16C'est dommage qu'il faille attendre
00:36:18en novembre pour porter ces textes
00:36:21au profit de choix politiques
00:36:23qui sont faits aujourd'hui
00:36:24par le gouvernement,
00:36:26notamment de faire passer un texte
00:36:29sur la fin de vie.
00:36:31Voilà.
00:36:31Chacun ses priorités.
00:36:33Moi, je préfère qu'on protège les vies.
00:36:36Aujourd'hui, protéger les vies,
00:36:38ça veut dire qu'il faut des effectifs
00:36:41policiers nationaux sur le terrain.
00:36:43Et il faut que les effectifs
00:36:44de police municipale
00:36:46soient dotés de compétences nouvelles.
00:36:48Je rajouterai que nous prendrons
00:36:50nos responsabilités avec force.
00:36:53Je l'ai fait sur un autre sujet
00:36:54qui est extrêmement important.
00:36:56C'est faire en sorte
00:36:57qu'on ait une nouvelle prison à Nice.
00:36:58parce que la chaîne pénale,
00:37:00elle repose essentiellement
00:37:02sur la sanction.
00:37:03La sanction appelle
00:37:05à la prison ferme
00:37:06pour les trafiquants de drogue.
00:37:09Elle appelle à une réaction
00:37:11très forte pour protéger la société.
00:37:13Quand on a une maison d'arrêt
00:37:15avec 220% de taux d'occupation,
00:37:17eh bien, cette réponse pénale,
00:37:19elle est fragilisée.
00:37:20Et donc, nous avons besoin d'urgence
00:37:22d'une maison d'arrêt.
00:37:23Ça fait 20 ans qu'on en parle.
00:37:24En quelques jours,
00:37:25nous avons trouvé un terrain.
00:37:26Je l'ai proposé mardi
00:37:28au garde des Sceaux.
00:37:29Donc, on avance.
00:37:30Un poste de police municipale
00:37:31a été ouvert.
00:37:32Un terrain pour une maison d'arrêt
00:37:34a été proposé.
00:37:35Il nous faut un centre de rétention
00:37:37pour lutter contre l'immigration illégale
00:37:39parce qu'au cœur de ces réseaux,
00:37:41il y a aussi l'immigration.
00:37:43Et cette immigration,
00:37:44elle n'a pas été combattue
00:37:45comme il se doit
00:37:46par ce gouvernement
00:37:47qui fait preuve
00:37:48d'une grande naïveté
00:37:49et qui n'a jamais autant délivré
00:37:51de titres de séjour
00:37:52dans notre paix.
00:37:53Vous avez fait le réarquer l'État
00:37:57pour les mots d'Éric Ciotti.
00:37:59On a bien compris
00:38:00que Messieurs Ciotti
00:38:01et Nunez
00:38:02n'étaient pas du même bord politique
00:38:03et que la vision
00:38:04sur la lutte
00:38:06contre la sécurité à Nice.
00:38:08Exactement.
00:38:08Et sur le narcotrafic notamment.
00:38:10On va mettre en boîte,
00:38:11comme on dit,
00:38:12enregistrer
00:38:12et diffuser un petit peu plus tard
00:38:14ce qu'a dit Laurent Nunez
00:38:15sur les célébrations de football,
00:38:17ce dispositif de police
00:38:18et sa lecture des événements
00:38:19quand ça se passe à Lens
00:38:20et quand ça se passe à Paris
00:38:21parce que je trouve
00:38:22qu'il y a beaucoup d'enseignements
00:38:23à tirer.
00:38:23On va en discuter tout à l'heure.
00:38:24On marque la pause.
00:38:25On va se retrouver,
00:38:26on va conclure
00:38:27à ce sujet
00:38:28qu'on a entamé avec vous,
00:38:28Jean Bexon,
00:38:29sur le clip
00:38:30contre Jordan Bardella.
00:38:31Des prières de rue
00:38:32qui se multiplient également
00:38:34pendant les fêtes de l'Aïd
00:38:35en France
00:38:36et puis on reviendra
00:38:36sur ce qu'a dit
00:38:37le ministre de l'Intérieur.
00:38:38Voilà le programme.
00:38:39On va tout de suite.
00:38:4315h43,
00:38:44on est de retour
00:38:44dans 120 minutes info.
00:38:45Yohann Uzaï,
00:38:46Éric Revelle,
00:38:47Jean Bexon
00:38:47autour de la table.
00:38:48Vous avez vu que la tranchée
00:38:50a été un petit peu chamboulée
00:38:52par cette prise d'antenne
00:38:52et cette prise de parole
00:38:53surtout en direct
00:38:54du ministre Nunez.
00:38:56On y reviendra tout à l'heure
00:38:57avec ce qu'il a dit
00:38:58sur le narcotrafic,
00:38:58surtout sur les débordements
00:39:00en marche des matchs de football
00:39:01avec ce dispositif XXL
00:39:02samedi dans la capitale.
00:39:03On y revient
00:39:04à partir de 16h.
00:39:04Mais on va reprendre
00:39:06là où on en était
00:39:06avant que le ministre
00:39:08de l'Intérieur
00:39:08ne s'exprime.
00:39:09Avec vous, Jean Bexon,
00:39:10on parlait du président du RN
00:39:11qui a déposé plainte.
00:39:13On peut voir d'ailleurs
00:39:13le tweet de Jordan Bardella
00:39:15après la diffusion de ce clip
00:39:16du rappeur nommé Soli.
00:39:18Je dépose plainte
00:39:18pour des menaces de mort
00:39:19explicites proférées
00:39:21dans ce clip de rap
00:39:22d'un artiste
00:39:23en manque de notoriété de talent.
00:39:25La violence politique
00:39:26doit cesser.
00:39:26Nous ne laisserons plus rien passer.
00:39:29Vidéo, parole provocatrice.
00:39:30Un personnage qui porte
00:39:31l'effigie de Jordan Bardella
00:39:33qui est passé à tabac.
00:39:34Regardez l'extrait.
00:39:46Il n'est pas le seul
00:39:53à être représenté dans ce clip.
00:39:54Jean Bexon,
00:39:55c'est vous qui l'avez diffusé
00:39:56sur les réseaux
00:39:56et qui l'avez porté
00:39:57à connaissance de fait
00:39:58au président du Rassemblement
00:40:00national.
00:40:00On y voit Eric Zemmour
00:40:01ligoté.
00:40:02On y voit Marine Le Pen
00:40:03ligoté elle aussi
00:40:03dans un parking.
00:40:04avec le mot facho
00:40:05inscrit sur le front.
00:40:07On est en plein
00:40:07dans des appels
00:40:08à la haine et au meurtre ?
00:40:10En tout cas,
00:40:10on est dans une mise en scène
00:40:11d'une exécution
00:40:13de Jordan Bardella.
00:40:15Pourquoi exécution ?
00:40:16Puisque le coup
00:40:17qui est donné dans la tête
00:40:18est extrêmement violent
00:40:19et il s'accompagne
00:40:20de ces paroles
00:40:21que je vais vous citer.
00:40:23Un bon facho,
00:40:25c'est un facho chaos.
00:40:27Et coup de pied
00:40:27dans la tête d'un facho,
00:40:28quelle bonne saveur !
00:40:29un bon raciste,
00:40:30c'est un raciste
00:40:31blotti dans son cercueil.
00:40:33Donc explicitement
00:40:35quand on voit
00:40:35cette scène,
00:40:36la voilà qui passe
00:40:37à l'écran,
00:40:40il de fait figure,
00:40:41ce clip figure,
00:40:42une exécution,
00:40:43une mise en scène
00:40:44de l'exécution
00:40:45de Jordan Bardella.
