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  • il y a 13 heures
Il veut faire de sa ville le laboratoire de la politique qu'il aimerait voir appliquée au pays si le RN accède au pouvoir en 2027 : Eric Ciotti, nouveau maire UDR-RN de Nice, vante les coupes budgétaires et l'union des droites qu'il met en place depuis deux mois dans sa municipalité. Il est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 27 mai 2026.

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Transcription
00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Il est le nouveau maire de Nice et il est toujours pour l'instant le chef des députés UDR à
00:06l'Assemblée.
00:07Éric Ciotti est donc l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL Eric Ciotti.
00:11Dis donc c'est l'austérité chez vous à Nice. Depuis que vous êtes maire, vous taillez dans les dépenses.
00:16Austérité je ne sais pas, mais gestion utile, efficace, prudente, sérieuse, rigoureuse de l'argent public.
00:24On ne peut pas faire n'importe quoi avec l'argent public et c'est la ligne que j'ai
00:29mise en oeuvre à Nice en réduisant les dépenses qui ne servent à rien, des subventions qui étaient du gaspillage.
00:36Quand on donne, quand on a au cabinet 50 véhicules, quand on a un appartement pour avoir un bureau du
00:44maire dans le 7ème arrondissement de Paris,
00:47quand on donne à une société privée plus de 2 millions d'euros pour faire une course une journée par
00:55an, multipliée chaque année.
00:58Tout ça ce sont des exemples d'une forme de dérapage, de gabegie.
01:04Ça veut dire quoi ? Les Niçois sont très sensibles à cela, comme ce le sont les Français.
01:08Ça veut dire que dans un pays où on paye le plus d'impôts au monde, on exige une rigueur
01:14dans la dépense publique.
01:16Et cette rigueur dans la dépense publique, elle a une contrepartie, c'est que nous avons baissé immédiatement les impôts
01:22de plus de 50 millions d'euros à Nice.
01:24Donc on démontre qu'on peut, et c'était mon premier objectif, mon premier engagement, diminuer massivement la fiscalité de
01:32presque 15% et le faire grâce à une meilleure gestion de l'argent public.
01:37Vous me rappelez un petit peu Jacques Chirac ce matin qui disait je veux faire pour la France ce que
01:41j'ai fait pour Paris.
01:41Est-ce que ces économies drastiques, c'est un avant-goût de ce que sera votre programme si le RN
01:46avec Jordan Bardella ou Marine Le Pen entrait à l'Elysée l'an prochain ?
01:50C'est ce qu'il faut faire pour le pays, je crois qu'on n'a pas le choix.
01:53On vient d'écouter l'édito de François Langlais.
01:56On a un problème de compétitivité majeure.
01:58On produit moins et quasiment plus dans certains secteurs avec la désindustrialisation.
02:04Parallèlement, les salaires sont très faibles en France.
02:06Donc on a un enjeu.
02:08Je le redis, on gagne chaque année la Coupe du Monde des impôts.
02:11Il faut changer.
02:12Et pour changer, il faut dépenser moins et mieux surtout.
02:16Parce qu'on a un argent aujourd'hui qui va vers le financement du non-travail.
02:22On revient là aussi au diagnostic qui était posé.
02:25On ne travaille pas assez parce que le travail ne paie pas assez.
02:29On n'est pas assez nombreux à travailler plus précisément, ce que disait François Langlais.
02:32En tout cas, moi je pense qu'on a en gros 660 heures de travail par français aujourd'hui.
02:38La moyenne européenne, c'est 770 heures.
02:40Donc on a ce sujet et notamment parce qu'il n'y a pas assez d'écart entre ceux qui
02:45ne bossent pas et qu'on paye avec des allocations
02:48et ceux qui travaillent et qui ont un salaire trop faible parce qu'il y a trop de charges que
02:52payent les patrons mais aussi les salariés.
02:54On n'est pas assez à travailler.
02:56Il y a pas mal de zones de flou dans le programme du Rennes dont un qui concerne un sujet
02:59très important.
03:00C'est celui des retraites notamment.
03:02Puisqu'évidemment, si les personnes travaillent plus longtemps, on produira plus de richesses.
03:06Vous, vous êtes dans l'équipe Bardella qui est prêt à repousser l'âge légal de départ
03:09ou dans l'équipe Le Pen qui maintient qu'il faut un départ à 62 ans et même à 60
03:13ans pour ceux qui ont commencé le plus ?