00:40:46C'est un affrontement
00:40:47symbolique
00:40:48entre les jeunes
00:40:49des quartiers
00:40:49et les représentants
00:40:50politiques
00:40:51de ce qu'on appelle
00:40:52l'extrême droite
00:40:53dans ce pays.
00:40:53C'est aussi simple
00:40:54que cela.
00:40:56Qu'en pensez-vous
00:40:56Éric Revelle ?
00:40:57J'en pense comme vous
00:40:59que cette violence
00:41:00est absolument inadmissible.
00:41:03Mais vous vous souvenez
00:41:04aussi des propos
00:41:04du maire de Saint-Denis
00:41:07qui avait dit
00:41:07qu'en cas de victoire
00:41:09du rassemblement national,
00:41:11il fallait que les gens
00:41:15descendent dans la rue.
00:41:16J'ai plus le terme en...
00:41:17Insurrection.
00:41:18Une insurrection.
00:41:18Une insurrection,
00:41:19ce n'est pas une manifestation.
00:41:20On peut contester
00:41:21par une manifestation
00:41:22de résultat des élections,
00:41:23mais une insurrection,
00:41:24c'est un appel à la violence.
00:41:25Donc, est-ce qu'on peut
00:41:26s'étonner après
00:41:27que des responsables politiques
00:41:29aient ce genre de discours
00:41:30de voir cela ?
00:41:31Mais j'aimerais que Jean aussi
00:41:32précise quelque chose
00:41:33parce qu'on en parlait
00:41:33tout à l'heure.
00:41:34Les codes vestimentaires
00:41:36de Bardella,
00:41:37vous rappelez quelque chose ?
00:41:38Oui, tout à fait.
00:41:39En fait, dans ce clip,
00:41:40dans cette mise en scène,
00:41:41il y a beaucoup de ce qu'on appelle
00:41:42les dog whistles.
00:41:42c'est des sous-discours.
00:41:45Dog whistles,
00:41:45ça veut dire un sifflet
00:41:46pour un chien,
00:41:46parce que quand vous appelez
00:41:47ça fait un affrançon,
00:41:48donc personne ne l'entend,
00:41:49sauf les personnes
00:41:50qui sont concernées.
00:41:51Il y a des codes, là, en fait.
00:41:52Il y a des codes qui touchent
00:41:53directement la...
00:41:54Quel code, par exemple ?
00:41:55Ce sont des codes
00:41:55qui touchent directement
00:41:56la mouvance antifa,
00:41:58c'est-à-dire que
00:41:59la tenue vestimentaire
00:42:01que porte...
00:42:01Tout en noir,
00:42:01avec des capuches.
00:42:02En fait, la tenue vestimentaire
00:42:04que porte Jordan Bardella,
00:42:05c'est à peu près la même
00:42:06que celle que portait
00:42:08Quentin Derand
00:42:09quand il a été
00:42:10linché à Lyon.
00:42:11Il y a des rappels,
00:42:12il y a plusieurs niveaux
00:42:13de lecture de ce clip.
00:42:15Nous, ça ne nous parle pas,
00:42:16mais pour les gens
00:42:16qui sont dans ces mouvances-là,
00:42:18le repère est immédiat.
00:42:20Il y a un message,
00:42:21une appartenance,
00:42:22une communauté,
00:42:23finalement,
00:42:24une communauté haineuse,
00:42:25antifa,
00:42:26ultra-gauchiste,
00:42:27qui s'agrège
00:42:28aux jeunes des quartiers,
00:42:29en l'occurrence,
00:42:29avec ce clip,
00:42:30qui est dans cette...
00:42:31Et même dans le coup de pied
00:42:32que donne cet agresseur
00:42:35à ce Jordan Bardella
00:42:37inanimé,
00:42:38inconscient,
00:42:39exactement comme l'était Quentin,
00:42:40parce que c'est un tournage
00:42:40qui a lieu
00:42:43quelques semaines
00:42:43après la mort de Quentin.
00:42:45Évidemment.
00:42:46Et dans ce coup de pied,
00:42:47il y a ça.
00:42:47Et de fait,
00:42:48ces dog whistles
00:42:49ont trouvé écho
00:42:50dans la mouvance antifa.
00:42:51Je pense notamment
00:42:51au journaliste Camille Stineau,
00:42:53c'est un journaliste
00:42:54de Blast
00:42:55qui avait déjà dit
00:42:56d'aller vous faire foutre,
00:42:57enfin,
00:42:58qui avait dit
00:42:58d'aller à ceux
00:42:59qui trouvaient
00:43:00que c'était scandaleux
00:43:01le crime
00:43:03qui a été commis
00:43:04sur Quentin.
00:43:04Lui a dit
00:43:05que c'est le son de l'été.
00:43:06Donc ça,
00:43:07j'ai d'accord.
00:43:07Cette communauté antifa
00:43:09réceptionne
00:43:09tous ses dommages.
00:43:11Évidemment,
00:43:12pour trouver
00:43:13des réactions politiques,
00:43:15il faut creuser.
00:43:17Beaucoup.
00:43:18Julien Aubert,
00:43:18vice-président LR,
00:43:19lui a réagi.
00:43:21On peut le signaler
00:43:21et le lire ensemble.
00:43:23La réaction indignée
00:43:23du vice-président LR,
00:43:25je ne sais pas
00:43:25si on peut l'afficher.
00:43:26La voici.
00:43:26Merci beaucoup.
00:43:27La plainte déposée
00:43:28par Jordan Bardella
00:43:29est tout à fait légitime,
00:43:30même si elle présente
00:43:31le désavantage
00:43:32de donner de la notoriété.
00:43:33Ce n'est pas faux
00:43:33à des inconnus
00:43:34qui jouent peut-être
00:43:35la provocation
00:43:36pour vendre des disques.
00:43:37Oui, c'est sûr que
00:43:38si on se pose
00:43:39la question de la justice,
00:43:40il y a le totem
00:43:41de la liberté d'expression,
00:43:42de l'expression artistique.
00:43:44A priori,
00:43:45ces jeunes gens
00:43:45ne risquent pas grand-chose.
00:43:47Notre analyse,
00:43:48en fait,
00:43:49elle doit se concentrer
00:43:50sur le fait
00:43:50qu'on a des rappeurs
00:43:52et tout un écosystème
00:43:54subalterne
00:43:55de la France insoumise.
00:43:56Exactement.
00:43:56C'est la bonne question
00:43:57que vous posez.
00:43:58Merci.
00:43:59Mais il y a de quoi
00:44:00être très inquiet
00:44:01pour la campagne
00:44:02présidentielle à venir.
00:44:03Moi, c'est ça
00:44:04qui commence un peu
00:44:04à me traumatiser,
00:44:05si vous voulez,
00:44:06parce que non seulement
00:44:07il y a ces rappeurs,
00:44:09ces racailles
00:44:09qui appellent
00:44:10à lyncher
00:44:11et à tuer
00:44:12Jordan Bardella.
00:44:13Je vous rappelle
00:44:13qu'il y a quelques jours
00:44:14seulement sur la radio,
00:44:15au Radio Nova,
00:44:16quand même,
00:44:16ce n'est pas rien,
00:44:17un humoriste,
00:44:18un pseudo-humoriste
00:44:19a souhaité là aussi
00:44:20la mort de Jordan Bardella.
00:44:23Donc oui,
00:44:24ce genre de choses
00:44:25peut conduire effectivement
00:44:26à la mort
00:44:27de responsables politiques
00:44:29comme Quentin Derand
00:44:29qui a été tué
00:44:30sur un trottoir à Lyon
00:44:31par des milices antifas
00:44:32et comme Charlie Kerr
00:44:33qui a été tué
00:44:34aux Etats-Unis
00:44:34parce que lui aussi
00:44:35a été nazifié.
00:44:37Et j'en viens
00:44:37au fait que je souhaitais
00:44:39mettre l'accent
00:44:40sur la responsabilité
00:44:42particulière
00:44:42de Jean-Luc Mélenchon
00:44:43et de la France insoumise
00:44:44parce qu'à force
00:44:45de nazifier
00:44:46Marine Le Pen
00:44:47et Jordan Bardella,
00:44:48à force de faire croire
00:44:49à la France entière
00:44:50qu'ils sont racistes,
00:44:51qu'ils sont fascistes,
00:44:52qu'ils sont parfois
00:44:53même nazis,
00:44:54eh bien évidemment
00:44:55on en vient
00:44:56à ce genre de comportement.
00:44:57Donc la responsabilité
00:44:58de l'extrême-gauche
00:44:59dans le climat politique
00:45:00actuel délétère
00:45:02est immense.
00:45:04Elle est immense
00:45:04leur responsabilité.
00:45:05C'est intéressant
00:45:05parce que Jean-Luc Mélenchon
00:45:06m'a appris un mot déjà
00:45:07de Dog Whistle
00:45:08et ces codes,
00:45:09ces degrés de lecture
00:45:10qui nous permettent
00:45:11de comprendre
00:45:11qu'en effet
00:45:12il y a des appels,
00:45:13des rappels
00:45:13au mouvement antifa.
00:45:15Moi je ne vous cache pas
00:45:15que la première chose
00:45:16parce qu'on l'a découvert
00:45:17hier après-midi
00:45:17en direct cette image,
00:45:18la première chose
00:45:19à laquelle j'ai pensé
00:45:20moi c'est l'image
00:45:21et je crois qu'on l'a
00:45:22de Thomas Porte
00:45:23débuté LFI
00:45:24avec le ballon
00:45:25à l'effigie
00:45:26de Monsieur Dussopt
00:45:27à l'époque
00:45:27c'était pendant
00:45:29la loi travail
00:45:30et là encore
00:45:32évidemment
00:45:33une violence
00:45:34symbolique
00:45:35extrême.
00:45:36Ce qu'on nous dit
00:45:36c'est que si quelqu'un
00:45:37du RN est élu
00:45:38c'est la révolution
00:45:39et tout ça
00:45:39est en train
00:45:40d'infuser
00:45:40dans les esprits.
00:45:41Un dernier mot
00:45:42très rapidement Jean ?
00:45:44Oui,
00:45:44écoutez
00:45:45en tout cas
00:45:46ce clip
00:45:47avant
00:45:48la dénonciation
00:45:49par Jordan Bardella
00:45:50mine de rien
00:45:51avait déjà
00:45:53la musique
00:45:53tournait beaucoup
00:45:54sur les réseaux sociaux
00:45:55était notamment reprise
00:45:55par des comptes
00:45:57Antifa
00:45:57justement
00:45:58des groupes d'Antifa
00:46:00qui avaient soutenu
00:46:01qui soutiennent
00:46:02aujourd'hui
00:46:02les meurtriers
00:46:02présumés de Quentin
00:46:04et c'est pour ça
00:46:05que moi je m'étais intéressé
00:46:05à cet artiste
00:46:06puisque quand il avait annoncé
00:46:08la sortie de son clip
00:46:09je me suis dit
00:46:10peut-être que c'était métaphorique
00:46:11et dans son clip
00:46:11on se rendrait bien compte
00:46:12que ses paroles
00:46:13étaient métaphoriques
00:46:15et que
00:46:15bon ça visait juste
00:46:17à dénoncer
00:46:17les idées du RN
00:46:18il a le droit de le faire
00:46:19et mais explicitement
00:46:21j'ai vu
00:46:21cette mise à mort
00:46:22de Jordan Bardella
00:46:23et donc là je me dis
00:46:23Après le paradoxe
00:46:24et c'est toujours
00:46:25les questions qu'on se pose
00:46:25dans les rédactions
00:46:26quand on se traite
00:46:27ces sujets-là
00:46:27c'est que j'ai regardé
00:46:28sur les réseaux
00:46:28c'est des quelques centaines
00:46:30de vues
00:46:30ce rappeur a priori
00:46:31il n'y a pas grand monde
00:46:32qui le connaît
00:46:34et on le met
00:46:34sur Instagram
00:46:35il avait quand même
00:46:35une certaine notoriété
00:46:36il faut même le dire
00:46:36avant qu'on ait exhumé
00:46:39il n'est pas dans le top 5
00:46:40des rapports français
00:46:41on en est très très loin
00:46:42ce monsieur
00:46:43rappelez-moi son nom
00:46:44je l'ai déjà oublié
00:46:44Soli
00:46:45Soli c'est ça
00:46:46allez on marque la pause
00:46:47merci beaucoup Jean Bexon
00:46:48d'avoir été avec nous
00:46:49des images saisissantes
00:46:50plutôt
00:46:50des sons saisissants
00:46:52en France
00:46:53des appels à la prière
00:46:54dans des grandes villes
00:46:55de France
00:46:55qui s'entendent
00:46:56à plusieurs kilomètres
00:46:57des stades réquisitionnés
00:46:59également pourquoi pas
00:47:00pour des fêtes religieuses musulmanes
00:47:01c'est le sujet qu'on traite
00:47:02juste après la pause
00:47:03à tout de suite
00:47:07un petit peu plus de 16h
00:47:09c'est dommage
00:47:10qu'il n'y ait pas de caméra
00:47:11qui tourne pendant la publicité
00:47:12on aurait pu entendre
00:47:13la douce voix
00:47:14d'Eric Revelle
00:47:15qui nous chante
00:47:16la chanson française
00:47:16comme personne
00:47:17non mais surtout
00:47:17la compétence
00:47:18de Yohann Uzaï
00:47:19et les compétences
00:47:19de Yohann Uzaï
00:47:20on fera une spéciale
00:47:21un jour c'est promis
00:47:22Yohann Uzaï
00:47:22et Eric Revelle
00:47:23toujours en place
00:47:23il est un petit peu
00:47:24plus de 16h
00:47:24pardon Valérie
00:47:25c'est l'heure du rappel
00:47:25de l'essentiel des titres
00:47:26de l'actualité
00:47:27Bonjour à tous
00:47:28l'épisode de forte chaleur
00:47:30d'une précocité historique
00:47:31en France se poursuit
00:47:32et s'étend à Paris
00:47:33et à sa petite couronne
00:47:3517 départements
00:47:36sont en vigilance
00:47:37orange canicule
00:47:38un record national
00:47:39de chaleur
00:47:40a même été battu
00:47:41à Perpignan
00:47:41avec 37,2 degrés
00:47:43le Premier ministre
00:47:44Sébastien Lecornu
00:47:45doit présider
00:47:46une réunion interministérielle
00:47:48dans quelques instants
00:47:49pour préparer
00:47:49les services de l'État
00:47:50au prochain mois d'été
00:47:52qui s'annonce très chaud
00:47:53avec des températures
00:47:54supérieures
00:47:55aux normales de saison
00:47:55dans le reste de l'actualité
00:47:58les traitements
00:47:58contre l'obésité
00:47:59Ouigovi et Mounjarro
00:48:00seront officiellement
00:48:02remboursés à 100%
00:48:03dès la mi-juin en France
00:48:04cette mesure concerne
00:48:06les patients
00:48:06atteints d'obésité massive
00:48:08sans comorbidité
00:48:09ou sévère
00:48:10avec comorbidité
00:48:11selon la ministre de la Santé
00:48:13cela devrait coûter
00:48:13une centaine de millions d'euros
00:48:15à l'assurance maladie
00:48:16un véritable changement
00:48:17pour ces personnes
00:48:18qui ne seront plus opérées
00:48:20et qui auront moins de risques