03:14Moi, je crois que ce clivage, c'est un clivage qu'installent les journalistes.
03:19Ah non, non, non, non.
03:19C'est votre jeu, je le vois bien.
03:24Ah non, non, non, non, pardon.
03:25Et vous êtes dans votre rôle.
03:26Vous êtes taquin, mais vous savez bien que c'est un sujet majeur.
03:28Et vous, vous étiez pour la retraite à 65 ans.
03:31Et on sait bien qu'économiquement, ça n'a pas la même signification.
03:33Et je suis aussi, et c'est le projet de l'UDR, nous avons déposé d'ailleurs un texte en
03:38ce sens à l'Assemblée,
03:40je suis aussi pour installer une dose de capitalisation.
03:43Tous les pays, et notamment ceux de l'Europe du Nord, qui aujourd'hui ont des systèmes de retraite excédentaires,
03:48des Pays-Bas ou Danemark, à la Suède, sont ceux qui ont eu le courage ou la vision, qu'on
03:54n'a pas eu en France,
03:55d'installer une part de capitalisation.
03:58Aujourd'hui, il y a 28 points de cotisation retraite salariale et patronale.
04:02On ne propose qu'à terme, il y ait 3 points qui soient réservés par la capitalisation.
04:07Oui, mais c'est la solution, Thomas Soto.
04:10On se bat depuis des années sur l'âge de départ, sur l'âge pivot.
04:14Moi, je pense qu'il faut un minimum de durée de cotisation.
04:17Je l'avais déjà porté dans la primaire en 2021.
04:20Je pense qu'il faut une durée, absolument, une durée minimale de cotisation.
04:26C'est combien la durée minimale de cotisation ?
04:28Aujourd'hui, on est à 42 annuités.
04:31Je pense que, vu l'évolution démographique, il faudra bouger de façon...
04:35À combien ?
04:35Je n'ai pas de réponse à ce stade.
04:37En tout cas, ça veut dire, si on monte le nombre d'annuités, mécaniquement, on va faire monter l'âge
04:41légal.
04:43Mais ceux qui ont commencé très tôt aussi, n'auront plus ce coup près.
04:48C'est là où il y a une injustice.
04:50C'est ce que dit Marine Le Pen, et elle a raison.
04:51Quelqu'un qui commence à travailler à 18 ans, si on lui impose un âge de départ à 65, il
04:59y a une forme d'injustice.
05:00Il va travailler 47 ans.
05:02Alors que quelqu'un qui a fait des études qui commence à 28 ans, il part à la même période.
05:07Et souvent, sur des métiers qui sont physiquement moins difficiles.
05:12C'est là où il faut corriger.
05:13Quand Sébastien Chenu, vice-président et porte-parole de l'URN, dit
05:16« La retraite à 60 et 62 ans, c'est un totem de notre programme », est-ce que vous
05:20êtes d'accord avec ça ?
05:21Est-ce que c'est intouchable ?
05:23Mais moi, je ne suis pas membre du Rassemblement National.
05:26On a une différence...
05:27Vous tournez autour du pot.
05:28Non, non, non, mais l'UDR, c'est quoi ?
05:32C'est une filiation gaulliste.
05:35Je considère que mon parti, l'héritier, est le vrai parti de droite aujourd'hui.
05:40LR n'est plus un parti droite, c'est un parti macroniste allié au socialisme.
05:43On va en parler, mais ce n'est pas du tout ma question.
05:45Mais ce que je veux dire, c'est que l'UDR porte un message de liberté.
05:50Et nous sommes différents.
05:52Il y a des différences.
05:53Il y a des divergences.
05:55Il y a des nuances.
05:56Ce qui nous rassemble est le plus important.
05:58On a cette différence sur la question des retraites.
06:00Mais je l'ai dit, on l'a assumé.
06:02Moi, je n'ai pas voté à l'Assemblée Nationale
06:04quand le RN a proposé la suppression de la réforme borne.
06:09Je n'ai pas voté ce débat.
06:10Donc c'est un sujet qu'il faudra clarifier pour la présidentielle.
06:12Je l'ai dit, j'avais soutenu la réforme borne.
06:15Contrairement à M. Wauquiez, par exemple.
06:17Qui a voté la suspension de la réforme borne à l'Assemblée Nationale ?
06:21Si ce n'est les LR.
06:22Donc, j'entends qu'on nous donne des leçons,
06:24mais qu'on balaye un peu devant...