00:48:21déclare Stéphanie Riste
00:48:22pour terminer
00:48:23l'Assemblée nationale
00:48:25approuve en première lecture
00:48:26et à l'unanimité
00:48:27l'abrogation du code noir
00:48:29et l'ensemble des textes
00:48:30ayant réglementé
00:48:31l'esclavage
00:48:32dans les colonies françaises
00:48:33il n'avait jamais
00:48:34formellement été abrogé
00:48:35après 1848
00:48:37suite au vote
00:48:38le député
00:48:38Max Mathiassin
00:48:39ayant porté
00:48:40la proposition de loi
00:48:41a salué
00:48:42un hommage
00:48:42aux hommes et aux femmes
00:48:44ainsi qu'aux enfants
00:48:45mis en esclavage
00:48:46ému aux larmes
00:48:47il a été enlacé
00:48:48par ses collègues
00:48:49ultramarins
00:48:50dans l'hémicycle
00:48:51Merci beaucoup pour l'essentiel
00:48:53Valérie
00:48:53on vous retrouve
00:48:54dans une trentaine de minutes
00:48:55Eric Revelle
00:48:55et Johan Uzaï
00:48:56pour évoquer cette polémique
00:48:58à l'occasion
00:48:59de la fête musulmane
00:49:00de l'Aïda El Kebir
00:49:01en ce premier jour
00:49:02de fête islamique hier
00:49:03plusieurs dizaines
00:49:04de signalements
00:49:05ont été effectués
00:49:06notamment auprès
00:49:06du maire de Brissurmane
00:49:07dans le Val-de-Marne
00:49:08au sujet
00:49:09d'appels à la prière
00:49:10qui auraient été diffusés
00:49:11par des hauts-parleurs
00:49:13des appels
00:49:13qui auraient été
00:49:14entendus
00:49:15qui ont résonné
00:49:16également à Marseille
00:49:17à Nantes
00:49:17diffusion sonore continue
00:49:18de prières musulmanes
00:49:19à un volume très élevé
00:49:21les explications
00:49:22de François Tiskevitch
00:49:28Sur cette vidéo
00:49:29relayée par le sénateur
00:49:30des Bouches-du-Rhône
00:49:31Stéphane Ravier
00:49:32l'appel à la prière islamique
00:49:34résonne dans un quartier
00:49:35de Marseille
00:49:39Des scènes similaires
00:49:41auraient été entendues
00:49:42dans plusieurs villes françaises
00:49:43comme à Nantes
00:49:44où des appels à la prière
00:49:46auraient été entendus
00:49:47sur plusieurs kilomètres
00:49:49abris sur Marne
00:49:50des habitants ont signalé
00:49:52à la mairie
00:49:52avoir été gênés
00:49:53par ces appels
00:49:54diffusés depuis
00:49:54une commune voisine
00:49:55Vous êtes très nombreux
00:49:56à saisir la mairie
00:49:57suite à des prières islamiques
00:49:59en haut-parleurs
00:50:00installés en extérieur
00:50:01dans une ville voisine
00:50:02entendus dans presque
00:50:03Toubri ce matin
00:50:04C'est une première
00:50:05abris sur Marne
00:50:06et j'entends que cela
00:50:07soit la dernière
00:50:08J'ai donc saisi
00:50:09la ville concernée
00:50:10et la préfecture
00:50:11du Val-de-Marne
00:50:12pour que dans le respect
00:50:13de la liberté de culte
00:50:14les habitants
00:50:15de nos communes
00:50:16n'aient pas à participer
00:50:17depuis chez eux
00:50:18et contre leur gré
00:50:19à ces offices religieux
00:50:21Des appels à la prière
00:50:23diffusés ce mercredi
00:50:24dans le cadre
00:50:24de l'Aïd El-Kébir
00:50:25l'une des fêtes
00:50:26les plus importantes
00:50:27de l'islam
00:50:31Lui-Anouzay
00:50:32Vous trouvez ça normal ?
00:50:34Ça n'est pas normal
00:50:36dans un pays comme la France
00:50:37mais ça n'est pas anormal
00:50:38dans le sens où
00:50:40il y a de plus en plus
00:50:41de musulmans
00:50:42et de plus en plus
00:50:43d'islamistes surtout
00:50:44qui cherchent à gagner
00:50:45du terrain
00:50:46qui cherchent à imposer
00:50:47un projet politique
00:50:49et là il s'agit
00:50:49naturellement
00:50:50d'une provocation
00:50:51c'est une manière
00:50:52de dire nous sommes là
00:50:53nous sommes chez nous
00:50:54et nous allons
00:50:54petit à petit
00:50:55imposer nos lois
00:50:57nos mœurs et nos coutumes
00:50:58la réalité est celle-ci
00:50:59donc non ça n'est pas normal
00:51:00parce que la France
00:51:01est un pays quand même
00:51:02de racines chrétiennes
00:51:03de traditions chrétiennes
00:51:04alors je vois beaucoup
00:51:05je vois notamment
00:51:06des associations
00:51:07comme la Ligue des Droits de l'Homme
00:51:08qui s'insurge
00:51:10quand il y a une crèche
00:51:11pour rappeler nos traditions
00:51:13pour rappeler nos racines
00:51:14dans les mairies
00:51:15là je ne vois personne
00:51:16s'insurger du fait
00:51:17que des traditions
00:51:19qui ne sont pas les nôtres
00:51:20dans un pays comme le nôtre
00:51:21qui est un pays laïque
00:51:22je ne vois personne
00:51:22pour s'insurger de cela
00:51:24et je vous le dis encore une fois
00:51:26réjouissez-vous
00:51:27de ce que nous connaissons
00:51:28aujourd'hui
00:51:28parce que si rien n'est fait
00:51:29ce sera pire demain
00:51:30et bien pire encore après-demain
00:51:31le maire LR de Bressure-Marne
00:51:33a communiqué
00:51:34la République garantit
00:51:35le libre exercice du culte
00:51:37quel qu'il soit
00:51:37mais en aucun cas
00:51:38n'autorise de littéralement
00:51:39inonder les villes
00:51:40d'une sonorité religieuse
00:51:41ce n'est pas acceptable
00:51:42à regretter
00:51:43donc l'édile Charles
00:51:45Aslangul
00:51:46pardonnez-moi
00:51:46moi je
00:51:47j'ai pas cette lecture
00:51:48Eric Revet
00:51:49je dis on n'a pas du tout
00:51:50je trouve
00:51:50à en vouloir aux musulmans
00:51:52de vouloir vivre leur culte
00:51:53en revanche
00:51:54on peut se poser la question
00:51:55et en vouloir
00:51:56à ceux
00:51:57qui depuis des décennies
00:51:58ont permis
00:51:58qu'on en soit là
00:52:00aujourd'hui
00:52:00ben oui
00:52:01vous avez raison
00:52:01d'abord il faut rappeler
00:52:02que la loi de 1905
00:52:03de séparation des églises
00:52:04et de l'état
00:52:05n'interdit pas
00:52:06la libre expression
00:52:07des religions
00:52:08dans l'espace public
00:52:09c'est comme ça
00:52:10on peut regretter
00:52:10c'est nous-mêmes
00:52:11qui avons programmé
00:52:11notre effacement culturel
00:52:12mais en réalité
00:52:13si vous voulez
00:52:13en réalité quand même
00:52:14bon d'abord
00:52:15souhaitons une bonne fête
00:52:16de l'Aïd
00:52:16aux musulmans
00:52:17de ce pays
00:52:18qui de manière discrète
00:52:20et dans le cercle familial
00:52:24cette fête musulmane
00:52:26mais vous voyez bien
00:52:26qu'il se passe quelque chose
00:52:28quand même dans ce pays
00:52:28quand j'avais 15, 20 ans
00:52:3130 ans, 40 ans
00:52:32jamais
00:52:32ça peut surprendre
00:52:33des appels à la prière
00:52:35dans les rues de France
00:52:35ça peut surprendre
00:52:36via des haut-parleurs
00:52:37des appels
00:52:38à la prière musulmane
00:52:40on voit par exemple
00:52:41de plus en plus
00:52:41et Johan a raison
00:52:42il y a derrière
00:52:44une volonté
00:52:45de l'islam politique
00:52:46de gangréner culturellement
00:52:49les traditions françaises
00:52:51mais surtout des maires
00:52:52et des élus locaux
00:52:52qui laissent faire
00:52:53sur des plages
00:52:54qui me sont chères
00:52:55j'ai vu l'année dernière
00:52:56des femmes et des petites filles
00:52:57en burkini intégrale
00:52:59par exemple
00:52:59jamais je n'imagine
00:53:01que ma grand-mère
00:53:02qui a toujours vécu
00:53:03au même endroit
00:53:03aurait imaginé
00:53:04voir cela
00:53:05donc en réalité
00:53:06en réalité
00:53:07il y a un basculement
00:53:08il y a un basculement
00:53:09et il faut le noter
00:53:10voilà
00:53:11et je ne remets pas du tout
00:53:12en cause
00:53:12ceux qui vivent
00:53:13leur culte
00:53:14de manière raisonnée
00:53:15moi je suis chrétien
00:53:17quand je fête
00:53:17des fêtes catholiques
00:53:19je ne suis pas
00:53:20en démonstration
00:53:21où je n'essaie pas
00:53:22de conquérir
00:53:23ou même de persuader
00:53:24d'autres
00:53:25d'adopter ma religion
00:53:26là on est sur
00:53:27un terrain de conquête
00:53:28et on en voit
00:53:28les stigmates
00:53:29de plus en plus
00:53:30et qui vont se multiplier
00:53:31si c'est ça
00:53:31la nouvelle France
00:53:32elle va à rebours
00:53:33de notre culture
00:53:34de notre identité
00:53:36et c'est vrai que
00:53:36j'allais dire
00:53:38il y a cette histoire
00:53:39des prières de rue
00:53:39dans quelques semaines
00:53:41ce sera les burkinis
00:53:43et Eric en a
00:53:44on a parlé
00:53:45la réalisation
00:53:46il y a une somme
00:53:47de petites habitudes
00:53:48qui changent
00:53:49dans notre pays
00:53:49c'est vrai
00:53:50d'accord
00:53:50mais il y a une différence
00:53:51entre ce qu'évoque Eric
00:53:52vivre sa foi chrétienne
00:53:54les cloches des églises
00:53:55qui sonnent le dimanche
00:53:56ça ne choque personne
00:53:57mais pour une raison
00:53:58qui est simple
00:53:58c'est que la religion chrétienne
00:54:00et c'est encadré par la loi
00:54:01non mais j'entends bien
00:54:02les cloches qui sonnent en France
00:54:03c'est encadré par la loi
00:54:04pas les appels du moisine
00:54:05mais ça ne choque personne
00:54:06pourquoi ?
00:54:07parce que la religion chrétienne
00:54:09la religion catholique
00:54:10est chez elle en France
00:54:11elle est chez elle en France
00:54:12nos racines
00:54:13elles sont chrétiennes
00:54:14ce qui n'est pas le cas
00:54:15de l'islam
00:54:15qui est une religion importée
00:54:16qui a sa place
00:54:17dans notre pays
00:54:18c'est pas le sujet
00:54:19évidemment
00:54:19nous avons 6 ou 7 millions
00:54:21de compatriotes
00:54:22de confessions musulmanes
00:54:23il faut qu'ils puissent
00:54:24vivre leur foi
00:54:25mais dans des règles
00:54:26bien précises
00:54:27et encore une fois
00:54:27la religion catholique
00:54:29est chez elle en France
00:54:30la responsabilité
00:54:31est portée
00:54:33peut-être pas intégralement
00:54:34mais en très grande partie
00:54:35par nos élus
00:54:36et nos dirigeants
00:54:36depuis des dizaines d'années
00:54:37tiens pour finir
00:54:38sur ce sujet
00:54:39c'est ce bon titre
00:54:40comme on dit
00:54:40de la Provence
00:54:41qui nous montre qu'à Arles
00:54:42c'est un stade
00:54:43qui a été réquisitionné
00:54:44pour conglomérer
00:54:46des fidèles
00:54:47de 3 mosquées différentes
00:54:48et pouvoir se retrouver
00:54:51des stades
00:54:51qui deviennent des mosquées
00:54:53moi je vous dis
00:54:55je pense que le problème
00:54:56ce ne sont pas
00:54:57les musulmans
00:54:59intégrés
00:54:59qui veulent vivre
00:55:00leur culte
00:55:01et qui profitent
00:55:01d'un espace
00:55:02qu'on leur donne
00:55:02ce sont ces renoncements
00:55:04et ces gens
00:55:05qui ont permis
00:55:05ces choses là
00:55:06depuis des dizaines d'années
00:55:09qui profitent
00:55:10d'un espace
00:55:10qu'on leur donne
00:55:11d'accord
00:55:11mais qui parfois
00:55:12s'approprient
00:55:14des espaces publics
00:55:16et ça
00:55:16ça n'est évidemment
00:55:17pas acceptable
00:55:18mais encore une fois
00:55:20ne négligez pas
00:55:21le fait
00:55:22qu'un certain nombre
00:55:23de musulmans
00:55:24sont en train
00:55:24de se radicaliser
00:55:25l'ensemble des sondages
00:55:26le montrent
00:55:27notamment la jeunesse
00:55:27musulmane
00:55:28qui considère
00:55:29et on l'a dit souvent
00:55:29que la charia
00:55:30est au-dessus
00:55:31des lois de la République
00:55:32vous avez les islamistes
00:55:33qui sont en train
00:55:34de gagner du terrain
00:55:35et de gangréner
00:55:36ce pays là
00:55:36donc c'est quelque chose
00:55:37qu'il ne faut pas
00:55:38oublier naturellement
00:55:39et encore une fois
00:55:40avoir à l'esprit
00:55:41que ce que nous vivons là
00:55:42c'est un projet politique
00:55:44qu'ils ont pour ambition
00:55:44d'imposer au plus grand nombre
00:55:46je rappelle comment
00:55:47la République française
00:55:47recule sur le sujet
00:55:48Claude Guéant
00:55:49ministre de l'Intérieur
00:55:50en 2011
00:55:51sur le sujet
00:55:52des prières de rue
00:55:52avait dit
00:55:53il faut
00:55:54sinon les interdire
00:55:55en tout cas
00:55:55faire tout
00:55:56pour qu'elles ne se tiennent pas
00:55:572011
00:55:58on dit prières de rue
00:55:59mais c'est pas des prières de rue
00:56:01c'est des appels
00:56:02à la prière
00:56:02de mosquées
00:56:03qui sont entendus
00:56:04dans toute la ville
00:56:05des gens dans l'espace public
00:56:06qui prient en l'occurrence
00:56:08on a aperçu
00:56:09Philippe Charles
00:56:09sur ce plateau
00:56:10que je salue
00:56:11je me tournerai vers vous
00:56:13dans quelques instants
00:56:14parce que vous êtes expert
00:56:15en question énergétique
00:56:16au think tank
00:56:16le millénaire
00:56:17et on va prendre
00:56:18quelques minutes
00:56:19d'ici la fin de cette émission