06:26Que ceux qui donnent des leçons balayent d'abord devant leurs portes
06:29parce que les actes, c'est eux qui les ont commis.
06:31Vous savez qu'en cas de victoire de Jordan Bardella,
06:32on parle de vous comme d'un Premier ministre potentiel.
06:36Moi, je n'ai jamais évoqué cette question avec Jordan Bardella.
06:40D'abord, on n'anticipe pas les étapes.
06:43Il y a une élection à gagner.
06:45Et cette élection, elle doit changer le pays.
06:48Parce qu'on ne peut pas garder ceux qui nous ont mis dans cet état.
06:51Si le RN gagne dans un an...
06:53Sur le reste, je ne fais pas de politique fiction.
06:55Ce n'est pas de politique fiction.
06:56C'est une question importante, notamment pour les nichois.
06:58Si le RN gagne dans un an, est-ce que vous accepteriez d'entrer au gouvernement ?
07:01Est-ce que vous resterez maire de Nice, quoi qu'il arrive ?
07:03Quoi qu'il arrive, je resterai à Nice.
07:06Donc, pas de gouvernement pour vous ?
07:07Je resterai à Nice, mais je veux jouer un rôle actif dans cette campagne présidentielle.
07:13Pour le changement, pour mon pays, on ne peut pas laisser les manettes
07:18à ceux qui ont envoyé la France dans le mur.
07:20Et on ne peut pas envoyer M. Mélenchon à l'Elysée.
07:27Donc voilà, à partir de là, je serai mobilisé et je servirai toujours les niceois.
07:31Vous resterez maire de Nice, quoi qu'il arrive ?
07:32Je le souhaite, bien sûr.
07:34Vous avez eu un allié inattendu dans la dernière ligne droite de la campagne des municipales,
07:38puisque c'est Bruno Retailleau, le patron des LR,
07:39qui avait finalement choisi de ne pas soutenir Christian Estrosi face à vous.
07:43Est-ce que vous étiez parlé avant avec Bruno Retailleau ?
07:45Est-ce que vous avez appelé ? Vous l'aviez appelé ?
07:46Non, on ne s'est pas parlé sur ce sujet.
07:48Il m'arrive d'échanger avec Bruno Retailleau.
07:51J'ai du respect pour lui.
07:54Je crois qu'il est dans une impasse, parce que LR est dans une impasse.
07:59C'est un homme de conviction, mais il a fait le mauvais choix.
08:01Il a fait le choix de l'alliance avec M. Macron.
08:05Non, ce n'est pas ce qu'il dit.
08:07Oui, il y a sept ministres LR au gouvernement.
08:09Il a quitté le gouvernement.
08:10Il y a sept ministres LR au gouvernement,
08:12et le groupe LR à l'Assemblée nationale a voté le budget de M. Lecornu,
08:17écrit par M. Olivier Faure.
08:18C'est ça que ne comprennent plus les électeurs LR.
08:21C'est pour ça que l'UDR est en train de grand remplacer LR.
08:26La moitié des militants LR viennent chez nous.
08:29Beaucoup d'élus.
08:30La moitié ?
08:31Depuis que j'ai quitté la présidence,
08:33oui, nous avons aujourd'hui près de 30 000 adhérents à l'UDR.
08:37Il y en avait 60 000 à LR à l'époque.
08:40C'est à peu près ça.
08:41Il y a un autre excellaire qui est au gouvernement,
08:44c'est le garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
08:45Quand il demande, comme il l'a fait dimanche,
08:47un moratoire de 3 ans sur l'immigration légale,
08:49qu'il veut mettre en place des quotas migratoires,
08:51conditionner l'octroi de visas,
08:53revenir sur le regroupement familial,
08:56ça vous parle ça, j'imagine, non ?
08:58Bien sûr, il a raison.
08:59Mais j'ai envie de dire que le candidat Darmanin
09:03aurait dû interroger le ministre Darmanin.
09:06Il n'est pas candidat.
09:08Oui, s'il fait ça, c'est qu'il a quelques arrières pensées.
09:11Je l'ai rencontré hier soir d'ailleurs
09:12pour lui proposer un lieu pour une nouvelle prison à Nice.
09:16Donc on a échangé.
09:17Il vous a dit qu'il pensait à la présidentielle ?
09:19Non.
09:21Je ne vais pas trahir nos conversations.
09:24Mais vous savez, Gérald Darmanin était le ministre de l'Intérieur
09:28qui a quasiment le plus délivré par mois
09:32de titre de séjour lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.