00:56:20pour revenir sur un débat
00:56:21tellement politique
00:56:22et tellement enflammé
00:56:24enflammé pardon
00:56:24celui des climatiseurs
00:56:26faut-il généraliser
00:56:27la clim dans ce pays
00:56:28à l'aune des grandes chaleurs
00:56:29c'est une question
00:56:29qui se pose
00:56:30mais d'abord
00:56:30si vous n'étiez pas avec nous
00:56:31un tout petit peu plus tôt
00:56:32on a entendu
00:56:32Laurent Louniez
00:56:33il a pris la parole
00:56:34en direct tout à l'heure
00:56:35on ne s'attendait pas forcément
00:56:37à entendre ces propos
00:56:38de la part du ministre
00:56:39je rappelle qu'un dispositif
00:56:40de sécurité très conséquent
00:56:42va être mis en place
00:56:43d'ici le début du week-end
00:56:44donc pour samedi soir
00:56:45dans les rues de Paris
00:56:47notamment
00:56:47pour cette finale
00:56:48à Budapest
00:56:49entre Paris
00:56:50et Arsenal
00:56:5222 000 policiers
00:56:53et gendarmes
00:56:53mobilisés dans toute la France
00:56:54dont 8 000 à Paris
00:56:55dans son agglomération
00:56:56l'an dernier
00:56:57ils étaient 5 400
00:56:58et le bilan avait déjà
00:56:59été très lourd
00:57:00et c'est vrai
00:57:00que sur cette antenne
00:57:01et Laurent Louniez
00:57:02l'a fait remarquer
00:57:03il y a quelques instants
00:57:04sur cette antenne
00:57:04on a beaucoup parlé
00:57:05après la finale
00:57:06de la Coupe de France
00:57:07remportée par Lens
00:57:08d'un week-end de célébration
00:57:09avec des milliers de personnes
00:57:10qui s'est passé
00:57:11de manière absolument festive
00:57:13et positive
00:57:14en comparaison
00:57:15bien sûr
00:57:15avec ce qu'on a vu
00:57:16lors de la demi-finale
00:57:17du Paris Saint-Germain
00:57:18où là
00:57:18ce sont des exactions
00:57:19et des agressions
00:57:20notamment contre la police
00:57:22auxquelles on a pu assister
00:57:23écoutez ce qu'en a dit
00:57:24tout à l'heure
00:57:25Laurent Louniez
00:57:27sur la chaîne
00:57:27que vous représentez
00:57:28on parle beaucoup
00:57:30de la célébration
00:57:31des Lensois
00:57:31mais nous savions
00:57:32qu'à Lens
00:57:33les choses
00:57:33allaient bien se passer
00:57:34et nous savons
00:57:34qu'elles pourraient
00:57:35moins bien se passer
00:57:36pour une célébration
00:57:36du Paris Saint-Germain
00:57:37parce que parfois
00:57:38vous n'avez pas
00:57:39le même public
00:57:39parfois vous avez
00:57:40sur ces célébrations
00:57:41à Paris
00:57:42un public
00:57:42qui vient
00:57:43une minorité de personnes
00:57:44une minorité de personnes
00:57:45quelques centaines de personnes
00:57:46mais qui viennent
00:57:47pour faire créer le désordre
00:57:49et faire en sorte
00:57:50qu'il y ait des débordements
00:57:51ça n'est pas tout à fait
00:57:52le même public
00:57:53effectivement
00:57:53alors nous on se prépare
00:57:54en conséquence
00:57:55et je réponds
00:57:55ce faisant à votre question
00:57:56c'est bien pour ça
00:57:57qu'il y a 22 000 personnes
00:57:58qui vont être mobilisées
00:57:59sur tout le territoire
00:58:01national
00:58:02dont 8 000
00:58:03effectivement à Paris
00:58:04et dans l'agglomération parisienne
00:58:06car la probabilité
00:58:08qu'il y ait des personnes
00:58:08en cas de victoire
00:58:09du Paris Saint-Germain
00:58:10la probabilité
00:58:10qu'il y ait des personnes
00:58:11qui viennent
00:58:11pour faire dégénérer
00:58:12la fête
00:58:13elle est quand même
00:58:14assez forte
00:58:14et moi il est de ma responsabilité
00:58:15comme ministre de l'Intérieur
00:58:16de la prendre en place
00:58:18Johan
00:58:18pourquoi c'est important
00:58:19ce que vient de dire
00:58:20le ministre de l'Intérieur ?
00:58:21C'est très important
00:58:22parce qu'il a résumé
00:58:23en quelques mots seulement
00:58:24et en quelques secondes
00:58:26à la fois
00:58:27l'incompétence de l'État
00:58:28son inaction
00:58:29et son manque de volonté
00:58:31c'est-à-dire que
00:58:32Laurent Nunez
00:58:33vient nous dire
00:58:33évidemment on sait
00:58:34qu'il y aura des difficultés
00:58:35samedi soir
00:58:36nous le savons
00:58:36d'ailleurs nous nous préparons
00:58:37aux conséquences
00:58:38d'accord
00:58:38donc il acte le fait
00:58:39qu'ils vont essayer
00:58:40de juguler
00:58:41de corriger les conséquences
00:58:43c'est-à-dire les conséquences
00:58:44quand même
00:58:44des centaines
00:58:45des milliers de personnes
00:58:46qui vont tout saccager
00:58:47sur leur passage
00:58:48et qui vont cracher
00:58:49sur le drapeau
00:58:50de notre pays
00:58:51les conséquences sont celles-là
00:58:52donc ils vont tenter
00:58:53de s'attaquer
00:58:54tant bien que mal
00:58:55aux conséquences
00:58:55mais il n'est jamais
00:58:56question de la cause
00:58:57la cause c'est quand même
00:58:59plus important
00:58:59que les conséquences
00:59:00parce que si on s'attaque
00:59:01à la cause
00:59:02un jour il n'y aura plus
00:59:03de conséquences
00:59:03mais personne ne parle
00:59:05de la cause
00:59:05à aucun moment
00:59:06est-ce que vous avez entendu
00:59:07Laurent Nunez
00:59:08qui a parlé longtemps
00:59:08quand même
00:59:09il a bien parlé
00:59:09il a dit
00:59:10c'est pas les mêmes publics
00:59:11il a bien parlé
00:59:12une dizaine de minutes
00:59:13c'est pas le même public
00:59:14il l'a laissé échapper
00:59:15à mon avis
00:59:16est-ce que vous l'avez entendu
00:59:16parler de la cause
00:59:17de ce qui va générer
00:59:18des conséquences dramatiques
00:59:20le week-end prochain
00:59:20à Paris
00:59:21oui
00:59:21non non il n'en parle pas
00:59:22c'est pas le même public
00:59:23c'est pas le même public
00:59:23d'accord
00:59:24j'ai l'impression
00:59:25qu'en disant ça
00:59:26mais pardon
00:59:26il émet la cause
00:59:27non non mais
00:59:28il n'a à aucun moment
00:59:29évoqué la cause directement
00:59:30la cause
00:59:31ce sont les quelques centaines
00:59:32lui dit quelques centaines
00:59:34peut-être quelques milliers
00:59:35de racailles
00:59:36qui vont déferler
00:59:37le week-end prochain
00:59:38sur Paris
00:59:39pour tout casser
00:59:40et pour cracher
00:59:40sur le drapeau
00:59:41de notre pays
00:59:42la question qui est posée
00:59:43est la suivante
00:59:44combien y a-t-il
00:59:45de personnes en France
00:59:47qui sont françaises
00:59:48et qui détestent notre pays
00:59:49cette question
00:59:50n'est jamais posée
00:59:51la poussière est mise
00:59:52sur le tapis
00:59:53en permanence
00:59:53notamment par Laurent Nunez
00:59:55qui vient de le faire
00:59:56il y a quelques minutes seulement
00:59:57mais il va bien falloir
00:59:58qu'on se demande
00:59:58à un moment
00:59:59ce qu'on fait
01:00:00de ces personnes
01:00:00qui sont françaises
01:00:01qui détestent notre pays
01:00:02qu'est-ce qu'on en fait
01:00:04ça doit relever
01:00:04d'un grand débat politique
01:00:06peut-être à l'occasion
01:00:07de la campagne présidentielle
01:00:08plus rapidement
01:00:08s'il vous plaît Eric
01:00:09pour qu'on puisse parler climat
01:00:10juste qu'on voit le tweet
01:00:11de Marine Le Pen
01:00:11et vous allez réagir
01:00:1322 000 policiers
01:00:15alors je vais essayer
01:00:16de le lire un peu transversal
01:00:17pour qu'on ait le temps
01:00:18quel pays en Europe
01:00:20est aujourd'hui soumis
01:00:21à un tel niveau de violence
01:00:22et de délinquance
01:00:23pour un match de football
01:00:24en fait Marine Le Pen
01:00:26qui nous explique
01:00:26que le match a lieu
01:00:27en Hongrie
01:00:27et qu'on met
01:00:28d'un dispositif XXL
01:00:29à Paris
01:00:30parce qu'on sait
01:00:30que ça va dégénérer
01:00:32chaque délit
01:00:32doit faire l'objet
01:00:33d'une poursuite
01:00:34d'une sanction ferme
01:00:35immédiate
01:00:36quand le Bayern de Munich
01:00:38a été éliminé
01:00:39il n'y a pas eu des meutes
01:00:40on ne voit ça qu'en France
01:00:41mais juste un mot
01:00:41sur Laurent Nunez
01:00:42il a raison
01:00:43il a raison
01:00:43ce ne sont pas
01:00:44les mêmes publics
01:00:45et si j'osais être
01:00:46un peu caricatural
01:00:47et citer l'un
01:00:48de ses lointains
01:00:49prédécesseurs
01:00:50Gérard Collomb
01:00:50qui craignait
01:00:51vous savez ce discours
01:00:52place-à-face
01:00:54on était côte-à-côte
01:00:55on risque de se retrouver
01:00:56face-à-face
01:00:56mais vous avez en fait
01:00:57deux publics
01:00:58qui incarnent
01:00:59en fait ce face-à-face
01:01:00qui est en train
01:01:01de se mettre en place
01:01:01en France
01:01:02le public l'en soit
01:01:03les 100 et or
01:01:04c'est un public
01:01:06absolument incroyable
01:01:07c'est sans doute
01:01:07l'un des publics
01:01:08les plus fervents
01:01:11qui expriment
01:01:12une solidarité
01:01:12la plus forte
01:01:14dans la Ligue 1
01:01:15mais surtout
01:01:16vous avez entendu
01:01:17au Stade de France
01:01:17lors de la finale
01:01:18de la Coupe de France
01:01:19Lens face à Nice
01:01:20quelle chanson
01:01:21chantaient les supporters
01:01:22l'en soit
01:01:23alors Pierre Bachelet
01:01:25Sardou
01:01:25Michel Sardou
01:01:26et Michel Delpeche
01:01:27et bien si j'osais
01:01:28je vous dirais
01:01:28que ce face-à-face
01:01:29c'est quoi en fait
01:01:29c'est la nouvelle France
01:01:31face au canon français
01:01:33c'est un peu ça
01:01:33c'est un peu ça
01:01:35en fait c'est ça
01:01:35mais ça résume bien
01:01:36la situation
01:01:37et ce choc des cultures
01:01:39qui sera au coeur aussi
01:01:41pourquoi pas
01:01:41de la prochaine campagne
01:01:42présidentielle
01:01:43pardon Philippe Charles
01:01:44il nous reste
01:01:44un peu plus de 3 minutes
01:01:45mais je voulais vraiment
01:01:46qu'on puisse évoquer
01:01:48ce sujet ensemble
01:01:48on a été un petit peu
01:01:49pris de cour
01:01:49avec les prises de parole
01:01:50en direct
01:01:51chaleur, canicule
01:01:52qui touche la France
01:01:53ça continue
01:01:54un record de chaleur
01:01:55aujourd'hui au mois de mai
01:01:56c'est tombé à Perpignan
01:01:5737,2 degrés
01:01:59je crois
01:02:00je voulais vous montrer
01:02:01une image aussi
01:02:02un peu plus anecdotique
01:02:03mais amusante
01:02:04ce tweet du château de Chambord
01:02:06que j'ai aperçu aujourd'hui
01:02:08le château de Chambord
01:02:09qui profite
01:02:09des températures actuelles
01:02:10pour promouvoir
01:02:11son intérieur
01:02:12l'édifice du Loir-et-Cher
01:02:13mais on regarde
01:02:14les 19 degrés
01:02:16dans ses murs
01:02:16en comparaison
01:02:17aux 33 degrés
01:02:18à l'extérieur
01:02:18et cette phrase
01:02:19500 ans plus tard
01:02:20la climatisation
01:02:21version renaissance
01:02:22fonctionne toujours
01:02:23alors Philippe Charles
01:02:24le sujet
01:02:25qui est très politique
01:02:26on n'a pas tous
01:02:27la chance
01:02:28d'avoir des murs
01:02:28de 5 mètres d'épaisseur
01:02:29en France
01:02:30et d'avoir la fraîcheur
01:02:31du château
01:02:32pour aller au bois de Vincennes
01:02:34il y a 6 degrés
01:02:34de différence
01:02:35entre le bois de Vincennes
01:02:36on ne va pas dormir au bois
01:02:38monsieur Charles
01:02:39on va vous montrer
01:02:39qu'en dehors
01:02:40de Chambord
01:02:41et de la climatisation
01:02:42il y a aussi la végétation
01:02:43qui crée de la végétation
01:02:45pourquoi la climatisation
01:02:47est-elle autant politique
01:02:48dans ce pays
01:02:49et pourquoi il y a
01:02:50un tel clivage
01:02:51alors pour une raison
01:02:52bien simple
01:02:53sous couvert technique
01:02:55que je peux vous expliquer
01:02:57après mais très brièvement
01:02:58en fait
01:02:59la climatisation
01:03:00le problème
01:03:01c'est que tout le monde
01:03:01ne peut pas se payer
01:03:02la climatisation
01:03:03et donc ça veut dire
01:03:04que derrière
01:03:05la haine de la climatisation
01:03:07de la part
01:03:08des écologistes
01:03:09c'est ramené
01:03:10un peu un problème
01:03:11de lutte des classes
01:03:12donc c'est à dire
01:03:13que globalement
01:03:13tout le monde
01:03:14n'ayant pas droit
01:03:15ou n'ayant pas accès
01:03:16à la climatisation
01:03:18la climatisation
01:03:19est donc un ustensile
01:03:21de riche
01:03:22et donc mieux vaut
01:03:23que personne ne l'est
01:03:25sur le fond
01:03:26c'est exactement
01:03:27le fait
01:03:28que
01:03:30le pourquoi
01:03:31c'est politisé
01:03:33il faut des
01:03:34certains espaces
01:03:35dans ce pays
01:03:36on voit bien sûr
01:03:37ce réchauffement
01:03:38qui s'opère
01:03:39sous nos yeux
01:03:40en tout cas
01:03:40ce dérèglement
01:03:41qui s'opère
01:03:42sous nos yeux