09:3524 000.
09:36Donc j'y vois une forme de contradiction.
09:38Mais la contradiction, elle est dans ce système à bout de souffle.
09:42On dit des choses et on fait l'inverse.
09:45Et c'est pour ça que les Français n'y croient plus.
09:47Et c'est pour ça qu'il faut le changement.
09:48Bon.
09:49On a beaucoup parlé d'un de vos députés, Charles Aloncle,
09:51qu'on a découvert lorsqu'il a été rapporteur de la commission d'enquête parlementaire
09:55sur l'audiovisuel public.
09:57Il a été, comment dire, la présidente de l'Assemblée a saisi le déontologue de l'Assemblée
10:03parce qu'il a participé à un reportage, Charles Aloncle, pour Paris Match
10:05qui laisse penser qu'il a une relation avec sa collaboratrice parlementaire
10:08présentée comme sa compagne, ce qui est interdit.
10:11Qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
10:12D'abord, j'ai trouvé Mme Bronte-Pivet beaucoup plus ailée
10:17qu'au sujet des collaborateurs de M. Raphaël Arnaud
10:20qui sont aujourd'hui en prison.
10:23Donc, j'aurais aimé qu'elle ait le même zèle.
10:27Là, on est dans une forme de police des mœurs, pour savoir...
10:30Police des mœurs ?
10:31Oui, qui couche avec qui.
10:32C'est scandaleux, c'est odieux.
10:35C'est pas si simple.
10:36C'est une barbouserie.
10:37Vous savez, Charles Aloncle m'a raconté qu'il était suivi depuis un mois.
10:42Sans doute par des officines.
10:44Qui a payé ? Je pose cette question.
10:46Qui a payé ceux qui ont suivi...
10:48Sans doute pas Mme Bronte-Pivet.
10:49Qui a payé ceux qui ont suivi M. Charles Aloncle ?
10:53Et qui avait intérêt ?
10:54Qui, selon vous ?
10:54Il a attaqué des grands groupes.
10:56Il a attaqué des intérêts qui portent des centaines de millions d'euros de résultats, de bénéfices.
11:02Donc, il y a des questions à se poser.
11:04Mais cette affaire a été téléguidée du début à la fin.
11:09C'est une barbouserie.
11:11C'est grave ce que vous dites.
11:13Vous accusez qui ?
11:14Vous n'avez qu'à enquêter.
11:16Moi, je n'ai pas d'idée.
11:17Mais à qui profite ?
11:18Qui a intérêt à attaquer Charles Aloncle ?
11:20Après, c'est aussi une règle.
11:21C'est une question d'argent public, de déontologie.
11:22On sait depuis l'affaire Pénélope Fillon qu'un député n'a pas le droit de faire travailler ses proches
11:26ou ses intimes.
11:26D'abord, je trouve personnellement que tout ça est une forme d'hypocrisie.
11:36Charles Aloncle a dit des choses sur la relation avec sa collaboratrice.
11:41Mais je trouve que là, on est dans une dérive.
11:45C'est la règle.
11:46Mais la règle, elle n'est pas d'interdire une relation privée.
11:51Il y a trois conditions.
11:54Le paxe, le concubinage et le mariage.
11:58Charles Aloncle n'est pas dans cette situation.
12:00Éric Sautier, il y a un concert de Patrick Bruel qui est prévu à Nice.
12:03Ce sera le 31 octobre au palais Nikaya.
12:04Ce concert doit-il se tenir ?
12:07Écoutez, moi d'abord, je lis, comme vous, les évolutions judiciaires qui concernent Patrick Bruel.
12:15J'ai du respect pour les victimes qui poncent de plainte.
12:18Maintenant, la justice doit passer.
12:20J'espère qu'elle le fera avec transparence et rapidité.
12:24En attendant, ça ne sera pas fait d'ici octobre.
12:27Qu'est-ce que ce concert doit se tenir ?
12:28Des places ont été achetées par des gens.
12:31C'est à Patrick Bruel de prendre sa décision.
12:33S'il veut annuler son concert, ce n'est pas au maire de Nice,
12:36d'annuler un concert.
12:38Moi, ce n'est pas le contribuable niçois qui va payer.
12:42Parce que si on annule le concert, ça veut dire que c'est la maire de Nice
12:44qui va rembourser ses places.
12:49Merci beaucoup, Éric Ciotti, d'être venu sur RTL ce matin.
12:51Dans un instant, c'est Philippe...
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