01:03:42c'est pas le mot dérèglement
01:03:43pourquoi vous n'aimez pas
01:03:44ce mot dérèglement
01:03:45c'est quand la dernière fois
01:03:46que vous avez vu
01:03:47un mois de mai
01:03:47à plus de 35 degrés
01:03:48non il y a un réchauffement climatique
01:03:49mais pas un dérèglement
01:03:50parce qu'il n'y a pas
01:03:51de règlement climatique
01:03:52donc il ne peut pas y avoir
01:03:52de dérèglement
01:03:53oui c'est vrai
01:03:54vous m'avez bien eu
01:03:577%
01:03:57et j'ai noté ça hier
01:03:597% des écoles françaises
01:04:01sont équipées
01:04:01de la climatisation
01:04:02on est à plus de 90%
01:04:04si on part pour les Etats-Unis
01:04:06ou le Japon par exemple
01:04:07oui et même l'Italie
01:04:08et l'Espagne
01:04:0850% en Grèce
01:04:10j'ai noté
01:04:10j'ai pas vu l'Espagne
01:04:11et l'Italie
01:04:12bien super bien
01:04:12on pourrait envisager
01:04:14tiens
01:04:15d'autant plus
01:04:16qu'on est en train
01:04:17de promouvoir
01:04:18un ustensile
01:04:18qui est très bien
01:04:19qui s'appelle
01:04:19la pompe à chaleur
01:04:20et il faut savoir
01:04:21que la pompe à chaleur
01:04:22elle est réversible
01:04:23c'est à dire que globalement
01:04:24elle peut chauffer l'hiver
01:04:26et elle peut refroidir l'été
01:04:28en même temps
01:04:29les pompes à chaleur
01:04:31sont réversibles
01:04:31donc ce qui signifie
01:04:32qu'il faut s'extraire
01:04:34de la tête
01:04:35la vieille climatisation
01:04:36de nos parents
01:04:37ou de nos grands-parents
01:04:38qui enlédissaient
01:04:39les façades
01:04:40si vous vous rappelez
01:04:40il y en a encore quelques-uns
01:04:42dans le sud de la France
01:04:43mais aujourd'hui
01:04:43les climatiseurs
01:04:44sont des pompes à chaleur
01:04:45réversibles
01:04:46c'est à dire que
01:04:47vous l'utilisez
01:04:47comme chauffage d'été
01:04:48comme climatiseur
01:04:50comme chauffage d'hiver
01:04:52et climatiseur d'été
01:04:53est-ce que la clim
01:04:53est un marqueur politique
01:04:54c'est à dire que
01:04:55j'ai la clim
01:04:55ou je veux la clim
01:04:56je suis de droite
01:04:57je suis contre la clim
01:04:58et je n'ai pas de clim
01:04:58je suis de gauche
01:04:59oui pour les raisons
01:05:00que je vous ai
01:05:01vous êtes d'extrême droite
01:05:01si vous voulez
01:05:02méfiez-vous
01:05:03d'extrême droite
01:05:03pour les raisons
01:05:05que je vous ai expliquées
01:05:06la technologie
01:05:07est toujours
01:05:08toujours un rapport
01:05:09avec le capitalisme
01:05:13vous êtes pro-clime
01:05:13vous êtes pro-capitaliste
01:05:15et vous êtes anti-clime
01:05:16vous êtes anti-capitaliste
01:05:17donc ça colle extrêmement bien
01:05:19on pourrait d'ailleurs
01:05:20extrapoler cet exemple
01:05:21à un tas d'autres exemples
01:05:22j'ai entendu des écolos
01:05:23s'exprimer
01:05:24et peut-être que
01:05:25pour certains
01:05:26et je ne vais pas me faire
01:05:27leur avocat
01:05:28ce n'est pas l'idée
01:05:30du moment
01:05:31mais j'ai entendu
01:05:32des discours
01:05:33qui sont plus nuancés
01:05:34que ce que j'imaginais
01:05:35j'ai entendu notamment
01:05:36madame Balagel-Marieki
01:05:37qui monte beaucoup
01:05:38au créneau là-dessus
01:05:39qui n'est pas une anti-clime
01:05:40qui nous dit
01:05:40on peut réfléchir
01:05:42à des clims
01:05:42intelligentes
01:05:43on n'est pas obligé
01:05:43d'aller aux 90-95%
01:05:45des bâtiments américains
01:05:47mais peut-être
01:05:47trouver un entre-deux
01:05:49moi je me dis
01:05:49par exemple
01:05:49les transports en commun
01:05:50je veux dire
01:05:51aujourd'hui
01:05:52vous prenez
01:05:52les transports en commun
01:05:53le métro
01:05:54en l'occurrence
01:05:54à Paris
01:05:55vous crevez
01:05:56ça vous achève
01:05:57vous prenez le métro
01:05:59dans d'autres grandes
01:06:00acclomérations
01:06:00avec la Chiv
01:06:01avec la clim
01:06:02pardonnez-moi
01:06:03c'est revigorant
01:06:03par exemple
01:06:04est-ce que ce sont
01:06:04des secteurs
01:06:05sur lesquels
01:06:06il faut peut-être
01:06:07un peu plus de consensus
01:06:08d'abord la climatisation
01:06:09doit être en dehors
01:06:11je suis d'accord avec vous
01:06:12mais disons que globalement
01:06:13la climatisation
01:06:14et c'est pour ça
01:06:14que je parlais
01:06:15du bois de Vincennes
01:06:16elle doit d'abord
01:06:17être appliquée aux villes
01:06:18puisque ce sont dans les villes
01:06:19que vous avez des îlots de chaleur
01:06:20parce que le bétonnage
01:06:22augmente
01:06:23accumule
01:06:23et rejette la température
01:06:25et donc c'est là
01:06:25que vous avez
01:06:26des très fortes chaleurs
01:06:27alors qu'au contraire
01:06:29c'est moins efficace
01:06:31on va dire
01:06:31dans les campagnes
01:06:32où généralement
01:06:34il fait nettement moins chaud
01:06:35et la deuxième chose
01:06:36c'est qu'il faut utiliser
01:06:37la climatisation
01:06:38à bon escient
01:06:39c'est-à-dire que globalement
01:06:41vous utilisez
01:06:42la climatisation
01:06:43quand c'est vraiment nécessaire
01:06:44mais ça ne veut pas dire
01:06:45que vous l'utilisez
01:06:46toute l'année
01:06:46un grand plan clim
01:06:47pour ou contre
01:06:48c'est un sujet de 2027
01:06:49en 10 secondes
01:06:50une petite pensée
01:06:51pour Sébastien Lecornu
01:06:52qui est en train de présenter
01:06:53les mesures que le gouvernement
01:06:54veut mettre en place
01:06:54pour la chaleur
01:06:56que nous vivons
01:06:56alors jeudi
01:06:57ça se mettra en place
01:06:58peut-être Saint-Bi
01:06:59ça tombe bien
01:06:59parce qu'à partir de dimanche
01:07:00il n'y a plus de canicule
01:07:01oui et puis ça tombe bien
01:07:02parce que pendant
01:07:02et je pense qu'à La Réunion
01:07:05ils ont la clim
01:07:05dans La Réunion
01:07:06ils ont la clim
01:07:07et je rappelle qu'à l'Assemblée Nationale
01:07:08les députés ont la clim
01:07:10aussi
01:07:10donc bon
01:07:11merci monsieur
01:07:12d'être venu
01:07:13merci à tous les deux
01:07:13Eric et Yoann
01:07:16c'est pas la fin
01:07:17mais je vous dis au revoir
01:07:17parce que c'est Pierre Lelouch
01:07:18c'est jeudi
01:07:19face à Pierre Lelouch
01:07:20toute l'actu visitée
01:07:21et revisité
01:07:22par l'ancien ministre
01:07:23à tout de suite
Commentaires